Thomas Piketty, présentez-vous aux présidentielles de 2017 ! (nouvelle version de l’appel), par Michel Leis

Ouvert aux commentaires. La pétition sur Change.org se trouve ici.

L’exercice de l’élection présidentielle relève de deux logiques successives. Dans une première étape, la logique à l’œuvre est celle de la sélection, entre désignation des candidats par les partis ou les citoyens et un premier tour par élimination. Dans une deuxième phase, on est dans une logique plébiscitaire (ou censitaire, comme en 2002) pour un candidat et un programme.

La date des élections présidentielles 2017 n’est pas encore fixée, mais une chose est certaine, il faudra être en ordre de bataille début 2017 pour entamer une campagne qui s’annonce difficile.

À l’extrême-droite, les choses sont claires, le fonctionnement dynastique rend inutile un processus de sélection. Marine le Pen est déjà en campagne pour les présidentielles, ce qui lui donne une longueur d’avance. Son discours d’exclusion et de retour aux valeurs les plus traditionnelles apparaît comme une rupture. Sauf dérapage, qu’il est vain d’espérer à ce stade, Marine le Pen devrait passer la sélection du premier tour. Dans une telle configuration, la logique à l’œuvre pour le second tour pourrait devenir censitaire, ce qui a le don d’aiguiser les appétits.

Pour les partis de pouvoir, les choses sont claires aussi. Les Républicains ont des primaires et des candidats. À l’issue d’un combat qui s’annonce fratricide, l’un des candidats sera le vainqueur et sera en partie lié par les surenchères libérales et sécuritaires auxquelles ne manqueront pas de se livrer les frères ennemis. On ne peut douter que l’actuel Parti Socialise aura aussi un candidat pour le représenter. Tout l’enjeu pour le Président au pouvoir est d’éliminer ses rivaux, voire d’éviter les primaires, en s’appuyant sur la pseudo-légitimité que lui confère la fonction. Ne pouvant s’appuyer sur un bilan, l’exercice risque d’être difficile. Quant aux programmes pour les partis de pouvoir, ils ne sont là qu’à titre décoratif, cela fait longtemps que la gestion des circonstances a remplacé la vision.

Telle que les choses se présentent, on s’oriente donc vers une configuration où deux candidats vont s’étriper dans une bataille sanglante pour être le finaliste face à Marine le Pen. Cette configuration a un avantage pour les partis au pouvoir : elle crée l’illusion d’une opposition frontale là où les différences de fond sont aujourd’hui minimes.

L’affrontement qui s’annonce ne représente pas une partie des Français. Seule, la présence d’un candidat portant les valeurs de la gauche et ayant des chances pour le second tour respecterait vraiment la démocratie. C’est dans ce sens que j’interprète le succès des différentes initiatives en vue d’organiser une primaire à gauche : 67% des sympathisants de la gauche sont favorables à une telle initiative.

Sauf que… un tel processus de primaire sans candidat déclaré est une pure vue de l’esprit. D’aucuns se sentent légitimes à se présenter, hors processus de sélection préalable, au prétexte qu’ils ont un parti derrière. D’autres hésitent à y aller, entre la tentation de s’affranchir des partis qu’ils représentent pour une désignation directe, et l’envie d’asseoir leur légitimité sur une sélection interne aux partis. Tout cela sent le calcul politicien, où l’affirmation du pouvoir au sein du parti compte autant, sinon plus que la perspective d’une gauche ressuscitée présente au second tour. Les partisans des différentes initiatives se jettent des anathèmes. Comme souvent à gauche, le débat sur la méthode prime le débat sur les objectifs.

Il faut donc un ou des candidats. Ceux-ci doivent remplir un certain nombre de conditions pour être crédibles et visibles dans la vraie bataille, celle pour les présidentielles de 2017.

  • C’est une tautologie de dire qu’Ils doivent porter des valeurs de gauche en toute circonstance, reste qu’à la marge de certains discours, l’ambiguïté subsiste.
  • Ils doivent avoir une grande notoriété, garantissant leur visibilité sur la scène médiatique. Il n’est plus temps de faire émerger un candidat à partir de rien.
  • Ils doivent avoir un ou deux domaines d’expertise dans lesquels ce sera à leurs concurrents de remonter le handicap, c’est l’une des meilleures armes que nous ayons face à un discours gestionnaire.
  • Dans le même temps, leur ouverture d’esprit doit permettre d’élargir le débat au-delà de leur spécialité et de tenir un discours global, qui sera déterminant s’ils parviennent au second tour.
  • La gauche ne peut faire l’économie d’un programme, Paul Jorion a écrit : « un programme est quelque chose qu’une personne est capable ou non d’appliquer, autrement dit de s’y tenir (…) Ce qui veut dire que je mets ma confiance davantage en des personnes que dans des programmes », il nous faut avoir la conviction profonde que le candidat retenu soit cette personne. Quelle que soit la sympathie que nous pouvons éprouver pour telle ou telle figure emblématique de la gauche, cela discrédite tous ceux qui ont fait des passages dans les gouvernements successifs et qui ont tenu leur place à coup de renoncements, leur départ ne leur donne pas pour autant une virginité en la matière.
  • De la même manière, les candidats ne peuvent avoir des objectifs de pouvoir propre aux organisations dont ils se réclament. Le seul enjeu doit être de faire campagne pour atteindre le second tour, même si l’on part avec un lourd handicap.

De toutes les personnalités ayant signé l’appel à une primaire à gauche, Thomas Piketty nous semble être le seul à même de remplir toutes ces conditions. Son expertise est reconnue, sa visibilité médiatique certaine, son discours sur les inégalités et ses travaux sur les réformes fiscales le rattachent indubitablement à la gauche. Enfin, aucun enjeu de pouvoir extérieur ne viendrait polluer son engagement dans cette bataille. Nous avons la conviction qu’il est à même de mettre en œuvre un programme conforme à sa campagne.

Si d’autres personnalités pensent remplir ces conditions et veulent y aller qu’ils se manifestent, mais vite. Il sera alors temps de réanimer un processus de primaire, qui gagnera en qualité et en crédibilité une fois que des candidats se seront manifestés.

Partager :

153 réflexions sur « Thomas Piketty, présentez-vous aux présidentielles de 2017 ! (nouvelle version de l’appel), par Michel Leis »

  1. Bonsoir à tous
    Près de 1000 signatures; ça commence à ressembler au Cid en route vers le port alors ajoutez y vos prompts renforts!
    Mais ne vendangeons pas les vignes du seigneur trop tôt: le vigneron a bien fait de rappeler que la question est bien d’abord d’inciter quelqu’un qui ne veut pas à y aller quand même! T. Piketty n’est pas un pot au lait que l’on transforme aisément en couvées dans les urnes!
    Pourtant, ne serait ce que pour le fait que sa présence parmi les candidats mettrait une limite aux absurdités économiques que les populistes, et les autres aussi d’ailleurs, n’auront aucun scrupule à essayer de nous fourguer, et parce qu’il fait autorité dans la matière qui conditionne l’emploi et donc le chômage de masse, il serait écouté avec attention par tous. Ce qui à mon sens justifierait qu’il soit candidat quelque soit l’issue du scrutin.
    Quand à vouloir trouver un populiste de gauche pour copier Trump, on sait bien qu’un éléphant ça trompe énormément alors niet ! Trump n’est pas un populiste, c’est un énorme doigt d’honneur à toute la classe politique US.
    Cordialement.

      1. ah, liberation…
        quel beau titre pour un journal qui n’arrete pas de prendre ses lecteurs pour des c… , des consomateurs…

        question: l’aile gauche d’un parti de droite ( qui s’apelle le PS ) peut-elle se dire de gauche ?

        J’avoue que , en ce moment j’ai toujours une petite reaction de colere lorsque je constate avec quelle complaisance servile les journalistes osent encore qualifier le PS du titre  » la gauche »…

        J’aimais bien cette idée de la gauche comme etant le parti pris politique de ceux qui defendaient les pauvres , une humanité plus libre, plus egalitaire, plus fraternelle…plus intelligente en somme …
        que la droite qui semblait n’exister que pour preserver ,voire augmenter, les positions acquises au detriment des moins bien lotis…

        Ce qui me met le plus en rogne , ce n’est meme pas le marketting politique des medias mainstream…la trahison des elites…etc…

        Ce qui me met le plus en rogne c’est lorsque je rencontre au jour le jour , la complaisance des electeurs PS qui ont le front ( c’est le cas de le dire) de se dire encore » de gauche » alors qu’ils n’en finissent pas de valider toutes ces impostures dans les bureaux de vote.

        C’est la constatation renouvelée de l’indigence morale et de l’ingenuité feroce de tout ces egoismes assemblés derriere leurs masques politiques ; leurs pseudo-« conscience de gauche » et » vote utile » etc…etc…

        Et en plus on m’invite à encore plus les » sanctifier » en votant à des primaires qu’ils s’organisent à eux-memes pour se decerner encore et toujours le meme marketting « de la gauche » …
        si ce n’etait le mepris, je ne vois pas ce qui ,maintenant pourrait m’empecher de voter à droite jusqu’à la fin de ma vie, pour empecher que jamais ces cyniques « socialistes » et apparentés, ne reviennent au pouvoir.

  2. CONSCIENCE DU SOI OU LA PAIX RETROUVÉE

    Les questions qui sont restées profondes et hors du temps à travers l’histoire ont presque toutes été laissées pour mortes.
    Il y a eu des messages laissés dans l’Écriture, des vestiges archéologiques, les traditions chamaniques, la philosophie, la poésie, l’art et la musique.

    Comme nous nous rapprochons d’un sommet de l’information technologique et intellectuelle, nous allons de plus en plus loin pour nous sentir en sécurité, dans le confort ou en intégrité au sein de nos cœurs et nos âmes. Pourtant, même si la notion de spiritualité aurait dû être dépassée depuis longtemps maintenant, nous assistons à une prise de conscience chez les gens et un désir croissant de la vérité.

    L’évolution est un terme pour définir un seul organisme et c’est le “soi”.
    Le Soi est l’univers, le Soi est l’alpha et l’oméga, Dieu et l’infinité, et c’est la seule chose qui évolue parce que nous faisons tous partie de ce SOI. Rien ne dépasse un processus évolutif seul ou sans qu’il n’y ait de bénéfice direct pour l’ensemble. Ainsi, lorsque vous commencez à penser qu’il y a une élite qui contrôle tout, cette élite qui contrôle tout dans l’ombre et qui mène la planète à sa destruction …

    Quand vous pensez que la fin est proche, l’Apocalypse, l’Armageddon, et que vous pensez qu’en tant qu’espèce nous sommes condamnés, ce ne est pas eux, mais c’est VOUS qui introduisez cela dans le présent et c’est pour une très bonne raison :

    Vous êtes en train d’évoluer !

    Arrêtez de blâmer tout le monde et n’importe quoi d’autre. Arrêtez de paniquer à propos de la tyrannie mondiale, les catastrophes naturelles et faites attention, parce que le monde est en train de vous dire quelque chose; il est en train de vous dire exactement ce qui ne va pas avec vous et comment y remédier.

    Il n’y a qu’une façon d’épurer nos mémoires, ce monde n’est rien d’autre que le reflet de nos mémoires. Si vous jugez ce monde, si vous le condamner, le critiquer, le confronter, en gros si notre démarche est négative, destructive, nous ne faisons qu’alimenter ces mémoires.
    Si notre démarche est basée sur l’Unité, sur le pardon, sur l’acceptation, nous sommes sur la bonne voie.

    Ne cherchez pas d’échappatoire, retournez en vous même, car c’est en nous que se trouve la vérité.

    Dans ce processus d’épuration, il n’y a aucun gagnant, aucun perdant, peu importe la cause du conflit, l’origine des mémoires conflictuelles se trouvent dans la conscience de l’être, dans tout son être, dans son ADN. L’important dans cette démarche, c’est de retrouver la paix, de ne plus alimenter les relations conflictuelles.

    Ce monde n’est rien d’autre qu’une relation avec soi, ainsi que l’univers et tout ce qui est.

    – Terrence MacKenna –

  3. CE QUE VOUS ÊTES, LE MONDE L’EST AUSSI !

    Donc, la première chose est de réaliser que le problème du monde est le problème de l’individu ; c’est votre problème et mon problème, et le processus du monde n’est pas séparé du processus de l’individu. Ils sont un phénomène commun, et donc ce que vous faites, ce que vous pensez, ce que vous ressentez, est beaucoup plus important que d’introduire une loi ou d’appartenir à un parti ou un groupe particulier de personnes. C’est la première vérité dont il faut prendre conscience, cela est évident. Une révolution dans le monde est essentielle, mais la révolution selon un modèle particulier d’action n’est pas une révolution.

    Une révolution ne peut avoir lieu que lorsque vous, l’individu, vous comprenez vous-même et de ce fait, créez un nouveau processus d’action. Certes, nous avons besoin d’une révolution parce que tout part en pièces – les structures sociales se désagrègent, il y a toujours et encore plus de guerres.

    Nous sommes au bord d’un précipice, et, bien entendu, il doit y avoir une sorte de transformation, car nous ne pouvons pas continuer comme nous sommes. La gauche offre une sorte de révolution, et la droite propose une modification de la gauche. Mais ces genres de révolutions ne sont pas des révolutions ; elles ne permettent pas de résoudre le problème, parce que l’entité de l’homme est beaucoup trop complexe pour être comprise par le biais d’une simple formule. Et comme une révolution constante est nécessaire, elle ne peut commencer que par vous, avec votre compréhension de vous-même. C’est un fait, c’est la vérité, et vous ne pouvez pas l’éviter, quelle qu’en soit votre angle d’approche.

    Après avoir vu la vérité de cela, vous devez établir l’intention d’étudier l’ensemble du processus de vous-même parce que, ce que vous êtes, le monde l’est. Si votre esprit est bureaucratique, vous allez créer un monde bureaucratique, un monde stupide, un monde de la paperasserie ; si vous êtes avide, envieux, borné, nationaliste, vous allez créer un monde dans lequel il y a le nationalisme, qui détruit les êtres humains, une structure sociale fondée sur la cupidité, la division, la propriété, et ainsi de suite. Alors, ce que vous êtes, le monde l’est, et sans votre transformation, il ne peut y avoir aucune transformation du monde. Mais, s’étudier soi-même exige un soin extraordinaire, une flexibilité extraordinairement rapide, et un esprit alourdi par le désir d’un résultat ne peut jamais suivre le mouvement rapide de la pensée. Ainsi donc, la première difficulté est de voir la vérité que c’est l’individu le responsable, que c’est vous le responsable de l’ensemble du désordre, et lorsque vous verrez votre responsabilité, l’autre difficulté sera d’établir l’intention d’observer, et donc de provoquer un changement radical en vous-même.

    Å’uvres collectées, Vol. V – 12

    Source : http://krishnamurti-france.org/Ce-que-vous-etes-le-monde-l-est

    Merci Jiddu, belle conclusion ! Et dire qu’il a dit cela au siècle dernier. Jiddu Krishnamurti est décédé le 17 février 1986. Il n’a pas écrit cela en pensant à ce que nous vivons actuellement, et pourtant on le croirait. Son appel à devenir conscient de nous-mêmes est toujours aussi brûlant.

    1. Karl Marx fait moins branleur de soupe patronale.
      Encore moins Schopenhauer.
      Encore moins Wittgenstein.
      Jusqu’aux diaristes, le roman jusqu’au cou.

      1. Florilège de la fatuité: Trump « n’est pas un populiste » — & Octobre: Krishnamurti, un  » branleur de soupe patronale ».

      2. Depuis le temps qu’on attend Godot, celui qui a une barbe blanche. D’ailleurs les inséparables ont envisagé de se pendre à un arbre en l’attendant, comme ça, pour se distraire. En attendant. Heureusement qu’ils ont rencontré Pozzo qui tire Luky au bout d’une corde, ce « porc » de porteur ! C’était encore une distraction. Pfft, la nuit leur tombe dessus et même, ils ont cru, au couchant, que le soleil remontait dans sa descente. Ah mais ça ! Pozzo est devenu aveugle :
        – « Vous n’avez pas fini de m’empoisonner avec vos histoires de temps ? C’est insensé ! Quand ! Quand ! Un jour, ça ne vous suffit pas, un jour pareil aux autres il est devenu muet, un jour je suis devenu aveugle, un jour nous deviendrons sourds, un jour nous sommes nés, un jour nous mourrons, le même jour, le même instant, ça ne vous suffit pas ? Ne me questionnez pas. Les aveugles n’ont pas la notion du temps. Les choses du temps, ils ne les voient pas non plus. « 

      3. Je ne sais pas si Queneau a vraiment dit à la fin de sa vie qu’il avait « trop lu René Guénon » mais je suis certain qu’il aurait pu dire de tout nouveau-né qu’il lira toujours trop de Krishnamurti.

      4. Le problème est que le temps est de plus en plus court, on entre (ou nous somes déjà ?) dans l’éphémère. Pour l’humain, ce qui est vrai aujourd’hui ne l’est plus demain même si les lois physiques audessus de son esprit sont immuables (l’humain les comprend-t-il ?).
        Piketty est aujourd’hui le poulain de Paul Jorion qu’en sera-t-il demain ?

        Et si tout simplement la gouvernance de l’avenir était autre chose que de désigner un gouvernant ? Ne serait-ce pas là le problème ?

        Avec le temps va tout s’en va…. je n’en suis pas si certain.
        Ce n’est pas parce qu’un artiste renommé l’a dit que ce ne doit pas être remis en question.

        Ces questions, je me les pose sincèrement, si vous avez des réponses je suis preneur après modération.

    2. @M Lambotte
      « Le problème est que le temps est de plus en plus court, on entre (ou nous somes déjà ?) dans l’éphémère. »

      Etienne Klein : « Notre façon de confondre temps et vitesse en dit long sur notre rapport à la modernité »
      Le Monde.fr | 15.05.2015 à 09h53 • Mis à jour le 15.05.2015 à 10h00 |

      Il est donc inexact de dire que le temps s’accélère sous prétexte que nous faisons tout plus vite ?

      « Le temps n’accélère pas. Il est indifférent à nos agitations : une heure dure une heure, que nous la passions à jouer aux boules ou à souffrir mille morts. Le cours du temps ne dépend en rien de notre emploi du temps, ni même de notre perception du temps : ce qui s’écoule dans le temps n’est pas la même chose que le temps même. Mais, par un effet de contagion entre contenant et contenu, nous sommes portés à attribuer aux temps les caractéristiques des processus qui s’y déroulent. C’est ainsi que la vitesse est une sorte de doublure métaphysique du temps : lorsque nous disons que le temps passe plus vite, nous imaginons un quelque chose qui coule à vitesse croissante. Mais ce quelque chose n’est pas le temps : c’est la réalité tout entière qui « passe » et le temps qui la fait passer ne cesse jamais d’être là pour la faire passer. Il existe donc bien, à l’intérieur de l’écoulement temporel lui-même, un principe actif qui demeure et ne change pas, par lequel le présent ne cesse de se succéder à lui-même. Pareille immobilité agissant au creux même du temps nous étonne, car elle vient contredire l’idée commune selon laquelle le temps serait toujours associé à la fuite. »

      http://www.lemonde.fr/tant-de-temps/article/2015/05/15/etienne-klein-notre-facon-de-confondre-temps-et-vitesse-en-dit-long-sur-notre-rapport-a-la-modernite_4634014_4598196.html

      1. « C’est le rhum »

        ça dépend…. parfois les vertus du rhum agissent « naturellement » et ce m^me « à jeun »…

  4. La mayonnaise est une sauce froide faisant partie de la cuisine française,on en connait les ingrédients et le mode de préparation.Allez savoir pour quelle mystérieuse raison parfois elle ne prend pas.

  5. Viens de voir Caroline de Haas sur Soir 3. Excellente, vraiment excellente! Perso, je suis persuadé qu’elle ferait mieux que TP (Tipi?). Caroline Présidente, ça ouais.

    1. J’ai vu hier soir sur Médiapart sa prestation (ainsi que celle de ses invité(es) non moins excellente.
      Je me demande bien ce qu’ont pu en penser ses quelques clients du CAC 40 à Egalis, car dans l’émission la loi travail fut présentée comme avantageuse surtout pour les grands groupes. C’est un peu comme si Hulot lançait une pétition nuisant aux intérêts (ou tout au moins ne les favorisant pas) de ses sponsors.
      L’argument comme quoi rien de ce qui a un rapport à l’égalité n’est étranger à l’égalité hommes-femmes, fut rappelé dans l’émission. Alors, Carole de Haas, cheval de troie féministe au sein des grands groupes pour viser une égalité tous azimuts, comme par exemple sur la participation des salariés au processus de décision dans les groupes, au détriment des actionnaires (en voilà une belle égalité à établir !) ? En tous cas, sur le papier ça se tient. Et dans la réalité, avec sa pétition « millionnaire », elle vient de marquer un point dans l’opinion publique. Chapeau !
      Peu importe Hamon, ou un autre, sur le thème de l’égalité son chemin pourrait croiser à l’avenir celui de Piketty.

      1. Demande lui donc de signer (et faire signer) l’appel à Piketty à cette nouvelle madone des réseaux et des médias… J’ai comme un doute.

    2. Puisque vous en parlez, je m’intrigue que Paul Jorion n’en parle pas? Il n’est pas le seul vous me direz, d’autres restent dans un silence assourdissant sur le sujet… Qu’en pensent les Sapir, Lordon, Todd et bien d’autres… Il s’agit pourtant d’un sujet important dont le combat va dans leurs sens? Rien, à l’ouest rien de nouveau dirait on. Cela donne un peu l’impression que chacun reste dans son thème de prédilection sans trop regarder par la fenêtre, Sapir ressasse en boucle son dégout de l’Euro, Lordon a force d’etre un loup solitaire a vraiment fini par s’isoler, Todd a disparu des écrans radar… Dans ces conditions aurais je des raisons de m’inquiéter?

      1. Petite mise à jour: J.Sapir vient juste d’écrire un billet sur son blog sur le mouvement contre la loi El Kohmry! Prudents nos intellos, au delà de 1 million de signatures, pour certains c’est miraculeux ça donne tout d’un coup des ailes! … Quant aux autres, 15 jours après c’est toujours pas d’image et pas de son sur le sujet? Étonnant et un peu inquiétant.

      2. Jef,
        IL n’y a pas de semaine, de jour, où la logique sous-jaçante à la loi sur le travail n’est pas dénoncée sur ce blog, alors est-il besoin d’en rajouter ? La pétition est partie comme une flèche, elle n’avait vraiment pas besoin du soutien des personnalités que vous citez.
        Cette pétition indique que tout le travail d’explication et de sensibilisation en amont de critique du système commence à porter ses fruits. Lorsque Jacques Attali, loin d’être un dangereux révolutionnaire, dénonce la nature ultra-libérale du texte, je crois que cela se passe de commentaires. Nous assistons au début d’une prise de conscience plus générale, que la roue a tourné bien trop longtemps dans un seul sens. Aux USA il se produit la même chose avec Sanders.

      3. Oublie Sanders et el Khomri, Pierre-Yves et pré-concentre toi plutôt dès maintenant sur le projet présidentiel attalien qui devrait sortir incessamment sous peu (dans les dix quinze jours normalement)…

      4. vigneron
        c’est vrai qu’avec Attali, je m’attends à tout, le sieur proposant parfois du très bon, mais aussi du très mauvais.
        Alors je préfère me concentrer sur le 9 mars !

  6. @Gudule
     » in the middle of the road… »

     » Why don’t we do it in the road, no one will be watching us  »
    excepté peut-être les yeux de la NSA
    Z’ont des espions déguisés en scarabées !

  7. Dutronc chantait « 600 millions de Chinois. Et moi, et moi et moi ».

    Jouons à laisser tomber les 600 millions. Il reste « et moi, et moi, et moi ».

    Moi. Moi. Moi… C’est ça qui compte. C’est d’ailleurs facile a comprendre, il suffit de rétrécir sa vue. Et tous les sens qui fassent oublier que les autres -pas seulement les Chinois- n’existent qu’en pointillé lointain.

    Mais on peut faire plus; si, si. Certes, il ne reste pas grand’chose, moins que rien: petit, menu, très menu.Et brisé.

    A côté de la Chine, il y a Hawaii. Et, miracle, Bernie Sanders y gagne son pari à change.org. :  » Gabbard endorses Sanders. »

    Je me trompe. Piketty n’est pas Sanders, mais Gabbard n’est pas menu menu ( lire aussi bien  » Gabbard ne les a pas menu menu. »)
    Voyez donc la Dame:
    http://edition.cnn.com/videos/politics/2016/02/29/tulsi-gabbard-endorses-bernie-sanders-orig-vstop-bpb.cnn
    « Stakes are just too high »

    Wikipédia français est vide. Reste https://en.wikipedia.org/wiki/Tulsi_Gabbard
    Hindoue et citoyenne faisant son devoir militaire par choix mais opposée aux guerres d’Obama, opposée au méga-truc commercial du Pacifique, favorable aux droits élémentaires des Femmes… C’est presque du Mélenchon actualisé.

    Certains disent que Bernie choisissant Tulsi pour son ticket ( Vice-Présidente), c’est la victoire assurée. Optimisme aveugle, mais menu menu n’est pas pour qui le voudrait.

  8. @Gudule
    …………………………………………………….
    ………………………………………………………
    …. avec des reflets irisés…..
    …….
    …………………..
    ….

  9. Quoi ? Et bien, des scarabés magnifiés et « sculptés » par la lumière, superbes. Plus beaux que la nsa…. yep..

    http://www.fond-ecran-image.com/galerie-membre,chrysomele,chrysolina-herbacea-p1120944jpg.php

    http://www.hebus.com/image-229057.html

    Regarder danser la lumière : Une artiste qui fait un trés bon travail avec la lumière. La clef c’est la lumière, c’est elle qui sculpte la forme. Merci à elle.Changement de lumière est hyper rapide, mais ça vaut le coup, toujours, good job !
    Excellent, j’adore.

    http://next.liberation.fr/arts/2016/03/07/francesca-piqueras-je-sculpte-avec-la-umiere_1437243?google_editors_picks=true

Les commentaires sont fermés.