Mélenchon, Piketty et l’Europe, par François Fièvre

Billet invité. Comme François Fièvre écrit ci-dessous : « … des médias qui pour l’instant ne voient pas d’autre manière de vendre du papier ou du temps d’attention que de le présenter comme un ami de Poutine […] ce qui ne correspond bien évidemment pas à la réalité », j’ai ajouté au bas de son billet la vidéo d’un échange qui a eu lieu samedi dernier lors de l’émission « On n’est pas couché » sur France 2, afin que chacun puisse se faire une opinion, ainsi que [ajout le 23/2/16] la vidéo d’une autre séquence de la même émission. Ouvert aux commentaires.

Je tente de répondre à une demande de Paul Jorion qui m’encourageait à rédiger sous forme de billet un mail que je lui adressais en janvier pour donner mon point de vue sur une potentielle candidature de Piketty, et aussi « sur la nécessité pour la gauche de s’organiser sur le plan international plutôt que national ». Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, Mélenchon a présenté sa candidature, et Paul Jorion a dit ce qu’il en pensait, à savoir qu’il ne pensait pas que Mélenchon puisse gagner, et donc que la candidature de Piketty lui semblait d’autant plus pertinente et indispensable. Je vais dire pourquoi je ne suis pas d’accord avec ça. En essayant d’être bref, et donc en laissant de côté les arguments primaire/pas de primaire, ou ceux permettant de définir les bons ou les mauvais profils de présidentiables. Et en défendant la pertinence de la candidature de Mélenchon.

Pertinence de la candidature de Mélenchon

Pourquoi est-ce que ce n’est pas une si mauvaise idée que ça ? 1/ parce que le candidat n’est pas si mauvais que ça, côté expérience comme côté idées politiques et volonté de démocratisation de la vie politique (la VIe République, etc.), 2/ parce que le Parti de gauche (PG) est malgré tous ses défauts le seul parti politique qui, en France, essaye de fédérer les efforts au niveau européen contre la politique austéritaire européenne, avec son initiative (avec Podemos, Die Linke, etc.) du Plan B. Dans le rang des partis de gauche à forte résonance européenne, il y a certes aussi EELV, mais qui en ce moment connaît de sérieuses difficultés, au point qu’il essaye davantage de sauver les meubles en priant pour que Duflot ou Hulot vienne les représenter en 2017, que de mener des efforts au niveau européen pour lutter contre le déluge néolibéral (et par ailleurs, avec Cohn-Bendit, EELV a je crois plus un handicap qu’un atout, mais bon, c’est mon opinion). 3/ parce que sa candidature est là, alors que celle de Piketty n’est pas même énoncée comme possible, bloquée dans le processus d’une primaire qui risque fort de s’embourber dans « le débat sur la possibilité d’un débat », et de terminer soit comme un ballon qui fait pschitt, soit comme une mauvaise manière de légitimer un candidat Hollande déjà promis à la défaite.

Qu’on se comprenne bien : la candidature de Mélenchon ne me semble pas la meilleure option possible, mais, pour paraphraser (et contredire) Piketty dans son billet du 13 janvier à propos de la primaire, comme « la moins mauvaise solution », en tout cas largement moins pire que celle d’une primaire qui se contenterait d’aller dans le pire des cas du PS au PS, et dans le meilleur des cas du PS au PCF en passant par EELV et Nouvelle Donne (parce que je ne crois pas à une participation d’Ensemble, ni même a fortiori du NPA, dans une primaire qui inclurait le PS). Pourquoi Mélenchon est-il une moins mauvaise solution que la primaire ?

Mélenchon ou la primaire ?

D’abord parce que s’il s’agit par la primaire de faire descendre Hollande de son piédestal, et de l’obliger à « entrer dans le débat », on ajoute la candeur à la gesticulation. Le temps qu’on passe à réunir les conditions pour que Hollande descende de ses hauteurs est du temps perdu, car le débat est déjà là, dans la réalité des faits politiques : état d’urgence, déchéance de nationalité et projet El Khomry de destruction du code de travail sont les trois coups de marteau qui ont achevé de détruire le « socialiste » de « parti socialiste », et qui ont fini de le classer définitivement comme un parti de droite. Partant de là, le PS, ou du moins pour être juste son aile socio-démocrate (Gérard Filoche, bon sang, qu’est-ce que tu fais encore au PS ?), n’a plus aucune légitimité à entrer dans une primaire de la gauche, et s’il le fait, les primaires deviendront celles du PS et des copains du PS, mais certainement pas celles de « la gauche ».

Ensuite parce que malgré tous ses défauts (irascibilité, caractère clivant, etc.), Mélenchon est l’un des seuls présidentiables (avec Taubira, mais qui malheureusement a décliné l’idée de se présenter…) à avoir à la fois le charisme, la dureté de peau et la clarté de vision qui permettraient de clairement faire changer de cap à la France. Il est également l’un des seuls à avoir un point de vue construit à la fois sur l’économie, sur l’environnement, et sur les réalités sociales et géostratégiques de la France. On peut ne pas être d’accord sur tel ou tel point de sa vision (son anti-atlantisme par exemple, ou ses positions pro-euthanasie), mais elle est claire. Et complexe, ce qui fait qu’elle a du mal à passer dans des médias qui pour l’instant ne voient pas d’autre manière de vendre du papier ou du temps d’attention que de le présenter comme un ami de Poutine et de Kim-Jong-Il, ce qui ne correspond bien évidemment pas à la réalité.

Enfin, la perspective d’une candidature de Piketty à côté des candidatures de Mélenchon et de Hollande est celle d’une défaite assurée, par simple éparpillement des voix au premier tour qui empêchera la gauche d’être au second tour. Sans compter bien sûr le fait qu’il y aura très certainement une candidature du PCF, voire d’EELV et du NPA, pour contribuer à diviser l’électorat. En clair : maintenant que Mélenchon a proposé sa candidature, il n’existe qu’une seule solution d’éventuellement arriver à passer au second tour devant les socio-démocrates (au mieux Hollande – argh ! –, au pire Valls ou Macron) : lui apporter son soutien, sans quoi les voix s’éparpilleront nécessairement, et on risque bien d’avoir droit à un second tour Les Républicains / Front national.

Piketty en appui de Mélenchon ?

Donc, oui, en fait, je conseillerais plutôt à Piketty de rejoindre Mélenchon plutôt que de s’entêter dans un processus de primaire qui a déjà été torpillé, et risque très fort de finir en eau de boudin. C’est un peu bizarre comme conseil, n’est-ce pas ? Mais cela s’appuie sur deux arguments principaux.

1/ Si Piketty rejoint Mélenchon, il pourra servir, aussi bien du point de vue de l’opinion publique que du point de vue des médias qui forment cette opinion publique, de caution de modération à sa candidature. Vu que Mélenchon passe pour un rouge (ce qu’il est, certes, mais pas le couteau entre les dents, contrairement à ce que sa caricature pourrait laisser croire), si Piketty le rejoint, je crois pouvoir prédire que tout d’un coup, coup de théâtre médiatique, l’actuel déluge d’inepties imbéciles et de raccourcis malheureux qui pleut sur le candidat Mélenchon risque bien de s’inverser en éloge de quelqu’un qui, quand même, malgré tout, en fin de compte, sait rassembler, jusqu’à avoir dans ses rangs un économiste super-fort dont le bouquin est un best-seller aux States. L’espoir fait vivre, dit-on… mais les retournements médiatiques peuvent être plus prompts qu’on ne le croit, et il reste encore un an pour ça.

2/ Du point de vue statistique, je pense qu’il y a plus de chances d’une victoire de Mélenchon avec Piketty que d’une victoire de Mélenchon d’un côté ou de Piketty de son côté. On pourrait bien évidemment dire : dans ce cas, pourquoi ne pas prôner un soutien de Piketty à Hollande ? Pour la raison que Hollande ne peut espérer une victoire que dans le cas d’un second tour en face du FN, ce qui rend celle-ci hautement anxiogène d’une part, hautement improbable d’autre part : avant le second tour, il y a le premier, et les trois-quarts de l’électorat de gauche ne font plus confiance à un Hollande qui a fait les preuves du fait qu’il ne respecte pas ses promesses de campagne.

Politique-fiction européenne

Maintenant, un peu de politique-fiction. Supposons que Varoufakis n’ait, au cours du premier semestre 2015, pas eu en face de lui Michel Sapin lors des réunions avec l’Eurogroupe, mais Thomas Piketty. Et que derrière Thomas Piketty, à l’Élysée, il n’y ait pas eu Hollande mais Mélenchon, dont la ligne politique aurait été claire : faire en sorte de mettre en défaut Schaüble sur le dossier du sauvetage de la Grèce, et de faire gagner la négociation à Tsipras. Le sort de cette dernière aurait-il pu être différent ? Piketty, avec sa modération et son expertise économique, aurait-il pu arriver à faire passer la pilule d’un retournement des rapports de forces ? On ne peut certainement pas le prédire, mais il est sûr que cette option aurait sans doute été plus propice à la victoire de Tsipras qu’à la capitulation en rase campagne qu’a connue la Grèce en juillet 2015. Et si une crise comparable à celle de la Grèce advenait, mettons par exemple au Portugal en 2018, et que Piketty soit alors ministre des Finances désigné par Mélenchon président, les négociations pourraient sans doute tourner autrement.

Un autre enseignement de la défaite de Tsipras est qu’il ne faut jamais, contrairement à ce que ce dernier a fait, partir au front des négociations européennes avec en poche un seul plan, que ce soit celui de rester dans l’euro ou celui d’en sortir. C’est d’ailleurs tout le sens de ce qui s’est dit, il me semble, lors du sommet du plan B : construire des stratégies à l’échelle européenne, ce que peinent à faire les autres partis de gauche français, passe par le fait d’envisager tous les possibles, de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, et de n’avoir pour principe premier, fondamental et non-négociable que celui du respect de la démocratie populaire. Varoufakis essaye de développer cette idée de son côté avec DiEM25, mais le plan B, du moins dans un premier temps, ne me semble pas incompatible avec cette initiative, dans la mesure où une coalition européenne de partis politiques nationaux ne travaille pas nécessairement sur le même plan qu’un parti européen, et que les deux de ce fait ne se feront pas nécessairement de l’ombre. Corinne Morel-Darleux, du PG, était d’ailleurs à la réunion de lancement de DiEM25, au même titre que Julien Bayo d’EELV, preuve s’il en est de la volonté de dialogue de l’équipe Mélenchon avec le reste de ce qui se fait en matière de gauche anti-austéritaire en Europe. Loin, encore une fois, des préjugés qui feraient de Mélenchon un simple nostalgique nationaliste de la IIIe République, alors que c’est un internationaliste, et qu’il ne conçoit la lutte à l’échelon national (et donc l’élection présidentielle) que comme une étape, difficile mais malheureusement absolument indispensable (la souveraineté, tout ça), d’une lutte à mener évidemment à un niveau plus international.

Donc oui, Paul Jorion, au risque de vous déplaire, je ne crois pas que Mélenchon soit incapable de gagner. Ou plutôt, je ne pense pas, comme vous en effet, qu’il puisse gagner, à moins que bien des gens, dont Piketty, ne le rejoignent. Il est parti seul, certes, le premier jour, mais depuis plus de 43 000 anonymes, ou moins anonymes, lui ont apporté leur soutien. Il se présente sans étendard, au titre de la société civile, et en cela essaye courageusement de sortir, à 64 ans, du mécanisme partidaire qui rend impossible le dialogue entre les différentes formations politiques, qui pour la plupart essayent de sauver les meubles (et c’est bien compréhensible, même si suicidaire à moyen terme) plutôt que d’avoir une discussion de fond et une stratégie de conquête claire. Cela peut être un effort vain, ou non, l’avenir nous le dira. Mais si l’on veut que cet effort ne soit pas vain, à mon avis, la meilleure solution n’est pas de présenter une énième candidature, fusse-t-elle faite de la meilleure volonté du monde, et par un brillant enseignant-chercheur, en face de la sienne. Et si l’on veut faire perdre Mélenchon, en effet une candidature de Piketty, mais aussi de Laurent et de Duflot, etc., est une bonne idée. Mais une candidature de Piketty est peut-être aussi dans ce cas le meilleur moyen aussi de faire perdre Piketty.

P. J. : Le titre de la vidéo n’est pas de moi, et je n’ai pas l’option de le modifier.

23/2/16 Il m’est demandé de mettre le lien vers la vidéo d’une autre séquence de la même émission, ce que je fais volontiers :

« Syrie : il faut une coalition universelle » – L'extrait tron…

« Syrie : il faut une coalition universelle » – L'extrait tronqué par France TélévisionHier, France Télévision a diffusé un extrait de l'émission « On n'est pas couché » et a titré : « Mélenchon félicite Poutine pour ce que fait la Russie en Syrie ». Étrangement, toute la fin de la séquence n'a pas été diffusée en même temps comme chacun peut le constater en suivant ce lien : http://bit.ly/1Q66kxl. C'est pourtant dans ces 4 minutes « manquantes » que Jean-Luc Mélenchon détaille son point de vue sur la situation et explique quels sont les intérêts de la France : l'éradication de Daech, le retour rapide de la paix et une coalition universelle sous l'égide de l'ONU. Pourquoi n'avoir pas mis la séquence en entier si ce n'est pour faire du buzz avec un titre accrocheur, qui a ensuite été largement repris par d'autres médias ? N'hésitez pas à partager cet extrait pour dénoncer ces méthodes !➡️ http://www.jlm2017.fr

Posté par Jean-Luc Mélenchon sur lundi 22 février 2016

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319 réflexions sur « Mélenchon, Piketty et l’Europe, par François Fièvre »

  1. Je suis tout à fait d’accord avec Jean-Luc Mélenchon sur le sujet de l’importance de l’intervention russe en Syrie. Pour deux raisons :

    1/ l’opposition « modérée » est un mythe et Daesh ou Al-Nosra, c’est noir bonnet et bonnet noir ;

    2/ Contrairement à la coalition occidentalo-turco-saoudienne, les frappes de la coalition russo-syrienne me semblent obéir à une stratégie mûrement réfléchie : a/ couper les vivres au front des fous islamistes (Al-Nosra+Daesh) en s’emparant, via la conquête d’Alep, des voies d’accès avec la Turquie ; b/ foncer ensuite sur Raqqa, capitale emblématique du Califat, ce qui est actuellement en train de se produire.
    Source de mes informations : les journalistes occidentaux présents ou ayant enquêté sur place (Robert Fisk de The Independent, Benoît Collombat et Jacques Monin de France Inter…).

    1. On dit pas « coalition russo-syrienne » on dit forces russo-gouvernementales ou, mieux encore, putino-bachariennes.
      Sinon je constate que les Boliviens ont fini par dire basta à Evo et que certains se plaisent ici à imaginer les Français – avant-garde sur le chemin lumineux de l’Histoire Universelle, c’est bien connu – dire Oui à son Jean-Lumière de la Mélenchie.

      1. Quoi , EVO MORALES a demandé l’avis du peuple par un référendum ?
        Mais , ne nous aviez vous pas laissé entendre; à d’autres moments; que la BOLIVIE était une dictature ?
        S’appuyer sur un « non » du peuple BOLIVIEN à un quatrième mandat de Morales après 15 ans de pouvoir; pour discréditer une candidature de JLM , c’est ….au bas mot … petit.

      2. Comment peut-on s’imaginer indispensable au point de trouver légitime de demander à faire un quatrième mandat ? La fin du troisième s’annonce compliquée pour le moins. Les histoires d’amour finissent mal, en politique.
        Chavez et rejeton out, Morales dans le dur, Correa couci-couça (qui a préféré ne pas passer par le referendum pour s’offrir la possibilité d’un 4ème mandat en 2017, voire plus…), Tsipras no comment, Kirchner…, Iglesias dans les limbes, Castro junior floridisé et papisé, lui reste plus qu’à apprendre le Portugais au Jean-Luc pour trouver un dirigeant ami à qui causer.

    2. Je pense que vous avez raison.

      Les USA, les régimes de l’Arabie ( ex heureuse) et la Turquie mènent une guerre de l’information qui empêche de cerner la réalité. On sait que A2 a utilisé des vidéos russes en effaçant les caractère cyrilliques pour prouver la précision des frappes de l’AdlA française et de l’US air force. ( soit dit en passant, les vidéos russes sont d’une très bonne qualité et souvent en couleurs. Avec « ça » les pilotes russes n’ont pas de peine à bien viser. Conclusion : les feignants!).

      Russes victimes d’une opération de désinformation conduite par les USA ( pentagone):
      https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=Ar_mCyaYP5g .
      Ce brave bureaucrate militaire russe dit-il des conneries ?
      A chacun de voir, pour ma part, je ne le crois pas.

      Toujours au sujet des infos, la Turquie a menti au sujet de Daesh. Elle a toujours favorisé ses trafiques en armes et pétrole et soutiens logistiques. Un député et 2 journalistes turques sont en prison pour trahison pour en avoir apporter les preuves. De plus la Turquie exerce un chantage sur l’Europe en instrumentant les réfugiés. Le régime turque a tant d’objectifs contradictoires qu’il se perdra…

      Quant aux USA, fidèles à leur habitude Obama et le Département d’Etat ont distordu la réalité sur leurs frappes US sur Daesh. Cette distorsion vaut mensonge.

      Quand les Russes se plaignent des menteries des organes US et affirment pour leur part qu’il choisissent soigneusement leurs cibles, avec les mêmes critères que les occidentaux, j’ai tendance à les croire.
      Quand ils disent que Daesh est leur cible principale, qu’à leurs yeux les FSA sont une coquille vide ayant son siège sur une base aérienne turque, que le qualificatif de « modérés » n’a pas lieu d’être parce qu’islamistes coupeurs de tête des mécréants et qu’enfin, ils ne s’attaquent qu’aux organisations terroristes listées par une résolution de l’Onu, j’ai tendance à les croire.

      Je suis d’accord avec Mélenchon: Daesh, organisation inhumaine et féminicide doit être écrabouillée au plus vite. Il se trouve que les Russes font le boulot.
      Les Kurdes ont droit à un territoire et une autonomie. Les Kurdes syriens ont des revendications très raisonnables. Je fais une prière pour que les USA sommées de choisir entre régime Kurde et Turquie s’en tiennent à leur décisions dictées par l’efficacité aux combat des forces Kurdes: les soutenir. Erdogan ne peut pas se priver de l’alliance US: il mangera son chapeau, un de plus.

      1. Tu sais que des bénévoles comme toi ils doivent adorer dans les troll-factories de Putin, Daniel ? Si t’étais à St-Petersburg tu pourrais doubler ton minimum vieillesse à la Troll’s Army (et en images !) – en étant (beaucoup) plus actif, anglophone et soutenu par deux autres trolls pour faire la triplette d’attaque réglementaire. Renseigne toi, y’a p’têt des filiales en France. Tout soldat mérite sa solde. Gaspille pas ton talent gratos sur ce blog de seconde zone. A toi le grand vent, les grands espaces, l’aventure Daniel !

      2. … ce blog de seconde zone

        Quand je l’ai lancé en 2007, il était de cinquième zone, et c’est grâce à vous tous que nous avons couvert toute cette distance ! Hardi, les amis !

      3. Le « réciproquement » est valable.
        C’est bien pourquoi il mangera son chapeau.
        Au sujet de l’Otan, si vous savez à quoi elle sert, je suis preneur.
        Je ne dis pas qu’une organisation européenne ne soit pas indispensable: il est évident que le nationalisme est instrumenté dans quelques endroits à l’Est, et qu’il doit être tenu en main par le dialogue.

      4. 1-Je fais trop de faute d’orthographe.
        2- je suis trop vieux pour m’expatrier, mais il y a seulement 5 ans, j’aurais été beaucoup trop jeune.
        3- La Russie de près, c’est pas mon truc; les USA encore moins, faut pas déconner non plus.
        4- Y’a 2 ou 3 trucs que je trouve marquant la psychologie d’une époque. Par exemple Sarrault déclarant « nous ne sommes pas disposé à laisser Strasbourg sous la menace des canons allemands » au moment de la « remilitarisation » de la Rhénanie.
        L’ex Général 4 étoiles US- secrétaire au Département d’Etat brandissant sa fiole devant l’assemblée de l’ONU pour justifier les ADM du rigolo sanguinaire de Bagdad restera comme le marqueur du mensonge US quand ils veulent faire la guerre à un type préalablement désarmé.
        Y ont pas changés et c’est lamentable: En Syrie, les USA ont perdu leur liberté stratégique. Ils s’enferrent de plus en plus,
        quoiqu’ils fassent. Le régime d’Obama apparaîtra comme une catastrophe.
        A l’opposé, les Russes dans cette affaire sont droits et clairs.
        Mais sûr, s’ils ne sont pas bêtes, ils tendront la main aux USA. Ils l’ont déja fait. Et il le faudra pour le bien des Kurdes.

        -5 Je peux vous renvoyer la pareille: l’Otan et Bruxelles montent un bureau de ré-information orienté internet.
        Suis sûr qu’ils vous y gardent une place toute chaude. Vous savez que ces trucs internationaux payent un max . et libre d’impôts et TVA. Mais il va vous falloir apprendre à développer… du moins mon avis.

    3. D’accord aussi sur le fond. Concernant la forme et le choix de l’extrait de l’émission, Paul Jorion n’a pas été très neutre. L’OPIAM le démontre assez bien (Observatoire des la Propagande et des Inepties Anti-Mélenchon) https://opiam2012.wordpress.com/2016/02/21/pmpoutine/
      Le passage de Mélenchon chez Ruquier vu par la presse pluraliste et rigoureuse
      L’émission de France2 « On n’est pas couché » est souvent l’occasion pour Jean-Luc Mélenchon de pouvoir exposer ses arguments et propositions politiques. Il y dispose de plus de temps pour répondre aux questions et s’y fait beaucoup moins couper la parole que dans les médias dit « sérieux », « rigoureux » et « déontologiques » – ce qui est un comble. Or, après chaque passage dans « On n’est pas couchés », les médias n’examinent jamais le fond de ses propos, mais seulement la forme, ulcérés par une émission qui s’avère aussi positive pour lui. De plus, obnubilé par tout ce qui pourrait nourrir le personnage du Mélenchon qu’il a fabriqué depuis des années, le Parti médiatique ne retient le plus souvent qu’un seul sujet, source de « clash » et de « buzz » – conformément à la devise du « Petit Journal », émission d’infotainment.
      Dans le cas de l’émission d’hier, il n’a retenu, d’une heure, qu’un seul point susceptible d’être déformé, simplifié, caricaturé : Mélenchon « félicite » Poutine. Encore une petite louche de vilain Mélenchon pro-régimes autoritaires ? Seul RTL, qui fait quand même son gros titre sur ce sujet, évoque la constitution de la VIe République, l’économie de la mer et les traités européens.

      Reproduction des 7 ou 8 « unes » d’organe de Presse, TV ou Radio, exposant comment « Mélenchon se félicite des bombardements de poutine ».
      Le refus de considérer la scène géopolitique comme les médias la présentent, c’est-à-dire un Disneyland peuplé de gentils et de méchants, fantômes de la guerre froide, a valu à Jeremy Corbyn – leader du parti travailliste en Grande-Bretagne – exactement les mêmes attaques déloyales et les mêmes caricatures. Tout comme Jean-Luc Mélenchon, ses critiques argumentées contre l’OTAN et son souhait qu’il y ait plus de négociations avec la Russie, en particulier sur le sujet de l’Ukraine, lui ont valu d’être repeint en pro-Poutine par grand nombre de médias.

      La vision géopolitique réelle de Mélenchon doit en rester à la caricature qui fera pouffer d’exaspération le téléspectateur : Mélenchon = pro-Poutine = pro-Russie = communiste = Corée du Nord.
      Fin de l’article de l’OPIAM

      Croyez vous vraiment Mr Jorion que ces processus déloyaux seraient épargnés à Mr Piketty s’il se trouvait lui-même dans une situation depuis laquelle il pouvait déranger l’échiquier politique?

      En somme, ce sur quoi vous vous appuyez pour fonder votre jugement concernant JLM est déjà une construction politique , faite par ses adversaires politiques même. Loin de vous effrayer, la réactio, sincère ou de commande, de l’appareil médiatique en général, vis à vis de JLM, devrait vous rassurer quant à la sincérité de ses volonté de renouvellement de la démocratie. Si les médias font tout pour que cela ne change pas, c’est bien parce qu’ils seraient remis en cause dans leur rôle de manipulateurs, prescripteurs d’opinion, définisseurs du seul périmètre possible du cercle de la raison en dehors duquel tout n’est que folie, etc… N’est ce pas exactement une définition politique du politiquement correct, presque toujours basé sur la confusion métonymique? Quand JLM dit qu’il a ouvert les « portes à coups de pieds », il exprime qu’en plus de l’exposé de ses thèses, il a du imposer sa forme qui était à contre-courant du politiquement correct.
      Les gens sont peut être susceptibles de la suivre, si l’heure est venue, justement parce qu’il fut le premier homme politique à s’affranchir du politiquement correct et de la langue de bois. Quoi de plus logique pour quelqu’un qui entreprend de transformer le cadre que d’en sortir? Au sens propre comme au sens figuré, s’il sort du cadre, comment le lui reprocher alors?
      Salutations

  2. Merci M. Jorion.
    Je précise que j’ai écrit ce que j’ai écrit APRÈS avoir vu ce passage d’ONPC qui a fait couler beaucoup d’encre. La Syrie est un merdier sans fin, et la situation diplomatique y est d’une infinie complexité. Je n’irais donc pas m’y risquer. Mais une chose est sûre: ce n’est pas parce que Mélenchon a dit que l’intervention russe en Syrie était une bonne chose que cela fait de lui un défenseur de la politique russe en général, et de sa politique intérieure en particulier. En faire un ami des totalitarismes ou des dictatures relève donc de la malhonnêteté intellectuelle.

    1. Mélenchon se se contente pas d’approuver la politique extérieure russe. Dans une affaire de politique intérieure russe il met son grain de sel apportant ainsi un soutien objectif à un homme, Poutine, dont la réputation en matière de mépris pour la démocratie n’est pourtant plus à faire.
      Et je ne suis pas le seul à faire ce constat, Clémentine Autain qu’on ne peut pas soupçonner d’anti mélenchonisme primaire, le dit aussi sans ambages :
      http://www.liberation.fr/france/2015/03/06/clementine-autain-la-premiere-victime-de-cette-affaire-n-est-pas-poutine-mais-nemtsov_1215450

      1. Certes. Mais je remarque tout de même que dans cet échange entre Autain et Mélenchon par voie de presse, ils sont en fait tous les deux d’accord, à savoir qu’on ne sait pas qui a tué Nemtsov. A la différence près, non négligeable en effet, que Mélenchon exprime son opinion de manière plus orientée, en dédouanant d’office Poutine, sans preuve non plus de sa non-culpabilité, mais au seul jugé de l’impertinence d’un tel meurtre dans le contexte politique poutinien. De là à dire, encore une fois, que Mélenchon a en la matière « apporté son soutien objectif à Poutine en matière de politique intérieure », il y a un pas que je ne franchirai pas.

      2. Il apporte son soutien objectif dans la mesure où il s’exprime sur cette affaire, rien n’empêchait Mélenchon de garder le silence.

      3. Sois un peu compréhensif, Pierre-Yves, avec Méluche sur Putin. C’est facile pour nous de charger Vlad don Corleone. On n’a pas un contrat sur nos têtes et les sbires tchétchènes de Kadirov au derche si on s’écarte de la ligne; Lucho si. Comprends sa timidité, sa retenue, il a une famille quoi, merde.

      4.  »Poutine, dont la réputation en matière de mépris pour la démocratie n’est pourtant plus à faire » >> Si la démocratie est le pouvoir des peuples à disposer d’eux-mêmes, les actions de la France en Afghanistan, Libye et Syrie sont antidémocratiques, la France agite ses valeurs démocratiques, mais elle n’hésite pas à détruire les autres pays, s’accaparant les ressources….au nom de la démocratie. Les pays les plus interventionnistes et destructeurs dans le monde sont nos pseudo démocraties. Mélenchon fait partie des rares à mettre au clair les intérêts en jeu, comme dans cette émission ONPC.

    2. Ah si tous les anti-Poutine primaires concentraient leurs forces sur le véritable ennemi !! Manque plus que des citations de Caroline Fourest et ce fil sera parfait…

      1. Bien dit;

        Mélenchon a aussi dit que nous cirons les pompes d’une dictature saoudienne qui ne vaut pas mieux que Daesh, il crèverait l’écran à l’international ce Jean-Luc, quand on revoie les images de notre président actuel devant ces dictateurs on peut lui souhaiter bonne route.
        Poutine un monstre… il dit lui-même qu’au moment où on est venu le chercher pour succéder à Elstine, il n’était qu’une baltringue, faut voir le chemin parcouru, mais le qualifier de monstre, bah c’est petit, et les petits (exemple: Hollande et l’avion de Morales revenant de Russie soit-disant avec Snowden) sont les va t-en guerre les plus fourbes et les plus lâches. Snowden, Paul Jorion en aurait fait le prix nobel de la paix (mais dans sa bouche prix nobel est-ce un compliment?), or sans la Russie, c’est au fond d’une geôle (américaine, pas russe ou syrienne) que croupirait le lanceur d’alerte pour la démocratie.

        « on risque bien d’avoir droit à un second tour Les Républicains / Front national. », nous dit M. Fievre.
        Pour cette raison , si le vote est un droit, celui d’être représenté dignement en respectant le choix du peuple qui MANDATE un élu, alors dans notre situation l’abstention est un devoir pour faire entendre un stop déterminant. Un duel Juppé – le Pen, rien de nouveau. Voter pour Juppé ou Hollande serait voter pour un parti qui continuera à faire monter le FN, ce n’est pas une solution, c’est de l’aveuglement. Abstention, grèves, sortons des partis politiques.
        Si des économistes comme Sapir, Piketty soutiennent activement Mélenchon, il pourrait profiter aussi bien de leurs compétences économiques que de leur charisme, de leur charme et de leur calme. Ce serait une belle équipe à laquelle pourrait participer M. Jorion. Mais si l’abstention fait un gros score, avec une grève le lendemain bien suivie pour faire entendre un ras-le-bol salutaire alors peut-être que 2017 serait un nouveau départ.

      2. Manque plus qu’une bouteille et des verres et ce fil serait l’image parfaite d’un échange de préjugés habituels contre les peuples slaves, quelle que soient les aléas de la politique russe depuis toujours?

      3. Krow
        oui c’est ça, Poutine l’homme viril qui n’a pas peur d’aller « buter les tchétchènes dans les chiottes. » L’homme qui reste droit dans ses bottes face à l’Occident décadent. Quel modèle ! Il suffit pas de bomber le torse pour oeuvrer au bien commun.

        PS. Je ne vois pas en quoi le fait de critiquer Poutine devrait impliquer que je cautionne l’attitude de notre gouvernement envers la dictature Saoudienne ou que l’asile politique fut refusé à Snowden. Curieux raisonnent binaire que le votre. C’est pas l’un ou l’autre, désolé, je condamne les deux, pourquoi faudrait-il choisir entre la peste et le choléra ! Peuple mandaté, vous rigolez, quand on sait dans quelles conditions se sont déroulées les élections présidentielles de 2012 en Russie …

      4. PYD,
        Ça se répète depuis 1999 cette histoire de chiottes, le rigolo est que les gens qui répètent à l’envie comme vous, ont le même rapport aux chiottes que Poutine lui-même, même s’ils l’ignorent. Vous voilà donc un point commun avec lui.
        Je vous explique : si Poutine a cette association d’idée d’aller poursuivre les terroristes jusque dans les chiottes, c’est que les chiottes sont pour lui, un refuge, un endroit où il est interdit de le déranger pendant qu’il fait sa petite ou grosse commission. Les chiottes, en général, on s’y enferme à l’abri de regard des autres, protégés de toute intrusion intempestive. C’est un effet de la discipline sphinctérienne et de l’éducation ad hoc d’exercer un relâchement de la maitrise dédiée dans l’intimité des chiottes. Mais ce que j’ai lu de votre conception de votre liberté doit mal s’accorder aux pressions intestinales.
        Pas de havre de paix aux terroristes dans les chiottes ! Ça choque les bien élevés du trône serein, tant pis !
        J’ai oublié dans quel Sergio Leone, une scène de chiottes mérite le regard ?
        Mais il y en a d’autres, http://cinema.arte.tv/fr/article/les-toilettes-au-cinema,
        À regarder aux chiottes sur tablette, pour changer de l’usage si démocratiquement répandu du bouquin.

      5. @ Pierre-Yves Dambrine,

        Ah la virilité, c’est monstrueux, coupable, pas beau, bouuuuuhhhh la virilité. Au chiotte la virilité, c’est pas les terroristes qu’il faut buter, c’est ceux qui pissent debout.

        En tout cas, quand il a dit que l’Occident est capable de marcher plusieurs fois sur même râteau, prévenant l’oCCident de ce qui est maintenant entrain de se passer, et bien je ne lui donne pas tort.
        Vous dites « Curieux raisonnent binaire que le votre », est-ce Poutine qui vous empêche d’avoir les idées claires, vous m’avez mal compris. Poutine, ce n’est pas mon idole, mais la peste ou le choléra je ne crois pas qu’il soit l’un ou l’autre. C’est juste une claque dans la gueule de l’impérialisme.

      6. Rosebud1971

        J’ai pu activer votre lien qui renvoyait à un des nos échanges passés. Il était question de Snowden, nous avions terminé cet échange en convenant tous les deux que l’intéressé était mu par une injonction. Vous aviez alors argué que Snowden n’irait pas jusquà vouloir lever le secret qui protège les banques ou les multinationales, son libertarianisme supposé le lui interdisant en quelque sorte (je cite de mémoire).
        Je ne vois pas en quoi cela mettrait en cause ma conception de la liberté d’avoir soutenu que la cause défendue par Swnoden était louable. 1. Qu’en savez-vous que Swnoden n’irait pas mettre le nez dans les affaires des multinationales ? 2. Les secrets d’Etat protégés par la raison d’Etat et les intérêts des capitalistes ont quelque part parties liées, et vous le savez. Bref, Snowden ne ferait que la moitié du chemin, que c’est ce serait déjà bien. Quant à sa présence en Russie, cela ne fait pas de Poutine un démocrate, cela fait surtout un Snowden bien utile à Poutine pour redorer son blason à peu de frais. Quant à l’attitude de l’Occident à a son égard, je la la déplore, et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle dans mon message à Krow, mal interprété par lui, je renvoyais Poutine et l’Occident dos à dos. C’est ce qui me gêne chez Mélenchon, trouver des mérites à l’ennemi de son ennemi (impérialiste) quand l’ennemi de cet ennemi est très loin d’être un modèle de démocratie également, et c’est peu dire. Au moment où il faudrait sortir du cadre, sortir des nationalismes je trouve que Mélenchon est très mal inspiré d’apporter sa caution à un homme, Poutine, qui jusqu’ici n’a pas prouvé qu’il avait un autre agenda que celui de sa propre survie politique et des intérêts étroits de son pays.

      7. PYD 1871 et pas 1971 !

        « Le charme discret de l’intestin » best seller, que je n’ai pas lu et ne lirai pas mais que je conseille, doit limiter comme je le soutiens aussi, ce que vous pensez « de la liberté au sens traditionnel de son acception en tant que volonté et intention » c’est à ça que je faisais référence :
        http://www.pauljorion.com/blog/2015/03/23/gauche-par-les-amis-du-blog-de-paul-jorion/#comment-562888
        Le débat Snowden que vous reprenez trouve confirmation ces jours-ci : Snowden est surement du coté d’Apple et consorts, donc vous avez la réponse sur le secret bancaire nécessairement chiffré. Snowden n’a pas choisi Moscou, ni Poutine Snowden. Le premier s’est fait piégé à Cheremetievo et le second a réagit soviétiquement au problème. Il y a longtemps que j’ai arrêté mes errances sur les démocraties idéales, les républiques idéales, concrètement il existe des histoires intriquées mais différentes sur ces notions, d’où leur babélisation, valable aussi dans l’empathie mondialisée. Quand les soviétiques étaient internationalistes, ça n’allait pas, les russes nationalistes ça va pas non plus, on radote sur l’humiliation allemande du Traité de Versailles, mais rien sur la période Elstinienne, le désastre grec émeut, mais le désastre Eltsinien n’a pas gêné grand monde. Tout ça est, comme d’habitude est à la marge de la question comme telle de Mélenchon, mais quand Hollande ou Sarko vont copiner avec les monarchies du golfe, ces démocraties méritantes, on reste dans le business as usual. Poutine n’est pas un démocrate, ni un dictateur. J’ai même réussi à convaincre une jeune moscovite, plutôt favorisée, anglophone et francophone polluée par la lecture des medias occidentaux sur l’Internet, qu’elle s’égarait à croire que Poutine était un dictateur. Avec vous, comme avec d’autres, je ne tente même pas.

      8. Si t’as les tripes, Pierre-Yves, je te recommande une rapide enquête sur le nouveau petit copain pur jus néo-dretteux serbo-helvète de notre K psychiatrique, pardon, de notre colon Rosebud, le Slobodan trucmuche là, conseiller en com de Freysinger.
        Sans déc, je prends dix de Benoist contre son Slobodan.

    3. Pierre-Yves Dambrine,
      « Le problème ce n’est pas l’Europe » ?
      (Je suppose que tu parles de la dite « union » européenne, qui n’est pas l’Europe? Nous sommes tous sujets à cet abus de langage.)

      La constitutionnalisation de la politique austéritaire, ce n’est pas l’Europe ?
      Le contournement des référendums, ce n’est pas l’Europe ?
      La BCE hors délibération démocratique, ce n’est pas l’Europe ?
      La mise en concurrence des juridictions nationales, des normes fiscales, sociales, salariales nationales considérées comme des marchandises et des coûts, qu’il faut réduire, ce n’est pas l’Europe ?
      Une commission non élue, un parlement fantoche ou quasi fantoche, la négociation secrète du Tafta, une monnaie que le monde entier observe avec stupéfaction…, ce n’est pas l’Europe ?

      1. Guy Leboutte,
        Vous me lisez en diagonale.
        J’ai pourtant précisé dans le commentaire que vous évoquez que l’Union européenne (comme Europe politique en gestation) ne me satisfait pas, mais que ce n’est pas une raison pour passer par dessus bord l’idée et la réalisation de la construction européenne dont elle l’aboutissement actuel, ajoutant que le problème ce ne sont pas tant les institutions (même si elles sont loin d’être parfaites, je ne vous fais pas un dessin ; vous l’avez fait pour moi.) que la majorités conservatrices des pays membre de l’Union qui président à sa destinée et font que la politique menée à l’échelon européen est ce qu’elle est. Bref si les majorités étaient majoritairement à gauche (authentique, pas frelatée à la Hollande), nous aurions une autre « Europe », c’est plus clair ?

      2. PY D:

        Qu’on puisse ou non réformer démocratiquement l’UE sans qu’elle éclate est effectivement une ligne de clivage.

        Vous menez vous-même votre optimisme, à mes yeux non fondé, au bout de sa logique et donc à son impasse en disant « si les majorités étaient majoritairement à gauche (authentique, pas frelatée à la Hollande) » . « Si » . Non seulement il en faut une quelque part, de ce genre de majorité, ce qui déjà sera rare, mais en plus il en faudrait simultanément plusieurs pour que le débat commence au sein de la désUnion. Les institutions mortifères de l’UE ont été construites avec la collaboration de tous les partis sociaux-démocrates ou équivalents, comme sur le continent ils ont tous participé à la mise au pouvoir de la finance dans les années 1980, tandis que Thatcher et Reagan faisaient le boulot dans leurs pays respectifs. Et si vraiment quelque chose bouge en UE, dans le sens que nous souhaitons tous globalement dans ce blog, c’est l’Allemagne qui quitterait l’euro, avec l’un ou l’autre satellites ordolibéraux.

        Lordon le dit, et quelques autres, et je ne comprends pas qu’on ne comprenne pas ça! C’est bien une ligne de clivage.

        Dans cette perspective, le plan B (à voir, mais en gros…), Varoufakis, Nouvelle Donne (j’adore Larrouturou, mais il rêve), Die Linke, la « gauche de gauche » portugaise au gouvernement (pour une bonne part), et bientôt Podemos qui semble déjà en avoir pris le chemin, stérilisent des énergies et préparent de belles gueule de bois à la grecque. Ce serait extrêmement grave et ça mérite un vrai débat, avec nos égos soigneusement laissés au vestiaire.

        Il n’y a qu’un antidote à ces risques, c’est un puissant mouvement social. Ce mouvement social existe en Espagne, sacrément plus qu’en Grèce, et c’est ça cela possibilité d’espérer pour l’Espagne, pas l’évolution électoraliste, vedettariale et européiste de Podemos.
        La politique partidaire, la politique professionnelle, la politique représentative ne nous sauveront pas. D’où mon rappel dans un de mes posts de la formule de Paul, il y a quelques années:
        « La politique des partis, c’est terminé. »
        Obsolète?

      3. Guy Leboutte,

        L’inconvénient de votre façon d’envisager les choses, c’est que vous grillez inutilement une option et passez directement à la suivante.
        Si Tsipras avait écouté Varoufakis peut-être la situation actuelle serait différente. Varoufakis, précisément, parce qu’il se situait dans le cadre de l’Euro avait une chance d’acculer la Troïka à lâcher du lest, ouvrant ainsi la voie à d’autres concessions ailleurs. Un commissaire a d’ailleurs reconnu a posteriori que jamais l’Union l’aurait abandonné la Grèce à son sort, il s’agissait donc bien d’une guerre des nerfs.
        Disposant de moins de cartes en mains, vous augmentez le risque que nous soyons tous emportés dans la tourmente à un moment où les mouvements de repli identitaires s’accentuent, je pense bien sûr à la crise des réfugiés. Rien ne dit que ces mouvements vont s’affaiblir laissant la place à de puissants mouvements sociaux à même de renverser la donne, même si bien sûr c’est toujours dans l’ordre du possible.
        D’autre part pourquoi d’emblée bazarder l’Union puisque vous en conviendrez les problèmes qui devaient se traiter au niveau européen, devront toujours être résolus au niveau européen, qu’il s’agisse d’un changement qui vienne des urnes ou des mouvements sociaux ?
        J’en conviens tout ces raisonnants relèvent du pari, rien n’est joué d’avance, mais reconnaissez qu’il y a tout de même une logique à vouloir continuer le jeu au sein de l’Union. Bref, ne pas gâcher des cartes pour rien.

    4. Rosebud1871
      Vous n’est manifestement pas d’accord, mais ce n’était peut-être pas nécessaire de nous gratifier de cette petite exégèse douteuse qui n’a pour but que d’essayer de m’atteindre, vous dispensant de produire de véritables arguments. Quant à vos allusions incompréhensibles sur ma « conception de la liberté », no comment. Vous êtes pourtant capable de faire mieux, beaucoup mieux.

      1. Te formalise pax Pierre-Yves, il t’a juste traité de coincé d’l’oignon. Venant d’un ex psy passablement relâché des sphincters mais dorénavant en couches-culottes ça prête pas à une nouvelle guerre de Crimée – ni de Chiéchiénie..

      2. Messieurs, vous aviez tous rendez-vous à la « cabane au fond du jardin  » ce soir ?
        Des vieux souvenirs ? La nostalgie de l’enfance ?

    5. Rosebud1871
      La différence entre Eltsine et Poutine c’est que le premier est mort est enterré je vous le signale, et de toute façon je ne vois pas en quoi le cas Eltsinien (à propos duquel vous ne savez rien de mon opinion) devrait m’empêcher de trouver à redire sur Poutine. Je n’ai pas dit que Poutine c’était un dictateur, seulement qu’il méprise la démocratie, et il l’a prouvé et que son nationalisme exacerbé est là pour détourner l’attention de ses compatriotes de préoccupations plus internationalistes, plus « sortie de cadre » . Des citoyens russes en payent les conséquences, journalistes, écologistes, homosexuels, ONG . http://www.lapresse.ca/international/europe/201505/23/01-4871937-poutine-promulgue-une-loi-sur-les-ong-etrangeres-indesirables.php . Quant à Hollande et Sarko allant copiner avec les monarchies du golfe, pourquoi alors y revenir dans notre conversation alors que j’ai écrit noir sur blanc que je condamnais, maintes fois d’ailleurs sur le blog. Vous me répondez en vous adressant en réalité à une personne qui n’est pas moi, sur ce point. Vous ne répondez pas sur le fond, sur la question du nationalisme à propos de Mélenchon et de Poutine.

      PS. J’avais lu « La grande désillusion » de Stiglitz où l’économiste dénonçait les agissements des Goldman Sachs boys dans la Russie d’Eltsine, merci, j’étais au courant. Il se trouve même que, de retour de Chine par le transsibérien, j’étais de passage à Moscou en septembre 1991, sur la place rouge où une moscovite est venue spontanément vers moi me dire que Gorbatchev, au parlement, c’était fini, que l’homme de la situation c’était désormais Eltsine. Le putch en Août visant Gorbatchev, alors en Crimée et mis en résidence surveillée parce qu’il voulait signer un traité instaurant l’ Union des Républiques soviétiques souveraines, réduisant le rôle du KGB et de l’Etat centralisé mettait en scelle Eltsine qui était déjà président de la République socialiste fédérative socialiste de Russie. Bush et Major, ainsi que Mitterrand apportant leur soutien direct ou implicite au nouvel homme fort. Ces quelques jours passés à Moscou à la mi-septembre 1091, j’ai pu voir lors de la fête annuelle de la ville de Moscou qui donnait lieu à diverses manifestations et autres festivités, reconnaître dans la foule le crâne entre mille reconnaissable de Gorbachev qui défilait en simple citoyen parmi les citadins moscovites. Je dois dire que j’ai été un peu ému.
      J’ai eu le temps de voir aussi sur la place jouxtant le bâtiment du KGB le socle nu de la statue de Félix Dzerjinsky, fondateur et dirigeant de la Tchéka, artisan de la terreur rouge, avec toutes les inscriptions que les moscovites y avait laissées, sans doute depuis longtemps effacées …

      Je sais, ce que je viens de narrer cela n’a pas forcément un lien direct avec notre conversation, mais pour vous dire qu’ en matière d’histoire Russe, je ne suis peut-être pas né de la dernière pluie.
      Et vous ne me ferez pas croire que Poutine ne tolère, s’il n’encourage pas activement, le retour d’un culte voué à Staline. Ce qui n’est pas rien.
      http://geopolis.francetvinfo.fr/le-fantome-de-staline-hante-la-russie-de-poutine-58141

      1. PYD,
        Merci de ne pas enterrer Poutine qui a mon âge.
        Vous m’indiquez que je vous réponds « en vous adressant en réalité à une personne qui n’est pas moi » et que « vous en savez rien de mon opinion » , oui sans doute, mais nous en sommes tous là et c’est très bien ainsi.
        Lacan à l’EFP avait décidé que les articles publiés dans la revue Scilicet ne seraient pas signés. Ça a l’avantage en ignorant la personne identifiée de l’auteur (et le poids de la représentation sociale qu’on y attache) d’être limité à peser les arguments textuels, sans l’inflation ou les parasites d’Ego.
        Là-dessus, je constate que sur un billet dédié à la candidature en solo de Mélenchon, après 3 échanges je me retrouve avec Staline sur les bras, c’est plus l’œil de Moscou, c’est Moscou à l’œil. Je suis assez vieux pour avoir entendu ce refrain depuis 1968. Mais pour vous plaire, je vais vous répondre : sur les ONG, je ne doute pas qu’en voulant supprimer des mauvaises herbes, le désherbant législatif a tué quelques belles plantes. Je ne doute pas que nos récents critères occidentaux de normalité paraissent décadents au russe moyen (statistiquement introuvable). Je ne doute pas que Poutine ne favorise pas l’évolution des mentalités, phagocytées par l’église Orthodoxe. Loin d’approuver toutes les façons humaines de vivre et de penser, je sais que la mienne n’est pas forcément la meilleure pour les autres, qu’ils s’en débrouillent et me laissent me débrouiller avec la mienne. Dzerjinski n’existe peut-être plus à Moscou, mais ailleurs si, un pote m’a montré des photos en 2014 ! J’avais été surpris en URSS en 1979 d’apercevoir des hommages individuels discrets à Staline ; j’étais à Gori en 2008. J’ai su que la statue avait été virée en 2010 mais depuis réinstallée un peu plus loin, près du musée Staline à la demande des habitants. Vous allez leur faire la leçon ? et refuser de boire un coup ?
        https://www.vivino.com/wineries/stalin/wines/saperavi-muscat-red-semi-sweet-8888
        Merci de votre récit, Gorbatchev n’a jamais été populaire depuis 89 en ex-URSS, Poutine si. Mystère.
        Je serai hors connexion les prochaines 24h. et si le fil est fermé ne vous étonnez pas de l’absence de réponse.

  3. J’ai de sérieux doute des capacités de Thomas Piketty à se faire élire président. La Vème République est trop monarchique pour ça. Un peu de réalisme ne fera pas de mal. Toujours est-il que je trouve abjecte l’idée qu’il puisse y avoir une primaire à gauche à laquelle tous les participants devraient se rallier au vainqueur. Si Emmanuel Valls l’emporte, tous derrière lui ? Plutôt me couper un doigt. Je ne voterai pas socialiste, même avec un flingue sur la tempe. C’est juste HORS-DE-QUESTION. La trahison de ce quinquennat restera l’une des plus profondes amertumes possibles. Je crois que ceux qui ont cette idée de primaire en tête n’ont aucune idée de la haine qu’une partie de la gauche peut vouer au parti socialiste : on peut comprendre qu’un parti de droite mène une politique de droite d’une rigueur absolue ; on la combat, mais on la comprend. Mais que des ******* de socialiste mènent la politique qu’ils mènent avec NOS VOTES, EN NOTRE NOM, c’est abject.
    Donc pour moi, l’idée même d’une primaire dans le périmètre duquel il y aurait le parti socialiste est juste inacceptable. Qu’on soit bien clair : il ne faudra pas compter sur moi pour sauver le soldat Hollande ou le caporal Valls si l’un d’entre eux se trouvaient en face de Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. On a voté François Hollande pour ne pas avoir Nicolas Sarkozy, on a eu pire que Nicolas Sarkozy. Si on vote Manuel Valls pour ne pas avoir Marine Le Pen, on risque bien d’avoir pire que Marine Le Pen. Vous le savez très bien, Paul Jorion : ce gouvernement mène une politique que vous pourriez appeler d’ « extrême droite en col blanc ».

    Enfin, pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon, en dépit de tous ses défauts, de sa personnalité, il y a une proposition et une proposition fondamentale qui, dans son programme, pourrait me déplacer pour aller voter : celui d’une constituante. Car on ne changera rien, on ne transformera rien, on ne sauvera rien de ce monde avec des institutions aussi enkystées, encroûtées dans les marchés des places, dans le carriérisme, dans l’affairisme, dans l’égoïsme. Si un autre candidat (de gauche ou du centre – à l’exception du parti socialiste) émerge qui proposera une constituante, alors j’envisagerai de voter pour lui ; c’est la condition sine qua non pour que je mette un bulletin dans une urne. Et je pense que ce sera la condition que nous serons nombreux à poser.

    1. PS : et quand je vois que le Parti Communiste part à la chasse aux sièges en acceptant l’idée d’une primaire, et qui donc pourrait potentiellement soutenir la réelection de François Hollande ou l’élection de Manuel Valls, j’ai envie d’écorcher le renard.

  4. Je ne suis pas sûr de voter Mélenchon en 2017 : positions encore trop ambigüe sur l’UE et l’euro, obsession d’un retour à un plein-emploi illusoire, discours trop pro-militants et pas assez pro-électeurs… Mais qui pour lui contester son envergure politique.

    La place d’un Piketty, comme celle d’un Larrouturou, est plus celle d’un conseiller économique et financier que d’un dirigeant politique dont il n’a pas l’envergure.

    1. Qu’est-ce que vous en savez qu’il n’aurait pas l’envergure ?

      Le fait est que ces dernières décennies ce sont presque toujours des des personnalités égocentriques et prêtes à tout pour parvenir au somment de l’Etat qui ont été « sélectionnées » par les appareils, on en a vu les prodigieux résultats … vous ne pensez-pas qu’il serait bon que cela change ? Je crois que nous sommes encore un peu prisonniers de l’image de l’homme providentiel, à poigne, seul au dessus du commun des mortels, qui une fois au pouvoir use de son pouvoir discrétionnaire dans un certain nombre de domaines permettant de prendre des décisions qui engagent pourtant la vie du pays sur des voies parfois dangereuses (guerres à l’étranger, état d’urgence dans la constitution ….). Il faut en finir avec la monarchie républicaine.
      Un homme comme Piketty, clair sur les principes, ferme sur les objectifs, et modéré dans son expression, sans égo surdimentionné, a contrario aurait toute sa place pour ramener un peu de sérénité dans un monde chaotique où le fait de simplement naviguer à vue, peut devenir un péril mortel.

      1. Je suis d’accord avec vous sur le fait qu’on en sait rien, des capacités politiques de Piketty. Et en même temps c’est bien ça le problème 🙂
        Et c’est pour ça que je pense que Piketty avec Mélenchon derrière (ou l’inverse, je ne sais plus), ça peut faire un super mélange, genre Varoufakis/Tsipras, mais avec la France qui fait 18% du PIB européen et non la Grèce qui en fait 2%. Un autre rapport de force.
        “Il faut en finir avec la monarchie républicaine” => faites gaffe, on dirait Mélenchon 😉

      2. Je suis tout à fait d’accord avec vos propos.
        Dire que « Piketty n’a pas l’envergure » : c’est partir du principe que les français sont des andouilles. Or beaucoup de français souhaitent un discours enfin sérieux et un candidat à l’égo moins explosif. Ils sont si excédés qu’un candidat comme Piketty peut tout à fait calmer les votes de révolte mais aussi redonner du courage aux abstentionnistes.

    2. Non, sa position a cessé d’être ambiguë sur la question de l’euro : il est prêt à en sortir s’il n’obtient pas ce qu’il souhaite pour l’avenir de l’Europe, et il s’en servira comme instrument de discussion. C’est ce qu’il dit et répète. Ce n’est pas ambigu du tout mais cela ne signifie effectivement pas nécessairement une sortie de l’Euro, même si à la fin du chemin il y a peu de chance que cela débouche sur des avancées concrètes suffisantes.

  5. N Sarkozy a défiscalisé les heures supp.
    T Piketty a trouvé normal de supprimer cette mesure. Une niche fiscale de moins selon lui .
    Le projet de Mme El khomri …revoir la majoration des heures supp à la baisse… seulement 10%.
    T Piketty… El khomri mème combat… de gauche… allié des salariés?

  6. Merci pour ce texte très honnête. Piketty est pour moi un homme très compétent dans son domaine qu’est l’économie, la fiscalité etc…mais ce n’est pas un homme politique. Au premier débat, il se fera massacrer, même si c’est injuste et détestable. Ensuite point de vue notoriété, il va falloir en faire du chemin, surtout si les primaires ont lieu, comme Cambadélis le demande en … décembre. Pour moi c’est une chimère plaisante mais une chimère quand même : Je rejoins complètement François Fièvre, en appui de Mélenchon en revanche « ça aurait de la gueule ». Je n’y crois pas trop finalement, ça va faire comme Hulot en 2012, qui un mois après le premier tour annonce qu’il a voté Mélenchon… c’est sympa mais peut mieux faire non ?

    Sur la Syrie, je viens de réécouter JLM et constater écoeuré la retranscription par les médias mainstream de cet échange : Comment à l’écoute de ce qui est dit peut on dire que Mélenchon « soutient » Poutine. Il adresse ses seules félicitations au fait que les Russe ont coupé les voies de communication du pétrole vers la Turquie qui par ailleurs massacre les Kurdes. Tout cela est aberrant et indigne d’une démocratie. Mais passons, on avale tant et tant de couleuvres indigestes ces temps ci que je ne comprends pas comment on peut encore à gauche passer notre temps à tergiverser, « conférencer », couper les cheveux en quatre, magouiller électoralement… La gauche, la France, l’Europe sont dans un état lamentable, au bord de l’implosion et on est là à se demander s’il vaut mieux faire une primaire en incluant les pseudo frondeurs complexés ou également le PS de droite assumé. Pauvre de nous.

  7. Pour « la gauche » cette élection 2017, sauf événement mondial perturbant , me semble perdue , le peuple français étant ce qu’il est sur les ondes longues . Peut être dès le premier tour .

    Une seule candidature « à gauche » ne me semble dès lors pas plus risquée ou bénéfique que plusieurs . L’intérêt de la campagne et de l’élection portera alors sur la qualité , la clarté ,la richesse de projection sur l’avenir ( coucou François Leclerc , PSDJ , Michel Leïs..) , la capacité pédagogique et de convictionnement des porte drapeaux , leur aptitude à démystifier les vieilles lunes et les mensonges « d’évidence » de leurs adversaires , leur prise en compte de l’écologie et la mesure de leurs forces et moyens de peser dans le contexte international .

    S’ils ne sont pas élus , du moins auront ils contribué à rendre les électeurs plus pertinents et préparés aux enjeux du futur , qui finiront bien par nous rattraper. Même si le corps électoral vote en grande majorité pour les souvenirs du passé et les enjeux apparents du présent immédiat .

    Et avec un peu de chance , ils auront mieux cerné ce qui les réunit ou les divise . Pour une candidature unique …la prochaine fois .

    Mais les temps sont tellement historiques et les actualités si lourdes , qu’en un peu plus d’un an , il peut se passer des choses étonnantes .

      1. Toute stratégie ne vaut que si le but final est partagé . J’ai cru comprendre qu’entre le PS , PC , PG , EELV , voire Nouvelle Donne , la cible n’est pas la même . Si je me trompe , qu’on me dessine la cible .

        Je n’engage que des combats que je suis sur de gagner .

        Dans le doute , j’y vais quand même pour continuer à exister , mais , et la tactique , et surtout la stratégie ne sont pas les mêmes .

        Alors la stratégie est plutôt de mettre le temps au service des idées qui sont de vrais progrès , pour que la bataille suivante vaille la peine d’être conduite et gagnée ..férocement .

        On n’en est pas là à gauche ( ni à droite d’ailleurs).

        Mais les avis de Mélenchon et Piketty sur cette attitude mériteraient d’être lus .

        Encore qu’un animal politique doit avoir comme règle de ne jamais dire ce qu’il fera sincèrement à moins d’un mois de l’élection .

      2. Ma dernière phrase dit le contraire de ce qu’elle voulait dire !

        Un politique dur de cuir ne se dévoile qu’au tout dernier moment , ne serait ce que pour se laisser le temps de tenir compte de l’actualité .

        Le politique de grand talent , utile , est celui qui ne trompe , ni ne viole l’électorat .

        On en cherche .

        A propos de reconnaissance des compétences , je note qu’aux USA Trump l’inénarrable , fait la peau au moins con des Bush .

    1. Mais les temps sont tellement historiques et les actualités si lourdes , qu’en un peu plus d’un an , il peut se passer des choses étonnantes

      Je tire un fil, pour voir.
      Révolution : Mouvement orbital périodique d’un corps céleste, en particulier d’une planète ou d’un satellite, autour d’un autre de masse prépondérante ; période de ce mouvement, appelée aussi période de révolution.
      Observation : le mouvement dévie.
      Gravitation : qu’est-ce qui fait qu’un mouvement orbital autour d’une masse prépondérante dévie ?
      1) La masse centrale 2) La masse circulante 3) L’attraction d’une autre masse 4) une conjugaison des 3.
      Si, comme je le pense en suivant mes observations personnelles, la survie de l’espèce humaine et de la plupart des espèces sont en question puisque leurs conditions de disparition sont effectivement constatées sur ce mouvement périodique modifié actuel, les mots importants pour les espèces sont « prépondérante » et « périodique », puisque dans la mal connaissance de ou des causes de cette modification d’orbite, il est très difficile d’anticiper un nouveau mouvement orbital périodique qui permettrait la survie des espèces, d’autant plus incertain qu’il est aventureux donc dangereux.
      En tout état des causes mal connues, danger pour danger il est quand même invraisemblable de nier le danger de la gravitation en entretenant l’illusion d’une période de révolution immuable, pour entre autres être en mesure de nier ses dangers connus qui nous condamnent pourtant manifestement à disparaître prématurément à plus ou moins brèves échéances.
      Prépondérante – Périodique – Échéances : impossible aujourd’hui de les poser avec certitude sur un calendrier (Il me semble que l’autre masse (3) menaçant de devenir prépondérante est la mort).

      En conséquence
      Révolution : Mouvement d’un objet autour d’un point central, d’un axe, le ramenant périodiquement au même point.
      Immuables à notre niveau européen, quelques périodes, quelques échéances quelques dates prépondérantes, connues, fixées, re-confortantes donc rassurantes :
      Entre aujourd’hui et le printemps : 2 (petits) mois (1 million « d’exodés » supplémentaires entre ciel et terre)
      Entre aujourd’hui et le référendum GB : 4 mois
      Entre aujourd’hui et 2017 : 14 mois.
      Entre aujourd’hui et 2022 : 72 mois
      2 mois, 4 mois, 14 mois, 6 années, … où tous se voient se jaugent se condamnent, s’exécutent à partir d’images et de mots extraits d’une réalité expliquée, ici là-bas et ailleurs, en preuves d’imperfectitudes patentées inconditionnelles et inconciliables interdisant toute compatibilité et nous condamnant
      – au mouvement périodique actuel – déviant – les plus chanceux munis de la bonne carte d’identité sésame pour éviter l’abandon et survivre à la période initiale.
      – à des élections vidées du réel.
      Avec cette question qui me taraude : de combien de temps disposons-nous avant le premier gros dérapage barbaresque à nous (a priori punissant les « exodés envahisseurs ») réclamant puis institutionnalisant un état d’urgence permanent ?

      Prépondérante – Périodique – Échéances – Permanent.
      Une transition ou la transition ?
      Jacques Attali et une équipe établissent un programme qui sortira mi-mars. Je ne sais pas ce que sera cette version 1, annoncée a-partisane, avant débats (et non combats de coqs). L’esprit (le fond) est là : constater les indispensables réformes des modèles/systèmes économiques, financiers, monétaires, fiscaux pour consolider les droits sociaux, humains, européens, accompagnés de 100 jours pour agir après avoir été élus. Avec une règle d’or : pas d’abandonnés, pas de sacrifiés. (Un préambule listant les causes inconditionnelles relevant du mouvement orbital et imposant la nécessité de ces nouveaux modèles me paraît indispensable).

      J’espère que Piketty, Mélenchon, Larrouturou, Macron (et oui), Hulot, Duflot et tant d’autres de disciplines et d’horizons croisés vont se mettre au boulot (peut-être le sont-ils déjà) sur cette base de travail globale /détaillée et les leurs, permettant par leurs engagements mutuels et réciproques d’appliquer ce programme et de donner un souffle de confiance en des élections qui en sont tout simplement dépourvues parce que ne représentant et ne défendant que leur principe, et remettre la peur à sa juste place.
      Je ne sais pas si je me leurre. En revanche quand je les regarde et les écoute je sais qu’eux aussi ont peur : pour qu’elle soit celle qui nous sert d’aiguillon et non celle qui nous sert d’alibi ils doivent bosser ensemble. Ensuite, ils peuvent toujours tirer celui ou celle qui se présentera comme président(e) à la courte paille !

      1. L’idée du tirage au sort me plait assez,mais quid pour le
        « poste » de Président ?.En revanche,Baleine,l’évocation d’un « corps céleste »m’apparaît inutile.Cela dit,et en
        termes plus ordinaires,les questions de dates sont des
        choses à la fois importantes et assez souvent fortement
        prévisibles….mais pas toujours aussi aisément que cela.

  8. Vieille dame anonyme j’ai eu maintes fois l’occasion de croiser
    en rue, au bistrot, sortie de bouche de métro, le citoyen parisien « lamda » qu’est Mélenchon…

    Attentif aux autres, DISCRET et sensible.
    Jamais, vivant souvent à Paris, je ne lui ai parlé ni montré que
    je le reconnaissais.

    Il ignore donc, en ce début de nuit, que je l’ai surpris sous la pluie fine, marche rapide, son col relevé, faire marche arrière pour
    s’adresser à un sans domicile ( fixe de surcroit! ) quelques mots et
    une obole, puis reprise de sa marche penché vers l’avant…

    Détail ? Ressenti d’une vieille existence…
    Certes seulement cela.

    Mais j’aime à rêver qu’il enFIEVRE la France ! et discute avec notre hôte quelque peu aussi…

    1. Merci beaucoup de votre témoignage. Ça me confirme dans l’idée que Mélenchon n’est pas un mégalomaniaque assoiffé de pouvoir et imbu de sa personne, comme certains ont tendance à le dire.

    2. Merci du fond du cœur pour ce touchant témoignage Madame. Ça rééquilibre un peu les choses. Faut vous dire que j’en étais resté à celui de mon frère, habitant le 10ème, qui m’avait raconté avoir vu notre grand homme dérober une boite de cachous a un Sdf endormi sur un trottoir.Il mentait donc.

      1. Ce dont on est sûr, c’est que le SDF en question n’était pas lituanien. Parce que les Lituaniens, Jean-Luc, comment dire, il en a jamais vu d’une, et de deux ils leur proposent un projet de vie assez spécifique.

      2. Ne sois pas mauvaise langue, Julien, celui du frangin n’était pas lituanien non plus, mais polonais, et plombier.

      3. @ Vigneron.
        Lamentable et grotesque.
        Dans le but de faire progresser la qualité du blog votre truc est de première.

        Chère M.e Deligne Claire : faut pas croire, et surtout ne pas prendre à cœur, tout ce qui s’écrit sur les blogs, y compris celui-ci, généralement de 1.ère classe. Quelque fois il y a des fléchissements. Regrettables, à mon avis.
        De tout cœur avec vous.
        D.

    3. Zêtes pas le fantôme de Marceline Desbordes-Valmore, d’un blog l’autre, tant moqué par Yann Moix sur le plateau d’On n’est pas couché – par hasard ?
      Donc, un sacré bout de temps après Baudelaire, mais avec un goût prononcé pour Les Fleurs du Mâle ?

      1. @Daniel,

        Effectivement, les interventions de Vigneron commencent aussi à me fatiguer, j’attends le Vigneron nouveau, qui se mouille, qui apporte un plus au blog. Depuis 3 mois, c’est de la vraie piquette. Dommage pour quelqu’un qui en a sous le pied. Je n’apprécie pas non plus la connivence avec Julien Alexandre. Disons qu’il fait partie des meubles, restaurons le non pas au goudron mais à la cire.
        Vigneron est en colère, il a le droit, tout comme JL Mélanchon (c’est une interprétation). mais la colère est mauvaise conseillère.

        @tous
        Revenons au sujet central. F. Hollande est un parjure –> revoir le fonctionnement de nos institutions — > constituante.
        N. Sarkozy un acteur de théâtre qui ne croit pas un mot de ce qu’il pense : je l’ai écouté pendant 2 heures lors de son interview sur l’A2 (je crois). Dire, droit dans ses bottes, qu’il faut supprimer l’ISF, faut vraiment ne rien comprendre à ce qui nous arrive aujourd’hui. Rien que cela devrait le disqualifier — > Que fait le justice ? — > Dans le privé, on demande aux actionnaires leur point de vue, dans la vie politique, quoi pour virer un tricheur qui n’a laissé aucune trace écrite ?

        Primaire à gauche : c’est le mot gauche qui est très mal choisi. Il faudrait trouver autre chose car la gauche s’est fourvoyée avec F. Hollande, M Valls, E. Macron et maintenant M. El Khomri.

        L’approche Diem25 me parait meilleure. Elle part du constat que nos institutions (Europe mais aussi France) ne fonctionnent pas.

        Pourquoi pas : Appel à candidature pour une primaire pour une révision de nos institutions ! Et que le meilleur gagne.

        T. Piketty : il peut faire des merveilles dans le cadre d’un fonctionnement différent de l’exercice actuel du pouvoir, où le Président serait un arbitre et non un monarque.
        JL Mélanchon : secoueur de cocotier qui s’assagirait dès qu’il aura le pouvoir. Il y a de quoi être en colère. Soyons compréhensif.

        J’ai essayé de comprendre pourquoi Bernie Sanders faisait un carton. Sénateur du Vermont ? Non franchement ce n’est pas un argument ! Allez voir son programme, avec ça le FN trouve un fameux concurrent.

        Le programme d’un candidat aux primaires devrait avoir deux volets :
        – un volet Sanders
        – un volet Constituante

        Le candidat pourrait être recherché parmi les élus actuels : irréprochable, actif à l’assemblée, intègre, indépendant. Parmi les frondeurs, on devrait pouvoir en trouver un, non ?

        Si les modalités d’exercice du pouvoir du président n’est pas remis en question, c’est foutu. La personnalité retenue pour les primaires devra être sélectionnée suivant des critères assurant qu’il ne deviendra pas parjure. Comment on fait ?

      2. Quand ce n’est pas le docteur Gagnot qui interdit tout dialogue sérieux en répétant son slogan jusqu’à plus soif, c’est Vigneron qui , comme aujourd’hui, bastonne à qui mieux mieux pour faire régresser en « guignolerie » les commentaires sincères ?

      3. « Primaire à gauche : c’est le mot gauche qui est très mal choisi. Il faudrait trouver autre chose car la gauche s’est fourvoyée avec F. Hollande, M Valls, E. Macron et maintenant M. El Khomri. »

        Il me semble que justement Valls et Hollande n’attendent que ça, c’est pas parce que le PS va tout droit dans l’Iceberg, que la gauche disparaît. La lutte contre les inégalités, c’est la gauche, ce ne sera jamais la droite. Tout l’enjeu donc d’une candidature Piketty c’est de reconstituer un élan populaire autour d’un projet vraiment de gauche. Au PS ce n’est plus possible, il faut donc ouvrir une brèche ailleurs. Et c’est le moment, l’implosion du PS crée un vide qui peut être occupé.
        La thèse éculée véhiculée par les partisans du statut quo, comme quoi le parti socialiste a toujours été la conciliation de deux visons de la gauche (l’une réformiste accommodante pour le capitalisme, et l’autre franchement socialiste, de rupture d’avec le capitalisme) et qu’il conviendrait de rester sur ce terrain pour tout dire de la synthèse hollandaise, fausse synthèse bien entendu, car c’est le courant réformiste qui prévaut dans les faits quand cette gauche parvient au pouvoir, n’est plus tenable dans la configuration actuelle, où c’est tout un monde qui se fissure sous nos yeux.
        Un socialiste aujourd’hui ne peut plus se payer le luxe de dire une chose et son contraire dans l’opposition, de dire une chose et de faire son contraire une fois arrivé au pouvoir. Les ficelles sont trop voyantes, le réel (crise financière, économique, climatique, migratoire …) nous rattrape.
        Un socialiste (je veux dire qui se réclame des idéaux socialistes) aujourd’hui doit clairement indiquer la direction à prendre — réduire les inégalités, apporter un peu plus de cohérence et de vision à long terme, non pas donc pour dire que le grand soir est venu, mais pour amorcer une transition, qui elle permettra une sortie du capitalisme, ou si vous voulez l’accompagne.
        Piketty me semble avoir le bon profil pour faire le job.
        D’aucuns peuvent dans ce débat projeter leurs désirs de sortie immédiate du système, qui n’aimerait en effet ne pas en sortir tout de suite ! — mais il y a l’objectif visé et les moyens pour le réaliser.
        Personnellement je ne sais pas si Piketty sera le président qui a accompli la sortie du capitalisme. Mais là n’est pas la question, je le répète, la question c’est de savoir qui est le mieux placé pour ouvrir un horizon qui aujourd’hui est complètement bouché.
        Un peu plus d’une année ce ne sera pas suffisant pour convaincre nos con-citoyens que l’heure est venue d’en finir avec ce système. Par contre, oui, il est possible de rassembler une majorité de nos concitoyens autour d’un projet où, clairement, est à l’ordre du jour, un autre cap.
        Je rejoins aussi tous ceux qui pensent qu’il ne faut pas tout attendre d’un homme, alors prenons l’option Piketty pour ce qu’elle est : une brèche par où nous engouffrer tous, car Piketty sans nous ne pourra pas grand chose.
        Comme le rappelle aussi François Leclerc dans un billet récent, il y a déjà au sein de notre société des tendances qui vont dans le bon sens, dans le sens du partage, tout cela contribuera à l’émergence d’un système alternatif, il suffira alors au pouvoir en place de donner quelques impulsions – en termes de lois — pour affermir et faire devenir la norme ce qui aujourd’hui n’apparaît qu’en filigrane.

  9. Bonjour,

    Ce qui me sidère le plus dans ce débat autour de Piketty et de Mélenchon réside dans le fait que presque rien n’a été dit au sujet de l’Euro. Or c’est le cœur même du débat. Il me semble que Piketty est viscéralement attaché à la monnaie européenne, ce qui n’est plus forcément la position du PG et de son leader. A ce titre, un débat sur la sortie ou le maintien dans la zone euro serait fort éclairant…

    1. Si c’est vrai que Piketty est « viscéralement attaché” à la monnaie européenne, ça fait une raison de moins de voter pour lui. Parce que la question de l’euro est certes déterminante, mais elle n’est pas la question fondamentale. La question fondamentale, c’est celle de la démocratie, et donc de la souveraineté populaire. Si l’euro veut dire absence de démocratie, il y a deux options, soit on change l’euro, soit on sort de l’euro. Mais si on part avec un seul plan en tête, on est sûr de se casser le nez au moment de la négociation, parce qu’on n’aura pas de porte de sortie. C’est ce qui a mené Tsipras à la capitulation.
      Et puis, le débat sur l’Euro a déjà eu lieu, c’était lors du Sommet pour le Plan B, en janvier. Avec des tas d’invités, dont Paul Jorion.

      1. Votre position sur l’Euro est très proche de la mienne, mais pour beaucoup de gens de gauche, la sortie est toujours une position tabou.
        Autre point important, l’absence de discours rémunérateur en termes de voix. Il est tout de même invraisemblable qu’avec la crise carabinée que l’on traverse, la gauche non « hollandiste » se retrouve scotchée à 6-7%. Le principal moteur en matière politique est la peur : peur du changement (d’où l’alternance absurde PS-RPP/UMP/LR depuis 30 ans) ou peur de l’étranger (dans le cas du FN). D’où mon incompréhension lorsque Mélenchon (et tout le FG dans son sillage) n’a pas axé sa campagne présidentielle sur l’acuité de la crise financière. Avant de songer à gagner les élections, il faudrait donc un discours fédérateur centré sur les points suivants :
        -urgence écologique (aborder sans plus attendre le thème de « la survie de l’espèce »).
        -urgence économique avec la menace d’un nouveau collapsus de l’économie mondiale.
        -révolution technologique qui impose une nouvelle répartition du travail et des richesses.
        -organisation politique nouvelle (ainsi que le prône M. Mélenchon).

    2. Hé oui, vous avez malheureusement raison, Piketty est viscéralement attaché à la monnaie européenne et c’est cela qui réduit déjà à néant la pertinence de son éventuelle candidature…
      Aujourd’hui que le FN a, bien sur, remisé aux oubliettes, toute vélléité d’en finir avec l’euro, il est temps de batailler sur ce fait incontournable qu’on ne sortira pas de la « religion féroce » sans sortir du diktat de l’euro.
      Pas forcément parce que ce serait la »meilleure » solution économique mais parce qu’il faut des symboles qui signifient des ruptures… La leçon des évènements grecs ne doit pas être édulcorée. Bien évidemment il faudra une mobilisation et une participation populaire pour que de véritables changements aient lieu. Allez, rassurons-nous, tout se passera gentiment, sans rapport de force et sans violence… entre gens bien élevés…
      Une anecdote en passant…
      Dans un des bureaux de vote de Satory ( 10eme bureau de Versailles), qui représente en quasi totalité les gendarmes du GIGN et leur famille, Marine Le Pen a réuni plus de 60% des voix aux dernières élections régionales… Voilà qui devrait rassurer tous les gentils démocrates sur l’attachement de notre armée aux principes républicains…
      http://www.fondapol.org/debats/le-figaro-quel-fut-limpact-des-attentats-sur-les-elections-regionales/
      Il est temps de relire (ou lire) Une étrange défaite de Marc Bloch

      1. @l’animal
        Je surinterprète sans doute vos propos, mais les résultats du FN au sein de l’armée n’est pas le signe de son rejet des principes républicains.
        Le FN n’apparaît plus pour certains comme anti-républicain. D’une part parce que sa propagande s’est « républicanisée », mais surtout parce qu’ils constatent (comme tout le monde) que les partis « républicains » bradent l’Etat et la République.
        Ces « certains » ont tort, mais il ne suffit pas de le regretter et de déserter les armes. Ne serait-ce que parce l’armée est « la dernière raison des rois », à plus forte raison quand les « rois », c’est nous.

    3. Le candidat au primaire doit adhérer au programme Diem25… condition sine qua non de sa candidature

      Ce qu’il faut faire pour l’Europe est parfaitement clair. La sortie, c’est la sortie par le bas. J’espère que la Grande Bretagne sortira afin que nous voyons en vraie grandeur les conséquences. Rien n’empêchera de la faire entrer à nouveau mais cette fois ci à 100%.

      La sortie par le haut, c’est plus de démocratie, un budget fédéral redistributif.
      Une idée : on pourrait alimenter en autre par une taxe sur les excédents commerciaux qui alimenterait un fonds d’investissement en faveur des pays en déficit commerciaux, géré au niveau fédéral.
      Tout investissement serait mixte : 100 des capitaux immobilisés serait apporté par le gouvernement fédéral, complété par une même somme apportée par des fonds de retraite sous forme d’obligations dont le taux variable serait le taux d’inflation européen.
      – Le dirigeant-président ne ferait qu’un mandat de 5 ans, précédé d’un mandant de 5 ans au conseil de direction. Il serait choisi par ses paires par vote de valeur secret.
      – Le dirigeant serait un arbitre et non un monarque — > préciser le mode de décision.

      Les idées ne manquent pas. Comment sélectionner les meilleures ? Avec l’aide d’un président arbitre !
      Cet arbitre ne pourra jamais dire « j’ai décidé que » mais dira : « en écoutant tout le monde, j’ai compris que la meilleure décision était celle-ci. Nous ferons un bilan dans un, deux ans et corrigerons éventuellement le tir ».

  10. « et on risque bien d’avoir droit à un second tour Les Républicains / Front national. »

    Que rêver de mieux pour partir un week-end en famille à la campagne, flâner, prendre du bon temps, bref s’occuper à prendre soin de soi et se faire plaisir ?

  11. Que dire,
    Mélanchon n’a pas la moindre chance, c’est évident tante sa personnalité ne peut lui permettre de rassembler
    Ses questionnements sont justes mais ses solutions sont, pour l’instant, inapplicables car la France n’y est pas prête si tenté que son approche puisse être intégrée dans le monde que nous vivons ….
    Piketty lui, et j’approuve cette idée, est un universitaire qui n’est pas rompu aux joutes politiques
    Enfin, j’aime bien piketty mais je pense que son approche n’est pas complète : A mon sens, celle de keen est plus aboutie et surtout plus réaliste dans le fonctionnement
    La gauche, autre que l’axe social démocrate (libéral donc…) n’a pas pour l’instant de personnalité suffisamment forte, qui maîtrise l’économie et qui possède le courage nécessaire
    C’est évident ….

    1. Il est à remarquer que dès qu’un commentateur écorche le nom de Mélenchon, c’est toujours un commentateur pour le moins critique…
      Cette propension à délibérément mal orthographier son nom pourrait faire sourire si sa fréquence n’était le signe exemplaire d’attaques ad hominem permanentes…

    2. à Olivier
      Je me contenterai de vous dire que M. Mélenchon,s’écrit
      avec un E et non un A.Il convient,quelque soit ses opinions,de respecter l’orthographe des noms propres.A
      défaut,il s’agit soit d’un manque d’attention un peu étrange,soit d’une « erreur »délibérée.Dans les deux cas
      ce type de comportement ne me semble pas digne du
      blog de Paul Jorion.Veuillez,s’il vous plait,vous corriger.

  12. Je trouve dommage que l’on se focalise tant sur les hommes et non sur les programmes.

    La logique des choses me semble être la suivante :
    – Piketty et Mélenchon ont-ils un programme ?
    – Si oui, sont-ils compatibles ou amendables pour le devenir ?
    – Si oui, peuvent-ils alors s’entendre sur un « ticket » Président / 1er Ministre ?

    Si leurs intentions est de vouloir le mieux pour le peuple, leur égo doit pouvoir s’effacer. Sinon, ils ne sont que d’autres marchands de déception.

    1. Mélenchon pourrait se présenter avec à ses côtés Piketty, Sapir et d’autres économistes; Ainsi, si par je ne sais quelle pirouette acrobatique électorale il est élu président, et bien il pourra dire j’ai plusieurs options, discutons-en et débattons. Ce serait innovant comme formule, l’élection serait un pas, suivi de plusieurs autres petites élections plus ou moins formelles pour définir une politique économique. Il pourrait dire « j’ai plusieurs cordes à mon arc ».

      1. @ know, que je cite :

        Mélenchon pourrait se présenter avec à ses côtés Piketty, Sapir et d’autres économistes

        Avec Sapir, vraiment ? L’agent (pas très) secret russe qui appelle à une coalition avec le FN ?

      2. Bah oui, en l’état le fn risque bien d’arriver au 2nd tour, Sapir se rapproche plus de Mélenchon que de Le pen, laquelle s’inspire de Mélenchon et Sapir pour l’économie. Alors si Mélenchon dit aux électeurs, voilà j’ai avec moi un économiste de taille CONTRE l’euro, un autre de taille POUR l’euro, votez pour moi et une fois élu nous aurons l’occasion de débattre sérieusement sans langue de bois ou effet d’annonces de notre avenir, c’est un super coup, l’élection ne serait pas une fin en soi où on dit aux électeurs merci rentrez chez vous, c’est à ce moment là que le vrai débat commencerait!
        Sapir est contre l’euro, les souverainistes (la souveraineté nationale appartient au peuple) de droite ou de gauche peuvent faire front contre la religion féroce, le premier combat étant à mon sens l’économique, nous devons reprendre notre destin en main, cette fracture gauche-droite est de toute façon obsolète, si elle a été pertinente un jour (Marx par exemple ne s’est jamais dit de gauche)? La vrai cassure est populiste/élitiste.
        « Agent secret russe »…les Russes sont-ils à ce point détestables que l’on soupçonne toute tentative de rapprochement (autrement dit la paix) d’être une trahison à la nation (ou à l’europe, car la Russie n’est pas l’europe, bien sûr, c’est loin, une contrée barbare. Si lointaine et beaucoup trop près, à moins que ce soit l’Europe et l’Otan qui se rapproche de la Russie. La Russie c’est le pont entre l’orient et l’occident, c’est donc stratégique à bien des égards)

      3. 1/ Non, les Russes ne sont pas détestables (j’aurai été sacrément emmerdé dans le cas contraire à une certaine période de ma vie), bien au contraire. Poutine en revanche. Doit-on confondre un peuple avec son empereur ?
        2/ Assistez donc un jour à une conférence de Sapir. On reparlera des accointances après.
        3/ D’aucuns aime le rouge-brun, mais je vois quand même mal le message d’un Méluche se coltinant un type dans son équipe qui prône une alliance avec le FN.

      4. @Krow :

        Le pont entre l’orient et l’occident , c’est la Grèce .
        C’est d’ailleurs pour ça que d’instinct et souvent de raison , les grecs ont deux peuples « amis » : les russes et les français .
        Mais leurs commerçants préféraient le mark ,et maintenant l’euro tenu à bout de bras par les allemands .

      5. 1/ C’est bien vous qui dites « agent secret russe », vous auriez pu dire agent à la solde de « l’empereur russe », mais bon, citez moi un puissant de ce monde qui n’est pas détestable? Celui qui refuse la soumission impérialiste me parait le moins détestable. Et puis tenez compte du contexte international, les ingérences sur tous les plans (sociaux, culturels…), sans Poutine le monde serait-il plus sûr ou plus désespérant? J’aimerais votre réponse à cette dernière question.
        2/ J’ai écouté un discours de Sapir au parti de Dupont -Aignan, ce dernier est d’ailleurs plutôt ouvert, il avait fait un rapport très intéressant avec un communiste sur les paradis fiscaux. Il n’est pas fn, il est contre « l’euro-zombie », et bien oui, l’euro n’est pas une réussite, et face à la troika l’union fait la force. Ce qui fait que nous en sommes là, c’est notre incapacité à nous entendre sur les points de rassemblement, FAIRE PEUPLE CONTRE LES ELITES!!!
        3/ Rouge-brun…je m’apprête justement à lire Stendhal!
        Vous vous focalisez sur l’adversaire, mais c’est de nous qu’il s’agit. Une alliance, qu’est-ce? Un intérêt commun, l’amour jusqu’à ce que la mort nous sépare, dans la joie ou dans le chagrin? Non, c’est d’économie dont on parle, pas de baisers langoureux, et c’est là le joli coup: que dira Le Pen face à Melenchon dans un débat? Mélenchon dira que l’inspirateur de votre politique économique, il est là avec moi! Joli coup, non, d’autant plus qu’il aurait aussi des économistes pour l’euro, c’est complètement nouveau, l’élection ouvrirait sur de nouveaux débats, sorte de mandat de transition pour poser les vrais questions une fois l’enjeu électoral classique passé, enfin les vrais questions avec de vrais spécialistes.

    2. Vous n’avez jamais lu « L’Humain d’Abord »? C’était le programme du candidat Mélenchon! C’est le moment ou jamais…Vous avez donc voter au 1er tour pour Hollande, ou Sarko, ou quoi, ou kèce?

  13. Trois points essentiels pour moi :
    – une nouvelle constitution
    – la sortie de la politique austéritaire
    – la planification écologique
    Il se trouve que c’est le cœur du programme de Mélenchon.
    Le fait qu’il soit l’ennemi préféré des Lagardère, Drahi, Bolloré, Hersant, Dassault, Arnaud et autres, ne me le rend que plus sympathique encore.
    Quant à Piketty, bienvenue dans ce programme. Je ne pense pas qu’il s’engagera dans une procédure qui lui ferait prendre le risque de devoir soutenir un « socialiste ». Il me semble qu’il a déjà donné et s’en ai mordu les doigts.

    1. – la sortie de la politique austéritaire
      – la planification écologique

      C’est contradictoire:
      Moins d’ austérité = plus de pouvoir d’achat = plus de pollution.
      L’ouvrier parisien gagne plus ? youpie ! il s’achète une plus grosse bagnole 😉

      1. Non, c’est plus compliqué que ça, et les deux ne sont pas nécessairement contradictoires. On peut relancer l’activité (et donc les salaires) sans forcément en passer par le cycle de consommation/déchets qu’on vit depuis soixante ans. Mais ça suppose du coup qu’on accentue les services, par exemple, ou bien, pour prendre un exemple concret, qu’on privilégie l’agriculture paysanne, qui emploie plus de mains, au détriment de l’agriculture industrielle, très polluante et non créatrice d’activité.

  14. Le choix des bombardements de Poutine, c’est celui d’un impérialisme contre un autre. C’est la façon de Mélenchon de célébrer Verdun.
    Aucune surprise, car il n’est en aucune façon le réprésentant de la France insoumise. Quant celle-ci a menacé Sarko d’une grève générale, il a, avec ses « camarades » dirigeants du PS, dénoncé les appels à cette grève, et balancé la peau de banane d’un référendum.
    Mélenchon est un vieux politicien professionnel, de surcroit poujadiste, comme démontré ici: http://wp.me/p5oNrG-k16

  15. Parmi les soutiens de la primaire, personne n’est d’accord sur son périmètre et ses finalités plus ou moins avouées :
    – les communistes la veulent sans Hollande, Valls et cie, pour unifier l’opposition des partis de gauche (*).
    – les frondeurs la veulent avec Hollande pour le dégager, ou du moins faire pression sur sa politique.
    – je n’ai absolument pas la moindre idée de ce que veulent les écolos.
    – je ne doute pas que certains signataires caressent l’idée de la voir gagner par Hollande pour le réhabiliter et dégager le chemin.
    – ni ne doute que certains autres veuillent laisser traîner l’organisation de cette primaire pour neutraliser la gauche et dégager le chemin tout pareil.

    Par conséquent, Mélenchon a raison sur les limites et l’hypocrisie de cette primaire. C’est en partie (je crois), le même raisonnement que Jorion. J’aurais comme Jorion préféré Piketty, plus consensuel, avec ou sans primaire. C’est Mélenchon qui a dégainé le premier, il a aussi sa légitimité et ses talents, tant mieux pour lui et tant pis pour nous.
    D’accord avec Fièvre : le mieux désormais, c’est d’espérer voir Piketty rejoindre Mélenchon, bon gré mal gré. L’enjeu est trop grand pour gâcher une occasion.

    Quant à la position de Mélenchon sur la Syrie ou Poutine, surtout après la lecture du bilan de Cédric Mas sur ce blog, j’en comprends la cohérence (et par rapport aux autres politiques, c’est déjà beaucoup !), même si j’ai encore de maigres doutes sur sa pertinence. Ce qui est sûr, c’est que d’accord ou pas, j’entends bien me donner les moyens de mes ambitions, et ça n’est certainement pas un critère susceptible de me dissuader de l’élire.

    * Pour le PCF, je crois pas à la chasse aux sièges (mais je suis pas dans le secret de la direction). La stratégie qu’ils tiennent depuis le début consiste à détacher une partie du PS du soutien à Hollande. On peut constater l’échec partiel de ce choix en terme de crédibilité, au vu des tergiversations des frondeurs. On verra ce que dira le congrès du parti en juin. Mais dans un contexte où une partie massive du PS et de ses députés ne suivent Hollande que par discipline de parti (et qui mieux que le PC le comprend ?), on peut lui reconnaître la pertinence de ce choix, ou du moins lui épargner les caricatures et les accusations de trahison à 2 balles…

    1. Vivement des primaires à la sauce américaine, par Région, et pas toutes les régions en même temps pour animer la campagne et laisser le temps aux candidats de développer leur projet.
      L’ordre de passage des régions est tiré au sort, une région par quinzaine.
      Scrutin ouvert à tous,
      Une sélection en deux temps :
      – tous les candidats publient leur programme en dix points sur le site de notre primaire.
      – toute personne peut intervenir sur le site avec un commentaire, un like et un dislike
      – un comité éthique NotrePrimaire sélectionne les 10 candidats ayant reçus le plus de suffrages après analyse des commentaires « à la mode tripadvisor » pour écarter les faux commentaires. Certains savent faire.

      Financement par des contributions volontaires. C’est vrai, ça n’ira pas loin mais ça peut aider. AlternativeEco n’a reçu à ce jour que 60.000 €, après un mois, une misère mais c’est tout de même ça

      On part sur des primaires avec vote de valeur, c’est plus sûr et permettra de constituer le vrai trio gagnant qui devront produire leur programme commun, avec l’aide de modérateurs, dont T. Piketty, un vrai démocrate.

      Que NotrePrimaire lance l’opération le plus tôt possible sans essayer d’aller amadouer Pierre, Paul ou Jacques.

  16. Tout à fait d’accord avec François Fièvre, un tandem Melenchon-Piketty serait préférable.
    Piketty dans l’arène politique n’a pas encore fait ses preuves alors que Mélenchon est un sacré  »animal politique » capable de faire face avec succès aux aléas d’un débat politique public.
    Concernant l’émission d’ONPC, les commentateurs n’insistent pas assez sur l’une de ses propositions qui est de redonner plus de pouvoir démocratique au peuple, tel que le référendum révocatoire pour les élus, la réunion de chambres devant changer la constitution: élu, je redonnerai les clefs du pouvoir au peuple et je m’en irai (55’05 »)
    Mais dans l’absolu, que vaudrait cette candidature face à l’orientation actuelle de la majorité des journalistes et des groupes financiers tenant en main les médias (Canal+, TF1, etc..) qui ne chercheront qu’à construire une image la plus négative possible de ce genre de candidature, il faut le reconnaître, l’objectivité n’est plus la qualité cardinale du monde journalistique actuel?

  17. L’argument qui consiste à dire « Jean-Luc Mélenchon a torpillé la primaire, c’est donc comme s’il l’avait gagnée » est irrecevable : non c’est reconnaître de sa part qu’il l’aurait perdue. Ce qui est donner raison aux initiateurs de la primaire. Il ne reste donc plus qu’à trouver qui pourrait gagner la primaire.

    Fièvre concède ici : « Oui Piketty serait indispensable à Mélenchon ». Bravo ! mais Mélenchon serait-il indispensable à Piketty ? Quelqu’un qui perdrait la primaire à gauche, et qui le reconnaît implicitement, à qui serait-il indispensable ?

    Si Piketty est indispensable à Mélenchon, il le serait à toute autre candidature de gauche, donc Piketty est indispensable. Cqfd.

    1. Mais comment faisions-nous donc pour vivre avant de copier aux ricains ces primaires ??
      Mais comment élire un président qui ne se présente ni aux primaires ni ailleurs ??
      Cqfd.

    2. Si je suis en accord avec la base de ce qui dit Mélanchon, il subsiste cependant une réalité â mon sens, il n’est pas « vendable pour les masses »
      Le problème me semble sens est de trouver une personne qui certes comprends et possède les acquis nécessaires mais surtout sait les présenter.
      Je ne doute pas de son implication mais …. Cela ne passera pas !!!!!

      1. « pas vendable pour les masses » :
        rappelons juste que JLM a quand même rassemblé 4 millions de voix en 2012.
        Il ne part pas de rien.

      2. il n’est pas « vendable pour les masses »

        Pouvez-vous développer cette affirmation ?
        Qu’est-ce qui, selon vous, le rend « invendable » en tant qu’individu puisque vous semblez lui reconnaître sa sincérité ?

      3. à Olivier,ou Oliver…(?).
        Et nous « revoilà » avec un A au lieu d’un E pour le nom
        propre Mélenchon.C’est de l’entêtement.Je vous renvois
        à ce que je vous ai précisé plus haut.
        Entendez bien que je ne dis rien du fond.Mais votre
        forme manque de respect:celui qu’on doit à tout être
        humain portant un nom propre.

    3. Au nom de quoi Piketty serait indispensable à Mélenchon ? Je tiens à signaler que le traitement de rock star n’est réservé à Piketty que de l’autre côté de l’Atlantique. Quant à ses positions, outre l’européisme béat et naïf dont il fait preuve, il avant tout l’homme de la refonte de la fiscalité ; c’est un peu court pour en faire un présidentiable. De plus, ce débat me fait penser à ce qu’il s’est passé lors des deux dernières présidentielles ; une figure s’était imposée à tous comme étant incontournable sans que l’on sache véritablement pourquoi : Royal en 2007 et Hollande en 2017. Résultat : un échec cuisant et un terrifiant incompétent qui arrive au pouvoir presque malgré lui. Cette recherche de l’homme providentiel m’étonne de plus en plus.

      1.  » Le traitement de rock star » aux États-unis est entièrement lié au succès éditorial de son livre à propos des inégalités( que je n’ai pas lu) . Pour prendre de la distance dans le temps, et sur le fait que le succès éditorial exprime un mouvement d’idées, on peut se référer à  » L’aventure de l’Encyclopédie » de Robert Darnton.
        Et relier ces succès à une autre question : mais où est le peuple, au nom de qui ces jeux et ces commentaires d’après-match se déroulent ?
        Des bouts de réponse dans Victor Hugo ,  » Les Misérables » :  » Tenter, braver, persister, être fidèle à soi-même, prendre corps à corps le destin, étonner la catastrophe par le peu de peur qu’elle nous fait, tantôt affronter la puissance injuste, tantôt insulter la victoire ivre, tenir bon,, tenir tête ; voilà l’exemple dont les peuples ont besoin, et la lumière qui les électrise… » et dans le Journal Fakir n°74, ( en vente en kiosque partout ou presque pour une fois) à propos du peuple et des intellos notamment en Picardie.

    4. « Jean-Luc Mélenchon a torpillé la primaire, c’est donc comme s’il l’avait gagnée » est effectivement un artifice rhétorique irrecevable. Et « Jean-Luc Mélenchon a torpillé la primaire, c’est donc comme s’il l’avait perdue » en est un autre tout aussi infondé ;-). Le reste du raisonnement s’appuie donc sur un pari, puisque la seule conséquence certaine de « Jean-Luc Mélenchon a torpillé la primaire », c’est qu’on ne saura pas qui aurait gagné.
      En lisant votre réponse à Jean Duchene plus bas, qui rappelle que la défaite n’est pas une option, ce que j’en tire c’est qu’à défaut de savoir lequel des deux est indispensable, il est indispensable que les deux se mettent d’accord.

    5. Je n’ai jamais dit que “JLM a torpillé la primaire, c’est donc comme s’il l’avait gagnée”. Ce que j’ai dit, c’est plus exactement “JLM a torpillé la primaire, elle n’a donc plus lieu d’être sinon comme prétexte de légitimation d’un candidat PS”, ce qui est très différent. C’est il me semble surtout pour cette raison, et non parce qu’il l’aurait nécessairement perdue, que Mélenchon n’en veut pas. Et puis vous parlez encore de la possibilité d’une primaire, alors que vous dites que JLM l’a torpillée, il faudrait savoir 🙂
      Ensuite, oui, je pense que Piketty est indispensable à Mélenchon. Mais vu l’aura médiatique du “tribun du PG”, je pense que Mélenchon est tout aussi indispensable à Piketty. Bien plus en tout cas que Cambadélis, Fabius ou Royal pour gagner des voix. Et si je pense que Piketty est indispensable à Mélenchon, c’est dans le sens où tout soutien est indispensable à Mélenchon, vu qu’il part presque tout seul, sans parti, ou presque, derrière lui. Je n’irai certes pas dire “Piketty ou un autre c’est tout comme”, mais admettons (cas hautement improbable, certes…) que Taubira, Montebourg et Hulot soutiennent officiellement Mélenchon, je crois que Piketty aurait moins de poids dans la balance… tout en en ayant un, bien évidemment.
      Là où je vous rejoins parfaitement (je crois), c’est par contre dans le fait qu’il faut jouer collectif. Mélenchon le fait à sa manière paradoxale en se présentant tout seul pour sortir de la logique de partis et être libre de ses mouvements afin de rassembler le plus possible. Piketty le fait à la sienne en proposant une primaire, dont l’efficacité me semble hautement improbable vu qu’elle reste dans une logique de négociations entre partis, alors même que le succès de Podemos montre qu’il faut procéder autrement en s’ouvrant d’une manière ou d’une autre à la société civile. Les deux gagneraient en tout cas à se rencontrer et à discuter pour savoir s’il est possible de travailler ensemble.

      1. « Et puis vous parlez encore de la possibilité d’une primaire »

        Je n’ai à aucun moment prôné cette initiative. Lisez-moi : Primaire à gauche : Pourquoi ne pas plutôt appeler un chat, un chat ?

        Donc, sans même préjuger du résultat d’une éventuelle primaire à gauche, le projet même constitue un désaveu cinglant de la politique de M. Hollande en tant que représentant de la gauche en France, accusé implicitement par l’appel de reniement ou d’incompétence, voire des deux. Pourquoi alors ne pas l’en accuser explicitement plutôt que de recourir au procédé lourd et hasardeux d’une primaire à gauche ?

      2. Je n’ai jamais dit que “JLM a torpillé la primaire, c’est donc comme s’il l’avait gagnée”. Ce que j’ai dit, c’est plus exactement “JLM a torpillé la primaire, elle n’a donc plus lieu d’être sinon comme prétexte de légitimation d’un candidat PS”, ce qui est très différent.

        1) JLM a torpillé la primaire,

        2) elle n’a donc plus lieu d’être sinon comme prétexte de légitimation d’un candidat PS

        Euh… vous pouvez expliquer comment on passe de 1) à 2) ?

      3. Et si je pense que Piketty est indispensable à Mélenchon, c’est dans le sens où tout soutien est indispensable à Mélenchon, vu qu’il part presque tout seul, sans parti, ou presque, derrière lui.

        Le Parti de Gauche est un parti, je ne vois pas où vous voulez en venir.

      4. … jouer collectif. Mélenchon le fait à sa manière paradoxale…

        Il n’y a qu’une manière de jouer collectif, les manières « paradoxales » de jouer collectif, ça s’appelle « jouer perso » !

      5. Le fait que Piketty propose une primaire ne présente qu’un intérêt anecdotique, il ne faut pas lui en faire reproche : cela n’entache en rien sa qualité de candidat valide d’une gauche authentique.

      6. Attendez un peu avant de parler de « succès de Podemos », car justement le fait d’être sortit d’une logique de négociation entre partis pose aujourd’hui un autre problème en Espagne.

      7. Comment vous remercier François Fièvre pour votre excellent article ? article juste, honnête, constructif qui tord le nez aux idées reçues, aux mauvais traitements médiatiques de l’information.
        Vous nous redonnez du courage. Merci

    6. Il me semble que sur le blog, la primaire permette de jouer à un jeu de pousse-pousse politique, où l’intervenant disposerait des personnes en toute liberté.

      Je crois que Picketty a refusé l’idée de participer à la primaire.
      A vue de nez, il ne semble pas avoir la fibre politicienne.
      Et puis, a-t-on le droit de disposer de sa personne pour un poste précis ? Il faudrait savoir ce que LUI veut faire et quels sont ses engagements. Idem pour Mélenchon, limité à son équipe et conseillers.

      1. Je crois que Picketty a refusé l’idée de participer à la primaire.

        Vous le lui avez demandé ? Ce qui nous différencie vous et moi, c’est que moi je le lui ai demandé.

      2. Ça fait quoi Daniel de servir d’accessoire pense-bête à Jorion ?
        Grâce à ton Picketty on a eu droit à la réminiscence Wilson.
        Merci Daniel.

      3. L’œil de l’aigle a encore frappé, et son ouïe est sensible, plus même. Mais quoi , il est pas bien Nelson?
        « Sérendipité » s’impose non ?

        Pour Piketty – j’espère qu’il me pardonnera – et la primaire j’ai pas bien compris le sujet.
        Il dit ferme ne pas être candidat, seulement organisateur. Or, Paul semble avoir cueilli au creux de son oreille un avis autre ( » c’est que moi je le lui ai demandé. » « moi » étant le maître.)
        Que croire ? Le volontarisme a des limites. Faire briller un abreuvoir à un âne désaltéré est de peu d’effet. Ane est un choix malheureux, n’importe quel être vivant ferait l’affaire; au hasard, une abeille.
        De toute façon le sujet est Mélenchon et son initiative.

      4. Non Daniel, il y a lurette que Mélenchon n’est plus le sujet mais un objet, de curiosité pour quelques néophytes et/ou martiens, d’enthousiasme pour quelques néojuvéniles sexagénaires désœuvrés, d’inquiétude pour les « bons citoyens de devoir » au sens lebouttien (i.e. apeurés), de franche rigolade ou d’indifférence pour le très grand reste.

    7. Ce n’est me semble t il pas Piketty qui est indispensable mais ses compétences . Cependant dans l’optique ou l’on cherche une candidature gagnante il faudra au candidat des compétences politiciennes dont je ne pense pas que Piketty ait beaucoup la pratique, au contraire de Mélenchon qui reste un fameux orateur et nous à sortit quelques excellents morceaux durant la dernière campagne. Cependant durant les dernières semaines de campagne le positionnement presque anticapitaliste de Hollande l’a contraint à se positionner très à gauche sur des sujets autres qu’économiques ce qui à effrayé une bonne partie de l’électorat potentiel qu’il aurait pu subtiliser au PS ou au FN (en particulier ses sorties sur l’immigration et les expatriés dans les dernières semaine lui ont fait perdre beaucoup de voix je pense) . Comme disait Vigneron il ya quelques temps dans un commentaire : un philosophe fait prince Dieu nous en préserve… Un tandem Mélenchon président qui garantirait une vrai politique de gauche (avec une expérience du pouvoir) suffisamment retord pour peser face à ses homologues sur la scène internationale et Piketty premier ministre qui garantirait une politique délivrée des dogmes de la science économique ne serait peut être pas si mal. Et pourquoi pas Jorion à la culture … 😉
      Cependant je vois pas Mélenchon gagner une présidentielle sauf peut être à accéder à un deuxième tour face au FN. Le problème de la gauche est qu’elle n’a pas de candidat crédible parmi ses politiciens et que parmi ses penseurs il ne se trouve pas de tribun convenable d’autant plus que « lui président » à pris de la bouteille en cinq ans et que les évènements tragiques auxquels il a du faire face (et il faut le reconnaître a su faire face du moins en posture) lui confèrent une certaine stature d’homme d’état responsable et solide qui laisse présager un deuxième tour gagnant face au FN. Parfois je me demande même si Mélenchon n’est pas une taupe socialiste à l’extrême gauche tant il s’est sabordé en 2012 et maintenant il torpille les primaires pour 2017….

      1. à DUP
        Certes Mr Hollande a,durant 5 années,pris une forme de
        « stature » (notamment au niveau international).Il reste que,si l’on accorde une certaine valeur
        aux divers sondages,et surtout aux réactions qu’appellent,à « gauche »,
        «  » diverses orientations de son Gouvernement,on ne
        voit pas,à l’heure actuelle,comment l’on pourrait
        penser que,candidat au premier tour de l’élection
        présidentielle,il pourrait accéder au second tour (à supposer qu’il y ait un second tour…)

      2. à DUP

        « Melenchon une taupe socialiste tant il s’est sabordé en 2012 et torpille les primaires  »

        petit rappel :
        Elections 2007 : Marie-Georges BUFFET (PCF) =:1,93%
        Elections 2012 : JLM (FDG) = 11%

        Quant aux primaires JLM ne les a pas torpillés, puisqu’il a tout de suite dénoncé le piège à renoncement qu’elles constituaient et expliqué pourquoi il ne voulait pas y participer.
        Sur les 40 personnalités qui ont appelés à la primaire ; 38 s’étaient opposés au FDG en 2012; certaines ont depuis rejoint le GVT (Cosse and co…)

        On est pas DUP( e )

      3. a tur

        Vu que moi je le suis, DUP et que je le sais, je vous saurez gré de bien vouloir me laisser me poser des question : « Parfois je me demande même si Mélenchon… » Enfin, il me semble que c’est bien lorsqu’on est persuadé de ne pas être dupe qu’on cours le risque de l’être…

        a Devillebichot Guy
        Je suis bien d’accord sur le fait qu’il est fort mal placé pour être au second tour mais il a suffisamment « pris de bouteille » pour empêcher un candidat de gauche d’y accéder en se représentant surtout si le candidat de la gauche « frondeuse » n’est pas rompu à « l’art » de la politique.

      4. a tur

        J’ajouterai que s’il avait fait quelques % de plus en 2012 on avait un deuxième tour Sarko-Lepen. Personnellement j’ai voté Hollande au premier tour vu les déclaration de Méluche sur les expat car j’en suis et qu’on y est pas tous pour échapper aux impôts… Je me suis dit Méluche vas me pourrir la vie. J’imagine d’autre part que sa volonté d’ouvrir les frontières à produit le même effet sur certains électeurs qui bien qu’a gauche prétaient l’oreille à la campagne Buisonnienne de Sarko… Je me souviens m’être demandé si au vu des sondage il s’était pas sabordé au dernier moment en se plaçant trés trés à gauche (n’oublions pas qu’il ne vient pas du PC comme Buffet…) pour éviter un Sarko-Lepen (ce qui serait tout à son honneur d’ailleur). Son combat « au corps à corps » face au FN par la suite et sa réaction touchante lors de sa défaite (je ne crois pas qu’il soit suffisamment maître de ses nerfs pour simuler à ce point l’émotion), n’a pas été sans conforter mes doutes…

    8. Mr Jorion, excusez moi de vous le dire ainsi résumé mais si votre lucidité en bien des domaines est avérée, en politique , elle n’atteint au mieux que celle d’un bon observateur. Nonobstant les conséquences certaines qu’ont les idées que vous propagez ou créez, dans la société, vous n’êtes pas un acteur politique.
      Vous devriez savoir sinon qu’un des axes de développement des partis socialistes européens qui s’est avéré être, en dernier analyse, utile surtout à … leurs effondrements ainsi que celui de la sociale-démocratie en général, est l’électoralisme particulièrement associé à la logique des primaires. Pour une raison simple, que vous « subissez » peut être vous même d’ailleurs. La logique des primaires nous fait soutenir, non pas le candidat qui porte nos idées mais celui dont on pense qu’il peut gagner. Ce processus « dont-on-pense-qu’il-peut-gagner » est une économie dangereuse d’une série de réflexions pourtant indispensables à la bonne marche de la démocratie. Si on l’élude, on tue l’éducation populaire et on tombe dans une logique plébiscitaire utilitariste. Or ce processus est le vôtre pour légitimer au départ votre soutien à Piquetty, c’est à dire en creux votre non soutien à JLM. Ces processus tuent la démocratie et sont la cause de glissements en glissements, de moindre mal en moindre mal, perpétuels, de la liquidation de la social-démocratie et n’ont laissé ensuite comme perspective à la social démocratie de devenir social-libéralisme pour in fine construire, depuis une position prétendument de gauche, perversité inouïe, une société transnationale open-bar-pour-l’ultra-ou-l’ordo-libéralisme-uniquement. Vous trouverez l’analyse de ces processus finement effectuée par JLM dans son livre « En quête de gauche ».
      Salutations

      1. « Piquetty » ? Attention cher ami ! le point Goodwin vous guette ! Tous ceux qui écrivent ici « Mélanchon » sont accusés de complicité active avec Adolf Hitler, alors avec votre « Piquetty » je ne peux rien pour vous protéger contre la vindicte populaire !

        P.S. Comme vous ne m’avez appelé ni « Frédéric Jorion », ni « Paul Lordon », ce ne sera qu’un demi point Goodwin pour vous. Oups ! c’est « point Godwin » et non « Goodwin », je viens de prendre un point Godwin !

      2. Puisqu’il n’est pas possible de vous répondre directement, je procède autrement.
        1: Je m’excuse pour cette faute dans l’orthographe du nom de Mr Piketty
        2: Vous ne pouvez cependant pas, sauf à tomber dans une rhétorique sophiste, à laquelle vous ne nous avez pas habitué, vous limiter à distribuer des points de régression intellectuelle. (good/god – win/lost)
        3: Car les arguments que je vous ai opposé demeurent. Lorsque le mécanisme « je-soutiens-celui-dont-je-pense-qu’il-peut-gagner », qui définit assez bien les primaires (et sur lequel se fonde votre soutien à Mr Piketty), se substitue au mécanisme « je-soutiens-celui-dont-je-pense-qu’il-porte-les-idées-qui-sont-les-meilleures-pour-tous », qui définit assez bien le comportement en démocratie lorsque l’on est de gauche, que se passe t-il?
        Défendre des idées s’efface devant construire une victoire. C’est peut être très exactement là que commence la logique, si s’en est une, dite du pragmatisme, qui, sous couvert de permettre l’action ultime, la victoire, se retrouve être mortifère en dernière analyse, du fait de faire passer en arrière plan, l’essentiel, c’est à dire les conséquences auto-transformatrices, performatives, donc imprévisibles, du processus de questionnement démocratique. « Qu’est-ce-qui-est-bon-pour-tous? » change qui s’interroge si les média font un travail neutre. C’est ainsi que non seulement les primaires sont antinomiques du principe démocratique dans son essence, mais qu’elles édulcorent de surcroit inéluctablement, par surdétermination pragmatique première (voir ci dessus) puis seconde (nous avons vu comment l’on incline potentiellement à soutenir le « gagnant » a-priori, c’est la surdétermination pragmatique première, mais « celui-ci » édulcore aussi son programme, en amont, pour « ne se fâcher » avec personne, c’est la surdétermination pragmatique seconde dont l’exemple type aujourd’hui est le positionnement relatif à l’Europe / périmètre souveraineté restreint / La démocratie à périmètre reistreint reste t-elle la démocratie? Cet « angle mort politique » précis, était déjà présent lors de la première réunion publique de l’initiative « Notre primaire » à Paris. Elle n’a pas pu vous echapper d’ailleurs puisqu’elle a été relevée sur votre Blog, Mr Jorion, par un soutien de la démarche des primaires qui en avait fait un compte rendu et cela l’avait lui même étonné). Faut il s’étonner de cet angle mort une fois toutes ces considérations faites ? Non car il en est la conséquence. Les primaires, avec leur « moins-disance » politique, ou « surdétermination pragmatique seconde » à l’œuvre, le créé. Ce n’est pourtant pas une petite question que celle qui touche à la démocratie.
        Mais ce n’est pas tout car plus largement encore, c’est à l’aune de ces processus, aussi, que l’ensemble des Partis Socialistes européens sont devenus socio-libéraux. Ces processus sont analysés dans le livre de JLM « En quête de gauche » édité en 2007, et quoi qu’en dise Martine Aubry en 2016, aujourd’hui le mal est fait. Il est déjà trop tard et les sort des PS français, grecs, espagnols ou portugais sont liés, scellés, les même causes créant les même effets.
        Il serait bon que plein d’allant, les dynamiques politiques nouvelles, partidaires ou non [ce qui est le cas aussi de l’initiative de JLM puisque la plateforme jlm2017.fr est aujourd’hui soutenue par le seul PG qui ne compte que 7000 adhérents alors que la plateforme recueille déjà + de 65000 signatures d’appui… ], ne s’exonèrent, ni des leçon du passé, même récent, ni, plus grave, des dynamiques de rapports sociaux à l’œuvre en permanence.
        Salutations

      3. Si vous avez l’occasion de lire mon Le dernier qui s’en va éteint la lumière (et si vous lisez régulièrement le blog ici, vous savez déjà tout ce que j’ai à y dire), vous saurez ce que je pense d’un programme. Non pas qu’il s’agirait de quelque chose qui sert uniquement à se torcher, comme pourraient nous le faire penser certains, mais qu’il s’agit d’un texte de l’ordre de la « reconstruction après coup », même si c’est dans ce cas-ci plutôt de la « construction avant coup ». C’est-à-dire que – et ce que je dis là est très charitable comme vous allez le voir – un programme est quelque chose qu’une personne est capable ou non d’appliquer, autrement dit de s’y tenir. Pour mettre les points sur les « i » : il y a des gens qui sont capables d’appliquer un programme qu’ils se sont donnés et d’autres qui sont conçus d’une autre manière.

        Ce qui veut dire que je mets ma confiance davantage en des personnes que dans des programmes, parce qu’il y a des personnes qui se reconnaissent à tout moment dans ce qu’elles font en disant : « Oui, c’est bien de moi qu’il s’agit ! » [Ce que j’ai appelé l’ « adhésion » dans Principes des systèmes intelligents], et d’autres qui n’arrêtent pas de se dire « Merde ! J’ai encore gaffé ! » Et c’est pour cela que je voterais (si je n’étais pas Belge !) pour Thomas Piketty, sans avoir pourtant la moindre idée de ce qu’il pourrait bien faire à l’avenir, et tout en sachant qu’étant une personne humble et aux ambitions modestes, il n’en sait encore rien lui-même, plutôt que pour une personne qui me présentera un programme long de 15 km qui me ravirait par sa clairvoyance et sa sagacité mais dont je sais pertinemment qu’elle se mord les doigts toutes les cinq minutes pour s’être tiré dans le pied toutes les quatre minutes et demie.

        Tout cela est bien allusif je le sais, mais comme vous me semblez une personne très perspicace, je suis pratiquement certain que vous m’aurez compris.

        P.S. Si vous me le permettez, je vais donner un peu plus de visibilité à ce que j’ai écrit ici, parce que cela me semble un commentaire d’ordre général au billet de François Fièvre, intitulé Mélenchon, Piketty et l’Europe, publié ici le 22 février.

      4. Paul Jorion, Vous avez un transfert formidable à Piketty, l’ennui ici, c’est le transfert ne se transfère pas. Je sais bien que vous avez lu Massenpsychologie und Ich-Analyse et sans doute Le Bon, et que les amis de vos amis ne sont pas forcément vos amis. So what ? Faut-il conclure qu’il faut ne pas être belge pour voter pour quelqu’un « sans avoir pourtant la moindre idée de ce qu’il pourrait bien faire à l’avenir », et que tout non belge renonce à voter pour une personne munie d’un programme ?

      5. So that.
        Le transfert ou l’élection comme abandon du soi : tout un programme… Confusion de l’après-coup. L’élan cybernétique, informatiquement informé, et informant sur le piètre registre des « réseaux sociaux », aliène le programmateur au point qu’il en arrive à prétendre dérouler la séquence à partir d’une idée de la fin. Cela ne réforme pas seulement l’orthographe que de nommer ça « un programme ».
        Votez Eduardo Pisani. Laissez crevé Edgar et vivre les accents circonflexes.

      6. JLM, « Jeune Lider Maximo », explique dans une vidéo mal titrée par Médiapart (il n’y a en fait aucun durcissement de ton vis à vis de l’euro dans son positionnement mais une simple clarification permise par le fait qu’il ne soit plus tenu, comme porte-parole du FDG, de ménager ses positionnements et particulièrement ceux de l’appareil du PCF. Cela vaut aussi pour le nucléaire d’ailleurs.). Bref, dans cette vidéo réalisée lors du sommet du plan B à Paris https://www.youtube.com/watch?v=FFkUkm-L5A8 , au delà des réponses techniques et de la crédibilité des plans B possibles, JLM parle de deux paramètres cachés. En fait il parle aussi de technique aussi mais politique celle là.
        Le premier de ces paramètres cachés est « qu’aucun plan n’est possible s’il n’est porté par un haut niveau d’action populaire ». Je vous rapporte son propos pare ce que c’est très exactement ce que je vous ai dit en fin de message plus haut (…des dynamiques de rapports sociaux à l’œuvre en permanence.) et que vous ne le prenez pas du tout en ligne de compte dans votre analyse alors que c’est le principal moteur de l’histoire lorsqu’il s’agit de remettre en cause des dominations. Et elle très forte dans le cas présent car il s’agit bien ici, pour sauver ce qui peut encore l’être, d’effectuer une entreprise de dé-financiarisation de l’économie et de la société « pour de vrai ».
        Mais JLM va plus loin ensuite, et très calmement, alors que son intervention est impromptue et le sujet grave: « Après le niveau d’intervention populaire arrive le paramètre de la préparation des dirigeants politiques. L’histoire est faite par des êtres humains pas par des machines ( A ce propos je ne vois pas ce qu’ont à faire dans votre réponse des références aux systèmes intelligents, mais sans doute dois-je manquer quand même un peu de perspicacité, si ce n’est à vos yeux.), ni par la mise en œuvre mécanique de théories. C’est un être humain qui s’assoit en face des autres pour négocier. Et s’il n’a en lui aucune pratique de la négociation, aucune foi dans le rapport de force (On revient sur la question quasi tabou des rapports de force et le rôle de la conflictualité dans la démocratie), aucune confiance en lui-même, aucune volonté de s’appuyer sur le mouvement de son peuple, alors il est perdu et il fini comme un petit garçon. »
        Ces deux paramètres sont riches d’enseignements en ce qu’ils éclairent dans le détail ce qui se cache derrière le verbe INCARNER, en politique. Dans les deux cas – implication populaire qui fait l’élu – et conscience de la force derrière soi lorsqu’on négocie – on est, et on a conscience de devenir ce que l’on est, seulement depuis le soutien des autres. Il y a donc un rapport dialectique entre le représentant de la population et la population elle même qui confère sa force au dirigeant. Sans soutien, même en République, s’il s’agit de vraiment changer les choses, comme le roi, il est nu.
        Or c’est bien par le programme – quelque soit la typologie que vous usiez pour classer et penser temporellement ce concept – que se crée de façon la plus rationnelle le rapport entre la population et son représentant. C’est à dire que le programme est le viatique rationnel du processus d’incarnation. Voici là le détail de la fonction tribunitienne telle que l’a pensée JLM et telle qu’il l’a toujours appliquée (à différencier du tribun, de l’orateur).
        Sans programme, pas d’incarnation rationnelle (ou alors sur des formes seules qui font s’ériger des mouvements volatiles et très instables et potentiellement dangereux politiquement, cf Beppe Grillo en Italie), pas de force dans la négociation, au moment où il y en a le plus besoin. Cela conduit inéluctablement à l’inertie qui en politique est toujours l’autre nom de la soumission, puisque les rapports de force sont permanents.
        Ainsi, et pour peu que nous adhérions un tant soi peu à ces deux critères pas tout à fait idiots, que savons nous de la capacité de Piketty à les assumer? En a t-il déjà fait l’expérience autrement que lors d’un débat, d’un séminaire, d’une négociation avec une université ou avec un éditeur? A t-il déjà été jusqu’à susciter une quelconque adhésion massive, avant aujourd’hui, lui conférant ensuite une position de force dans une quelconque négociation d’importance? Qu’en sera t-il lorsqu’il s’agira des vies de millions de personnes?
        J’ai peur qu’il n’est pas besoin d’être son biographe pour savoir qu’il n’est pas de réponses à toutes ces questions pourtant légitimes tant Mr Piketty n’a pas d’expérience, de savoirs empiriques politiques, de connaissance pratique du maniements des rapports de forces. Il a en somme les inconvénients de ses avantages.
        Refusez vous d’assumer vous à ce point les rapports de forces qu’il vous faille embrasser des panacées technocratiques voire techniciste (que reste t-il d’autre lorsque l’on a retiré l’expérience politique?), même humainement éclairée?

        A mon sens et pour la somme des raison précitées, les expériences nécessaires et requises à la fonction présidentielle, même s’il ne s’agit que de lancer une Constituante, ne se résumeront jamais, malheureusement peut être, mais jamais tout de même, à être »une personne humble et aux ambitions modeste ».

        Salutations

        Au fait, pourquoi ne faites vous pas crédit de sa sincérité à Mélenchon lorsqu’il dit aimer écrire des Haïkus et rêver de faire un roman d’amour? Saviez vous que son premier travail universitaire portait sur la poésie au moyen âge (« invention » du coup de foudre selon Catherine Clément / L’appel de la transe), que la culture des bambous le passionne, que son modèle en politique n’est pas Robespierre mais un dénommé Cincinnatus, citoyen romain, qui par deux fois fut appelé à diriger et « déposa la dictature (exercice des pleins pouvoirs) seize jours après l’avoir acceptée, et retourna cultiver son champ », dixit Aurélius Victor?

    9. Oui, T. Piketty est indispensable. Je le vois bien comme modérateur tant le principe de démocratie lui dicte toute conduite au point de l’affaiblir quelque fois.

      Actuellement, il est inutile de parler de Pierre, Paul ou Jacques. Toutes les personnalités sont candidates.

      Si NotrePrimaire n’y arrive pas, je veux bien proposer une liste de noms, et on organise un vote de valeur.

      Quant à la méthode pour établir cette liste, je vous écoute …
      C’est de la politique fiction !

    10. Pour ma part je trouve irrecevable de proposer une primaire entre des personnalités qui ne défendent pas une vision globale compatible des transformations à mettre en œuvre.
      Le PS a totalement déconstruit le concept de « gauche » et s’en revendiquer n’a plus aucun sens.
      La primaire de la « gauche » n’a aucun sens si le principal protagoniste, en nombre, et donc sans doute en candidats potentiels, est un renard déguisé en poule.
      Il n’est pas question de gagnant ou de perdant mais bien de choix de société à proposer aux citoyens.

      La question que vous posez est la tactique à utiliser pour arriver à ses fins. Vous êtes partisan de la politique des petits pas. C’est ce que je comprends de vos explications quand à votre choix de Piketty.
      Vous ne m’avez pas convaincu que des petits pas soit suffisamment attrayant pour faire bouger les lignes.
      Je m’attends à ce que Piketty enfin se déclare puisque pour la seconde fois vous écrivez que ce serait son intention alors qu’il a déjà déclaré le contraire à la presse. Le timing est important dans ce genre d’affaire !
      Mouettes and sea . . .

      1. Nous sommes quelques-uns à avoir noté que Piketty ne fait pas partie des signataires de l’appel Aubry-DCB-Jadot, etc. publié aujourd’hui dans Le Monde, alors qu’il y a là toutes les têtes d’affiche de l’appel à la primaire.

  18. Sur la Syrie:

    Amis, un peu de sérieux et de maturité politique.
    On peut en discuter mais de voir que des camarades de la gauche de gauche s’étripent sur un os donné à ronger dans un buzz instrumentalisé (cf Thomas Legrand) me laisse toujours inquiet sur la capacité de cette gauche à l’emporter un jour…
    1°/ Regarder l’argumentation en entier
    2°/ Même s’il y a désaccord, admettons mais c’est chercher alors le point pour se distinguer plutôt que les éléments de rassemblement.

    En ce qui concerne la candidature potentielle très technicienne d’un Thomas Piketty par exemple (ou Larrouturou idem), c’est une focalisation d’économiste me semble-t’il… Une candidature qui oublie complètement la question des abstentionnistes, et, en fait, de la grande politique au-delà des questions économiques. Loin de nier les apports possibles de Piketty, mais ne pas les surestimer non plus.

    Sébastien

    1. Mon argument est surtout celui d’une caution de modération. Ce sont les médias qui font gagner l’élection, et rien d’autre. Si Piketty rejoint Mélenchon, ce serait un tel coup de théâtre, vu que c’est un ancien soutien de Hollande, et une personnalité pour le coup très connue des journalistes, réputée très sérieuse et modérée, que je parie que les médias changeraient rapidement leur fusil d’épaule à propos de Mélenchon. Tout d’un coup, Pujadas le trouverait “crédible”. Encore une fois ce n’est qu’un pari, mais bon, je vois mal comment faire autrement pour réfléchir à ce stade… spéculons, spéculons, tant que ce n’est pas de l’argent!

      1. @Paul Jorion: non. Mais il faudrait du coup que Piketty soit hyper-convaincant pour que Mélenchon retire sa candidature à son profit. Je ne crois pas que ce soit impossible, Mélenchon ne faisant pas de sa candidature une affaire d’ambition personnelle, mais bon il a quand même pesé 11% des voix en 2012, et un certain nombre de personnes comptent sur lui. Piketty a intérêt à assurer.

      2. Si on signifie  » électoralement parlant » , seront plombés tous ceux qui s’adresseront à un camp seulement ( gauche , droite , extrême , centre traditionnel)

        Au delà , l’attitude dans l’élection est fonction du projet de longue haleine que l’on veut mettre sur les rails avec l’accord du plus grand nombre .

      3. Un vieux ténor qui rejoindrait un jeune premier, hmmm, osé comme entrée en politique, aucun précédent ne me vient à l’esprit.?

  19. @shaher 15:34 écrit :
    … »Quant à la position de Mélenchon sur la Syrie ou Poutine, surtout après la lecture du bilan de Cédric Mas sur ce blog, j’en comprends la cohérence« …

    Personnellement , à dans ce cadre , je m’étonne du peu de cas (dans la presse française « tous caniveaux ») et de résonance de la particulièrement excellente remise en perspective de la première émission « Un oeil sur la planète » cornaquée par la véritable journaliste qu’est Samah SOULA… une heure trente tristement passionnante (claire et fort inédite) qui a l’immense mérite de remettre les pendules à l’heure (…heure de programmation tardive hélas!..bien joué , double hélas!.. ) . La voici , avec son titre :  » Syrie , le grand aveuglement  » ..absolument à méditer :
    https://www.youtube.com/watch?v=Kh8FnLJFTMA
    On y découvrira vers l’heure , flashés pour l’éternité dans leur obstination(pour le moins..) coupable , les duos infernaux SARKOZY-JUPPE et HOLLANDE-FABIUS …quoi??..QUI? a dit au dernier banc qu’il s’agissait des futurs « certifié&putatif » premiers personnages de la FRANCE qui vient…??… Pauvre FRANCE.

    1. ce magazine est une honte. un pur produit de la propagande pro-Russe. Il a déjà déclenché quelques réactions indignées. Voir par exemple :
      http://www.lexpress.fr/actualite/syrie-quand-france-2-se-fait-le-porte-voix-de-damas_1766051.html
      http://souriahouria.com/demande-douverture-dune-enquete-suite-a-lemission-un-oeil-sur-la-planete-du-18-fevrier-2016-sur-la-syrie/

      Je prépare un billet sur ce qui n’a rien à voir avec du journalisme mais tout avec une opération de propagande (On disait avant PsyOp).

      Cédric Mas

      1. Ben didon, entre ça et Cache Investigation, y’a vraiment kekchose de pourri dans le royaume du service public de propagande nationale.

      1. Ah, quand y’a du Put-in, du Bachar et du Méluche dans l’air, par l’odeur alléchés, les pénistes rappliquent, z’ont l’nez fin les gonzes.

      2. L’Académie me signale qu’il serait non seulement plus correct mais encore plus judicieux de dire « péniens » plutôt que « pénistes » pour qualifier les supporters du gang politique des le Pen. Dont acte. Devant l’Académie, on s’incline. So long pénistes, hello péniens.
        Ps : merci au dénommé Alain F. (sic) pour cette correction opportune.

  20. Paul Jorion j’ai l’impression qu’il s’agit là d’un raisonnement circulaire. « Si Piketty est indispensable à Mélenchon, il le serait à toute autre candidature de la gauche,donc Piketty est indispensable ». Vous faites une série d’enchaînements qui sont tous contestables, en tout cas nullement démontrés. Indispensable d’accord, pour quoi ?pour quel programme ? pour faire gagner la gauche ? Mais on se soucie assez peu de faire gagner un candidat de gauche qui mène une politique de droite. Parler du candidat avant le programme dans une Présidentielle c’est précisément entériner tout ce qu’il y a de détestable,d’absolument anti démocratique dans la constitution de la Vème, c’est renforcer la personnalisation du pouvoir. Que pense Piketty de la Constituante ? Si le suffrage a encore un sens c’est dans la confrontation des idées et des programmes, avant celui des personnalités (qui comptent aussi bien sûr). Nous verrons à la lecture du programme de Piketty. Vous n’êtes pas assez naïf pour croire que la « primaire » est autre chose qu’une machine de guerre pour empêcher la candidature de JLM ? Et vous lui reprochez ensuite de faire de la politique et de court-circuiter ses adversaires.

    1. Vous êtes gentil mais vous ne dites rien d’autre que « Je voterai Mélenchon, qui ne l’emportera sans doute pas au premier tour, ni certainement au second – et tout ça est bien triste ! » Alors que je vous parle d’une tout autre histoire, je vous dis : « Le temps presse, pour nos enfants et nos petits-enfants, foin des ‘cures d’opposition’, des ‘tous pourris, je m’abstiens, un jour peut-être je me réintéresserai à la politique !' »

      1) Il faut un candidat de gauche (la vraie, la digne de ce nom) au second tour, en face de Marine Le Pen

      2) Il faut que ce candidat soit quelqu’un qui ait des chances de gagner contre elle, quelqu’un qui l’emporte haut-la-main dans un débat contre elle, par son calme, sa rationalité, la qualité de ses arguments – pas quelqu’un qui sortira de ses gonds à la 14e seconde, sciera la branche sur laquelle il est assis, la rendra sympathique par comparaison (c’est dire !), etc.

      À vous de juger qui des deux, Piketty ou Mélenchon remplit ces deux conditions.

      1. Peut être Paul, mais au second tour il faut déjà y arriver. Et pour cela la première condition est d’avoir peu de candidats au premier. Il y en a déjà deux si l’on compte le PS à l’intérieur de la gauche. Si vous en rajoutez un, et bien c’est foutu. Ou si l’on considère que le PS n’est pas à gauche et bien il en faut qu’un de gauche, car ça suppose devancer le PS et LR au 1er tour.
        Enfin un angle mort : Rien ne dit que MLP sera au second tour (ces pronostics ne sont QUE des pronostics), mais une chose est sûre et je la pose sous forme de question tant la réponse est évidente : Qui peut piquer des voix à MLP et en récupérer chez les abstentionnistes ?

      2. M. Jorion,

        L’un comme l’autre ne seront pas au second tour s’ils n’inventent pas un discours : or, pour l’instant, aucun des deux ne possède les arguments pour faire face à l’extrême droite souverainiste ou libérale. De plus, vous oubliez Pierre Larrouturou, qui est de façon assez étrange, absent de vos pensées… Il est pourtant assez crédible et honnête dans sa démarche et il a le mérite de ne pas sortir de ses gonds à la 14e seconde. Il est vrai qu’il n’a pas l’aura commerciale de Piketty…

      3. Je suis désolé, mais je ne suis pas sûr que ce soit avec des arguments rationnels qu’on gagne des élections. Il en faut, certes, mais si ça suffisait… Des princes éclairés, il en a existé, des philosophes chefs d’État, non.

      4. Je suis désolé de vous contredire, car vous préférez Piketty à Mélenchon mais crains que vous ne vous trompiez et cela pour trois raisons :
        1° Piketty a sans doute écrit un très bon bouquin mais je regrette de ne pas y avoir vu/lu une franche rupture avec le capitalisme, plutôt une manière de l’accommoder, ce qui en terme d’urgence pose un sérieux problème à supposer que les androïdes bruxellois lui en laissent la capacité. Ce dont je doute sincèrement après avoir vu comment ils ont retourné Tsipras.
        Vous le dites vous même dans vos livres, ou du moins si vous ne l’écrivez pas tel quel, je pense comprendre depuis que je vous lis que supposez/conseillez une rupture franche avec le capitalisme, en lui supprimant les arguments « théologique » sur lesquels il repose : Propriété privée lucrative/loyer du capital sous forme d’intérêts qui se transforment à terme en rente du capital/annulation de la spéculation. Cela me permet de penser que vous êtes bien pour cette rupture/bifurcation.
        2° Le débat sur l’euro : il semble bien que Piketty passe sur ce problème car il considère qu’en entrant à l’intérieur du système on peut le modifier de l’intérieur : c’est faire « le dos rond » face à des gens comme M. Schaüble pour qui les mécanismes qui accompagnent la structure de l’euro sont fondamentaux pour la politique économique de l’Allemagne, idée qui est celle de A. Merkel comme elle l’a été pour Schröder. Un recul sur l’euro tel qu’il est provoquera automatiquement le « Gerxit » donc assez rapidement une explosion pure et simple de l’Europe. Et il me semble bien que c’est ce que Piketty, comme vous même, voulez éviter. Donc on aboutirait au même résultat en tentant, si tant est qu’on puisse y arriver, de « réparer l’euro » – et les traités -. Comme il n’est pas sûr d’arriver à procéder à la réparation, autant être clair tout de suite : non on n’obéit plus aux traités/cliquets – ce qui provoque une chute en chaîne des structures de l’Europe – et on reconstruit une Europe Sociale sur les décombres de celles-ci. Cela suppose une rupture franche avec le néo/ordo/libéralisme de la CSU/CDU.
        3° la « crise » écologique : il est impossible de parer à la crise qui s’avance en faisant autre chose que planifier (oh le vilain mot !) les actions conjointes de l’état/la communauté européenne dans le but de se prémunir de ses conséquences inévitables : montée des eaux/pollution saline des nappes phréatiques en bordure des mers/nouvelle crise des réfugiés – climatiques cette fois-ci –
        Et pour ce dernier point il semble bien que Mélenchon est pile en face du problème – même si sa comptine sur le domaine maritime de la France fait partie de son esprit « cocorico » – en tout cas il semble bien, tout comme vous, sensible à cette réalité.
        Alors pourquoi lui préférer Piketty d’autant que je le crois « convertible » à s’engager plus nettement vers une bifurcation à 90° par rapport à l’état de la société aujourd’hui.
        A la vision de Piketty je préfère celle de Lordon, dans un cadre piloté par le structuralisme et l’éthique de Spinoza, et ne faisant aucune concession au système actuel.
        Pour tuer le capitalisme, il ne faut pas que la main tremble et Mélenchon est infiniment plus proche de Lordon, qui par bien des aspects, bien que par une voie différente, aboutit à des conclusions très proches des vôtres. Ajoutons un petit coup de « B. Friot  » et la synthèse est faite. Mélenchon a à ses côtés un économiste qui partage je le concède la vision de Piketty en a personne de J. Généreux, qui bien que n’ayant pas écrit de bouquin en forme de best-seller possède cependant une conception solide de l’économie d’une société d’où le capitalisme aurait été éradiqué.

      5. maris
        « Le débat sur l’euro : il semble bien que Piketty passe sur ce problème car il considère qu’en entrant à l’intérieur du système on peut le modifier de l’intérieur  »
        Le rapport de force au niveau européen ne sera pas le même. De plus il y a Diem.
        Piketty est plus reconnu au plan international, c’est à mon sens, la bonne échelle. Bien sûr beaucoup d’électeurs se replient au plan strictement national et ceux-ci font un bruit très conséquent (surtout grâce à la presse) mais ils ne sont pas nécessairement plus nombreux.

      6. Armelle: beaucoup d’électeurs se replient au plan strictement national. Non seulement les électeurs mais les médias, les candidats et les ministres et le Président font comme si l’essentiel du pouvoir était encore encore en jeux lors des élections.

        Il reste bien sur une part de pouvoir dans les mains de ceux que nous élisons (entre autres celui de faire empirer la situation et celui d’en répartir certains des inconvénients entre les citoyens) mais si on tient compte de l’OTAN, de la BCE, de Bruxelles et pire encore de la mondialisation, la prétention de disposer d’assez de pouvoir pour réellement gouverner comme il y a 50 ou 100 ans est largement illusoire et les contraints au mensonge permanent.

        Qu’elle soit sincère ou pas, la prétention de Hollande de faire diminuer le chômage en est un exemple particulièrement éclatant.

        Les candidats aux élections locales et régionales ont rarement la prétention de faire des miracles, les candidats aux élections nationales ont tous cette prétention et s’en trouvent fortement décrédibilisés (de Tsipras à Merkel.)

      7. Rodolphe,
        « Qui peut piquer des voix à MLP et en récupérer chez les abstentionnistes ? »
        On en connait au moins un qui a fait les preuves de son impuissance rédhibitoire dans l’exercice. Remember 2012, présidentielles et surtout législatives à Hénin-Beaumont.

      8. GL
        « la prétention de disposer d’assez de pouvoir pour réellement gouverner comme il y a 50 ou 100 ans est largement illusoire et les contraints au mensonge permanent. »
        Avoir un discours qui dépasse les frontières est une légitimité vis-à-vis des électeurs. Il en était un, qui, sans casseroles éculées, aurait eu ses chances par le seul fait de son influence/audience au niveau international. C’était pas ma tasse de café mais bon.
        Prétendre gouverner comme hier est un leurre évidemment mais je crois que les citoyens ont compris beaucoup de choses depuis 2008. Pour le moment ils gueulent, râlent et vocifèrent – en silence ou pas – mais contrairement aux apparences, il ne faut pas grand chose pour que les colères s’apaisent. Face à autant de mensonges, assénés, martelés, droit dans les yeux, des années durant, il y a de quoi être en boulessss !

      9. La vous marquez des points! Mais comment faire monter un jeune premier au deuxième tour? D’autant plus que j’ai bien peur que ce n’est pas avec une position calme, posée et rationnelle que l’on s’impose face à « ses amis » au premier tour. Qui plus est si je crois que les Français veulent de nouvelles têtes en politiques, les médias ne les conçoivent que comme des grandes gueules qui sèment la polémique et font du Buzz a gogo.

      10. Vous établissez un champs lexical dans votre message Mr Jorion, qui est structuré autour d’une dichotomie, une séparation, entre d’un côté: « avoir des chances de gagner », « calme », « rationalité » et, de l’autre: « sortir de ses gonds », « scier la branche sur laquelle on est assis », donc perdre.
        Cette dichotomie est fallacieuse car elle repose sur un glissement, une confusion métonymique (prendre le contenant pour le contenu, la partie pour le tout, etc), figure de rhétorique aussi dangereuse qu’elle est banale, utilisée depuis vingt ans à outrance dans le discours télévisuel, publicitaire et politique (exemple récent: le code du travail, un livre de loi, est nul et inutile pare ce qu’il est lourd – un contenu de livre disqualifié du fait de son poids !!!!) Mais personne n’est parfait et j’affirme qu’en opposant colère-supposée et raison, vous confondez le fond et la forme, autour et alentour.
        Tout d’abord JLM est un simple méditerranéen qui s’assume et a le verbe haut depuis l’enfance.
        Ensuite, il nous faut penser un peu ce qu’est la colère. Exhibons pour cela son étymologie et par là peut être sa genèse. Le mot vient de « choléra » en grec ancien qui signifie « la bile ». La bile est ce qui sert à « digérer » (au propre comme au figuré dans le cas présent). On pourrait donc être fondé à penser, qu’une colère est simplement un processus de digestion « externe », hors de soi, de-ce-qui-ne-passe-pas-à-l’intérieur, l’insuportable-au-dedans.
        Ce processus n’est pas neutre, et, tout comme la peur nous fait devenir blancs (adrénaline => effet vasoconstricteur), il nous fait devenir rouge (effet vasodilatateur), s’il en était besoin. Ces neurotransmetteurs dilatants les vaisseaux sanguins ont comme conséquence ultime la libération d’un potentiel énergétique, d’un potentiel de force.
        Mais cet état est bien évidement contrôlable, et contrôlé d’ailleurs, par l’énorme majorité des hommes et des femmes qui vivent le vive ont l’ont vécu. Il se produirait des faits divers à chaque fois sinon.
        Pour peu que nous n’ayons pas une structuration intellectuelle et psychologique trop défaillante, la bonne connaissance des processus à l’œuvre permet de faire de la colère un processus actif et contrôlé. Nous libérons une vague d’énergie sur laquelle nous surfons ensuite.
        C’est une arme politique vieille comme le monde, celle des poètes, des philosophes et des tribuns qui se refusent à la rhétorique facile et ne dérogent pas à la dialectique et au matérialisme, même lorsqu’ils sont assaillis par des rhéteurs sincères car bien souvent ignorants de leur état (journalistes).

        Tout cela est bien loin de l’inconséquence et de la perte de contrôle de la raison Mr Jorion, et vous le savez. De toute façon ce n’est pas gagner un débat à la TV qui fait pencher la balance d’un côté ou d’un autre.
        La preuve JLM l’a fait avec Le Pen (et haut la main, comme vous dites) et cela n’a pas changé grands chose au résultat final [ justement pare ce que la « langue » « majoritaire » à la TV est construite sur la base de litanies de confusion métonymique, on ne peut donc plus y dénoncer grand chose, on confondrait le message, qui est une toujours une blessure nous éloignant de représentations confortables (« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil. » René Char), et le messager ].
        La réponse tangible est dans la reconstruction de liens populaires, pas seulement sur les plateaux TV. C’est l’analyse qui sous-tend le concept de Révolution Citoyenne au cœur du livre de JLM « L’ère du peuple ». L’avez vous lu Mr Jorion? A vous, cela prendrait vingt minutes.
        Salutations 😉
        Salutations

      11. « Confusion métonymique » ? Fichtre monsieur, on m’a déjà accusé de bien des choses, mais jamais de cela ! Vous m’en rendrez compte sur le pré !

        Plus sérieusement, la colère n’a rien de particulièrement « méditerranéen », Démosthène était méditerranéen, et Cicéron, auteur du Pro Milone, lui aussi, et tous deux étaient acquis à la persuasion, laquelle s’obtient par l’argumentation. La colère engendre la peur de celui qu’elle fait taire, et la révolte de celui qui lui tient tête. La démocratie authentique se situe ailleurs que la colère, même « légitime ».

  21. Commençons par la parabole du terrain de sport. Imaginez que vous arrivez au stade un dimanche, avec vos copains, et qu’une moitié du terrain a été soulevée par un mouvement tellurique. Que faites-vous ? Vous estimez que l’on peut jouer malgré tout en dérogeant à certaines règles ? En les adaptant ? Ou alors vous renoncez à jouer et vous mettez en quête d’un autre terrain ?
    Qu’est-ce que j’ai voulu dire ?
    Pour l’élection présidentielle, nous avons besoin de deux candidatures issues de la gauche. Puisqu’il existe deux attitudes possibles pour envisager et engager une politique. L’une propose de continuer à jouer sur le terrain ( dans le cadre ) capitalo/productiviste et l’autre pense qu’il est souhaitable de changer de terrain ( de cadre ).
    Dans le premier cadre que ce soit Hollande, Valls ou Macron qui joue, qu’importe. C’est l’affaire du PS et de ses alliés.
    Dans le second cadre qui pose les limites d’une économie au service des êtres humains et du vivant dans le respect absolu de la planète, de ses ressources et de sa capacité à se régénérer, peuvent jouer Mélenchon, Piketty, Hulot et sans doute bien d’autres…
    Deux terrains ( deux cadres ) pour la même primaire vous croyez ça possible ?
    Résumé. Il faut organiser une primaire dans un cadre à définir d’abord. Et non pas commencer par chercher le chevalier blanc. On ne peut plus jouer sur le terrain de la 5ème république. Ça aussi il faut l’oublier.

    1. « La colère engendre la peur de celui qu’elle fait taire, et la révolte de celui qui lui tient tête. La démocratie authentique se situe ailleurs que la colère, même « légitime ». »

      Oui, bravo, et merci M Jorion.

      1. « D’autant plus que j’ai bien peur que ce n’est pas avec une position calme, posée et rationnelle que l’on s’impose face à « ses amis » au premier tour. »

        Ah bon ? Pourtant, qu’on l’apprécie ou pas, M Juppé est en train de grimper en flèche et est largement capable de tenir tête compte tenu de son envergure aux gougnafiers de mlp and co….
        Dans un style plus punchy et nerveuse, Me Taubira est convaincante et formidable , une femme sincère, oui vraiment, j’aimerais bien qu’elle candidate….

    2. Excusez le fait que ce commentaire ne soit pas destiné à votre propre commentaire mais à répondre à celui de Paul Jorion qui est au dessus du vôtre dans le fil. Le droit de réponse étant en option, on fait comme on peut.
      Mr Jorion, je ne vous ai jamais opposé que JLM était colérique pare ce que méditerranéen, mais simplement qu’il avait le verbe haut pare ce qu’il était méditéranéen! Relisez mon propos et si vous êtes capable de reconnaître ce dont je vous accuse, c’est à dire justement d’avoir opérer un glissement métonymique vous ferez l’économie d’avoir à choisir entre le rendez vous sur le pré et la plaisanterie.
      Pour ce qui est de la suite, dans mon commentaire, je vais au bout de VOTRE thèse, de votre parti pris très commun: Mélenchon-est-un-colèrique-qui-scie-la-branche-sur-laquelle-il-est-assit-car-il-s’éloigne-de-la-possibilité-d’une-argumentation-rationnelle-ainsi.
      Je n’insiste pas sur le fait que vous colportez là une construction médiatique. J’essaye simplement de dire, de démontrer même, que suivant votre thèse on arrive pas forcément à votre conclusion. Non pas pare ce qu’il y aurait des colères légitimes mais pour la raison que je vous ai exposé: « … la bonne connaissance (empirique), des processus à l’œuvre permet de faire de la colère un processus ACTIF et CONTRÔLÉ. » C’est à dire qu’alors, il est possible d’utiliser cette FORCE induite par la colère sans la subir et « qu’elle nous emporte », et sans jamais s’éloigner donc de l’argumentation raisonnée et de son objectif la persuasion.
      Mais je crois que ce qui nous sépare est une conception de la démocratie différente. Je pense que la démocratie n’est jamais plus épanouie que lorsqu’il y règne la plus large des conflictualité, quand s’expriment à plein les rapports de force entre contradicteurs avec arguments raisonnés et dans le respect de la loi. Il me semble donc que vous confondez, avec d’autres, forme colérique (verbe haut, doigt tendu et visage rouge) avec colère d’où l’accusation de confusion métonymique. Il s’ensuit, au bout de votre hypothèse, que vous opposez ce qui a seulement l’air de s’opposer alors que cela peut fonctionner de concert et pour une meilleure démocratie encore.
      Salutations

  22. Puisque la frontière entre la gauche et la droite se situe au milieu du PS, les postulants à la primaire issus des rangs socialistes devraient quitter ce parti de traîtres pour être crédibles !

    1. Il n’y a pas de traitres mais simplement des gens de gauche qui, par paresse intellectuelle, confusions successives, opportunismes fringants et pour finir sectarisme, sont à droite! Un des mérites de cette présidentielle sera de re mettre à jour cette « ligne de partage des eaux » devenue souterraine. La frontière dont vous parlez traverse le PS mais aussi EE-LV et le PCF. Ma thèse est qu’une vaste clarification est en cours et qu’elle sera la base d’une recomposition politique. La seule vraie question est: qu’elle en sera son rythme. Le seul embryon de réponse est: porté par quelles dynamiques sociales?
      Salutations

  23. Après, je pourrais AUSSI être partisan d’un Piketty qui se présente soutenu par JLM, mais pour ça il faudrait déjà qu’ils se rencontrent, qu’ils en discutent, qu’ils trouvent un terrain d’entente programmatique, et enfin qu’ils conviennent de la meilleure stratégie de conquête. JLM a posé sa candidature, il peut aussi la retirer. mais pour ça, il va falloir être super-convaincant. Et donc abandonner le bidonnage de la primaire ouverte aux solfériniens.

  24. Mélanchon n’est pas le candidat qu’il faudrait, qu’il faudra. Je n’ai pas d’antipathie pour Mélanchon mais il faut pas se bercer d’illusions. Il est le comique des médias, il porte à son crédit x années de carrière au sein du PS (bonjour les assurances), il déplait à la gauche extrême comme aux communistes (on les compte) psychologiquement il est souvent à contre temps, il se marre quand il faudrait être en majesté et il se fâche lorsqu’il faudrait exprimer un silence éloquent.
    Pour les entités politiques constituées à gauche, c’est pas la joie. Les écologistes eux, tournent le tête dans tous les sens à s’auto-décapiter…
    Qu’est-ce qu’il reste comme soutien sur le papier ? Pincez-moi.
    Toutefois une note optimiste : Grâce à dieu le système s’effondre ! Alors, oui, c’est mûr mais ça va se jouer ailleurs. Autant dire jouons ça aux dés, on verra après comment ça se passe.

    Ou alors la solution serait de changer les électeurs : Demandez le programme ! Esquimaux, chewing-gum, pastilles de menthe ! Et justement là encore, les décisions des électeurs risquent fort de se jouer sur des événements ponctuels qui bien que prévues ou annoncés pour le plupart ne se sont pas encore manifestées.
    Ne parlons pas de l’aggravation des problèmes climatiques, ça ne fait pas parti du déterminant des choix politiques.
    Ne parlons pas de l’aggravation de la crise des migrants, c’est le socle des parties de droite.
    Ne parlons pas d’un crack financiers, les gens pencheraient encore à droite.
    Alors quoi ? Juste avant l’effondrement, la refondation d’un monde nouveau à partir des innovations technologiques et de la mise en musique d’un monde nouveau? Oui, peut-être mais quelques miettes d’électeurs.
    Ce qui va surtout faire que les gens adhèrent, marchent et votent (les yeux fermés ou mi-clos, c’est la montagne de pub martelée sur tous les fronts et sur tous les airs en rapport avec les événements du moment T. Si cette force de frappe est déterminante, chacun sait qu’elle n’est pas forcément en de bonnes mains.
    A part ça les jeux sont ouverts.

      1. Le prof de fac Varoufakis a déjà foiré comme ministre des finances. Il se dit marxiste mais a cru que l’eurogroupe serait sensible à des arguments théoriques et il a donc rencontré la brutalité d’un pur rapport de force. S’il n’a pas lu ça chez Marx, je me demande ce qu’il y a trouvé!
        Pour moi, le programme de dix ans (pourquoi dix ans?) de son nouveau mouvement est une stérilisation des énergies et a tout pour désespérer une fois de plus. Il ne semble même pas y croire, sinon en disant « au moins on aura essayé ». Déjà sa « modeste proposition » faisait mine de bricoler la tuyauterie européenne sans toucher aux traités, comme si ce jeu avait la moindre chance d’être joué. Varoufakis persévère dans l’erreur, et son mouvement est une politique par le haut dont nous n’avons plus besoin.

        La seule option cohérente définissant le périmètre d’intervention politique jouable me paraît celle de Lordon. La souveraineté, dit-il, c’est le pouvoir de discuter démocratiquement tous les sujets de la vie collective, tout le temps.
        Or l’échelle européenne est une construction de l’ennemi (des peuples). Elle est bétonnée et constitutionnalisée. Les territoires nationaux restent les lieux de référence électorale (il n’y en pas d’autres!) et sont d’ailleurs reconnus par l’UE, mais essentiellement pour les mettre en concurrence dans une course au moins disant social, fiscal, salarial, normatif, dont on ne voit pas la fin. Ce sont eux aussi, les États, qui auront la charge de gérer la violence sociale que l’UE empêche de métaboliser, nous dit Alain Supiot.

      2. Je ne partages pas votre point de vue, je trouve que Yannis Varoufakis a un vrai projet progressiste pour la démocratisation de l’Europe.

        https://blogs.mediapart.fr/christian-salmon/blog/060216/nous-les-peuples-europeens-manifeste-pour-democratiser-l-europe

        Le principal obstacle est actuellement la faiblesse de la représentation des partis de gauche en europe et ce, sans parler de la France..
        Cela fait des années que je ne lis plus F Lordon. Je trouve ses thèses absconses et totalement hors sol, pour moi il est l’antithèse de l’intellectuel incarné, donc à fuir.
        Son propos m’insupporte autant que son état d’esprit et sa suffisance. Quand à ses raisonnement je les trouve sans intérêt. Invoquer Spinoza pour développer un salmigondis avec un verbiage aussi creux qu’inconsistant, fallait oser. Et Kropotkine, c’est pour les chiens ? Donc, lordon, je persiste : Non merci.

      3. Guy Leboutte: Les territoires nationaux restent les lieux de référence électorale (il n’y en pas d’autres!)

        C’est loin d’être aussi simple que ça !

        Prétendre instaurer de vastes empires avec un gouvernement central fort à l’époque où des tribus occupant un territoire limité étaient ce qui correspondait le mieux à la vie collective des gens était une source d’oppression et d’ailleurs rapidement voué à l’échec.

        L’inverse peut être tout aussi vrai et diviser la France en régions ou en départements indépendants les uns des autres sous le prétexte d’y établir un fonctionnement plus démocratique serait me semble-t-il une assez mauvaise idée (sauf pour la Corse?).

        La meilleure (ou moins mauvaise) solution – solution concrète et pas solution théorique – me semble d’autant moins évidente que l’échelle à laquelle la souveraineté populaire est en mesure de s’exercer (parce que les gens se sentent solidaires) n’est pas forcément celle dans laquelle les problèmes qui se posent peuvent être résolus.

        Je pense à Washington dont les soldats rentraient chez eux quand il faisait passer son armée d’une colonie à l’autre et qui a fini en président d’un état fédéral parce que c’était la seule solution possible face à l’Angleterre, la France et l’Espagne (mais les américains l’ont payé ensuite par une guerre civile.) Je pense à l’Italie qui a du réunir un grand nombre de petits états pour cesser d’être envahie par ses puissants voisins, ce qui a conduit à une domination économique des provinces du sud par celles du nord et à leur appauvrissement. Je pense aussi à Emmanuel Todd qui aurait peut être jugé chimérique d’assujettir aux même lois (héritage compris) les provinces de l’ancien régime après 1789.

        Ces choses sont assez bien perçues dans le domaine militaire, beaucoup moins bien quand il s’agit d’économie, de finance ou d’écologie…

      4. Gudule
        Oui, Christian Salmon est tombé sous le charme de Varoufakis, j’ai remarqué ça. On verra la suite. Christian Salmon est un homme qui sait réviser ses jugements.

        Pour Lordon, vous mélangez un peu tout. Je rappellerai simplement que dès avant l’élection de janvier en Grèce, il avait dit le choix qu’avait Syriza selon lui, « passer sous la table ou la renverser » , et décrit par le menu la dynamique qui allait mener Tsipras à la défaite. Et ça, ce n’est pas rien!
        Lordon a certes un langage peu pédagogique, mais sa pensée est d’une rigueur au scalpel, et vous prenez ça pour de la suffisance. Ce qui domine son expression, c’est l’intensité de la réflexion. En revanche, je vois, moi, la suffisance de Varoufakis (laquelle, bien employée, nous a valu à quelques reprises le réjouissant spectacle des mines défaites de l’eurogroupe), je la vois d’autant plus que, à mon estime bien entendu, le contenu n’y est pas, et que je ne l’ai pas entendu faire une critique pertinente de son échec au gouvernement.

        Pour ce qui est de Spinoza, son intérêt est de penser les aspects passionnels de l’attachement au capitalisme, car l’économie n’est pas un champ conceptuel autonome, et car, selon une phrase bien connue « le capitalisme a colonisé nos imaginaires » . Il n’y a rien d’abscons ni de sorcier dans cette affaire. Je cite Spinoza de mémoire « Les hommes se croient libres parce qu’ils connaissent leurs désirs. Mais ils ignorent tout des causes de leurs désirs. »

        Il y a un point où vous m’intéressez, c’est Kropotkine. J’en suis arrivé à penser que les anarchistes sont le mouvement le plus calomnié de l’histoire, et malheureusement je suis très ignorant de ces gens-là.

    1.  » Juste avant l’effondrement, la refondation d’un monde nouveau à partir des innovations technologiques et de la mise en musique d’un monde nouveau?  »

      Trop tard !

      Il n’empêche qu’il faut dès maintenant trouver les volontés et compétences pour gérer, au mieux des intérêts populaires, la situation post-effondrement.
      En dehors des échéances électorales, que des personnalités de rencontrent est un début nécessaire, car comment se faire confiance si l’on ne se connait pas ?

      Il n’est pas certain que le « résultat » d’élection(s) impacte significativement la transition… peut-être une accélération ou un ralentissement ?
      Plus cela traîne, plus les infrastructures utiles à « la refondation » risquent d’être détruites.

      On peut alors se poser la question des candidatures en ces termes:
       » avec qui les choses se décanteront le plus vite ? « 

      1. Merci M. Leboutte, mais sur Lordon, vous n’arriverez pas à me convaincre. Aucune confusion. Je suivais régulièrement le blog de Lordon sur le diplo, sa prose ne m’intéresse plus du tout.

        Sa pensée et ses réflexions sont trop « hors-sol » et dénuée d’humanisme. Elles ne trouvent plus d’écho par rapport à ma pensée, ma vision, à ce que je ressens et à ce que je suis. Et je suis cohérente. Je trouve sa prose déconnectée du réel et manquant totalement de profondeur et ce malgré un raisonnement intellectuel clair, et un argumentaire, certes, construit et référencé. Son raisonnement me paraît « pauvre », fermé , il brasse du concept mais n’a aucune vision d’ensemble. Son propos est surtout irréaliste et manque singulièrement de sagesse et de recul. Pas viable concrètement, c’est mon avis, je vous l’accorde.

         » « passer sous la table ou la renverser »
        Un peu « court », pas vraiment besoin de s’appeler Lordon pour comprendre ça..

        « « Les hommes se croient libres par ce qu’ils connaissent leurs désirs. Mais ils ignorent tout des causes de leurs désirs. »

        Vi vi…. »mais chacun a le pouvoir de se comprendre et de comprendre ses affects, de façon claire et distincte, sinon totalement, du moins en partie, et il a pas conséquent le pouvoir, de faire en sorte d’avoir moins à les subir ». Ethique, V. Spinoza ; http://www.philolog.fr/liberte-et-necessite-spinoza/

        Quant aux aux confessions des erreurs des uns et des autres (Varouf ou pas), je n’ai besoin, ni de l’outrance, et encore moins du pathos, pour nourrir et fonder mon opinion. Ce serait plutôt l’inverse. Ce que j’apprécie c’est qu’un être humain ait l’honnêteté de reconnaître ses erreurs et que, s’il a la prétention de revenir avec un projet, cette « remise en question » apparaisse, a minima, dans son propos voire sa réflexion. Ce qui est la moindre des choses.

        Kropotkine ? Je l’ai découvert depuis peu (thanks vigneron) et je vous invite à aller sur le net, beaucoup de ses écrits sont en pdf. Je n’en n’ai lu que 2, mais vous avez le choix si cet auteur vous intéresse. Depuis Tolstoï et son oeuvre, que j’ai lu, enfin littéralement « dévoré », plus jeune (j’avais une quinzaine d’années), il y avait longtemps qu’un auteur d’origine russe ne m’avait pas autant « interpellé ».

        http://www.atramenta.net/lire/la-morale-anarchiste/36112
        http://ilivresc.cf/auteur/pierre-kropotkine

  25. Monsieur Jorion, j’apprécie énormément ce que vous dites sur votre blog et dans vos livres.
    J’y ait appris énormément de choses qu’il s’agisse d’économie, d’ècologie, de sociologie etc., mais je dois dire que votre position actuelle (Piketty plutôt que Mélenchon) me pose un énorme problème.
    En effet, si j’ai bien compris l’essentiel de vos discours, vous vous êtes toujours prononcé pour des mesures économiques qui sortent du cadre actuel néo-libéral et même capitaliste.
    Vous vous êtes prononcé au niveau international pour un nouveau Bretton Woods en vue de déterminer l’usage d’une nouvelle monnaie commune qui remplacerait le dollar.
    Votre dernier livre sur l’état de la planète nous fait toucher du doigt le danger à court terme pour le genre humain, de continuer à se developer suivant la logique capitaliste.
    Vous avez souvent souligné ici ou là, à juste titre, combien notre démocratie était malade.
    Sur toutes ces questions et bien d’autres vous nous avez appris que d’autres voies étaient possibles…à condition de sortir du cadre !!
    Tous ces points allant dans le sens que vous avez toujours défendu, figurent dans un programme à enrichir par le débat citoyen, présenté par M. Mélenchon.
    Dès lors, il me semble paradoxal votre positionnement plutôt anti Mélenchon et pro Piketty au motif que les chances de se faire élire du premier nommé seraient réduites voir nulles.
    Admettons que vous soyez dans le vrai, connaissez vous le programme de M Piketty ?
    A ma connaissance il n’en a pas, du moins d’officiellement déclaré.
    Par contre nous connaissons son parcours politique et économique.
    Que peut-il nous apprendre ce parcours ?
    D’abord qu’il a écrit un livre « Le Capital au XXI ème siècle, best seller mondial impressionnant par l’énormité et la qualité du travail statistique.
    Cependant quant on a fini sa lecture, l’on s’aperçoit que le principal enseignement tiré de cette colossale somme de données statistiques c’est une conception patrimoniale : le capital c’est la fortune des fortunés !
    Pour Marx, le capital c’est toute autre chose, c’est un mode de production et un rapport social.
    Il est vrai que M. Piketty avoue ne jamais avoir lu Marx, ce qui est un comble pour un économiste!!
    Mais ce qui est plus spectaculaire c’est la dernière partie du livre qui n’hésite pas à s’appeler « réguler le capital »
    Avec sa conséquence logique de stratégie de l’évitement, la fiscalité s’impose alors comme l’unique levier résiduel lorsqu’on a abandonné d’agir sur tout le reste!
    Il s’agit d’une démission pure et simple de transformer les structures.
    Sortir du cadre, nous disiez vous M. Jorion alors que toute l’oeuvre politique de M. Piketty (voir parcours au sein du PS) et toutes ses analyses économiques nous y enferment.
    Alors je pose la question, c’est quoi le plus important, se faire élire avec une étiquette fut elle « de gauche » quel que soit le programme ou porter un programme de combat qui soit réellement transformateur de la socièté quel que soit le résultat des élections ?

    1. Les programmes « de combat » ne valent à ma connaissance ,que dans deux cas :
      – en négatif , si l’on s’abandonne à la politique spectacle .
      – en positif , si des événements graves obligent à aller à l’essentiel , et que le « combat » est porté par l’Histoire .

      Si l’on refuse le premier , et que la situation du deuxième n’est pas acquise , quelle autre issue que de multiplier les transitions pensées dans l’effondrement pour aller d’un cadre à un autre plus large ?

      Mais il n’est pas interdit d’avoir un programme de combat , « au cas où » , en réserve . Ainsi que des amis et alliés ici , en Europe , dans le monde .

    2. Oui, Paul Jorion est sympathique, mais comme analyste politique c’est une vraie buse; il l’a déjà démontré à plusieurs reprises.
      Après nous avoir aider à déciller les yeux sur la science économique et les économistes, grands prêtres d’une religion féroce, (et je l’en remercie pour ça) il nous demande de nous pâmer en coeur avec lui devant l’un de ses représentants des plus mièvres, comme Lordon nous en prévient dans un papier du Diplo…
      Au secours ! Lâchez-nous un peu donc avec votre Piketty, svp.

      1. Ha ? Je croyais qu’il y avait au moins une chose sur laquelle tous les avis divergents du blog arrivaient à « converger » , c’est sur l’idée qu’il n’y avait d’économie que politique .

        Sur le comment de la politique dès qu’elle devient un « objet d’analyse », tous les avis sont par contre effectivement à nouveau dans la nature . Mais d’habitude on appelle ça « politique politicienne » .

        Qui nous donne les résultats qu’on voit .

        Mais en fait , derrière cette approche distincte, se cache la notion même de pouvoir , qui pour s’éclaircir et progresser aura encore besoin d’un certain nombre d’élections présidentielles ou pas .

  26. Jean-Luc Mélenchon a bien compris que la gauche pouvait se mettre en mouvement sans lui et sans François Hollande. Que n’a-il-pas eu la grandeur d’âme de nous épargner son combat de trop !

    La gauche et la France semblent prêts à tester autre chose. On voit bien que la percussion rhétorique de Jean-Luc Mélenchon est très rapidement évanescente. Des rassemblements réussis et des adresses incisives de Jean-Luc Mélenchon, que nous reste –t-il ? Pourquoi même ses plus fervent partisans semblent-ils douter de sa capacité à changer le destin de la France ?

    Au demeurant, la politique du fait accompli est proprement insupportable comme l’est tout autant la prise en otage qui consiste à agiter le chiffon rouge du FN. Jean-Luc Mélenchon précipite la présentation de sa candidature pour forcer la gauche non inconditionnelle du « hollandisme » à le soutenir. Cette précipitation en dit déjà bien long.

    François Hollande compte sans doute se présenter en rempart contre le FN nous rejouant ce disque cent fois usé. Quel Saint faut-il prier, quelle sourate faut-il réciter, combien de coq blanc faut-il égorger combien de pamphlets faut-il écrire pour que la raison lui (re)vienne enfin ?

    Puis se présentât la possibilité d’une candidature Piketty. Paul Jorion avait relevé dès le départ le caractère contingent d’une primaire à gauche. Et bien nous y voilà. Après cette manœuvre de Jean-Luc Mélenchon, sans doute sera-t-il apparu à Thomas Piketty qu’il ne faut différer une bataille, sauf à envisager de la perdre. D’une manière ou d’une autre si Thomas Piketty veut y aller le temps lui est désormais compté. Il me semble que la situation devrait se décanter rapidement à partir du moment où Thomas Piketty aura donné un signal significatif concernant ses intentions.

    Par ailleurs, je ne partage pas cette fausse pudeur qui voudrait que l’on parle du programme et non de l’homme qui le porte. Il serait également vain de demander à Thomas Piketty de se préparer à camper dans l’ombre d’un animal politique à l’ancienne ! C’est illusion de trop compter que le prince écoutera le philosophe. Il n’est pas, à ma connaissance, d’homme qui conquière le pouvoir afin de le mettre au service d’un tiers. Certes on peut espérer que la clarté de vue du philosophe inspire le prince mais il ne nous reste le plus souvent que nos espérances pour pleurer.

    La France du début du 21ème siècle est peut-être prête à élire un philosophe mais encore faut-il qu’un philosophe lui fasse la cour avec tant soi peu d’assiduité (même sans truculence, à la manière du philosophe) !

      1. J’ai raccourci, ok : disons vivant en tant que croyance idéale explicite et pas seulement en tant que représentation résiduelle plus ou moins recyclée mais seulement implicite.

      2. Bravo Vigneron !
        Essayez de tenir plus longtemps que la dernière fois !

        C’est vrai, on ne se change pas. « Nous vous accordons » un incartade joyeuse et rigolote toutes les dix interventions. Ça vous va ?

    1. @Je ne sauraisVoir
      {Pourquoi même ses plus fervent partisans semblent-ils douter de sa capacité à changer le destin de la France ?}
      Vous êtes vachement gonflé de dire ça ! Où avez vous pu trouver ce genre d’âneries ?
      Affirmer une telle chose est bonnement de la désinformation…Plus de 6000 signatures sur JLM17 dont plus de 1000 syndicalistes. Pour un mouvement qui a moins de 15 jours, ce n’est quand même pas mal !

      1. Ce n’est pas une statistique fiable mais j’ai pu me compter au nombre de ces ‘fervents partisans’ comme bien d’autres autour de moi qui ne croyons pas (plus) que Jean-Luc Mélenchon est capable de changer le destin de la France. Du moins après quelques tentatives, nous savons un peu à quoi nous en tenir…

        Au passage n’oubliez pas de faire le rapprochement entre la dynamique de soutien à Jean-Luc Mélenchon et celle de ‘notre primaire’ dont le personnage principal était bien Thomas Piketty.

    2. Je crois savoir que l’économiste favori de Mr Jorion s’était employé à courir après « un animal Politique à l’ancienne » comme Mr Hollande (qui l’ a d’ailleurs refoulé sans ménagement)…

  27. Dans la crise en cours, qui met en jeu la « Survie de l’espèce », le temps des combinaisons politiciennes pour occuper les places dans la Ripoublique est dépassé. En France, et dans beacoup de pays, le camp du travail veut AGIR, et pour cela il faut un rapport de force, qui n’a jamais été suffisant par la voie des urnes.
    Et il y a matière à espoir, y compris en France. Lisez-ceci:
    Ce qu’il y a de commun entre la période qui a précédé Mai 1968 et aujourd’hui
    http://wp.me/p5oNrG-k56

  28. Je peux pas blairer les arguments dits de « politique-fiction », manipulation sophistique bas du front à la « si ma grand-mère en avait ». Niveau zéro. Mais bon, du coup j’ai envie de renvoyer la balle, forcément. Alors imaginons que Mélenchon soit à la place, non pas de Hollande, mais de Merkel (why not, si ma grand-mère etc). Ben on se poserait plus de questions sur le devenir de la deuxième tranche du Nord-Stream qui menace de squeezer l’Ukraine et de fragiliser la position d’une bonne partie des pays d’Europe de l’est (Pologne, pays Baltes, Hongrie, Roumanie). Je dis que l’accord russo-allemand (pas Molotov/Ribbentrop mais Putin/Mélenchon) serait déjà signé, pour l’intérêt de la seule Allemagne mélenchonienne (en dehors de la Putinie évidemment grande gagnante) contre ceux de l’Union Européenne dans son ensemble. Politique-fiction ?
    Avec Merkel au moins on peut espérer encore, on peut compter encore sur sa fibre européenne.
    Amis Allemands, votez Merkel, votez pas Mélenchon.

    1. Le discours est recevable , mais que ferait Hollande s’il était à la place de Merkel , et est ce que les allemands voteraient pour lui ?

      Pour ce qui concerne Poutine , je relève que , faute d’Europe , il a décidé de jouer avec ceux qui comptent encore , soit USA et Otan .

      1. Juan, ceux qui comptent pour Putin ce sont ceux qui payent le casse-croûte de ses moujiks, les soldes de ses militaires, les traitements de ses flics et les datchas comme les putes de ses amis, soit l’Europe.

      2. @Vigneron :
        Je n’ai plus le détail des échanges commerciaux valorisés de la Russie avec le reste du monde , mais il me semblait que c’est plutôt la Chine qui était le premier partenaire commercial de Poutine ., à hauteur de presque 40% .

        Il faut aussi les informer de l’utilisation de leurs devises, même en se restreignant aux moujiks et aux forces de l’ordre .

    2. Votre proposition de réflexion est littéralement folle, sans sens et pire, sans compromis possible avec la réalité. Ce qui fait Merkel en même temps que ce qui l’a fait comme femme politique, est « penser et défendre les intérêts de la nation allemande ». Idem pour Poutine avec la Russie et Mélenchon avec la France. Il n’y a pas des bons et des méchants en puissance, il n’y a que des hommes et des femmes politiques qui proposent aux populations des communautés politiques auxquelles ils appartiennent, une façon particulière de défendre leur intérêts.

      1. C’est pas gentil mais puisque je le pense: votre proposition de réflexion est plus que folle, sans compromis possible avec la réalité.
        Ce qui fait Merkel en même temps que ce qui l’a fait comme femme politique, est « penser et défendre les intérêts de la nation allemande ». Idem pour Poutine avec la Russie et Mélenchon avec la France. Il n’y a pas des bons et des méchants en puissance, il n’y a que des hommes et des femmes politiques qui proposent aux populations des communautés politiques auxquelles ils appartiennent, une façon particulière de défendre ou leur intérêts (ou ce qu’ils entendent comme tels).
        Aussi transposer celui-ci ou celle là à tel ou tel poste est inepte. Ces gens ne seraient tout bonnement pas les même transposés dans d’autres pays car à imaginer qu’ils eussent fait quand même de la politique, les intérêts qu’ils auraient eu à défendre étant différents, ils auraient été des hommes et femmes politiques différentEs.
        Logique circulaire sans fin et sans sens. Trou noir. Anus pas solaire aurait peut être dit Georges Bataille.
        Salutations

      2. Ah. Et donc l’expérience de pensée en politique-fiction consistant à se représenter Piketty aux finances sous Mélenchon et basculant la table de l’Eurogroupe avec son nouvel ami Varouf serait moins « folle » que celle de s’imaginer Mélenchon en tant que chef d’État devant arbitrer devant un projet commercial stratégique bilatéral avec la Russie entre ses seuls intérêts nationaux et les intérêts conjoints de l’UE, de pays membres de l’UE et d’un pays européen en guerre avec cette même Russie ?
        On doit pas avoir la même imagination ni la même idée du rôle d’un chef d’État européen.
        En tout cas merci d’avoir confirmé le caractère plus que douteux de l’efficacité des argumentaires à base de politique-fiction. C’était le but de ma démonstration.
        @Juan, d’où tu sors cette bêtise ? Même Sapir sur Russeurope n’oserait pas dire ça, c’est dire.
        L’UE en 2014 achetait rubis sur l’ongle 84% du gaz exporté putinien (qui représentaient 30% du gaz brulé en UE) et 75% du pétrole. Et 75% des IDE en Putinie étaient AOC Union Européenne. (source BBC)

      3. @Vigneron :

        Ma dernière source , un peu ancienne était la Direction du Trésor ….
        Les échanges commerciaux ne se limitent pas aux matières premières dont il est vrai que la Russie en fait surtout commerce avec les européens

      4. Juan, 200 milliards, la moitié des exportations (des braderies en ce moment) putiniennes vers l’UE. Et c’est quoi qui tient la mafia d’extrême-droite Putin & co ? Pétrole et gaz, donc l’UE, point barre.

    3. C’est pas gentil mais puisque je le pense: votre proposition de réflexion est plus que folle, sans compromis possible avec la réalité.
      Ce qui fait Merkel en même temps que ce qui l’a fait comme femme politique, est « penser et défendre les intérêts de la nation allemande ». Idem pour Poutine avec la Russie et Mélenchon avec la France. Il n’y a pas des bons et des méchants en puissance, il n’y a que des hommes et des femmes politiques qui proposent aux populations des communautés politiques auxquelles ils appartiennent, une façon particulière de défendre ou leur intérêts (ou ce qu’ils entendent comme tels).
      Aussi transposer celui-ci ou celle là à tel ou tel poste est inepte. Ces gens ne seraient tout bonnement pas les même transposés dans d’autres pays car à imaginer qu’ils eussent fait quand même de la politique, les intérêts qu’ils auraient eu à défendre étant différents, ils auraient été des hommes et femmes politiques différentEs.
      Logique circulaire sans fin et sans sens. Trou noir. Anus pas solaire aurait peut être dit Georges Bataille.
      Salutations

  29. Qui a proposé Mr Piketty et qui divise la gauche? qui est ce type? (c’est mon frere qui demande, il n’a pas temps pour lire ni internet) Bon billet, merci

  30. Mélenchon est un type adorable, cultivé, mais maheureusement à côté de la plaque. On dirait qu’il est resté mentalement fixé aux années 60, une sorte de fixation freudienne, mais ici en terme idéologique. Il refuse l’austérité dont Merkel se fait l’avocate, mais en même temps il plaide pour la conservation de l’euro. Cela n’est pas possible, l’un ne va pas sans l’autre, d’autant plus que l’euro est le successeur du Deutsche Mark.
    L’équivalent du FdG, le parti allemand « Die Linke » défend le même principe. C’est assez irréaliste, utopique tout ca.
    Et quant à Piketty: je pense pas qu’il ait le profil pour descendre et survivre dans l’arène politique. C’est un excellent chercheur, mais cela s’arrête là.
    Je ne comprends pas très bien le raisonnement des Francais face aux problèmes brûlants qui hantent le pays. Depuis la mort de Pompidou, les Francais s’enhousiasment d’abord pour un candidat, votent pour lui, puis peu de temps après c’est la déception. Les électeurs attendent beaucoup trop d’un président, d’un gouvernement, alors qu’un président a de moins en moins de pouvoir. On dirait que les Francais sont infantilisés par leur propre système.
    Exemple: un président ne peut en aucun cas faire diminuer le chômage (ou « inverser la courbe du chômage ») – est-ce qu’il a une baguette magique dans sa poche? Ce ne que le contexte général économique qui pourrait créer des emplois – et c’est là ou se situe le problème du monde contemporin. C’est un exemple parmi beaucoup d’autres.

    1. « Et quant à Piketty: je pense pas qu’il ait le profil pour descendre et survivre dans l’arène politique. C’est un excellent chercheur, mais cela s’arrête là ».
      Point.
      Tu veux dire avec un bout de merde capitaliste sur le bout du net le mec. Nan, mama, pas la blanche colombe dont j’ai rêvé.

    2. Mais où avez vous vu que Mélenchon soit pour la conservation de l’euro? Comme l’a très bien fait remarquer Lordon lors du travail autour du « plan B », ce que veut Mélenchon conduira nécessairement, s’il obtient satisfaction – une reprise en main de la BCE, notamment, et une bonne louche de protectionnisme au niveau des frontières françaises – à l’éclatement de l’euro par le départ du « partenaire allemand ». Il suggère donc de gagner du temps et d’en finir avec cette chimère, à laquelle Mélenchon ne croit même pas (il affirme juste après Lordon ne se faire « aucune illusion »). En vérité entre le premier et le second, il n’y a qu’une semaine de différence, au maximum, le temps que les allemands nous envoient promener. Outre le fait qu’ils soient viscéralement attachés à leur politique monétaire, Sapir a estimé les transferts nécessaires au bon fonctionnement de l’économie européenne à 10% du PIB teuton. C’est totalement déraisonnable, et on le comprend aisément. Pour le côté « irascible », pour qui a déjà croisé le tribun dans la vie ou à la fin d’une manif, le rôle construit par F. Delapierre saute aux yeux, il est évidemment de composition.

      1. Dominique,
        Les dirigeants européens donnent le « là » de la politique européenne, la BCE, elle fait donc ce qu’on lui dit de faire, ou ce que l’on lui laisse faire, souvent pour se défausser de ses propres responsabilités. Idem pour la Commission européenne dont les présidents de commissions sont nommés par le conseil européen. Ils sont choisis parmi des « politiques » reconnus dans leurs pays respectifs et au delà.

      2. Pierre Yves,

        Non, les gouvernements n’ont aucun pouvoir sur la BCE.
        Ils ne peuvent non plus contrôler les capitaux, qui peuvent ainsi fuir « l’économie réelle »… (ce qu’ils font)

        Changer ça est impossible puisqu’il suffit qu’un seul des 28 membres, s’y oppose…

        Cette Europe nous condamne donc à assister impuissants à la concentration des richesses, à la paupérisation généralisée du plus grand nombre, et à la destruction de notre tissu industriel…
        Du moins je ne vois pas ce que les gouvernements peuvent faire.

        « La BCE agit en totale indépendance vis-à-vis des Etats européens et des autres institutions européennes. Ni la BCE, ni une banque centrale nationale, ni un membre quelconque de leurs organes de décision ne peuvent solliciter ni accepter des instructions d’un organe externe.

        Les institutions européennes et les gouvernements des États membres sont tenus de respecter ce principe
        et ne doivent pas tenter d’influencer la BCE ou les banques centrales nationales. »

        http://www.touteleurope.eu/l-union-europeenne/banque-centrale-europeenne/synthese/le-fonctionnement-de-la-bce.html

      3. Dominique,
        Quand y’a le feu au lac les gouvernants savent très bien comment outrepasser les traités.

    3. Par ailleurs il semble aussi qu’il y ait de la friture sur la ligne à Die Linke entre Oskar Lafontaine et son SME (et donc la fin de la monnaie unique) et le reste des troupes. Pour finir avec Piketty, veut on domestiquer le capitalisme? Non. Next.

      1. Fréd,
        Si tu es bien celui que je connais, lis mon argumentaire un peu plus haut dans la file (23 février 12:01) . J’y explique en gros pourquoi Piketty peut être le bon ticket. Et pourquoi le grand soir, sauf miracle (un « mai 68 » entre temps) c’est pas pour 2017.

        Pourquoi se fâcher d’emblée avec les Allemands ? Pourquoi n’y aurait-il pas une possibilité d’établir un rapport de force au sein de la zone Euro. Pourquoi postuler la dislocation de l’Union au moment où elle a plus besoin que jamais d’être renforcée, transformée. Le problème ce n’est pas l’Europe, mais les majorités conservatrices qui envoient des représentants conservateurs à Bruxelles. Ce n’est pas parce que Hollande a baissé les bras, qu’un autre, ne peut le faire. Mélenchon, je n’y crois pas du tout à ce soi disant rôle de composition. Cela ne s’invente pas un personnage pareil, ou alors c’est le meilleur comédien-acteur de toute l’histoire du cinéma, de la télé et du théâtre réunis !
        Amicalement 🙂

      2. Pierre Yves,

        (je ne fais que passer…)

        Supposons que l’on réussisse à mettre l’Allemagne avec nous, (je ne le sens pas trop, mais admettons)

        Quelles seraient les marges de manœuvre des gouvernements, sachant que la BCE peut s’opposer à des mesures défavorables à ses obligés (les friqués et banquiers) ?

        (Je suppose la BCE capable d’imaginer des trucs impensables, pour protéger ces derniers)

        France + Allemagne seraient ils en mesure de maîtriser les capitaux, (pour taxer les fortunes) dans le respect des traités européens?

  31. Ah vous aussi très chèr…

    « Je peux pas blairer les arguments dits de « politique-fiction », manipulation sophistique bas du front à la « si ma grand-mère en avait ». Niveau zéro. Mais bon, du coup j’ai envie de renvoyer la balle, forcément. »

    Non mais vraiment… Plait il ? Ah, tout de même.., bien, bien,
    finalement, si vous insistez…je concède, soit..

    Oui, assurément…
    Aussi, nous remercions vivement sa respectueuse et gracieuse Majesté des Vignes, adoubée par ses ancêtres, de nous avoir fait l’honneur suprême, de nous gratifier de sa parole amicale et neutre, de son analyse fine et pertinente, et ce, afin que nous puissions, enfin jouir, de l’immense étendue de ses talents d’orateur voire d’observateur érudit et de sa verve certaine.

    1. Mystique de l’Amour. En plein dans la guerre contre la médiocrité. Comment ne pas lui donner raison à cette chère beauté à 4 ailes ? D’où la Gudule par monts et par vaux ?

  32. Les partis politiques « de gouvernement » sont complètement a bout de souffle. La montée du FN est leur dernier aiguillon (alea du deuxième tour).
    Les institutions sélectionnent un personnel politique mais ruinent l’avenir du pays. Aucune perspective sur le long terme n’existe.
    Les primaires sont un faible moyen régénérer le débat et une petite porte d’entrée dans l’election.
    Piketty l’a probablement compris et je pense qu’il espérait probablement une réaction plus ouverte de l’appareil politique.
    Son expertise economique et politique, ses differentes prises de position, son débat avec Lordon, sa virginite politique en font un excellent candidat et probablement un bon homme d’état de gauche.

  33. Melenchon joue malheureusement sa partition de professionnel de la politique sur une portion réduite de l’électorat…
    Si l’intérêt de la France primait pour lui il ne se présenterait pas.
    Son émotivite est trop grande (ONPC) et son égo aussi qui reprennent le dessus des qu’il y a opposition (le mécanisme médiatique est d’ailleurs bien rode).
    Dans l’inconscient collectif c’est un brave type, un bon tribun, mais colérique, agressif, tenant des propos de pure provocation politique a minima et perdant localement face a Marine le Pen.
    Il sortirait grandi par son abandon de l’élection présidentielle, en critiquant notamment ce mecanisme qui parasite tant notre vie politique, infantilisation generale qui fait croire au père Noel ou esperer Dieu sortant de l’urne comme le genie de la lampe.

    1. je ne suis pas d’accord avec vous, ni avec paul jorion,

      thomas piketty,
      meme si il à des qualités, ne pourra manquer d’apparaitre à la grande majorité des electeurs que comme un lapin qu’on sort du chapeau….
      à moins qu’il ne soit porté par une vague mediatique de grande importance et par un nombre consequent de  »personnalités » enthousiastes et dévouées…

      Melenchon
      à au moins une assise politique et populaire, sociale, qui excede quand meme le milieu influent mais de plus en plus restreint de l’intelligentia de gauche bourgeoise parisienne.
      cela ne veut pas dire qu »il serait elu…
      mais le peuple de gauche pourrait l’utiliser pour couler les droitiers socialistes…
      puisque maintenant, à gauche, on doit defendre ses droits sociaux contre les socialistes.
      aprés tout Juppé ou Hollande, quelle difference ?
      peut-etre meme que Juppé serait mieux…

  34. P. Jorion : « Le temps presse ! »

    Mais,

    Est-ce qu’on enterre pas un peu trop vite Hollande ?

    Car,

    « Rien n’est encore gravé dans la pierre. »

    F. Mitterrand : « Les idées mûrissent comme les fruits et les hommes. Il faut qu’on laisse le temps au temps. Personne ne passe du jour au lendemain des semailles aux récoltes, et l’échelle de l’histoire n’est pas celle des gazettes. Mais après la patience arrive le printemps. »

    N’oublions pas que,

    E. Todd : « Une démocratie fonctionne quand une partie des élites prend le parti du peuple. C’est ce qui pourrait se produire. D’où l’espoir que je place dans l' »hollandisme révolutionnaire… »

    Est-ce une utopie qu’il convient de bannir définitivement ?

    Qu’en savons-nous ?

    1. « Est-ce qu’on enterre pas un peu trop vite Hollande ? »
      C’est une provocation ?

      Puisque vous aimez les citations, j’en ai une de votre bon maître François que me ressasse ma mémoire chaque matin à l’annonce de la « réforme » du jour, transportée d’enthousiasme par les média :
      « Mon ennemi, c’est la finance ! »
      Me vient alors à l’esprit la célèbre citation d’Audiard, à propos de ceux qui osent tout…

      1. Audiard aurait pas aimé non plus qu’on sabote ses citations : « Mon adversaire […] c’est le monde de la finance. »
        Le banquier qui refuse tes chèques en bois est un ennemi, celui qui t’autorise découverts et facilités de caisse en grognant en cas d’écarts n’est encore qu’un adversaire.

      2. Tout à fait, Ar c’hazh du, tout à fait !

        Dit autrement, ils n’ont pas peur!
        Ni de la guerre, ni de l’injustice, ni des inégalités, ni du nucléaire, ni de l’immensité des défis de l’époque, ils n’ont pas peur!

        La peur est un devoir citoyen.
        (J’ai développé ça sur mon site, mais la modération du blog de Paul Jorion censure toute mention que je ferais de mon site. Le lien a même disparu de ma signature!)

      3. Vous avez aimé Audiard ? Vous aimerez pas Leboutte. Donc vous êtes de droite.
        « La peur est un devoir citoyen. »
        Guittou Leboutte, 23 février 2016.

  35. « Dans l’inconscient collectif c’est un brave type, un bon tribun, mais colérique, agressif, tenant des propos de pure provocation politique a minima et perdant localement face a Marine le Pen. »
    Vous voulez dire dans l’ inconscient collectif d’ extreme droite ?

    1. L, Je n’en sais rien pour l’extrême droite, c’est comme ça que je le vois et beaucoup de gens autour, principalement des électeurs votant à gauche. Aprés ses passages médiatiques ont souvent la même tournure quand il a une opposition face à lui . Il devrait être suffisamment madré pour produire autre chose, convaincre et attirer à lui. Ca ne marche pas, je le regrette mais c’est ainsi.

      Merci pour le complément vidéo de ONPC qui tempère son avis sur la Syrie. Mais c’est typique du bonhomme.

  36. N’écoutez pas ces broyeurs de noir, ces supporteurs de candidats ayant déjà cent fois perdu ! Tout cela ne sont que prétextes pour, une Nième fois, ne rien faire, et se délecter avec morosité dans la défaite de combats jamais même engagés !

    Hardi ! Sus à l’ennemi !

  37. Mélenchon n’a aucune chance.

    Hollande, lui, a raté sur tous les tableaux, mais il a deux fers au feu: la guerre à l’étranger et la gestion antiterroriste à l’intérieur. C’est là qu’il capitalise et je fais le pari que c’est là qu’il va peser sur l’opinion.
    La manière dont Hollande, tellement maladroit et mal à l’aise dans son costume de président, a lancé les armées à l’étranger dès le début de son quinquennat, a été à tel point dans la continuation de son prédécesseur que nous savons désormais une chose: ce n’est pas le président qui gouverne sur ces points, c’est quelqu’un ou quelque chose d’autre. C’est le complexe militaro-industriel hexagonal. (L’autre vrai gouvernant est l’union des banques et du Medef, mais ça, ça doit rester dans l’ombre au moment des élections.)
    La guerre et les lois dites antiterroristes sont ses deux seules cartes, elles lui ont déjà rapporté et il va les jouer pour 2017.

    Je m’étonne aussi du présent remue-ménage sur une primaire hypothétique et à tous ces calculs électoralistes, sur le blog d’un auteur qui nous a déjà affirmé avec force que « la politique des partis, c’est terminé! »

    1. « : ce n’est pas le président qui gouverne sur ces points, c’est quelqu’un ou quelque chose d’autre. C’est le complexe militaro-industriel hexagonal. »
      J’me souviens d’avoir utilisé sensiblement la même formule (débile) lors d’un exposé fait avec un pote. C’était en cours d’Histoire, en 3ème. Le prof militait au PC, on pensait jouer gagnant à coup sûr. On était en plus à fond ok avec l’idée et on s’voyait déjà acclamés par une classe debout derrière l’Historien versant une larme d’intense approbaton attendrie. Me rappelle pas le sujet traité mais ce passage de la conclusion, ah ouais, pour sûr; le prof nous avait assassinés direct, sur cette sottise en bouquet final. Banane, deux bananes au final. On s’était auto-bananés au CMI. Ça t’apprendra à faire le malin. Ah tu m’en causeras du CMI… Quand j’le vois depuis, l’CMI j’ai des poussées d’urticaire, sauf quand c’est Leboutte qu’en glose sur l’estrade, là c’est pas pareil…

      1. Y a pas un argument dans ta prose, vigneron.

        Tweet de Manuel Valls de Ryad, fin 2015: « France-Arabie saoudite : 10 milliards d’euros de contrats ! Le gouvernement mobilisé pour nos entreprises et l’emploi. »

        Le complexe militaro-industriel n’est pas une invention communiste, c’est une expression pacifiste étasunienne oubliée, du début du XXe siècle, qui doit sa popularité au testament politique d’Eisenhower. Il en avait peur, tout général qu’il fût.

      2. Sauf, professeur Leboutte, que le concept de CMI ne vaut que pour les empires très militarisés, tels l’URSS en archétype (et là encore je préfère le concept de stratocratie de Castoriadis que le fumeux CMI), en aucun cas pour une puissance moyenne à l’industrie finissante comme la France hollandaise qui réussit à mieux vendre le matos trisocolore à ses bons clients historiques – arabes, héritage gaullien – que la France sarkozienne. Quand plus personne au monde t’écoute et que de toutes façons t’as plus rien à dire au monde, ben tu fais ton p’tit bizness, tu vends c’que tu peux, des armes si possible. Mitterrand avait pas mis longtemps à le comprendre, après avoir pourtant cru de bon aloi de faire la fine bouche, me semble-t’il, lors de sa première visite officielle du salon du Bourget.

      3. Eh bien, doyen vigneron, tu définis le complexe militaro-industriel comme cela t’arrange. Si c’est chose trop grande pour la France, bravo pour ta modestie.
        Je ne sais pas qui serait le propriétaire du concept, à part toi.

        Eisenhower disait, lorsqu’il quittait sa fonction de président en 1961, non sans pathos ni biais idéologique: « Nous avons été obligés de créer une industrie d’armement permanente de grande échelle. De plus, trois millions et demi d’hommes et de femmes sont directement impliqués dans la défense en tant qu’institution. Nous dépensons chaque année, rien que pour la sécurité militaire, une somme supérieure au revenu net de la totalité des sociétés US.
        Cette conjonction d’une immense institution militaire et d’une grande industrie de l’armement est nouvelle dans l’expérience américaine. Son influence totale, économique, politique, spirituelle même, est ressentie dans chaque ville, dans chaque Parlement d’Etat, dans chaque bureau du Gouvernement fédéral.

        Il ajoutait: « nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu’elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel. Le risque potentiel d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime existe et persistera. Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques. (…) Seule une communauté de citoyens prompts à la réaction et bien informés pourra imposer un véritable entrelacement de l’énorme machinerie industrielle et militaire de la défense avec nos méthodes et nos buts pacifiques, de telle sorte que sécurité et liberté puissent prospérer ensemble. »

        La différence avec la France, c’est une question d’échelle, ce dernier pays étant une puissance « régionale » , néanmoins nucléarisée au militaire donc au civil, et ça n’est pas rien. Pour tout l’Occident en général, nous sommes portés à sous-estimer la militarisation du régime, qu’Howard Zinn indique comme une des deux grandes caractéristiques interdites de représentation dans nos sociétés, l’autre étant la cupidité. Les dépenses d’armement dans le monde sont aujourd’hui explosives, et la France exporte plus de matériel militaire par cent mille habitants que les USA (et la Wallonie plus que la France! – J’ai fait le calcul pour mon blog.) J’ai ici cité comment Valls identifie les ventes à l’Arabie comme soutien à l’industrie et à l’emploi. C’est évidemment consternant, et on comprend que l’étiquette de socialiste lui pèse. Les intrications entre l’industrie de l’armement et les élites politiques et administratives sont évidentes, le grand fabricant français d’avions de guerre possédant même un quotidien, et on se doute que ce n’est pas pour favoriser une information digne de ce nom.

        Le risque potentiel d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime » e/em> dont parle Eisenhower est réalisé, dans son pays comme en France, et dans d’autres.
        Et nulle part on n’a vu l’émergence du contrepouvoir citoyen qu’il appelait de ses voeux. Que veut le peuple!

        Une autre différence sur ce dossier entre la France et les USA, c’est qu’aucun homme politique de premier plan n’a émis l’avertissement d’ « Ike » . Mais ceci est est en conformité avec l’incroyable absence d’une histoire un peu réelle écrite et diffusée avec un peu d’écho par des Français sur les aventures guerrières et coloniales de leur pays, ce qui contraste aussi douloureusement avec le brainwashing que les Etasuniens ont (pas tous, mais les associations de vétérans par exemple) opéré sur la guerre du Vietnam – sans bien sûr que les élites en tirent de leçon stratégique.

        http://clio-texte.clionautes.org/Le-discours-d-adieu-d-Eisenhower-le-complexe-militaro-industriel.html

      4. Professeur Leboutte, pas de quartier ce coup ci. Vous y avez droit. Multirécidiviste en CMI-divagations, à votre âge c’est plus excusable, zêtes plus au collège mon gaillard. Circonstances aggravantes, une citation de Ike plus une de Zin. On frise les assises là. Même en CM2 ça passe plus ça.
        Verdict: Zéro pointé pour l’exposé, lettre aux parents et trois mois de stage en usine de bombes à sous-munitions à Vladivostok. Rompez.

  38. Un Pottier raconte dans une chanson « il n’est pas de sauveur suprême » alors les discuts sur le candidat idéal, ça a un coté has been. Néanmoins puisqu’un robot-président n’est pas d’actualité, assurons nous sur l’étal de la qualité de la livre de chair.
    Coté Mélenchon, difficile de lui dénier une colère intérieure pas toujours maitrisée. Hélas, la maîtrise, c’est exigée dans la soupe médiatique, pas de débordements parce que ça fait populaire, mal élevé donc. Le maintien ça s’éduque chez les gens bien, ils savent se tenir. Du coté de son passé, beaucoup d’erreurs, « il a soutenu Maastricht ! » mais annonce maintenant qu’il faut sortir des traités pour changer le cadre.
    Coté Piketty, il a soutenu la candidature Hollande et le regrette. Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents gauchistes, lui si. L’EHESS ça change de l’ENA ou d’HEC, mais à part une colère contre son ex dont il a déjà été fait publicité sur ce blog, c’est un calme, un mesuré.
    Lordon par son style littéraire parsemé d’attaques commando laisse affleurer une colère dont je ne sais rien.

    J’aime croire qu’il faut que quelque chose ait marqué la chair dans le parcours de tous ces braves gens qui prétendent conseiller, voire diriger le sort des autres. Et quand ce n’est pas le maintien des avantages acquis, il faut bien que ce soit une sensibilité à l’injustice de ce monde, d’où une colère exigible quand l’ambition est de changer le monde, tel qu’il est perçu.

    Personne ne semble s’être aperçu que ce qui avait motivé le Congrès de Tours en 1920 n’est plus, et donc que l’existence même du PS et du PCF a changé de base. Tellement changé de base puisque si Mitterrand a été le fossoyeur du PCF, Hollande aura été le fossoyeur du PS. Ça ouvre a des rebonds, sans vouer aux gémonies les horizons de socialisme (Bernie Sanders ose revendiquer ça aux states !) ni tout le capital acquis de siècles de luttes populaires. Quel spectre (Gespenst) hante l’Europe aujourd’hui ?
    Alors que les jeunes aillent au charbon, c’est leur avenir, déjà plus le mien.

    Enfin pour la Syrie depuis l’Assyrie d’Assurbanipal, les frontières ont changées, même ONUisées elles n’ont rien d’éternel. Heureusement et pour l’Ukraine aussi que Berruyer a fourni des encas face à la famine, parce qu’ici avec Vigneron et ses groupies, les distributeurs mainstream n’ont pas manqué.

    1. Faut-il en déduire que pour les ex-supporters de Mélenchon (Rosebud 2012) et les toujours supporters du même le « mainstream on Putin » préférentiel serait le courant Berruyer/Chatillon/E&R/RT/Sapir ? Je n’ose le croire, très honoré Rosebud.

      1. Vigneron depuis des lustres que je te lis, je n’ai pas le souvenir d’avoir rencontré la moindre proposition constructive émise de ta part, ni méritante chez d’autres à tes yeux, et ce pour l’ensemble de l’échiquier politique à 180°.
        Si tes biscuits t’autorisent à dézinguer le chaland égaré ou de mauvaise foi, tes obsessions maniaques privilégiées pauvrement et répétitivement argumentées m’ont lassé et j’avais bien repéré dès 2012 ta melenchonite aigüe comme ton incapacité à m’affronter sur le sujet, quand après plusieurs rappels fermes de ma part, l’aboyeur avait disparu du blog.
        Bref je te donne congé, la posture du salonard même virtuel ne fait pas partie de mes talents.
        Cadeau d’adieu, pour tes mérites, une décoration sous la forme d’une plume acerbe à te mettre comme décoration là où il faut.
        http://blog.despot.ch/post/le-syndrome-tolstoievsky

      2. Pauvre Rosebud tout déconfit qu’on lui rappelle ses errements mélenchoniens. Mais faut se formaliser Docteur, ça peut arriver à tout l’monde les fautes de discernement. Même moi j’ai voté deux fois avec ou pour ce clown, en 2005 avec lui contre le traité et en 2009 pour lui comme tête de liste aux Européennes, c’était mon député européen pour le S.O quoi, si si. On se réveille toujours trop tard ou trop tôt en politique, là c’était trop tard. Mais faut éviter le coma, surtout passé un certain âge, on te débranche plus vite.

    2. @rosebud1871 18:05
      Merci pour le lien offert à c’t heure. Un régal. A bien digérer.
      C’est quand même vrai que quand on réfléchit au panier de crabes(pour le moins..) de dirigeants auxquels une majorité de nos confrères-électeurs européens ont abandonné les manettes..
      C’est décidément mal parti!

      1. Vous n’allez pas vous faire des potes ici bas, figurez vous que des sites d’extrême droite relaient cet article, de là à me traiter de fasciste ou de troll…

      2. @rosebud1871 00:13
        Ah ça , s’il devient mal vu d’apprécier un style d’écriture et de réfléchir.. alors oui , je confirme , c’est bien mal parti !

  39. Bonsoir,

    peu importe le candidat de la gauche . La priorité , animer le débat et les idées pour 2017 de telle manière qu’il devienne clair pour tout le monde que la croissance telle que nous l’avons connu depuis la fin de la seconde guerre mondiale , non seulement c’est fini pour un bon moment , mais quand bien même ce serait possible ( une minute de plus monsieur le bourreau ) elle n’est plus souhaitable à cause des contraintes environnementales . Tous les autres sujets en découlent , démographie , contrat social , organisation des activités , répartition des richesses de la planète .

    Ce débat sur ces points clés a fait défaut en 2012 et c’est la raison principale qui explique que nous avons encore des gens qui discutent , légifèrent , promettent , …, autour d’un objectif , celui (du retour )de la croissance .C’est la raison principale qui met la gauche dans cette situation délicate .

    Si le job est bien fait pour 2017 il ne devrait normalement plus y avoir un seul candidat ,quelle que soit la couleur , qui se présentera avec un  » votez pour moi je sais comment réformer pour retrouver la croissance (et faire baisser le chômage )  » . Ceux qui essaieront , seront aussitôt disqualifiés .

  40. D’accord avec ceci :
    « Trois points essentiels pour moi :
    – une nouvelle constitution
    – la sortie de la politique austéritaire
    – la planification écologique
    Il se trouve que c’est le cœur du programme de Mélenchon. »

    Plus de 61 000 soutiens à la candidature de JLM. Plus de 400 groupes d’appui déjà créés.
    Piketty en fait autant ? Quelle base en France pour le soutenir ? Mélenchon ne part pas seul, même s’il part de loin. Et la plupart des médias tenteront tout pour le torpiller. Donc, il a besoin de gens sur le terrain pour contrer le pouvoir médiatique et sa néfaste influence.

  41. Bonjour à tous.
    Je viens de lire une lettre de Bill Gates qui pense que nous avons vraiment besoin d’un « miracle » énergétique dans les vingt ans pour que l’espèce aie une chance. Pour cela il estime nécessaire quelques groupes de scientifiques diversifiés, encore à former, travaillant sur une douzaine de pistes différentes soutenus par des capitaux massifs.
    En conséquence de quoi je propose d’organiser un débat, médiatisé au niveau européen, entre Mélenchon et Piketty et qui aurait lieu dans la gare de Perpignan qui est comme nous le savons tous le centre du monde révélé par Salvador Dali.
    Je souhaiterais, conformément à l’esprit du temps, que ce débat soit agrémenté par d’accortes cheer- leaders brandissant , entre chaque round, des petits drapeaux arborant « souveraineté populaire » afin que tous en comprennent bien l’importance!
    La gauche, la vraie, l’immarcessible, pourrait utilement s’affairer à se demander pourquoi son programme n’est plus retenu par la souveraineté populaire à qui il serait censé profiter le plus.
    Plus de gauche se référant aux grands anciens signifie que la pensée est dans un processus lamarckien, cad la girafe qui pousse son cou pour aller plus haut. Vu les temps qui se dessinent, une pensée calée sur le mode darwinien, cad sur la variation et l’innovation, serait la bienvenue!
    Cordialement.

    1. Comme jducac, Bill Gates estime que la question de l’énergie est primordiale et urgente mais il proclame que le marché est beaucoup trop lent à réagir (parce que les énergies propres ne sont pas financièrement rentables.) Il estime par ailleurs que le solaire et l’éolien ne sont pas du tout suffisants parce qu’on est pour le moment très loin d’être capable de stocker l’énergie qu’ils produisent. Il élimine le nucléaire à cause de sont coût et de ses dangers.

      A partir d’exemple comme les premières bombes atomiques, les microprocesseurs et la médecine pour lesquels il montre que le financement de la recherche financée par l’État a été indispensable à leur développement initial (le marché prenant ensuite le relais…) il réclame une très forte augmentation des crédits de l’Etat pour la recherche sur de nouvelles forme d’énergie grâce à des taxes spécifiques.

      ;o) « Yes, the government will be somewhat inept—but the private sector is in general inept. « 

      http://www.theatlantic.com/magazine/archive/2015/11/we-need-an-energy-miracle/407881/

  42. Monsieur Jorion, votre réponse concernant les « broyeurs de noir » est insultante et ne me semble pas digne de vous.
    Parce que je considère que certaines des interventions (pas la majorité je vous concède) interrogatives mais argumentées, dont la mienne, méritent d’autres réponses que celle du revers de main globalisant et méprisant que vous assénez comme fin de non recevoir (les broyeurs de noir).
    Au demeurant je comprends que cela vous permette d’éluder des questions qui vous sont posées d’un « revers de main » et qui peuvent être gênantes compte tenu des valeurs et positions que vous avez ici même défendues.
    Je comprends également qu’à la fin d’une journée, je suppose bien remplie, la fatigue l’emporte parfois sur la raison.
    Dans ce cas il me semble qu’il vaut mieux remettre à un autre moment le soin d’expliquer de manière argumentée et moins expéditive, vos positions.
    Je dis bien vos positions (et non pas votre) car il m’a semblé qu’au cours de ces derniers temps votre position a pris différentes postures .
    Ainsi, lors d’un billet paru il y a quelques mois déjà, vous nous expliquiez, je résume de mémoire donc de manière approximative, qu’il existait à gauche trois tendances : ceux
    qui s’adonnent à la logique néo-libérale,
    ceux qui étaient plutôt pour une logique redistributive (social- démocrate)
    et ceux qui se situaient dans un cadre révolutionnaire de dépassement du système néo-libéral et capitaliste.
    Vous donniez en exemple quelques noms de personnes connues se situant dans chaque catégorie et vous nous signaliez que vous même vous vous considériez comme appartenant au second courant (social démocrate) mais que compte tenu de ce qui s’était passé après la crise des subprimes vous étiez passé dans la troisième catégorie (révolutionnaire)
    Question : vous situez vous toujours dans cette catégorie M Jorion ?
    Entendons nous bien il n’y a rien de déshonorant à se situer en politique comme bon nous semble, parfois même la complexité des questions posées, des solutions à proposer sont difficiles, des aller retour nécessaires, le chemin se fera à mesure que l’on avance (caminante no hay camino)
    Mais dans ce type de débat le rôle du philosophe n’est pas d’excommunier, mais d’expliquer, je suis sûr que vous serez d’accord.
    Passons donc sur un épisode qui relève probablement plus de l’énervement et de la fatigue que de la volonté de blesser.
    Cependant une autre question m’obsède, c’est celle que vous défendez de la primaire dite de gauche.
    Cette primaire, nous dit-on, serait à la fois plus démocratique, plus populaire et plus efficace pour lutter contre l’extrème droite.
    Mais comment ne pas voir le désaccord de fond entre ceux qui acceptent les logiques néolibérales et ceux qui défendent le pouvoir d’achat, la survie de la planète, les renégociations des traités européens etc.
    M. Piketty n’étant pas sûr de l’emporter, imaginent- on M. Piketty faire campagne avec M Valls pour le pacte de responsabilité ? Enfin, qui peut croire que M. Hollande accepterait de se ranger derrière Mélenchon et sa 6ème République si celui ci l’emportait?
    Et comment croire qu’autant d’hypocrisie étalée, quand les adversaires d’hier feraient mines de s’être réconciliés, serait un argument convaincant face au FN ?
    Ce serait juste un argument de plus pour Marine Le Pen!
    Cette prétendue gauche des signataires de l’appel à la primaire allant de M. Hollande le néolibéral en passant par M. Cohn Bendit l’anarcho-libéral et autres « idiots utiles » au combat des conservatismes, ne peut pas gagner si elle s’enferme dans le champ clos des 35% de gens qui votent encore à gauche du premier tour de l’élection.
    Sauf à vouloir préparer l’alliance avec la droite !
    On ne mobilise pas l’électorat abstentionniste avec des combines, mais avec des propositions audacieuses sur le terrain social, écologique et démocratique.
    C’est là la clé de toute victoire, quand la primaire n’offre que le confort de la tactique politicienne à la place de l’effort de la politique.

  43. Chers-ères Mme et . Mélenchon, Pikkety, Jorion et à tous-tes vos amis-es…

    De l’avis, aussi ridicule penseront certains-es, que modeste, en toute modestie, j’aimerais vous en faire part… Modeste est même pauvre comme expression… si ce n’est qu’à l’heure actuelle, tout autant qu’à l’avenir, d’où qu’on se tourne pour regarder au loin qu’elle chemin prendre, puis en revenant sur ces deux choix que vous nous proposer, moins d’un pas, me et nous sépare, représentant d’une humble famille, au sens large, de la déchante pauvreté…

    On m’invitera à ergoter de ci de la, sur quel sens « je » mets au mot pauvreté, quelle « quantité » « économique » la classe dans quelle colonne. Et à l’opposer quel autre sens je me refuserais de qualifier la richesse personnelle, patrimoniale, etc…

    En ces temps bien des limites mouvantes arrangent trop bien, trop d’intérêts aussi changeant qu’opaques… Mais il n’en restera pas moins que cette pauvreté que l’on « optimise » pour ne pas se laisser envahir par le défaitisme, voir ce « sort » sordide conduisant à la haine nous révulsant, par l’annihilation de toutes espérances de nos enfants qu’on élève à grand peine, elle est là, pèse, s’accroît plus vite au fur et a mesure que se refuse à nous l’idée d’un « retour » de la « croissance salvatrice »…

    Donc cet avis ce veut constructif, tant bien que mal exprimé jubileront certains-es, par rapport à ce qui vous oppose dans vos deux choix, propositions, semble vouloir détruire tout espoir, toute union, jusqu’à ce « ressenti » personnel, de nuire au processus même du principe de démocratie…

    Donc… ? Est-ce qui suit peut vous rassembler pou moins pour en débattre, puis envisager de construire ce « dissensus minimum » nous étant si indispensable, tant les urgences se multiplient au fil de « effets cliquets » rentrant en action… ?

    « Négociations de dupes… ?

    C’est étonnant comment la focale mise que sur certains chiffres, exprimant la « peur »… celle du déficit de l’Unédic (qui par ailleurs est instrumentalisé dans le cadre de l’austérité combinée à l’échec et inefficient assistanat sans contreparties du patronat, des entreprises propriétés privées d’actionnaires, etc mais qu’en sous-entendu) peut inciter que les bas instincts, que les plus grands des égoïsmes (menace d’un énième 49.3 pour la « Loi travail » et négociations entre « partenaires » sur « l »allocation chômage »), conservateurs et corporatistes, à réagir… Comme si leurs « libertés » d’expression « court-termistes » prévalaient sur celles des victimes, qu’ils culpabilisent, demandant à étudier causes et conséquences à long terme…?

    Il serait obtenu derrière cette focale, la même logique que celle revendiquée par la TINA : Pas d’autres alternatives que de taper plus encore sur les chômeurs-euses, quand seulement la moitié est indemnisée « péniblement ». De taper par du tapage et matraquage médiatique, il est question par la dégressivité de leurs droits, des protections sociales, du modèle social et de la solidarité nationale, somme toute…

    Passée la « peur » que d’un chiffre celui du déficit brandi comme un spectre horrifiant devant hanter que des fantasmes, ceux du « déclinisme » entre autre, c’est étonnant comme cette logique semble anesthésier toute réflexion de fond, sur le manque d’autres chiffres qui à la « normale » viennent équilibrer la balance des comptes publics… Résoudre une équitation budgétaire ayant plus d’inconnues que le seul résultat annoncé à l’avance, conditionné qu’à même pas la moitié des données, est-ce réaliste et honnête…?

    Comme si le « ménage » pour lequel on prendrait l’Etat, « notre démocratie » quoi… et la gestion paritaire des caisses sociales, devait devant le « banquier » (la « main invisible des marchés », la finance cet « ennemi d’hier »…?), faire des coupes à l’aveugle en s’en prenant aux plus fragiles de ses enfants, pour rembourser des dettes, alors qu’il n’a pas de rentrée d’argent, et qu’il ne peut se retourner vers la justice indépendante, n’existant pas au niveau international en matière « économique », financière, monétaire, etc… c’est son « arbitrage » du litige en question, qui est fait par l’arbitraire du « privé », et instrumentalisé par les médias de masse et politiques ultralibérales.

    Pourtant des chiffres qui concernent le manque de recettes fiscales, rendant déficitaire les caisses de l’Unédic, recettes indispensables pour équilibrer les comptes, il en existe des conséquents… Chaque année, le « ménage » s’appauvrit de plus de 20 milliards d’euros de non paiement, de fraudes quoi, des cotisations sociales patronales, contre lesquelles rien n’est fait, ni dit de sa part…

    Pensez vous en tant que « ménage » de votre foyer, que vous ne vous retournerez pas contre l’employeur, à demandant à l’Etat et à la justice indépendante d’abriter un litige (quoi que le verrou de Bercy et « secret d’affaire » parasitent l’indépendance), si cet employeur vous arnaquait…?

    Même que « le ménage » accepte, après moult trahison par l’infantilisation de l’électorat, le « ménage » sacrifie sans cesse plus de baisse de ces cotisations patronales (pacte de responsabilité, etc), grévant encore plus ses rentrées fiscales, déséquilibrant la balance, derrière la « promesse » (1 million d’emploi du medef) de « ruissellement » demain, après demain, qui n’est convaincante qu’à l’aune de la crédulité de la « réalité augmentée »… « L’ubérisation » et « l’ordinisation » défiscalisée du travail et de l’emploi, ne promettant que d’augmenter l’irréelle création d’emploi et de travail…. ou la réelle précarité et paupérisation des enfants sacrifiés.

    D’ailleurs autant le medef et autres patrons que « le ménage » ont déclaré leurs ‘intentions » : pour le premier ne plus vouloir respecter les droits que donnent la convention de l’Organisation Internationale du Travail, aux enfants sacrifiés, quand pour le second, il fut question d’avertir qu’il lui est « tentant » de bafouer allègrement des droits de la déclaration universelle des Droits de l’Homme.

    A ce chiffe des fraudes des cotisations sociales patronales, se rajoutent celles de l’optimisation, estimées entre 60 et/ou 80 milliards d’euros par ans… Autrement dit, de quoi rendre encore plus déficitaire la solidarité nationale, le partage équitable et égalitaire des richesses nationales… Et pourtant récemment, le « ménage » a décidé d’abandonner le vote d’un texte de loi destiné à lutter contre. Alors que la « croissance » recherchée est l’obtention des fraudes et délits, et doit être un facteur de confiance, puis doit se faire par la consommation des enfants sacrifiés, en « ménage », ceux ci ne consommeront jusqu’à se consumer avec la démocratie, que les « promesses » de la « réalité augmentée », trafiquée quoi.

    Soit, alors que le recouvrement des fraudes de l’optimisation, qui se retrouvent cul et chemise avec les « promesses » de « croissance » de « l’ubérisation » et de « l’ordinisation » défiscalisée du travail et de l’emploi, renflouerait les caisses fraudées… il paraîtrait que ces fraudes là… seraient « légalisées »… même si « immorales »… Pari est pris pour retrouver la « croissance », de laisser entendre que : puisque la concurrence est de plus en plus déloyale, pourquoi serions nous les seuls à être honnête intègre…? Beaucoup des défenseurs de cette idée, « rêvent de ré-enchanter » l’idée de « dépénaliser » les actes délictueux, criminels (Vote ou 49.3 de la loi Sapin 2 : trafic de drogue, d’organe, de ventes d’armes illégales, de l’esclavage d’enfants traite d’être humain, prostitution, travail non déclaré, etc, ce tout « légalisé » inclus dans le calcul des points de PIB), qui s’accoquinent assez bien avec autant l’optimisation… que les mafias en tout genre,

    C’est en tous cas dans le raisonnement de la TINA, ce que les enfants sacrifiés du « ménage » sont invités à gober en excuses de leur délaissement, reniement, « déchéance » de leurs droits, et dérives de la « croissance » des fraudes pour cause de trop d’impôts et règles, devant ainsi éviter de poser des question sur la responsabilité et culpabilité des déficits, délits crimes non condamnés, ni combattus, par le clientélisme, carriérisme, les conflits d’intérêts du pantouflage, de la corruption (loi Sapin 2 et loi Macron I), de ceux et celles qui ne les représentent plus dans la démocratie, ces enfants sacrifiés du « ménage »…. Leur abstention faisant office de liberté d’expression, est détournée derrière d’autres fantasmes, devant nous faire croire que ces enfants, votent la haine… Mais n’est-elle pas l’abstention un écho à l’absentéisme, et l’abstentionnisme des données posées en inconnu dans l’équation budgétaire…? N’est-ce pas aussi l’expression légitime du dégoût populaire, de voire diluées et disparaître les responsabilités politiques et « économiques », financières, etc du clientélisme,des cumules de mandats, des conflits d’intérêts, etc pouvant être effacé par le vote d’une loi Sapin 2 sur l’impunité et l’immunité accordée, a ceux et celles censés-es lutter contre la corruption, et ceux et celles censés-es incarner « l’exemplarité » en plus de nos valeurs fondamentales…?

    Par ailleurs ces même personnifications autoritaires (49.3) du pouvoir sans partage, et sans contre pouvoir (périmètre élargie des « lois d’exceptions », « Etat d’urgence », etc) négocient en secret des accords (TTIP, TISA, etc… par ailleurs les même acteurs et défenseurs de « l’ubérisation » et « ordinisation » défiscalisée du travail et de l’emploi se retrouvent dans ces négociations) s’apprêtant à faire de la « croissance » sur la privation des services publics et biens communs, sur le monde du vivant que les enfants sacrifiés, et leurs descendants, doivent hypothéquer ou vendre à la découpe.

    Mais comme si ça suffisait pas d’avoir à cacher des responsabilités et culpabilités criminelles, délictueuses, d’avoir à rendre impunis et à proclamer l’immunité des fraudeurs-euses, des « collabos », des « poujadistes », de ceux et celles du « ras le bol fiscal » , dans le choix de la solution unique de la progression des déficits devant être combler par la régression, dégressivité, des droits et protections des plus faibles, vulnérables, démunis-es… toujours plus nombreux et appauvris-es, précarisés-es… d’autres fraudes, à la TVA (plus de 17 milliards d’euros en 2014. Et autant en moyenne chaque années), viennent plomber les déséquilibres des budgets…

    Celles là ont de quoi plus que mal passer quand la hausse de cet « impôt injuste », fut décidé pour financer en partie le CICE (TVA sociale sous le quinquennat « buissonnier »), offert en cadeaux sans contreparties à ceux et celles propriétaires privés d’entreprises qui discriminent à l’embauche (à divers titres), des victimes, ces enfants du « ménage », ciblées par cette nouvelle « réforme » de la « déchéance » des droits sociaux…

    Autrement dit… alors que ces enfants du vivre ensemble, du « ménage » quoi, sont plus que discriminés à l’embauche, quand ils le sont aussi dans l’accès aux logements sociaux manquant cruellement (faisant les fortunés d’une bulle spéculative immobilière), aux droits sociaux (scandale social des « non recours ») le sont aussi pour partie dans les contrôles aux faciès, le refus du droit de vote, la suppression de la gratuité des cantines scolaires pour ceux enfants de chômeurs-euses, le «bénévolat contraint » des bénéficiaires du RSA (dont seulement la moitié des ayants droit le touche) en certaines parties du territoire nationale (« réforme territoriale ») alors que ces enfants sont victimes à plus d’un titre, ils payent en plus des cadeaux par leur consommation à ce qui s’apparente à un retour du colonialisme et esclavagisme, fraudant « décomplexé » ce que la solidarité nationale, l’égalité des droits, la fraternité, arbitrée par le « ménage » a abandonné…

    Comme si par « magie », ou autre retour d’une croyance oubliée sacralisant le « miracle », qui sait… la dégressivité des droits des enfants sacrifiés, et des plus faibles du « ménage », suffisait à redonner « confiance », espoir, au « rêve » que le patronat ne discriminerait plus aucun enfant, ne frauderait plus jamais la solidarité nationale, et que serait alors « ré-enchanté » le « rêve » du « ruissellement », qui n’irait plus irriguer gratuitement, l’hypothèque des richesses et ressources de demain, des futures générations, dilapidées dans les bulles spéculatives prêtes à exploser… ?

    Mis dans la balance d’un coté le poids immorale illégale, odieux, frauduleux, coupable des délits et crimes fiscaux devant faire les recettes fiscales suffisantes pour partager au travers de la redistribution, et de l’autre coté celui ridicule au vu du déséquilibre des dépenses, agitées en rouge, d’un déficit cumulé devant effrayer, parce qu’apparaissant en hauteur, surexposé par rapport à ce qui est laissé sciemment dans l’ombre du raisonnement de la TINA, on comprend mieux comment sont infantilisées les victimes de ce système. Et culpabilisées à tort qui puis est.

    C’est la que l’autre aspect de la logique inique et fascisante de la TINA rentre en scène… faisant le « jeu » à « part égale » (en terme « démocratique » ne reste à choisir qu’entre la TINA ou le fhaine) avec le fhaine et sa « préférence nationale » dans la marge fascisante… La TINA externalisant sa xénophobie, son racisme de classe vers le fhaine, ce dernier exacerbant les positions idéologiques des terroristes…

    Se cachant derrière la « mondialisation » et « compétitivité » sont argumentés les efforts nécessaires d’adaptations des modèles sociaux, droits du code du travail, etc, de manière complètement absurde… Alors que cette « compétitivité » ne cours que derrière les moins disant des modèles protecteurs, sociaux, fiscaux environnementaux, etc échappe aux enfants du « ménage » le fait que les délocalisations, externalisations, etc de productions, promettant du « moins cher pour des salaires toujours plus bas », en plus de se faire sur fond d’esclavagisme, d’enfants souvent (Nestlé, ou encore en Chine, Afrique, derrière la fabrication d’objets connectés « sources de croissance de demain ». Au Bangladesh, au Qatar, en Arabie Saoudite, « allié » douteux – pétrole contre « armement patriotique ») sont externalisées aussi les sources de pollutions déréglant et dégradant le changement climatique. Ce sont des guerres « économiques » énergétiques, de matière première (terres arables, eau potable, etc) qui s’intensifient alors que d’une part les ressources (et richesses) étant partagées de plus en plus inéquitablement et de manière inégalitaire, se raréfient, de l’autre l’explosion démographique s’accroît.. Bien des guerres de « nos va t’en guerre » jettent sur les routes ou au fond des mers, etc nombre de réfugiés-es d’ailleurs… Et les enfants sacrifiés, jusqu’ici vivant de manière « privilégiée » dans un pays riche, du « ménage » quoi, seraient inviter à les craindre ces réfugiés-es, à en avoir peur…

    Disons que cela faisant, pendant ce temps, infantilisés qu’ils sont, ces enfants du « ménage », évitent aussi de poser en question… : Mais quelle part de responsabilités est à prendre par le « ménage » quand la disparité des monnaies s’accroît tellement, le dérèglement climatique s’intensifie d’autant, les ressources disparaissent à un tel rythme, les inégalités croissent si vertigineusement, que de toute manière les tensions sociales, « sociétales, les guerres, etc vont augmenter à tel point, que le nombre des réfugiés-es qu’ont devrait haïr aujourd’hui sera multiplié d’autant si ce n’est plus que par l’explosion et la pression démographique qui augmentera d’autant dans les pays « privilégiés » aux climats tempérés, etc… ?

    Et en question subsidiaire découlant de celle ci dessus, il faut éviter de s’interroger sur le poids, la légitimité, la légalité, des dettes publiques, explosées après avoir socialisé massivement des dettes privées douteuses frauduleuses suite au crack de 2007/8. Il est surtout question d’éviter qu’il soit envisageable de les auditionner de manière indépendante et que les pays riches payent aux pays pauvres, émergents, à leur populations, ce qu’ils leur doivent, jusqu’au dernier préjudice moral, social, etc causé…Pusiqu’au fond il est question pour la TINA d’argumenter sur la nécessité de l’austérité d’un coté, et de l’autre du besoin de relancer ne serait-ce que l’illusion d’un retour de la « croissance », sa « réalité augmentée » quoi, (dont il est peu souhaitable qu’elle revienne comme elle l’était avant cette « croissance » productiviste) il lui faut éviter qu’on envisage de comptabiliser ce que les scandales du LIBOR, de DEXIA, etc incriminant le juge », « l’arbitre privé » auquel « l’Etat ménage » fait appel, se réfère, combien ils coûtent à la solidarité nationale et internationale et aux modèles sociaux attaqués de toute part…

    Il est des « aléas moraux » bien connu, que beaucoup d’ultralibéraux et libéraux, libertaires, de tout bords, préfèrent laisser dans l’impensé de « mensonges » soit disant « altruistes » (d’intérêt général. C’est une référence en psychiatrie), quand ils ne sont en majorité que l’amalgame et le mélange de mensonges des plus égoïstes, cupides, avares, moribonds, et mortifères pour l’espèce humaine, et ses futures générations… de la « méritocratie »,de l’oligarchie…

    Pierre Juillot. »

    1. Pardon pour les fautes comme par exemple « déchante pauvreté » qui se voulait exprimer «  »déchéante » pauvreté ». Trop d’émotion comme la « croissante » frayeur faisant ce « ressenti » d’être déçu à plus d’un titre démocratique… quelque soit le choix, en plus d’inquiétudes pour mes proches, m’ont fait confondre, mélanger, précipitation, empressement, avec raison que la relecture m’aurait permis de garder.

      Le lien du texte recopié ci dessus, est là : https://www.facebook.com/pierro.sanslalune/posts/506617436184362

      1. Votre texte est d’une grande puissance justement pare ce que loin de s’arrêter aux questions de formes, d’orthographe, il les transcende. Cela nous est étrange au début mais ensuite nous confère une sorte d’énergie punk (pas de préalable d’étude de la musique pour faire de la musique) rare. Cela ressemble à du Antonin artaud. CONSTROY ! https://raphaeljuy.wordpress.com/

  44. @JT
    « Le principal moteur en matière politique est la peur : peur du changement (d’où l’alternance absurde PS-RPP/UMP/LR depuis 30 ans) ou peur de l’étranger (dans le cas du FN).  »

    Est-ce que vous considérez le rétablissement des frontières et de droits de douanes, pour sauver ce qui peut encore l’être de notre agriculture et de notre industrie, comme une réaction de peur ?

    Peur du changement ? Mais c’est bien Vals Macron et Khomri qui – au nom du changement – sont à la manœuvre pour casser le code du travail, soudain qualifié d’archaïque.

  45. Merci françois pour ce long message qui décortique clairement
    les chances de Jean-Luc Mélenchon et le courage de son initiative ! Quand on écoute ce qu’il dit et la justesse de ses propos et qu’on laisse nos préjugés de côté sa vérité s’impose car elle est accompagnée d’une sincérité indiscutable !
    Ceux qui pensent encore que seul l’argent peut mener le monde vers le meilleur feraient bien de se rappeler que l’enfant qu’ils ont été n’est pas né avec un billet d’une quelconque monnaie créée ni dans son derrière, ni dans sa bouche…!!!
    Il est temps que tout cela cesse et qu’enfin on reconnaisse ce qu’il y a d’essentiel dans la vie…!! Mélenchon, a sa manière, dit de manière péremptoire, mais profondément humaine, ce que nos aïeux ont défendu au péril de leur vie :  » La dignité d’être humain » !!! Aujourd’hui englués dans notre confort on n’est plus capable de faire face à l’ignoble…Il était temps qu’une conscience s’élève pour nous montrer du doigt la lâcheté dont nous faisons preuve !!!
    Encore merci pour ce plaidoyer.

  46. Tout d’abord, une précision sur la primaire : il y a d’un côté la primaire telle qu’envisagée par le PS, c’est-à-dire irrecevable et inintéressante au possible. Et il y a de l’autre la primaire telle que décrite par ceux qui ont lancé le projet, qui veulent sortir de la mécanique des partis, et inviter la société civile à la rédaction de la charte commune qui devra engager tous les candidats à cette primaire. Hollande y est invité, mais c’est pour la forme. Il suit de cette précision que la primaire à gauche se fera sans le PS, ou bien ne se fera pas.
    Pour revenir ensuite au débat de « qui est indispensable », construisons quelques hypothèses de travail, forcément fragiles, à partir des résultats de 2012 du premier tour. On peut partir sur la base de ces résultats en postulant ensuite des hausses et des baisses en fonction de l’évolution politique depuis 2012, et sans trop se préoccuper, dans un premier temps, de ce qui se passe à droite. Tablons donc de manière générale sur une déroute de Hollande, et donc sur, mettons, la division de son score (28 %) par deux. Comment se répartissent les 14 % qui ne vont pas sur lui ? Rappel du total des voix de gauche au premier tour, y compris PS : environ 41 %, 42 % avec le NPA. Donc il y a de quoi gagner une élection.

    Hypothèse 1 : Pas de primaire, tout le monde y va, chaque parti de gauche veut être représenté. Et Piketty se lance aussi.
    Hollande 14 %
    Mélenchon perd une partie des voix du Front de gauche, mettons la moitié, et fait 5 à 6 %, + 3 % des voix piquées à Hollande. => 8 à 9 %
    PCF idem (si Pierre Laurent mange du lion) => 8 à 9 %
    EELV gagne 3 % des voix piquées à Hollande => 5 à 6 % (hypothèse ultra-optimiste)
    Le NPA grapille 1 point => 2 %
    Piketty et Larouturrou se lancent ensemble ou séparément, et remportent le reste des voix mécontentes de Hollande, tout en arrivant à piquer un peu de voix à Bayrou (qui avait quand même fait 9 % en 2012), et à faire un score important parce que c’est des nouvelles têtes (hypothèse optimiste) => mettons 8 % ensemble, 5 % et 3 % séparément.
    Total : 46 % environ, qui excèdent donc les 42 % de 2012 si on comprend (hypothèse optimiste) la récupération d’une partie des suffrages de l’électorat centriste.
    Résultat des courses : aucune liste de gauche ne parvient à passer devant Hollande et à dépasser la barre des 20 %, le second tour se joue entre LR et le FN.

    Hypothèse 2 : la primaire de gauche se tient, donc sans le PS, Piketty est élu candidat, et l’ensemble des voix de gauche – sauf celles du NPA, et celles fidèles à JLM qui maintient sa candidature – se reportent sur lui.
    Hollande 14 %
    Mélenchon idem 8 à 9 %, sauf qu’une partie de l’électorat communiste votera plutôt pour lui que pour Piketty => mettons plutôt 10 %.
    Piketty the Saviour : 19 à 20 % environ
    NPA : 2 %
    Total : 45 à 46 % des voix, avec les mêmes réserves que pour l’hypothèse 1.
    Résultat des courses : Piketty, réunissant les voix des écolos et d’une bonne partie du PCF, ainsi que d’une partie des centristes, passe largement devant Hollande. Mais il échoue à se qualifier pour le second tour.

    Hypothèse 3 : la primaire de gauche se tient, donc sans le PS, Piketty est élu candidat, et l’ensemble des voix de gauche – sauf celles du NPA –, se reporte sur lui, y compris celles de Mélenchon qui se retire au profit de Piketty.
    Hollande 14 %
    Piketty the Saviour : 27 à 28 % environ
    NPA : 4 % (parce que beaucoup d’électeurs du PG ou de la gauche radicalene voudront pas voter pour quelqu’un qui est « viscéralement attaché à l’euro », et préféreront reporter leurs voix vers un candidat anticapitaliste).
    Total : 45 à 46 % des voix, avec les mêmes réserves que pour l’hypothèse 1.
    Résultat des courses : Piketty passe devant Hollande et parvient à se qualifier pour le second tour.

    Hypothèse 4 : la primaire de gauche ne se tient pas, Piketty soutient Mélenchon, et l’ensemble des autres partis (PCF, EELV, Nouvelle Donne), voyant la dynamique amorcée du côté de JLM, décide de le rallier également pour avoir une chance de passer au second tour, avec des assurances concernant le fait que Mélenchon ne va pas mettre tous les banquiers en prison mais qu’il va d’abord discuter avec eux. Et seulement ensuite les mettre en prison.
    Hollande 14 %
    Mélenchon 24 à 25 %, parce que du coup on oublie la récupération d’une partie des voix centristes, et on essuie quand même un peu la perte d’une partie de l’électorat EELV qui va voter blanc, PS ou NPA la mort dans l’âme.
    NPA : 2 %
    Total : 40 à 41 % des voix
    Résultat des courses : Mélenchon passe devant Hollande et parvient à se qualifier pour le second tour.

    Alors je sais, tout le monde va me dire que c’est fumeux, que ça ne prend pas en compte ceci, cela, etc., et puis qu’il faut sortir de ces calculs d’apothicaire et élaborer un programme, que la politique-fiction c’est naze, etc. Eh bien sachez que le premier but de ces hypothèses de travail était de montrer qu’il n’est arithmétiquement pas possible de gagner les élections sans en passer par la case Mélenchon. Enfin, s’il n’avait pas présenté sa candidature, ç’aurait peut-être été possible, je ne sais pas, mais 11 % en 2012 (certes avec le PCF, Ensemble, etc.), ça ne se néglige pas. Ça ne permet pas de gagner, ni même en fait de passer devant Hollande, et donc la deuxième chose qu’il s’agissait de montrer est qu’il faut limiter le plus possible le nombre de candidatures à gauche : l’hypothèse 1 comme l’hypothèse 2 mènent à l’échec.
    Ensuite, on pourra également me dire que le PS n’est peut-être pas aussi décati, et que Hollande pourra sans doute faire un meilleur score que ça. Peu importent les chiffres avancés ici en réalité, et même si Hollande fait 20 % en 2017, et que la lutte est très dure, cela ne remet pas en cause le fait 1/ que Mélenchon est un personnage incontournable, actuellement, de la gauche française, et que la victoire ne se fera pas sans lui, 2/ qu’il faut limiter à deux le nombre de candidatures à gauche, hors NPA et LO, et en comprenant le PS qui se présentera de toute façon. Sinon c’est la défaite assurée au premier tour. À droite, il y a le FN et LR, et Dupont-Aignan qui a autant d’impact que le NPA : ils ne seront donc en gros que deux en lice, et si l’on est trois à gauche on part avec un handicap certain pour se qualifier pour le second tour. Ha oui en effet, il y a aussi Bayrou au centre, qui est loin d’être négligeable, ce qui renforce encore l’idée qu’il faut une candidature unique de la gauche hors PS, ce qui ne sera pas possible sans en passer par une négociation avec Mélenchon ou un ralliement à lui.

    Après, hypothèse 3 ou 4, ou bien une autre, je ne sais pas, mais voilà, MM. Mélenchon et Piketty, rencontrez-vous et voyez si vous pouvez trouver un terrain d’entente.

    1. Qu’en est il des 52 à 55 % d’abstentions -blancs-nuls , même si pour une présidentielle l’abstention est sensiblement moindre …jusqu’à maintenant ?

      1. Je me suis basé sur les résultats de 2012, c’est-à-dire les non-blancs. Après, je ne sais pas trop quoi faire des abstentions/blancs/nuls, mais si vous avez une meilleure idée…

      2. Mon idée , c’est qu’il faut qu’une élection présidentielle serve aussi à les remettre en marche , car avec les niveaux majoritaires atteints , on ne peut pas être très fier et très solide , d’être élu avec 51 % de 65 % ou même 70 % .
        Où qu’ils aillent .
        Hollande en sait quelque chose , et il en a apparemment tiré la conclusion qu’à défaut de gouverner dans le cadre d’un mandat clair que lui aurait donné une onction démocratique nette , il pensait gouverner au mieux des intérêts du pays au moins tels qu’il les perçoit , en avançant seul ou presque . J’imagine qu’il prend des notes de mémoires pour l’Histoire quand elle s’écrira !

        Mais ,si ces citoyens perdus mais retrouvés, vont dans la direction d’un candidat qui leur explique , de cœur et de raison , un monde où l’on peut peut être heureux d’être homme et femme , ils mériteront de faire « la différence » .

        Ou ils retourneront dans la recherche des plus petits « communs « multiples et harmonieux .

    2. Analyse étourdissante. Stéphane Rozes peut aller se rhabiller. Il a plus sa place à Sciences-Po, les nouveaux experts es déchiffrage électoral sont là. Entrons dans la carrière sans attendre que nos aînés n’y soient plus. Du balai Stéphane, François est là !
      (communiquer d’urgence.ce vrai trésor de finesse politique à Jean-Luc, il saura en faire bon usage)
      @Juan, arrête de délirer avec ton abstention, c’est 20% maxi pour la prési.

      1. J’ai dit abstention -blancs- nuls : si c’est effectivement plus réduit aux présidentielles … jusque là , la somme des trois représente quand même de façon assez constante 25 à 26 % du corps électoral . Si l’on raisonne sur le second tour qui est toujours le plus participatif , on a donc :
        Candidat élu : 50+€ ( je ne sais pas faire epsilon ) à 55 % des votants , soit 37 , 5 % à 40 % du corps électoral.
        Candidat battu : (37,5 – € )% à 33, 75 % du corps électoral.
        Abstention- blancs- nuls : 25 % du corps électoral .

        Ça peut suffire à conduire un pays en roue libre dans un pays prospère et avec des liens qui le protègent grosso modo , certainement pas dans un contexte de grands vents nationaux et internationaux , où tout tangue .

      2. @ Juannessy – Autre manière de dire la même chose: sur quelle majorité Piketty (ou un autre) pourrait-il s’appuyer pour éviter une « cohabitation » avec un gouvernement issu de l’assemblée résultant des peu prévisibles prochaines législatives. Le projet Piketty risque fort d’avoir comme effet la fin du PS actuel sans qu’un parti « vraiment à gauche » n’en résulte.

        Même s’il semble utopique qu’il aboutisse à l’occasion des prochaines élections, le projet de constituante de Mélenchon est plus cohérent…

      3. @GL:

        Une élection présidentiel en France , c’est un e sorte de referendum que le vainqueur même petitement élu transforme vite en plebiscite dès qu’il est devant les caméras .

        Mais la meilleure façon de « faire constituante » aujourd’hui , c’est de la présenter dans les quelques mois de débats de la campagne présidentielle , pour que le « referendum présidentiel » devienne un referendum constituant .

        Reste à démontrer qu’une Constitution nationale , qu’elle renverse ou pas la table , a un poids dans le contexte international et géostratégique des « pôles » qui essaient de se mettre en place .

        Quelqu’un a -t-il eu accés aux documents du 12 ème round du TAFTA , pour nous dire à coup sur ce que des « pas votants » ont cogité et voté pour nous depuis neuf ans ?

      4. Vigneron: je savais que ça n’allait pas vous plaire. Mais vu que votre seul argument est l’ironie, voire parfois l’insulte, je ne vois pas même l’intérêt de vous répondre. Ce sera donc la seule et unique réponse de ma part à vos gesticulations.

      5. Excellente résolution. Tu fais bien de laisser l’ironie et l’insulte à ton maître JLM et de te contenter de l’alimenter de ta science es déchiffrage électoraux et stratégie politique; les veaux seront ainsi bien gardés.

    3. Je crois que cela s’est fait hier, de façon impromptue à la Garde du Nord en redescendant de Lille.  » Il est 23h30. Le train se pose à la gare du Nord. Les âmes se dispatchent, d’autres se retrouvent par hasard : Jean-Luc Mélenchon était dans le même train. Dans un petit coin de la gare, il bavarde, tranquillement, avec Julia Cagé et Thomas Piketty. Ils proposent de se revoir dans les prochains jours et échangent leurs coordonnées : tous les chemins mènent à l’Elysée.  »
      Ce n’est peut être pas un hasard, ou alors un hasard objectif tel que définit par Breton: « expression + ou – retardée (dans le cas présent 3 jours…) de la nécessité »
      http://www.liberation.fr/france/2016/02/26/melenchon-la-loi-el-khomri-nous-renvoie-au-siecle-dernier_1435901

  47. JL Mélenchon a perdu pour moi toute crédibilité depuis qu’il a déserté Hénin-Beaumont comme il y était venu. La seule manière pour lui de reconquérir un minimum de légitimité serait qu’il daigne se soumettre à un minimum d’action collective, ce dont la primaire est aujourd’hui le meilleur gage. Nul n’est irremplaçable, ouste!

    1. Action collective , d’accord ! mais avec qui ?

      avec les « sociaux-traitres » du PC et EELV ? eternels vasseaux du PS qui fait une politique plus à droite que Sarkozy ?

      Vous avez raison nul n’est irremplaçable !
      Allez, ouste les hypocrites !

  48. « La colère engendre la peur de celui qu’elle fait taire, et la révolte de celui qui lui tient tête. La démocratie authentique se situe ailleurs que la colère, même « légitime ».
    La colère dissoute dans la démocratie ou la démocratie antagoniste à la colère ?, dites moi plutôt quel est le démocrate qui censure à 2 reprises entre 21 h et 24 h mon message de réponse à PYD du 23 février 2016 à 20:27 tout en validant les conneries de Vigneron.

      1. Ça aurait été surprenant que vous censuriez la seule analyse proposée depuis 17 ans sur la fameuse phrase de Poutine, ce sale type mal élevé qui parle aussi grossièrement alors qu’il est un Président, donc c’est le robot qui doit se souvenir d’un vieux message de Rosebud disant que la Raison d’État n’est rien d’autre que le droit de mentir, et qu’une « démocratie authentique » comme vous dîtes devrait abolir : bien entendu. Perso, je n’arrive plus à user du terme authentique depuis qu’un pucier s’était foutu de ma gueule avec le witz haute en toc.

  49. Consternant d’observer la fascination que Mélenchon continue d’exercer sur nombre de gauchistes mal dégrossis, alors qu’il n’est que le spectaculaire histrion qui bloque par sa personnalité détestable la réunion politique des gauches radicales et qu’il aurait du disparaitre de la scene politique depuis 4 ans déjà.
    Consternante la fascination que Poutine exerce sur ces memes gauchistes mal dégrossis, effet pervers d’une nostalgie suspecte de l’URSS et du KGB, alors meme qu’il n’est que l’histrion nationaliste de la vieille Russie orthodoxe.

    Le rouge-brunisme dans son éclatante logique revancharde et violente.

    Edit : et il y a longtemps que le Yeti montre l’exemple de ces dérives suicidaires.

    Sans moi, merci.

    1. Je crois que tout est dit. Le divertissement Méluche est clos.
      Moi je soutiens la candidature écomoderniste de Gates, Bill Gates :
      « How do you stay optimistic?
      Our deep scientific understanding of how to design alloys, how to pick catalysts on a rational basis—our ability to do science is accelerating. Science has taken us from a situation where more than a third of all kids died to a situation where 5 percent of kids die. In the next 15 years, if we do our job right, we will get that down to 2.5 percent.
      If you zoom out a little bit, and you look at the acceleration of science over the past 100 years, and the basic understanding we have gained and the tools we have, and the percentage of people in the world getting literate and getting engineering degrees, those numbers are on the constant rise.
      I think it is irrational not to be optimistic, but I admit I am disposed to be optimistic. So maybe I would misconstrue the facts if they were against me. But I think, honestly, you have to be optimistic. Look at what we are doing with food production. Look at what we are doing with health. Would you rather have cancer 10 years ago or 10 years from now?
      My favorite book isThe Better Angels of Our Natureby Steven Pinker. As he says, there is only one thing that has gone down faster than violence, and that is our tolerance for violence. Ironically, at the period where violence is lower than ever, our disgust to how much violence there is at an all-time high.
      When the U.S. was poor, we polluted our rivers so badly. We made such a mess of this country. And then we got rich and said, « Oh God, we have to clean up the Potomac. We even have to clean up the stupid Hudson. » I mean, my God, we’re getting so picky.
      Being rich has allowed us to get disgusted at this mess that we made. We are more tasteful about things that bother us. That is the leading indicator of things that we will change. We will change our energy economy. We will change our gender imbalance because we are kind of unhappy about it. »

      1. Inquiétude à propos de l’intelligence artificielle

        « Si les robots nous faciliteront la tâche et si son Personal Agent a des airs d’assistant personnel intelligent, Bill Gates n’est pas pour autant d’un angélisme béat face au progrès. S’il reconnaît qu’il aurait volontiers travaillé dans le secteur de l’intelligence artificielle si Microsoft n’avait pas fonctionné, il déclare ouvertement être « dans le camp de ceux qui s’inquiètent d’une super intelligence. « Pour commencer, les machines réaliseront beaucoup de tâches pour nous et ne seront pas super intelligentes ». Il est d’ailleurs d’accord pour reconnaître que cela pourrait avoir un effet positif. Mais « après quelques décennies, cette intelligence pourrait devenir assez puissante pour être une source d’inquiétude ». Avant de renchérir : « Je suis d’accord avec Elon Musk et quelques autres sur ce sujet et je ne comprend pas pourquoi certaines personnes ne s’en inquiètent pas ».

        http://www.01net.com/actualites/bill-gates-travaille-sur-personal-agent-un-projet-secret-chez-microsoft-643428.html

      2. « How do you stay optimistic ? »

        L’homme n’a pas disparu de la pensée

        « Tout l’enjeu de ce livre est donc de les explorer dans leur permanence, leurs tensions, leurs antagonismes comme dans leur éventuelle complémentarité. Sa force tient à son parcours minutieux et foisonnant qui confronte, dans un sens, modèles philosophiques et questionnements scientifiques (quel type de science suscite chaque figure de l’homme ?) et, dans l’autre sens, développements scientifiques et définitions de l’humanité (quel type d’homme suppose chaque développement des recherches ?). Francis Wolff n’oublie pas non plus de jauger les avantages et inconvénients, les incidences politiques et morales de chacune de ces quatre figures. »

        « L’ouvrage exige des lecteurs avertis, et même assez aguerris aux parcours conceptuels, mais l’ensemble forme un périple impressionnant. Francis Wolff, chemin faisant, et plus encore en fin de parcours, n’y masque pas ses propres choix. Ils le portent à soutenir un humanisme renouvelé, renforcé, réfléchi, qui insiste sur la capacité unique de l’homme à produire des connaissances et des jugements moraux.  » Car il ne s’agit pas de faire de l’histoire des idées. Il s’agit de s’interroger sur notre humanité « , écrit-il.

        http://www.rpdroit.com/index.php/le-monde/156-lhomme-na-pas-disparu-de-la-pensee

        « Mais, « l’animal rationnel » n’a pas dit son dernier mot. Pas plus que l’humanisme, que l’on annonçait pourtant suranné. Car il existerait, selon Françis Wolff, un « quatrième degré » de rationalité, celui de l’universalité. Loin d’être le privilège de l’Occident, la structure de la raison humaine serait en elle-même toujours porteuse de l’universel. »

    2. Aaaaaah mon cher Joko.

      Tu me rappelle ces matinées de tractage au marché devant des personnes se disant de gauche ne voulant pas entendre parler de Besancenot : parce que vous comprenez, il cumule deux salaires et en plus il a un appartement à Paris avec une compagne qui a un très bon salaire alors pour l’estampille de gauche pure il repassera….
      Moi : Et donc vous allez voter pour ? …..
      Eux : Le PS euuuuh pour soutenir les militants….

      Tu sais quoi, je verrais bien tes propos dans la bouche de hollande dans la video (voir plus haut).

      Parce que là aussi on a envie de répondre : heiiinnnn ! quoi ?!

    3. C’est bien joli le style déclamatoire mais faudrait quelques exemples pour donner de la substance.
      Par exemple: « […] éclatante logique revancharde et violente. »
      En quoi consiste la revanche revancharde ?
      Et surtout, où est la violence ? Il n’y a pas de violence. Rien en vue en matière de violence. A l’heure où des tas de gens pacifiques souffrent et meurent d’une violence bien réelle et qu’ils n’ont jamais exercée contre quiconque, ce terme ici est obscène.
      J’ose dire que « éclatante logique » est un poil hors sujet. Perso, je ne vois aucune logique, ou pas grand’chose et si elle doit être qualifiée, je la dirais obscure ou discrète. Inexistante , en fait, comme la logique.

      Je ne comprends votre obsession de la supposée obsession des poutinolâtres supposés. Si vous en connaissez, vous avez de la chance. N’est-ce-pas plutôt vous qui êtes obnubilé par l’URSS, le KGB et tout ça ? Euh, non, en fait pas tout ça, juste Poutine…

      Tout votre texte est de la même eau, ça coule mais ne retient rien. Vous avez le droit sûr, évident, incontestable, d’avoir vos opinions , vous avez même le droit de les dire à l’emporte-pièce.
      Mais en l’état, votre bafouille, pour ce qui me concerne, je fais comme si elle n’existait pas. Une éructation irrépressible, c’est votre problème. Je suis sûr que beaucoup de personne n’en ont rien à faire. Le simplisme primaire ne passera pas par moi.

      1. J’ai froissé votre Melenchonite ? Votre Poutinite ?

        Mon commentaire ne fait que pointer du doigt le culte banal du surhomme, du sauveur, qui freine l’émancipation des citoyens, retarde et fourvoie l’avénement d’une démocratie populaire.

        Quand à Poutine, sans blague, faudrait regarder les choses comme elle sont et reconnaitre le dangereux psychopathe qu’il est : on en a marre des dictatures et des dictateurs, des fausses démocraties et des usurpateurs qui les dirigent: Hollande, Poutine et tant d’autres.

    4. les gauches radicales n’ont pas besoin d’un melenchon pour etre suicidaires, avant lui , elles le faisaient trés bien toutes seules…
      à croire qu’elles en avaient les moyens !
      les moyens de leurs narcissismes inconsequents , infeodés.

  50. Et si on organisait une primaire populaire, indépendante de toute appréciation des uns et des autres. Voir ma proposition ci-dessus, proposition martyre qui ne demande qu’à être plus élaborée grâce à vous.
    Dire que je préfère Pierre, Paul ou Jacques n’a pas trop d’intérêt, sauf pour se soulager (côté thérapeutique de ce blog). Une fois qu’on a pris sa dose de « je ne suis pas tout seul, faut que ça bouge », il faut arrêter d’écrire. On tourne en rond.

    Pour ma part, chacune des personnalités a un plus.
    Par contre, je disqualifie toute personnalité ayant fait un écart démocratique lorsqu’elle a exercé le pouvoir. Donc exit N. Sarkozy, F. Hollande, etc..

    Quel projet soutenir ? Voici de que j’en pense :
    – un projet de refonte de nos institutions, France et Europe comprises,
    – un projet économique nous permettant d’aller vers la société viable dans la durée, une société plus juste qui ne laisse personne sur le bord de la route, France, Europe puis Monde.

    Avec un tel programme, on s’en prend pour 50 ans au moins.

  51. @ JUY Raphaël

    Merci pour ce que j’interprète comme un compliment, même je n’en saisi pas toute les nuances de la définition « d’énergie punk rare ».

    Du moins par rapport au lien et texte que vous proposez, j’en comprends un aspect seulement… Je résumerais cette compréhension au travers des questions suivant le texte de Antonin artaud posant en débat selon moi ce qui suit (ce qui fut plus ou moins entendu dans « Ce soir ou jamais de vendredi dernier).

    Nos enfants doivent-ils être drogué dans tous les sens du terme, accepter de s’anesthésier voir d’euthanasier les espoirs, intelligences indépendantes, rêves de collectif… doivent-ils être shooté à la « réalité augmentée », Étatisée, institutionnalisée, drogues diverses « légalisées », « dépénalisées », faisant de l’impunité et immunité des « dealers », des « collabos », des « politicailleries » un principe élevé au rand de rentabilité en terme de point de PIB, pour ne plus avoir à voir et comprendre…, et à lutter contre toute la misère du monde, la leur incluse, qu’on leur oblige d’avaliser au travers d’un soit disant processus démocratique, et surtout pour ne plus avoir à accueillir dans leur réflexion, d’abord, toute celle misère plus ignominieuse encore, infliger à leurs frères et sœurs de l’espèce humaine, toutes ces parts de responsabilité qu’ils devraient ignorer… ?

    Dans cette longue et complexe question, j’y rajouterais pour rebondir sur d’autres commentaires laissés sur ce fil, d’autre raisonnent faisant écho par exemple au soit processus démocratique… Nul-le ne peut prévoir quel sera le taux d’abstention aux prochaines présidentielles de 2017 liées entre autre aux législatives les suivant. Tous-tes semblent s’en inquiéter ou au contraire veulent minimiser sa portée, au point de nier son importance, quand pourtant même au niveau européen et dans nos pays voisins le taux d’abstention progresse à ce genre d’élection capitale…

    Il fait parti des inconnues que mon texte précédent à voulu souligner… Ce qui me semble inquiétant c’est que la forme de nihilisme qui transparaît au sujet de ce que pourra être la progression de l’abstention… Ors il y a à la fois une incohérence des partisans défendant telles candidatures par rapport à d’autres et aux primaires ou pas, tout autant que ce nihilisme veut éluder le problème de non représentativité réelle politique institutionnelle « croissant » de plus en plus de citoyens-nes paupérisées, exclues-es de toutes solutions envisagées, et/ou de manque de clartés programmatiques.

    L’incohérence la plus flagrante par exemple, est celle d’un programme proposant une constituante, puis le fait que le candidat élu président rentrerait chez lui une fois celle ci aboutie, constituante que je défends par ailleurs pour apporter plus de représentativité… Néanmoins, le postulat pris pour justifier cette stratégie de M. Mélenchon, s’appuie sur l’idée d’une révolution par les urnes, la constituante, etc, etc, puis son départ… tout en s’inscrivant dans les mêmes dérives, s’en servant même, que ce qu’elle propose de refonder… Celle de la personnification jusqu’à l’autoritarisme du présidentialisme… Cela ne porte t-il pas préjudice aux « intentions » de M. Mélenchon, prétendant le départ du président une fois la constituante aboutie, si tant est que 5 ans lui suffise, et que l’équation rassemblement les bonnes volontés et les mauvaises volontés pour la mener, ne se heurtent pas de trop aux « ennemis de extérieures », et à la « religion féroce » (pression sur la dette, attaques contre les « fleuron nationaux », guerre des monnaies et « économiques », énergétiques, etc, envenimement des conflits et guerre de nos « va t’en guerre » etc) qui fera tout pur quelle capote… ?

    D’autre part tout en critiquant et la Vi République monarchique, dont il est question de se servir pour accéder au pouvoir suprême, et le renverser, et la « dictature des émotions » sondées, instrumentalisant que les plus bas instincts au travers des médias « mainsteram », qui fait tout pour minimiser le fait que la progression de l’abstention symbolise l’illégitimité « croissante » de tous-tes candidats-es et partis arrivant au pouvoir, ne risque t-il pas d’y avoir une contradiction et incohérence qu’en a prétendre lutter contre ces deux fléaux en s’en servant… ?

    Je rajouterais à cette réflexion, une réaction suite à la parution de M. Attali ce matin face à Bourdin. Celui disait en substance par rapport au problème que pose l’ouverture des négociations en « partenaires sociaux » au sujet du chômage, que puisqu’il y a un problème dans la gestion paritaire des caisses d’allocations chômage… les syndicats ne représentant pas les chômeurs-euses pas plus que tous-tes les salariés-es, etc, valait mieux que cette gestion revienne directement à l’Etat. Autrement dit, ce que M. Attali propose par rapport au problème de non représentativité institutionnelle des demandeurs-euses d’emploi, qui est transposable à celui démocratique c’est non pas d ‘élargir et élever le principe démocratique à hauteur des enjeux et évolutions sociales, « sociétales » que démontre ce problème, point de blocage, en incluant dans la gestion des caisses sociales ceux et celles premiers-ères concernés-es, mais jamais en position de décision dévaluation de contrôle… mais de les exclure encore plus en donnant à la « main invisible » la poignée ouvrant la porte au clientélisme, carriérisme, pantouflage aux conflits d’intérêts, à la corruption (TTIP , TISA, etc)…

  52. Cette primaire – ouverte à tous (y compris à des non candidats, mais dont les noms seraient des évidences) – pourrait aussi être une manière de sélectionner les Sages nécessaires à un gouvernement de Sages, dans un Autre Système…

    Le « recrutement » pourrait d’ailleurs être permanent. (et non daté)

    1. Oui, Dominique. J’ai d’ailleurs fait un commentaire analogue concernant les sages en utilisant le vote de valeur. Mais c’est quoi le vote de valeur ?

      1. Yves, bonne question. Ben faut y réfléchir!

        Les entreprises se posent la question à chaque embauche, et font aussi appel à des chasseurs de tête.
        On pourrait s’inspirer de ça…

        Pour l’instant ce sont les médias, et donc le fric, qui définit la « valeur ». On devrait pouvoir faire mieux!

  53. Alors que la Méluche en eaux troubles ouvre grand ça gueule et fait des bulles, le Gattaz, crabe autochtone à grosses pinces, exige toujours plus de chair pour assouvir son avidité goulue et répugnante.
    Petit poisson, pris dans le panier, réfléchis bien pendant qu’il est encore temps, après le slip, te restera plus rien.

  54. Bonsoir à tous,
    Deux cent soixante sept!
    C’est le nombre de commentaires versés ici suite au post de François Fièvre à l’instant ou j’interviens moi-même…
    A quoi ça sert ? A quoi servons-nous?
    C’est à cette même question que tente de répondre Jacques Attali sur son blog.
    A la lecture de ce brillant article, chacun pourra sans aucun doute répondre plus facilement à ce vital (ou fatal) questionnement..:
    « Heu… On sert à se poser des questions sur notre utilité ? »
    Attali n’a à ce jour pas trouvé la réponse pour lui-même puisqu’il affirme se poser chaque jour cette même question!
    Ah! La supériorité du penseur qui s’autorise à penser…
    Pour paraphraser un grand philosophe Belge ( R.G.) qui demandait  » doit-on dormir avec la barbe au dessus ou au dessous des draps? »,
    on se souvient tous que le capitaine Hadock finit par envoyer valser la literie… Mais il est vrai que c’était un vieil ivrogne égoïste!
    Vous allez me dire : mais quel est le rapport avec le texte de F. Fièvre? Peut-être rien à voir, mais en cherchant bien…*
    Au dessus… En dessous? Le dilemme pourrait en occuper certains assez longtemps ici!
    Qu’importe, j’aimerai bien savoir ce qu’on pense ici même de ce texte d’Attali qui certes, interpelle le monde, mais à mon sens pas assez lui-même…
    *Excusez moi pour ce hors sujet, mais je suis un peu grippé, et comme François, j’ai un peu de Fièvre.
    A Blus, Eric.

  55. @Alexandre,

    Effectivement j’avais remarqué que T. Piketty n’était pas sur la liste des signataires de l’appel de M. Aubry.
    C’est plutôt bien. A quoi cela sert-il de signer tout ce qui passe.
    Par contre, le lien avec NotrePrimaire est forcément fait vu qu’il y a 3 ou 4 personnalités de NotrePrimaire qui se sont associées au texte de M. Aubry.

      1. Julien,
        Le Titanic coule, mais Mme Aubry est toujours dans sa cabine de seconde classe avec autour d’elle un dernier carré de compagnons d’arme auxquels se sont associés quelques nouvelles connaissances, pestant copieusement contre un pauvre capitaine, et pourquoi pas se disent-ils, une mutinerie.
        Va-t-elle prendre son courage à deux mains pour sortir de sa cabine, monter sur le pont, descendre dans la chaloupe, et rejoindre dans des eaux plus clémentes, un nouveau capitaine ? Tu le sauras au prochain épisode 😉

  56. Alors? Pikenchon ou Meletty ?
    Bonsoir!
    Trop tard pour ces deux là!
    C’est fait! la courbe du chômage s’infléchie enfin, grâce à la politique courageuse engagée par le gouvernement depuis le début du quinquennat! Et Puis…
    Plus aucun attentat sur le territoire français!
    Si c’est pas grâce à l’état d’urgence, et à l’intervention française en Syrie tout ça, c’est grâce à qui ? Hmm? Sacrée bande de lâcheurs!
    Alors on vote pour un président normal et juste au moment où il endosse sa combinaison de super-héros pour sauver le pays, on fait la moue, on crache dans la soupe?
    C’est pas bien du tout, ça! Quelle ingratitude.
    Bon, puisque c’est ça, vous en reprendrez pour cinq ans, non mais!
    Mais oui, parfaitement! Encore cinq ans, si,si.
    Regardez, c’est facile: Pour Marinette 49% au premier tour, (mais alors là, surtout, pas plus hein, faut pas déconner, on fera ce qu’il faut à coup de scandales!)
    Pour Juppé 15% (maxi, les électeurs sont pas tous Elseimer! Si? Bon OK mettons 17%, 15% se serait pour Sarko, les souvenirs sont plus récents! )
    Pour le super-héros normal regonflé à bloc à coup de sondages et de débats prédigèrés, 18% peuvent paraître difficiles mais possibles à condition de bien vous conduire, bande de cochons! Il y aura de jolis portefeuilles pour les plus sages, hein?
    Bon allez mes enfants , et ne pêchez plus ! Prêchez!
    Ah j’oubliais… Et pour le second tour?
    Comme d’habitude, Le seul débat d’idées qui vaille: le sursaut républicain, le barrage aux extrêmes, l’esprit de Charlie et tuti quanti ! Et Hop!

    A votre santé, mais ce sera sans moi!
    Il serait donc temps que les encartés aient l’esprit de corps…
    Quand le vin est tiré, il faut le boire dit-on, mais demandez à vigneron, on est pas obligé de sourire en même temps…
    Prenez exemple sur Ségolène! Un peu figé son sourire, c’est vrai, mais quel estomac!
    A plus, Eric.

  57. Bonjour à tous,
    Très colère notre ami Zébu, ce matin…
    Martine serait Schizo?
    Mais non!
    Et puis, c’est pas si facile de choisir le bon moment pour
    affirmer ses différences…
    On a vite fait de se planter et de se retrouver au chômage.
    Y a de quoi paniquer, non?
    Regardez Attali il est tout pleurnichard!
    Tous les jours à se demander à quoi il sert, quel gâchis!
    Allez, c’était pas si mal la Gauche… Tant pis, lui aurait fallu un bon coach, genre animateur au Club Med!
    Y aurait bien Tapie… Dommage. Beaucoup trop vieux!
    Quoique… avec Macron comme premier ministre…
    A plus, Eric.

  58. A propos de l’addendum au billet de François Leclerc sur le Loup du FT qui veut prendre l’hélico.
    « Un petit message vite fait à MM. Wolf et OCDE : « Ne vous faites pas trop d’illusions, ce que vous proposez maintenant je n’ai pas arrêté de le proposer depuis 2008 et les banques centrales ne m’ont jamais suivi ! »
    Malgré la caution de Milton « Helicopter Money » Friedman, voire de Bernanke pré-Fed, c’est dire…

    1. @vigneron
       » …que quatre mois de plus que Juppé en 68 « 
      et… aujourd’hui, combien ?
      ….
      vous aurez noté le ton de mon post, particulièrement sérieux…
      et pas moins réaliste !
      « Le spectacle est dans la salle. »

  59. Zébu,
    À user, tel un slogan, à 8 reprise du schizo, le clinicien serait habilité à te demander quel est ton schizomètre ?

    En références bibliques sur le marché on trouve Matthieu et son célèbre :
    « Pour toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite. »

    Moins fréquenté, je te propose (saint Pierre Chrysologue : sermon IX) qui gagne à être connu.

    « C’est qu’en nous les vertus sont à droite, alors que les vices sont à gauche. Si donc c’est une œuvre de sa droite que fait le donateur silencieux, ce que fait le donateur bavard, son hypocrisie, est une œuvre de sa gauche. L’hypocrisie, le piège, le faux-semblant, la tromperie, le mensonge, l’élèvement, l’enflure, la jactance sont à nos trousses et nous menacent du côté gauche. Autant de fois que la bienveillance, l’amour, la compassion est notre affaire, que notre main gauche n’en ait pas connaissance. La main gauche nous annonce toujours des combats spirituels, elle s’applique à ce que nos vertus ne soient pas suivies d’effets. Pour qu’il n’y ait pas d’amour, l’indifférence entre en jeu. Pour que l’aumône n’ait pas la victoire, I ‘avidité la combat. L’avarice se déchaîne de crainte que la miséricorde ne se fortife. Pour que ne prédominent pas l’innocence, la pureté, la simplicité, la sainteté, à elle seule l’hypocrisie mène le combat c’est elle seule que le Christ bannit dans sa proclamation : « Pour toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite ». Mes frères, fuyons en ce monde les choses qui sont à gauche, si plus tard nous désirons avoir notre place à droite.

    La deuxième lecture de ton texte ne contredit pas mon sentiment de la première, à savoir que tu dis, selon mes propres formules :

    Pour les élus,
    1/ Il faut d’abord savoir ce que l’on désire (et ce « l » et ce « on » ne sont pas simples).
    2/ Une fois ce désir reconnu, accepter ou pas ce désir
    3/ Si oui, il faut alors accepter d’en payer le prix.

    Pour les électeurs c’est très différent :
    1/ Il faut d’abord savoir ce que l’on désire (et ce « l » et ce « on » ne sont pas simples).
    2/ Une fois ce désir reconnu, accepter ou pas ce désir
    3/ Si oui, il faut alors accepter d’en payer le prix.

    Averti que le rapport de forces tient entre autre au bastringue juridique en vigueur en pays démocratique, et que le point d’Archimède qu’est une autre constitution, étant proposé par un seul candidat, etc.

  60. !!! Appel à candidatures aux primaires socialiste !!!

    Traits de caractère recherchés:

    – Forte envergure mentale, prouvée par des responsabilités, actions, ou réalisations passées,

    – N’attache qu’une importance alimentaire au pouvoir et à l’argent, (démontré par le mode de vie)

    – Vif intérêt pour ce qui est des questions sociales, écologiques et humaines…

    – Amusé par les manifestations honorifiques, et autres célébrations, et attristé par le personnel politique actuel.

    – Ne craignant pas de sortir de l’anonymat,

    – Souhaiter révolutionner la politique est un plus.

  61. La véritable ligne de fracture dans les analyses économiques, ainsi que dans le « comment gérer l’existence actuelle de l’euro », se situe, je pense, entre Frédéric Lordon et Thomas Piketty.
    Tout ceux qui ici ou ailleurs taclent le manque de « pédagogie », son manque d’humanisme (sic), ou la suffisance supposée du premier, oublient l’articulation de ses idées, l’âpreté de sa dialectique, et surtout le fond de son argumentaire, pour s’en tenir à leurs propres passions et états d’âmes…
    Quant à Mélenchon, il est évidemment de plus en plus proche -heureusement, à mon avis- des analyses et conclusions de F Lordon. C’est là que pourra résider un véritable tournant, au-delà des replâtrages sempiternelles des « droites socialistes »…. et également une véritable alternative à la désespérance qui fait voter FN.

  62. A propos du programme politique présumé des candidats:

    Mieux vaut en déduire l’orientation de ce que l’on connait de leur personne, plutôt de ce qu’ils disent.
    Depuis le temps, on devrait le savoir!…

    Si je crois en les bons sentiments de Mélenchon, je ne sais rien, mais alors rien du tout, de ses capacités à concrétiser ce qu’il dit.
    Piketty me parait plus fiable, pragmatique, plus ouvert, plus clair dans sa tête, capable de dialogue et d’en tirer profit.

  63. Quelques menues remarques sur le billet de François Fièvre, que j’approuve globalement. a) je ne comprends pas que tu nommes « social-démocrate » la majorité du PS. Mélenchon est un social-démocrate classique. La majorité du PS est libérale, exactement au même degré que le sont les LR, par exemple.
    b) JL Mélenchon est-il « clivant » ? Plus « clivant » que Sarkozy ? Que Valls ? Que Le Pen ? Les salariés de Goodyear, ceux de Vallourec, ne le trouvent ni clivant, ni brutal.
    c) que vient faire Taubira dans cette histoire. Elle est au parti radical « de gauche », et a soutenu dans le passé la candidature de Balladur ! Je crois qu’ son sujet, on confond « femme honnête et droite », ce qu’elle est, et « femme de gauche » ce qu’elle n’a jamais été qu’au sens de centre-gauche très vague.
    d) Mélenchon est-il « anti-atlantiste, pro-Poutine, pro-Assad ? Plutôt que de répondre à cette question, ce qui serait long, je recommande que l’on se penche sur la position du Général de Gaulle, concernant l’UK, l’état d’Israël, la Russie de Brejnev et la Chine de Mao-tsé-toung. Comme le niveau de compréhension de ce qui est en cause dans toute géopolitique a énormément chuté depuis cette époque, un tel retour ne peut faire que du bien.
    e) Y aura-t-il une candidature du PCF. J’ai ne très bonnes raisons de penser que NON. Le PCF soutiendra Mélenchon.

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