« Swissleaks », « Luxleaks », comment une information se métamorphose-t-elle en scandale ?

« Swissleaks » aujourd’hui, « Luxleaks » en novembre dernier, le monde est sidéré par l’ampleur soudain découverte de la fraude fiscale, par les particuliers pour Swissleaks et par les entreprises pour Luxleaks.

Quelle est la valeur informative du scandale qui éclate aujourd’hui ? nulle pour ses grandes lignes, moyenne pour les détails révélés. Tout cela se trouve en effet depuis des années déjà dans des livres, des articles, et un peu partout sur l’Internet.

Qu’est-ce qui a changé alors ? Le fait que la grande presse qualifie désormais de « scandale » ce que savait déjà quiconque voulait savoir ce genre de choses. Ce qui a changé, c’est qu’on appelle aujourd’hui « scandale » dans un éditorial du Monde, ce qu’on appelle depuis des années « capitalisme ordinaire » sur le Blog de PJ.

Ce changement est-il une bonne chose, faut-il se réjouir ou se contenter de hausser les épaules ? Se réjouir bien entendu : « la peur change de camp », comme disait l’autre. Si l’on se souvient dans les mains de qui la presse se trouve aujourd’hui, il faut s’interroger sur ce qui se passe en coulisses pour qu’il en soit ainsi. Et ça, c’est une toute autre histoire, bien plus intéressante d’ailleurs qu’un feuilleton de pétards mouillés.

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