1 – BILAN CHIMIQUE : des centaines de millions de tonnes de produits toxiques pour quelques pépites !, par Philippe Soubeyrand

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Alors que la Chine s’apprête à devenir « un acteur majeur » de la COP21, selon les propres termes employés par François Hollande, Président de la République, lors de sa réponse à la dernière question de sa conférence de presse de ce 7 septembre 2015, la catastrophe de Tianjin n’a pas encore fini de faire parler d’elle. Et alors que les dernières données rendues officielles font état de 160 morts (dont 107 pompiers et policiers) et de 13 disparus, le chiffre éloquent de 700 tonnes de cyanure de sodium (NaCN) vient d’être une nouvelle fois relayé par la presse chinoise [1], comme s’il fallait tout simplement s’arrêter à cela. Or, nous en avions déjà parlé lors d’un précédent billet [2], ce sont près de 2400 tonnes de produits chimiques divers et variés dont certains hautement toxiques, qui étaient entreposées là, sur l’un des ports commerciaux les plus importants au monde.

Les masses délirantes de produits chimiques ainsi stockées, tels que ces 700 tonnes de cyanure, nous conduisent tout naturellement à nous poser la question suivante : mais à quoi tout cela peut-il bien servir ?

Nous avions d’ores et déjà évoqué cette question lorsque nous avions comparé la quantité de cyanure déversée jusque dans les eaux du Danube suite à la rupture d’une digue du bassin de décantation de Baia Mare, une importante ville minière de Roumanie, à celle touchée par les explosions de Tianjin. Il ressortait de cette comparaison que plus de 100 tonnes de cyanure auraient d’ores et déjà été déversées dans les eaux usées de la zone portuaire de la ville, et que l’incertitude pesait sur près de 450 tonnes, laissant sous-entendre une catastrophe écologique sans précédent [2].

Lors d’un passage remarqué en Guyane le 22 août 2015, Emmanuel Macron, Ministre de l’Économie, faisait savoir qu’il était favorable à l’implantation d’une mine d’or (Au) à ciel ouvert sur le site minier de la Montagne d’Or située proche de Saint-Laurent où seraient encore enfouies tout au plus 200 tonnes d’or [3]. Cet avis provoqua « presque aussitôt », c’était le 27 août dernier, une réaction « presque obligée » au sein du gouvernement, puisque Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, déclarait d’une part que « les déclarations d’Emmanuel Macron n’engagent que lui » et d’autre part que « le dossier va-t-être examiné […] il y aura une enquête publique qui va […] mettre sur la table toutes les questions relatives à la protection de l’environnement, toutes les questions relatives à la question énergétique […] puisque maintenant il y a la loi de transition énergétique [qui] prévoit la baisse de 40% des émissions de gaz à effet de serre et donc des énergies fossiles, et par ailleurs l’équilibre écologique de la forêt primaire et qui là aussi, est sous protection d’un certain nombre de règles, donc on peut parfaitement […] concilier le développement économique et la protection de l’environnement » [4].

Remercions madame Royal d’avoir su préciser qu’il fallait se méfier des déclarations relatives aux retombées économiques d’un tel projet, avec notamment la création potentielle de près de 3000 emplois, considérant ces déclarations comme nécessaires afin d’enjoliver le tableau à l’approche de la demande de permis d’exploitation, qui est d’ores et déjà prévue pour 2017 par le promoteur du projet, le canadien Colombus Gold. Partant de là, il faut espérer que l’enquête publique se déroulera dans de bien meilleures conditions que celle qui fut organisée dès 2012 dans le cadre de la préparation de la loi de transition énergétique [5].

Mais si ce permis devait-être accordé, et outre le fait qu’une charte de mine responsable est en cours de préparation sous la direction de la Députée de la 2ème Circonscription de Guyane, Chantal Berthelot, quels seraient les procédés techniques et chimiques qui pourraient-être utilisés pour extraire l’or de cette montagne dès l’horizon 2020 ?

Car si l’orpaillage commence à susciter en France des réactions, il faut aussi reconnaître que si l’association écologique locale Maïouri Nature devait se contenter d’un débat autour de la seule question piège de l’emploi [6], alors le combat pour la défense de l’environnement s’éloignerait maladroitement des enjeux réels qui se jouent là bas, et deviendrait de fait un combat du pot de terre contre le pot de fer. C’est pourquoi il est impératif à partir de maintenant de parler des choses qui fâchent, de ces autres vérités qui dérangent puisqu’elles contribuent lentement mais sûrement, année après année, à l’extinction de la biodiversité en général, et pas seulement en Guyane, nous y reviendrons d’ailleurs lors d’un prochain billet, et par relation de cause à effet, à l’extinction de l’Humanité elle-même… tout cela, pour seulement quelques pépites d’or.

Car si seulement les orpailleurs avaient pu se contenter de l’usage du tamis ou de la poêle à la recherche de l’or alluvial [7] ? Mais non ! Ils nous en fallait toujours plus, plus rapidement, tant notre cupidité n’attend pas. Et dans le cas de la Guyane, ce comportement humain exacerbé par la crise économique actuelle, se traduit aujourd’hui par une recrudescence de l’activité illégale d’orpaillage, trop souvent souterraine et donc difficile à déceler, à la recherche de l’or primaire, en proie à l’immigration clandestine et avec elle, toute sorte d’activités de contrebande, voire de prostitution. Ajoutez à cela les exploitations régulières des entreprises autorisées dans la région, il en découle forcément un impact environnemental non négligeable [8]. A ce jour, on estime que pas moins de 6000 km de cours d’eau sont directement ou indirectement impactés par la pollution, notamment au mercure (Hg) couramment utilisé par les orpailleurs clandestins pour l’absorption des particules fines d’or, et que plus de 11500 hectares de forêt tropicale ont d’ores et déjà été détruits du fait de l’ensemble de ces activités ayant cours en Guyane [8].

Parmi les procédés techniques et chimiques employés par l’industrie minière autres que ceux faisant usage du mercure (Hg), on retrouve aussi la lixiviation en tas [9] qui consiste à extraire de la roche l’or s’y trouvant piégé en très faible quantité. Cela peut varier de 0,2 à 0,6 g d’or par tonne de minerai extraite, selon la nature géologique des filons qui sont exploités ; rappelons que le rapport publié en mars 2000 par l’UNEP/OCHA (United Nations Environment Programme / Office for the Co-ordination of Humanitarian Affairs) suite à la rupture d’une digue du bassin de décantation de Baia Mare en Roumanie faisait état d’une teneur en or de 0,6 g par tonne de minerai extraite dans la seule région du Sasar [10]. Pour procéder, on lessive au moyen d’une solution à base de cyanure, par exemple du cyanure de sodium (NaCN), la partie non exploitable du minerai extrait du filon et mis en tas afin d’en récupérer après percolation un lixiviat qui n’est autre que du cyanure d’or (CAuN). Ce lixiviat est ensuite traité au charbon qui se charge d’absorber l’or de la solution. Le charbon et l’or seront ensuite séparés par un procédé dit d’élution nécessitant l’usage d’un nouvel ingrédient chimique tel que par exemple du thiosulfate (S2O32-). Bref, une savoureuse « recette de grand père » qui fait bel et bien recette à en croire la quantité astronomique de demandes de brevets dans ce domaine, et pas seulement dans le cas de l’extraction de l’or, puisque tous les métaux précieux, tels que l’argent, et/ou lourds, tels que l’uranium (U), sont concernés. Et s’il ne s’agissait que de lixiviation… Notons également le mode opératoire industriel scandaleusement linéaire de ce type de procédé chimique d’extraction dont on ne sait que faire des multiples déchets une fois tous ces produits chimiques utilisés et dont le taux de recyclage demeure extrêmement faible au regard de leur toxicité.

La liste semble bel et bien interminable lorsque l’on décide de s’y intéresser sérieusement d’un peu plus près et dont voici quelques exemples :

– l’exploitation d’une mine d’aluminium (Al) consiste en un procédé chimique d’extraction dit de clarification et de précipitation produisant des déchets de soude caustique, de fer et de cyanure en plus des boues de minerai souillées, nécessitant beaucoup d’énergie et des bassins de décantation,

– l’exploitation d’une mine d’argent (Ag) consiste en un procédé chimique d’extraction dit de cyanuration (immersion dans une solution de cyanure) et d’élution produisant des déchets d’exhaures (eaux usées), de stériles (terres non fertiles) et de cyanure en plus des boues de minerai souillées, provoquant une pollution à long terme des nappes phréatiques,

– l’exploitation d’une mine de cuivre (Cu) consiste en un procédé chimique d’extraction dit de fusion et de lixiviation par agitation produisant des déchets d’exhaures, de stériles, d’acide sulfurique et de sulfate ferrique en plus des boues de minerai souillées, provoquant une pollution à long terme des eaux, des sols et de l’air, nécessitant des bassins de décantation,

– l’exploitation d’une mine de fer (Fe) consiste en un procédé technique d’extraction dit de séparation magnétique produisant des déchets d’exhaures et de stériles en plus des boues de minerai souillées, provoquant en outre un drainage minier acide par oxydation des minéraux de sulfure,

– l’exploitation d’une mine d’or (Au) consiste en un procédé chimique d’extraction dit de lixiviation et d’élution ou d’absorption produisant des déchets de métaux lourds, de cyanure et de vapeur de mercure en plus des boues de minerai souillées, provoquant une pollution à long terme des eaux, des sols et de l’air, nécessitant des bassins de décantation,

– l’exploitation d’une mine de plomb (Pb) consiste en un procédé technique et chimique d’extraction dit de frittage et de fusion produisant des déchets de métaux lourds, d’exhaures et de stériles en plus des boues de minerai souillées, provoquant en outre un drainage minier acide par oxydation des minéraux de sulfure,

Et s’il n’y avait que ces minerais… car l’Humanité exploite également massivement des mines de borax (toxique et destiné entre autres aux industries du verre ou du nucléaire), de charbon, de diamants, de phosphate, de platine (Pt), de sable, de sel, d’uranium (U), etc., qui toutes produisent des déchets hautement toxiques en très grande quantité. Au total, ce sont près de 2500 exploitations minières industrielles qui sont à l’œuvre un peu partout dans le monde, y compris en mer [11], déplaçant chaque année près de 15 milliards de tonnes de roche [11], à la recherche de précieux minerais, et notamment du moindre filon de terres rares toujours très demandées dans le secteur de l’électronique [12], et ceci en dépit des risques élevés de pollution aux éléments radioactifs tels que l’uranium (U) et le thorium (Th) ; certains sites d’exploitation de terres rares étant aujourd’hui deux fois plus pollués que le site de Tchernobyl.

Outre ces pollutions chimiques, l’ensemble de ces exploitations minières sont d’abord fortement consommatrices en eau, puis sont également fortement émettrices de gaz à effet de serre, la pire de toutes étant sans conteste l’activité minière du charbon qui représente à elle seule pas moins de 10% des émissions mondiales de méthane (CH4), dont le potentiel de réchauffement du gaz à effet de serre (PRG) est 23 fois plus puissant que celui du dioxyde de carbone (CO2) après 100 ans passé dans l’atmosphère. Il faut également déplorer dans le cas de l’activité de fonderie d’aluminium ou de cuivre, des émissions de gaz à effet de serre extrêmement dangereux pour l’environnement, tels que le dioxyde de soufre (SO2), le fluorure (F) et les perfluorocarbures (PFC) dont le tétrafluorométhane (CF4) et l’hexafluoroéthane (C2F4) présentent à eux seuls des PRG respectifs de 5700 et 11900 après 100 ans passé dans l’atmosphère… il n’y a hélas pas d’erreur !

Et ce ne sont là que des exemples… En terme de pollution des eaux, sur le plan mondial, on estime selon l’UNESCO, mais sans pouvoir l’affirmer avec précision, qu’au moins 300 millions de tonnes de produits toxiques sont déversées chaque année dans les mers et les océans du fait de l’ensemble de nos exploitations industrielles et minières.

Il faut donc regarder en amont de l’économie linéaire de la branche pour se faire une idée encore plus précise quant au niveau d’inconscience du capitalisme actuel, et quant aux quantités réelles en présence desquelles nous nous trouvons. Dans un document mis à jour le 14 février 2013 relatif au dispositif de contrôle des substances chimiques, le REACH (Registration, Evaluation and autorisation of Chemicals) [13], il est précisé, je cite :

« La production mondiale de produits chimiques a explosé, passant d’un million de tonnes en 1930 à 400 millions aujourd’hui. Or, on connaît l’impact toxicologique d’à peine 3.000 substances sur les 100.000 commercialisées en Europe. Il s’agit essentiellement de celles dont la production a débuté après l’application de la directive européenne 67/548/CEE, qui contraint industriels et importateurs à fournir des données toxicologiques sur les produits qu’ils s’apprêtent à commercialiser. » [13]

Comment en est-on arrivé à ce constat accablant si tardivement ?

Comment peut-on espérer protéger notre environnement et notre biodiversité d’ores et déjà lourdement impactés, dans de telles conditions ?

Comment peut-on espérer une réduction drastique de nos émissions de gaz à effet de serre, en poursuivant ainsi, voire en développant, l’ensemble de nos exploitations industrielles et minières comme si de rien n’était ?

L’ECHA (Agence Européenne des produits CHimiques) qui met en œuvre le dispositif de contrôle REACH est opérationnelle depuis le 1er juin 2008 seulement. Et malgré cela, en dépit de l’urgence de la situation dans laquelle nous nous trouvons, certaines entreprises peuvent encore bénéficier de certaines dérogations :

« Au total, 65.000 entités juridiques se sont manifestées auprès de l’Agence européenne, dont 4.400 entreprises françaises et 150.000 substances ont ainsi été pré-enregistrées. Les entreprises qui enregistrent préalablement leurs substances peuvent bénéficier d’une extension du délai d’enregistrement. Le délai dépend de la fourchette de quantité et des propriétés dangereuses de la substance. » [13]

Nous retrouvons ici les mêmes critères de dérogation que ceux mis en œuvre dans le cadre de la directive Seveso III actuellement en vigueur en France depuis le 1er juin 2015 [2]…

***

 

[1] Explosions de Tianjin : le bilan s’alourdit à 160 morts, Agence de Presse Xinhua, 02/09/2015 :

http://french.xinhuanet.com/2015-09/02/c_134581243.htm

[2] http://www.pauljorion.com/blog/2015/08/21/kcn-nacn-ou-hcn-a-votre-sante-par-philippe-soubeyrand/

[3] Karin Scherhag, Macron a les clés de la montagne d’Or, France-Guyane, 22/08/2015 :

http://www.franceguyane.fr/actualite/economie-consommation/macron-a-les-cles-de-la-montagne-d-or-256017.php

[4] David Ponchelet, Couac au gouvernement à propos de l’orpaillage en Guyane, outre-mer 1ère, 27/08/2015 :

http://www.la1ere.fr/2015/08/27/couac-au-gouvernement-propos-de-l-orpaillage-en-guyane-282249.html

[5] http://www.pauljorion.com/blog/2015/07/24/la-loi-sur-la-transition-energetique-a-ete-votee-helas-par-philippe-soubeyrand/

[6] Jocelyne Helgoualch, Orpaillage : le projet de la Montagne d’or divise au gouvernement et localement, Guyane 1ère, 31/08/2015 :

http://guyane.la1ere.fr/2015/08/31/orpaillage-le-projet-de-la-montagne-d-or-divise-au-gouvernement-et-localement-283177.html

[7] Orpaillage, Wikipédia, L’encyclopédie libre, 24/08/2015 :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Orpaillage

[8] Orpaillage en Guyane, Wikipédia, L’encyclopédie libre, 04/09/2015 :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Orpaillage_en_Guyane

[9] Lixiviation en tas, Wikipédia, L’encyclopédie libre, 07/01/2015 :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lixiviation_en_tas

[10] Cyanide Spill at Baia Mare Romania, Spill of liquid and suspended waste at the Aurul S.A. Retreatment plant in Baia Mare, UNEP/OCHA Assessment Mission, mars 2000, 60 p :

http://reliefweb.int/report/hungary/cyanide-spill-baia-mare-romania-unepocha-assessment-mission-advance-copy

[11] Eric Drezet, Les mines de minerais métallifères, EcoInfo CNRS, 28/04/2014 :

http://ecoinfo.cnrs.fr/article327.html

[12] Terre rare, Wikipédia, L’encyclopédie libre, 24/08/2015 :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Terre_rare

[13] Dossier documentaire – Reach : dispositif de contrôle des substances chimiques, Le portail des ministères économiques et financiers, 14/02/2013 :

http://www.economie.gouv.fr/cedef/dossier-documentaire-reach-dispositif-controle-des-substances-chimiques

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12 réflexions sur « 1 – BILAN CHIMIQUE : des centaines de millions de tonnes de produits toxiques pour quelques pépites !, par Philippe Soubeyrand »

  1. 15 milliards de tonnes remuées par an pour l’extraction !

    2 tonnes par habitant et par an, pas mal ! Bravo les machines.

    Comment sommes nous devenus aveugles ?

    1. Qui a dit : ce ne serait pas idiot de faire des trous et les reboucher ? Il n’y croyait pas mais on le fait !

      Il me parait plus astucieux d’imprimer des billets de banque car personne ne fera la différence.

      1. 6 km3 de roche plus précisément.

        C’est vrai, ce chiffre peut sembler trompeur. Sauf déjà qu’il est indiqué par an. Sur 10 ans, cela représente déjà 60 km3.

        Ensuite, il faut le comparer à la somme des volumes d’eau douce et de produits chimiques qui seront nécessaires aux différents traitements du minerai ainsi extrait afin de se faire une idée, certes approximative, du volume non négligeable de merde engendré, puis déversé.

        Contentons nous de ne regarder que l’eau douce si vous le voulez bien, puisque comme vous le savez sans doute, l’eau douce et surtout potable pourtant indispensable à la vie vient à manquer de plus en plus, provoquant dans certaines parties du monde des flux migratoires de plus en plus importants, voire incontrôlables, du fait de NOS CONNERIES (gaz à effet de serre, pollution de l’eau, etc.) !

        A la louche, il faut compter en moyenne de l’ordre de 7,5 millions de m3 d’eau douce par mine industrielle et par an. Ramenez ce chiffre aux 2500 mines officiellement en activité dans le monde comme indiqué dans le billet, et cela vous donne un volume approximatif d’eau douce de l’ordre de 18,75 milliards de m3, soit 18,75 km3 d’eau douce par an, soit environ 3 fois le volume de roche déplacé, hors exploitations clandestines bien évidemment dont nous ne disposons hélas d’aucune données (la solution consistant ici à comparer les volumes de produits chimiques nécessaires au secteur minier officiel avec ceux réellement consommés dans le monde) !

        Ce qui vous donne malgré tout une savoureuse soupe toxique d’au moins 25 km3 par an !

  2. « Or, on connaît l’impact toxicologique d’à peine 3.000 substances sur les 100.000 commercialisées en Europe. »

    Substances prisent individuellement, car de l’impact des multiples ‘cocktails’ possibles, on ne connait quasiment rien…!

  3. Dans le genre cata chimique , on avait fait une petite répétition générale franco-française avec AZF en 2001 à Toulouse .

    Cela ne nous a valu ,à ma connaissance ,qu’une loi sur l’indemnisation des sinistrés potentiels via fonds de garantie ou assurance .

    On doit ça à une sympathique journaliste comique du nom de Bachelot , qui à cette occasion a du certainement fait beaucoup rigoler les assureurs .

    AZF était une filiale de Total dont Paul Jorion a opportunément pointé récemment que ce fleuron du CAC  représentait la France dans le cadre d’une étude environnementale de l’ONU .

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