Transition effective, par Cédric Chevalier

Billet invité.

Depuis 3 mois dans l’administration, je découvre un nouveau pan instructif de la réalité publique. Après l’Académie, la Politique, maintenant, l’Administration. Du coup je concentre ma réflexion sur la transition vers un développement durable fort, c’est-à-dire qui réponde à la contrainte biophysique de la Planète.

1) Est-ce possible de gouverner cette transition ? Non, on peut seulement influencer la vitesse et le sens du changement (conclusions du courant de recherche du « transition management »). Le processus d’Alliance Emploi-Environnement en Wallonie et à Bruxelles est un bon exemple de comment il faut procéder.

2) Comment optimiser l’action pour accélérer et orienter de la meilleure manière le changement ? Il y a cette triade nolletienne (de l’ancien Ministre wallon Ecolo Jean-Marc Nollet) : sensibilisation, incitation puis législation, très bien illustrée par l’évolution des normes de construction en Wallonie : sensibilisation à la construction durable, primes et puis obligation légale portant sur toute construction neuve. On doit certainement y ajouter : construction de la capacité de mise en œuvre, c’est-à-dire formation, recherche et financement. Formation des corps de métier, recherche sur les nouvelles méthodes  de construction et outils de financement (banques, prêts, tiers investisseurs…).

Mais j’ai beau tourner autour du problème, j’en reviens à une conviction : l’Etat est trop rigide, trop lent et trop lourd pour être le seul arbitre opérationnel de ces évolutions. Tandis que le Marché a démontré toute sa souplesse, sa vitesse et sa légèreté pour se saisir de la moindre opportunité, créer la nouveauté et s’adapter à la moindre fluctuation.

Par contre le Marché ne se régule qu’insuffisamment de lui-même et tend à transgresser les limites. Tandis que seul l’Etat dispose de la légitimité de l’usage monopolistique de la force pour encadrer le Marché et les acteurs. C’est d’ailleurs l’intérêt du Marché, Jacques Attali le rappelle régulièrement, de fonctionner dans une Etat de droit pour assurer son bon fonctionnement.

D’où selon moi une condition essentielle pour que la transition ait lieu : l’internalisation des coûts environnementaux externes dans le système de prix du marché, contrainte par la force de l’Etat. Je ne prône pas un communisme stalinien ni encore moins un totalitarisme vert (que ce même Jacques Attali pointe avec raison comme un risque majeur pour le XXIème siècle) mais franchement, je ne vois pas comment y échapper. C’est le principal obstacle que je constate dans tous les projets de transition que j’ai mené jusqu’aujourd’hui. Toute intervention publique qui reste cantonnée à la sensibilisation et à l’incitation, repose sur le volontarisme des acteurs économiques, et n’aboutit qu’à de gentilles et charitables réalisations (qui souvent servent de green washing confortable et allègent la conscience de ces mêmes acteurs économiques).

Prenons la gestion des déchets à Bruxelles, où les déchets de construction représentent 650 000 tonnes annuelles. Si l’on veut que les entrepreneurs en construction travaillent de manière durable, il faut qu’ils éco-conçoivent leurs bâtiments, et pas seulement du point de vue de la consommation, mais aussi du point de vue des matières et de la construction. Il faut qu’ils rénovent plutôt que construisent, il faut qu’ils démontent plutôt qu’abattent, il faut qu’ils construisent en réutilisant plutôt qu’en consommant de nouvelles matières.

Si je m’inspire de la triade nolletienne, on peut les sensibiliser. Ça se fait. On peut inciter : ça ne se fait pas encore, pas de prime ni de pénalité financière. On peut légiférer et rendre obligatoires certains standards de construction : ça se fait pour la consommation des bâtiments, pas encore pour la construction et la démolition.

Au niveau de la mise en capacité, on peut faire de la recherche, ça se fait. On peut faire de la formation, ça se fait mais trop peu.

Et il manque toujours un financement suffisant pour saisir les bénéfices marginaux énormes de la transition du bâtiment vers la durabilité. Une banque européenne de la construction et de la rénovation durable qui octroie des prêts à taux zéro à tous les citoyens et acteurs publics d’Europe, si nécessaire via les acteurs financiers locaux.

Mais il faudra, au niveau européen pour être efficace, interdire ou taxer lourdement les matériaux, techniques et pratiques non durables, et rendre obligatoire ou subsidier lourdement les matériaux, techniques et pratiques durables. Sinon, on restera toujours dépendant de la bonne volonté de certains entrepreneurs environnementalistes et de leurs clients.

Sauf quand nous serons arrivés à la contrainte biophysique, le Marché n’internalisera pas les coûts externes de lui-même. Et avec les seuils d’irréversibilité bien connus dans le système biophysique, il sera trop tard. Le seul mécanisme qui sembler provoquer un début d’internalisation sans action de l’Etat, c’est celui de l’assurance, via les grands réassureurs internationaux qui connaissent et tarifient le risque, y compris environnemental. Mais ça ne donne pas encore de signal suffisant face au risque du long terme.

Si le Marché ne donne pas le bon signal, l’Etat doit donner ce signal lui-même.

Il l’a déjà fait pour les CFC qui détruisent la couche d’ozone, pour l’amiante, la cigarette et la pollution de l’air qui provoquent des cancers, pour les substances chimiques qui polluent les réserves d’eau potable. Et le Marché y a gagné, puisque les acteurs économiques qui respectent la norme et le bien-être des gens ont pu valoriser la qualité de leurs produits et services sans devoir subir la loi du moins-disant. Le Marché a besoin d’un arbitre, et de l’Etat de droit pour fonctionner.

Cela est vrai pour tout ce qui nous occupe sur le blog de Paul Jorion : la régulation de la finance, la régulation de la complexité et la réduction des inégalités.

Mais comment éviter alors tous les risques de l’interventionnisme étatique, bien connus : surproduction, pénurie, pratiques mafieuses, travail au noir, bulles des mécanismes financiers publics … ?

Là est la question… Et là réside le travail des acteurs publics, en concertation avec les acteurs économiques.

L’intervention de l’Etat dans le marché, pour assurer la transition de nos économies, de nos sociétés, vers un développement durable fort, sera dans tous les cas indispensable.

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78 réflexions sur « Transition effective, par Cédric Chevalier »

  1. « Mais comment éviter alors tous les risques de l’interventionnisme étatique, bien connus : surproduction, pénurie, pratiques mafieuses, travail au noir, bulles des mécanismes financiers publics … ? »

    Vous vouliez bien entendu écrire « Mais comment éviter toutes les dérives des multinationales du BTP qui ne survivent que par la dépense publique tout en la stigmatisant » ?

    Blague à part. J’intervenais récemment devant des cadres de la fonction publique, qui bien que baignant dans les incantations au développement durable (mou), n’ont jamais entendu parler du rapport Meadows.

    La vraie réponse qui vaille est celle de l’éducation qui mène a la responsabilité individuelle et l’émancipation. 45 ans sont passés depuis la publication. il ne reste que 15 ans avant qu’on entre bille en tête dans les turbulences projetées dans le rapport en question. C’est d’autant plus inquiétant que jusqu’ici les courbes projetées et la réalité sont remarquablement corrélées.

    Conclusion, ne vous cassez pas trop la tête, c’est mort.

    1. Blague à part. J’intervenais récemment devant des cadres de la fonction publique, qui bien que baignant dans les incantations au développement durable (mou), n’ont jamais entendu parler du rapport Meadows.

      La vraie réponse qui vaille est celle de l’éducation qui mène a la responsabilité individuelle et l’émancipation. 45 ans sont passés depuis la publication

      Peu importe l’éducation, si l’objectif de l’Etat est d’aider certains à maximiser leur fortune, sans se préoccuper des ressources naturelles, l’éducation aura le même effet que de pisser dans un violon.

      Donc:
      le peuple doit reprendre le pouvoir aux friqués, (qui ont pris le contrôle de l’Etat) et donc reprendre le pouvoir économique.

      Et le seul moyen de reprendre le pouvoir économique, est de reprendre le contrôle des Ressources, aussi appelé Capital…

      1. Reléguer le profit immédiat au rang de priorité secondaire permet de donner la priorité a ce qui préoccupe les humains. Et, puisque le capital privé ne peut/veut le faire, sauf à le contraindre par des lois irréalistes, il faut nécessairement le remettre à la collectivité.

        Je précise que remettre la propriété du Capital à la collectivité, ne signifie pas que les entreprises soient nécessairement dirigées par des fonctionnaires…
        Cela ne signifie pas non plus que toutes seraient nécessairement détenues par la collectivité…

    2. Chose qui ne cesse de m’étonner:

      Ce sont les même qui font appel à la responsabilité individuelle des citoyens et qui, dans le même temps, refusent aux citoyens de prendre la responsabilité collective de gérer le Capital, … sachant que, comble du problème, les fortunes privées ont fatalement un comportement irresponsable puisque leurs intérêts passent avant tout le reste!

      Comment expliquez vous ça?

  2. Depuis 3 mois dans l’administration, je découvre un nouveau pan instructif de la réalité publique. Après l’Académie, la Politique, maintenant, l’Administration.

    Bonjour Mr Chevalier,
    Intéressant parcours!
    Pourriez vous préciser vos domaines d’activité dans les deux secteurs ayant précédé votre poste actuel? Ceux -ci ont ils permis d’enrichir votre réflexion actuelle, ou ces trois petits mois vous auraient ils suffit à eux seul pour vous forger ces convictions?
    Cordialement, Eric.

  3. Si je puis me permettre(comme architecte) d’intervenir dans ce débat.

    Faire la part des choses à partir de connaissances globales et non d’impératifs à courte vue.

    Voici trois exemples pour éviter de foncer tête baissée dans des erreurs.

    1)Un pont (ferroviaire ou routier) à grande portée peut -être construit en béton armé précontraint ,en métal ou en solution mixte.Si l’on déclare le béton « indésirable » , taxable de manière dissuasive, on se crée une entrave .Les recherches sur le béton sont passionnantes(exemple béton dépolluant l’air, utilisant le soleil et l’eau de pluie dans les réactions physico-chimiques comme éléments du process).D’autres chercheurs ont créé un béton auto-nettoyant.A ma connaissance cette invention romaine a beaucoup d’avenir si des sectateurs idéologues ne créent pas trop de problèmes.

    2)Le principe de bâtiments » étanches à l’air » va aboutir à des effets pervers:
    Voir juste au bout de son nez permet de calculer des économies de chauffage .Soit.
    En prime , un air retravaillé par des pompes à chaleur est sec, chargé d’ions positifs.
    Respirer cet air provoque des toux sèches.
    L’air artificiellement retraité n’a pas les qualités biologiques de l’air produit par les plantes.
    Outre une odeur de rance, des troubles psychiques liés à la « qualité » électrique de l’air respiré, ce choix architectural conduit vers des pathologies respiratoires.Dans un habitat à flux d’air calculé au plus juste où se trouvent des meubles reconstitués à partir de sciure et de colle on augmente les risques allergènes .Et que dire lorsqu’il y aura rupture des systèmes aérauliques (panne, pénurie , grève, conflit).Dans ce type d’habitat coercitif,les premiers fantômes(traces de noirceur) se trouvent dans les encoignures de pièces humides.Je vous livre une anecdote confirmant ce point de vue, rapportée par un confrère à qui j’avais fait ces remarques.
    Cet architecte cherchait à acquérir une maison neuve de type basse consommation.
    Il se rend sur place, pour visiter une maison telle que la doxa officielle recommande.
    Il demande pourquoi ces « convertis » veulent vendre leur bien pour s’entendre dire: on a trouvé un vieux bâtiment sympa à retaper!En fait ils ne pouvaient plus vivre dans leur maison si performante.Je recommande de bien faire la part des choses entre isolation, la ventilation , le chauffage.Le confort biologique et la doxa officielle sont deux approches bien différentes de la vie dans les bâtiments.
    Les bâtiments à basse consommation vont devenir rapidement obsolètes car générateurs de pathologies.
    Un président de l’ordre des architectes a défini comme « khmers verts », les idéologues qui proposent des solutions coercitives.La législation étant une manière soft de faire de la coercition.Pouvoir ouvrir une fenêtre permet de garder un lien vivant avec l’extérieur.
    Une anecdote concernant l’architecture des prisons: Les prisonniers préfèrent avoir des fenêtres avec barreaux mais ouvrables , plutôt que d’avoir des fenêtres en pleine vision , mais non ouvrables.

    Culpabiliser les administrés avec des connaissances farfelues mais martelées par les médias mainstream, voilà une technique de manipulation.
    Utile pour créer la taxe carbone, ainsi que pour créer une nouvelle carotte boursière(marché des dérivés de carbone).
    Le dioxyde de carbone est un constituant positif du cycle de la vie.
    S’il augmente, la végétation et la faune seront plus vivants.
    L’analyse des sols montre qu’il y a fort longtemps la teneur en dioxyde de carbone était beaucoup plus importante qu’aujourd’hui.Cela n’a pas empêché l’évolution de se développer au stade actuel.
    Pour déniaiser les endoctrinés dangereux de « l’aménagement durable » je recommande vivement de prendre le temps de consulter le site »la pensée unique pour les scientifiques ».
    Tenu par un scientifique de haut niveau , il permet de découvrir à quel point la doxa officielle …est une fumisterie.

    1. Vous avez raison, mais les solutions que vous proposez ne seront jamais appliquées dans le cadre du système économique actuel, qui se moque des coûts à long terme!

      Pensez donc, notre priorité, dans ce système, c’est de rembourser une soi disant dette! Comme quoi il y a des années lumières entre la « réalité » de ce système, et la réalité sans guillemets…

      La réalité est hélas (ou heureusement?) en train de rattraper leur « réalité »

    2. 1 – Béton : Qui a dit qu’il était indésirable ? Au passage le béton est armé ou précontraint ( même s’il y a des armatures dans le précontraint ) .De ce que j’ai eu à connaître , le problème est davantage celui des granulats de qualité et des ciments itou , qui sont de plus en plus importés ( dont Chine ) . Avec un impact concomitant sur les normes de qualité intrinsèque , et sur les règles de calcul .

      2 – Bâtiment étanche à l’air : vous avez raison . Anecdote : il y a près de 30 ans , un paysan des monts du Forez me relançait pour obtenir son permis de construire sa maison ( en construction « moellons si pratiques » ) . Je lui demandais pourquoi il n’agrandissait pas plutôt la confortable étable de ses vaches en murs pierre granit localement abondante . Il m’a d’abord regardé comme un con de fonctionnaire qui n’a pas les pieds sur terre . Mais , en bon auvergnat , il a réfléchi . On prend la gnole et la boîte à biscuits ensemble chaque fois qu’on se retrouve ( enfin plus maintenant ) . Il ne regrette pas sa maison en pierre qui sera encore là dans mille ans . En matière d’économie d’énergie dans un bâtiment , on ne perd pas son temps , et on a fait l’essentiel , quand on ne construit pas n’importe où , n’importe comment ( orientation , niveaux , vents ..) et qu’on veille à l’isolation des combles . Il arrive aux architectes de l’oublier ( cf bâtiments le Corbusier à Firminy ). Construire nécessite des approches multicritères .

      Sur le fond du billet de Cédric Chevalier , il me semble que le levier de la puissance publique , pour interférer avec le réel et le marché , passe par deux points d’appuis assez traditionnels :

      – la fiscalité incitative ou répressive , avec ses risques d’effets pervers ou de manœuvres de contournement , et le handicap d’une ressource financière exsangue donc non significative ;

      – la norme internationale , européenne et ses déclinaisons nationales , avec ses risques de lobbying phagocytant , de batailles d’experts plus ou moins neutres ,d’opacité , de techno scientisme , de juridisme abscons ; Cf TAFTA .

      C’est pourtant selon moi , sur ce deuxième point qu’il faut être intelligent , prospectif , vigilant et surtout laisser le dernier mot à la décision démocratique suffisamment éclairée et forte devant le capital .

      1. Complément : ça ne dispense pas de toutes les autres pistes pour accompagner ou enrichir le mouvement ( formation professionnelle, éducation , recherche publique ou privée ) , mais si l’on veut vraiment avoir prise sur le marché en just in time , c’est la norme qui est le point de rencontre et le lieu de pouvoir .
        Les lobbyistes ne s’y sont pas trompés qui savent jouer la montre quand les milliards volent .

        PS : Merci à PJ pour les abeilles . J’ai bien évidemment signé .Tout lien avec ce qui précède ne sera pas une coïncidence .

      2. Pétition Pollinis : apparemment il s’agissait d’un site controversé ( Hoax ) qui , derrière une information juste , a des méthodes moins avouables . Pardon demandé à PJ . Pardon aux abeilles mises en scène même mortes .

      3. Après enquête le lien est SAIN .

        Les ressentiments négatifs envers Pollinis étant apparemment dus à deux causes qui ne dénaturent pas la sincérité de Pollinis :

        – beaucoup de mouvements , y compris d’apiculteurs , n’ont pas toujours apprécié que Pollinis prenne en marche le train qu’ils poussaient depuis longtemps .

        – les mêmes n’aiment pas trop que Pollinis comptabilise comme « adhérent » un simple signataire de pétition .

        Mais mes sources et contrôleurs agréés , ont SIGNE .

        A vos signatures donc .

    3. Vous avez raison en ce qui concerne la circulation d’air, mais la question ne se résume pas aux maisons dites « passives » ou « bioclimatique ». Par ailleurs poser ce genre d’habitation n’importe où sans tenir compte de l’environnement n’a pas beaucoup de sens.
      1: bien choisir l’orientation de la maison
      2: bien choisir les matériaux de construction
      3: bien isoler les combles
      L’essentiel est fait.
      Anecdote: Il m’arrive pour des déplacements professionnels d’être hébergé dans ces hôtels modernes qualité iso machin-chouette. Impossible de respirer sans laisser la fenêtre ouverte, ce qui équivaux généralement à une nuit blanche vu le bruit environnant. Rien ne vaut une bonne couette dans une chambre à courants d’air.

      1. @ Michel Lambotte
        1bis: bien choisir la parcelle en fonction de l’orientation de la voirie et des règles d’urbanisme locales 😉
        On parle bien sûr d’habitat rural à faible densité et tout le monde ne peux pas s’offrir ce luxe.
        J’ai participé pendant plusieurs années à l’élaboration du PLU de ma commune. La question de l’orientation ne s’est pas posée, la topographie du village (versant orienté au sud et voiries est-ouest) impliquant de fait un alignement favorable.
        Je suis par contre effaré par les constructions de lotissements péri-urbain où on voit bien qu’il n’y aucune réflexion sur la question. Optimisation de l’espace à bâtir et distribution de l’habitat en fonction des accès pour la voiture. On est bien loin du concept des cités-jardins qui a pourtant une certaine ancienneté.

    4. C’est quoi votre solution? Se chauffer au gaz et au pétrole pour 30 ans de plus? Donc se taper le changement climatique ET exactement le même problème de ne plus pouvoir/vouloir consommer d’énergies fossiles un peu plus tard? Je ne vois pas bien les avantages de ce que vous semblez proposer…

  4. @georges,
    Bonjour,
    Votre intervention est très intéressante, et pertinente…
    Mais doit-on comprendre que vous n’appliquez pas la réglementation thermique en vigueur?
    Ne déposeriez vous pas de demande de PC en logement neuf ?
    Ou peut être seulement pour des ouvrages d’art? Seriez vous dans les TP?
    Je comprendrais mieux…
    Eric

    1. pour répondre à Torpédo,

      Je suis bientôt en retraite, inscrit à pole Emploi après une rupture conventionnelle.
      En l’état actuel il n’est pas possible de respecter la législation aberrante RT 2012 tout en respectant les principes d’architecture saine, géobiologique.
      J’ai travaillé sur des milliers de logements, en grande partie sociaux.Je suis témoin de la dégradation continue de l’Architecture, François Spoerry m’a déclaré un jour: depuis les années 50, la situation s’est dégradée continuellement…
      Dans d’autres domaines la situation est comparable, j’ai un ami comptable qui a été licencié car il refusait de faire des comptes mensongers…
      En médecine , dans la finance , chaque profession est frappée d’indignité à cause d’une législation , inappropriée pour le moins…
      L’agriculture est un des secteurs les plus touchés , les lobbies de l’agroalimentaire(dont certains politiques sont les larbins rétribués)cherchant à interdire la création libre de semences au profit de semences biologiquement stériles après une récolte!
      Des principes pervers sont mis en place par des dirigeants moralement déficients, se prévalant en plus de démocratie et de droits de l’homme!
      Je choisis à dessein un exemple relevant du droit international, pour monter à quel point nous sommes dans une situation gravissime:
      Le 17 novembre 2014, un vote a eu lieu à l’ONU.
      Une motion interdisant la glorification du nazisme et condamnant toute forme de ségrégation ,de racisme et d’antisémitisme a été mise au vote, à votre avis quels furent les résultats?
      3 pays ont votés contre(USA, Canada, Ukraine), 55 se sont abstenus , dont les pays de l’U-E .
      Cette abstention est contraire à l’esprit et à la lettre de la loi Gayssot juridiquement opposable en France.
      Par contre il s’est quand même trouvé 115 pays pour voter cette résolution.
      Ce qui prouve à quel point la Russie(qui protège Snowden), à l’origine de la motion est loin d’être un pays isolé comme voudrait le faire croire les médias mainstream!
      Pour ceux qui ne le savent pas, des néo-nazis sont maintenant au pouvoir en Ukraine!
      Tartuffe et Gribouille se donnent la main dans une grande partie de l’Occident.
      Voilà Torpédo , une esquisse de réponse.

      1. Pas mal d’amalgames au milieu de quelques réalités .

        Je ne vous suivrai pas sur la qualité des immeubles collectifs ou sociaux .

        A l’expérience, la meilleure façon de brimer un architecte que je connaisse est de l’obliger à se mettre d’accord avec un confrère !

      2. Merci de cet éclaircissement, George,
        Il reste encore possible de construire intelligemment avec l’assentiment des seuls utilisateurs particuliers, mais c’est totalement compromis pour les utilisateurs institutionnels, et les personne morales, ce qui explique la chute du neuf collectif dont les coûts s’en trouvent inabordables pour le commun.
        pour le reste…

        Une motion interdisant la glorification du nazisme et condamnant toute forme de ségrégation ,de racisme et d’antisémitisme a été mise au vote

        Quel joli résultat:

        Pour ceux qui ne le savent pas, des néo-nazis sont maintenant au pouvoir en Ukraine!

        …et prouvant l’inutilité de la motion!
        amicalement, Eric

  5. Mais comment éviter alors tous les risques de l’interventionnisme étatique, bien connus : surproduction, pénurie, pratiques mafieuses, travail au noir, bulles des mécanismes financiers publics … ?

    Oublier toutes les formes de gouvernements jusqu’ici mises en place par des représentants des plus fortunés, car il y a conflit d’intérêt évident, et concevoir une forme de gouvernement incorruptible. Il faut se donner les moyens de cette réflexion, qui jamais n’a été entreprise. (excepté par quelques personnes qui se penchent dessus depuis peu)

    En 225 ans, jamais on n’a remis en question le système de gouvernement. N’importe quel bonimenteur peut se présenter aux plus hautes fonctions, et avoir le poste s’il présente bien (ses mensonges) Incroyable non?
    Oseriez vous embaucher votre patron de cette manière?

  6. > Cédric, Georges, Torpedo
    Comme le dit Torpedo, l’état intervient bel et bien de manière coercitive sur la construction (en France, mais je suppose que c’est de même en Belgique).
    – La règlementation thermique (RT2005 puis RT2012) impose des normes d’isolation de plus en plus drastiques, est obligatoire pour tout bâtiment neuf, il faut même maintenant produire une attestation d’un bureau d’études au niveau du permis de construire. La RT2012 a évolué pour prendre en compte dans ses coefficients les sources d’énergies renouvelables, et demande une étude d’approvisionnement énergétique pour les gros projets.
    – Côté « incitation », les labels du genre NF-logement HQE ou Cerqual sont obligatoires dans certaines ZAC et pour le reste donnent droit à des réductions d’impôts pour les acquéreurs de logements. Ils sont donc systématiquement mis en oeuvre. Ils intègrent (des milliers de pages de) contraintes tant au niveau de la conception du bâtiment, du chantier, de la vie du bâtiment et même de son recyclage éventuel.

    Mais comme le souligne Georges, il y a bien des travers à ce qui devient une « technologisation des bâtiments », qui a parfois des contreperformances au niveau technique (mais c’est de plus pris en compte par les labels, c’est pour ça qu’ils prennent 100 pages de plus chaque année.
    Mais je vais plus loin : ces bâtiments de plus en plus écologiques, adaptés, « intelligents », que nous construisons… moi aussi, j’ai parfois envie d’ouvrir la fenêtre, même en hiver… je trouve que ces nouveaux logements si bien intentionnés sont… tristes ?

    1. Ils seront peut être plus évidents le jour où l’air extérieur sera plus vicié et irrespirable que celui de l’intérieur , même morne et débilitant .

      On y arrive petit à petit, et cela me fait ressentir comme prémonitoire le petit dessin du canard enchainé , où un personnage se porte les mains à la gorge en disant :  » de l’air ! « 

    2. Mais je vais plus loin : ces bâtiments de plus en plus écologiques, adaptés, « intelligents », que nous construisons… moi aussi, j’ai parfois envie d’ouvrir la fenêtre, même en hiver…

      Bonsoir Mr Pourtales

      … Et les utilisateurs font comme vous!
      Au risque de faire mentir partout, des bilans thermiques apparemment mirifiques…
      A quand les logements individuels aux fenêtres condamnées ?
      Ne serions nous pas en train de créer des logements pour des hommes devenus robots pour mieux coller aux calculs de nos chers ingénieurs?
      Eric

      1. > Torpedo, juannessy
        Ne stigmatisons pas trop vite nos « chers ingénieurs ». Les préconisations qui sont faites dans les règlementations visent quand même des objectifs écologiques parfaitement défendables. Ces ingénieurs-là ne font que prendre la suite opérationnelle de ceux du Giec. On ne peut pas vouloir tout et son contraire. Ouvrir sa fenêtre en hiver fait bel et bien monter le niveau des océans.
        Mais sur le fond, je vous rejoins. La logique de production des bâtiments transpire d’un monde qui s’effondre. « Robots », enfermés, c’est effectivement le résultat in fine d’une réflexion écologique poussée au niveau opérationnel… et c’est pour moi un sérieux contrepoint à l’appel à l’action étatique du billet de Cédric Chevalier, et à la « morale » écologique en général.

      2. @Stéphane :

        Je stigmatiserais d’autant moins nos « chers ingénieurs » que j’ai été de ceux là même , qui avaient à discuter et faire appliquer quelques unes de ces innombrables normes , et je connais toute la difficulté de l’exercice entre coups bas et difficulté intrinsèque même entre gens honnêtes et de bonne volonté .

        Au delà de ces  » péripéties » habituelles dans toute négociation , un des grands dangers , mais qui n’étonnera pas Paul Jorion , c’est la complexité introduite par le nombre , le fourmillement , l’interdépendance des domaines , qui fait que les impacts ne sont pas forcément maîtrisés et que le big data ne fasse plus sens .

        PS : je poursuis mon enquête via mes SDEC perso , pour en avoir le cœur un peu plus net sur Pollinis et essayer de définir qui manipule qui via Google ( en clair, il est quand même étonnant que les commentaires négatifs de quelques illustres inconnus arrivent en tête de gondole des moteurs de recherche). Illustration des combats » tyranniques »?

  7. L’incompétence (pour cause de conflits d’intérêts) de nos gouvernements, quels qu’ils soient, ne se limite pas au bâtiment, mais à tous les domaines?
    Il faut élargir la réflexion!

  8. J’ai bien apprécié la phrase disant que la sensibilisation/incitation « n’aboutit qu’à de gentilles et charitables réalisations (qui souvent servent de green washing confortable et allègent la conscience de ces mêmes acteurs économiques). » Il faut avouer qu’on est lassé de ces infos sur les petits gestes citoyens de grosses entreprises. Ainsi une qui avait fait un premier rapport environnemental (bidon, comme d’hab) un an avant qu’il ne soit obligatoire, et s’en vantait.
    Or l’article ne parle pas du travail intense des lobbys pour détricoter les normes et contraintes, pour écrire les lois, pour définir les problèmes en les dénaturant.
    S’il faut une tyrannie verte, c’est parce que nous subissons une tyrannie qui ne dit pas son nom. Et donc la propagande stupide nous rend las…

  9. Est-ce vraiment hors sujet :

    Aujourd’hui, un homme est passé au tribunal pour avoir hébergé des sans abris.

    Car voyez vous, mettre quinze personne à l’abris de la pluie et du froid dans un batiment qui n’est pas aux normes, c’est interdit.

    Les laisser crever de froid dehors est donc recommandé.

    Et chaque norme qui vise bien sur, le confort et la sécurité de tous, devient sur le terrain un argument d’exclusion.

    Je crois pour ma part, que l’état devrait un peu lacher la grappe à ceux qui veulent faire quelque chose. La barre est trop haute pour beaucoup trop de monde aujourd’hui, et le monde qu’ils rêvent en votant les lois, n’existe pas, n’existera pas. Et oui, quelque fois, cela se passera mal, mais on pourra aussi à l’occasion, trouver du nouveau !

    1. Je crois pour ma part, que l’état devrait un peu lacher la grappe à ceux qui veulent faire quelque chose. La barre est trop haute pour beaucoup trop de monde aujourd’hui, et le monde qu’ils rêvent en votant les lois, n’existe pas, n’existera pas.

      Mieux que ça: il faut que ceux qui veulent faire quelque chose soient « aux responsabilités », comme on dit…

      1. Oui, à condition :

        – De laisser sur le terrain ceux qui font du bon boulot.

        – De respecter absolument la « biodiversité » des solutions

      2. Bien sur! Ce qui suppose un système de gouvernement totalement repensé.
        C’est la le fond du problème
        , qui pourtant n’a pas l’air d’intéresser grand monde.

        On fait l’hypothèse implicite que le système actuel est immuable, car issu de la Révolution.
        Mais non! il faut foutre ce truc on ne peut plus idiot en l’air, et réfléchir à autre chose sérieusement!

        Si je vous disais que les fondations des immeubles se font avec des pelletées de matériaux choisis au pif pace qu’ils se trouvent là, mais démocratiquement, car on a toujours fait comme ça, vous me traiteriez de fou furieux, non?
        Mais alors réveillez vous!

    2. Au cas particulier ( il s’agit d’un prêtre stéphanois ) , j’ai surtout le sentiment que  » la norme » mise en avant était le masque de motivations moins normées ( éjecter des Roms et leur faire comprendre qu’ils ne « s’en tireraient pas  » dans une église) .
      Bref , la norme a bon dos .

      1. @juannessy, Stéphane-Samuel Pourtalès, Cédric, Georges, Torpedo et en fait tous

        Comprenez vous que les fondations (système politique) de l’immeuble qu’est notre système économique, social, et écologique, ont été conçues de manière aberrante, il y a plus de 2 siècles,
        et que ces fondations malsaines sont la cause de l’effondrement de notre immeuble commun ?
        En tant qu’architecte, vous préconiseriez quoi?

      2. Quitte à filer la métaphore , regardez mieux ce qu’est le sol que vous pensez connaître .

        Car c’est lui qui vous résiste . Ou pas .

      3. @juannessy 4 décembre 2014 à 20:45

        Quitte à filer la métaphore , regardez mieux ce qu’est le sol que vous pensez connaître .

        Car c’est lui qui vous résiste . Ou pas .

        Certes, mais le sol, ça se travaille.
        Et on ne manque pas de gros engins pour travailler le public, (d’ou l’appellation « travaux publics ») et sacrément efficaces. Preuve en est que l’on arrive à faire voter 70% des français pour des types qui se moquent d’eux, ceci 40 ans d’affilée, et ils sont toujours prêts à remettre ça !

        Sinon, encore faut il savoir vers quoi on veut aller ? en fait c’est plutôt ça la question que je vous posais.

      4. Juannessy

        Oui, la norme n’est qu’un outil, et l’usage qui en est fait n’a rien à voir avec celui affiché pour lequel elle avait été mis en place.

        C’est ce que vous dites, et je n’ai rien voulu dire d’autre.

      5. @Dominique :

        Et la réponse que je vous faisais , c’est que l’immeuble social et ses fondations , sont fonctions de la société , de ses amours , de ses rêves , de sa soif d’ordre , de ses soifs de pouvoirs et d’agir .

        Toutes inclinations très inégalement réparties , pire variables dans le temps pour chaque individu .

        Le meilleur ( le moins mauvais?) immeuble est sans doute celui qui se fonde et bâtit tous les jours avec le plus d’inclinations contradictoires satisfaites .

        Le rôles des architectes est alors de rappeler les quelques grandes règles de construction qui ont beaucoup à voir avec l’Ethique , la morale , la vie et sa poursuite .

        Un bon architecte ne vend pas des plans ou de la norme . Il donne à bien vivre dans un habitat .

        Il est rare .

      6. Le rôles des architectes est alors de rappeler les quelques grandes règles de construction

        Et la première règle devrait être d’interdire la propriété privée du Capital (sauf dans certains cas particuliers et temporaires…) , et de la remplacer par le droit d’usage, moyennant rétribution de la collectivité, propriétaire du Capital.

      7. C’est une règle qui peut être proposée , mais qui apparemment va à l’encontre de l’inné ou de l’acquis d’une majorité capitaliste ou religieuse .

        Pour la doctrine chrétienne ( et le libéralisme philosophique ) en particulier ,la propriété privée est la condition de préservation de la liberté de l’individu contre « tout le reste » .

        Cela vaut donc la peine qu’on essaie de convaincre , même s’il est déjà assez patent aujourd’hui que la propriété privée asservit au contraire une majorité d’individus .

        La particularité de l’immeuble à (re) construire , c’est que les habitants doivent en être aussi les architectes et les rédacteurs du règlement de co-non-propriété.

        Le guide architecte doit apprendre à faire avec .

      8. Bien sur, c’est au peuple de décider!

        Mais tout a été fait justement pour rentrer au plus profond de lui-même que propriété privée = liberté.
        Même la religion s’y est collée!

        On a soigneusement évité de lui expliquer que la propriété privée des plus riches impliquait la servitude du plus grand nombre!

        Que la propriété d’un droit d’usage offrait la même liberté que la propriété privée, tout en évitant que le plus grand nombre ne devienne soumis aux plus riches!

        On lui a dit que sans propriété privée (du Capital seulement, mais autant faire l’amalgame avec le reste…), on deviendrait communistes, avec le goulag et tout et tout.

        Bref, le problème de fond est de rétablir ces vérités, car une fois que l’on a admis ça, a moins d’être ultra riche, on rejette le droit à la propriété privée avec autant de force qu’on avait pu le défendre avant.

      9. J’oubliais la cerise sur le gâteau: tout est fait pour que l’on adule les rois, les princes, les riches.
        Le plus attristant est de voir a quel point on respecte ces délinquants qui ont commis le crime parfait, et à la vue de tous ! Il y a même des revues spécialisées pour nous conter leur « réussite » ! Chapeau les artistes.

        Qu’est ce qu’ils doivent rigoler entre eux, une fois débarrassés de leurs accoutrements hors de prix pour nous faire rêver, et mieux nous embobiner.

      10. La cerise sur la cerise, est que l’Eglise, le pape, le Vatican soutien ces milliardaires, tout en prônant la charité envers les pauvres… avec aussi leurs accoutrements spécifiques.
        Les « Guignols de l’info » l’expliquent d’ailleurs très bien.

  10. Je crois que la dose de courant d’air et leur répartitions seraient des choses mesurables avec lesquelles on pourrait combiner l’économie d’énergie.
    On en reviendrait à des principes connus sous d’autres formes, comme la ziggourat pour aérer un patio dans les pays désertiques.
    Mais le mieux serait que l’on soit davantage acteur de son logement. Et par exemple un appartement qu’on module soit-même serait un bon plan, à mon avis : panneau d’isolation partiellement amovible (là où l’encastrage n’est pas trop casse-tête), courant d’air dosable par de la fumisterie généreusement incluse (des colonnes sèches).
    Pour les bétons, c’est un domaine très travaillé dont le coût est assez bien connu : coût énergétique élevé de la chaux (constituant réactif, CaO), ensuite coût environnemental des excès d’eau, mais ceux-ci sont assez maitrisables, et même le besoin d’eau par m3 construit peut être beaucoup abaissé, dans les lieux de construction où l’on ne souhaite pas tirer sur la ressource locale.
    Pour revenir à la modularité, l’essentiel me semble d’éviter les effets de cliquet (les choix qui gèlent ou surdéterminent tous les changements ultérieurs), et de ne pas vouloir non plus que tout soit modulaire.

    1. La dose et la répartition des courants d’air est déjà bien théorisée. Ça s’apelle la « VMC double flux ». L’air extrait réchauffe l’air entrant au moyen d’un échangeur de chaleur. Ça n’est exigé que pour des labels très exigeants et rarement mis en œuvre en France, du type Passivhaus. (Parce qu’il faut deux fois plus de tuyaux que la VMC traditionnelle.)

      1. Pas souvent mis en oeuvre en France, parce que gros malins comme on est, on préfère une VMC simple flux avec des arrivées d’air froid au-dessus des fenêtres que l’on compense avec notre amour désuet pour les radiateurs électriques alimentés par les centrales nucléaires.

        Résultat de l’obsession du court-terme (la VMC double flux coûte effectivement plus cher à installer). Et de l’incapacité à comprendre que le meilleur moyen d’économiser de l’énergie, c’est de ne pas en consommer. C’est pour cela que l’on voie fleurir des passoires avec des pompes à chaleur/puits canadiens/panneaux solaires, etc. Alors qu’one bonne isolation avec une double flux et un échangeur thermique correct…

      2. Je suis d’accord aussi ;mais ça nous éloigne un peu des préoccupations théoriques de Cédric Chevalier .

        Julien Alexandre : n’avez vous pas été fonctionnaire européen pour éclairer Cédric ?

        Pour ce qui est de se chauffer tout un hiver de façon la plus économique et écologique qui soit , tout en vivant la fenêtre ouverte , pourvu qu’on habite au premier étage , la recette est en fait très simple et reconnue .Il suffit de disposer d’une seule buche de bois .
        De la jeter par la fenêtre , de descendre la chercher , de remonter au premier étage , de la jeter par la fenêtre , de descendre la chercher , de remonter au premier étage ,….

    2. Est-ce que finalement ces VMC simple ou double flux ne finissent pas par aggraver le niveau de pollution (formaldéhyde, toluène, etc ) de l’air intérieur ?
      En supposant qu’elles soient bien installées et entretenues…

    3. J’habite une maison très basse énergie, avec VMC double flux. Je peux vous assurer que comme la maison est aérée en permanence, l’air est toujours « frais » sans être froid. Par exemple le matin, avec porte et fenêtres fermées, au réveil, il n’y a pas cette impression d’air vicié qui vous pousse à ouvrir la fenêtre.
      Bref, dans une telle maison, vous n’ouvrez pas la fenêtre parce que vous n’avez pas envie/besoin d’ouvrir la fenêtre. NB: personne ne vous oblige à ne pas ouvrir le fenêtres, c’est juste qu’il fait plus froid si vous les ouvrez, et ça c’est sûr, ce n’est pas très agréable 😉

  11. Je vis depuis quelques mois à Penang en Malaisie.
    Ici l’economie est en croissance (même si certain s’inquitent de voir passer la croisance de 6,5% à 5,6%). On voit beaucoup d’annonces pour engager du personnels avec même des « walk in interview »
    En attedant ils construisent des routes, ponts, usines, centres commerciaux partout mais aussi des immeubles d’habitation.
    Les immeubles sont des horreurs qui font penser aux HLM des années 70 avec quelques supplément genre picine commune pour faire « luxe ».
    On peut aussi se demander à quoi bon construire durable ?
    Avec une croissance démographique d’environ 1,7% la population double en 40 ans, donc la tour de 30 etages devra être reconstruite avec 60 etages dans 40 ans etc. Dans cette optique pourquoi construire pour plus de 40 ans ?
    En plus le prix de vente des appartement est fonction du marché (de la spéculation ? ) et la durabilité ne semble pas un critére important. Avec l’energie subsidiée par le gouvernement pas besoin de paufiner le rendement thermique pour les airconditionné…

    J’ai concience des limites des ressources de la terre et du mur duquel nous nous raprochons en accelerant et je suis en faveur des initiatives pour le dévelopement durable.
    Je me pose néanmoins la question si ce sentiment européen n’est pas lié au viellisement de l’europe, le durable = reaction contre la peur de mourir.
    Le durable a aussi un sens sans croissance de la population car il devient transmisible entre générations (à condition que l’évolution technologique ne l’ai pas rendu obsoléte).

  12. Les plus favorisés s’accommodent très bien du système de sélection de nos incompétents dirigeants, car cela leur laisse un maximum de libertés individuelles, tout en désignant les responsables sur qui, « démocratiquement », nous nous défaussons de nos responsabilités collectives.

    Mais il va falloir choisir entre, enfin, assumer cette responsabilité collective en y mettant les moyens adéquats (et non plus via de ridicules élections d’un autre age), et la liberté individuelle de faire n’importe quoi du moment qu’il en sort du profit. En commençant par admettre que les 2 sont désormais incompatibles.

    1. C’est ça qui me parait ardu. Parce que « la responsabilité collective », partager des avis, faire des choix ensemble, c’est un gros travail, pas toujours rigolo, et qui est loin de faire rêver tout le monde.

      On s’y met contraints, lorsqu’on est dans la même galère, mais y aller par choix, franco, « à froid »…..c’est pas dans le souhait de beaucoup….

      1. C’est pas le souhait de beaucoup car on laisse penser qu’ils auront à faire des sacrifices!
        C’est dans l’intérêt des hyper friqués de faire penser ça.
        Alors que tout dépend du modèle économique qui remplacera l’actuel, délirant.

        On peut imaginer des alternatives infiniment plus sympathiques pour tout le monde que l’actuel système, et en respectant la planète…

      2. Oh, « je ne fais pas penser » ! 🙂

        C’est juste quelques années passées dans des asso ou des commissions, où j’ai constaté, tout simplement, que ce n’est pas facile, et que la responsabilité n’attire pas les foules.

        Mais je suis d’accord avec vous, c’est un travail de longue haleine d’apprendre à prendre sa vie en main. A commencer dès l’enfance, et je m’y emploie….

      3. Non, non, ce n’est pas tellement prendre sa vie en main à la manière des moines, c’est de faire en sorte qu’advienne un autre système ou on puisse tous vivre bien sans se flageller.
        Et il ne faut rien attendre de la responsabilité individuelle, les individus se comportent toujours, et tout simplement comme le système les y incite. Voyez les hyper friqués: ils en ont rien à foutre, puisque rien ne les incite à se comporter différemment.

    2. La seule façon que toutes innovations technologiques puissent être rentable des points de vue environnemental et de préservation des ressources est dans le cadre d’une diminution globale des activités du domaine ou sont appliqués les dites techniques, dans le cas contraire vous ne ferez qu’aggraver le phénomène de l’épuisement puisque déjà nous sommes dans un contexte de surexploitation des ressources.

      1. La seule façon que toutes innovations technologiques puissent être rentable des points de vue environnemental et de préservation des ressources est dans le cadre d’une diminution globale des activités du domaine ou sont appliqués les dites techniques,

        Pas seulement!
        On pourrait aussi utiliser les ressources beaucoup plus intelligemment. D’autant que (à la grosse louche) 90% de nos activités ne servent à rien si ce n’est justifier un salaire ou un profit, relativement à notre système économique délirant, qui interdit d’ailleurs de faire autrement.

      2. @Dominique
        Tout à fait en accord c’est la suite logique, d’abord identifier les secteurs prioritaires essentiels basé sur le maintien d’une qualité de vie décente pour tous et dans une transition de changement de cadre économique (nouveau paradigme) signifier que certains secteurs d’activité devront simplement disparaitre.
        Pour les secteurs prioritaires, diminuer l’activité global de ces secteurs est aussi techniquement facile, si les biens produits(objets) ont une durée de vie décuplé, conçu pour être facilement réparable, comparé a maintenant, ce faisant une fois le plateau de satisfaction du maintien d’une qualité de vie décente est atteint il suffira simplement d’entretenir adéquatement ces actifs d’où une diminution de la demande des ressources affecté. Simple à concevoir.
        C’est la seule façon de diminuer notre empreinte écologique. Ces mesures dans un nouveau cadre économique devrait durer tant et aussi longtemps que les principaux indicateurs, comme le taux de CO2 dans l’atmosphère ne serait pas en diminution significative. Le CO2 n’est qu’un exemple, il y a aussi beaucoup d’autres produits chimique qui devront faire parti de ces mesures d’évaluation etc.

  13. Ouvrir sa fenêtre en hiver fait bel et bien monter le niveau des océans.

    Respirer aussi peut-être..?
    Non, Mr Pourtalès.
    Comment peut on projeter un avenir pour notre espèce avec des considérations aussi contraire à la vie même?
    Avec de telles pensée, ne reste que le suicide…
    …cette lâcheté suprême pour échapper à la nécessité de nettoyer nos « cochonneries » par simple respect pour ceux qui suivent!
    Pourtant il faudra bien s’y coller un jour, car (je l’espère sincèrement) il n’y a pas de planète de rechange!
    Et ça tombe plutôt bien, parce que, malgré les pitoyables (alors que pourtant rémunérées par les pays auteurs des « empreintes » les plus funestes!) jérémiades prospectives du GIEC,
    notre Terre est d’une santé suffisamment bonne pour, tous (et jusqu’au dernier), nous enterrer, même si c’est sous des montagnes d’immondices!
    La présomption de l’humain et son ridicule aussi ( qui lui malheureusement ne tue pas!) n’ont pas de limite, à ce que je vois!
    Quant aux vertus de la mesure, de la sagesse, et de l’honnêteté, gageons que la colère des peuples saura, dans un proche avenir, y ramener nos penseurs égarés par la sombre et froide logique des chiffres.
    Revenons à la raison, par pitié, ou préparons nous à mourir dans la crainte.
    Pour ma part, et par conviction déontologique profonde, je refuse d’appliquer des normes qui pourraient nuire à la vie ou à la liberté des citoyen. C’est un minimum à partager, mais…
    …serais-je donc le seul à me souvenir avoir prêté serment dans ce but?
    Bien fraternellement, Eric.

    1. Je suppose qu’il voulait dire que ,si on ouvre ses fenêtres, il faut fermer le chauffage dans le même temps .

      Ce que devraient mettre en application les magasins surchauffés qui laissent les portes grandes ouvertes pour faciliter l’accès du chaland .

    2. La « raison », la « mesure », la « sagesse  » et « l’honnêteté » nous indiquent sans détour possible que « vivre » tout simplement (à l’occidentale) détruit la planète. En tout cas l’appauvrit et la change. Péter, également (pour les vaches). Divorcer, aussi. (voir l’évolution du taux d’occupation des logements sur 40 ans).
      Le chauffage des logements représente 20% de la consommation énergétique totale du pays.
      « Nettoyer nos cochonneries » commence par là. Est-ce au prix de notre liberté ? Bien-sûr. Comme on restreint sa propre liberté, à tout moment, pour ne pas blesser les autres.
      L’avenir semble bouché par ces contradictions. Mais en faire l’économie ne résout aucun problème. Pourquoi ne pas regarder le paradoxe en face. Même s’il est fermé comme un roc.
      Et je pense que de toute façons, tout le monde « meurt dans la crainte ».

      1. Cher Monsieur Pourtalès,
        Je ne vis pas à « l’occidentale », parce que cela ne signifie rien pour moi, je vis comme je le peux, fort modestement mais avec bonheur et le plus respectueusement qu’il m’est possible, de la nature et d’autrui, et j’ai coutume de faire passer mon propre confort après ces impératifs qui sont pour moi, fondamentaux. Ce minimum là ne me paraît partagé qu’en paroles ici ou là, et cela me navre.
        Bien-sûr tout le monde meurt dans la crainte, mais on peut mourir avec plus ou moins de crainte: Celle de la mort elle-même peut être notablement aggravée par la conscience de devoirs fondamentaux inaccomplis. Chacun choisit lesquels sont fondamentaux. Il convient seulement de ne pas se tromper! C’est possible, je le sais.
        Mais pensez vous que ce soit si facile? Ou plus facile si on choisit ses priorités en fonction de ce que pense la majorité, parce qu’au moins on est pas seul.?
        Moi je ne le pense pas, car éviter les écueils est un travail à plein temps et le pilotage automatique ne me convient pas.
        L’écologie mondialiste à vocation potentiellement curative, actuellement poussée à son paroxysme scientifique ( car elle ne défend même plus une pensée humaniste), ne serait-elle pas appelée à devenir la marque d’un nouveau despotisme planétaire, à l’encontre, et bien évidemment à l’avantage toujours des mêmes.
        Quand les pays dits « en voie de développement » seront en mesure d’améliorer leur niveau de vie, de quel droit irons-nous leur imposer telle ou telle solution énergétiquement correcte, alors qu’on a honteusement pillé leurs ressources, pour en disperser les composant toxiques dans l’atmosphère et le sol commun!
        Et pourquoi nous écouteraient-ils? Le respect de l’expertise peut-être?
        Il semble donc que nous ayons gravement compromis la santé et la durabilité de notre planète?
        Mais alors, ne s’agirait-il pas là, d’un crime contre l’humanité que pourraient à juste titre nous reprocher tous ces pays pauvres?
        Pourtant, les plus démunis n’y pensent même pas eux-même, au fond, tout occupés qu’ils sont à tenter d’accéder à ce confort civilisé qui nous file entre les doigts aujourd’hui.
        Ah pardon! Si! Certains y pensent plus ou moins, en se servant pour cela de l’islam…Oh! ça c’est pas gentil!
        Les empêcherons- nous tous (les pacifiques comme les belliqueux) d’y parvenir en les écrasant pour nous préserver un peu d’air pur ? Charmant programme!
        La saleté de la planète n’a pour seule origine que le manque d’humanité de ses occupants dits développés, et les cochonneries qui en découlent sont à éliminer avant tout, plutôt que de culpabiliser des victimes, intérieures ou extérieures, toujours plus démunies.
        Mais peut-être serait-il préférable que je me taise.
        Ne vous impatientez pas, avec l’agacement, je sens que ça vient.

        En mémoire d’un humanisme défunt ( RIP!), et me semble-t-il à réinventer d’urgence…
        Cordialement Eric.

  14. Je suppose qu’il voulait dire que ,si on ouvre ses fenêtres, il faut fermer le chauffage dans le même temps .

    Certainement..! Et quand je pense à toute cette énergie gaspillée par la planète…
    …que dire de notre soleil, si peu économe et qui chauffe inutilement un désert…heu…presque désert…
    …et de notre vilaine planète Terre qui excrète sa lave si précieuse par tout ses pores…
    Quel gâchis..!
    Vite, je vais fermer ma fenêtre, il fait 5 degrés chez moi et la chaudière qui tourne à fond!
    Eric

  15. dans le batiment , il y a des solutions techniques interessantes qui se developpent (béton chanvré par exemple ) c’est pas ça qui manque !
    le probleme du batiment , de la construction est le suivant :
    1/ la standardisation est difficile à mettre en oeuvre , le primo-accedant tient à son pavillon customisé l’archi veut que sa tour soit la plus ceci la cela etc
    2/construire est une décision politique sujete obligatoirement à corruption , on peut tout faire construire ou rénover , raser et/ou garder une façade historique etc
    la logique de la RT (réglementation thermique) s’oppose à la logique d’un archi ou d’une région , d’un climat , la logique d’un archi s’oppose à celles des contribuables , la logique d’un politiicien s’oppose au developpement durable ( les lycées ou des petits hopitaux qui ferment juste pour satisfaire le besoin d’inaugurer un autre batiment par un elu local ça se voit tout les jours!).
    le cycle de vie d’un batiment est plus long qu’un cycle de vie humain , il faut redefinir les usages et les destinations des batiments .
    qu’est ce qui est mieux , des structures algeco cablées correctement pour toute l’informatique ou un lycée rénové toujours aussi inconfortable pour les nouvelles technologies ?
    toutes ces zones pavillonnaires, commerciales s’etalant à l’infini , des tours poussant comme des chamignons n’ont aucun sens si l’on pense « construction durable  » , tout sera à reconstruire dans 30 ans faute d’anticiper les besoins ,c’est ça le gaspillage .

  16. construire est une décision politique sujete obligatoirement à corruption

    Cher Pseudo Cyclique,
    Seriez- vous en train d’affirmer qu’on ne peut construire sans être obligatoirement corrompu?
    Si oui je comprend votre attachement au chanvre…
    Mais, plutôt que de le fumer, mettez le si vous le souhaitez dans du béton, et n’en venez surtout pas à le tresser pour vous pendre, même si vous me semblez dangereusement désenchanté!
    Un peu de mesure ne nuit pas.
    Si la corruption existe bel et bien, elle n’est heureusement pas omniprésente et de plus très facile à éviter pour ceux qui travaillent et se comporte honnêtement…et qui sont nombreux à ne défendre que cette seule et unique politique!

    Amicalement, Eric

    1. Si la corruption existe bel et bien, elle n’est heureusement pas omniprésente et de plus très facile à éviter pour ceux qui travaillent et se comporte honnêtement…et qui sont nombreux à ne défendre que cette seule et unique politique!

      Pas si simple. Le système économique actuel est bâti sur des lois votées lors des révolutions du 18 èm siècle, par des personnes corrompues car elles représentaient les seuls intérêts de la classe sociale des Propriétaires autoproclamés.
      De ce fait, tout en pensant faire votre travail honnêtement, il est possible que vous participiez à l’Arnaque ainsi instituée, qui aboutit à la méga crise financière, écologique et sociale que nous connaissons.

      1. Bonsoir,
        Coupable sans même le savoir ! Ben voyons! C’est bien pratique, chacun est responsable d’une arnaque à l’origine de ses propres malheur… Vous n’avez pas l’impression de jouer le jeu de nos politiques actuels, assujettis à la finance sauvage?
        Bien sûr, j’attendais cet argument, très pratique pour excuser son propre laisser aller, et tenter d’insinuer le doute et la culpabilité chez les moutons, mais pas de votre part…ça manque d’originalité
        Désolé, je ne marche pas à ces petites lâchetés là, trouvez autre chose…
        Effectivement, je respire, je pète, j’urine et défèque, je crois même que je postillonne aussi un peu quand on m’asticote, et je vous rassure il m’arrive même d’aller faire mes courses au super marché, et de polluer, pour me laver, une eau chaude non solaire! Je continue?
        Faut pas qu je m’énerve, il parait que ça produit plus de CO2 encore!
        Avec de tel argument, j’affirme que vous vous rendez vous-même coupable de complicité avec ce système que vous décriez tant.
        Vous demandiez plus haut comment reconstruire l’édifice sociétal, financier, ou que sais-je encore, fissuré qu’il est de toute part…
        Je vous répondrai qu’il convient de conserver ce qui tient encore, de l’étayer, de le bâcher, puis avec patience, après avoir purgé d’abord sur un angle les parties malsaines de remonter les maçonneries, par étapes, angle après angle, mur après mur, tuile après tuile.
        Les bâtiments, Monsieur, ne sont pas responsables du manque d’entretien de leurs propriétaires, ils ne font que leur ressembler. Il nous faudra aussi démolir ce qui a été mal construit pour sauvegarder les meilleures bases, car nos anciens ne les ont pas si mal conçu.
        Si vous cassez l’immeuble vous devrez tout réinventer d’un seul coup, et en attendant le palais que vous appelez de vos voeux, comment survivront ses actuels occupants, vous, moi et nos semblables?
        Je commence à me fatiguer des attitudes nombrilistes culpabilisées ou désabusés (elles sont morbides) que l’on rencontre trop souvent au détour du blog! Prenez un peu modèle sur Paul Jorion, même si c’est difficile parfois, il garde son optimisme malgré tout et il cherche des solutions…
        Restez positif, ça peut être utile, vous n’avez pas encore tout vu…
        Avec bienveillance quand même… Eric.

      2. chacun est responsable d’une arnaque à l’origine de ses propres malheur

        Mais non, je n’ai pas dis que nous étions responsables! J’ai dit que nous participions à une Arnaque, sans en être conscients!

        Par exemple, j’ai passé 30 ans de ma vie à faire des choses généralement totalement inutiles, mais qui me permettaient de toucher un salaire; qui lui même me donnait droit de capter de vraies richesses produites par d’autres! Vous comprenez l’Arnaque ?

        Faire n’importe quoi, du moment que ça colle à la logique stupide du système, pour capter des richesses; L’idéal, c’est quand même rentier, hein.

        Ensuite, il n’est peut être pas nécessaire de casser tout l’immeuble. On peut imaginer travailler le sol pour reprendre les fondations, pour que ensuite il soit beaucoup plus vivable. Ok, pas facile de travailler le sol sous un immeuble, mais faut y réfléchir…

      3. Plutôt que de faire des choses inutiles au prix d’inconvénients tout aussi superflus, j’aurais préféré être utile, et ce n’est pas le travail utile qui manque, ne serait ce que pour me faire plaisir, mais le système économique ne permet pas, dans de tels cas, de payer les factures.

        Les « besoins » au sens économique, n’ont aucun rapport avec les besoins réels. Ce n’est que pur coïncidence si parfois ça correspond. (là, j’ai une pensée très attristée pour nos économistes et financiers qui travaillent sans compter (enfin si, un peu quand même…) pour arriver a ce remarquable résultat)

        Donc, j’ai fait des trucs idiots, mais permettant de payer mes factures, car générateur d’une espérance de profits ou de profits, je n’en sais rien, pour mes employeurs. Et c’est le cas de la plupart d’entre nous!

  17. Par exemple, j’ai passé 30 ans de ma vie à faire des choses généralement totalement inutiles, mais qui me permettaient de toucher un salaire; qui lui même me donnait droit de capter de vraies richesses produites par d’autres! Vous comprenez l’Arnaque

    Bonsoir Mr Gagnot,
    Si, Si, je comprend très bien ce que vous voulez dire, mais j’avoue que j’ai beaucoup de mal à comprendre comment un être humain normalement constitué peut supporter un tel pensum pendant 30 ans sans devenir fou! Et loin d’admirer la performance, j’aurai tendance à vous plaindre sincèrement, mais je suis sûr que vous me donneriez tort, et vous auriez, sans doute, tout à fait raison. Je n’en abuserai donc point.
    Je m’explique: grâce à la modestie de mes revenus d’indépendant, j’ai eu la chance d’apprendre très tôt à gérer d’abord, la pénurie des débuts, puis une très légère atténuation de celle-ci par la suite… Ceci m’a permis d’accepter des situations peu confortables et des choix indispensables dont je ne détaillerai pas ici la teneur, tant ils sembleront inacceptables à beaucoup! Pourtant, je peux désormais témoigner qu’il est possible de vivre avec bonheur d’un métier qu’on aime, que l’on fait avec le seul souci du travail bien fait, mais surtout, librement, sans patron, sans recherche particulière de rendement financier ou de performance concurrentielle, en gagnant certes très peu, mais en se faisant payer raisonnablement et surtout juste assez peu pour ne payer que peu d’impots. L’on s’aperçoit assez vite que des besoins vitaux de gens simples ne trouvent dans notre société plus satisfaction, et que des savoir faire basiques payés au plus juste prix, peuvent alimenter une vie complète d’activité, ce qui est devenu presque impossible pour un salarié dans une entreprise!
    Si l’on considère que la consommation à outrance est la cause de tout nos malheurs, ce mode d’activité exercée avec probité et respect de soi comme d’autrui, peut permettre de la ramener (avec la spéculation qui va avec) à un niveau potentiellement moins influent. Il serait certainement possible de transposer à toute les formes d’activité humaines, ce principe d’indépendance et de responsabilité, et de permettre d’aider ceux qui ne demandent seulement qu’à travailler pour vivre.
    Car dans ce monde ou la notion d’argent est omniprésente, curieusement, ce que tout le monde veut, est ce qui est le plus cher et le moins utile! Il suffit de refuser cela pour se libérer de contraintes morales énormes, qui découlent de la volonté injustifiée et contre nature de consommer plus beau, plus grand, et mieux que ses voisins, cousins, frangins… Reste le regard des autres à supporter… Mais, regardez-moi, je ne crains pas le vôtre!.. Ni celui de qui que ce soit!
    Je devrais?
    La seule « vraie richesse » à capter, n’est pas l’argent, mais l’amour, l’amitié, le savoir ( encore que) et la sagesse.
    Bonne soirée, et bonne nuit!
    Eric.

    PS. Vous possédez que vous le vouliez ou non, quelques pierres de cet édifice si mal foutu que vous vouliez reconstruire à neuf. Et que nos anciens ont contribué à bâtir avec peine.
    Il suffit pour qu’il tienne debout de cesser d’y adjoindre extensions et surélévations de briques et de broc et de remettre en état les porteurs qui n’ont pas vu de truelle depuis des lustres.
    Les fondations suffiront bien, mais j’ai vu bien souvent des fuites de toiture migrer dans les vieux murs et les saper à la base tandis que les occupants se plaignaient de remontées humides! La surveillance et l’entretien en bon père de famille, ça c’est important!
    Mais je ne saurai pousser plus loin la métaphore initiale au risque d’argumenter qu’il vaut mieux travailler sur l’ancien, nécessitant depuis longtemps des travaux, plutôt que de s’astreindre à construire en neuf, à cause de cette foutue réglementation thermique inapplicable! Mais après tout, un pays qui n’est plus capable de simplement rénover et améliorer ses immeubles existants peut-il vraiment exceller à construire du neuf?
    Je ne sais pas, mais je sais que certains Architectes adorent faire paraître leurs oeuvres dans de luxueuses revues… Qui sait, certains construisent peut-être un peu plus pour eux-même que pour les utilisateurs de leurs créations?
    Cela me rappelle une réflexion récente d’une directrice d’une célèbre école d’Architecture parisienne: en substance… « Il serait peut-être temps que nous pensions d’abord à faire en sorte que les architectes sachent concevoir des toits à l’abri desquels les gens se sentent bien » !
    Quelle clairvoyance! Non?

    1. Oui, certes sur le fond vous avez raison, mais la vie n’est pas si simple pour que chacun puisse vivre d’amour et d’eau fraîche. Je ne pense pas avoir des goûts de luxe, mais je suis attaché à avoir un toit sur la tête, et ne me sentant pas la compétence de le fabriquer par moi même à partir de rien, il a bien fallut que je trouve le moyen d’en payer un tout fait, et donc d’avoir un emploi. Voyez comme c’est bête.

      Sinon, au début de ces 30 années j’avais la présomption de croire mon travail utile, et en tirait une certaine fierté. J’étais heu-reux. Ce n’est qu’au bout de quelque déconvenue que j’ai réalisé…
      Mais, bien obligé, j’en ai pris mon parti. Et si j’ai eu le sentiment de perdre mon temps pour gagner ma vie, ce fut quand même parfois amusant, de par mon secteur d’activité. C’eut put être pire.

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