43 réflexions sur « VentsContraires.net, Paul Jorion : Inégalités, comment en sommes-nous arrivés là ? »

  1. Nous sommes dépendant de l’énergie et c’est à partir de là qu’il faut raisonner

    Puisque ceux qui ont le Pouvoir s’en moquent, c’est absolument inutile.
    Il faut auparavant reprendre le Pouvoir, et la question est de savoir comment ça pourrait se faire, comment ça se fera…ou pas.

      1. Il y a longtemps que je suis pour un mariage politique Eva/Méluche. Pour moi la vision du monde que propose Thom est exactement en phase avec ce qui est dit dans ce lien et je n’ai jamais compris pourquoi ce mouvement politique embryonnaire ne prenait pas Thom pour porte-drapeau¹. Je prône une nouvelle constitution « Nous Voulons, « Nous Devons », « Nous Pouvons » dans cet ordre, une constitution lamarckienne² où c’est le vouloir et le devoir qui déterminent le pouvoir/possible, « les moyens organisationnels »: remplacer le pouvoir/puissance actuel par le pouvoir/possible est ainsi exactement « viser l’expropriation des oligarchies ».
        Renverser l’ordre Pouvoir/Vouloir, abolir la loi de l’offre (loi de Say) pour la remplacer par la loi lamarckienne de la demande; c’est pour moi la « révolution des fleurs » à mener, à commencer dans les esprits. Et, déjà là, c’est pas gagné³!

        1: emblème fleur de lis!

        2: Thom est lamarckien

        3: Je remets ici un commentaire ancien:

        Ultra-libéralisme scientifique

        L’ultra-libéralisme renvoie classiquement à l’économie et à la finance. Je voudrais donner ici un aperçu de l’ultra-libéralisme scientifique en France, actuellement très en cour auprès des zélites, les scientifiques en question ayant pignon sur rue à Polytechnique, à l’IHES (le Princeton français), etc.

        J’ai choisi deux articles de Jean Petitot, qui a côtoyé René Thom dès le début des années 1970:

        1: « Vers des lumières hayekiennes » où Petitot se dit hayekien, aronien et popperien.

        2: « Auto-organisation, criticité et temporalité »: http://www.carnetsnord.fr/colloques/cerisy-2007/pdf/cerisy2007_1_petitot.pdf

        Quoiqu’en dise PJ je suis convaincu que Petitot est l’un des plus fins connaisseurs de la pensée thomienne. Le GROS problème, à mon avis, est qu’il détourne cette pensée avec des visées démiurgiques ultra-libérales alors que la philosophie thomienne est fondamentalement herméneutique (Thom était non-croissantiste, voire décroissantiste).

        Ce qui meut Petitot et al. (dans 2 « Mon cher Jean-Pierre » renvoie à JP Bourguignon qui a été directeur de l’IHES) c’est le libéralisme hayekien: « Le libéral est, selon les propres termes de Friedrich Hayek, celui qui laisse faire le changement, même si on ne peut pas prévoir où il conduira. Il implique, par conséquent, une confiance dans les capacités des personnes à s’adapter continuellement à des conditions changeantes et toujours imprévisibles. »

        Attitude scientifique que je considère comme délirante (Tchernobyl, Fukushima, bientôt les OGM, etc.) mais qui est dans le droit fil de la tradition démiurgique polytechnicienne.

        Quelques citations de 2 qui me paraissent typiques (le titre de 1 se suffit à lui-même):

        p. 42: « Est-il donc éthiquement préférable de contrôler socialement l’évolution de la science au nom d’anticipations définies par les fins de l‟homme, ou bien est-il préférable de la laisser évoluer librement de façon à engendrer une histoire à laquelle nous nous adapterons sans pouvoir la prévoir? Pour ma part, je penche pour la seconde solution [alors que le lamarckien Thom choisit la première, point de bifurcation pour moi fondamental]. C’est un principe éthique que de ne pas prophétiser l’histoire. »
        Son serment d’Hippocrate scientifique est un serment d’hypocrite! Au nom du dogme libéral Petitot s’oppose à la première solution et donc à l’impératif kantien auquel il prétend se plier p. 45:
        « Agis de telle sorte que tu traites l’humanité, aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre, toujours comme une fin et jamais simplement comme un moyen. »

        p.16: « À partir d’elle [la coupure galiléenne], l’homme ne peut plus habiter symboliquement le cosmos, mais il le maîtrise. » Attitude typiquement démiurgique!

        p. 18: Opposition Sciences du diagnostic/Sciences appliquées. Dérives eugénistes.

        pp. 26 et 27: Délire (à mon avis) de la géo-ingénierie.

        J’en passe et des meilleures. Dans le cochon tout est bon: il faut tout lire!

        Tous ces gens croient dur comme fer à l’auto-organisation, à l’ordre spontané catallactique à la Hayek, à la main invisible du marché, etc.

        Et PJ dans tout ça?

        L’auto-organisation est centrale dès l’introduction de PSI: « Et si la pensée résultait de l’auto-organisation d’un univers de mots ? C’est cette dernière hypothèse qui sera explorée ici. »

        PJ prend position pour les auto-organisateurs que sont Prigogine et Roddier.

        PJ peut-il à la fois s’opposer au libéralisme et accepter le concept d’auto-organisation spontanée qui est au coeur de la pensée hayekienne?
        La lecture de ses commentaires dans
        http://www.pauljorion.com/blog/2014/12/03/quand-les-robots-jouent-aux-jeux-videos-ils-nous-font-honte/
        me laisse perplexe.

  2. Greenpeace vient d’être interdite en Inde, car « agissant contre les intérêts économiques de l’Inde. »
    En France, avec la nouvelle loi sur le renseignement qui sera présentée au parlement demain dans l’urgence, Greenpeace pourra également « être boutée définitivement hors du pays ». Mais beaucoup d’autres associations qui s’opposeraient « aux intérêts économiques du pays ». Y compris les adversaires politiques et les journalistes d’investigation.
    De plus, avec cette loi, c’est l’exécutif qui aura toujours le dernier mot. Le judiciaire est éliminé d’office. De plus, grâce au TAFTA (Le Grand Marché Transatlantique), le gouvernement pourra à son tour être mis en minorité devant un tribunal arbitral (privé). Autant dire que les grandes multinationales dont le seul but est de gagner toujours plus, pourront toujours prétexter que les communes, les départements ou l’Etat faussent la concurrence en imposant des règles prudentielles, concernant la santé, les écosystèmes ou les libertés syndicales.
    Cette loi sur le renseignement peut être comprise comme la mise au service, non de l’économie, mais des plus grandes entreprises mondiales, de nos services spéciaux, à la fois pour recueillir de l’information industrielle sensible, et pour contrôler les personnes et les associations.
    1984 ?

    1. 1984 ?

      Ben oui ! On y est et les colonnes brunes reprennent les routes.
      L’intérêt général est facilement détourné vers l’intérêt particulier des courtisans, de ceux qui ne s’en servent pas, de ceux qui font carrière aux dépens d’autres qui croyaient servir un pays. Quelle naïveté entretenue ! Les USA n’ont-ils pas donné des voix électorales aux entreprises en leur permettant de financer leurs jockeys ? Sans aucun scrupule, Lumières, Démocratie et République ont-ils encore un sens ? Les écoutes, les drones puis les bulldozers font leur chemin: il sera difficile quasi impossible de résister. Appeler cela ploutocratie si ça peut aider. Ni les mots, ni le temps ne changent rien à l’affaire,….

  3. Je crois que les premiers pas de cette commission seront ceux du questionnement.
    Que désirent les membres en pensant aux différents thèmes qui seront abordés.
    Par exemple :
    Pensez vous que les décisions qui seront prises auront une influence nationale, internationale par voie d’exemple?
    Quels sont les degrés d’acceptation des membres de la situation actuelle?
    Qu’est ce qui les choquent au jour d’aujourd’hui?
    Quelle croyance ont ils dans le pouvoir dont ils disposent?
    Il s’agit selon moi de faire naître quelque chose. je ne sais pas encore quoi mais il peut naître.
    Derrière cette idée de commission il y a forcément une volonté.
    Quelle est elle? Légiférer, diriger, contrôler, empêcher,retarder la catastrophe?, L’humain est il au centre de cette réflexion ou la finance?
    Souvenez vous qu’une entreprise est une machine qui fonctionne avec des humains parce qu’elle y est obligée. Moins il y a d’humain mieux les entreprises se portent. Les membres sont ils conscient de cela? Acceptent ils cette idée? Désirent ils réfléchir à ce thème?
    Cette volonté désire t elle une amélioration de la vie des citoyens? Comme objectif ou par conséquence avec des limites?
    Désire t elle une sorte de formule qui garantirait notre même mode de vie en rendant un peu plus acceptables la vie des gens autour de nous? La comission prendra t elle en compte le plaisr de ceux qui sont en amont et en aval?
    Quel effet à sur la commission l’acceptation de l’idée que nous sommes tous liés sur cette planète? Apprendre à respecter cet ordre des choses est il un objectif?
    La commission veut elle rendre honnête les relations financières? Sachant que le commerce fait appel au mot caché (bénéfice caché, marge).
    la commission désire t elle que cette nouvelle finance offre la possibilité d’un plein emploi en sortant de la spirale de la compétitivité?
    La commission pense telle pouvoir maintenir exactement la même société dans laquelle nous vivons? Est ce un objectif?
    La commission se rend elle compte et accepte t elle le fait que si les gens ne sont pas bien payés il ne peuvent plus consommer?
    Le plus difficile sera selon moi de développer des idées a effet local qui puissent servir d’exemple à l’international.
    En regardant un peu vers l’avenir je me rends compte avec des exemples simples, que la compétitivité arrive à bout de souffle et a mon sens si elle est utile utile pour notre monde financier actuel elle ne l’est pas pour le nouveau . Le futur est dans la qualité locale et pas dans le prix.
    avec un exemple simple je l’explique.
    avant un artisan fabriquait des chaises ici. des chaises jolies et il y en avait de toutes sortes car il y avait beaucoup d’artisans.
    puis les chaises ont été fabriquées à l’étranger car nous avons du baisser les salaires pour être compétitifs sur d’autres marchés et les chaises de l’artisan sont devenues impayables.
    A présent l’automatisation rends la fabrication des chaises a bas prix ici aussi.
    la compétition se fait à présent sur la rapidité de la machine.
    les gens n’ayant plus de salaire suffisant ils ne savent plus acheter ces chaises même si elles ne sont pas chères.
    l’artisanat renait et tout comme le tricot qui a le vent en poupe, les gens refabriquent eux mêmes lorsqu’ils sont au pied du mur. Ils recultivent un potager aussi car ils ont perdu confiance et réalisent une économie en cultivant eux mêmes.

    Que voudriez vous que soit débattu par cette commission?

    Pourquoi ne pas définir une liste de biens qui ne pourraient être fabriqués qu’ici? Plutôt que de donner une allocation universelle, donner de l’emploi universel. Une base . Une base de travail minimum. Une base d’emploi qui ne pourrait jamais s’évanouir ni être importée. ou bien accepter l’import du produit uniquement s’il est meilleur que le nôtre.

    Développons une société qualitative et remontons la barre au fur et à mesure.

    Je crois que la comission peut et se doit de faire des petits.
    lorsqu’un groupe de personne se met à penser dans la même direction et que ceux qui les entourent croient que c’est possible, d’autres suivent.

    Il faut multiplier ces tables de sages.

      1. Notre société ne s’est pas faite du jour au lendemain ni par huit personnes. Utopique donc de vouloir la changer dans sont entièreté sans passer par des étapes ni des concertations multiples.

        Plutôt que de supprimer, construire et surtout dégager le sens et le poids des motivations et du rêve à atteindre.

        Ensuite, bien ensuite, nous pourrions y penser. Qui désire des armes? Qui aime la guerre? quel paradoxe. C’est la preuve que certaines décisions sont prises par des gens qui n’AIMENT pas la vie.

        Une liste d’actions puis un ordre de réalisation et une analyse des effets réels de chaque action mais et c’est là que pour moi se situe toute la différence : avec un objectif sincère de l’amélioration de la condition humaine et pas une nième optimalisation du modèle industriel dans la partie qu’il a de plus néfaste. celle qui rends l’humain inutile, celle qui ne voit que le chiffre. ce combat là est perdu; tellement perdu que si nous continuons nous pourrons construire une deuxième et une troisième Fn Herstal. Il risque bien d’y avoir du boulot pour tous .

      2. qui aiment la guerre? tous les syndicats sauf jaurès.
        proposition de construction, fermer la bourse, salaire a vie, condamner l’obsolescence programmée, le tirage au sort, nationaliser les banques et entreprises, par ex.

    1. Ces gens là ont mesuré, espérons le , le laminage du système démocratique par la finance ultra-capitaliste. Le délitement démocratique s’accompagne de l’ultranationalisme, de l’ultra-régionalisme et de l’ultra-communautarisme; un aventurisme qui rappelle les horreurs du siècle passé.
      Comme certains de ces décideurs sont de véritables démocrates, ils perçoivent le danger de la rupture entre les mandataires politiques et la population qu’ils sont censés représenter.
      Alors comme on dit l’espoir fait vivre et j’espère Monsieur Jorion que vous insufflerez beaucoup de vie dans ces débats.

    2. @Etienne,
      oui mais quand vous entendez E Joly dire à la radio que même ceux qui vont voter pour cette nouvelle loi sécuritaire en France vont le faire contre leurs convictions ….gloups…….
      démocratie en cours de suicide ou affirmation incohérente…….????

      1. J’ai souvent comparé la société dans laquelle nous vivons comme une société au comportement pervers narcissique . En comparant les traits du pervers narcissique et en les appliquant à la société nous les retrouvons presque tous. Il y a 30 traits pour définir cette personnalité déviante.

        Mais où veut il bien en venir avec son histoire de pervers narcissique alors que je lui parle de loi sécuritaire.

        Le pervers narcissique utilise la communication paradoxale. c’est une méthode de conversation floue qui provoque chez ses victimes des idées circulaire à les rendre fou. C’est de la manipulation. par exemple dire « dire je t’aime » avec un sourire en coin. Le sourire en coin s’oppose au mots « je t’aime ». La victime choisira ce qu’elle veut croire : Le « je t’aime » et se posera sans cesse la questions m’aime t il ou pas?

        Vous voulez la paix? Achetons des armes ou fabriquons en.
        L’objectif caché du pervers narcissique est généralement l’appât du gain. La vente d’arme est l’un des meilleurs business de la planète.

        Vous me direz oui mais si nous ne pouvons pas nous défendre, nous serons en danger et c’est aussi exact. C’est une pensée circulaire qui n’aboutira a rien. La peur l’emportera.

        Jusqu’à ce que la politique décide de s’occuper du bien entre des citoyens avec simplicité et honnêteté. Lorsque cet esprit de travail sera en place alors seulement la non commercialisation d’armes sera évidente.

        Pour l’instant nous sommes dans des conflits mentaux de recherche de pouvoir, il faut des armes pour défendre ces idées là.

  4. Soyons optimistes.

    Parmi nos élus certains savent que l’unique vertu du libéralisme économique est d’accroître la domination des plus fortunés, dont ils font généralement partie. A ce titre ils défendent l’austérité, le paiement de la dette, etc. Ceux là sont clairement opposés aux intérêts des peuples. Soit.

    Mais d’autres, que j’espère plus nombreux, croient vraiment aux vertus du libéralisme économique, à la nécessaire austérité, etc. D’autant que jusqu’ici, tant bien que mal, l’économie tournait. Certes avec des difficultés, mais ils étaient en droit de penser que avec un système autre c’eut été pire.
    Intoxiqués qu’ils sont, ils n’ont donc jusqu’ici pas pu comprendre ou cela mène.
    Mais, et c’est ce qui est nouveau, aujourd’hui rattrapés par la réalité, ils découvrent le précipice…

    C’est alors que, se rendant à l’évidence que cette pensée dite « économique » est totalement vaine, il monte en eux l’Angoisse.
    Et pourrait alors naître le désir d’entendre des points de vue très différents, et pourquoi pas de les prendre en compte…

    (sinon, la répartition des richesses ressemble plus à une « tour Eiffel » qui ne cesse de s’étirer, que à une pyramide).

  5. Jorion sous-estime les inégalités car il ne parle pas des paradis fiscaux. Tous les chiffres montrant les explosions des inégalités (par un facteur 100 par exemple entre patrons et employés ces trente dernières années dans le New Scientist) ne prennent pas en compte les paradis fiscaux. Il faut lire Zucman à ce sujet.

    1. Bienvenue sur le blog ! Vous pouvez utiliser la fonction « recherche ». C’est très pratique, ça évite de raconter des énormités d’entrée de jeu 😉

      http://www.pauljorion.com/blog/2013/03/27/audition-de-paul-jorion-sur-les-paradis-fiscaux-centres-off-shore-et-juridictions-non-cooperatives-assemblee-nationale-mardi-26-mars/

      http://www.pauljorion.com/blog/2014/11/18/le-monde-et-le-luxembourg-apparut-soudain-sur-la-carte/

      http://www.pauljorion.com/blog/2013/05/21/nous-lopinion-publique/

      http://www.pauljorion.com/blog/2013/03/24/la-gangrene/

      Il suffit de se baisser pour ramasser…

      Quant à Zucman, c’est une découverte récente, voyez donc : http://www.pauljorion.com/blog/2008/01/06/mon-expose-a-l’ecole-normale-superieure/

      C’était juste il y a 7 ans, et Gabriel n’avait pas encore écrit « La richesse cachée des nations ». Mais merci du tuyau !

      Notez pourtant que ça fait bien 3 ans que vous venez sur le blog Oscar/Bob/Christophe, tout cela a dû passer sous votre radar…

  6. « Nous sommes dépendant de l’énergie et c’est à partir de là qu’il faut raisonner » Michel Lambotte
    « Il faut auparavant reprendre le Pouvoir, et la question est de savoir comment ça pourrait se faire, comment ça se fera…ou pas. » Dominique Gagnot
    Sur la modification de la loi : « 1984 ? » AlainV
    Un peu de tout ça dans l’air du temps : beaucoup de soleil, pas mal de savoir et un peu de thermodynamique pour l’énergie ; La reprise en main individuelle de son destin au sein de l’espèce par un réveil des consciences, par l’éducation, par la participation à la démocratie, au débat citoyen, aux associations qui portent et animent ce débat aux différents niveaux de la société ; par l’engagement pour un changement durable dans l’acceptation des négociations inhérentes à ce changement.
    Mais aussi en refusant l’accumulation de lois de plus en plus liberticides et ne servant que les plus riches. Jean-Claude Michéa relevait aussi que les modifications permanentes de la loi semblaient mener vers un point de non-retour (non-contestation) rendant la critique du système en place, hors la loi.
    Michéa pour conclure : « (…)le monde ne pourra véritablement changer en bien(…)que s’il change simultanément par en bas et par en haut, et que si chacun, par conséquent, est disposé, dans sa vie quotidienne, à y mettre un peu du sien. » Les Mystères de la gauche, scolie (S).
    On retrouve l’esprit Colibri, une des voies incontournables pour opérer un changement. L’autre est la reprise en main de la démocratie et de la politique par la population. Deux voies exigeantes qui risquent de ne jamais voir le jour sans crise durable mais surmontable. En cas de choc majeur, ce sera davantage la guerre qui aura la préférence de l’humain, comme depuis toujours.

    1. Oui, vous avez raison. Mais si tout le monde comprends qu’il faut totalement repenser nos modes de production, (et pas seulement l’agriculture) encore faut il que le contexte économique et politique (capitaliste) ne l’interdise pas.

      Or les « Colibris » semblent ne pas voir que sortir du capitalisme des rentiers est un préalable indispensable, à la gestion des Ressources essentielles pour des objectifs sociaux, en préservant notre planète (ce que par contre ils ont très bien compris)
      Si on néglige ce point, on ira pas bien loin…
      C’est pourquoi je reprends systématiquement Michel, mais sans grand succès.

  7. Bonjour
    Rien sur Baltimore ni dans les tweets du blog, ni dans les articles, comme à la TV.
    Est-ce tabou?
    On est au coeur du sujet pourtant: la révolte (révolution? le mot a été prononcé) des pauvres.

  8. Monsieur Jorion,
    vous dites vrai. Mais les grandes fortunes vivent dans une bulle dorée hyperconfortable. Vous et nous passent à leurs yeux comme des fous du roi: « causez toujours, pendant vous causez nos poches se remplissent ».
    Il est vrai que les guerres ainsi que les grandes révolutions provoquent toujours des profonds changements sociologiques. Les périodes de paix prolongées (1871 à 1914, 1945 à…..) cristallisent la société: les fortunes et le patrimoine se transmettent d’une génération à l’autre, le niveau de vie augmente, tandis que les revenus de la classe populaire et même ceux de la couche moyenne stagnent, puis diminuent. Un nouveau système de servitude au service de la classe dominante s’instaure………

  9. A mon avis, Mr Jorion ne servira, malheureusement, que de caution morale aux dirigeants belges.
    Il tapera dans la fourmilière , c’est sur ; mais la poussière s’élèvera, et retombera…

    Seule la peur de tout perdre peut contraindre le 1 ou 10 % !

    Voyez le cas Falciani, les tours et les détours qu’ont pris les informations qu’il détenait … depuis des années !

    Voyez le « traitement de faveur » de Schuller !

    De Balkany ! depuis combien de temps au fait ?
    ( Le canard du 01/04 :  » Balkany saigné par le fisc : 2700 euros par an » )

    Au vu et au su de tout le monde, ou presque… !
    ( La casserole des frais du cabinet d’avocat de Sarko utilisé par la mairie de Levallois… promet son lot de rebondissements )

    Oui, Tracfin existe !

    Les membres de la Haute Autorité pour la transparence de la vie politique aussi !

    Tout comme le parquet national financier !

    Tout comme l’Oclciff ( office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales )…
    ( voire le canard encore et toujours du 29/04 » la délinquance en col blanc délaissée par les cols bleu » )

    Mais le niveau de corruption, de criminalité financière, d’entente entre pouvoir politique et certains magistrats, d’arrangements entre décideurs économiques et politiques est tel que la /les solution(s) ne peut être pacifique.

    Pour secouer le cocotier, c’est la base en mouvement qui reste la seule alternative.
    Qu’ « ils  » continuent donc à appauvrir les gens, et alors nous verront.

    Tiens, un pouvoir de droite en Espagne vote une amnistie fiscale ; 31 000 personnes rapatrient leur fonds, moyennant une amende de 3 %. Retour de : 32 milliards…

    En France, ce gouvernement se gausse d’avoir fait revenir, … 1 milliard !
    Sur les 60/80 qui se « perdent » chaque année, c’est une vraie performance…

    1. Je suis assez d’accord avec ca. J’ignore le fond réel de l’approche du ministre belge, mais je sais que tous les gouvernements de l’Europe agissent sous la pression des marchés financiers, des investisseurs, des institutions supranationales.
      Ils n’on pas la moindre intention de changer le système; bien au contraire. La seule chose qui leur fait peur: la concurrence électorale de l’extrême droite.

      1. GERMANICUS : » La seule chose qui leur fait peur: la concurrence électorale de l’extrême droite »
        Alors il suffit de compter :
        Nombre de conseillers départementaux en 2015 :
        UMP :1082
        PS : 954
        Divers droite : 901
        Divers gauche : 403
        UDI : 364
        PCF et PRG : 184
        FN : 62
        Puis 170 environ pour 8 listes EELV , régionalistes , écolos etc …
        Tu parles que  » ça leur fait peur  » …!
        mais ça n’empêche pas d’activer le levier de la peur , ça oui !

  10. Un vieux fond de culpabilité judéo-chrétienne.
    Y vais-je ou n’y vais-je pas ?
    Trop tard ,la décision a été prise,l’inconscient a parlé,grillant sur le fil,une quelconque volonté.

    1. Bonjour,
      La Commission pour l’avenir…
      Il fallait y aller, au risque d’avoir tôt ou tard à claquer ( le plus bruyamment possible) la porte, plutôt que de battre sa coulpe en perdant son temps.
      Dommage pour les retombées néfastes probables sur l’intermédiaire méritant qui a introduit Mr Jorion dans la galère qui s’annonce!
      L’important est de se faire entendre, non?
      Dans tout rapport de force faussé à la base, le pouvoir appartient souvent à celui qui peut rompre…
      A plus, Eric

      1. A l’évidence ce serait vraiment dommage de partir…
        C’est le le seul blog ou il n’y ait qu’un seul échantillon d’intellectuel de l’envergure de vigneron…
        La porte, il sait très bien la prendre tout seul,
        C’est pourquoi j’ai toujours soin d’en laisser une béante pour qu’il puisse l’enfoncer…
        Et avec quel tact il fait cela! Chacun appréciera.
        Encore Bravo l’artiste! Eric.

      2. T’en as pas marre, la torpille de bidet, de chier ta bile sur le blog, particulièrement depuis la nomination de Jorion au Haut Comité, allant mène jusqu’à l’accuser de se sucrer ?
        Tu devrais te cacher et t’en rajoutes. T’es coulé, blup blup blup.
        Rompez.

      3. Oups! ça y est, les plombs ont sauté !
        C’est ça avec les vieux pick-up, ça supporte pas le 220!
        Accuser P.Jorion de se sucrer? Surement pas, mais vigneron lui sucre les fraises gravement!
        Je ne sais pas si c’est très bon pour le blog tout-ça…
        Cela manque un peu de sérieux par rapport aux niveau général du forum …
        Allez, courage! Il y en a d’autres qui veulent me pousser vers la porte?
        Serait-ce que l’on ne supporte ici que la brosse à reluire? Je ne peux le croire!
        Oh! ça serait pas beau!

        Bonne soirée à tous quand même!… A plus, Eric.

      4. Torpille 1 lancée…
        http://www.pauljorion.com/blog/2015/04/29/haut-comite-pour-le-futur-du-secteur-financier-en-belgique/#comment-573213

        Gardez la tête froide, un soupçon de méfiance et toute votre combativité, même si il est vrai que c’est sans doute très bien payé de discuter entre collègues de la chose économique sous des plafonds dorés…

        Raté…
        Torpille 2 lancée…
        http://www.pauljorion.com/blog/2015/04/29/haut-comite-pour-le-futur-du-secteur-financier-en-belgique/#comment-573670

        A moins qu’en haut lieu en Belgique on préfère un large, mais discret défraiement, à une rémunération officielle…

        Raté…
        Totor l’autotorpilleur.

  11. Bonjour!

    Tube 3 paré!
    Il ne s’agissait là que de questionnement… On est chatouilleux, peut-être?
    Un peu trop vraiment…
    Certains pourraient penser vu la réaction démesurée que le tir était juste. Dommage!
    Mais non, voyons!
    A la vôtre! A consommer cul sec avec la pince à linge sur le nez, mais sans moi!
    A plus,Eric.

    1. Petit tordu… J’observe que lorsqu’on a des « questionnements », on cherche des réponses qui plaisent plutôt que de trouver celles que d’autres « sans questionnements » découvrent sans les chercher…

  12. Il n’y a pas longtemps, j’ai lu sur ce même blog un article qui parlait de droits de l’homme et des droits du commerce. Ensuite est arrivé cette nomination de Paul Jorion au comité de réflexion sur l’avenir de la finance. Sans doute arriverons-nous bientôt au comité de réflexion sur l’avenir de l’Etat (comité de salut public, cela va de soi)…

    Il sera alors envisageable de proposer la fondation d’un Etat qui com-prennent « les droits de l’homme » et « le droit du Commerce et des affaires ».

    Après tout : si nous revenons à ce que démontre Paul Jorion (je vais simplifier un peu beaucoup), une part substantielle de nos maux réside dans la répartition de la richesse produite. Je dis bien répartition et non le partage ! Je me souviens de l’enthousiasme mort-né après un certain discours de Toulon…

    Quel genre de citoyen pouvons-nous faire lorsque nous sommes grugés dans la répartition de la richesse que nous contribuons à créer? Ne sommes-nous pas en droit d’attendre de l’Etat qu’il s’immisce au plus profond de cette répartition ? Je veux parler de la répartition à la source et non des rustines dites de redistribution que l’on applique après que certains se soient taillé la part du lion !.

    Au retour de la pêche lorsque survient l’impossibilité de s’entendre sur la répartition des prises, n’est-ce pas le rôle de la chefferie locale de prescrire ce qui doit être fait pour maintenir la cohésion sociale et assurer la survie du canton. Peut-on décemment attendre que la loi du plus fort dicte la répartition des prises puis se pointer après la bataille dans l’espoir de taxer les parts trop grosses ? Franchement quel message est donné au citoyen dans ces conditions ? Si l’Etat ne peut pas garantir une juste répartition des richesses produites alors que faisons-nous ensemble ?

    Le moment est venu de donner à l’Etat (du 21ème siècle) le véritable rôle qui lui revient : celui d’arbitrer la répartition de la richesse produite, à la source. A qui profite la position de retrait de l’Etat dans cette affaire si ce n’est au plus fort ?

    Revenir sur la propriété privé semble bien trop effrayant alors procédons autrement : une répartition judicieuse des richesses créées doit permettre de neutraliser les effets désastreux de cette propriété privée. Oui, neutraliser les rentiers via la création de nouvelles richesses. La propriété privée pourra demeurer mais elle sera contenue dans son expansion puis progressivement réduite, dans un nouveau monde.

    Pour produire des intérêts c’est la multitude qui travaille à faire travailler l’argent (les automates n’ont pas encore complètement colonisé notre planète, même quand il s’agit de spéculation). Mieux répartir le revenu entre celui qui avance l’argent et ceux qui le font travailler est un bon moyen d’éviter la concentration car le possédant aura toujours besoin des autres pour faire fructifier ses avoirs. Une monnaie fondante ne semble pas indispensable non plus car les possédants ont besoin de faire travailler leurs avoirs ne serait-ce que pour les conserver…

    On peut continuer à décortiquer les programmes des hommes politiques à la manière des vedettes infographistes du 20h. Le plus simple serait, je crois, de leur demander de se prononcer clairement sur la répartition de la richesse produite. Chaque électeur décidera alors s’il adhère à la proposition. On peut parier que le plus grand nombre (de gauche et de droite) choisira une répartition qui va dans le sens de la déconcentration.

    Il y’a suffisamment d’hommes et de femmes talentueux pour déterminer la richesse créée dans la moindre activité humaine et pour contrôler sa répartition.

    En attendant de faire modifier les règles comptables, faisons ajouter au bilan un « feuillet Jorion » pour calculer précisément la richesse créée et pour mettre en évidence la façon dont elle est répartie entre les actionnaires, les dirigeants et les salariés.

    L’Etat ne doit pas se contenter d’impôt, mais soutenir les citoyens pour obtenir une part décente et économiquement viable de la richesse qu’ils contribuent à créer !

    Lors de la prochaine constituante exigeons une répartition transparente et contrôlée à la source !

    Je ne répondrai pas aux objections du genre ‘les capitaux vont se barrer ailleurs’. Songeons qu’ailleurs aussi l’on aspire à une plus juste répartition de la richesse créée et la contagion est très facile à imaginer !

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