Pour que l’effet de cliquet puisse jouer, il faut le garder secret

Le 14 octobre dernier, dans ma chronique du journal Le Monde intitulée L’effet de cliquet, ennemi de la démocratie, j’évoquais « les effets de cliquet dont notre système économique est friand ». J’écrivais :

Il s’agit de l’équivalent de ce mécanisme d’échappement à ancre utilisé en horlogerie interdisant tout retour en arrière : une absence de facto d’alternative. […] Ainsi, par un subtil montage des règles de vote, les institutions européennes requièrent un vote unanime si l’on veut adopter une mesure progressiste, alors qu’une mesure réactionnaire se satisfait d’un vote majoritaire. Des privatisations ou le détricotage de l’État-providence s’instaurent ainsi aisément cran par cran, tandis que les renationalisations ou les mesures sociales sont bloquées par l’effet de cliquet. […] Tout ceci va à l’encontre du principe de fonctionnement des institutions démocratiques, qui suppose la réversibilité des décisions prises.

Bien entendu, pour que l’effet de cliquet puisse jouer son rôle, il faut qu’il continue de rester secret, ou en tout cas qu’il n’y ait qu’un Paul Jorion quelconque ici ou là pour en dénoncer le mécanisme pervers.

C’est pourquoi l’effet de cliquet a pris un très mauvais coup quand M. Juncker, ancien Premier ministre d’une petite nation très inventive (quoi ? qu’ai-je dit ?), et nouveau président de la Commission européenne, a déclaré l’autre jour : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ».

Quelle imprudence ! l’effet de cliquet, comme chacun sait, n’aime guère la lumière ! Il aime précisément laisser entendre le contraire de ce à quoi il sert, à savoir : « Si, si : malgré les apparences, la démocratie est QUAND MÊME respectée ! », alors que là, c’était plutôt du genre « Si nous avons pu vous rouler dans la farine autrefois, nous ferons en sorte que ce soit pour de bon ! ».

L’effet de cliquet ultime existe bien entendu, il a pour nom « colonels » mais ceux qui nous dirigent aimeraient mieux ne pas devoir en parler trop ouvertement : ça fait toujours un peu désordre !

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69 réflexions sur « Pour que l’effet de cliquet puisse jouer, il faut le garder secret »

  1. certes, mais vous imaginez le pire, et le pire..(citation), nous y pensons aussi et sommes rassurés depuis les élections et surtout la diplomatie raisonnée de la Tsipras team, l’Europe serait finie enterrée si un mauvais coup de colonel se produisait …la révolution est déjà commencée nous y sommes, ça passe ou ils se cassent

    1. la diplomatie raisonnée de la Tsipras team

      Si l’on appelle « diplomatie raisonnée » celle qui cherche à isoler l’adversaire principal (ou désigné comme tel) dans une négociation multipartite, alors oui on aurait peut-être pu le dire comme ça. Sauf que là…

  2. Quand la fabrique du consentement échoue alors le vernis démocratique saute et il ne reste plus aux possédants que la force pour maintenir leur règne. Ils n’auront bientôt plus besoin de leurs valais politiciens pour donner le change. La police et l’armée suffiront.

      1. Aurais je du écrire le bricolage du consentement ? Le terme « fabrique du consentement » sous entend que le consentement est fabriqué de toute pièce car il ne va pas de soi au contraire de l’adhésion à un projet humaniste républicain par exemple (sauf pour les psychopathes qui semblent de plus en plus nombreux parmi les personnages publics). Pourquoi est il nécessaire que j’éclaircisse ce point ?

      2. Non, je ne veux pas dire que le consentement puisse être fabriqué de toutes pièces, le terme bricolage est très bien, mais qu’il est possible de créer les conditions propices à ce bricolage. Par exemple, si vous adoptez les principes de la sociocratie d’Endenburg dans un groupe, vous pourrez créer des conditions de discussion et de délibération qui favorisent très fortement un mode de décision par consentement.

  3. En essayant de porter un regard d’empathie (c’est difficile) sur ces zombies de l’U.E., il me vient une idée saugrenue : est-ce que ce fameux effet « cliquet » qu’on retrouve absolument partout (par ex. dans les négociations sur les augmentations salariales en ce moment), ne serait pas la traduction de la PARESSE ?

    Tiré par les cheveux ? Comment expliquer alors la fameuse réponse « ah, non, ça va pas recommencer ? On a déjà mis tant de temps et d’effort pour en arriver là, on va pas tout remettre à plat sous prétexte que quelques point mineurs (Notez bien le « mineurs » utilisé à dessein) ne sont pas réglés !! » .

    De point mineurs en point mineur, laissé de côté par des paresseux, des « craigneux » du conflit et de la confrontation, des peureux du dialogue et de la prise en compte des opinions d’autrui, c’est tellement plus facile de rester sur la position précédente et de justifier « d’aller vers l’avant » en faisant du sur-place, voire de régresser en poussant encore à son avantage tel ou tel point arraché en guise de concession.

    Bien entendu, on me reprochera ma naïveté face aux dogmatiques et au vaste complot capitaliste néo-libéral, etc. Cela me semble toutefois une façon plus apaisée d’aborder les choses car la réponse à la paresse, c’est l’action, l’inventivité et… la productivité (qui se traduit toujours par des gains de part et d’autres sonnant et trébuchant).

  4. Peut-on corréler du moins transposer ce que vous dites M. Jorion avec cela publié sur le compte facebook de Pierro Sanslalune (et Résistance d’Abord)…:

    « M. Falciani, à l’origine de l’affaire SwissLeaks, et ce en tant en tant que lanceur d’alerte, lorsqu’il était ex-informaticien de HSBC, à l’origine de l’affaire pour avoir fourni dossier, données, et clefs de lecture de délits fiscaux menés à l’échelle internationale, et ayant tant creusés les déficits et budgets publics de nombreux pays durant des années, était invité dans bourdin direct.

    Et il nous apprit ce matin une chose, qui me paraît assez surprenante. Quoi que beaucoup me contrediraient. Celle ci est le fait que la CIA lui aurait permis d’accéder aux données et autres informations, contacts qui lui donneraient aujourd’hui la matière à compréhension de nombreux mécanismes « d’évasions fiscales » (comme s’il fallait encore déqualifier un crime fiscal en « libération », en évasion d’un acte de contribution aux bien communs). Puis il nous cita des noms bien connus en France de responsables politiques, autant du PCF de la gauche gouvernementale (frondeuse) comme à l’extrême droite du coté de M. Dupont-Aignan (qui était invité hier dans la même émission), et autres acteurs de la sociétés civiles, de responsables donc œuvrant dans le sens de mener d’urgence un combat contres ces délits fiscaux. Ceux ci faisant force de propositions et actions immédiates se heurtant à M. Sapin, etc…, autant que lors du début de sa « cavale » (qui mit sa famille en danger par ailleurs, et n’est pas protéger par l’État français), M. Falciani et nombres de fonctionnaires de la police, de la gendarmerie, et de la justice comme de l’administration fiscale – ayant à cœur l’intérêt général et le bien commun) rencontrèrent que des obstacles pour faire éclater la « réalité des faits » durant une gouvernance de « droite buissonnière ».

    Parmi d’autres révélations la dimension mafieuse du « noircissement » de l’argent de la fraude fiscale, pouvant acheter des politiques, législateurs-trices fabriquant des lois, etc, pour corrompre nombre de hauts fonctionnaires, etc, mélangé à l’argent sale de tous les trafics (drogue, d’armes, d’être humain, etc) et autres financement de terrorisme, ainsi que le rôle de M. Juncker au niveau des lois Européennes en matière de dérégulations fiscales nous furent livrées dans toutes les horreurs morales.

    Mais cela est déjà connu aussi… Ce dont on peut s’étonner c’est le rôle de la CIA qui est mis en avant comme « bienveillant ». Sans vouloir jouer les troubles fêtes cet acteur n’est pas plus tout blanc que tout noir comme on l’apprend. Pas plus tout blanc dans son action au sein du projet Prism et ses dérivés, qui espionnent autant le droit à la liberté de la vie privée de nombreux-euses citoyens-nes autant américains-es que des autres pays « partenaires »… Projets qui non seulement permettent de récupérer des données privées publiques sensibles de citoyens-nes suspectés-es de tout autant que de l’espionnage industrielle, militaire, politique, etc. Données qui sont en plus susceptibles d’être revendues autant à des fins commerciales sans l’accord de quiconque, mais aussi peuvent servir à surveiller les populations, les opinions publiques des USA autant que d’autres pays … En cela le rôle de la CIA est loin d’être tout blanc, à idéaliser, quand je ne force pas le trait pour noircir la réalité dont on en aperçoit que la partie émergée de l’iceberg. D’ailleurs un autre lanceur d’alerte du nom de Snowden, et d’autres encore, nous ayant révélé cette affaire de Prism, et d’autres en savent quelque chose de la « blancheur » de ce service secret made in USA, quant ils sont obligés de rester en Russie pour le premier cité, parce qu’aucun autres pays pourtant attachés à la « liberté » comme la France, lui refuse l’asile… voir lui reconnaisse le sérieux de leur enquête.

    C’est étrange que cette dimension là pourtant non moins essentielle quant elle révèle un aspect politique, géopolitique plus exactement du dossier touchant à la fiscalité, de la part d’ombre de la réalité donc concernant la CIA son attachement à l’État américain (« exemplaire » en sous-entendu avec son Etat du delaware, etc..?) ne fut pas abordé… Pourquoi M. Falciani insista d’ailleurs autant sur l’aspect « pas politique » du dossier, mais sur l’aspect « bien commun, intérêt général », quand cet aspect du rôle de la CIA nous démontre une autre dimension géopolitique… ? Je le questionne tout en soutenant quand même autant son courage que son action, et ses dires. Mais je ne peux m’empêcher de soulever les parts d’ombrse que sont ses non-dits.

    Il nous faut pas oublier aussi que parmi des non-dits je n’ai pas qualifié d’extrême droite le parti de M. Dupont-Aignan, pour rien. Ce personnage soutient avec sourire et pub gratuite une marque vestimentaire comme Abercrombie qui n’est pas complexée de pratiquer de la discrimination à l’embauche, tout autant qu’elle ne supporte pas que ces produits « usés » puissent être donnés, portés par des pauvres…On se rappellera encore d’une action controversée de ce « responsable » politique ayant passé des frontières européennes avec une kalachnikov, une arme de guerre, dans un acte sur-médiatisé, pour mesurer le degré de méfiance que nous devons avoir vis à vis d’un homme public, d’un parti ambitieux, employant des symboles pareille dont leur détournement peuvent porter à de lourdes conséquences inverses. La encore. Est-ce chercher la petite bête que de souligner cette posture qui même s’il existe une convergence possible, à minima, dans une lutte à mener en commun contre la fraude fiscal diverse, comme celles aux cotations sociales patronales, ce « poujadisme » franco-francais qui ne fut pas plus cité d’ailleurs, trop de divergences fondamentales sur le plan moral, comme politique, doivent nous faire rester sur nos gardes… ?

    Pierre Juillot.

    http://rmc.bfmtv.com/emission/bourdin-direct/« 

    1. Juillot, faudrait vraiment faire un effort si vous voulez réellement devenir lisible. Vos phrases sont démesurément fatigantes.

      1. Si fatigantes soient-elles, pour leurs formes, leurs fonds vous restent-ils compréhensibles, à vous et d’autres…? Quand je pourrais à mon tour trouver leur tournure de phrase d’autres commentaires et auteurs de billets de blog plus « lisible », « visible », difficilement compréhensible suivant ma capacité d’interprétation de choses complexes… mon inculture devrais-je rajouter…? Devrais-je, peut être, au vu de ma non « lisibilité », me contenter de seulement 140 caractères ce qui élimineraient de fait nombre de pourcentages d’erreurs, de fautes diverses, possibles…? Est-ce que je recherche à être plus « lisible » de tous-tes par tous-tes…? Ou simplement à réfléchir et m’exprimer sur un blog privé – la part publique restant à appréciation des critiques bien sur – et conviviale…?

      2. Faites comme vous voulez. Je vous répète juste que vos phrases mal fagotées à parfois plus de 150 mots sont illisibles.
        Proust ou Hugo je renacle déjà, alors Juillot.

      3. Arrêtez de le critiquer, Vigneron. On sait (le monde entier le sait) que la France est un pays littéraire, le pays du discours, du blabla pseudo-intellectuel à répétion, l’action n’y a pas tellement la cote. Alors un peu de compréhension svp

      4. Pour une fois je me joins à vigneron.

        J’abandonne la lecture:
        – si le fond du propos est noyé dans un verbiage superflus,
        – si les phrases sont trop tordues,
        – si leur longueur est telle qu’on en oublie le début avant d’en arriver à la fin,
        – s’il faut user d’efforts pour en distinguer les idées, alors qu’une meilleure tournure, ponctuation et aération suffiraient à faire ressortir.

        Ne voyez pas ça comme une attaque personnelle, mais vos propos mériteraient une meilleure expression car ils semblent par ailleurs intéressants.

    2. Mon conseil personnel :

      Insérer sous forme de commentaires sur les commentaires d’autrui , vos idées sans en faire une somme . Pas de texte de plus de dix lignes sauf éclair de génie .

      Avantages :

      – vous intéressez fortement au moins celui que vous commentez
      – cela montre que vous lisez et comprenez les commentaires des autres
      – cela met vos idées en opposition argumentée ou complément de celle commentée
      – ça évite de décourager les lecteurs binoclards tel que moi , qui perdent alors le fruit de vos efforts de complétude et de thèse -antithèse- synthèse .

      1. Ben si il n’a pas compris après cette salve, il va mourir au champ d’honneur le gars. Je préfère encore mes fautes si je devais choisir !

  5. À propos de l’effet cliquet ‘ultime’ et en supposant que Syriza ne renoncera pas à son programme :
    Phase 1 : la Grèce est poussée hors de la zone euro (officiellement, son gouvernement irresponsable dénoncera des traités démocratiquement choisis). Les pare-feux sont en place, les pertes relativement minimes seront supportées en majorité par les contribuables européens.
    Phase 2 : la Grèce dehors, encore faudra-t-il tout faire pour que son économie ne se redresse pas. Si tel était le cas en effet, la contagion démocratique pourrait toucher d’autres pays. Pourquoi les électeurs espagnols se priveraient-ils de voter pour Podemos si cela débouche, soit sur une révision des mécanismes européens à leur avantage, soit sur une sortie de la zone euro et une amélioration de leur niveau de vie ?
    Cette logique terrible voudrait alors que des troubles soient fomentés en Grèce, afin de rendre le pays ingouvernable et que le cliquet ‘colonels’ puisse être vendu aux opinions européennes comme un moindre mal.
    Seule une situation insurrectionnelle en Grèce serait à même, par la peur provoquée, de stopper la contagion démocratique…
    Ce scénario est rendu possible par la quasi-fusion des sphères politiques et financières dans tous les pays de l’UE (avec comme symbole, M. Junker, c…….l [PJ : censuré !] économique ayant dirigé une des plus grandes organisations mafieuses du monde, pendant 18 ans).

    1. Aimer l’argent en enfreignant la justice est impie, sans l’enfreindre est laid : car il est malséant sordidement, même en respectant la justice.
      Citations d’Épicure/ Sentences vaticanes, 43

      Paul, vous n’allez pas censurer le Vatican tout de même !

  6. Il ne faut pas regarder par le trou de la serrure ! Un Roi tout nu, c’est pas beau.

    Effectivement, c’est pas beau ce qu’on voit aujourd’hui étalé sous nos yeux.

    Quand donc auront-ils honte ?

    1. Comment voulez vous qu’ils aient honte puisque leurs intérêts sont les nôtres, c’est ce que l’on s’évertue à vous expliquer à longueur de merdias.
      C’est plutôt nous qui devrions avoir honte de notre ingratitude à leur endroit et de notre refus de reconnaître leur supériorité totale.

    2. L’absence de vergogne caractérise les sociopathes.
      N’espérez pas de « prise de conscience » de la part de ces Eurocrates, il sont psychologiquement malades.
      Seul la mort nous en délivrera. Espérons que ce sera la leur…

      Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est comment des élections « libres » conduisent presqu’à coups sûr à l’arrivée aux manettes de ce type de malades…
      « Les gens bons ne se soucient pas de gouverner » – Alain.

      Peut être une faiblesse rédibitoire de l’espèce ?

  7. « L’effet de cliquet » ou la neutralisation des ‘heurts et des conflits‘…?
    C’est à cette histoire romaine que Machiavel s’est référé pour affirmer que les bonnes lois sont celles qui s’enracinent dans l’expérience des conflits. « Dans toute république, écrit-il, il y a deux partis : celui des grands et celui du peuple ; et toutes les lois favorables à la liberté ne naissent que de leur opposition (…). On ne peut (…) qualifier de désordonnée une république [la République romaine] où l’on voit briller tant de vertus : c’est la bonne éducation qui les fait éclore, et celle-ci n’est due qu’à de bonnes lois ; les bonnes lois à leur tour sont le fruit de ces agitations que la plupart condamnent si inconsidérément (11). » Ainsi que l’a montré Claude Lefort (12), Machiavel découvre ici une vérité scandaleuse : dans une cité libre, la loi n’est pas une œuvre de la froide raison, mais le fruit du heurt de deux désirs également illimités, le désir des grands de toujours posséder davantage et celui du peuple de ne pas être opprimé. Aussi la loi n’est-elle jamais donnée une fois pour toutes : elle demeure ouverte aux conflits, qui toujours conduisent à la réformer.
    « Le rêve de l’harmonie par le calcul », Alain Supiot. La Gouvernance par les nombres

  8. Quand on pense que la règle de l’unanimité et donc l’introduction subreptice du veto ont été imposées par le « fait du Prince » le plus souverainiste de la plus souverainiste des nations de l’UE…
    Cela dit, insinuer que le spillover des néofonctionnalistes historiques de la construction européenne (i.e « l’effet de cliquet des zeurocrates ») se trouve renforcé par un veto par essence anti-progressiste me semble néanmoins un peu osé.
    Le mal européen est bien toujours logé dans le compromis de Luxembourg.

  9. L’effet de cliquet surdétermine l’UE dans le sens d’une autodestruction, puisque qu’une construction incapable de se réformer et ne se laissant aucune chance de se réformer est une construction faillie d’avance. C’est le destin de tout empire qui continue à se penser comme empire alors que, du fait d’une rigidité croissante de ses structures de pouvoir, il perd la maîtrise de son propre destin et remplace la stratégie à long terme par des tactiques de survie à l’intérieur d’un système verrouillé.
    Son omnipotence apparente devient le signe d’une impuissance à saisir la réalité intérieure (ex :Grèce) et extérieure (ex: Ukraine). Sa nature irréversible aboutit en dernier terme sur une réversibilité forcée, auto-destructive, sous la pression de ce réel qu’elle est devenue incapable de saisir. L’effet de cliquet, qui a pour but d’asseoir une irréversibilité  » impériale », a pour corollaire une réversibilité finale, accélérée, possiblement violente et surtout incontrôlable, même par des « colonels ».

    1. En biologie du fait que l’environnement d’un groupe concurrentiel d’organismes (principalement les autres organismes vivants, prédateurs, compétiteurs, ou parasites) se modifient en permanence, l’effort d’adaptation est toujours à recommencer, et l’extinction toujours aussi probable.
      Hypothèse de la reine rouge (Wikipédia)

      L’effet cliquet (ou effet mémoire) peut être soit bénéfique (accumulation d’informations génomiques neutres, ubiquistes, persistants et/ou favorables (l’évolution thésaurisante) ) soit néfaste (accumulation de gènes délétères et/ou cancérisation et/ou vieillissement)

      En aucun cas un système biologique « rigide » ne peut se maintenir sur le long terme.

      1. L’hypothèse de la reine rouge ne semble pas être qu’une hypothèse, c’est une réalité.
        Prenons la nourriture comme exemple: 30 à50% de la nourriture est gaspillée, c’est à dire que 30 à 50% des emplois affairés à cela ne produisent rien de valable. Ils courent de plus en plus vite pour ne pas avancer.
        Pour répondre à votre interrogation quand à un nouveau système à mettre en place, J’ai pensé à ceci cette nuit.
        Il faudra qu’on en arrive à créer la monnaie pour financer le revenu de base dans une économie basée sur la sobriété énergétique.
        Est-ce impossible?
        Le problème est de réunir une majorité autour de cela.

      2. @ Michel Lambotte

        Il faudra qu’on en arrive à créer la monnaie pour financer le revenu de base dans une économie basée sur la sobriété énergétique.

        Peut-être. Je crois que le problème de la monnaie est secondaire par rapport à la question du type de société dans laquelle on veut vivre.
        Je pensais aux communautés paysannes ou aux kibboutz ou autres types de collectivités basées sur un rapport à la terre plus authentique (voir par ex Marinaleda en Andalousie..)
        La coopération devra remplacer la compétition.
        Ce type de communautés pourrait faire sens dans un ensemble plus large – la nation ? – qui intégrerait le meilleur des avancées de la technologie; médecine de pointe, réseaux internet, sobriété énergétique…couplé avec une refonte complète du statut social de l’entreprise (privée mais non capitalistique) associant investisseurs, travailleurs, et collectivités publiques.
        Comme le dit Jacques Généreux, ni libre-échange intégral, ni protectionnisme absolu.

        Si l’on veut que ça marche:
        1. Il faut essayer
        2. Il faut faire rêver

      3. Je suis d’accord, la thermodynamique passe avant l’économie et à mes yeux ne peut se concevoir que dans une sobriété énergétique adossée à une coopération.
        Tout cela est très bien expliqué dans le livre de François Roddier.
        Faire rêver, c’est cela, surtout en ce qui concerne les jeunes générations.

      4. Et si la thermodynamique nous mène à l’abîme, car nos dirigeants en ont ainsi décidé, pour que eux s’empiffrent, on lit François Roddier, et ensuite?

        En clair, le jour ou on n’aura plus de revenus, plus d’assurance maladie, plus de réseaux EDF, internet, plus d’hôpitaux, plus de moyens pour se déplacer, alors que les ravagent continueront car

        la (sur)vie à court terme passera toujours avant les considérations thermodynamique, ventre vide n’a pas d’oreilles,

        on fera quoi?

        Mais j’ai peur que vous ne vouliez pas voir…

  10. A part le petit moment de frisson des soirées électorales, le personnel politique de nos démocraties sait à quoi s’en tenir sur son exercice pour le pratiquer quotidiennement et en connaître les ficelles.

    Rien de bien différent de la formation des prix, ce n’est qu’une simple question de rapport de force… et parfois d’un peu d’argent.

    L’effet cliquet est là pour donner un coup de main quand les arguments manquent, un traité pourvu d’un « T » majuscule pouvant avantageusement suppléer aux états d’âmes du marché.

    1. Pouvoir réagir à de mauvaises décisions qui nous éloignent des buts recherchés et être capable de les corriger conditionne la capacité d’adaptation de tout système. Le cliquet nous joue de sales tours! Comment faire pour conjuguer stabilité et remise en cause des décisions, c’est toute la question.

  11. Selon Le Monde M. Varoufakis est un économiste marxiste.

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/02/12/grece-un-eurogroup-pour-pas-grand-chose_4574689_3214.html

    Parmi les clauses à effet cliquet des traités européens il y en a une qui est trop peu compatible avec les principes démocratiques affichés pour y figurer explicitement mais qui, du moins me semble-t’il, rend le gouvernement grec actuel incompatible avec l’UE.

    Ça fait plusieurs années que des partis « très à gauche » de plusieurs pays tournent autour du pot (en France par exemple le PG, qui a affirmé être compatible avec l’appartenance à la zone euro.) Cette incompatibilité risque de ne plus pouvoir rester très longtemps camouflée grâce à la qualification de « populiste »…

    1. En effet, la non-reconnaissance par le PG de cette incompatibilité en fait un canard boiteux.
      C’est le principal problème de Mélanchon, et en même temps sa marque de fabrique.

  12. Il existe tout de même l’Article 50 qui nous permet d’enlever ce garrot !
    Serions nous devenu aveugle ou suicidaire ?
    Bien sur, personne n’en parle,
    Réformer les traités ,
    il faut l’unanimité des pays membres.
    Vaste fumisterie.
    Quand Junker dit « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens »
    Il affirme que le cliquet est bien mis en place, c’est une provocation, un appel aux émeutes.
    Tout semble bien ficelé.
    Utilisons l’article 50, pas d’autre moyens sauf que de nous mettre à feu et à sang.

  13. C’est pourquoi l’effet de cliquet a pris un très mauvais coup quand M. Juncker, ancien Premier ministre d’une petite nation très inventive (quoi ? qu’ai-je dit ?), et nouveau président de la Commission européenne, a déclaré l’autre jour : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ».

    Ne chercherait-il pas simplement a tester si la limite d’acceptation existe ou si rien ne s’oppose sérieusement à l’avilissement de la société ?

  14. @ vigneron.
    Vous voyant insister à tourner, fatigué, autour de la forme d’un fagot. Dites moi quelles phrases précisément vous épuisent à ce point… et je me ferais alors un devoir d’œuvrer à sa « simplification »… à sa « lisibilité »…

  15. Voir aussi :

    « Le Grand Bond en arrière » Serge Halimi 2004 (déjà !) éd Fayard
    Effet cliquet:
    « …la réalité de ce grand bond en arrière, c’est qu’il s’est opéré par petits sauts de puce, un peu comme quand vous êtes dans un corridor et qu’à chaque fois derrière vous une porte se ferme, vous ne pouvez plus faire machine arrière, donc vous avancez, une porte s’ouvre, alors vous ne pouvez plus faire machine arrière, et puis vous avancez, et puis vous avancez… et puis au bout de la route, la société à laquelle vous accédez n’a plus rien à voir avec celle que vous avez quittée, mais on a barré les portes de sortie, les portes de recul, on vous a dit : « Il n’y a plus d’alternative, vous êtes obligés d’aller plus loin » et il n’y a plus d’alternative parce que naturellement on a cassé les alternatives, on a déchaîné les forces du marché et on a contraint un nombre croissant de gens à vivre de manière calculatrice, conformément au canon du libéralisme. »

    Ou encore « La Grande Régression » Jacques Généreux, Seuil, 2010

    Etc, etc…

    1. C’est bien vu et bien dit. Serge Halimi possède les qualités qu’il faut. Son écriture coule comme d’évidence et sa lecture est très agréable.
      L’exemple du couloir aux portes successivement fermées, forçant une seule direction, est juste. Mais il vaut pas l’éclair du mot cliquet et son effet anti-retour. Cette effet est bien visible sur les (vieux) cris à manivelle et sans doute sur les guindeaux de marine. Mieux, à mon avis, que sur le mécanisme à ancre des (vieilles) horloges.
      Le couloir est procédurier, le cliquet est instantané.

      En passant: la base du cliquet en Europe est d’avoir voulu figer dans le marbre politique une organisation économique particulière, par essence contingente. Or cette idée constitutionnaliste était une des idées fixes de notre ami de Chicago, Milton Friedman. Le but: ne plus avoir à en discuter, naturellement. Une liberté qu’il disait.

  16. Je comprends le « fort instinct » de Paul JORION à rappeler l’époque des « colonels » en Grèce après la phrase prononcée par M. JUNCKER.
    A l’ordre du jour de la 69eme session de l’AG des nations unies en novembre 2014
    il y avait comme sujet entre autres : l’élimination du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et d l’intolérance qui y est associée.
    Dans son préambule l’AG écrivait t : alarmée par la prolifération dans de nombreuses régions du monde de divers partis politiques, mouvements et idéologies racistes, groupes extrémistes, y compris les néonazis et les skinheads…..
    ARTICLE 38 : encourage des Etats à incorporer dans leur législation les dispositions de ladite convention notamment celles de l’article 4 (se déclare profondément préoccupée par la glorification du mouvement nazi, du néonazisme et des anciens membres de la Waffen-SS…)
    TROIS VOTES CONTRE : ETATS UNIS CANADA ET…. UKRAINE
    TOUS LES PAYS D EUROPE SE SONT ABSTENUS – et oui cela peut toujours servir toutes ses
    bandes d’extrémistes; hélas les 60 millions de morts semblent avoir déjà été oubliés par nos élites.

  17. Au fait , quels sont les traités européens qui étaient visés par Junker ?

    Quel est le poids d’un traité économique vis à vis d’un traité politique ou d’un traité de morale , et qui tranche les impasses , sinon la démocratie , quand il se révèle des incompatibilités entre eux ?

    Dans la réalité , sinon dans le juridique , quelles nuances et conditions pour un traité , un accord ( il parait que Poutine vient d’en accepter un ) , un engagement , un protocole …?

  18. Merci à Germanicus pour son soutien.

    Je fais une reformulation de mon propos donc.

    « M. Falciani, à l’origine de l’affaire SwissLeaks, était invité ce matin dans bourdin direct.. Et ce en tant que lanceur d’alerte, lorsqu’il était ex-informaticien de HSBC, selon lui. Invité il le fut, pour le journaleux, mais pour répondre du fait d’avoir fourni dossiers, données, et clefs de lecture de délits fiscaux menés à l’échelle internationale, qui ont tant creusés les déficits et budgets publics de nombreux pays durant des années,

    Et il nous apprit ce matin une chose, qui me paraît assez surprenante. Quoi que beaucoup me contrediraient. Celle ci surprise est le fait que la CIA lui aurait permis d’accéder aux données et autres informations, contacts, qui lui donneraient aujourd’hui la matière à compréhension de nombreux mécanismes « d’évasions fiscales ». Comme s’il fallait encore déqualifier un crime fiscal et le renommer en « libération », en « évasion » d’un acte de contribution aux bien communs…?

    Puis il nous cita des noms bien connus en France de responsables politiques, autant du PCF de la gauche gouvernementale (frondeuse), etc, qu’à l’extrême droite du coté de M. Dupont-Aignan. Ce dernier était invité hier dans la même émission d’ailleurs. Il cita entre autres d’autres acteurs de la société civile, de responsables donc œuvrant dans le sens de mener d’urgence un combat contres ces délits fiscaux.

    Ceux ci acteurs pluriels faisant force de propositions et actions immédiates se heurtant à M. Sapin, etc… D’ailleurs ces heurts commencèrent lors du début de sa « cavale » (qui mit sa famille en danger par ailleurs, et n’est pas protéger par l’État français). M. Falciani et nombres de fonctionnaires de la police, de la gendarmerie, et de la justice comme de l’administration fiscale – Français ayant à cœur l’intérêt général et le bien commun – rencontrèrent que des obstacles pour faire éclater la « réalité des faits » durant une gouvernance de « droite buissonnière ».

    Parmi d’autres révélations c’est la dimension mafieuse du « noircissement » de l’argent de la fraude fiscale, pouvant acheter autant des politiques, législateurs-trices fabriquant des lois, etc, que corrompre nombre de hauts fonctionnaires, etc… c’est cette expression qui fut employée pour faire apparaître la face obscure du « blanchiment ». Le « noircissement » mélangé à l’argent sale de tous les trafics (drogue, d’armes, d’être humain, etc) et autres financement de terrorisme, ainsi que le rôle de M. Juncker au niveau des lois Européennes en matière de dérégulations fiscales nous furent livrées dans toute l’horreur morale qu’elle est. L’horreur morale de découvrir pour certains-es du moins le rôle de banque françaises dans cette mafia. Mais en matière économique et surtout financière la morale fait fit de toute vertu derrière la technocratie politicienne néolibérale.

    Cela est déjà connu aussi… Ce dont on peut s’étonner c’est le rôle de la CIA qui est mis en avant comme « bienveillant ». Sans vouloir jouer les troubles fêtes cet acteur n’est pas plus tout blanc que tout noir comme on l’apprend.

    Pas plus tout blanc dans son action au sein du projet Prism de la NSA, et ses dérivés, qui espionnent autant le droit à la liberté de la vie privée de nombreux-euses citoyens-nes, des américains-es autant que des autres pays « partenaires »… cette info est connue…

    Projets qui non seulement permettent de récupérer des données privées publiques sensibles de citoyens-nes suspectés-es de tout, derrière le mot terrorisme aux larges définitions, autant que de l’espionnage industriel, militaire, politique, etc. Et données qui sont en plus susceptibles d’être revendues autant à des fins commerciales sans l’accord de quiconque, des intéressés-es surtout, mais aussi peuvent servir à surveiller et contrôler les populations, les opinions publiques des USA autant que d’autres pays …

    En cela le rôle de la CIA est loin d’être tout blanc, à idéaliser, quand je ne force pas le trait pour noircir la réalité dont on en aperçoit que la partie émergée de l’iceberg. D’ailleurs un autre lanceur d’alerte du nom de Snowden, et d’autres encore, nous ayant révélé cette affaire de Prism, et d’autres affaires, en savent quelque chose de la « blancheur » de ce service secret made in USA. « Blancheur » que l’on nous demanda de prêter à la CIA par les dires de M. Falciani. L’un de ces autres lanceurs d’alertes, de nature plus « démocratique » dirons nous, en comparaison à ceux « financiers », fiscalistes, en sait quelque chose de cette « noirceur » de ce service secret américain donc, quant il est obligé de rester en Russie. Obligé parce beaucoup d’autres pays pourtant attachés à la « liberté », comme la France, lui refusent l’asile… voir ne lui reconnaissent pas le sérieux de leur enquête.

    C’est étrange que cette dimension là pourtant non moins essentielle quant elle révèle un lien dans l’aspect politique, géopolitique plus exactement du dossier touchant aussi à la fiscalité, aux secrets fiscaux commerciaux, et au rôle des services secrets des Etats, soit de la part d’ombre de la réalité concernant la CIA ne fut pas abordé…? Même « l’exemplaire » des USA, en sous-entendu avec son État du delaware, etc.. n’est pas à discuter ?

    Pourquoi M. Falciani insista d’ailleurs autant sur l’aspect « pas politique » du dossier, mais sur l’aspect « bien commun, intérêt général », quand cet aspect du rôle de la CIA dans les projets Prism de la NSA nous démontre une autre dimension plus géopolitique… ? Je le questionne tout en soutenant quand même autant son courage que son action, et ses dires. Mais je ne peux m’empêcher de soulever les parts d’ombres que sont ses non-dits. Non-dits étranges comme par exemple le fait d’avoir mélangé des élus-es PCF, de la pseudo « gauche », mais frondeuse, d’une parti de EELV, etc, avec une partie de l’extrême droite.

    Il nous faut pas oublier aussi que parmi des non-dits je n’ai pas qualifié d’extrême droite le parti de M. Dupont-Aignan, pour rien. Ce personnage soutient avec sourire et pub gratuite une marque vestimentaire comme Abercrombie (made in USA je crois non…?) qui n’est pas complexée de pratiquer de la discrimination à l’embauche, tout autant qu’elle ne supporte pas que ses produits « usés » puissent être donnés, portés par des pauvres…

    On se rappellera encore d’une action controversée de ce « responsable » politique ayant passé des frontières européennes avec une kalachnikov, une arme de guerre dans un coffre de voiture, au travers d’un acte sur-médiatisé, pour mesurer le degré de méfiance que nous devons avoir vis à vis d’un homme public. Méfiance envers un parti ambitieux, louvoyant, employant des symboles forts (du genre « colonels »…?) dont leur détournement peuvent porter à de lourdes conséquences inverses.

    La encore. Est-ce chercher la petite bête que de souligner ces postures ambiguës qui même s’il existe une convergence possible, à minima, dans une lutte à mener en commun contre la fraude fiscal diverse, trop de divergences fondamentales sur le plan moral, comme politique, doivent nous faire rester sur nos gardes… ? Un exemple de divergences peut être…? Ces fraudes aux cotations sociales patronales, ce « poujadisme » franco-francais (artisans, commerçant, etc) qui ne furent pas plus cité d’ailleurs, parmi les délits fiscaux qui ciblèrent les multinationales, grandes entreprises…

    Peut-on corréler du moins transposer ce que vous dites M. Jorion, avec cette approche qui nous présente une forme d’unanimité aussi dans des faits relatés tant par des médias de masse que dans les dits et non-dits de ce lanceur d’alerte et leur magnanimité à tous envers la CIA, qui cache possiblement un effet cliquet ?

    Est-ce plus claire ainsi…?

      1. Merci, c’est mieux lisible.

        Moi, ce qui m’étonne est que RMC fournisse une tribune à Hervé Falciani!
        Tant mieux.

    1. Lorsque quelqu’un parle du soutien d’un service secret comme relevant de l’esprit de l’intérêt public, il y a lieu d’être très circonspect.

      Aujourd’hui, comme hier et sans doute demain, la manipulation médiatique est un levier très utilisé, mais qui finit par faire pshiiitttt.
      Au point que plus personne ne croit en quoi que ce soit et malheureusement, même quand l’info est réelle.

  19. A l’autre face de la pièce « cliquet » se trouve le verrouillage. Nos belles démocraties prennent soin de verrouiller lois, règlements, accessibilité à des situations, possibilités de refuser des contraintes, etc. L’exemple qui me vient à l’esprit concerne la récente pétition contre la traité transatlantique: elle fut déclarée non conforme tout simplement.

  20. Le premier con qui osera descendre dans la rue avec, sur sa petite pancarte, écrit : Juncker dégage !
    Le reste suivra, le chaos aussi.
    À moins qu’un autre, plus fin ou plus trouble, inscrive ceci : PEUT-ÊTRE !

    1. Essayez, pour voir.
      Sans peut-être.

      J’ai des doutes, quand on voit tout l’effet créé par la révélation ancienne des 600 milliards spoliés par la fraude fiscale bien française. Ancienne et largement tolérée.
      En plus rien ne dit que la créativité junckérienne ne soit pas remplacée par un autre dispositif, mieux ficelé. J’ai du mal à croire que 800 milliards ne créent pas les pressions qu’il faut, là où il le faut. Les juristes, et les poètes, faut que ça serve.
      (créativité junckérienne , je n’ose accuser tous les citoyens de la vaillante petite nation…)

  21. Pesez vous avant d’un repas et pesez vous après, il ne vous restera rien d’autre que l’idée.
    La première usine à Merde, c’est nous, n’en déplaise à votre convalescence.
    Embarqué dans des diatribes sang nom.
    Une autre manière Grey, c’est l’eau Grise, dans le confort de l’incivilité……..
    Quand je parle de la digestion c’est bien aussi las, la gestation.
    Ponzi continu d’opérer, avec tout les disciples effarés.
    Revendiquants à tour de bras la bonne manière de s’en sortir.
    Merde, pesez votre merde.

    1. Enlever le ressort de rappel, on a une petite chance que le cliquet reste levé, mais gare au retour en arrière, il risque d’être rapide.
      Au fait, dans le cas qui nous occupe, c’est quoi le ressort de rappel?

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