Mélenchon, Piketty et l’Europe, par François Fièvre

Billet invité. Comme François Fièvre écrit ci-dessous : « … des médias qui pour l’instant ne voient pas d’autre manière de vendre du papier ou du temps d’attention que de le présenter comme un ami de Poutine […] ce qui ne correspond bien évidemment pas à la réalité », j’ai ajouté au bas de son billet la vidéo d’un échange qui a eu lieu samedi dernier lors de l’émission « On n’est pas couché » sur France 2, afin que chacun puisse se faire une opinion, ainsi que [ajout le 23/2/16] la vidéo d’une autre séquence de la même émission. Ouvert aux commentaires.

Je tente de répondre à une demande de Paul Jorion qui m’encourageait à rédiger sous forme de billet un mail que je lui adressais en janvier pour donner mon point de vue sur une potentielle candidature de Piketty, et aussi « sur la nécessité pour la gauche de s’organiser sur le plan international plutôt que national ». Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, Mélenchon a présenté sa candidature, et Paul Jorion a dit ce qu’il en pensait, à savoir qu’il ne pensait pas que Mélenchon puisse gagner, et donc que la candidature de Piketty lui semblait d’autant plus pertinente et indispensable. Je vais dire pourquoi je ne suis pas d’accord avec ça. En essayant d’être bref, et donc en laissant de côté les arguments primaire/pas de primaire, ou ceux permettant de définir les bons ou les mauvais profils de présidentiables. Et en défendant la pertinence de la candidature de Mélenchon.

Pertinence de la candidature de Mélenchon

Pourquoi est-ce que ce n’est pas une si mauvaise idée que ça ? 1/ parce que le candidat n’est pas si mauvais que ça, côté expérience comme côté idées politiques et volonté de démocratisation de la vie politique (la VIe République, etc.), 2/ parce que le Parti de gauche (PG) est malgré tous ses défauts le seul parti politique qui, en France, essaye de fédérer les efforts au niveau européen contre la politique austéritaire européenne, avec son initiative (avec Podemos, Die Linke, etc.) du Plan B. Dans le rang des partis de gauche à forte résonance européenne, il y a certes aussi EELV, mais qui en ce moment connaît de sérieuses difficultés, au point qu’il essaye davantage de sauver les meubles en priant pour que Duflot ou Hulot vienne les représenter en 2017, que de mener des efforts au niveau européen pour lutter contre le déluge néolibéral (et par ailleurs, avec Cohn-Bendit, EELV a je crois plus un handicap qu’un atout, mais bon, c’est mon opinion). 3/ parce que sa candidature est là, alors que celle de Piketty n’est pas même énoncée comme possible, bloquée dans le processus d’une primaire qui risque fort de s’embourber dans « le débat sur la possibilité d’un débat », et de terminer soit comme un ballon qui fait pschitt, soit comme une mauvaise manière de légitimer un candidat Hollande déjà promis à la défaite.

Qu’on se comprenne bien : la candidature de Mélenchon ne me semble pas la meilleure option possible, mais, pour paraphraser (et contredire) Piketty dans son billet du 13 janvier à propos de la primaire, comme « la moins mauvaise solution », en tout cas largement moins pire que celle d’une primaire qui se contenterait d’aller dans le pire des cas du PS au PS, et dans le meilleur des cas du PS au PCF en passant par EELV et Nouvelle Donne (parce que je ne crois pas à une participation d’Ensemble, ni même a fortiori du NPA, dans une primaire qui inclurait le PS). Pourquoi Mélenchon est-il une moins mauvaise solution que la primaire ?

Mélenchon ou la primaire ?

D’abord parce que s’il s’agit par la primaire de faire descendre Hollande de son piédestal, et de l’obliger à « entrer dans le débat », on ajoute la candeur à la gesticulation. Le temps qu’on passe à réunir les conditions pour que Hollande descende de ses hauteurs est du temps perdu, car le débat est déjà là, dans la réalité des faits politiques : état d’urgence, déchéance de nationalité et projet El Khomry de destruction du code de travail sont les trois coups de marteau qui ont achevé de détruire le « socialiste » de « parti socialiste », et qui ont fini de le classer définitivement comme un parti de droite. Partant de là, le PS, ou du moins pour être juste son aile socio-démocrate (Gérard Filoche, bon sang, qu’est-ce que tu fais encore au PS ?), n’a plus aucune légitimité à entrer dans une primaire de la gauche, et s’il le fait, les primaires deviendront celles du PS et des copains du PS, mais certainement pas celles de « la gauche ».

Ensuite parce que malgré tous ses défauts (irascibilité, caractère clivant, etc.), Mélenchon est l’un des seuls présidentiables (avec Taubira, mais qui malheureusement a décliné l’idée de se présenter…) à avoir à la fois le charisme, la dureté de peau et la clarté de vision qui permettraient de clairement faire changer de cap à la France. Il est également l’un des seuls à avoir un point de vue construit à la fois sur l’économie, sur l’environnement, et sur les réalités sociales et géostratégiques de la France. On peut ne pas être d’accord sur tel ou tel point de sa vision (son anti-atlantisme par exemple, ou ses positions pro-euthanasie), mais elle est claire. Et complexe, ce qui fait qu’elle a du mal à passer dans des médias qui pour l’instant ne voient pas d’autre manière de vendre du papier ou du temps d’attention que de le présenter comme un ami de Poutine et de Kim-Jong-Il, ce qui ne correspond bien évidemment pas à la réalité.

Enfin, la perspective d’une candidature de Piketty à côté des candidatures de Mélenchon et de Hollande est celle d’une défaite assurée, par simple éparpillement des voix au premier tour qui empêchera la gauche d’être au second tour. Sans compter bien sûr le fait qu’il y aura très certainement une candidature du PCF, voire d’EELV et du NPA, pour contribuer à diviser l’électorat. En clair : maintenant que Mélenchon a proposé sa candidature, il n’existe qu’une seule solution d’éventuellement arriver à passer au second tour devant les socio-démocrates (au mieux Hollande – argh ! –, au pire Valls ou Macron) : lui apporter son soutien, sans quoi les voix s’éparpilleront nécessairement, et on risque bien d’avoir droit à un second tour Les Républicains / Front national.

Piketty en appui de Mélenchon ?

Donc, oui, en fait, je conseillerais plutôt à Piketty de rejoindre Mélenchon plutôt que de s’entêter dans un processus de primaire qui a déjà été torpillé, et risque très fort de finir en eau de boudin. C’est un peu bizarre comme conseil, n’est-ce pas ? Mais cela s’appuie sur deux arguments principaux.

1/ Si Piketty rejoint Mélenchon, il pourra servir, aussi bien du point de vue de l’opinion publique que du point de vue des médias qui forment cette opinion publique, de caution de modération à sa candidature. Vu que Mélenchon passe pour un rouge (ce qu’il est, certes, mais pas le couteau entre les dents, contrairement à ce que sa caricature pourrait laisser croire), si Piketty le rejoint, je crois pouvoir prédire que tout d’un coup, coup de théâtre médiatique, l’actuel déluge d’inepties imbéciles et de raccourcis malheureux qui pleut sur le candidat Mélenchon risque bien de s’inverser en éloge de quelqu’un qui, quand même, malgré tout, en fin de compte, sait rassembler, jusqu’à avoir dans ses rangs un économiste super-fort dont le bouquin est un best-seller aux States. L’espoir fait vivre, dit-on… mais les retournements médiatiques peuvent être plus prompts qu’on ne le croit, et il reste encore un an pour ça.

2/ Du point de vue statistique, je pense qu’il y a plus de chances d’une victoire de Mélenchon avec Piketty que d’une victoire de Mélenchon d’un côté ou de Piketty de son côté. On pourrait bien évidemment dire : dans ce cas, pourquoi ne pas prôner un soutien de Piketty à Hollande ? Pour la raison que Hollande ne peut espérer une victoire que dans le cas d’un second tour en face du FN, ce qui rend celle-ci hautement anxiogène d’une part, hautement improbable d’autre part : avant le second tour, il y a le premier, et les trois-quarts de l’électorat de gauche ne font plus confiance à un Hollande qui a fait les preuves du fait qu’il ne respecte pas ses promesses de campagne.

Politique-fiction européenne

Maintenant, un peu de politique-fiction. Supposons que Varoufakis n’ait, au cours du premier semestre 2015, pas eu en face de lui Michel Sapin lors des réunions avec l’Eurogroupe, mais Thomas Piketty. Et que derrière Thomas Piketty, à l’Élysée, il n’y ait pas eu Hollande mais Mélenchon, dont la ligne politique aurait été claire : faire en sorte de mettre en défaut Schaüble sur le dossier du sauvetage de la Grèce, et de faire gagner la négociation à Tsipras. Le sort de cette dernière aurait-il pu être différent ? Piketty, avec sa modération et son expertise économique, aurait-il pu arriver à faire passer la pilule d’un retournement des rapports de forces ? On ne peut certainement pas le prédire, mais il est sûr que cette option aurait sans doute été plus propice à la victoire de Tsipras qu’à la capitulation en rase campagne qu’a connue la Grèce en juillet 2015. Et si une crise comparable à celle de la Grèce advenait, mettons par exemple au Portugal en 2018, et que Piketty soit alors ministre des Finances désigné par Mélenchon président, les négociations pourraient sans doute tourner autrement.

Un autre enseignement de la défaite de Tsipras est qu’il ne faut jamais, contrairement à ce que ce dernier a fait, partir au front des négociations européennes avec en poche un seul plan, que ce soit celui de rester dans l’euro ou celui d’en sortir. C’est d’ailleurs tout le sens de ce qui s’est dit, il me semble, lors du sommet du plan B : construire des stratégies à l’échelle européenne, ce que peinent à faire les autres partis de gauche français, passe par le fait d’envisager tous les possibles, de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, et de n’avoir pour principe premier, fondamental et non-négociable que celui du respect de la démocratie populaire. Varoufakis essaye de développer cette idée de son côté avec DiEM25, mais le plan B, du moins dans un premier temps, ne me semble pas incompatible avec cette initiative, dans la mesure où une coalition européenne de partis politiques nationaux ne travaille pas nécessairement sur le même plan qu’un parti européen, et que les deux de ce fait ne se feront pas nécessairement de l’ombre. Corinne Morel-Darleux, du PG, était d’ailleurs à la réunion de lancement de DiEM25, au même titre que Julien Bayo d’EELV, preuve s’il en est de la volonté de dialogue de l’équipe Mélenchon avec le reste de ce qui se fait en matière de gauche anti-austéritaire en Europe. Loin, encore une fois, des préjugés qui feraient de Mélenchon un simple nostalgique nationaliste de la IIIe République, alors que c’est un internationaliste, et qu’il ne conçoit la lutte à l’échelon national (et donc l’élection présidentielle) que comme une étape, difficile mais malheureusement absolument indispensable (la souveraineté, tout ça), d’une lutte à mener évidemment à un niveau plus international.

Donc oui, Paul Jorion, au risque de vous déplaire, je ne crois pas que Mélenchon soit incapable de gagner. Ou plutôt, je ne pense pas, comme vous en effet, qu’il puisse gagner, à moins que bien des gens, dont Piketty, ne le rejoignent. Il est parti seul, certes, le premier jour, mais depuis plus de 43 000 anonymes, ou moins anonymes, lui ont apporté leur soutien. Il se présente sans étendard, au titre de la société civile, et en cela essaye courageusement de sortir, à 64 ans, du mécanisme partidaire qui rend impossible le dialogue entre les différentes formations politiques, qui pour la plupart essayent de sauver les meubles (et c’est bien compréhensible, même si suicidaire à moyen terme) plutôt que d’avoir une discussion de fond et une stratégie de conquête claire. Cela peut être un effort vain, ou non, l’avenir nous le dira. Mais si l’on veut que cet effort ne soit pas vain, à mon avis, la meilleure solution n’est pas de présenter une énième candidature, fusse-t-elle faite de la meilleure volonté du monde, et par un brillant enseignant-chercheur, en face de la sienne. Et si l’on veut faire perdre Mélenchon, en effet une candidature de Piketty, mais aussi de Laurent et de Duflot, etc., est une bonne idée. Mais une candidature de Piketty est peut-être aussi dans ce cas le meilleur moyen aussi de faire perdre Piketty.

P. J. : Le titre de la vidéo n’est pas de moi, et je n’ai pas l’option de le modifier.

23/2/16 Il m’est demandé de mettre le lien vers la vidéo d’une autre séquence de la même émission, ce que je fais volontiers :

« Syrie : il faut une coalition universelle » – L'extrait tron…

« Syrie : il faut une coalition universelle » – L'extrait tronqué par France TélévisionHier, France Télévision a diffusé un extrait de l'émission « On n'est pas couché » et a titré : « Mélenchon félicite Poutine pour ce que fait la Russie en Syrie ». Étrangement, toute la fin de la séquence n'a pas été diffusée en même temps comme chacun peut le constater en suivant ce lien : http://bit.ly/1Q66kxl. C'est pourtant dans ces 4 minutes « manquantes » que Jean-Luc Mélenchon détaille son point de vue sur la situation et explique quels sont les intérêts de la France : l'éradication de Daech, le retour rapide de la paix et une coalition universelle sous l'égide de l'ONU. Pourquoi n'avoir pas mis la séquence en entier si ce n'est pour faire du buzz avec un titre accrocheur, qui a ensuite été largement repris par d'autres médias ? N'hésitez pas à partager cet extrait pour dénoncer ces méthodes !➡️ http://www.jlm2017.fr

Posté par Jean-Luc Mélenchon sur lundi 22 février 2016

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319 réflexions sur « Mélenchon, Piketty et l’Europe, par François Fièvre »

  1. Mélenchon est un type adorable, cultivé, mais maheureusement à côté de la plaque. On dirait qu’il est resté mentalement fixé aux années 60, une sorte de fixation freudienne, mais ici en terme idéologique. Il refuse l’austérité dont Merkel se fait l’avocate, mais en même temps il plaide pour la conservation de l’euro. Cela n’est pas possible, l’un ne va pas sans l’autre, d’autant plus que l’euro est le successeur du Deutsche Mark.
    L’équivalent du FdG, le parti allemand « Die Linke » défend le même principe. C’est assez irréaliste, utopique tout ca.
    Et quant à Piketty: je pense pas qu’il ait le profil pour descendre et survivre dans l’arène politique. C’est un excellent chercheur, mais cela s’arrête là.
    Je ne comprends pas très bien le raisonnement des Francais face aux problèmes brûlants qui hantent le pays. Depuis la mort de Pompidou, les Francais s’enhousiasment d’abord pour un candidat, votent pour lui, puis peu de temps après c’est la déception. Les électeurs attendent beaucoup trop d’un président, d’un gouvernement, alors qu’un président a de moins en moins de pouvoir. On dirait que les Francais sont infantilisés par leur propre système.
    Exemple: un président ne peut en aucun cas faire diminuer le chômage (ou « inverser la courbe du chômage ») – est-ce qu’il a une baguette magique dans sa poche? Ce ne que le contexte général économique qui pourrait créer des emplois – et c’est là ou se situe le problème du monde contemporin. C’est un exemple parmi beaucoup d’autres.

    1. « Et quant à Piketty: je pense pas qu’il ait le profil pour descendre et survivre dans l’arène politique. C’est un excellent chercheur, mais cela s’arrête là ».
      Point.
      Tu veux dire avec un bout de merde capitaliste sur le bout du net le mec. Nan, mama, pas la blanche colombe dont j’ai rêvé.

    2. Mais où avez vous vu que Mélenchon soit pour la conservation de l’euro? Comme l’a très bien fait remarquer Lordon lors du travail autour du « plan B », ce que veut Mélenchon conduira nécessairement, s’il obtient satisfaction – une reprise en main de la BCE, notamment, et une bonne louche de protectionnisme au niveau des frontières françaises – à l’éclatement de l’euro par le départ du « partenaire allemand ». Il suggère donc de gagner du temps et d’en finir avec cette chimère, à laquelle Mélenchon ne croit même pas (il affirme juste après Lordon ne se faire « aucune illusion »). En vérité entre le premier et le second, il n’y a qu’une semaine de différence, au maximum, le temps que les allemands nous envoient promener. Outre le fait qu’ils soient viscéralement attachés à leur politique monétaire, Sapir a estimé les transferts nécessaires au bon fonctionnement de l’économie européenne à 10% du PIB teuton. C’est totalement déraisonnable, et on le comprend aisément. Pour le côté « irascible », pour qui a déjà croisé le tribun dans la vie ou à la fin d’une manif, le rôle construit par F. Delapierre saute aux yeux, il est évidemment de composition.

      1. Dominique,
        Les dirigeants européens donnent le « là » de la politique européenne, la BCE, elle fait donc ce qu’on lui dit de faire, ou ce que l’on lui laisse faire, souvent pour se défausser de ses propres responsabilités. Idem pour la Commission européenne dont les présidents de commissions sont nommés par le conseil européen. Ils sont choisis parmi des « politiques » reconnus dans leurs pays respectifs et au delà.

      2. Pierre Yves,

        Non, les gouvernements n’ont aucun pouvoir sur la BCE.
        Ils ne peuvent non plus contrôler les capitaux, qui peuvent ainsi fuir « l’économie réelle »… (ce qu’ils font)

        Changer ça est impossible puisqu’il suffit qu’un seul des 28 membres, s’y oppose…

        Cette Europe nous condamne donc à assister impuissants à la concentration des richesses, à la paupérisation généralisée du plus grand nombre, et à la destruction de notre tissu industriel…
        Du moins je ne vois pas ce que les gouvernements peuvent faire.

        « La BCE agit en totale indépendance vis-à-vis des Etats européens et des autres institutions européennes. Ni la BCE, ni une banque centrale nationale, ni un membre quelconque de leurs organes de décision ne peuvent solliciter ni accepter des instructions d’un organe externe.

        Les institutions européennes et les gouvernements des États membres sont tenus de respecter ce principe
        et ne doivent pas tenter d’influencer la BCE ou les banques centrales nationales. »

        http://www.touteleurope.eu/l-union-europeenne/banque-centrale-europeenne/synthese/le-fonctionnement-de-la-bce.html

    3. Par ailleurs il semble aussi qu’il y ait de la friture sur la ligne à Die Linke entre Oskar Lafontaine et son SME (et donc la fin de la monnaie unique) et le reste des troupes. Pour finir avec Piketty, veut on domestiquer le capitalisme? Non. Next.

      1. Fréd,
        Si tu es bien celui que je connais, lis mon argumentaire un peu plus haut dans la file (23 février 12:01) . J’y explique en gros pourquoi Piketty peut être le bon ticket. Et pourquoi le grand soir, sauf miracle (un « mai 68 » entre temps) c’est pas pour 2017.

        Pourquoi se fâcher d’emblée avec les Allemands ? Pourquoi n’y aurait-il pas une possibilité d’établir un rapport de force au sein de la zone Euro. Pourquoi postuler la dislocation de l’Union au moment où elle a plus besoin que jamais d’être renforcée, transformée. Le problème ce n’est pas l’Europe, mais les majorités conservatrices qui envoient des représentants conservateurs à Bruxelles. Ce n’est pas parce que Hollande a baissé les bras, qu’un autre, ne peut le faire. Mélenchon, je n’y crois pas du tout à ce soi disant rôle de composition. Cela ne s’invente pas un personnage pareil, ou alors c’est le meilleur comédien-acteur de toute l’histoire du cinéma, de la télé et du théâtre réunis !
        Amicalement 🙂

      2. Pierre Yves,

        (je ne fais que passer…)

        Supposons que l’on réussisse à mettre l’Allemagne avec nous, (je ne le sens pas trop, mais admettons)

        Quelles seraient les marges de manœuvre des gouvernements, sachant que la BCE peut s’opposer à des mesures défavorables à ses obligés (les friqués et banquiers) ?

        (Je suppose la BCE capable d’imaginer des trucs impensables, pour protéger ces derniers)

        France + Allemagne seraient ils en mesure de maîtriser les capitaux, (pour taxer les fortunes) dans le respect des traités européens?

  2. Ah vous aussi très chèr…

    « Je peux pas blairer les arguments dits de « politique-fiction », manipulation sophistique bas du front à la « si ma grand-mère en avait ». Niveau zéro. Mais bon, du coup j’ai envie de renvoyer la balle, forcément. »

    Non mais vraiment… Plait il ? Ah, tout de même.., bien, bien,
    finalement, si vous insistez…je concède, soit..

    Oui, assurément…
    Aussi, nous remercions vivement sa respectueuse et gracieuse Majesté des Vignes, adoubée par ses ancêtres, de nous avoir fait l’honneur suprême, de nous gratifier de sa parole amicale et neutre, de son analyse fine et pertinente, et ce, afin que nous puissions, enfin jouir, de l’immense étendue de ses talents d’orateur voire d’observateur érudit et de sa verve certaine.

    1. Mystique de l’Amour. En plein dans la guerre contre la médiocrité. Comment ne pas lui donner raison à cette chère beauté à 4 ailes ? D’où la Gudule par monts et par vaux ?

  3. Les partis politiques « de gouvernement » sont complètement a bout de souffle. La montée du FN est leur dernier aiguillon (alea du deuxième tour).
    Les institutions sélectionnent un personnel politique mais ruinent l’avenir du pays. Aucune perspective sur le long terme n’existe.
    Les primaires sont un faible moyen régénérer le débat et une petite porte d’entrée dans l’election.
    Piketty l’a probablement compris et je pense qu’il espérait probablement une réaction plus ouverte de l’appareil politique.
    Son expertise economique et politique, ses differentes prises de position, son débat avec Lordon, sa virginite politique en font un excellent candidat et probablement un bon homme d’état de gauche.

  4. Melenchon joue malheureusement sa partition de professionnel de la politique sur une portion réduite de l’électorat…
    Si l’intérêt de la France primait pour lui il ne se présenterait pas.
    Son émotivite est trop grande (ONPC) et son égo aussi qui reprennent le dessus des qu’il y a opposition (le mécanisme médiatique est d’ailleurs bien rode).
    Dans l’inconscient collectif c’est un brave type, un bon tribun, mais colérique, agressif, tenant des propos de pure provocation politique a minima et perdant localement face a Marine le Pen.
    Il sortirait grandi par son abandon de l’élection présidentielle, en critiquant notamment ce mecanisme qui parasite tant notre vie politique, infantilisation generale qui fait croire au père Noel ou esperer Dieu sortant de l’urne comme le genie de la lampe.

    1. je ne suis pas d’accord avec vous, ni avec paul jorion,

      thomas piketty,
      meme si il à des qualités, ne pourra manquer d’apparaitre à la grande majorité des electeurs que comme un lapin qu’on sort du chapeau….
      à moins qu’il ne soit porté par une vague mediatique de grande importance et par un nombre consequent de  »personnalités » enthousiastes et dévouées…

      Melenchon
      à au moins une assise politique et populaire, sociale, qui excede quand meme le milieu influent mais de plus en plus restreint de l’intelligentia de gauche bourgeoise parisienne.
      cela ne veut pas dire qu »il serait elu…
      mais le peuple de gauche pourrait l’utiliser pour couler les droitiers socialistes…
      puisque maintenant, à gauche, on doit defendre ses droits sociaux contre les socialistes.
      aprés tout Juppé ou Hollande, quelle difference ?
      peut-etre meme que Juppé serait mieux…

  5. P. Jorion : « Le temps presse ! »

    Mais,

    Est-ce qu’on enterre pas un peu trop vite Hollande ?

    Car,

    « Rien n’est encore gravé dans la pierre. »

    F. Mitterrand : « Les idées mûrissent comme les fruits et les hommes. Il faut qu’on laisse le temps au temps. Personne ne passe du jour au lendemain des semailles aux récoltes, et l’échelle de l’histoire n’est pas celle des gazettes. Mais après la patience arrive le printemps. »

    N’oublions pas que,

    E. Todd : « Une démocratie fonctionne quand une partie des élites prend le parti du peuple. C’est ce qui pourrait se produire. D’où l’espoir que je place dans l' »hollandisme révolutionnaire… »

    Est-ce une utopie qu’il convient de bannir définitivement ?

    Qu’en savons-nous ?

    1. « Est-ce qu’on enterre pas un peu trop vite Hollande ? »
      C’est une provocation ?

      Puisque vous aimez les citations, j’en ai une de votre bon maître François que me ressasse ma mémoire chaque matin à l’annonce de la « réforme » du jour, transportée d’enthousiasme par les média :
      « Mon ennemi, c’est la finance ! »
      Me vient alors à l’esprit la célèbre citation d’Audiard, à propos de ceux qui osent tout…

      1. Audiard aurait pas aimé non plus qu’on sabote ses citations : « Mon adversaire […] c’est le monde de la finance. »
        Le banquier qui refuse tes chèques en bois est un ennemi, celui qui t’autorise découverts et facilités de caisse en grognant en cas d’écarts n’est encore qu’un adversaire.

      2. Tout à fait, Ar c’hazh du, tout à fait !

        Dit autrement, ils n’ont pas peur!
        Ni de la guerre, ni de l’injustice, ni des inégalités, ni du nucléaire, ni de l’immensité des défis de l’époque, ils n’ont pas peur!

        La peur est un devoir citoyen.
        (J’ai développé ça sur mon site, mais la modération du blog de Paul Jorion censure toute mention que je ferais de mon site. Le lien a même disparu de ma signature!)

      3. Vous avez aimé Audiard ? Vous aimerez pas Leboutte. Donc vous êtes de droite.
        « La peur est un devoir citoyen. »
        Guittou Leboutte, 23 février 2016.

  6. « Dans l’inconscient collectif c’est un brave type, un bon tribun, mais colérique, agressif, tenant des propos de pure provocation politique a minima et perdant localement face a Marine le Pen. »
    Vous voulez dire dans l’ inconscient collectif d’ extreme droite ?

    1. L, Je n’en sais rien pour l’extrême droite, c’est comme ça que je le vois et beaucoup de gens autour, principalement des électeurs votant à gauche. Aprés ses passages médiatiques ont souvent la même tournure quand il a une opposition face à lui . Il devrait être suffisamment madré pour produire autre chose, convaincre et attirer à lui. Ca ne marche pas, je le regrette mais c’est ainsi.

      Merci pour le complément vidéo de ONPC qui tempère son avis sur la Syrie. Mais c’est typique du bonhomme.

  7. N’écoutez pas ces broyeurs de noir, ces supporteurs de candidats ayant déjà cent fois perdu ! Tout cela ne sont que prétextes pour, une Nième fois, ne rien faire, et se délecter avec morosité dans la défaite de combats jamais même engagés !

    Hardi ! Sus à l’ennemi !

  8. Mélenchon n’a aucune chance.

    Hollande, lui, a raté sur tous les tableaux, mais il a deux fers au feu: la guerre à l’étranger et la gestion antiterroriste à l’intérieur. C’est là qu’il capitalise et je fais le pari que c’est là qu’il va peser sur l’opinion.
    La manière dont Hollande, tellement maladroit et mal à l’aise dans son costume de président, a lancé les armées à l’étranger dès le début de son quinquennat, a été à tel point dans la continuation de son prédécesseur que nous savons désormais une chose: ce n’est pas le président qui gouverne sur ces points, c’est quelqu’un ou quelque chose d’autre. C’est le complexe militaro-industriel hexagonal. (L’autre vrai gouvernant est l’union des banques et du Medef, mais ça, ça doit rester dans l’ombre au moment des élections.)
    La guerre et les lois dites antiterroristes sont ses deux seules cartes, elles lui ont déjà rapporté et il va les jouer pour 2017.

    Je m’étonne aussi du présent remue-ménage sur une primaire hypothétique et à tous ces calculs électoralistes, sur le blog d’un auteur qui nous a déjà affirmé avec force que « la politique des partis, c’est terminé! »

    1. « : ce n’est pas le président qui gouverne sur ces points, c’est quelqu’un ou quelque chose d’autre. C’est le complexe militaro-industriel hexagonal. »
      J’me souviens d’avoir utilisé sensiblement la même formule (débile) lors d’un exposé fait avec un pote. C’était en cours d’Histoire, en 3ème. Le prof militait au PC, on pensait jouer gagnant à coup sûr. On était en plus à fond ok avec l’idée et on s’voyait déjà acclamés par une classe debout derrière l’Historien versant une larme d’intense approbaton attendrie. Me rappelle pas le sujet traité mais ce passage de la conclusion, ah ouais, pour sûr; le prof nous avait assassinés direct, sur cette sottise en bouquet final. Banane, deux bananes au final. On s’était auto-bananés au CMI. Ça t’apprendra à faire le malin. Ah tu m’en causeras du CMI… Quand j’le vois depuis, l’CMI j’ai des poussées d’urticaire, sauf quand c’est Leboutte qu’en glose sur l’estrade, là c’est pas pareil…

      1. Y a pas un argument dans ta prose, vigneron.

        Tweet de Manuel Valls de Ryad, fin 2015: « France-Arabie saoudite : 10 milliards d’euros de contrats ! Le gouvernement mobilisé pour nos entreprises et l’emploi. »

        Le complexe militaro-industriel n’est pas une invention communiste, c’est une expression pacifiste étasunienne oubliée, du début du XXe siècle, qui doit sa popularité au testament politique d’Eisenhower. Il en avait peur, tout général qu’il fût.

      2. Sauf, professeur Leboutte, que le concept de CMI ne vaut que pour les empires très militarisés, tels l’URSS en archétype (et là encore je préfère le concept de stratocratie de Castoriadis que le fumeux CMI), en aucun cas pour une puissance moyenne à l’industrie finissante comme la France hollandaise qui réussit à mieux vendre le matos trisocolore à ses bons clients historiques – arabes, héritage gaullien – que la France sarkozienne. Quand plus personne au monde t’écoute et que de toutes façons t’as plus rien à dire au monde, ben tu fais ton p’tit bizness, tu vends c’que tu peux, des armes si possible. Mitterrand avait pas mis longtemps à le comprendre, après avoir pourtant cru de bon aloi de faire la fine bouche, me semble-t’il, lors de sa première visite officielle du salon du Bourget.

      3. Eh bien, doyen vigneron, tu définis le complexe militaro-industriel comme cela t’arrange. Si c’est chose trop grande pour la France, bravo pour ta modestie.
        Je ne sais pas qui serait le propriétaire du concept, à part toi.

        Eisenhower disait, lorsqu’il quittait sa fonction de président en 1961, non sans pathos ni biais idéologique: « Nous avons été obligés de créer une industrie d’armement permanente de grande échelle. De plus, trois millions et demi d’hommes et de femmes sont directement impliqués dans la défense en tant qu’institution. Nous dépensons chaque année, rien que pour la sécurité militaire, une somme supérieure au revenu net de la totalité des sociétés US.
        Cette conjonction d’une immense institution militaire et d’une grande industrie de l’armement est nouvelle dans l’expérience américaine. Son influence totale, économique, politique, spirituelle même, est ressentie dans chaque ville, dans chaque Parlement d’Etat, dans chaque bureau du Gouvernement fédéral.

        Il ajoutait: « nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu’elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel. Le risque potentiel d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime existe et persistera. Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques. (…) Seule une communauté de citoyens prompts à la réaction et bien informés pourra imposer un véritable entrelacement de l’énorme machinerie industrielle et militaire de la défense avec nos méthodes et nos buts pacifiques, de telle sorte que sécurité et liberté puissent prospérer ensemble. »

        La différence avec la France, c’est une question d’échelle, ce dernier pays étant une puissance « régionale » , néanmoins nucléarisée au militaire donc au civil, et ça n’est pas rien. Pour tout l’Occident en général, nous sommes portés à sous-estimer la militarisation du régime, qu’Howard Zinn indique comme une des deux grandes caractéristiques interdites de représentation dans nos sociétés, l’autre étant la cupidité. Les dépenses d’armement dans le monde sont aujourd’hui explosives, et la France exporte plus de matériel militaire par cent mille habitants que les USA (et la Wallonie plus que la France! – J’ai fait le calcul pour mon blog.) J’ai ici cité comment Valls identifie les ventes à l’Arabie comme soutien à l’industrie et à l’emploi. C’est évidemment consternant, et on comprend que l’étiquette de socialiste lui pèse. Les intrications entre l’industrie de l’armement et les élites politiques et administratives sont évidentes, le grand fabricant français d’avions de guerre possédant même un quotidien, et on se doute que ce n’est pas pour favoriser une information digne de ce nom.

        Le risque potentiel d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime » e/em> dont parle Eisenhower est réalisé, dans son pays comme en France, et dans d’autres.
        Et nulle part on n’a vu l’émergence du contrepouvoir citoyen qu’il appelait de ses voeux. Que veut le peuple!

        Une autre différence sur ce dossier entre la France et les USA, c’est qu’aucun homme politique de premier plan n’a émis l’avertissement d’ « Ike » . Mais ceci est est en conformité avec l’incroyable absence d’une histoire un peu réelle écrite et diffusée avec un peu d’écho par des Français sur les aventures guerrières et coloniales de leur pays, ce qui contraste aussi douloureusement avec le brainwashing que les Etasuniens ont (pas tous, mais les associations de vétérans par exemple) opéré sur la guerre du Vietnam – sans bien sûr que les élites en tirent de leçon stratégique.

        http://clio-texte.clionautes.org/Le-discours-d-adieu-d-Eisenhower-le-complexe-militaro-industriel.html

      4. Professeur Leboutte, pas de quartier ce coup ci. Vous y avez droit. Multirécidiviste en CMI-divagations, à votre âge c’est plus excusable, zêtes plus au collège mon gaillard. Circonstances aggravantes, une citation de Ike plus une de Zin. On frise les assises là. Même en CM2 ça passe plus ça.
        Verdict: Zéro pointé pour l’exposé, lettre aux parents et trois mois de stage en usine de bombes à sous-munitions à Vladivostok. Rompez.

  9. Un Pottier raconte dans une chanson « il n’est pas de sauveur suprême » alors les discuts sur le candidat idéal, ça a un coté has been. Néanmoins puisqu’un robot-président n’est pas d’actualité, assurons nous sur l’étal de la qualité de la livre de chair.
    Coté Mélenchon, difficile de lui dénier une colère intérieure pas toujours maitrisée. Hélas, la maîtrise, c’est exigée dans la soupe médiatique, pas de débordements parce que ça fait populaire, mal élevé donc. Le maintien ça s’éduque chez les gens bien, ils savent se tenir. Du coté de son passé, beaucoup d’erreurs, « il a soutenu Maastricht ! » mais annonce maintenant qu’il faut sortir des traités pour changer le cadre.
    Coté Piketty, il a soutenu la candidature Hollande et le regrette. Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents gauchistes, lui si. L’EHESS ça change de l’ENA ou d’HEC, mais à part une colère contre son ex dont il a déjà été fait publicité sur ce blog, c’est un calme, un mesuré.
    Lordon par son style littéraire parsemé d’attaques commando laisse affleurer une colère dont je ne sais rien.

    J’aime croire qu’il faut que quelque chose ait marqué la chair dans le parcours de tous ces braves gens qui prétendent conseiller, voire diriger le sort des autres. Et quand ce n’est pas le maintien des avantages acquis, il faut bien que ce soit une sensibilité à l’injustice de ce monde, d’où une colère exigible quand l’ambition est de changer le monde, tel qu’il est perçu.

    Personne ne semble s’être aperçu que ce qui avait motivé le Congrès de Tours en 1920 n’est plus, et donc que l’existence même du PS et du PCF a changé de base. Tellement changé de base puisque si Mitterrand a été le fossoyeur du PCF, Hollande aura été le fossoyeur du PS. Ça ouvre a des rebonds, sans vouer aux gémonies les horizons de socialisme (Bernie Sanders ose revendiquer ça aux states !) ni tout le capital acquis de siècles de luttes populaires. Quel spectre (Gespenst) hante l’Europe aujourd’hui ?
    Alors que les jeunes aillent au charbon, c’est leur avenir, déjà plus le mien.

    Enfin pour la Syrie depuis l’Assyrie d’Assurbanipal, les frontières ont changées, même ONUisées elles n’ont rien d’éternel. Heureusement et pour l’Ukraine aussi que Berruyer a fourni des encas face à la famine, parce qu’ici avec Vigneron et ses groupies, les distributeurs mainstream n’ont pas manqué.

    1. Faut-il en déduire que pour les ex-supporters de Mélenchon (Rosebud 2012) et les toujours supporters du même le « mainstream on Putin » préférentiel serait le courant Berruyer/Chatillon/E&R/RT/Sapir ? Je n’ose le croire, très honoré Rosebud.

      1. Vigneron depuis des lustres que je te lis, je n’ai pas le souvenir d’avoir rencontré la moindre proposition constructive émise de ta part, ni méritante chez d’autres à tes yeux, et ce pour l’ensemble de l’échiquier politique à 180°.
        Si tes biscuits t’autorisent à dézinguer le chaland égaré ou de mauvaise foi, tes obsessions maniaques privilégiées pauvrement et répétitivement argumentées m’ont lassé et j’avais bien repéré dès 2012 ta melenchonite aigüe comme ton incapacité à m’affronter sur le sujet, quand après plusieurs rappels fermes de ma part, l’aboyeur avait disparu du blog.
        Bref je te donne congé, la posture du salonard même virtuel ne fait pas partie de mes talents.
        Cadeau d’adieu, pour tes mérites, une décoration sous la forme d’une plume acerbe à te mettre comme décoration là où il faut.
        http://blog.despot.ch/post/le-syndrome-tolstoievsky

      2. Pauvre Rosebud tout déconfit qu’on lui rappelle ses errements mélenchoniens. Mais faut se formaliser Docteur, ça peut arriver à tout l’monde les fautes de discernement. Même moi j’ai voté deux fois avec ou pour ce clown, en 2005 avec lui contre le traité et en 2009 pour lui comme tête de liste aux Européennes, c’était mon député européen pour le S.O quoi, si si. On se réveille toujours trop tard ou trop tôt en politique, là c’était trop tard. Mais faut éviter le coma, surtout passé un certain âge, on te débranche plus vite.

    2. @rosebud1871 18:05
      Merci pour le lien offert à c’t heure. Un régal. A bien digérer.
      C’est quand même vrai que quand on réfléchit au panier de crabes(pour le moins..) de dirigeants auxquels une majorité de nos confrères-électeurs européens ont abandonné les manettes..
      C’est décidément mal parti!

      1. Vous n’allez pas vous faire des potes ici bas, figurez vous que des sites d’extrême droite relaient cet article, de là à me traiter de fasciste ou de troll…

      2. @rosebud1871 00:13
        Ah ça , s’il devient mal vu d’apprécier un style d’écriture et de réfléchir.. alors oui , je confirme , c’est bien mal parti !

  10. Bonsoir,

    peu importe le candidat de la gauche . La priorité , animer le débat et les idées pour 2017 de telle manière qu’il devienne clair pour tout le monde que la croissance telle que nous l’avons connu depuis la fin de la seconde guerre mondiale , non seulement c’est fini pour un bon moment , mais quand bien même ce serait possible ( une minute de plus monsieur le bourreau ) elle n’est plus souhaitable à cause des contraintes environnementales . Tous les autres sujets en découlent , démographie , contrat social , organisation des activités , répartition des richesses de la planète .

    Ce débat sur ces points clés a fait défaut en 2012 et c’est la raison principale qui explique que nous avons encore des gens qui discutent , légifèrent , promettent , …, autour d’un objectif , celui (du retour )de la croissance .C’est la raison principale qui met la gauche dans cette situation délicate .

    Si le job est bien fait pour 2017 il ne devrait normalement plus y avoir un seul candidat ,quelle que soit la couleur , qui se présentera avec un  » votez pour moi je sais comment réformer pour retrouver la croissance (et faire baisser le chômage )  » . Ceux qui essaieront , seront aussitôt disqualifiés .

  11. D’accord avec ceci :
    « Trois points essentiels pour moi :
    – une nouvelle constitution
    – la sortie de la politique austéritaire
    – la planification écologique
    Il se trouve que c’est le cœur du programme de Mélenchon. »

    Plus de 61 000 soutiens à la candidature de JLM. Plus de 400 groupes d’appui déjà créés.
    Piketty en fait autant ? Quelle base en France pour le soutenir ? Mélenchon ne part pas seul, même s’il part de loin. Et la plupart des médias tenteront tout pour le torpiller. Donc, il a besoin de gens sur le terrain pour contrer le pouvoir médiatique et sa néfaste influence.

  12. Bonjour à tous.
    Je viens de lire une lettre de Bill Gates qui pense que nous avons vraiment besoin d’un « miracle » énergétique dans les vingt ans pour que l’espèce aie une chance. Pour cela il estime nécessaire quelques groupes de scientifiques diversifiés, encore à former, travaillant sur une douzaine de pistes différentes soutenus par des capitaux massifs.
    En conséquence de quoi je propose d’organiser un débat, médiatisé au niveau européen, entre Mélenchon et Piketty et qui aurait lieu dans la gare de Perpignan qui est comme nous le savons tous le centre du monde révélé par Salvador Dali.
    Je souhaiterais, conformément à l’esprit du temps, que ce débat soit agrémenté par d’accortes cheer- leaders brandissant , entre chaque round, des petits drapeaux arborant « souveraineté populaire » afin que tous en comprennent bien l’importance!
    La gauche, la vraie, l’immarcessible, pourrait utilement s’affairer à se demander pourquoi son programme n’est plus retenu par la souveraineté populaire à qui il serait censé profiter le plus.
    Plus de gauche se référant aux grands anciens signifie que la pensée est dans un processus lamarckien, cad la girafe qui pousse son cou pour aller plus haut. Vu les temps qui se dessinent, une pensée calée sur le mode darwinien, cad sur la variation et l’innovation, serait la bienvenue!
    Cordialement.

    1. Comme jducac, Bill Gates estime que la question de l’énergie est primordiale et urgente mais il proclame que le marché est beaucoup trop lent à réagir (parce que les énergies propres ne sont pas financièrement rentables.) Il estime par ailleurs que le solaire et l’éolien ne sont pas du tout suffisants parce qu’on est pour le moment très loin d’être capable de stocker l’énergie qu’ils produisent. Il élimine le nucléaire à cause de sont coût et de ses dangers.

      A partir d’exemple comme les premières bombes atomiques, les microprocesseurs et la médecine pour lesquels il montre que le financement de la recherche financée par l’État a été indispensable à leur développement initial (le marché prenant ensuite le relais…) il réclame une très forte augmentation des crédits de l’Etat pour la recherche sur de nouvelles forme d’énergie grâce à des taxes spécifiques.

      ;o) « Yes, the government will be somewhat inept–but the private sector is in general inept. « 

      http://www.theatlantic.com/magazine/archive/2015/11/we-need-an-energy-miracle/407881/

  13. Monsieur Jorion, votre réponse concernant les « broyeurs de noir » est insultante et ne me semble pas digne de vous.
    Parce que je considère que certaines des interventions (pas la majorité je vous concède) interrogatives mais argumentées, dont la mienne, méritent d’autres réponses que celle du revers de main globalisant et méprisant que vous assénez comme fin de non recevoir (les broyeurs de noir).
    Au demeurant je comprends que cela vous permette d’éluder des questions qui vous sont posées d’un « revers de main » et qui peuvent être gênantes compte tenu des valeurs et positions que vous avez ici même défendues.
    Je comprends également qu’à la fin d’une journée, je suppose bien remplie, la fatigue l’emporte parfois sur la raison.
    Dans ce cas il me semble qu’il vaut mieux remettre à un autre moment le soin d’expliquer de manière argumentée et moins expéditive, vos positions.
    Je dis bien vos positions (et non pas votre) car il m’a semblé qu’au cours de ces derniers temps votre position a pris différentes postures .
    Ainsi, lors d’un billet paru il y a quelques mois déjà, vous nous expliquiez, je résume de mémoire donc de manière approximative, qu’il existait à gauche trois tendances : ceux
    qui s’adonnent à la logique néo-libérale,
    ceux qui étaient plutôt pour une logique redistributive (social- démocrate)
    et ceux qui se situaient dans un cadre révolutionnaire de dépassement du système néo-libéral et capitaliste.
    Vous donniez en exemple quelques noms de personnes connues se situant dans chaque catégorie et vous nous signaliez que vous même vous vous considériez comme appartenant au second courant (social démocrate) mais que compte tenu de ce qui s’était passé après la crise des subprimes vous étiez passé dans la troisième catégorie (révolutionnaire)
    Question : vous situez vous toujours dans cette catégorie M Jorion ?
    Entendons nous bien il n’y a rien de déshonorant à se situer en politique comme bon nous semble, parfois même la complexité des questions posées, des solutions à proposer sont difficiles, des aller retour nécessaires, le chemin se fera à mesure que l’on avance (caminante no hay camino)
    Mais dans ce type de débat le rôle du philosophe n’est pas d’excommunier, mais d’expliquer, je suis sûr que vous serez d’accord.
    Passons donc sur un épisode qui relève probablement plus de l’énervement et de la fatigue que de la volonté de blesser.
    Cependant une autre question m’obsède, c’est celle que vous défendez de la primaire dite de gauche.
    Cette primaire, nous dit-on, serait à la fois plus démocratique, plus populaire et plus efficace pour lutter contre l’extrème droite.
    Mais comment ne pas voir le désaccord de fond entre ceux qui acceptent les logiques néolibérales et ceux qui défendent le pouvoir d’achat, la survie de la planète, les renégociations des traités européens etc.
    M. Piketty n’étant pas sûr de l’emporter, imaginent- on M. Piketty faire campagne avec M Valls pour le pacte de responsabilité ? Enfin, qui peut croire que M. Hollande accepterait de se ranger derrière Mélenchon et sa 6ème République si celui ci l’emportait?
    Et comment croire qu’autant d’hypocrisie étalée, quand les adversaires d’hier feraient mines de s’être réconciliés, serait un argument convaincant face au FN ?
    Ce serait juste un argument de plus pour Marine Le Pen!
    Cette prétendue gauche des signataires de l’appel à la primaire allant de M. Hollande le néolibéral en passant par M. Cohn Bendit l’anarcho-libéral et autres « idiots utiles » au combat des conservatismes, ne peut pas gagner si elle s’enferme dans le champ clos des 35% de gens qui votent encore à gauche du premier tour de l’élection.
    Sauf à vouloir préparer l’alliance avec la droite !
    On ne mobilise pas l’électorat abstentionniste avec des combines, mais avec des propositions audacieuses sur le terrain social, écologique et démocratique.
    C’est là la clé de toute victoire, quand la primaire n’offre que le confort de la tactique politicienne à la place de l’effort de la politique.

  14. Chers-ères Mme et . Mélenchon, Pikkety, Jorion et à tous-tes vos amis-es…

    De l’avis, aussi ridicule penseront certains-es, que modeste, en toute modestie, j’aimerais vous en faire part… Modeste est même pauvre comme expression… si ce n’est qu’à l’heure actuelle, tout autant qu’à l’avenir, d’où qu’on se tourne pour regarder au loin qu’elle chemin prendre, puis en revenant sur ces deux choix que vous nous proposer, moins d’un pas, me et nous sépare, représentant d’une humble famille, au sens large, de la déchante pauvreté…

    On m’invitera à ergoter de ci de la, sur quel sens « je » mets au mot pauvreté, quelle « quantité » « économique » la classe dans quelle colonne. Et à l’opposer quel autre sens je me refuserais de qualifier la richesse personnelle, patrimoniale, etc…

    En ces temps bien des limites mouvantes arrangent trop bien, trop d’intérêts aussi changeant qu’opaques… Mais il n’en restera pas moins que cette pauvreté que l’on « optimise » pour ne pas se laisser envahir par le défaitisme, voir ce « sort » sordide conduisant à la haine nous révulsant, par l’annihilation de toutes espérances de nos enfants qu’on élève à grand peine, elle est là, pèse, s’accroît plus vite au fur et a mesure que se refuse à nous l’idée d’un « retour » de la « croissance salvatrice »…

    Donc cet avis ce veut constructif, tant bien que mal exprimé jubileront certains-es, par rapport à ce qui vous oppose dans vos deux choix, propositions, semble vouloir détruire tout espoir, toute union, jusqu’à ce « ressenti » personnel, de nuire au processus même du principe de démocratie…

    Donc… ? Est-ce qui suit peut vous rassembler pou moins pour en débattre, puis envisager de construire ce « dissensus minimum » nous étant si indispensable, tant les urgences se multiplient au fil de « effets cliquets » rentrant en action… ?

    « Négociations de dupes… ?

    C’est étonnant comment la focale mise que sur certains chiffres, exprimant la « peur »… celle du déficit de l’Unédic (qui par ailleurs est instrumentalisé dans le cadre de l’austérité combinée à l’échec et inefficient assistanat sans contreparties du patronat, des entreprises propriétés privées d’actionnaires, etc mais qu’en sous-entendu) peut inciter que les bas instincts, que les plus grands des égoïsmes (menace d’un énième 49.3 pour la « Loi travail » et négociations entre « partenaires » sur « l »allocation chômage »), conservateurs et corporatistes, à réagir… Comme si leurs « libertés » d’expression « court-termistes » prévalaient sur celles des victimes, qu’ils culpabilisent, demandant à étudier causes et conséquences à long terme…?

    Il serait obtenu derrière cette focale, la même logique que celle revendiquée par la TINA : Pas d’autres alternatives que de taper plus encore sur les chômeurs-euses, quand seulement la moitié est indemnisée « péniblement ». De taper par du tapage et matraquage médiatique, il est question par la dégressivité de leurs droits, des protections sociales, du modèle social et de la solidarité nationale, somme toute…

    Passée la « peur » que d’un chiffre celui du déficit brandi comme un spectre horrifiant devant hanter que des fantasmes, ceux du « déclinisme » entre autre, c’est étonnant comme cette logique semble anesthésier toute réflexion de fond, sur le manque d’autres chiffres qui à la « normale » viennent équilibrer la balance des comptes publics… Résoudre une équitation budgétaire ayant plus d’inconnues que le seul résultat annoncé à l’avance, conditionné qu’à même pas la moitié des données, est-ce réaliste et honnête…?

    Comme si le « ménage » pour lequel on prendrait l’Etat, « notre démocratie » quoi… et la gestion paritaire des caisses sociales, devait devant le « banquier » (la « main invisible des marchés », la finance cet « ennemi d’hier »…?), faire des coupes à l’aveugle en s’en prenant aux plus fragiles de ses enfants, pour rembourser des dettes, alors qu’il n’a pas de rentrée d’argent, et qu’il ne peut se retourner vers la justice indépendante, n’existant pas au niveau international en matière « économique », financière, monétaire, etc… c’est son « arbitrage » du litige en question, qui est fait par l’arbitraire du « privé », et instrumentalisé par les médias de masse et politiques ultralibérales.

    Pourtant des chiffres qui concernent le manque de recettes fiscales, rendant déficitaire les caisses de l’Unédic, recettes indispensables pour équilibrer les comptes, il en existe des conséquents… Chaque année, le « ménage » s’appauvrit de plus de 20 milliards d’euros de non paiement, de fraudes quoi, des cotisations sociales patronales, contre lesquelles rien n’est fait, ni dit de sa part…

    Pensez vous en tant que « ménage » de votre foyer, que vous ne vous retournerez pas contre l’employeur, à demandant à l’Etat et à la justice indépendante d’abriter un litige (quoi que le verrou de Bercy et « secret d’affaire » parasitent l’indépendance), si cet employeur vous arnaquait…?

    Même que « le ménage » accepte, après moult trahison par l’infantilisation de l’électorat, le « ménage » sacrifie sans cesse plus de baisse de ces cotisations patronales (pacte de responsabilité, etc), grévant encore plus ses rentrées fiscales, déséquilibrant la balance, derrière la « promesse » (1 million d’emploi du medef) de « ruissellement » demain, après demain, qui n’est convaincante qu’à l’aune de la crédulité de la « réalité augmentée »… « L’ubérisation » et « l’ordinisation » défiscalisée du travail et de l’emploi, ne promettant que d’augmenter l’irréelle création d’emploi et de travail…. ou la réelle précarité et paupérisation des enfants sacrifiés.

    D’ailleurs autant le medef et autres patrons que « le ménage » ont déclaré leurs ‘intentions » : pour le premier ne plus vouloir respecter les droits que donnent la convention de l’Organisation Internationale du Travail, aux enfants sacrifiés, quand pour le second, il fut question d’avertir qu’il lui est « tentant » de bafouer allègrement des droits de la déclaration universelle des Droits de l’Homme.

    A ce chiffe des fraudes des cotisations sociales patronales, se rajoutent celles de l’optimisation, estimées entre 60 et/ou 80 milliards d’euros par ans… Autrement dit, de quoi rendre encore plus déficitaire la solidarité nationale, le partage équitable et égalitaire des richesses nationales… Et pourtant récemment, le « ménage » a décidé d’abandonner le vote d’un texte de loi destiné à lutter contre. Alors que la « croissance » recherchée est l’obtention des fraudes et délits, et doit être un facteur de confiance, puis doit se faire par la consommation des enfants sacrifiés, en « ménage », ceux ci ne consommeront jusqu’à se consumer avec la démocratie, que les « promesses » de la « réalité augmentée », trafiquée quoi.

    Soit, alors que le recouvrement des fraudes de l’optimisation, qui se retrouvent cul et chemise avec les « promesses » de « croissance » de « l’ubérisation » et de « l’ordinisation » défiscalisée du travail et de l’emploi, renflouerait les caisses fraudées… il paraîtrait que ces fraudes là… seraient « légalisées »… même si « immorales »… Pari est pris pour retrouver la « croissance », de laisser entendre que : puisque la concurrence est de plus en plus déloyale, pourquoi serions nous les seuls à être honnête intègre…? Beaucoup des défenseurs de cette idée, « rêvent de ré-enchanter » l’idée de « dépénaliser » les actes délictueux, criminels (Vote ou 49.3 de la loi Sapin 2 : trafic de drogue, d’organe, de ventes d’armes illégales, de l’esclavage d’enfants traite d’être humain, prostitution, travail non déclaré, etc, ce tout « légalisé » inclus dans le calcul des points de PIB), qui s’accoquinent assez bien avec autant l’optimisation… que les mafias en tout genre,

    C’est en tous cas dans le raisonnement de la TINA, ce que les enfants sacrifiés du « ménage » sont invités à gober en excuses de leur délaissement, reniement, « déchéance » de leurs droits, et dérives de la « croissance » des fraudes pour cause de trop d’impôts et règles, devant ainsi éviter de poser des question sur la responsabilité et culpabilité des déficits, délits crimes non condamnés, ni combattus, par le clientélisme, carriérisme, les conflits d’intérêts du pantouflage, de la corruption (loi Sapin 2 et loi Macron I), de ceux et celles qui ne les représentent plus dans la démocratie, ces enfants sacrifiés du « ménage »…. Leur abstention faisant office de liberté d’expression, est détournée derrière d’autres fantasmes, devant nous faire croire que ces enfants, votent la haine… Mais n’est-elle pas l’abstention un écho à l’absentéisme, et l’abstentionnisme des données posées en inconnu dans l’équation budgétaire…? N’est-ce pas aussi l’expression légitime du dégoût populaire, de voire diluées et disparaître les responsabilités politiques et « économiques », financières, etc du clientélisme,des cumules de mandats, des conflits d’intérêts, etc pouvant être effacé par le vote d’une loi Sapin 2 sur l’impunité et l’immunité accordée, a ceux et celles censés-es lutter contre la corruption, et ceux et celles censés-es incarner « l’exemplarité » en plus de nos valeurs fondamentales…?

    Par ailleurs ces même personnifications autoritaires (49.3) du pouvoir sans partage, et sans contre pouvoir (périmètre élargie des « lois d’exceptions », « Etat d’urgence », etc) négocient en secret des accords (TTIP, TISA, etc… par ailleurs les même acteurs et défenseurs de « l’ubérisation » et « ordinisation » défiscalisée du travail et de l’emploi se retrouvent dans ces négociations) s’apprêtant à faire de la « croissance » sur la privation des services publics et biens communs, sur le monde du vivant que les enfants sacrifiés, et leurs descendants, doivent hypothéquer ou vendre à la découpe.

    Mais comme si ça suffisait pas d’avoir à cacher des responsabilités et culpabilités criminelles, délictueuses, d’avoir à rendre impunis et à proclamer l’immunité des fraudeurs-euses, des « collabos », des « poujadistes », de ceux et celles du « ras le bol fiscal » , dans le choix de la solution unique de la progression des déficits devant être combler par la régression, dégressivité, des droits et protections des plus faibles, vulnérables, démunis-es… toujours plus nombreux et appauvris-es, précarisés-es… d’autres fraudes, à la TVA (plus de 17 milliards d’euros en 2014. Et autant en moyenne chaque années), viennent plomber les déséquilibres des budgets…

    Celles là ont de quoi plus que mal passer quand la hausse de cet « impôt injuste », fut décidé pour financer en partie le CICE (TVA sociale sous le quinquennat « buissonnier »), offert en cadeaux sans contreparties à ceux et celles propriétaires privés d’entreprises qui discriminent à l’embauche (à divers titres), des victimes, ces enfants du « ménage », ciblées par cette nouvelle « réforme » de la « déchéance » des droits sociaux…

    Autrement dit… alors que ces enfants du vivre ensemble, du « ménage » quoi, sont plus que discriminés à l’embauche, quand ils le sont aussi dans l’accès aux logements sociaux manquant cruellement (faisant les fortunés d’une bulle spéculative immobilière), aux droits sociaux (scandale social des « non recours ») le sont aussi pour partie dans les contrôles aux faciès, le refus du droit de vote, la suppression de la gratuité des cantines scolaires pour ceux enfants de chômeurs-euses, le «bénévolat contraint » des bénéficiaires du RSA (dont seulement la moitié des ayants droit le touche) en certaines parties du territoire nationale (« réforme territoriale ») alors que ces enfants sont victimes à plus d’un titre, ils payent en plus des cadeaux par leur consommation à ce qui s’apparente à un retour du colonialisme et esclavagisme, fraudant « décomplexé » ce que la solidarité nationale, l’égalité des droits, la fraternité, arbitrée par le « ménage » a abandonné…

    Comme si par « magie », ou autre retour d’une croyance oubliée sacralisant le « miracle », qui sait… la dégressivité des droits des enfants sacrifiés, et des plus faibles du « ménage », suffisait à redonner « confiance », espoir, au « rêve » que le patronat ne discriminerait plus aucun enfant, ne frauderait plus jamais la solidarité nationale, et que serait alors « ré-enchanté » le « rêve » du « ruissellement », qui n’irait plus irriguer gratuitement, l’hypothèque des richesses et ressources de demain, des futures générations, dilapidées dans les bulles spéculatives prêtes à exploser… ?

    Mis dans la balance d’un coté le poids immorale illégale, odieux, frauduleux, coupable des délits et crimes fiscaux devant faire les recettes fiscales suffisantes pour partager au travers de la redistribution, et de l’autre coté celui ridicule au vu du déséquilibre des dépenses, agitées en rouge, d’un déficit cumulé devant effrayer, parce qu’apparaissant en hauteur, surexposé par rapport à ce qui est laissé sciemment dans l’ombre du raisonnement de la TINA, on comprend mieux comment sont infantilisées les victimes de ce système. Et culpabilisées à tort qui puis est.

    C’est la que l’autre aspect de la logique inique et fascisante de la TINA rentre en scène… faisant le « jeu » à « part égale » (en terme « démocratique » ne reste à choisir qu’entre la TINA ou le fhaine) avec le fhaine et sa « préférence nationale » dans la marge fascisante… La TINA externalisant sa xénophobie, son racisme de classe vers le fhaine, ce dernier exacerbant les positions idéologiques des terroristes…

    Se cachant derrière la « mondialisation » et « compétitivité » sont argumentés les efforts nécessaires d’adaptations des modèles sociaux, droits du code du travail, etc, de manière complètement absurde… Alors que cette « compétitivité » ne cours que derrière les moins disant des modèles protecteurs, sociaux, fiscaux environnementaux, etc échappe aux enfants du « ménage » le fait que les délocalisations, externalisations, etc de productions, promettant du « moins cher pour des salaires toujours plus bas », en plus de se faire sur fond d’esclavagisme, d’enfants souvent (Nestlé, ou encore en Chine, Afrique, derrière la fabrication d’objets connectés « sources de croissance de demain ». Au Bangladesh, au Qatar, en Arabie Saoudite, « allié » douteux – pétrole contre « armement patriotique ») sont externalisées aussi les sources de pollutions déréglant et dégradant le changement climatique. Ce sont des guerres « économiques » énergétiques, de matière première (terres arables, eau potable, etc) qui s’intensifient alors que d’une part les ressources (et richesses) étant partagées de plus en plus inéquitablement et de manière inégalitaire, se raréfient, de l’autre l’explosion démographique s’accroît.. Bien des guerres de « nos va t’en guerre » jettent sur les routes ou au fond des mers, etc nombre de réfugiés-es d’ailleurs… Et les enfants sacrifiés, jusqu’ici vivant de manière « privilégiée » dans un pays riche, du « ménage » quoi, seraient inviter à les craindre ces réfugiés-es, à en avoir peur…

    Disons que cela faisant, pendant ce temps, infantilisés qu’ils sont, ces enfants du « ménage », évitent aussi de poser en question… : Mais quelle part de responsabilités est à prendre par le « ménage » quand la disparité des monnaies s’accroît tellement, le dérèglement climatique s’intensifie d’autant, les ressources disparaissent à un tel rythme, les inégalités croissent si vertigineusement, que de toute manière les tensions sociales, « sociétales, les guerres, etc vont augmenter à tel point, que le nombre des réfugiés-es qu’ont devrait haïr aujourd’hui sera multiplié d’autant si ce n’est plus que par l’explosion et la pression démographique qui augmentera d’autant dans les pays « privilégiés » aux climats tempérés, etc… ?

    Et en question subsidiaire découlant de celle ci dessus, il faut éviter de s’interroger sur le poids, la légitimité, la légalité, des dettes publiques, explosées après avoir socialisé massivement des dettes privées douteuses frauduleuses suite au crack de 2007/8. Il est surtout question d’éviter qu’il soit envisageable de les auditionner de manière indépendante et que les pays riches payent aux pays pauvres, émergents, à leur populations, ce qu’ils leur doivent, jusqu’au dernier préjudice moral, social, etc causé…Pusiqu’au fond il est question pour la TINA d’argumenter sur la nécessité de l’austérité d’un coté, et de l’autre du besoin de relancer ne serait-ce que l’illusion d’un retour de la « croissance », sa « réalité augmentée » quoi, (dont il est peu souhaitable qu’elle revienne comme elle l’était avant cette « croissance » productiviste) il lui faut éviter qu’on envisage de comptabiliser ce que les scandales du LIBOR, de DEXIA, etc incriminant le juge », « l’arbitre privé » auquel « l’Etat ménage » fait appel, se réfère, combien ils coûtent à la solidarité nationale et internationale et aux modèles sociaux attaqués de toute part…

    Il est des « aléas moraux » bien connu, que beaucoup d’ultralibéraux et libéraux, libertaires, de tout bords, préfèrent laisser dans l’impensé de « mensonges » soit disant « altruistes » (d’intérêt général. C’est une référence en psychiatrie), quand ils ne sont en majorité que l’amalgame et le mélange de mensonges des plus égoïstes, cupides, avares, moribonds, et mortifères pour l’espèce humaine, et ses futures générations… de la « méritocratie »,de l’oligarchie…

    Pierre Juillot. »

    1. Pardon pour les fautes comme par exemple « déchante pauvreté » qui se voulait exprimer «  »déchéante » pauvreté ». Trop d’émotion comme la « croissante » frayeur faisant ce « ressenti » d’être déçu à plus d’un titre démocratique… quelque soit le choix, en plus d’inquiétudes pour mes proches, m’ont fait confondre, mélanger, précipitation, empressement, avec raison que la relecture m’aurait permis de garder.

      Le lien du texte recopié ci dessus, est là : https://www.facebook.com/pierro.sanslalune/posts/506617436184362

      1. Votre texte est d’une grande puissance justement pare ce que loin de s’arrêter aux questions de formes, d’orthographe, il les transcende. Cela nous est étrange au début mais ensuite nous confère une sorte d’énergie punk (pas de préalable d’étude de la musique pour faire de la musique) rare. Cela ressemble à du Antonin artaud. CONSTROY ! https://raphaeljuy.wordpress.com/

    2. Je ne jubile pas.
      -Je-ne-jubile-pas- Promis, croix de fer, si je ment etc…enfer.

      Mais plus précisément: Vous disiez…?

  15. @JT
    « Le principal moteur en matière politique est la peur : peur du changement (d’où l’alternance absurde PS-RPP/UMP/LR depuis 30 ans) ou peur de l’étranger (dans le cas du FN).  »

    Est-ce que vous considérez le rétablissement des frontières et de droits de douanes, pour sauver ce qui peut encore l’être de notre agriculture et de notre industrie, comme une réaction de peur ?

    Peur du changement ? Mais c’est bien Vals Macron et Khomri qui – au nom du changement – sont à la manœuvre pour casser le code du travail, soudain qualifié d’archaïque.

  16. Merci françois pour ce long message qui décortique clairement
    les chances de Jean-Luc Mélenchon et le courage de son initiative ! Quand on écoute ce qu’il dit et la justesse de ses propos et qu’on laisse nos préjugés de côté sa vérité s’impose car elle est accompagnée d’une sincérité indiscutable !
    Ceux qui pensent encore que seul l’argent peut mener le monde vers le meilleur feraient bien de se rappeler que l’enfant qu’ils ont été n’est pas né avec un billet d’une quelconque monnaie créée ni dans son derrière, ni dans sa bouche…!!!
    Il est temps que tout cela cesse et qu’enfin on reconnaisse ce qu’il y a d’essentiel dans la vie…!! Mélenchon, a sa manière, dit de manière péremptoire, mais profondément humaine, ce que nos aïeux ont défendu au péril de leur vie :  » La dignité d’être humain » !!! Aujourd’hui englués dans notre confort on n’est plus capable de faire face à l’ignoble…Il était temps qu’une conscience s’élève pour nous montrer du doigt la lâcheté dont nous faisons preuve !!!
    Encore merci pour ce plaidoyer.

  17. Tout d’abord, une précision sur la primaire : il y a d’un côté la primaire telle qu’envisagée par le PS, c’est-à-dire irrecevable et inintéressante au possible. Et il y a de l’autre la primaire telle que décrite par ceux qui ont lancé le projet, qui veulent sortir de la mécanique des partis, et inviter la société civile à la rédaction de la charte commune qui devra engager tous les candidats à cette primaire. Hollande y est invité, mais c’est pour la forme. Il suit de cette précision que la primaire à gauche se fera sans le PS, ou bien ne se fera pas.
    Pour revenir ensuite au débat de « qui est indispensable », construisons quelques hypothèses de travail, forcément fragiles, à partir des résultats de 2012 du premier tour. On peut partir sur la base de ces résultats en postulant ensuite des hausses et des baisses en fonction de l’évolution politique depuis 2012, et sans trop se préoccuper, dans un premier temps, de ce qui se passe à droite. Tablons donc de manière générale sur une déroute de Hollande, et donc sur, mettons, la division de son score (28 %) par deux. Comment se répartissent les 14 % qui ne vont pas sur lui ? Rappel du total des voix de gauche au premier tour, y compris PS : environ 41 %, 42 % avec le NPA. Donc il y a de quoi gagner une élection.

    Hypothèse 1 : Pas de primaire, tout le monde y va, chaque parti de gauche veut être représenté. Et Piketty se lance aussi.
    Hollande 14 %
    Mélenchon perd une partie des voix du Front de gauche, mettons la moitié, et fait 5 à 6 %, + 3 % des voix piquées à Hollande. => 8 à 9 %
    PCF idem (si Pierre Laurent mange du lion) => 8 à 9 %
    EELV gagne 3 % des voix piquées à Hollande => 5 à 6 % (hypothèse ultra-optimiste)
    Le NPA grapille 1 point => 2 %
    Piketty et Larouturrou se lancent ensemble ou séparément, et remportent le reste des voix mécontentes de Hollande, tout en arrivant à piquer un peu de voix à Bayrou (qui avait quand même fait 9 % en 2012), et à faire un score important parce que c’est des nouvelles têtes (hypothèse optimiste) => mettons 8 % ensemble, 5 % et 3 % séparément.
    Total : 46 % environ, qui excèdent donc les 42 % de 2012 si on comprend (hypothèse optimiste) la récupération d’une partie des suffrages de l’électorat centriste.
    Résultat des courses : aucune liste de gauche ne parvient à passer devant Hollande et à dépasser la barre des 20 %, le second tour se joue entre LR et le FN.

    Hypothèse 2 : la primaire de gauche se tient, donc sans le PS, Piketty est élu candidat, et l’ensemble des voix de gauche – sauf celles du NPA, et celles fidèles à JLM qui maintient sa candidature – se reportent sur lui.
    Hollande 14 %
    Mélenchon idem 8 à 9 %, sauf qu’une partie de l’électorat communiste votera plutôt pour lui que pour Piketty => mettons plutôt 10 %.
    Piketty the Saviour : 19 à 20 % environ
    NPA : 2 %
    Total : 45 à 46 % des voix, avec les mêmes réserves que pour l’hypothèse 1.
    Résultat des courses : Piketty, réunissant les voix des écolos et d’une bonne partie du PCF, ainsi que d’une partie des centristes, passe largement devant Hollande. Mais il échoue à se qualifier pour le second tour.

    Hypothèse 3 : la primaire de gauche se tient, donc sans le PS, Piketty est élu candidat, et l’ensemble des voix de gauche – sauf celles du NPA –, se reporte sur lui, y compris celles de Mélenchon qui se retire au profit de Piketty.
    Hollande 14 %
    Piketty the Saviour : 27 à 28 % environ
    NPA : 4 % (parce que beaucoup d’électeurs du PG ou de la gauche radicalene voudront pas voter pour quelqu’un qui est « viscéralement attaché à l’euro », et préféreront reporter leurs voix vers un candidat anticapitaliste).
    Total : 45 à 46 % des voix, avec les mêmes réserves que pour l’hypothèse 1.
    Résultat des courses : Piketty passe devant Hollande et parvient à se qualifier pour le second tour.

    Hypothèse 4 : la primaire de gauche ne se tient pas, Piketty soutient Mélenchon, et l’ensemble des autres partis (PCF, EELV, Nouvelle Donne), voyant la dynamique amorcée du côté de JLM, décide de le rallier également pour avoir une chance de passer au second tour, avec des assurances concernant le fait que Mélenchon ne va pas mettre tous les banquiers en prison mais qu’il va d’abord discuter avec eux. Et seulement ensuite les mettre en prison.
    Hollande 14 %
    Mélenchon 24 à 25 %, parce que du coup on oublie la récupération d’une partie des voix centristes, et on essuie quand même un peu la perte d’une partie de l’électorat EELV qui va voter blanc, PS ou NPA la mort dans l’âme.
    NPA : 2 %
    Total : 40 à 41 % des voix
    Résultat des courses : Mélenchon passe devant Hollande et parvient à se qualifier pour le second tour.

    Alors je sais, tout le monde va me dire que c’est fumeux, que ça ne prend pas en compte ceci, cela, etc., et puis qu’il faut sortir de ces calculs d’apothicaire et élaborer un programme, que la politique-fiction c’est naze, etc. Eh bien sachez que le premier but de ces hypothèses de travail était de montrer qu’il n’est arithmétiquement pas possible de gagner les élections sans en passer par la case Mélenchon. Enfin, s’il n’avait pas présenté sa candidature, ç’aurait peut-être été possible, je ne sais pas, mais 11 % en 2012 (certes avec le PCF, Ensemble, etc.), ça ne se néglige pas. Ça ne permet pas de gagner, ni même en fait de passer devant Hollande, et donc la deuxième chose qu’il s’agissait de montrer est qu’il faut limiter le plus possible le nombre de candidatures à gauche : l’hypothèse 1 comme l’hypothèse 2 mènent à l’échec.
    Ensuite, on pourra également me dire que le PS n’est peut-être pas aussi décati, et que Hollande pourra sans doute faire un meilleur score que ça. Peu importent les chiffres avancés ici en réalité, et même si Hollande fait 20 % en 2017, et que la lutte est très dure, cela ne remet pas en cause le fait 1/ que Mélenchon est un personnage incontournable, actuellement, de la gauche française, et que la victoire ne se fera pas sans lui, 2/ qu’il faut limiter à deux le nombre de candidatures à gauche, hors NPA et LO, et en comprenant le PS qui se présentera de toute façon. Sinon c’est la défaite assurée au premier tour. À droite, il y a le FN et LR, et Dupont-Aignan qui a autant d’impact que le NPA : ils ne seront donc en gros que deux en lice, et si l’on est trois à gauche on part avec un handicap certain pour se qualifier pour le second tour. Ha oui en effet, il y a aussi Bayrou au centre, qui est loin d’être négligeable, ce qui renforce encore l’idée qu’il faut une candidature unique de la gauche hors PS, ce qui ne sera pas possible sans en passer par une négociation avec Mélenchon ou un ralliement à lui.

    Après, hypothèse 3 ou 4, ou bien une autre, je ne sais pas, mais voilà, MM. Mélenchon et Piketty, rencontrez-vous et voyez si vous pouvez trouver un terrain d’entente.

    1. Qu’en est il des 52 à 55 % d’abstentions -blancs-nuls , même si pour une présidentielle l’abstention est sensiblement moindre …jusqu’à maintenant ?

      1. Je me suis basé sur les résultats de 2012, c’est-à-dire les non-blancs. Après, je ne sais pas trop quoi faire des abstentions/blancs/nuls, mais si vous avez une meilleure idée…

      2. Mon idée , c’est qu’il faut qu’une élection présidentielle serve aussi à les remettre en marche , car avec les niveaux majoritaires atteints , on ne peut pas être très fier et très solide , d’être élu avec 51 % de 65 % ou même 70 % .
        Où qu’ils aillent .
        Hollande en sait quelque chose , et il en a apparemment tiré la conclusion qu’à défaut de gouverner dans le cadre d’un mandat clair que lui aurait donné une onction démocratique nette , il pensait gouverner au mieux des intérêts du pays au moins tels qu’il les perçoit , en avançant seul ou presque . J’imagine qu’il prend des notes de mémoires pour l’Histoire quand elle s’écrira !

        Mais ,si ces citoyens perdus mais retrouvés, vont dans la direction d’un candidat qui leur explique , de cœur et de raison , un monde où l’on peut peut être heureux d’être homme et femme , ils mériteront de faire « la différence » .

        Ou ils retourneront dans la recherche des plus petits « communs « multiples et harmonieux .

    2. Analyse étourdissante. Stéphane Rozes peut aller se rhabiller. Il a plus sa place à Sciences-Po, les nouveaux experts es déchiffrage électoral sont là. Entrons dans la carrière sans attendre que nos aînés n’y soient plus. Du balai Stéphane, François est là !
      (communiquer d’urgence.ce vrai trésor de finesse politique à Jean-Luc, il saura en faire bon usage)
      @Juan, arrête de délirer avec ton abstention, c’est 20% maxi pour la prési.

      1. J’ai dit abstention -blancs- nuls : si c’est effectivement plus réduit aux présidentielles … jusque là , la somme des trois représente quand même de façon assez constante 25 à 26 % du corps électoral . Si l’on raisonne sur le second tour qui est toujours le plus participatif , on a donc :
        Candidat élu : 50+€ ( je ne sais pas faire epsilon ) à 55 % des votants , soit 37 , 5 % à 40 % du corps électoral.
        Candidat battu : (37,5 – € )% à 33, 75 % du corps électoral.
        Abstention- blancs- nuls : 25 % du corps électoral .

        Ça peut suffire à conduire un pays en roue libre dans un pays prospère et avec des liens qui le protègent grosso modo , certainement pas dans un contexte de grands vents nationaux et internationaux , où tout tangue .

      2. @ Juannessy – Autre manière de dire la même chose: sur quelle majorité Piketty (ou un autre) pourrait-il s’appuyer pour éviter une « cohabitation » avec un gouvernement issu de l’assemblée résultant des peu prévisibles prochaines législatives. Le projet Piketty risque fort d’avoir comme effet la fin du PS actuel sans qu’un parti « vraiment à gauche » n’en résulte.

        Même s’il semble utopique qu’il aboutisse à l’occasion des prochaines élections, le projet de constituante de Mélenchon est plus cohérent…

      3. @GL:

        Une élection présidentiel en France , c’est un e sorte de referendum que le vainqueur même petitement élu transforme vite en plebiscite dès qu’il est devant les caméras .

        Mais la meilleure façon de « faire constituante » aujourd’hui , c’est de la présenter dans les quelques mois de débats de la campagne présidentielle , pour que le « referendum présidentiel » devienne un referendum constituant .

        Reste à démontrer qu’une Constitution nationale , qu’elle renverse ou pas la table , a un poids dans le contexte international et géostratégique des « pôles » qui essaient de se mettre en place .

        Quelqu’un a -t-il eu accés aux documents du 12 ème round du TAFTA , pour nous dire à coup sur ce que des « pas votants » ont cogité et voté pour nous depuis neuf ans ?

      4. Vigneron: je savais que ça n’allait pas vous plaire. Mais vu que votre seul argument est l’ironie, voire parfois l’insulte, je ne vois pas même l’intérêt de vous répondre. Ce sera donc la seule et unique réponse de ma part à vos gesticulations.

      5. Excellente résolution. Tu fais bien de laisser l’ironie et l’insulte à ton maître JLM et de te contenter de l’alimenter de ta science es déchiffrage électoraux et stratégie politique; les veaux seront ainsi bien gardés.

    3. Je crois que cela s’est fait hier, de façon impromptue à la Garde du Nord en redescendant de Lille.  » Il est 23h30. Le train se pose à la gare du Nord. Les âmes se dispatchent, d’autres se retrouvent par hasard : Jean-Luc Mélenchon était dans le même train. Dans un petit coin de la gare, il bavarde, tranquillement, avec Julia Cagé et Thomas Piketty. Ils proposent de se revoir dans les prochains jours et échangent leurs coordonnées : tous les chemins mènent à l’Elysée.  »
      Ce n’est peut être pas un hasard, ou alors un hasard objectif tel que définit par Breton: « expression + ou – retardée (dans le cas présent 3 jours…) de la nécessité »
      http://www.liberation.fr/france/2016/02/26/melenchon-la-loi-el-khomri-nous-renvoie-au-siecle-dernier_1435901

  18. JL Mélenchon a perdu pour moi toute crédibilité depuis qu’il a déserté Hénin-Beaumont comme il y était venu. La seule manière pour lui de reconquérir un minimum de légitimité serait qu’il daigne se soumettre à un minimum d’action collective, ce dont la primaire est aujourd’hui le meilleur gage. Nul n’est irremplaçable, ouste!

    1. Raisonnement absurde Etrun, JL Mélenchon n’est pas élu à Hénin Beaumont, je ne vois pas pour quelle raison y serait il résté.

    2. Action collective , d’accord ! mais avec qui ?

      avec les « sociaux-traitres » du PC et EELV ? eternels vasseaux du PS qui fait une politique plus à droite que Sarkozy ?

      Vous avez raison nul n’est irremplaçable !
      Allez, ouste les hypocrites !

  19. « La colère engendre la peur de celui qu’elle fait taire, et la révolte de celui qui lui tient tête. La démocratie authentique se situe ailleurs que la colère, même « légitime ».
    La colère dissoute dans la démocratie ou la démocratie antagoniste à la colère ?, dites moi plutôt quel est le démocrate qui censure à 2 reprises entre 21 h et 24 h mon message de réponse à PYD du 23 février 2016 à 20:27 tout en validant les conneries de Vigneron.

      1. Ça aurait été surprenant que vous censuriez la seule analyse proposée depuis 17 ans sur la fameuse phrase de Poutine, ce sale type mal élevé qui parle aussi grossièrement alors qu’il est un Président, donc c’est le robot qui doit se souvenir d’un vieux message de Rosebud disant que la Raison d’État n’est rien d’autre que le droit de mentir, et qu’une « démocratie authentique » comme vous dîtes devrait abolir : bien entendu. Perso, je n’arrive plus à user du terme authentique depuis qu’un pucier s’était foutu de ma gueule avec le witz haute en toc.

  20. Consternant d’observer la fascination que Mélenchon continue d’exercer sur nombre de gauchistes mal dégrossis, alors qu’il n’est que le spectaculaire histrion qui bloque par sa personnalité détestable la réunion politique des gauches radicales et qu’il aurait du disparaitre de la scene politique depuis 4 ans déjà.
    Consternante la fascination que Poutine exerce sur ces memes gauchistes mal dégrossis, effet pervers d’une nostalgie suspecte de l’URSS et du KGB, alors meme qu’il n’est que l’histrion nationaliste de la vieille Russie orthodoxe.

    Le rouge-brunisme dans son éclatante logique revancharde et violente.

    Edit : et il y a longtemps que le Yeti montre l’exemple de ces dérives suicidaires.

    Sans moi, merci.

    1. Je crois que tout est dit. Le divertissement Méluche est clos.
      Moi je soutiens la candidature écomoderniste de Gates, Bill Gates :
      « How do you stay optimistic?
      Our deep scientific understanding of how to design alloys, how to pick catalysts on a rational basis–our ability to do science is accelerating. Science has taken us from a situation where more than a third of all kids died to a situation where 5 percent of kids die. In the next 15 years, if we do our job right, we will get that down to 2.5 percent.
      If you zoom out a little bit, and you look at the acceleration of science over the past 100 years, and the basic understanding we have gained and the tools we have, and the percentage of people in the world getting literate and getting engineering degrees, those numbers are on the constant rise.
      I think it is irrational not to be optimistic, but I admit I am disposed to be optimistic. So maybe I would misconstrue the facts if they were against me. But I think, honestly, you have to be optimistic. Look at what we are doing with food production. Look at what we are doing with health. Would you rather have cancer 10 years ago or 10 years from now?
      My favorite book isThe Better Angels of Our Natureby Steven Pinker. As he says, there is only one thing that has gone down faster than violence, and that is our tolerance for violence. Ironically, at the period where violence is lower than ever, our disgust to how much violence there is at an all-time high.
      When the U.S. was poor, we polluted our rivers so badly. We made such a mess of this country. And then we got rich and said, « Oh God, we have to clean up the Potomac. We even have to clean up the stupid Hudson. » I mean, my God, we’re getting so picky.
      Being rich has allowed us to get disgusted at this mess that we made. We are more tasteful about things that bother us. That is the leading indicator of things that we will change. We will change our energy economy. We will change our gender imbalance because we are kind of unhappy about it. »

      1. Inquiétude à propos de l’intelligence artificielle

        « Si les robots nous faciliteront la tâche et si son Personal Agent a des airs d’assistant personnel intelligent, Bill Gates n’est pas pour autant d’un angélisme béat face au progrès. S’il reconnaît qu’il aurait volontiers travaillé dans le secteur de l’intelligence artificielle si Microsoft n’avait pas fonctionné, il déclare ouvertement être « dans le camp de ceux qui s’inquiètent d’une super intelligence. « Pour commencer, les machines réaliseront beaucoup de tâches pour nous et ne seront pas super intelligentes ». Il est d’ailleurs d’accord pour reconnaître que cela pourrait avoir un effet positif. Mais « après quelques décennies, cette intelligence pourrait devenir assez puissante pour être une source d’inquiétude ». Avant de renchérir : « Je suis d’accord avec Elon Musk et quelques autres sur ce sujet et je ne comprend pas pourquoi certaines personnes ne s’en inquiètent pas ».

        http://www.01net.com/actualites/bill-gates-travaille-sur-personal-agent-un-projet-secret-chez-microsoft-643428.html

      2. « How do you stay optimistic ? »

        L’homme n’a pas disparu de la pensée

        « Tout l’enjeu de ce livre est donc de les explorer dans leur permanence, leurs tensions, leurs antagonismes comme dans leur éventuelle complémentarité. Sa force tient à son parcours minutieux et foisonnant qui confronte, dans un sens, modèles philosophiques et questionnements scientifiques (quel type de science suscite chaque figure de l’homme ?) et, dans l’autre sens, développements scientifiques et définitions de l’humanité (quel type d’homme suppose chaque développement des recherches ?). Francis Wolff n’oublie pas non plus de jauger les avantages et inconvénients, les incidences politiques et morales de chacune de ces quatre figures. »

        « L’ouvrage exige des lecteurs avertis, et même assez aguerris aux parcours conceptuels, mais l’ensemble forme un périple impressionnant. Francis Wolff, chemin faisant, et plus encore en fin de parcours, n’y masque pas ses propres choix. Ils le portent à soutenir un humanisme renouvelé, renforcé, réfléchi, qui insiste sur la capacité unique de l’homme à produire des connaissances et des jugements moraux.  » Car il ne s’agit pas de faire de l’histoire des idées. Il s’agit de s’interroger sur notre humanité « , écrit-il.

        http://www.rpdroit.com/index.php/le-monde/156-lhomme-na-pas-disparu-de-la-pensee

        « Mais, « l’animal rationnel » n’a pas dit son dernier mot. Pas plus que l’humanisme, que l’on annonçait pourtant suranné. Car il existerait, selon Françis Wolff, un « quatrième degré » de rationalité, celui de l’universalité. Loin d’être le privilège de l’Occident, la structure de la raison humaine serait en elle-même toujours porteuse de l’universel. »

    2. Aaaaaah mon cher Joko.

      Tu me rappelle ces matinées de tractage au marché devant des personnes se disant de gauche ne voulant pas entendre parler de Besancenot : parce que vous comprenez, il cumule deux salaires et en plus il a un appartement à Paris avec une compagne qui a un très bon salaire alors pour l’estampille de gauche pure il repassera….
      Moi : Et donc vous allez voter pour ? …..
      Eux : Le PS euuuuh pour soutenir les militants….

      Tu sais quoi, je verrais bien tes propos dans la bouche de hollande dans la video (voir plus haut).

      Parce que là aussi on a envie de répondre : heiiinnnn ! quoi ?!

    3. C’est bien joli le style déclamatoire mais faudrait quelques exemples pour donner de la substance.
      Par exemple: « […] éclatante logique revancharde et violente. »
      En quoi consiste la revanche revancharde ?
      Et surtout, où est la violence ? Il n’y a pas de violence. Rien en vue en matière de violence. A l’heure où des tas de gens pacifiques souffrent et meurent d’une violence bien réelle et qu’ils n’ont jamais exercée contre quiconque, ce terme ici est obscène.
      J’ose dire que « éclatante logique » est un poil hors sujet. Perso, je ne vois aucune logique, ou pas grand’chose et si elle doit être qualifiée, je la dirais obscure ou discrète. Inexistante , en fait, comme la logique.

      Je ne comprends votre obsession de la supposée obsession des poutinolâtres supposés. Si vous en connaissez, vous avez de la chance. N’est-ce-pas plutôt vous qui êtes obnubilé par l’URSS, le KGB et tout ça ? Euh, non, en fait pas tout ça, juste Poutine…

      Tout votre texte est de la même eau, ça coule mais ne retient rien. Vous avez le droit sûr, évident, incontestable, d’avoir vos opinions , vous avez même le droit de les dire à l’emporte-pièce.
      Mais en l’état, votre bafouille, pour ce qui me concerne, je fais comme si elle n’existait pas. Une éructation irrépressible, c’est votre problème. Je suis sûr que beaucoup de personne n’en ont rien à faire. Le simplisme primaire ne passera pas par moi.

      1. J’ai froissé votre Melenchonite ? Votre Poutinite ?

        Mon commentaire ne fait que pointer du doigt le culte banal du surhomme, du sauveur, qui freine l’émancipation des citoyens, retarde et fourvoie l’avénement d’une démocratie populaire.

        Quand à Poutine, sans blague, faudrait regarder les choses comme elle sont et reconnaitre le dangereux psychopathe qu’il est : on en a marre des dictatures et des dictateurs, des fausses démocraties et des usurpateurs qui les dirigent: Hollande, Poutine et tant d’autres.

    4. les gauches radicales n’ont pas besoin d’un melenchon pour etre suicidaires, avant lui , elles le faisaient trés bien toutes seules…
      à croire qu’elles en avaient les moyens !
      les moyens de leurs narcissismes inconsequents , infeodés.

  21. Et si on organisait une primaire populaire, indépendante de toute appréciation des uns et des autres. Voir ma proposition ci-dessus, proposition martyre qui ne demande qu’à être plus élaborée grâce à vous.
    Dire que je préfère Pierre, Paul ou Jacques n’a pas trop d’intérêt, sauf pour se soulager (côté thérapeutique de ce blog). Une fois qu’on a pris sa dose de « je ne suis pas tout seul, faut que ça bouge », il faut arrêter d’écrire. On tourne en rond.

    Pour ma part, chacune des personnalités a un plus.
    Par contre, je disqualifie toute personnalité ayant fait un écart démocratique lorsqu’elle a exercé le pouvoir. Donc exit N. Sarkozy, F. Hollande, etc..

    Quel projet soutenir ? Voici de que j’en pense :
    – un projet de refonte de nos institutions, France et Europe comprises,
    – un projet économique nous permettant d’aller vers la société viable dans la durée, une société plus juste qui ne laisse personne sur le bord de la route, France, Europe puis Monde.

    Avec un tel programme, on s’en prend pour 50 ans au moins.

  22. @ JUY Raphaël

    Merci pour ce que j’interprète comme un compliment, même je n’en saisi pas toute les nuances de la définition « d’énergie punk rare ».

    Du moins par rapport au lien et texte que vous proposez, j’en comprends un aspect seulement… Je résumerais cette compréhension au travers des questions suivant le texte de Antonin artaud posant en débat selon moi ce qui suit (ce qui fut plus ou moins entendu dans « Ce soir ou jamais de vendredi dernier).

    Nos enfants doivent-ils être drogué dans tous les sens du terme, accepter de s’anesthésier voir d’euthanasier les espoirs, intelligences indépendantes, rêves de collectif… doivent-ils être shooté à la « réalité augmentée », Étatisée, institutionnalisée, drogues diverses « légalisées », « dépénalisées », faisant de l’impunité et immunité des « dealers », des « collabos », des « politicailleries » un principe élevé au rand de rentabilité en terme de point de PIB, pour ne plus avoir à voir et comprendre…, et à lutter contre toute la misère du monde, la leur incluse, qu’on leur oblige d’avaliser au travers d’un soit disant processus démocratique, et surtout pour ne plus avoir à accueillir dans leur réflexion, d’abord, toute celle misère plus ignominieuse encore, infliger à leurs frères et sœurs de l’espèce humaine, toutes ces parts de responsabilité qu’ils devraient ignorer… ?

    Dans cette longue et complexe question, j’y rajouterais pour rebondir sur d’autres commentaires laissés sur ce fil, d’autre raisonnent faisant écho par exemple au soit processus démocratique… Nul-le ne peut prévoir quel sera le taux d’abstention aux prochaines présidentielles de 2017 liées entre autre aux législatives les suivant. Tous-tes semblent s’en inquiéter ou au contraire veulent minimiser sa portée, au point de nier son importance, quand pourtant même au niveau européen et dans nos pays voisins le taux d’abstention progresse à ce genre d’élection capitale…

    Il fait parti des inconnues que mon texte précédent à voulu souligner… Ce qui me semble inquiétant c’est que la forme de nihilisme qui transparaît au sujet de ce que pourra être la progression de l’abstention… Ors il y a à la fois une incohérence des partisans défendant telles candidatures par rapport à d’autres et aux primaires ou pas, tout autant que ce nihilisme veut éluder le problème de non représentativité réelle politique institutionnelle « croissant » de plus en plus de citoyens-nes paupérisées, exclues-es de toutes solutions envisagées, et/ou de manque de clartés programmatiques.

    L’incohérence la plus flagrante par exemple, est celle d’un programme proposant une constituante, puis le fait que le candidat élu président rentrerait chez lui une fois celle ci aboutie, constituante que je défends par ailleurs pour apporter plus de représentativité… Néanmoins, le postulat pris pour justifier cette stratégie de M. Mélenchon, s’appuie sur l’idée d’une révolution par les urnes, la constituante, etc, etc, puis son départ… tout en s’inscrivant dans les mêmes dérives, s’en servant même, que ce qu’elle propose de refonder… Celle de la personnification jusqu’à l’autoritarisme du présidentialisme… Cela ne porte t-il pas préjudice aux « intentions » de M. Mélenchon, prétendant le départ du président une fois la constituante aboutie, si tant est que 5 ans lui suffise, et que l’équation rassemblement les bonnes volontés et les mauvaises volontés pour la mener, ne se heurtent pas de trop aux « ennemis de extérieures », et à la « religion féroce » (pression sur la dette, attaques contre les « fleuron nationaux », guerre des monnaies et « économiques », énergétiques, etc, envenimement des conflits et guerre de nos « va t’en guerre » etc) qui fera tout pur quelle capote… ?

    D’autre part tout en critiquant et la Vi République monarchique, dont il est question de se servir pour accéder au pouvoir suprême, et le renverser, et la « dictature des émotions » sondées, instrumentalisant que les plus bas instincts au travers des médias « mainsteram », qui fait tout pour minimiser le fait que la progression de l’abstention symbolise l’illégitimité « croissante » de tous-tes candidats-es et partis arrivant au pouvoir, ne risque t-il pas d’y avoir une contradiction et incohérence qu’en a prétendre lutter contre ces deux fléaux en s’en servant… ?

    Je rajouterais à cette réflexion, une réaction suite à la parution de M. Attali ce matin face à Bourdin. Celui disait en substance par rapport au problème que pose l’ouverture des négociations en « partenaires sociaux » au sujet du chômage, que puisqu’il y a un problème dans la gestion paritaire des caisses d’allocations chômage… les syndicats ne représentant pas les chômeurs-euses pas plus que tous-tes les salariés-es, etc, valait mieux que cette gestion revienne directement à l’Etat. Autrement dit, ce que M. Attali propose par rapport au problème de non représentativité institutionnelle des demandeurs-euses d’emploi, qui est transposable à celui démocratique c’est non pas d ‘élargir et élever le principe démocratique à hauteur des enjeux et évolutions sociales, « sociétales » que démontre ce problème, point de blocage, en incluant dans la gestion des caisses sociales ceux et celles premiers-ères concernés-es, mais jamais en position de décision dévaluation de contrôle… mais de les exclure encore plus en donnant à la « main invisible » la poignée ouvrant la porte au clientélisme, carriérisme, pantouflage aux conflits d’intérêts, à la corruption (TTIP , TISA, etc)…

  23. Cette primaire – ouverte à tous (y compris à des non candidats, mais dont les noms seraient des évidences) – pourrait aussi être une manière de sélectionner les Sages nécessaires à un gouvernement de Sages, dans un Autre Système…

    Le « recrutement » pourrait d’ailleurs être permanent. (et non daté)

    1. Oui, Dominique. J’ai d’ailleurs fait un commentaire analogue concernant les sages en utilisant le vote de valeur. Mais c’est quoi le vote de valeur ?

      1. Yves, bonne question. Ben faut y réfléchir!

        Les entreprises se posent la question à chaque embauche, et font aussi appel à des chasseurs de tête.
        On pourrait s’inspirer de ça…

        Pour l’instant ce sont les médias, et donc le fric, qui définit la « valeur ». On devrait pouvoir faire mieux!

  24. Alors que la Méluche en eaux troubles ouvre grand ça gueule et fait des bulles, le Gattaz, crabe autochtone à grosses pinces, exige toujours plus de chair pour assouvir son avidité goulue et répugnante.
    Petit poisson, pris dans le panier, réfléchis bien pendant qu’il est encore temps, après le slip, te restera plus rien.

  25. Bonsoir à tous,
    Deux cent soixante sept!
    C’est le nombre de commentaires versés ici suite au post de François Fièvre à l’instant ou j’interviens moi-même…
    A quoi ça sert ? A quoi servons-nous?
    C’est à cette même question que tente de répondre Jacques Attali sur son blog.
    A la lecture de ce brillant article, chacun pourra sans aucun doute répondre plus facilement à ce vital (ou fatal) questionnement..:
    « Heu… On sert à se poser des questions sur notre utilité ? »
    Attali n’a à ce jour pas trouvé la réponse pour lui-même puisqu’il affirme se poser chaque jour cette même question!
    Ah! La supériorité du penseur qui s’autorise à penser…
    Pour paraphraser un grand philosophe Belge ( R.G.) qui demandait  » doit-on dormir avec la barbe au dessus ou au dessous des draps? »,
    on se souvient tous que le capitaine Hadock finit par envoyer valser la literie… Mais il est vrai que c’était un vieil ivrogne égoïste!
    Vous allez me dire : mais quel est le rapport avec le texte de F. Fièvre? Peut-être rien à voir, mais en cherchant bien…*
    Au dessus… En dessous? Le dilemme pourrait en occuper certains assez longtemps ici!
    Qu’importe, j’aimerai bien savoir ce qu’on pense ici même de ce texte d’Attali qui certes, interpelle le monde, mais à mon sens pas assez lui-même…
    *Excusez moi pour ce hors sujet, mais je suis un peu grippé, et comme François, j’ai un peu de Fièvre.
    A Blus, Eric.

  26. @Alexandre,

    Effectivement j’avais remarqué que T. Piketty n’était pas sur la liste des signataires de l’appel de M. Aubry.
    C’est plutôt bien. A quoi cela sert-il de signer tout ce qui passe.
    Par contre, le lien avec NotrePrimaire est forcément fait vu qu’il y a 3 ou 4 personnalités de NotrePrimaire qui se sont associées au texte de M. Aubry.

      1. Julien,
        Le Titanic coule, mais Mme Aubry est toujours dans sa cabine de seconde classe avec autour d’elle un dernier carré de compagnons d’arme auxquels se sont associés quelques nouvelles connaissances, pestant copieusement contre un pauvre capitaine, et pourquoi pas se disent-ils, une mutinerie.
        Va-t-elle prendre son courage à deux mains pour sortir de sa cabine, monter sur le pont, descendre dans la chaloupe, et rejoindre dans des eaux plus clémentes, un nouveau capitaine ? Tu le sauras au prochain épisode 😉

  27. Alors? Pikenchon ou Meletty ?
    Bonsoir!
    Trop tard pour ces deux là!
    C’est fait! la courbe du chômage s’infléchie enfin, grâce à la politique courageuse engagée par le gouvernement depuis le début du quinquennat! Et Puis…
    Plus aucun attentat sur le territoire français!
    Si c’est pas grâce à l’état d’urgence, et à l’intervention française en Syrie tout ça, c’est grâce à qui ? Hmm? Sacrée bande de lâcheurs!
    Alors on vote pour un président normal et juste au moment où il endosse sa combinaison de super-héros pour sauver le pays, on fait la moue, on crache dans la soupe?
    C’est pas bien du tout, ça! Quelle ingratitude.
    Bon, puisque c’est ça, vous en reprendrez pour cinq ans, non mais!
    Mais oui, parfaitement! Encore cinq ans, si,si.
    Regardez, c’est facile: Pour Marinette 49% au premier tour, (mais alors là, surtout, pas plus hein, faut pas déconner, on fera ce qu’il faut à coup de scandales!)
    Pour Juppé 15% (maxi, les électeurs sont pas tous Elseimer! Si? Bon OK mettons 17%, 15% se serait pour Sarko, les souvenirs sont plus récents! )
    Pour le super-héros normal regonflé à bloc à coup de sondages et de débats prédigèrés, 18% peuvent paraître difficiles mais possibles à condition de bien vous conduire, bande de cochons! Il y aura de jolis portefeuilles pour les plus sages, hein?
    Bon allez mes enfants , et ne pêchez plus ! Prêchez!
    Ah j’oubliais… Et pour le second tour?
    Comme d’habitude, Le seul débat d’idées qui vaille: le sursaut républicain, le barrage aux extrêmes, l’esprit de Charlie et tuti quanti ! Et Hop!

    A votre santé, mais ce sera sans moi!
    Il serait donc temps que les encartés aient l’esprit de corps…
    Quand le vin est tiré, il faut le boire dit-on, mais demandez à vigneron, on est pas obligé de sourire en même temps…
    Prenez exemple sur Ségolène! Un peu figé son sourire, c’est vrai, mais quel estomac!
    A plus, Eric.

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