Le temps qu’il fait le 19 septembre 2014

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Blog de PJ : Paul Jorion pense tout haut le 17 septembre 2014 à 7h42

Notice de Paul Jorion sur Wikipédia

– Strasbourg : Emprises. Quand ça pense pour moi !, le 4 octobre

– Blois : L’économie aux rendez-vous de l’histoire, le 11 et le 12 octobre

– Paris : Les rencontres du Louvre, le 13 octobre

Paul Jorion : Comment la vérité et la réalité furent inventées (Gallimard 2009)

Le transhumanisme

1. Réplicants

La série télévisée Real Humans : 100% humain (2012)

Blade Runner de Ridley Scott (1982)

Do Androids Dream of Electric Sheep? de Philip K. Dick (1968)

2. Un nouveau millénarisme

Raymond Kurzweil

Paul Jorion : Principes des systèmes intelligents (1989 ; 2012)

Le Grand Tournant est un Grand Défi !

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55 réflexions sur « Le temps qu’il fait le 19 septembre 2014 »

  1. Ouf!! Je préfère nettement ce « le temps qu’il fait » au dernier « Paul Jorion pense tout haut ».
    Il m’avait fallu une seconde écoute pour arriver à en « tirer » quelque chose, que j’avais exprimé dans un commentaire très bref qui n’est pas apparu dans le fil de discussion.Ce qui m’a quelque peu perturbé, me demandant si il avait été rejeté par le modérateur que vous êtes aussi ou tout simplement perdu suite aux modifications que j’y avais apporté.
    A l’éclairage de cette nouvelle vidéo j’ai la faiblesse de penser qu’il était pourtant très pertinent et difficilement sujet à modération, hors la conclusion qui pouvait laisser penser que vous étiez dans le consentement, ce qui me semblait une hypothèse plausible eu égard au discours tenu.
    J’y voyais là, très immodestement, une aide pour vous faciliter la structuration de votre pensée ou du moins son expression.
    Quoiqu’il en soit je suis réconforté, peut-être que tout simplement la structure du discours précédent ne m’était pas accessible.

  2. A VOIR ABSOLUMENT !

    Bonjour monsieur Jorion, bonjour à tous,

    Sur le thème des répliquants justement, je ne saurais trop vous conseiller de vous procurer et de regarder sans attendre le film sud-coréen de Min Byeong-Cheon qui s’intitule en anglais Natural City : une tragique histoire d’amour d’un commando dénommé R et d’un cyborg nommé Ria…

    Ce film est à la fois méconnu et remarquable, un prolongement subtile aux œuvres majeures que sont à la fois Blad Runner de Ridley Scott et Ghost in the Shell de Mamoru Oshii que je vous conseille aussi vivement de regarder si ce n’est déjà fait.

    Vous m’en direz des nouvelles…

  3. Bonjour,

    Sur le même thème que répliquants, robots et autres bébêtes de ce genre, il y a le clonage. Je suis en train de lire un roman fiction très intéressant : « Dolfi et Marilyn » de François Saintonge (nom d’emprunt car l’auteur veut rester anonyme). L’action se déroule en France, en 2060. L’auteur traite notamment des rapports entre les Humains et les « Clonés ». Les « Clonés » sont-ils des êtres humains à part entière ? Quelle est leur place dans notre société ?
    N’étant pas critique littéraire, je vous invite à consulter les deux sites suivants :
    http://aucafelitterairedeceline.over-blog.com/article-dolfi-et-marilyn-de-fran-ois-saintonge-115208531.html
    http://www.babelio.com/livres/Saintonge-Dolfi-et-Marilyn/448933

    Bonne lecture !!!

  4. Un extrait d’un livre d’ Axel Khan, Un type bien ne fait pas ça…(p.257 ed. Nil)

    « Les prothèses de l’esprit

    Outre la haine antihumaniste de l’homme réel qu’il véhicule, le projet du posthumanisme est caractérisé, je l’ai dit, par son caractère discriminatoire, inégalitaire. Par des moyens accrus explose avec lui le dessein d’avantager certains lignages. Déjà, certains humains le sont largement par la transmission du pouvoir ou de la culture. Des familles ont les moyens, par exemple, de payer des précepteurs pour leur progéniture, alors qu’à l’inverse on voit certaines mères seules devoir se battre pour simplement élever leurs enfants. En favorisant une sorte de dopage individuel, chimique, génétique ou électronique, on ne va pas modifier ces tendances, au contraire. Cela renforcerait un peu plus les inégalités, à la façon de la chirurgie esthétique aujourd’hui. On voit à quel point s’exercent des pressions pour que cette chirurgie non seulement s’emploie à réparer des corps abîmés après la maladie ou des accidents, mais surtout à améliorer l’apparence, de façon à rendre les individus plus conformes aux exigences d’un certain type de société, plus différents des autres. La pauvreté dans une ville ou un village se voit au premier coup d’oeil à l’aspect des gens, à leur âge apparent, leurs dents abîmées, leur peau flétrie, leurs cheveux rêches, leurs mains calleuses et gercées, leur obésité négligée.
    Mon inquiétude principale est cependant encore ailleurs. Elle réside moins dans la possible modification qualitative de l’homme que dans l’idée d’un développement en -dehors de lui. Ne va t-il pas devenir totalement dépendant des « machines à penser »? De plus en plus, l’homme fera appel à des ordinateurs interconnectés dotés de mémoires colossales. Cela ne va t-il pas dissuader un nombre croissant d’individus de penser par eux-mêmes? Après avoir été des supports sans pareil destinés à apporter des informations, ces dispositifs ne vont-ils pas acquérir un pouvoir majeur, celui d’intimider ceux qui s’en servent et ne parviennent plus à agir par eux-mêmes? Je me demande si, à terme, les humains ne vont pas se mettre en difficulté en conférant l’essentiel de la charge de penser à la machine. Et s’ils conserveront leur capacité à réarranger par eux-mêmes le réel. Déjà, lors de mes voyages par le train ou en avion dans les aérogares, j’observe de très nombreux cadres qui, dès qu’ils sont assis plus de cinq minutes et quand cela est autorisé, mettent leur ordinateur en marche. Je me demande alors pourquoi ils ne prennent pas le temps de se retrouver avec eux-mêmes, de rêver, de penser, de faire le point, d’innover? S’en jugent-ils incapables? En sont-ils devenus incapables? »

    1. J’ apprécie cet auteur mais tout de même : a t’ il vraiment gravé tout ça au burin sur un rocher avant de le faire rouler jusqu’ à l’ imprimeur ?
      Ou alors avait il des prothèses de vie, genre : IPad+réseau 4G + tapis roulant permettant de tapoter opportunément les idées (intéressantes) qui lui venaient pendant son transfert entre deux vols à l’ aéroport ?
      Il est étrange de séparer l’ homme de lui-même (analyse) et de se le représenter, de l’ idéaliser comme une sorte d’ animal sans ses attributs essentiels (synthèse sélective ) : pas de griffes, ni fourrure (genre, universaux)
      C’ est au risque de me répéter, comme si on reprochait au Guépard ses exces de vitesse et le tuning tacheté de sa carrosserie : mais pourquoi court il si vite alors qu’ il pourrait marcher sur 2 pattes comme moi ?

      1. S’il fait comme moi ( j’ai découvert il y a peu que nous avions des lieux de marches solitaires communs dans les monts du Forez ) , il marche , si possible dans un lieu sans âme qui vive à moins de 5 kms , ouvert sur le ciel , le paysage , le rocher , sous le vent ( d’Ouest le plus souvent ) ,et une fois rentré chez lui ,il prend un cahier manifold , un stylo , et il fait des mots , des bulles , des liens, un squelette .

        Il écrit et va se coucher . Il se relit le lendemain , et s’il est toujours d’accord avec ce qu’il a écrit ,il garde , et ,à l’occasion, il en parle avec ses enfants ou petits enfants ( à une époque ,à mon chat, mais il est mort ° .

      2. Accessoirement Axel Kahn est d’abord et avant tout ( plutôt qu’un « auteur » ) un grand généticien français qui a fait chemin commun avec un autre , Albert Jacquard , pour le plus grand bonheur de la lutte contre les pensées uniques de chapelle .

      3. Albert Jacquard est lui aussi, comme Axel Khan, un très grand de la recherche française.

        Mon propos maladroit est de montrer qu’on est pas a l’abri, même lorqu’on utilise le discours scientifique, de préjugés métaphysiques qui interfèrent, avec « ce qu’on veut vraiment dire ». Ces préjugés agissent comme une variable cachée dans un problème, inextricable si cette variable n’est pas explicitée. Ici le préjugé du grand scientifique semble être qu’il existerait un « en dehors de lui » dont il serait un spectateur objectif et un « en dedans », un « soi-même » toujours même, de référence. Les machines feraient partie de cet « en dehors » et seraient extérieures a ce « soi-même » répété plusieurs fois dans le texte (penser par… agir… réarranger…, se retrouver).

        La physicienne Mioara Mugur Schachter (MMS) soulève ce problème dans son commentaire du livre de JP Baquiast. Ce dernier pense, en substance qu’il faudrait combattre les théories « creationistes-friendly » avec leur contraire « matérialiste-hard » (en gros : ils ne respectent pas la règle du jeu, on la respecte pas non plus : on se lâche).

        MMS pense qu’il ne faut pas agir ainsi, mais plutôt clarifier méthodiquement pour tout questionnement theorique : ce qui relève de la métaphysique et ce qui relève de la science, afin de tracer une frontière intersubjectivement visible.

        Ainsi, certains problèmes mal formulés se dissolvent car sans objet une fois clarifiés (à la manière de Wittgenstein), d’autres sont requalifiés dans une chaîne de causalité cohérente avec ses buts et croyances enfin explicités.

        http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2007/85/MMS.PDF

        Ce qui est drôle, est que MMS associe dans ce texte la parole au geste, car ce texte est l’exercice même de sa méthode de conception relativisée.

      4. @Tigue :

        « ..tracer une frontière inter subjectivement visible . »

        Waouou !

        Pour moi , je préfère mettre des chiasmes là où se dressent trop vite des frontières.

        Pascal et Türing entre autres ont pu camper sur cette frontière d’autant plus visible qu’elle se disait illuminée .

        PS : Qu’on puisse donner le petit nom de MMS à une physicienne , m’a fait perdre toute rigueur scientifique , et les préjugés qui m’ont alors animé n’avaient pourtant rien de métaphysiques , mais cela est visiblement subjectif .

    2. J’ai visité une usine de constructions métalliques, bâtiments, ouvrages d’art en Chine. Après le discours habituel, et bien huilé, du directeur, j’ai posé la questions suivante :
      Vous avez un atelier de fabrication moderne, des ordinateurs avec des programmes de calculs vraiment performants, mais est ce que vos ingénieurs seraient capables maintenant de faire les calculs à la main comme autrefois.
      Contre toutes attente on m’a répondu non, ils ne savent plus. Je suppose que tous les ingénieurs du monde en sont là, et utilisent des logiciels qu’ils ne comprennent peut être plus tout à fait.

      1. Je suis assez sensible à l’exemple calcul d’ouvrages d’art , car il y a disons 30ans, j’étais capable de faire ce type de calcul  » manuellement » au moins pour les ouvrages les plus simples ( par leur portée ou par leur structure) .Fort heureusement la nécessité de construire beaucoup a vite rendu nécessaire les calculs automatisés ( ça a vraiment débuté en France dans les années 1965 ).

        Alors , c’est vrai que la confiance faite à la bécane , a sans doute rendu moins pertinents progressivement les ingénieurs que nous étions , pas tant dans le maintien de la maitrise des concepts que dans la critique à porter aux résultats des calculs . Là où les ordres de grandeurs étaient immédiatement en tête dans les processus laborieux , ou la lecture d’un plan immédiatement révélatrice d’une erreur grossière , les »réflexes » ont disparu chez certains vieux , et n’ont pas été acquis par les entrants dans la carrière ( qui n’attendaient pas que leurs aînés n’y soient plus ).

        J’avais peu à peu acquis la conviction que le danger n’était d’ailleurs pas surtout dans les constructions neuves que dans les diagnostics et réparations d’ouvrages anciens ou pas .Rapidement les sachants pertinents sur ce type de job ont été de moins en moins nombreux.

        Je me souviens avoir eu dans mon service un ingénieur fonctionnaire payé 3 smigs qui était l’un des rares à figurer dans la centaine d’ingénieurs français capables de tels diagnostics justes et rapides ( sans grands calculs ).Il a fait gagner à la collectivité des sommes pharaoniques par la qualité et le « nécessaire et suffisant »de ses prescriptions .Pour son malheur j’étais le seul à le dire et n’ai jamais pu convaincre le ministère qu’il tenait là une pépite .

        Car Bercy avait décidé de se débarrasser du ministère.

        Alors la qualité des gens et l’or de leurs mains et de leur tête…..Trop subjectif et sans intérêt contre trois smics à économiser .

      2. @juannessy
        « Alors la qualité des gens et l’or de leurs mains et de leur tête…..Trop subjectif et sans intérêt contre trois smics à économiser « 
        ‘Trop subjectif’, c’est ça, mais je crois que ce n’est même pas une question de ‘trois smics à économiser’ et c’est valable à tous les ‘niveaux’, le savoir acquis par expérience (et par les erreurs !) est de moins en moins considéré comme une qualité, passer du temps à comprendre ‘comment ça marche’ ou ‘pourquoi ça ne marche pas’, ça n’est pas représentable par une croix ou un bâton dans leurs fichier excel, c’est avant tout ‘du chiffre’ qu’il faut faire, maintenant, tout de suite…

      3. @François C. :

        Vous avez raison , mais je m’étais aussi fait la réflexion , en essayant de promontoire mon  » poulain » ,et pensais avoir trouvé un bon biais en estimant :

        puisque c’est le fric qui motive  » hic et nunc  » , il t’est facile de démontrer que ce gars là permet d’économiser des sommes astronomiques .

        Et c’est là qu’on comprend que notre système ne comprend que les conquistadors et pas les indiens , les prestigieux constructeurs de « neuf » et pas les minables gestionnaires et réparateurs .

        Vous n’arriverez jamais à faire comprendre à Bercy qu’une économie potentielle de 100 est quand même préférable à une dépense certaine d’investissement de 10 . Il n’y a là personne capable de comprendre de quoi vous parlez et donc de vous croire .

        La chasse au gaspi , ça n’est pas sexy .

        Et c’est ainsi que l’on préfère donner le pouvoir à des comptables qui dépensent sans savoir la nature et la dynamique de la dépense , plutôt qu’à des ingénieurs qui le savent ( et qui savent aussi compter et respecter des règles ).

        On retrouve d’ailleurs cette « gravitation » dans l’entreprise , où le banquier prend le pas sur l’entrepreneur .

        Et où donc , globalement , on conduit en regardant dans le rétroviseur , non pas pour vérifier qui veut vous dépasser ,mais pour prétendre avoir la vision de la route , devant .

  5. Quand on recherche trop la cohérence ,on risque de perdre la créativité .

    On comprend que ça puisse devenir un besoin provisoire pour  » assimiler » ( j’ai failli écrire capitaliser !), mais Jorion ne serait pas Jorion , comme Vigneron ne serait pas Vigneron, s’il ne jouait plus de son meilleur instrument.

    Laissez la perfection aux robots.

  6. La physique (les sciences dures), dans sa quête de l’explication ultime, caractérise et sonde notre univers des longueurs d’onde les plus courtes (collision de matière, hautes énergies) aux plus longues (création de notre univers). Ils cherchent la mort du temps.
    Simultanément, les penseurs et philosophes cherchent une place pour l’humanité dans la description scientifique du monde que les physiciens remodèlent constamment. Ils cherchent le chemin de la vie éternelle.
    Les physiciens travaillent sur ce que nous culturellement concevons comme extérieur, au contraire des penseurs qui s’occupent de notre âme. Les idées s’échangent entre ces deux groupes d’humains pensant, mais ils cultivent, pour la plupart, séparément leurs lopins de terre sans imaginer qu’il fait partie d’un même verger.
    Cet exposé sans prétention pour imager les moteurs intimes à l’œuvre dans l’organisation de nos civilisations occidentales.

    1. Cette opposition facile ne correspond pas à la réalité. Beaucoup de philosophes sont de grands esprits scientifiques.

      Michel Serres vous expliquerait aussi qu’un philosophe qui ne comprendrait rien aux sciences et aux mathématiques , serait un hémiplégique .

      Si notre cerveau est aussi complexe et apparemment contradictoire en son sein propre , c’est que la réalité est si complexe qu’il faut bien ça pour détacher quelques pépites .

      Dont ,aussi bien les philosophes que les scientifiques ( les biologistes en particulier) , vous diront qu’elles suscitent chaque fois plus de nouvelles questions insoupçonnées qu’on ne souhaiterait .

      1. Ben non selon votre premier exposé qui semble affirmer que ces deux mondes s’ignorent alors qu’ils sont presque toujours ,pour les esprits les plus « puissants » , présents dans la même tête .

        Pour ce qui est de l’âme, les scientifiques vous diront effectivement que la science ne s’en préoccupe pas car c’est un concept qui n’a pas de sens pour la science . Mais les mêmes scientifiques vous diront qu’une approche spiritualiste du monde est de la responsabilité de chacun et d’ailleurs certains sont de fervents croyants ( une minorité il est vrai ).

        De la même façon vous trouverez des philosophes ( ou des penseurs -penseuses) pour se demander ce que le concept d’âme peut bien signifier

    2. Le transhumanisme, avec cette grille de lecture, c’est la rencontre du physicien et du philosophe sur la disparition du temps et son équivalent qui est la vie éternelle. Le point de contact entre les deux lopins de terre.

      1. Quel galimatias !

        Pourquoi voulez faire disparaître le temps ?

        Surtout quand vous parlez de lopins de terre là où il n’y a que le réel .

        Ni le physicien ,ni le philosophe ne peuvent se reconnaître dans votre phantasme .

      2. Au lieu de phantasme, j’aurais du écrire délire métaphysique .

        C’est le terme qu’avait employé mon professeur de maths-Physique en Math Spe pour le premier devoir de l’année ,qui était le seul , dans sa tradition ,qu’il notait « selon son goût  » et selon ce qu’on valait vraiment .

        Nous étions 35 élèves . La meilleure note était de 5 / 20 . Avec 0,5/20 j’obtenais la cinquième note .Le trente cinquième était noté – 30/20 .

        Mon appréciation était : » peut être doué pour les délires métaphysiques ( le devoir portait sur les constantes universelles ) ,mais ça reste à voir pour la Physique . »

        Sur le coup, j’avais eu du mal à digérer ,mais à l’usage, c’était une excellente remise des yeux en face des trous .

      3. Ce n’est pas une rencontre mais un divorce, celui de l’homme avec lui même, un manque de confiance forcené en nos capacités, une mauvaise compréhension de la situation globale, un égoïsme pervers..et j’en passe..
        Et c’est sérieux, les membres de la futur caste ‘IBM’ iront loin, EUX.

  7. Nous (espèce) n’avons pas compris l’humanisme ( cf décentrements ) et ils prétendent que le ‘trans’ va être utile, foutaises.

    Nous habitons la même planète et subirons le même sort
    et je trouve d’une très grande tristesse que des personnes croient avoir leurs solution en s’implantant des puces et en créant des matrices comportementales virtuelles.

    D’une immense tristesse oui,
    encore des ‘symptômes sur pattes’ du malaise ambiant.
    bein oui, ce n’est pas en se dépossédant de soi même qu’on arrive à quoi que ce soit, sauf à se déculpabiliser et disparaître..

    Aussi je pense que cela nous prépare de jolies castes.
    fastoch
    (plus je grandis moins l’homme me paraît raisonnable. ..maman?)

    1. Il serait temps de naître .

      Certains disent même renaître et l’on se souvient que le prénom René , participe passé inventé par les apôtres , signifiait né de la vie naturelle et né de la vie surnaturelle.

      Mais la vie, est ce naître seulement ?

      C’est naître et mourir .

      On peut aussi se rassurer avec Confucius (faudra que je vérifie quand même ) : nul n’est plus vieux qu’un enfant mort .

      1. Cioran: « j’aurai voulu naître libre, j’aurai voulu être mort-né. » Cependant il s’est bien accommodé de la vie jusqu’à une mort naturelle. Il ne faut jamais séparer les pensées de la vie d’un penseur.

      2. @ Lucas :

        Vous n’avez pas bien suivi !

        Sinon vous auriez donné la bonne réponse : il est temps de vivre !

        Il n’est même temps et ….prix , que de ça !

      3. @Corbeau :

        Confucius , dans la citation tronquée que j’en fais , signifiait en fait que nous sommes faits hier , aujourd’hui et demain , de la même matière originelle à l’identique

        Ce qui , sans physique nucléaire et des particules accompagnée de ses instruments , était une prescience , par la seule force de la réflexion et de la méditation ,qui donne une idée de la pertinence et de la puissance de la pensée consciente et inconsciente , que quelques grands phares étaient capables d’avoir.

        C’est peut être d’ailleurs cette agilité et puissance de la pensée qui risque de nous abandonner au fur et à mesure que nous « déléguons » à la matière .

        Même aidé de toutes mes prothèses actuelles ,j’ai beau m’évertuer à égaler Platon , Aristote , Confucius , Léonard Vinci , Pascal , Newton,Huygens , Darwin ,Wallace , Poincaré, Einstein …..Je n’arrive pas à éclairer une Utopie Réaliste qui guide le monde !

        Peut être qu’en retournant faire une balade sur mes hautes chaumes ….;

      4. @ juannessy
        Je crois aussi qu’une ballade est propice à la réflexion et à la méditation, et permet d’aborder le monde de manière plus détachée de l’enfermement mental dans lequel je me sens parfois pris au piège, surtout en ce qui concerne la nécessité de penser par soi-même dans ce système dont l’emprise pèse plus lourd qu’un sac à dos.
        Je refuse qu’un jour dans les manuels scolaires les élèves soient plus admiratifs envers ‘un robot qui connait le secret des dieux qu’envers un homme qui a du affronter la vie avec la précarité et le danger, le robot ne risque pas la prison ou la peine de mort pour ses idées, ce qu’il nous apprend ce n’est pas la vie d’un homme.

  8. Je ne pense pas que l’on soit l’objet d’un ratage, ni que les machines puissent être éternelles.
    C’est oublier un peu vite le second principe de la thermodynamique, et les mécanismes d’adaptation liés à l’évolution des espèces.
    Je pense que le plus simple pour la nature, était de faire du neuf, plutôt que de réparer du vieux.
    Tout comme pour un ordinateur qui a été utilisé par divers utilisateurs, qui ont installé ou désinstallés divers logiciels, qui a pu être contaminé par divers virus ou malwares, arrive toujours un moment où il est plus simple de réinstaller le système depuis le disque d’installation, et de repartir sur une base saine et neuve, que de chercher à remonter la chaîne des événements qui ont amenés à une situation dégradée quasi-inextricable.
    Il est moins coûteux de faire du neuf, que de réparer du vieux, voilà tout.
    Qui plus est, le fait que les individus ne soient pas éternels permet un renouvellement de l’espèce, et produit de la variété qui favorise l’adaptation.
    Vouloir accéder à l’immortalité, me semble vouloir s’égaler à Dieu, c’est notre penchant prométhéen. Certes, pour nous, en tant qu’individus, il nous est très pénible de nous dégrader et de devoir cesser d’exister un jour.
    Je crois même que nous n’arrivons pas à l’admettre, que pour l’individu c’est un scandale intolérable, mais dire que c’est un ratage, du point de vu décentré de la nature je ne suis pas d’accord.
    Quant aux machines non conçues pour se dégrader rapidement, comme les robots martiens, cela prend le temps qu’ils faut, mais elles finissent toujours par se dégrader, et ne sont pas éternelles.
    Je crois sincèrement que tout est impermanent en ce monde, et je ne suis même pas sûr qu’il y ait un sens caché à tout ce bazar.

  9. Dans la plupart des œuvres traitant du sujet des robots ou des intelligences artificielles qui se développent au point d’égaler ou surpasser l’homme, les auteurs supposent que cela tournera mal pour les humains. Apparemment les IA ou les machines, devraient systématiquement se débarrasser des humains.
    Mais il me semble que c’est juste un biais de la paranoïa humaine ? Si une IA venait à être réellement plus intelligente que le plus intelligent des humains qu’est-ce qui nous dit qu »un de ses buts deviendrait alors la suppression des humains ?
    Elle garderait dans une mémoire profonde de sa programmation un peu de la paranoïa de ses concepteurs ?
    Bon évidemment il reste à définir ce que serait cette intelligence humaine ou robotique…
    (Suggestion aux codeurs, programmez avec amour 🙂

  10. Bonjour. Votre développement à propos des robots est certes très pertinent, mais j’y ajouterai volontiers une articulation qui me paraît décisive, même si, dans l’absolu, votre réflexion est parfaitement recevable. Les machines « qui nous attendent » seront à mon sens les nouveaux instruments de la domination d’une infime minorité sur le reste de l’humanité, si d’ici là rien de décisif ne change dans la conduite des affaires humaines. Je ne choisis donc ni Blade Runner, ni Terminator, deux oeuvres grandioses, mais Soleil Vert, dans sa thématique (ça manque de robots!), qui ne l’est pas moins. Car le développement technologique ne s’épanouira qu’au profit des décideurs, de leurs intérêts, le fric, avec ou sans robot, restant alors la constante entre une société sans et avec machines intelligentes. Si intelligents soient-ils, ces objets subtils et à priori effrayants seront sans doute le nouveau visage de la domination d’une oligarchie impitoyable, qui n’a pas attendu 2100 pour montrer son vrai visage. Cette volonté de domination de nos oligarchies imprimera sans doute aux ingénieurs les plus fous des stratégies conformes aux intérêts « supérieurs » de la caste dirigeante, même si, je le suppose, à partir d’un certain seuil technologique, les « dérapages » deviennent possibles, du fait de nos imperfections humaines. Je préfère songer à des « robots de gauche », utiles au développement et à l’épanouissement d’une espèce humains alors consciente de ses responsabilités sociales et écologiques (pourquoi ne pas rêver?) Je crains donc moins l’évolution de nos techniques que l’usage qui en sera fait. Rien en effet ne nous garantit aujourd’hui des lendemains qui chantent à quelque titre que ce soit. Quant au robot autonome susceptible de remplacer l’homme, il sera le fruit d’une science qui lui aura comme vous le dites inculqué nos défauts, et en premier lieu l’ambition et la jalousie. Est-ce concevable? Certes. Mais je « fais confiance » à la cupidité et au goût du pouvoir de ceux qui régneront alors: ils prolétariseront leurs robots. Une machine sans coeur ne sera de toute manière jamais aussi vicieuse qu’un être de chair et d’os confronté à sa finitude, avec ou sans orthèses électroniques. La méchanceté, le vice et le désir de nuire avant de disparaître seraient alors un rempart efficace et de longue durée contre l’enfer high tech et l' »impérialisme cyborg ». Est-ce que cette hypothèse me rassure? Pas le moins du monde. Cordialement.

  11. N’est-il pas grand temps d’interroger philosophiquement le transhumanisme , avec entres autres cette question fondamentale : est-il éthique de tuer un cerveau artificiel ou augmenté , le droit proscrira t-il l’effacement d’un algorithme ?

    1. C’est déjà le cas. Certains codes sont propriété privée.

      Les « effacer » n’a pas de sens dans la mesure ou il y a tellement de copies, de versions, de concurrents.

      Ces « intelligences artificielles » ne sont que le résultat de portes logiques complexes, de réseaux logiques(pert), de fonctions matricielles tellement bien pensées qu’elles ressembles à la nature et nous troublent.

      Einstein disait un truc du genre : il faut un niveau de savoir supérieur pour résoudre un problème que l’on a soit même créé. En gros, il est bien trop tôt pour prendre des décisions et se faire des interprétations.

      La règle, avant de trouver les réponses sages, devrait être :
      Rien de ce que crée l’homme ne peut devenir son égal.

      1. Lorsque le blog de Paul Jorion prône la réinterrogation de la propriété privée ,celle du type que vous indiquez judicieusement , est très particulièrement à mettre sur la table d’opération ( comme le brevetage de façon plus générale )

  12. Désolée, je n’ai pas encore visionné ni écouté la vidéo de Paul Jorion.
    Mais je lis vos commentaires avant.
    Alors en vrac:

    Tous les hommes sont mortels.
    Socrate est un homme.
    Socrate est mortel.

    Tous les robots sont mortels.
    Pepper est un robot.
    Pepper est mortel.

    Court-circuit: la mort n’est qu’une panne d’électricité.

    Mais aussi ceci n’est point hors sujet :
    J’ai parfois l’impression que l’internet nous rapproche d’une relation télépathique.
    Et c’est peut-être fondé.
    « Des chercheurs réussissent à transmettre un message télépathique
    Pour la première fois de l’histoire, des chercheurs ont réussi à transmettre un message d’Inde en France en utilisant « la force de la pensée » et quasiment sans l’aide de la technologie.

    La technologie de la sortie du cerveau des ondes cérébrales a été mise en œuvre dans le cadre de la coopération entre les sociétés Axilum Robotics et Starlab Barcelona, ainsi que l’université de Barcelone et l’école médicale de Harvard.

    Cette technologie des ondes cérébrales est souvent utilisée dans différents domaines, comme par exemple de simples simulateurs en passant par des technologies militaires utilisant cette « force de la pensée ». /N  »
    Pour lire tout l’article:
    http://www.wikistrike.com/2014/09/des-chercheurs-reussissent-a-transmettre-un-message-telepathique.html

    Quel bruit de fond !
    Vous imaginez ce que serait la possibilité d’une guerre entre télépathes !
    Et aussi comment se protéger des funestes pensées des pervers ?
    Nous serons dans l’obligation de produire des masses de pensées positives.

    1. « Et aussi comment se protéger des funestes pensées des pervers ? »
      En dansant le tango, je ne sais pas si on reste réceptif à ce type de funestes pensées.

    2. Ma pensée consciente est souvent vertueuse , mais ma pensée inconsciente ….elle est bien parfois perverse .

      Je vais déjà essayer de faire de la télépathie entre mes deux pensées .

      Peut être en leur faisant danser le tango , qui , comme chacun sait , est cette danse extraordinaire où l’on arrive à progresser en faisant un pas en avant et deux en arrière .

  13. Le principe de base du transhumanisme de Kurweil, Diamandis,… consiste à dire que dès qu’une science est traduite par l’information, alors elle se développe de manière exponentielle selon la loi de Moore. Par exemple une fois que toutes les données médicales sont insérées dans le programme IBM Watson alors les progrès en médecine commencent à prendre une courbe exponentielle. Ils pensent la même chose par exemple des panneaux solaires. Je ne sais pas s’ils ont raison mais ce raisonnement est adapté dans pas mal de cas. Par exemple il disent que l’énergie solaire ne produit que 1% de l’énergie totale mais pas de problème parce qu’en doublant tous les deux ans, dans quatorze ans on arrivera à 100%. La singularité est alors le moment où la courbe exponentielle devient verticale et le progrès est tellement rapide que les humains n’ont plus les capacités de se rendre compte des progrès réalisés par l’intelligence artificielle.

    C’est effectivement un millénarisme positiviste mystique comme l’a bien vu Paul Jorion. Par contre les prédictions ne sont pas toutes idiotes et fausses. Ca n’est pas pour rien que Kurzweil a été recruté par Google et que Bill Gates a dit de lui que c’était le meilleur dans la prédiction du futur. Le problème, comme l’a dit douglas hofstadter, c’est que les types comme Kurzweil sont brillants et qu’il est difficile de démêler les analyses et prédictions rigoureuses des conneries.

    Sinon le grand auteur de science fiction « transhumaniste » est généralement celui qui ets considéré comme le successeur de Phillip K Dick, à savoir Greg Egan qui est brillant dans les nouvelles. Et un avis personnel, Battelstar Galactica (et son prequel) est bien plus profond que Real Humans en matière de robots et de survie de l’espèce. C’est la différence entre une bonne série intelligente et un chef d’oeuvre. Je trouve aussi house of cards très surfait et très en-dessous de la série originale de la BBC.

  14. Bonjour,

    Je ne sais si quelqu’un a déjà mentionné ce documentaire sur le blog : L’urgence de ralentir (ARTE)
    Il me semble qu’il nous parle de l’inverse du transhumanisme.
    En tout cas, ce documentaire m’a rempli d’optimisme en rassemblant un certain nombre d’initiatives prises un peu partout dans le monde. Rappelant ainsi que le monde de demain s’invente chaque jour et que le pire n’est pas certain.

    1. Je ne suis pas certain que dans l’esprit d’un transhumaniste , la notion de croissance , de toujours plus, d’accélérer ou ralentir , soit la motivation essentielle .

      Mais je suis certain que , pour naître, la communauté transhumaniste a besoin d’inégalités , de ralentissement du plus grand nombre , et de concentration accrue de la richesse de quelques uns .

      Elle a besoin de la poursuite , sous de nouveaux habits, de la « Constante macabre » de Franck Lepage , opportunément rappelée par François C .

      C’est d’ailleurs la même constante ternaire que celle évoquée par Attali et Joël de Rosnay dans leur intervention commune avec Étienne Klein au palais de l’UNESCO en mars 2014 , et que j’ai donné en lien plus haut .

      1. Merci pour ce lien, ce débat est super-intéressant, d’une grande clarté et sa qualité fait ressortir la médiocrité des décideurs politiques qui nous gouvernent.

      2. humm qu’est que vous racontez du genou ?? ‘l’esprit transhumanisme ‘?? Penrose a demontré que c’était impossible , et heureusement , autant être réincarné dans une pierre ou enterré vivant pour des millénaires

  15. Bon, comme ça faisait fort longtemps, en tant que
    « Ket » swanzeur de Bruxelles, je n’y résiste pas :
    Le site des Incroyables « Aventures de L’ONCLE PAUL » !!!
    bonifie avec le temps,
    malgré la dureté des temps,
    et bien que les temps nous soient comptés…

    Pour ceux qui en douteraient encore tant soit peu,
    allez voir la très exemplative histoire des Rennes
    sans prédateurs de l’ïle St-Mathieu (sans iX)…

    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_Saint-Matthieu

    Evidemment il y aura toujours des Cyniques pour
    nous rappeler qu’ HOMO HOMINI LUPUS EST…
    Que parex. si le Japon avait gagné, il n’y aurait aujourd’hui
    que 300 millions de Chinois, etc…
    Que seules les Planètes/Espèces fortement auto-régulées survivent,…

    MAIS OUF !, on a un Prédateur « H », oubliez cette histoire de Rennes,
    On n’est pas concernés…

    A ce stade de risque, comme l’évoque très bien Paul en ne condamnant
    pas à 100% les Transhumanistes, on est quasi obligé de garder
    plusieurs pistes de survie, avoir plusieurs fers au feux,…
    …même si c’est sous forme de robots !!!

    Allez, SWANZONS pous se changer les ID’s :
    (Bande Annonce de http://www.blinkx.com/watch-video/
    louis-de-fun-le-gendarme-et-les-extra-terrestres-1978/DAZR4e725SxoX0eMgqpxaQ
    « He bien on les tiens ! Ils rouillent, ILS ROUILLENT mon Adjudant !!!

    {;°à.à.à) on est sauvés…

    1. Suite: Sorry un lien erroné…
      Voici la vraie bande annonce du Gendarme & les extrat.
      http://www.dailymotion.com/video/x7kq0c_bande-annonce-le-gendarme-et-les-ex_shortfilms

      J’ai regardé le film cet aprèm. en y transposant plus tôt l’esprit « Craintes anti-Transhumaniste »
      c-à-d.
      comme si c’était le « Trailer saison Zero » de la Série suédoise « Real-Humans » 40 ans à l’avance !

      A mourir de rire et aussi froid dans le dos avec moult parallèles: signes de reconnaissance,
      sabotages, et ce cri ultime de l’adjudant GERBERT, bérêt à l’envers à la fin:
      « En avant, nous sommes le dernier Rempart de l’Occident  » !!!

      Scénario assez plausibles de ce qui pourrait se passer avec les Machines, finalement.
      Heureusement une fois, en Belgique on ne craint rien: l’huile à fritures c’est notre spécialité !…

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