Nous autres Européens optons pour la sortie par le bas !, par Roberto Boulant

Billet invité.

« Lorsqu’ils ne savent pas quoi faire, ils font ce qu’ils savent faire », voilà ce que disait le Maréchal de Saxe de ses vieilles troupes qui confrontées à un inédit tactique, réagissaient de manière inappropriée. Une réaction finalement très banale, que nous avons tou(te)s eu l’occasion d’expérimenter dans nos différents milieux professionnels, ou que nous voyons actuellement à l’œuvre parmi les instances dirigeantes de la Fed, du FMI, ou de la BCE.

Nous savons tou(te)s que ça n’est pas un pays représentant moins de 3% du PIB mondial (calcul à la louche sur un indicateur non pertinent, je sais), et moins de 1% de la population mondiale, qui peut se dresser contre la Religion Féroce et la combattre efficacement. Nous savons tous et toutes que la bonne échelle, le volume de forces minimales, se trouve au niveau européen et qu’en conséquence, nous devons en passer logiquement par la construction de partis transnationaux aux statuts interdisant la reproduction oligarchique.

Mais nous ne savons pas faire ! Trop compliqué, trop dérangeant de trouver des solutions inédites pour sortir par le haut, trop… tout !
Alors nous restons dans notre petit confort douillet, nous continuons à faire ce que nous savons faire…

Comme si souvent, nous autres Européens, allons sans doute opter pour la solution de facilité : la sortie par le bas !

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