Gaston Bouthoul : “L’homme est son propre prédateur”, par Isabelle Joly

Billet invité.

Je me rappelle de mon soulagement, lorsque j’ai lu le “Traité de polémologie” de Gaston Bouthoul. Il avançait une théorie très simple en réponse à ma perpétuelle question : “Pourquoi les êtres humains s’entretuent-ils avec un entrain toujours renouvelé ?” : l’homme est son propre prédateur.

Il ne se massacrait pas indéfiniment à cause de la religion, de la conquête des terres, celle des ressources, du sadique plaisir qu’il trouvait à torturer, puis achever son semblable. Il se mettait en action lorsque la structure de sa démographie exigeait une saignée de sa population. Pour Gaston Bouthoul, une structure pyramidale de la démographie, avec un nombre important de garçons, impliquait à terme une destruction humaine lorsque les enfants en bas âge deviendraient de jeunes adultes. Deux solutions, soit on tue en anticipation les mâles du groupe et c’est l’infanticide, soit le mécanisme s’enclenche plus tard, et il appelait cela un infanticide différé.

Les guerres sont faites pour éliminer principalement les hommes entre 15 ans et la trentaine (je vous l’explique à la louche, mes souvenirs sont anciens).
Il disait qu’une structure démographique en forme de “tour Montparnasse”, n’était pas belligène à terme.
Trop de vieux, ça tue la guerre.

Il expliquait tout à travers cette grille de lecture :

– le nazisme : une population à structure belligène appelle à sa tête un dictateur qui va la lancer à sa propre perte
– les guerres de Napoléon III, une population à structure belligène, ayant à sa tête un “pacifiste” l’obligera malgré lui à faire la guerre
– les églises étaient des monuments érigées à l’Infécondité : le monachisme religieux écartant de la procréation une proportion significative de la population. Le Tibet était selon lui une des sociétés les moins belliqueuses eu égard à la proportion de bonzes qu’elle sécrétait.

– chaque société a sa propre façon de pratiquer un infanticide différé : les dictatures qui ne font pas de guerre extérieure opprimeront leurs jeunes mâles à l’intérieur du pays, les Africains ont fourni eux-même la chair à esclavage pour maîtriser leur démographie (tout ça est inconscient, bien sûr), l’émigration est aussi une façon d’extraire de sa population l’origine de la perturbation belligène d’une société ;

Il disait qu’une population à structure non belligène serait de toute façon entraînée dans une guerre, poussée par une population voisine, elle, à structure belligène. C’est comme le nuage de Tchernobyl, ça ne s’arrête pas aux frontières.

Il disait qu’une population pacifiste qui refuserait de faire la guerre inventerait des machines où il n’y aurait qu’à appuyer sur un bouton pour que la destruction ait lieu quand même.

Il disait dans les années 60, 70, que la prochaine guerre en Europe aurait lieu en Yougoslavie étant donné sa structure démographique ; qu’il fallait surveiller les populations dont les femmes ont 7 enfants en moyenne (cas du Rwanda dans les années 90), et cette nuit à la radio, apparemment ce serait le cas en Mauritanie.

Je regardais d’un autre oeil ma copine qui avait engendré trois garçons.

Les solutions qu’il préconisait allaient de maîtriser la fécondité à inventer une société de loisirs très poussée, qui occuperait les jeunes (garçons) de façon agréable et ne leur donnerait pas envie de tromper leur ennui de façon violente. A priori, ce serait faites l’amour, pas la guerre, mais avec des capotes !

Tout ça n’était peut-être que le délire d’un sociologue. Mais on ne m’avait jamais fait le récit des atrocités dont sont capables les humains en me donnant une explication et une solution qui me convenaient.

L’être humain n’est pas totalement mauvais, capable du pire en conscience et en volonté. Des mécanismes sont à l’oeuvre qui peuvent être mis à jour et corrigés pour dompter le mal.

Moi, qui ne souhaitais pas travailler outre mesure, la mécanisation au service d’une fainéantise maîtrisée (j’adore cultiver.. mon esprit), entourée de joyeux drilles jouant au foot pour le plaisir, ça m’allait très bien.

Y’a plus qu’à.

Réflexion suite à votre remarque sur la maîtrise d’une démographie par une population et la volonté de respecter les libertés individuelles.

Portez-vous bien !

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56 réflexions sur « Gaston Bouthoul : “L’homme est son propre prédateur”, par Isabelle Joly »

  1. Livre épuisé ou 4 ou 5 exemplaires autour de 150 € l’unité.
    Si vous connaissez une occasion abordable, suis preneur. Merci.

    1. abebooks.de/servlet/SearchResults?kn=Trait%E9+de+pol%E9mologie++Gaston+Bouthoul&sts=t

  2. Je ne sais pas si vous êtes comme moi,mais mon premier réflexe,à la lecture de ce texte a été de vérifier la date,alzheimérisation aidant il m’arrive d’être un peu perdu.
    Non ,nous ne sommes pas le premier Avril.
    Oui ce monsieur Bothul a bel et bien existé et ne saurait être confondu avec JB Botul et son courant de pensée;le botulisme.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste_Botul

  3. Si l’homme “est un loup pour l’homme” , on doit se souvenir que dans son énoncé original , cette célèbre maxime voulait surtout signifier que “l’autre” est perçu comme un loup , c’est à dire un danger .

    Dès lors la démographie ,et les excès de mâles, sont sans doute l’une des situations “belligènes” , mais surement pas la seule .

    Le principal moteur psychique de la guerre , qui n’est qu’un cas particulier de l’agressivité , me semble donc davantage dans cette peur de l’autre , tout ce qui n’est pas nous stabilisé , conservateur , rassurant, connu , prévisible et maîtrisable .

    PS1 : Je suis en train d’achever la première lecture de ” le dernier qui …” , mode lecture rapide et repérage de ce qui m’accroche .On y trouve la fameuse maxime de Plaute .

    PS2 : l’un de mes petits fils qui va sur ces quatorze ans et qui commence à réfléchir , m’a cloué sur ma chaise cette semaine , en sortant d’un silence ,en me demandant :” dis Papy , pourquoi est ce qu’on dit que le monde va mal “.
    J’ai avalé ma salive , et je lui ai d’abord répondu ” tant qu’il y a des garçons (et des filles) comme toi pour poser la question, le monde ne va pas si mal que ça”. Et puis ,on a parlé de choses plus triviales, mais j’aimerais bien qu’il se rappelle un jour , bien plus tard , de ma première réponse .

    1. La peur (de l’autre) fait partie de nous.

      Elle sert parfois à sauver sa vie, et c’est pour ça que nous en sommes équipés.
      En milieu hostile (zones de combat, et pas seulement militaire, mais aussi économique…) elle est bien utile, sinon…

      La question est de savoir pourquoi, dans des pays dits civilisés, on rencontre encore des milieux hostiles!

      Et on retombe (j’allais dire comme d’habitude) sur la question du “Cadre” (du Système économique et social)…

      Si jamais on ne trouve de solution à certains de nos problèmes, c’est que jamais on envisage de remettre le Cadre en question.

      Toujours, et dans les gros médias c’est impératif, sous peine d’être viré, on se situe dans le cadre du système économique actuel: Capitaliste n’importe quoi, d’abord financier.
      Car, comme jducac vous l’expliquera, c’est le meilleur que la Terre n’ait jamais porté.

      D’ailleurs, il est de bon ton de répondre “Au lieu d’accuser le Système, remet toi en question !” (je l’ai entendu un nombre incalculable de fois)…

      1. “dans les gros médias c’est impératif, sous peine d’être viré, on se situe dans le cadre du système économique actuel”
        —————————
        Pas seulement les gros médias, mais les entreprises aussi.
        Et j’en parle en connaissance de cause…

      2. Et on dit que nous sommes liiiiiiiiiibres! Mouaaaaaaaaaaaaaaarf …!! Tu parles.

    2. En tous cas , le “pouvoir” institutionnel que nous déléguons consciemment ( ou pas du tout , dirait Tolstoï), se trouve en charge de nos psychismes assez universellement ( mais plus ou moins ,dirait Montesquieu) atteints de cette peur tragique .

      Tolstoï dirait aussi que cette charge n’est effectivement déléguée et “exécutable”, que si nous sommes assez nombreux à en faire une “priorité” .

      Raison de plus pour que cette inclination ne soit pas exacerbée par de faux prophètes , et que les “réducteurs de haine” soient cultivés .

      Sortir du cadre doit “aussi” avoir cette ambition .

  4. Comme le dit François Roddier 😉 , les êtres vivants dissipent de l’énergie. Sinon, c’est qu’ils sont morts.

    Les animaux doivent de plus dissiper de l’énergie mentale – à travers le physique – : grimper aux arbres, voler, courir,
    avec un but: se nourrir, ou défendre son territoire.

    L’énergie mentale des humains doit aussi, et c’est impératif, se dissiper, à travers le physique allié à l’intellect, et pour ceci doit se trouver un but.

    Et tout le problème est dans le but que chacun pourra se trouver … dans ce que permet le Cadre, (j’aurais dit Système) auquel Jorion fait référence.

    En fin de compte, le billet évoque des changements de Cadre, sous différentes dimensions.

    Le Cadre permet de canaliser ces énergies mentales et physiques.

    Mais:

    – Si c’est pour faire la guerre, c’est que le Cadre n’est pas bon (!)
    – Si c’est pour remettre la Planète en état, c’est que le Cadre est excellent.
    – Quand au Cadre actuel, ben suffit de regarder…

    1. Changer de Cadre (de bocal), est contre nature.

      On ne le fait que si on a l’assurance de ce que le nouveau bocal (professionnel, habitat, social …) sera mieux que celui que l’on abandonne, ou alors seulement contraint et forcé.

      Dans le cas du bocal “Système économique et social”, il ne viendrait à l’idée de quasiment personne d’en changer, tant les inconnues sont nombreuses, … et inconnues!

      D’où une absence quasi totale de réflexion sur le sujet.
      D’autant qu’il ne faut évidement pas compter sur ceux qui se portent très bien dans l’actuel bocal, pour y réfléchir…

      On ne s’y mettra donc que contraints et forcés.
      C’est peut être maintenant ?

      Quelques idées :

      http://myreader.toile-libre.org/uploads/My_570907afbd701.pdf

  5. A chaque problème complexe existe une explication simple… mais fausse ! Il y décrocherait une timbale ce Gaston.

  6. « Pourquoi les êtres humains s’entretuent-ils avec en entrain toujours renouvelé ? » demande justement Isabelle Joly. Et nous voilà imaginant des milliers de conflits réglés, au fil des siècles, sur des champs de bataille parce que les hommes sont violents, parce qu’ils veulent exorciser leur peur de la mort etc…
    Mais la mort des êtres humains en ce début de XXIème siècle a des causes multiples dont la principale au cadre dans lequel ils vivent : le capitalisme. Et Basta ya !
    J’ai écrit l’article qui suit au début de l’année 2016. Il devrait permettre de regarder la question d’un point de vue différent.

    “” Personne n’a oublié ces quelques lignes prononcées par le candidat Hollande lors de son discours du Bourget en janvier 2012. ” Dans cette bataille qui s’engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. Sous nos yeux, en vingt ans, la finance a pris le contrôle de l’économie, de la société et même de nos vies. Désormais, il est possible en une fraction de seconde de déplacer des sommes d’argent vertigineuses, de menacer des Etats. ” Un bref paragraphe pour administrer la preuve qu’il avait compris la domination mortifère du capitalisme. Mais en trois ans et demi, du refus d’un bras de fer avec A. Merkel à propos de l’Europe, jusqu’à la remise en cause de l’idée de partage du travail, en passant par une stricte politique de l’offre et de la baisse des
    cotisations sociales, Hollande a fait preuve d’un renoncement total à combattre son adversaire.
    Avions-nous des raisons de douter qu’Hollande allait s’en prendre aux défenseurs du productivo/capitalisme ? Oui, car nous savions que le PS était devenu un parti social libéral,
    toujours productiviste et désormais capitaliste assumé.
    Cependant, par ailleurs, on a oublié cet autre passage du même discours : ” Je vais vous confier mon secret, ce secret que j’ai gardé depuis longtemps mais que vous avez sans doute découvert : j’aime les gens, quand d’autres sont fascinés par l’argent. Je prends chaque regard comme une attente, chaque visage comme une curiosité, chaque poignée de main comme une rencontre, chaque sourire comme une chance. ” Avions-nous des motifs de douter qu’Hollande aimaient ses concitoyens ? Non, d’autant qu’après cinq longues années passées à exécrer Sarkozy, les français attendaient une véritable déclaration d’amour. Donc, c’était entendu, Hollande aimaient les Français mais qu’a-t-il fait – que fait-il aujourd’hui encore – pour changer leur vie ? Notre vie ?
    Voyons un peu un fragment d’un possible constat : Chaque année, environ 600 000 personnes décèdent en France et parmi elles, des milliers qui ne sont pas très agées. Ainsi peut-on dénombrer …
    … Environ 80 000 morts en raison d’une consommation excessive de tabac,
    environ 50 000 morts liées à une consommation excessive d’alcool,
    entre 20 000 et 40 000 morts environ en raison de la pollution atmosphérique,
    environ 10 000 morts liées à une alimentation trop riche en sucres (diabète cause principale ),
    environ 100 000 morts, liées à une alimentation trop riche en mauvaises graisses ( obésité ),
    environ 4 000 morts survenues à l’occasion d’accidents de la route,
    et environ 600 morts d’accidents du travail…
    Je n’ai pas trouvé de statistiques sur les décès liés à des maladies professionnelles. Pas plus que sur le nombre de personnes décédées en raison de l’utilisation démesurée de pesticides et de produits chimiques divers.
    Impossible, par ailleurs, de dire combien de morts sont causées dans le monde par les armes que le gouvernement du bon président qui ” aime les gens ” se réjouit de vendre… Car selon le principe de Tchékov, ” il ne faut pas montrer sur scène un fusil, si personne n’a l’intention de s’en servir.” Tous ces avions de chasse, toutes ces armes serviront un jour et qui sait se retourneront peut-être contre nous.
    Et les vivants ? Plus d’un quart des Français aimés de notre ordinaire président et heureux comme Dieu en France, consomment des anxiolytiques, des antidépresseurs, des
    somnifères et autres médicaments pour le mental. 150 millions de boites sont prescrites chaque année.
    François Hollande aime les gens. Mais il ne tente pas – il n’a pas tenté – de remettre en question plus qu’un mode de vie, une conception de l’existence humaine et des rapports sociaux, cause de nombreux décès. Nous savons que ces morts ont quelque chose à voir avec un système qui repose sur une consommation déraisonnable. Sur une production illimitée, sur un épuisement des ressources, sur le gaspillage, sur le mensonge de la publicité, sur des efforts de packaging destiné à vendre des emballages et non des produits, sur l’obsolescence programmée, sur la volonté de dégager des profits vertigineux.
    François Hollande aime les Français mais il ne transforme pas une société qui en laisse mourir des milliers. Mais il en laisse des milliers s’adonner à leurs addictions. Il n’a rien fait pour
    s’attaquer au capitalisme dont chacun voit bien la terrible et dévastatrice dérive. Je me demande comment et à l’instigation de qui s’est opérée la radicalisation de François Hollande, de son gouvernement et d’une grande partie des parlementaires de la majorité devenus des défenseurs inconditionnels du capitalisme le plus brutal dont l’armée de séides barbares
    et prédateurs fauche des millions de vies. D’un capitalisme qui non seulement a déconnecté l’espèce humaine de la Nature mais a créé un être mi-homme mi-machine, qui a artificialisé les sols et impose toujours plus de robots et de logiciels. Qui est responsable de l’addiction au capitalisme de
    nos dirigeants, de nos élites, incapables non seulement d’imaginer une autre politique mais également de faire preuve de la moindre compassion.
    Faisant un pas de côté pour regarder autrement les choses, je forme l’hypothèse que si Hollande veut prolonger l’état d’urgence pour trois mois supplémentaires à compter du 26 février, si Valls en souhaite l’application aussi longtemps que durera la menace terroriste, la raison n’est pas seulement liée à la lutte contre les terroristes. Ils ont tout à redouter en effet des troubles sociaux. Des ouvriers que l’on condamne à de la prison ferme et qui déclarent qu’ils n’accepteront jamais
    d’aller en prison; des paysans éleveurs qui dépensent chaque jour pour exercer leur métier bien plus qu’ils ne gagnent et déclarent qu’ils n’ont plus rien à perdre ; des zadistes et plus généralement des citoyens qui contestent de grands projets coûteux et inutiles ; des familles qui vivent sous le seuil de
    pauvreté et dont les enfants connaissent une misère jamais vue depuis des décennies ; des personnes qui de plus en plus ouvertement manifestent leur mécontentement face à l’arrivée de réfugiés; Le tout sur fond de terrorisme.
    Nos dirigeants savent que nous avons à redouter des dérèglements climatiques graves, un effondrement du système financier, des mouvements de populations plus grands que ceux actuels; des pollutions sévères pour l’eau, pour l’air et pour les sols, des pénuries alimentaires, des
    accidents dans des centrales nucléaires vieillissantes que nous n’avons pas les moyens de remettre aux normes exigées par l’Autorité de sureté du nucléaire … L’état d’urgence servira bientôt à réprimer sans attendre, sans le contrôle des juges judiciaires, tous les mouvements sociaux.
    Déradicalisons Hollande et tous les Barbares. “”

    1. Hollande est un con c’est entendu. Mais le gros morceau, pour le moment, c’est ce salaud de Bachar el-Assad.

      1. Bachar el-Assad est un salaud c’est entendu, et probablement un con.
        Mais Daash, qu’il combat, est un truc totalement inhumain, l’horreur absolue. Le le gros morceau est là. Derniers meurtres de masse, mis en scène: 350 jeunes femmes Yazidi exécutées pour refuser de servir d’esclave sexuelle. On ne compte plus des enfants mutilés et/ou exécutés, des femmes brûlées, pendues, caillassées, tous meurtres à petite échelle mais journaliers. Le fait qu’ils exécutent de leurs combattants pour mollesse devant l’ennemi n’est même pas rassurant. Les Kurdes ont retrouvés, parmi les objets abandonnés par Daash à la suite d’une défaite locale, l’album photo des 2 frères tueurs de Bruxelles. Un peu de tourisme en Turquie et en Égypte avant le retour en Europe: le lien avec Bruxelles et Daash est donc établi hors de tout doute. Ces informations sommaires devraient suffire à s’y retrouver face à une situation compliquée: Daash est l’ennemi absolu et immédiat. Pour Bachar, donnons aux peuples syriens les moyens d’une justice impartiale. Faisons leur confiance: libres, ils seront quoi faire. Or, ça n’en prend pas le chemin, la Turquie s’oppose toujours à la présence Kurde aux négociations de Genève.
        Qui a peur d’ Erdogan ?
        Un complément:
        http://www.kedistan.net/2016/05/07/appel-international-mobilisation/
        Je l’ai déja dit: la France devrait accueillir 1 millions de réfugiés. C’est sa part pour nous libérer du chantage d’Erdogan.

      1. Il y a quelquechose de pitoyable à assister , sur divers blogs, aux delires testosteronés de ceux qui , emettants leurs opinions sur les affaires du monde, s’expriment comme des altesses en exil sur ce qu’il faut faire,par exemple, de tel ou tel tyran , avec une juste severité ,colére, ou exigeance…
        Il est vrai que nous sommes en democratie et que le peuple est roi, l’opinion publique est reine…quand elle n’est pas servile…
        Peut-etre est-il un peu ridicule de consentir à le croire…ou peut-etre un peu trop complice.

    2. Il faudra proposer cette nouvelle grille d’analyse des décès à l’INSEE qui ,en 2015, semblait davantage accuser la grippe , l’hiver rigoureux et un été chaud, pour éclairer l’augmentation sensible desdits décès .
      La nature étant ce qu’elle est , on garde ,comme un soulagement ,la constance de la moindre espérance de vie des hommes comparativement à celle des femmes . Celles ci font néanmoins des efforts méritoires , via le tabac en particulier , pour essayer de mourir aussi jeunes que les hommes. Elles ne lisent donc pas Isabelle Joly .

  7. L’homme : son “corps” fait le pire quand son “imagination” prétend l’inverse.

    1. Oui, enfin chez les plus motivés pour conquérir le pouvoir, (… puisque le cadre actuel le leur permet).

  8. Et la philia aristotélicienne qui nous entoure, qu’en faites vous ? L’enseignement de socialistes comme Keynes, rapporté par quelques “bons auteurs” devrait pouvoir vous aider. Lisez…

      1. Bonsoir,
        J’ai voulu posté un texte tout à l’heure, pourquoi n’est-il pas passé ?

        Pourtant je donnais mon avis sur un monde sans argent et comment le remplacer !

        Merci 😉

    1. Monnaies “parallèles”, monnaies “complémentaires”, monnaies “fondantes”, toujours mêmes instruments de domination, toujours mêmes merdes !

      Complices totaux, complices seulement à moitié, toujours complices !

      1. bonjour paul
        j’avais cru comprendre que vous etiez plutot reformiste.
        Me serais-je trompé, ou pensez vous qu’un controle (?) doit s’exercer independamment de la” creation” monetaire” ?
        ou qu’aucun controle ou arrangement ne soit possible ?

      2. Un type d’alternatiba est venu nous faire la retape l’autre soir aux Nuits debout à Foix pour la monnaie libre: blockchain, bitcoin… Création monétaire basée sur l’espérance de vie. Théorie relative de la monnaie que ça s’appelle… On la crée soi-même direct sur son ordi. C’est l’avenir qu’il nous a dit. Le salaire à vie: une idée de staliniens( remous dans l’assemblée!) le revenu universel: une utopie pour les has beeen (frissons dans la foule!). C’était presque aussi beau que du Jonh Doe!
        Vive les maths, vive la révolution et gloire aux physiciens! 😉

      3. Justement …
        Qu’y a-t-il sur la monnaie ?
        Inscrit: Liberté – Égalité – Fraternité – Poils à gratter oui !
        Faut revenir à qqch de + équitable selon les métiers de l’être humain !

    2. La monnaie est un outil de Pouvoir extraordinaire, une arme beaucoup plus facile à manipuler que la bombe atomique !

      Il faut mettre cette arme au service du bien commun, et non de stupides intérêts privés.
      Ce qui suppose de sortir du cadre actuel.

      1. Je rappelle que le pouvoir de la monnaie est celui de celui qui la garantit.

        Les monnaies ne sont que des reconnaissance de dette, et n’engagent que ceux qui y croient…

        Seul les États ont la capacité de garantir – de manière fiable -, la valeur d’une monnaie.
        (Qui oserait placer ses économies dans une monnaie parallèle ?)

      2. Remplacer la monnaie “argent” par de la monnaie “temps chronomètre à travailler” !!!

        Super facile !!!

        Pas pour les cerveaux unilatérale…

        Il faut d’abord prendre conscience que si tout est à refaire…. et ben l’éducation de l’être humain depuis l’âge zéro aussi !!!!

    1. imaginer son corps ? conscientiser son inconscient ?

      est-ce que, avec de pareilles intentions, vous ne risquez pas de recouvrir et , le corps , et l’inconscient, voire meme le réel, avec l’imagination ou la conscientisation ?

      j’incline à penser, bien que l’imagination et la conscientisation me paraissent” profitables”, que nous sommes tellements occupés par ces operations mentales que nous” recuperons” de cette maniere bien trop vite le reel, pour avoir par là, le confort de la satisfaction intellectuelle de le ” digerer”, de se rassurer dans le “petit monde” de nos pensées elaborées.

      ou peut-etre que conscientisation et imagination sonts le filet, la ligne de fond, qui seules peuvent nous permettre les peches miraculeuses…
      Pourtant,
      j’imagine que je suis le voyageur qui rentre d’un trés long voyage pour s’apercevoir que le paradis , c’est ici !

      1. Si tout est dans tout , il n’y a plus de place pour rien …

        Quant à digérer , “l’homme est son propre prédateur ” est plus digeste .

      2. C’est sur Terre qu’il faut vivre le Paradis !! C’est tellement cela !!

        Bien dit Pat Atallo 😉

    1. Tel qu’écrit là , je ne suis pas sur de comprendre …

      La somme des vertus ne fait pas une vertu capable d’assurer la survie de l’espèce, et nous n’avons apparemment que la ressource d’une navigation par l’aval .

      Je suis sûr par contre que l’agrégat , d’une façon ou d’une autre , des “fers aux feux” ,” corporels ou imaginaires”, ne peut être efficace , à défaut d’être juste , que dans une société démocratique et ouverte , la seule capable d’être valorisée et mise par des institutions ou des individus, et d’être acceptable pour la minorité inévitablement brimée ou contrainte, au moins pour un temps , dans ses aspirations .

      Pour l’inconscient mis sur le divan , et bien c’est précisément une “Analyse” ou une part de celle ci !

      1. à Juannessy

        bien sur , navigation par laval… et imagination et conscientisation sonts peut-etre le navire…mais n’y a t il que le navire ?

        n’y a t il pas un danger dans le fait meme de perdre ( ou d’amenuiser) la conscience corporelle, sensible, de notre réalité vivante ?

        la riviere qui coule de l’amont à l’aval ,n’est elle pas au meme instant amont et aval ? en meme temps que là ou nous sommes.

        Je ne postule pas que l’on puisse “sauver le monde” ( et lequel ?) mais j’avance que trop occupés mentalement peut-etre nous sommes nous eloignés du sensible de notre realité vécue , ce qui nous prive peut-etre de ressources qui pourraient nous permettre de mieux agir…
        cette “préocupation lancinante” de nous memes
        , comme si nous etions des motifs externes,
        n’oblitere- t- elle pas la perception simple et fructueuse de ce que nous sommes maintenant ?
        meme si ce donné” brut” est plein d’inconnu…et semble limité à notre petite existence personnelle…

        pour le dire autement, pourquoi nous reduire, nous engouffrer dans des “idées” de nous memes ?
        ne courrons nous pas le risque de ne pouvoir , vouloir, sauver que des” idées” de nous memes ?

        Quand aux etres humains aux prises avec des sociétés cruelles, ne sont-ils pas de fait conduits à puiser dans leur “nature” meme, les ressources humaines qu’il leur faut pour survivre ?

        Sur un documentaire , j’ai entendu un moine qui disait : Dieu est en amont .
        Je pense que c’est la traduction conceptuelle d’ une experience trés vivante.

        Loin de penser que nous pourrions batir une société puisant ses seules ressources dans “l’amont” , je pense par experience que laisser un peu emerger à nous meme notre simple presence “telle quelle”
        ici et maintenant,
        sans etre occupés completement dans un ailleurs hypothetique ,
        c’est se retrouver un peu plus en prise avec ce que nous sommes,
        avec la vie sur la planete terre,
        peut-etre avec ce que nous pouvons…

  9. Bonsoir,

    J’ai été en thérapie très longtemps, je le suis encore. Ma propre guerre je l’ai faite, je l’ai connue. Je suis stabilisé par la médecine, les antidépresseurs ; sans somnifère pas de nuit pour moi.
    Un jour, je suis tombé sur des livres de psychologie hétérodoxe.
    Ainsi j’ai appris le sens du mot abréaction, je vous le laisse ici.
    abréaction , nom féminin
    Psychologie
    Manifestation libératrice démotions (gestes ou paroles) ayant pour origine un traumatisme ancien.
    http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/abreaction/Comprenez, qu’une humiliation, si petite soit-elle, vécue par un petit enfant (ressentie ainsi par lui donc), refoulée dans un premier temps pour assurer sa protection (un enfant n’a pas vraiment de défense vis à vis d’ un adulte et n’ a d’ autre choix que refouler, ou bien il y sera contraint par les adultes), peut resurgir sous une forme bien plus violente des années plus tard ; soit sur lui même (dépression, toxicomanie, cancer, accident, etc), soit sur un autre (agression, usage d’ un pouvoir injustifié, de la contrainte, etc).
    Il est clair que des causes historiques existeront toujours, mais voila, comme disent les auteurs, des milliers de livres ont été écrits sur Hitler, aucun ne fait mention qu’ il fut un enfant battu.
    Si vous avez été aimé, reconnu et respecté, il y a fort à parier que ce soit ça que vous vouliez transmettre à vos semblables; si ce n’ est pas le cas, sans doute serez vous tenté par la guerre, la violence, la destruction. Et alors il faudra se poser les questions qui sauvent ou continuer.

    1. Juste et fort ce post. Combien sont ils (j’allais dire sommes nous, mais ouf…) dans ce cas ?
      Car pour tout arranger, il faut éviter d’en parler…
      (Ce blog est décidément un lieu unique)

    2. Quant on a dans ses valises un héritage et/ou de premières années , un peu lourds à porter , cela donne effectivement plus de chances de se perdre dans des chemins de traverses ou des impasses , et ceux qui ont des valises légères et joyeuses ont assurément un “avantage” au départ .

      Mais ça n’est pas une fatalité ,pas plus que le bonheur hérité conduira forcément au bonheur vécu et transmis .

      Pour rester dans le sujet , l’agressivité peut être majorée ou minorée par l’environnement , mais elle est quelque part latente dans nos cerveaux reptiliens qui ont accumulé la terrible peur d’un monde hostile , brutal et “imprévisible “; cette peur béquille d’une action archaïque pour “s’en sortir”, qui nous dessert aujourd’hui, et qui au contraire peut précipiter notre perte .

      Décortiquer nos peurs , et principalement cette peur reptilienne jugée “saine” et “normale” parce qu’elle a pu nous rendre service , fait aussi partie de la “sortie du cadre” .

      Ça n’est pas la moindre révolution , et le temps est compté .

    3. @Pierre

      Une des conséquences de notre éducation est d’être indigné à chaque fois que notre enfant réclame quoi que ce soit que nous n’avons pas pu obtenir de nos propres parents.
      Lorsque nous sortons du système bien/mal, bonnes actions/mauvaises actions, et que nous comprenons que les « dysfonctionnements » de l’être humain ne sont plus que des expressions de sa souffrance présente ou passée, nous pouvons avoir une autre vision du monde et la transmettre à nos enfants.
      Cette vision du monde est très optimiste car si la violence se transmet au travers des générations, l’amour aussi ! Et c’est cet amour qui compte !
      Notre enfant n’est pas une marionnette faite pour répondre présent aux personnes qu’il aime le plus au monde, en lesquelles il a le + confiance : ses parents. C’est une personne sensible qui vit comme nous des deuils, des déceptions, qui a des désirs, des besoins et qui, caractéristique de ses premières années, s’attend au meilleur dans la vie…

      CDK

      1. Scusez-moi, suite de CDK:

        Notre enfant va toute son existence apprendre à vivre dans le monde des humains. Si nous le respectons, il n’obéira pas aveuglément à des ordres, mais sera capable de comprendre les personnes et de choisir de faire ou non ce qu’on lui demande. Notre rôle de parents est bien heureusement devenu complexe. Il nous faut réfléchir à une autre manière de communiquer avec nos enfants, nous former, prendre des informations et des encouragements au sein de groupes, de travailler sur nous.
        C’est le projet d’une vie, mais il en vaut la peine.
        Il y a un monde meilleur au bout de cette route !
        CDK

  10. “Chez l’homme, il y a fatalement une impulsion d’anéantir, une impulsion conduisant à l’homicide, au meurtre et aux déchaînements violents. Tant toute l’humanité, sans exceptions, ne passera pas par une métamorphose, il y aura de la fureur de la guerre; et tout ce qu’il fut construit, soigné et cultivé, sera amputé et anéanti. Tout commence alors à nouveau.”
    Anne Frank, noté sur son carnet le 3 mai 1944

    1. ” La vie , on finit par s’y attacher tellement, qu’il faut alors vous l’arracher comme une dent ” Boris Vian.

    2. Je ne suis pas d’accord, je suis convaincu quand dans notre monde actuel, les souffrances vécues dans le passé, créerons des personnes adultes + ou – malade psychologiquement…
      Après, ce n’est qu’une constatation/impression 😉
      ABE
      A+

  11. Les guerres sont un facteur de mortalité certes, mais loin derrière les principales causes (cardiopathies, AVC…) et même après les morsures de serpent (en temps “normal”)
    Celle que je préfère c’est la guerre de 14-18 comme disait Brassens mais, il y avait 1,76 milliards d’individus sur terre en 1900 et 7,4 milliards ce soir malgré les deux grandes faucheuses.
    Donc il ne faudra pas trop compter là-dessus pour réduire la pression dans la cocotte-minute.
    Les virus et les bactéries.. ? Peut-être.
    Les famines, un effondrement des systèmes trop complexes, la pollution ?
    Un cocktail de tout cela ?

    1. J’allais vous repondre simplement par “qui vivra verra”
      et puis je me suis souvenu d’une reponse de Serge Gainsbourg à la question qu’un journaliste lui posait sur sa façon de mourir préférée…
      Il répondit :” vivant “

    2. Un cinglé qui appuie sur le bouton en Corée du nord ou ailleurs ?

      Car ce qui est nouveau depuis Hiroshima , c’est la capacité des hommes à utiliser ce que Michel Serres appelait des “objets monde” .

      Et si la tendance avec l’allongement de la durée de la vie ,la croissance géométrique des grandes villes , du meilleur état de santé de la population ,…poussent à dissuader les mâles les plus solides d’aller se faire tuer la fleur au fusil sous les ordres de généraux paranoïaques et fous , notre “humanité” a maintenant la capacité de faire ,par technologie interposée , plus de morts que les bactéries et microbes, auxquels nous facilitons cependant le travail par le nombre , la diversité et la rapidité de nos moyens de transport .

  12. “des milliers de livres ont été écrits sur Hitler, aucun ne fait mention qu’ il fut un enfant battu.”
    Eric Emmanuel Schmitt , en parle dans son livre “la part de l’autre ” ; recommandé

    1. hitler…
      peut-etre le fait qu’il fut un enfant battu ,peut-il expliquer ulterieurement, le fait que la guerre 14-18 fut pour lui ,parait-il, une periode d’exultation extraordinaire.. ses premiers adherents furent des anciens combattants de cette guerre atroce…
      En contrepoint, il y a quelques semaines, je faisais un commentaire d’un commentaire sur “le discours de la servitude volontaire” et j’y faisais la remarque que face à des mitraillettes, la resolution de ne point consentir au pouvoir etait completement hors de propos, que l’on ne pouvait pas culpabiliser ceux qui etaient montés dans les trains de la mort…ainsi que je l’ai deja trop entendu

      Peu de temps aprés, je lisais le temoignage d’un ancien de ceux qui participerent à l’insurrection du ghetto de Varsovie.
      Sachants qu’ils allaient mourir, ils se souleverent et combattirent une armée infiniment superieure en nombre et en moyens.
      La guerre est atroce,
      heureusement l’univers est d’une dimension infinie, qui nous depasse infiniment, qui est aussi une paix infinie, nature, dans laquelle nos horreurs finiront par se dissoudre.

  13. Ce qui a de bien avec Erdogan, c’est que c’est sans fin.
    En fait ce n’est pas “bien” en soi, mais accablant dans les détails.

    Erdogan réclame à l’Europe la fin du visa pour un voyage touristique des ressortissants Turques.
    Il a déja prévenu que cette histoire de visa n’était pas négociable, que si cette condition n’était pas satisfaite il prendrait et dépenserait les 6 milliards mais qu’il ne ferait pas sa part concernant les réfugies.

    Il y a peu , Leclerc écrivait:
    “Pour ne pas avoir l’air d’accorder à n’importe quel prix cette exemption, celle-ci serait proposée sous réserve. 8 critères sur les 72 requis ne seraient pas encore remplis, mais on ne sait pas encore lesquels ! ”
    ( http://www.pauljorion.com/blog/2016/05/03/une-annee-marquee-dune-pierre-noire-par-francois-leclerc/ )

    Parmi les 8 critères, l’Europe ( le commissaire en charge) réclame un assouplissement des lois anti-terroristes. On sait que depuis cet été, suite à un résultat électorale décevant pour ses projets, Erdogan a décidé de relancer les opérations anti-terroristes anti- Kurdes. On sait que par un passé récent, Ankara avait détruit 3000 villages kurdes, “dispersé” la population de ces villages et tué 45000 récalcitrants. Comme les Kurdes ne se laissent pas faire, les “opérations” ont pris un tour extrêmement violent. Il s’agit d’une guerre civile inexpiable: d’un côté des forces militaires ou militarisées dotées de moyens très puissants et de l’autre des civils à peu près désarmés. Entre les deux prennent place les Résistants qui rendent coup pour coup. Le nombre de morts est semblables des 2 côtés combattants mais les pertes civiles précises sont inconnues. Il faut ajouter que les revendications kurdes sont très raisonnables, essentiellement être reconnus en tant que Kurdes.
    On voit le tableau: une violence éradicatrice du côté turc sans justification et une demande européenne raisonnable.

    Or, Erdogan qui parle beaucoup à ses troupes, a répondu : c’est en substance : “Fuck the EU”. Il ne changera rien. “Fuck the EU” est un rappel d’une forte réponse de M.e Nuland à l’Europe. Elle affirmait ainsi sa liberté de désigner le gouvernement ukrainien de son choix sans interférence européenne. Elle s’est excusée plus tard mais pas vis à vis de l’Ukraine. Erdogan n’a pas prononcé cette phrase mais sa réponse sous entendait le même liberté. Pauvre Europe, malheureuse Ukraine, les Kurdes ? ils ont l’habitude.
    Comment la pauvre Europe va-t-elle pouvoir justifier son passage sous les fourches caudines ?

  14. Entre la trouvaille des origines du Nazisme articulée à l’enfance maltraitée, sur fond d’un lemmingisme promut par un Bouthoul pourtant exempt de botulisme, ça atteint des sommets de la pensée contemporaine…

    petit correctif :
    http://www.liberation.fr/sciences/2003/11/06/les-etranges-suicides-des-lemmings-enfin-elucides_450798

    et plus instructif :
    https://vimeo.com/164813729?utm_source=affiliate&utm_medium=pro-eean-standard-20140801&utm_campaign=10335

    en écho avec :
    https://www.youtube.com/watch?v=t-K3IUDZHL0&list=PLcA-yc2A6hkmRnpiz1i2MlqzmmRjcS1SA&index=11

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