« Qui étions-nous ? » – La réponse risque d’être perturbante

Ouvert aux commentaires.

Une première observation : nous, êtres dotés de conscience, sommes apparemment seuls (dans notre genre) dans l’univers.

Il faut distinguer par rapport à cette observation, deux périodes : durant la première, qui s’étend jusqu’au 8 avril 1960 et les prémices du projet SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence), nous nous contentions de constater cet état de fait, durant la seconde, nous avons tenté de manière délibérée de découvrir dans l’univers des traces d’êtres doués de conscience comme nous, sans aucun résultat probant jusqu’ici.

Seconde observation : pour que des êtres comme nous puissent apparaître dans un univers, il faut que les constantes physiques universelles aient des valeurs très précises. Une expansion de l’univers plus lente ou plus rapide rend notre existence impossible ; une taille de l’électron plus grande ou plus petite par rapport à celle du proton rend notre existence impossible ; une taille du neutron plus grande ou plus petite par rapport à celle du proton rend notre existence impossible, etc. On peut dire que si notre existence est avérée, alors l’univers doit être « réglé de très près » d’une certaine manière (en anglais : « fine-tuned »).

Quelques inférences sont légitimes à partir de ces deux constatations. Par exemple : « Nous sommes effectivement seuls dans l’univers » ou « Si les valeurs dès constantes physiques universelles sont aléatoires au moment où se constitue un univers, notre univers est rare parmi les univers possibles ». Et, si l’on combine les deux : « Notre présence est extrêmement peu probable au sein d’un univers extrêmement peu probable ».

On reste cantonné jusque-là bien entendu dans le domaine des évidences.

Mais nous, êtres humains, n’en restons pas là par rapport à ces deux observations : nous les rangeons dans une catégorie que l’on peut appeler le « surprenant-requérant-explication », du fait que ce qui est « rare » ou « peu probable » tombe pour nous dans cette catégorie.

Du coup, à nos yeux, le fait que nous soyons apparemment seuls dans l’univers est surprenant et requiert une explication.

Et, le fait que notre univers est par rapport à nous réglé de très près est surprenant et requiert une explication.

Notons bien que si le « rare » et le « peu probable » ne nous paraissaient pas nécessiter une explication, ces deux questions ne se poseraient absolument pas.

Pour que le « surprenant » puisse intervenir dans des cas comme ceux-ci, il faut, remarquons-le, qu’opère spontanément ce qu’on pourrait appeler un « présupposé de l’appartenance à un échantillon » : il faut qu’il aille de soi pour nous que nous, êtres humains, ne constituions qu’un échantillon d’un groupe plus vaste d’êtres semblables à nous, il faut aussi qu’il aille de soi que notre planète ne soit que l’une parmi de multiples planètes abritant des êtres tels que nous, il faut qu’il aille de soi que notre univers n’est qu’un des univers possibles, etc.

(On verra dans la conclusion que selon moi ce « présupposé de l’appartenance à un échantillon » est peut-être la seule chose dans la problématique que j’examine ici qui requière véritablement explication).

Le fait que nous soyons apparemment seuls dans l’univers est surprenant et requiert une explication est appelé dans la littérature, « paradoxe de Fermi ».

Le fait que notre univers soit par rapport à nous réglé de très près est surprenant et requiert une explication est appelé dans la littérature « principe anthropique fort ».

Le « principe anthropique faible » se contente d’énoncer une banalité de base, que notre existence et celle de notre univers sont compatibles.

La raison pour laquelle le « paradoxe de Fermi » est appelé « paradoxe » m’apparaît personnellement obscure, à moins que le mot « paradoxe » ne soit utilisé ici de manière lâche pour désigner tout ce qui apparaît « surprenant » à quelqu’un. Une manière de le formuler est celle-ci :

« S’il y avait des civilisations extra-terrestres, leurs représentants devraient être déjà chez nous. Où sont-ils donc ? »

Les réponses au paradoxe de Fermi sont quasi infinies et en faire la liste exhaustive serait fastidieux. Par exemple : nous ne regardons pas là où il faut pour trouver des extra-terrestres ou nous sommes incapables pour une raison x ou y de regarder au bon endroit ; ces êtres sont beaucoup plus sophistiqués que nous et ils se cachent ; ils ont été remplacés par les machines qu’ils ont créées, lesquelles n’émettent pas de signaux, etc.

La seule donnée dont nous disposons étant celle d’une absence, les limites aux réponses que nous pouvons offrir sont seulement celles de notre imagination, qui est très vaste.

Les explications du principe anthropique fort sont elles en nombre plus limité : elles tombent dans deux grandes familles : le « dessein intelligent » et les « mondes multiples ».

Le dessein intelligent dit ceci :

« La probabilité très faible de l’univers qui est le nôtre s’explique par le fait qu’il a spécifiquement été conçu pour nous accueillir ».

Les mondes multiples dit ceci :

« Les univers existent en quantité infinie, présentant de grandes variations de valeurs pour les constantes physiques universelles ; nous vivons dans celui où les valeurs sont telles qu’il autorise notre apparition ».

En tant qu’explications du principe anthropique, le dessein intelligent et les mondes multiples constituent les branches d’une alternative : chacune de ces explications suffit à expliquer ce qu’il s’agit d’expliquer. Elle n’exclut pas pour autant l’autre : elle rend simplement l’autre triviale.

Ainsi, s’il existe un dieu créateur de notre univers, pourquoi aurait-il pris la peine de créer par ailleurs une multitude de mondes sans nous ? Et s’il existe une multitude d’univers représentant toutes les combinaisons possibles de valeurs pour les constantes physiques universelles, quel rôle reste-t-il à jouer pour un dieu quelconque ?

Rien n’exclut que nous obtenions un jour la preuve irréfutable que l’une des deux hypothèses du « dessein intelligent » et des « mondes multiples », est vraie. Nous pourrions ainsi avoir la révélation d’une intervention divine, Dieu abandonnant son rôle de metteur en scène discret pour apparaître soudain en pleine lumière. De même nous pourrions assister un jour à la scission de deux univers distincts (cf. mon texte Mondes multiples et conscience).

Quelle est la plausibilité de ces deux hypothèses ?

L’interprétation de la mécanique quantique que nous a proposée Hugh Everett (1930 – 1982), dite des « univers parallèles », nous assure que les superpositions d’états quantiques se résolvent par leur réalisation parallèle causant des divergences d’univers. L’existence de mondes multiples en quantités quasi-infinie est donc postulée par une théorie physique qui, si elle n’est pas la plus communément admise, est en tout cas jugée légitime par les scientifiques.

L’hypothèse du dessein intelligent est plus difficile à évaluer. Si l’auteur du dessein est anthropomorphe et apparu historiquement (ce qui est difficile à imaginer en l’absence de la matière dont il est le créateur), il faudrait en tout cas qu’il soit singulièrement plus intelligent que nous. En l’absence de preuves qu’il existe d’autres êtres anthropomorphes que nous-mêmes, il faudrait supposer que ce dieu apparaîtra un jour dans notre propre descendance, créant l’univers dans un avenir qui devrait se situer en même temps dans notre passé, il y aurait donc présence d’une boucle, soit ce que l’on a appelé dans notre culture, le mythe de l’Éternel Retour.

Quoi qu’il en soit, nous ne disposons à l’heure qu’il est d’aucune preuve, ni d’une des hypothèses ni de l’autre.

Nous avions noté, et il faut y revenir, que le paradoxe de Fermi et le principe anthropique fort ne doivent être invoqués que si nous considérons « surprenantes » les deux observations que nous pouvons faire de notre solitude apparente dans notre univers et le réglage de très près de celui-ci en termes de valeurs des constantes physiques par rapport à notre existence. Si nous ne considérons pas que nous constituons nécessairement un échantillon au sein d’une large famille d’êtres doués de conscience comme nous, et que notre planète constitue un échantillon au sein d’une vaste classe de planètes semblables à la nôtre, et que notre univers lui aussi n’est qu’un parmi une multitude d’autres univers semblables – ce qui n’est rien d’autre qu’un présupposé sympathique parce que révélant une certaine modestie de notre part, qui ne nous est d’ailleurs pas coutumière – alors il faut que nous prenions au sérieux la possibilité qu’il n’existe rien de plus que ce que nous révèlent nos sens prolongés par nos appareils de mesure, à savoir que nous sommes seuls dans notre genre au sein de notre univers et que celui-ci est bien le seul qui existe et que si nous bousillons notre planète au point d’y rendre notre vie absolument impossible, alors nous éliminerons – vraisemblablement une fois pour toutes – la possibilité pour cet univers d’être conscient de sa propre existence, soit un univers entier perdant la signification qui fut à une époque la sienne, impossible sans la présence d’êtres dotés de conscience. Quels gougnafiers nous ferions alors !

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127 réflexions sur « « Qui étions-nous ? » – La réponse risque d’être perturbante »

  1. L’existence des univers parallèles est basée sur la « théorie » quantique. Le mot « théorie » a toute son importance. Et elle décrit, pour rappel, l’infiniment petit, et non l’infiniment grand.

    Deux grandes contradictions non relevées.

    Ce que je trouve particulièrement interpellant du point de vue intellectuel, c’est cette capacité à bâtir de nouvelles théories sur des théories existantes qui sont elles-mêmes branlantes à l’origine. C’est comme un gigantesque château de cartes avec des couches de théories de plus en plus hasardeuses au fur et à mesure qu’on monte vers le sommet.

    L’existence d’univers parallèles fait partie des théories du sommet.

    On nous explique, je résume en diagonale, que parce que à l’échelle des particules, certaines d’entre elles peuvent avoir différents niveaux d’existence, l’existence d’univers parallèles est donc possible.

    C’est du même acabit que lorsque un certain Hawking, grand scientifique de son état, prêtre féroce du matérialisme, explique la création de l’univers parce que « en raison de l’existence de la force de gravitation, notre univers DEVAIT finir par apparaître ».
    Waouw ! Personne n’a tiqué sur le fait que la force de gravité est apparue après la création de l’univers, pas avant. Elle en est la conséquence, pas la cause… Une conséquence ne peut être sa propre cause.

    Pourtant, la « théorie » quantique, tout comme l’explication de Mr. Hawking, est bue comme du petit lait et acceptée comme vérité absolue. Comme la « théorie » de l’évolution par exemple. Tout simplement parce que c’est la seule solution possible pour exclure l’hypothèse d’un être intelligent transcendant notre univers.

    C’est faire preuve de peu d’esprit scientifique, ou de malhonnêteté intellectuelle flagrante, que d’exclure d’emblée une hypothèse sous prétexte qu’elle dérange et ne correspond pas au postulat de départ qu’on essaie de démontrer. Quitte à trouver des explications plus biscornues les unes que les autres.

    Je recommande pour cela les conférences du Dr. Stephen C. Meyer sur le design intelligent.

    1. La science , ça ne consiste pas à faire des hypothèses -point à la ligne .
      Ça consiste en faire des hypothèses ET concevoir des arguments expériences pour accéder à leur vérification . Alors et seulement alors on a une réponse  » intelligente » qui  » colle » et permet de valider ( au moins provisoirement ) l’hypothèse .

      L’histoire des sciences montre d’ailleurs que loin de fermer les portes , elles en ouvrent dix nouvelles , et cent nouvelles questions à chaque hypothèse vérifiée .

      Si vous êtes capable de faire subir cet examen intelligent à votre designer intelligent , faîtes le d’abord , et on en reparlera . Sinon , mettez le et envoyez le au musée du design à Saint Etienne ,ça nous épargnera de perdre notre temps en nous engluant « l’esprit » .

      1. « Ça consiste en faire des hypothèses ET concevoir des arguments expériences pour accéder à leur vérification . »

        Oui, vous avez tout à fait raison. Et quand vous serez capable de concevoir des expériences pour accréditer l’existence, sans aucun doute possible, des univers parallèles en respectant à la lettre ce que vous écrivez, vous n’hésiterez pas à me faire signe. Merci.

        A moins que vous ne considériez que des hypothèses sont automatiquement validées parce qu’elles reposent sur d’autres hypothèses (d’autres « théories ») unanimement acceptées par tous comme vérité unique et absolue.

        Tiens, un autre apôtre d’une autre religion féroce.

        Je croyais pourtant qu’on se trouvait sur le blog de Paul Jorion, le gars qui a été le seul à aller à contre-courant dans le domaine économique en démontant un ensemble de vérités pourtant considérées comme parole d’évangile par le monde actuel, en montrant que ce qu’on pensait comme acquis était faux.

        « Si vous êtes capable de faire subir cet examen intelligent à votre designer intelligent , faîtes le d’abord , et on en reparlera . Sinon , mettez le et envoyez le au musée du design à Saint Etienne ,ça nous épargnera de perdre notre temps en nous engluant « l’esprit » .

        Si vous êtes capable de faire subir cet examen intelligent à votre théorie des univers, faîtes-le d’abord, et on en reparlera.

        La science, c’est aussi l’utilisation de la logique dans l’analyse.

        Si, pour expliquer une situation donnée, vous savez qu’il n’y a que deux explications possibles (appelons-les A et B), que pouvez-vous faire ?

        Soit prouver que A est vrai, ou alors que B est faux (donc, automatiquement A est vrai dans ce cas-là). Dans ce dernier cas, c’est tout aussi scientifique. On l’utilise dans les mathématiques par exemple, ou on parle de démonstration par l’absurde. Mais je suppose que vous aurez du mal à comprendre la différence à la lecture de votre commentaire.

        La théorie des univers multiples (infinis) est une n-ième tentative de trouver une explication « scientifique » à l’existence de notre univers en écartant l’hypothèse dérangeante du design intelligent. En se basant sur la théorie quantique (autrement dit l’analyse de l’infiniment petit) pour expliquer l’infiniment grand, on commet une aberration scientifique. Mais on n’est plus à ça près…

        Je vous suggérerais enfin d’envoyer votre ponctuation au musée, en vous rappelant au passage qu’on ne met un espace qu’après un signe de ponctuation, pas avant.

        Bonne journée à vous.

      2. on ne met un espace qu’après un signe de ponctuation, pas avant.

        Que voilà une interprétation bien réductrice et fautive de la Loi. Un signe double implique deux espaces : un à la gauche du Père, un à Sa droite… (trois pointement vôtre)

      3. Vous ne comprenez pas mieux ce que vous lisez que vous n’exprimez votre opinion .

        Au passage , je me fous des multivers , dont je n’ai pas besoin pour essayer d’expérimenter ma science dans le seul univers que je connaisse , qui m’est accessible et qui me pose suffisamment de problèmes comme ça .

        Si ma ponctuation dérange votre designer , dîtes lui que c’est , pour mes lunettes , la seule façon de s’assurer qu’elle est en place . Par contre , il pourrait me faire des reproches sur son à propos , car bien qu’essayant de les maintenir , j’ai beaucoup perdu dans l’application de ses règles .

      4. C’est vrai que Vigneron est un ange : mon ange gardien !

        Et j’ai souvent l’intuition qu’il n’est pas le seul …

        Me voilà prêt à affronter tous les multivers de l’univers !

      5. @Juannessy

        « Vous ne comprenez pas mieux ce que vous lisez que vous n’exprimez votre opinion .  »

        Très bien, mon Seigneur. Toutes mes excuses pour cela.

        Donnez-vous des cours ? Ou la génétique/le grand designer a-t-elle/il scellé mon destin ?

      6. @Bison quiaperduunpeudecolle:

        Vous êtes sur le bon chemin tout seul , si vous commencez à poser des questions à autrui et à vous même .
        Encore un peu moins de colle et vous allez trouver les bonnes réponses ( que je n’ai pas en grand nombre !).

  2. M. Jorion, votre courage de cheveux en quatre n’est guère convaincant.

    Je préfère Louus Pasteuf (discours de réception à l’académie française ») : « Celui qui proclame l’existence de l’infini, et personne ne peut y échapper, accumule dans cette affirmation plus de surnaturel qu’il n’y en a dans tous les miracles de toutes les religions ; car la notion de l’infini a ce double caractère de s’imposer et d’être incompréhensible. Quand cette notion s’empare de l’entendement, il n’y a qu’à se prosterner. »

    La pensée rationnelle, c’est même à ça qu’on la reconnaît, sait faire la différence : entre l’explicable et l’inexplicable, entre le fini et l’infini, entre le vrai et le faux, entre le juste et l’injuste… À vouloir tout expliquer on prend le risque de ne plus rien expliquer du tout.

    Cela dit, oui, nous sommes des gougnafiers, à bien des égards. Faut-il passer par le paradoxe de Fermi et la physique quantique pour l’affirmer ?

    1. Cela dit, oui, nous sommes des gougnafiers, à bien des égards. Faut-il passer par le paradoxe de Fermi et la physique quantique pour l’affirmer ?

      Non, bien entendu, j’ai déjà consacré plusieurs ouvrages à le prouver par d’autres moyens.

      1. Bonjour M. Jorion,
        Je ne sais pas s’il faut passer par le paradoxe de Fermi et la physique quantique pour expliquer l’origine de la vie intelligente et le silence du cosmos face à toutes nos tentatives infructueuses de contacts extraterrestres (SETI, Gepan, …). Mais je m’étonne qu’on en soit étonné. Nos oligarchies et nos multimilliardaires se gardent déjà bien de se mélanger à nous, préférant nous tenir à distance avec des ghettos, des drones espions ou tueurs, des puces informatiques ou d’autres systèmes intégrés déjà là ou à venir. S’il y a des extraterrestres plus avancés ou déjà nomades cosmiques, ils se garderaient de même de révéler ouvertement leur existence, et leur science leur permettrait de rendre vaines toutes nos tentatives d’approche : ils ne seront donc jamais détectés s’ils ne le souhaitent pas et on peut au contraire s’étonner qu’on s’acharne à grands frais à démontrer le contraire. Pour contacter les prédateurs insatiables que nous sommes devenus planétairement, il leur faudrait entretenir la présence d’un soldat extraterrestre derrière chacun d’entre nous jusqu’à la fin des temps : le coût d’une telle opération serait exorbitant, sans assurance de succès quant à notre acquisition à terme d’une vraie conscience. Il est pour eux préférable d’attendre en apartheid cosmique notre extinction naturelle qui ne pourrait tarder en raison de notre stupide obstination de nous en prendre à la vie. Leur science plus avancée de centaines, milliers ou millions d’années leur permettrait d’ailleurs de nous aider discrètement dans notre autodestruction sous l’apparence naturelle d’un apartheid cosmique.
        La seule chose qu’ils attendraient de nous serait alors une vraie démonstration sur le terrain de notre volonté de préserver la vie sur notre planète et dans l’univers. La voie d’une vraie conscience passe par la solitude dans la responsabilité. Comme pour l’adolescent en conduite accompagnée au cap de sa majorité, l’espèce sera accueillie ou abandonnée au terme de cette épreuve. De sages nomades ne nous infligeront pas le cauchemar que nous avons fait subir aux colonies d’Amérique et d’ailleurs.
        C’est ce paradigme que je développe sur mon site : http://didariste.blogspot.fr/2016/04/le-stolon-humain-dune-conscience.htmlhttp://didariste.blogspot.fr/2016/04/le-stolon-humain-dune-conscience.html
        Fraternellement
        Ariste

      2. @Ariste :

        Que signifie l’association « vie intelligente » ?!

        Le jeune ado emmerde les sages nomades ( ou : il vaut mieux être un jeune impertinent qu’un vieux con ).

        Votre lien auto-promotionnel ne fonctionne pas .

        On ne devient adulte que lorsqu’on accepte le doute , et que l’on se met pourtant totalement en jeu .Enfin peut être , car si j’accepte déjà pas mal le doute , je suis encore un peu lâche pour la deuxième partie ( mais ça vient) .

      3. Pour celui qui m’a demandé ce que j’entends par vie intelligente : c’est tout simplement la vie d’une espèce qui a appris à ne pas s’autodétruire comme nous nous apprêtons apparemment à le faire.
        Désolé de ma maladresse en informatique pour la correction de l’adresse de mon site sur votre blog. Voilà son nom : http://didariste.blogspot.fr

      4. Ceci est une copie du message que je vous ai adressé récemment et que j’ai corrigé concernant la mauvaise adresse de mon site que vous m’avez signalée. Ci-dessous le texte à publier :

        Bonjour M. Jorion,
        Je ne sais pas s’il faut passer par le paradoxe de Fermi et la physique quantique pour expliquer l’origine d’une vie intelligente et le silence du cosmos face à toutes nos tentatives infructueuses de contacts extraterrestres (SETI, Gepan, …). Mais je m’étonne qu’on en soit étonné. Nos oligarchies et nos multimilliardaires se gardent déjà bien de se mélanger à nous, préférant nous tenir à distance avec des ghettos, des drones espions ou tueurs, des puces informatiques ou d’autres systèmes intégrés déjà là ou à venir. S’il y a des extraterrestres plus avancés ou déjà nomades cosmiques, ils se garderaient de même de révéler ouvertement leur existence, et leur science leur permettrait de rendre vaines toutes nos tentatives d’approche : ils ne seront donc jamais détectés s’ils ne le souhaitent pas et on peut au contraire s’étonner qu’on s’acharne à grands frais à démontrer le contraire. Pour contacter les prédateurs insatiables que nous sommes devenus planétairement, il leur faudrait entretenir la présence d’un soldat extraterrestre derrière chacun d’entre nous jusqu’à la fin des temps : le coût d’une telle opération serait exorbitant, sans assurance de succès quant à notre acquisition à terme d’une vraie conscience. Il est pour eux préférable d’attendre en apartheid cosmique notre extinction naturelle qui ne pourrait tarder en raison de notre stupide obstination de nous en prendre à la vie. Leur science plus avancée de centaines, milliers ou millions d’années leur permettrait d’ailleurs de nous aider discrètement dans notre autodestruction sous l’apparence naturelle d’un apartheid cosmique.
        La seule chose qu’ils attendraient de nous serait alors une vraie démonstration sur le terrain de notre volonté de préserver la vie sur notre planète et dans l’univers. La voie d’une vraie conscience passe par la solitude dans la responsabilité. Comme pour l’adolescent en conduite accompagnée au cap de sa majorité, l’espèce sera accueillie ou abandonnée au terme de cette épreuve. De sages nomades ne nous infligeront pas le cauchemar que nous avons fait subir aux colonies d’Amérique et d’ailleurs.
        C’est ce paradigme que je développe sur mon site : http://didariste.blogspot.fr
        Fraternellement
        Ariste

      1. Surtout pas de synthèse , vous êtes très bien comme ça tous les deux !

        L’univers ( celui qui était « probable », et dont je me demande comment on peut lui appliquer ce qualificatif alors qu’on n’a pas la moindre idée de ce qui a pu se passer à l’instant T zéro – je ne sais pas faire les petits zéros) ,
        et même les multivers (qui ne m’intéressent pas faute de pouvoir en vérifier l’existence),
        sauront vous conduire à la synthèse le moment venu .

      2. Tout le monde s’en doute:
        Le Monde n’existe dans sa multiplicité que pour pouvoir faire naître à son/notre admiration de rares êtres d’exception. Paul est de ceux-là.

  3. Pourquoi vouloir toujours assigner aux gougnafiers que nous sommes des objectifs hors de portée ? Diantre, Nous comme Conscience de l’Univers ! Plus j’y pense, et plus je pense que c’est cela qui est cruel en fait.

    1. Rassurez vous, c’est juste une histoire de Père Noël :

      Nous ne sommes conscients de rien.

      C’est à une ampoule grillée que nous allons couper le courant !

      1. Pour sûr, depuis que Juan lui a roulé sur la patte avec son 4X4, il nous fait une chtite déprime le soleil du lundi et m^me la semaine d’ailleurs. Donc, inutile de lui causer de Noël, voire de cheminées zé autres guirlandes joyeuses, de 4X4 et, encore moins de clodettes…..

  4. Je vais faire rire tous vos z’amis du blog mais c’est pas grâf..
    Les capacités de notre antenne cerveau à nous qui vous lisons ce soir sont compatibles avec votre plan ( manière de concevoir les choses) d’autres sont ailleurs…Sur d’autres plans. Les plans ne se croisent pas, ils s’entassent juste les-uns par dessus les autres sans savoir qu’à la fin ils forment quand même un tout ..
    Mais s’il y a un plan qui me convient bien de ces jours-ci c’est celui que j’ai en commun avec vous, c’est d’être des Wallons :

    1. Nos-èstans fîrs di nosse pitite patrèye,
    Ca lÃ¥dje èt long, on djÃ¥se di sès-èfants.
    Å prumi rang on l’ mèt’ po l’ industrèye
    Et d’vins lès-Ã¥rts èle riglatih ot’tant.
    Nosse tére èst p’tite, mins nos-avans l’ ritchèsse
    Dès-omes sincieûs qu’anôblihèt leû nom.
    Et nos-avans dès libèrtés timpèsse:
    Vola poqwè qu’on-z-èst fîr d’ èsse Walon!
    Et nos-avans dès libèrtés timpèsse:
    Vola poqwè! Vola poqwè qu’on-z-èst fîr d’ èsse Walon!

    2. Di nosse passé, qwand c’èst qu’on lét l’istwère,
    On s’rècrèstêye vormint à chaque foyou,
    Et nosse coûr crèh’ qwand c’èst qu’on tûse al glwère
    Di nos vis péres qui n’avit mÃ¥y pawou.
    C’est grÃ¥ce a zèls qui n’djouwihans dèl pÃ¥y,
    Il ont sprÃ¥tchî l’inn’mi d’zos leû talon;
    On l’z-a r’clamé lès pus vaillants qu’i-n-Ã¥ye
    Vola porqwè qu’on-z-èst fîr d’èsse Walon!
    On l’z-a r’clamé lès pus vaillants qu’i-n-Ã¥ye
    Vola porqwè! Vola porqwè qu’on-z-èst fîr d’èsse Walon!

    3. On s’veût vol’tî inte frés dèl Walon’rèye
    Et l’on-z-èst prèt’onk l’aûte a s’diner l’main;
    On s’fait plaisir bin sovint sins qu’on l’dèye,
    Nouk ni s’hÃ¥gnêye qwand c’èst qu’i vout fé l’bin
    Li tcharîté qui mousse èl mohinète
    N’î va qu’al nut’ avou mèye précôcions;
    Li pô qu’on done on nèl donne qu’è catchète:
    Vola porqwè qu’on-z-èst fîr d’èsse Walon!
    Li pô qu’on done on nèl donne qu’è catchète:
    Vola porqwè! Vola porqwè qu’on-z-èst fîr d’èsse Walon!

    4. Pitit payîs, vos qu’a tant d’grandeûr d’âme,
    Nos v’s-inmans bin, sins qu’nos l’brèyanse tot haut;
    Qwand on v’kidjÃ¥se, Ã¥s-oûy montèt nos lÃ¥mes
    Et nos sintans nosse coûr bate a gros côps!
    N’Ã¥yiz nole sogne èt vikése è liyèsse
    Di vos èfants lès brès èt l’coûr sont bons,
    Et nos avans lès dj’vès fwèrt près dèl tièsse:
    Vola porqwè qu’on-z-èst fîr d’èsse Walon!
    Et nos avans lès dj’vès fwèrt près dèl tièsse:
    Vola porqwè! Vola porqwè qu’on-z-èst fîr d’èsse Walon!

    Et pour nos cousins de France :
    official French version

    1. Nous sommes fiers de notre Wallonie,
    Le monde entier admire ses enfants.
    Au premier rang brille son industrie
    Et dans les arts on l’apprécie autant.
    Bien que petit, notre pays surpasse
    Par ses savants de plus grandes nations.
    Et nous voulons des libertés en masse :
    Voilà pourquoi l’on est fier d’être Wallons !

    2. Entre Wallons, toujours on fraternise.
    Dans le malheur, on aime s’entraider :
    On fait le bien sans jamais qu’on le dise,
    En s’efforçant de le tenir caché.
    La charité visitant la chaumière
    S’y prend le soir avec cent précautions :
    On donne peu, mais c’est d’un cœur sincère :
    Voilà pourquoi l’on est fier d’être Wallons !

    3. Petit pays, c’est pour ta grandeur d’âme
    Que nous t’aimons, sans trop le proclamer.
    Notre œil se voile aussitôt qu’on te blâme
    Et notre cœur est prêt à se briser.
    Ne crains jamais les coups de l’adversaire.
    De tes enfants les bras te défendront
    Il ne faut pas braver notre colère:
    Voilà pourquoi l’on est fier d’être Wallons !

    La bien bonne soirée à vous tous !

    Martine concierge à Bruxelles

    1. Commentaire d’un jaloux.
      Grand pour les réalisations , si petit par le nombre. Et chaque jour, ils remercient Dieu de les avoir fait si modeste.

  5. Reste la possibilité qu’on soit beaucoup d’êtres conscients, mais que nous ne puissions que vivre dans des bulles d’espace-temps limitées (1000 à 10 000 années lumières) . Temps fini parce qu’on s’auto détruit dès qu’on est assez conscient et techniquement « prométhéen ». Et donc ces bulles n’ont qu’une chance infime, pour un échantillon donné (nous) de se rencontrer.
    En revanche, reste la possibilité que, quelque part dans l’univers, deux telles bulles ait eu une fois au moins une chance de faire une jonction. Avec 10^8 telles bulles, sur une durée de 5*10^9 ans, ça a pu se produire à la louche 10 ou 100 fois seulement.
    Il y aurait donc une physique statistique des « ensembles conscients » (aka « civilisation », m’enfin je ne suis pas très chaud pour ce choix là), avec une rareté intermédiaire, mais qui nous laisse gros-jean comme devant dans la plupart des cas, avec seulement la force de pouvoir se convaincre du bien-fondé de son imagination.
    Pour peaufiner, il faudrait quand même évaluer la possibité qu’un « ensemble conscient vivant » ait le plaisir ou l’horreur de découvrir un monde bousillé dans les 10 millions d’années qui ont précédés (le nôtre dans 1000 ans ?).

    1. « … se produire à la louche 10 ou 100 fois seulement. » sur terre seulement. Le cycle est d’environ 10 millions d’années : croissance, stase, suicide-disparition. On rajoute 5 millions d’années de latence inter-bulle, permet aussi aux traces de disparaître. Il y a environ 2 milliards d’années de vivable sur terre: plus d’une centaine de bulles possibles. Si les humains représentent le meilleur d’un ordre animal ou son développement ultime, à quoi aurait pu ressembler les humains issu de l’ordre des dinosaures ? La période a été créative au maximum : sang chaud, ou quasi, en particulier.

  6. Quelle est la définition de l’intelligence ? L’être humain s’échine à singer la nature. Ah oui, il vient d’inventer un ordinateur biologique… Est-ce que le mauvais plagiat est une preuve d’intelligence ?
    C’est assez étrange car la recherche d’une preuve du dessein intelligent m’avait traversé l’esprit il y a quelques jours.
    Cette preuve pourrait être indirecte. On peut déjà sur base de distributions statistiques déterminer si des processus sont purement aléatoires ou régis par certaines lois. Le dernier exemple en date est la distribution des nombres premiers. De la même façon, on pourrait imaginer que le dessein intelligent biaise d’une certaine manière quelques statistiques…

    1. Il vaut mieux imaginer l’expérience qui viendra confirmer ou détruire une intuition , qu’imaginer la réponse qui écrit la validation de l’intuition .

  7. J’avoue n’avoir clairement suivi que les dix dernières lignes .

    Si le sujet est de s’étonner que de très légères variations auraient pu accoucher , après le big bang , d’un univers complètement stérile , il est mieux traité je trouve par Hubert Reeves ( Chroniques des atomes et des galaxies page 82). Après avoir rappelé Brandon Carter et le « principe anthropique », il concluet en moins d’une page :

    « Notre univers est le seul dont nous sommes certains qu’il existe ! »

    A propos , vous êtes vous parlé lors de votre dernière participation commune conférencière , bien que franco belge et franco canadien ?

  8. Il ne faut pas oublier que nous sommes des primates. Grâce à notre capacité développée à raisonner, dont un seul espèce de primates (nous) est capable, nous avons trouvé des symboles pour mesurer et désigner les objets qui nous entourent. Mais cela reste au niveau des perceptions d’un primate; qui vous dit que la lune est une lune, la mer est la mer, une fleur est une fleur….et que l’univers est l’univers. Nous avons déjà la chance de voir, de raisonner, un animal en est incapable. Mais il y a des limites.

  9. Où un général des forces terrestres, aurait-il bien pu acquérir une telle intime connaissance du raisonnement d’une espèce extraterrestre ?
    Je n’en ai aucune idée. D’autant qu’il est encore célibataire, ne put-il s’empêcher d’ajouter.
    (Jack Campbell, La flotte perdue : Par-delà la frontière, Invulnérable)

    « Personnellement je ne pense pas qu’il y ait de vie intelligente sur d’autres mondes. Pourquoi les autres planètes devraient-elles être différentes de celle-ci ? »
    Bob Monkhouse

  10. Je crois avoir suivi les lignes jusqu’au bout, mais j’ai lu la chute et pensé : « tout ça pour ça » ? Il se fait que les humains détruisent les conditions de survie de l’espèce sur leur planète, précisément ajustée pour eux. Aveuglément imbécile et entêté, comportement grégaire, etc. La planète survivra, d’autres espèces survivront encore quelques millions d’années. Le monde ‘sensé’ (sensé par nous : auquel notre conscience donne un sens qui va bien à elle, monde désiré et déliré) aura vécu. Que la même histoire se passe dans des mondes parallèles, ou s’y soit déroulée (et ait disparue) auparavant, ou se déroulera et différemment et que nous ne serons plus là pour le savoir ou le manquer, quelle importance ? Qu’est ce que cela change ? Qui étions-nous ? D’incorrigibles rêveurs incapables de prendre des décisions correspondant à nos réalités ; des opportunistes inconstants.

  11. Que la lumière soit ! Mais une particule à la fois
    25 mai 2016, 06:39 CES
    « Notre compréhension des propriétés quantiques macroscopiques de la lumière a conduit à de nombreuses innovations technologiques, des LED jusqu’au laser. Elles fondent aussi la circulation de l’information : toutes nos données numériques voyagent à travers le monde grâce à des impulsions de lumière envoyées dans des fibres optiques. »

    « Si l’on veut que se poursuive cette révolution technologique, les propriétés intrinsèques des systèmes quantiques doivent encore être comprises et contrôlées – afin de pouvoir exploiter toutes leurs capacités. Par exemple, citons deux propriétés majeures : la superposition quantique qui permet la coexistence physique des plusieurs états à la fois ; et l’intrication grâce à laquelle il est possible de jouer sur les corrélations instantanées entre des objets éloignés l’un de l’autre. »
    http://theconversation.com/que-la-lumiere-soit-mais-une-particule-a-la-fois-59843

    demain, l’ordi quantique
    http://www.sciencesetavenir.fr/sciences/prix-nobel-de-physique-sushis-et-verre-de-vin-pour-feter-cela_104780

  12. Lorsque je suis dans une pièce meublée, je peux l’imaginer vide.
    Mais je ne parviens toujours pas, après tant d’années passées à l’envisager, ce que pourrait être un univers infini débarrassé de toute la matière.
    Que pourrait être le  » rien » qui aurait préexisté à la … hum … création ?
    Faut-il voir du côté du temps ?

      1. Je ne sais pas si  » faire l’expérience » est bien la bonne formule , mais je fais l’hypothèse que c’est le même « état » qui surviendra quand je rendrai mes atomes !

  13. la Voie & celui qui y chemine
    lequel a le plus d’importance ?
    la Voie est une somme probabiliste de
    clichés d’instantanés qui se suivent :

    l’Homme se règle sur la Terre
    la Terre sur le Ciel ,
    le Ciel sur la Voie ,
    Telle est la Voie

  14. Dans des circonstances plus que désagréable (une bibliothèque d’hôpital… ou je suis en visites quotidiennes) la vie, le destin, le hasard, Dieu ou ce que vous voudrez à mis sur mon chemin le livre « Pilote de guerre » de Saint-Exupéry. Les derniers chapitres traitant de la trahison de l’Homme au profit de l’individu par notre civilisation sont je pense un élément de réponse incontournable à la question titre de votre futur livre. Certains passages pourraient avoir été écris au lendemain des attentats récents et ils le furent en pleine débâcle en 1940, rien ne semble avoir changé si ce n’est en pire depuis lors. A lire ou à relire absolument et à étudier dans les écoles.

  15. Pour ce qui est du paradoxze de Fermi et de l’équation de Drake, celà met en évidence deux choses :
    1 Nous ne regardons pas depuis assez longtemps
    2 Notre monde ne présente aucune particularité justifiant la présence permanente d’une civilisation extraterrestre sur son sol.

    Rien d’assez intéressant pour qu’ils restent ni qui ne justifie un passage suffisamment fréquent pour les avoirs vus depuis que nous gardons des traces objectives de nos observations.

  16. Considérer la conscience comme une caractéristique décisive n’est probablement pas une bonne approche. Nous ne connaissons que la forme humaine, il peut en exister une quasi-infinité de variétés, mais aucune ne ressemblant précisément à la nôtre.
    Nous sommes issus d’organismes très peu élaborés se compliquant au fil du temps, nous sommes, chimiquement, une forme particulière de stockage de l’énergie ou d’anti-entropie, notre psychologie, dirigée vers la survie, en est imprégnée.
    Notamment par l’aspect obligatoirement individuel de notre esprit, limité à notre encéphale, malgré le langage.

    Tous les autres organismes conscients ont-ils suivi ou devront-ils suivre la même voie?
    La puissance de calcul informatique permettra sans doute de synthétiser une conscience non-humaine, qui ne sera « simili-humaine » que peu de temps avant de suivre son développement propre. Qui peut prédire les contours de cette conscience après quelques siècles ?

    Une intelligence répartie, un peu comme dans une ruche ou une fourmilière, un organe de l’intelligence incluant la conscience sans support permanent dans un seul individu serait bien plus efficace et durable.
    Qu’est ce que la conscience sinon essentiellement le souvenir de soi-même et de divers savoirs ? De la mémoire durable et de la capacité d’analyse pour classer et nommer les choses, puis pour les lier selon certaines propriétés.
    C’est bien pratique pour vivre dans une société complexe et permettre notre survie alimentaire sans finir à notre tour dans l’assiette d’un prédateur.

    Alors, notre conscience, ce n’est que ça ?
    Les amateurs ou ceux qui se sentent seuls peuvent y ajouter une âme et un Dieu, ou des dieux, c’est plus sympa à plusieurs, c’est une forme supérieure de conscience.
    Mais je crains fort qu’elle n’existe que dans nos têtes. Et que les consciences très développées qu’on aimerait rencontrer sur d’autres mondes ne ressemblent un peu trop à l’image d’un humain déifié, sage et parfait. La découverte d’une autre conscience risque d’être cuisante, je n’en suis pas demandeur.

    Le temps (celui qui passe) peut nous jouer un mauvais tour : celui de ne nous laisser qu’une fenêtre d’observation trop étroite pour trouver d’autres consciences. La période d’existence du Sapiens est très courte par rapport à l’âge de l’univers, et si on a une petite idée de son début, on ne sait rien de sa durée à venir.
    Toutefois, je trouverais très prétentieux de nous considérer comme unique ou les premiers équipés d’une conscience. On peut certainement faire mieux, beaucoup mieux. Peut-être simplement ne sommes-nous pas assez intelligents pour trouver d’autres consciences?
    Ou avons-nous beaucoup de chance qu’il n’y en ait pas ?

  17. Moi je tentrais plutôt une analogie.

    Si on observe l’évolution de la vie sur notre Terre, on constate que de nombreux essais, effacements, catastrophes, nouveau départs ont eu lieu. La variété des espèces produites est très importante. On peut dire que la vie ne renonce jamais, elle essaie tout ce qui est possible.

    Maintenant l’univers, il est pour nous incommensurable. Dans cette immensité, toutes les variantes de systèmes planétaires sont tentées. Donc rencontrer des conditions favorables à la vie devrait être probable. Notre univers essaie tout ce qui est possible.

    Donc, il y a de multiples formes de vie dans cet univers.

    Cette probabilités d’émergence de la vie consciente d’elle même et productrice de technologie (la production de technologie est un postulat anthropocentrique) permettant de communiquer ou de se rencontrer ne nous est pas accessible.

    Il est vrai que si on considère que nous sommes la seule expérience « réussie « , c’est bon pour notre ego et nous confère alors une grande responsabilité. Encore faudrait il que chaque bipède pensant de cette planète soit informé de cet état et qu’il en tire lui même la conclusion qu’il doit préserver le « résultat de l’expérience unique ».

    1. La suite était plus intéressante :

      « Ce n’est point de l’espace ( et du temps , c’est moi qui ajoute après Einstein ! ) que je dois chercher ma dignité , mais c’est du règlement de ma pensée . Je n’aurais pas davantage en possédant des terres ( mais le capitalisme prétend posséder le temps , c’est moi qui ajoute après l’endettement perpétuel et le transhumanisme ! ),l’Univers me comprend et m’engloutit comme un point; par la pensée ( est ce la même chose que la conscience ?) , je le comprends .

      Où l’on retrouve :
      – Dignité = ?
      – Règlement = ?
      – Pensée = conscience ? = ?
      – Posséder = ?

      Blaise , reviens !

  18. Si le système solaire était réduit à une tête d’épingle, Alpha du Centaure se trouverait à deux mètres de lui, la Voie Lactée ferait 47km de diamètre, Andromède (la galaxie la plus proche) serait à 1000km de nous et la limite de l’univers connu serait à 15 millions de km. Ces tailles donnent une idée des proportions infinitésimales de ce que nous pouvons voir. Des univers parallèles peuvent être créés par des démiurges qui sont dans le même en rapport avec des entités supérieures que nous vis à vis d’eux, et ainsi de suite dans une récursion infinie. Et nous imaginons que nous humains du XXIème siècle descendants d’une espèce vieille d’un million d’années et bien nous avons brusquement tout compris. Quelle chance, hein ?
    Non, quelle prétention !

  19. Pas une petite « tension » entre [contingence radicale] et [technique dans le biologique / biologique dans le physique]?

    Après, que nous soyons seul et que nous disparaissions (ce qui ne saura manquer d’arriver à terme, mais pas à court terme si on met « tous » dans le « nous »), ben quoi? Il y a / il y eu, Kronos poursuivant son bonhomme de travail. Même ma charmante fille de 8 ans, d’elle à terme ne subsistera nulle trace, d’elle et de ses oeuvres : s’effacera de la vie, de la mémoire de ceux qui lui survivent. Pour le regret, il faut une mémoire, donc une conscience surplombante (« Si tout passait, qui saurait que tout passe »), l’impossible et contradictoire dedans/dehors avec lequel on s’amuse à observer en spectateur ses funérailles. Après on peut spéculer tant qu’on veut, « ex falso sequitur quodlibet ».

  20. Logiquement l’existant résulte de l’impossibilité du rien, l’infini de celle du fini. Autrement dit les choses existeraient pour ne pouvoir ne pas exister, et l’univers serait infini car

    Nous v’la bien tiens.

    Et si notre compréhension du monde et l’approche logique par laquelle nous cherchons à le comprendre était faussées dès le départ non seulement par nos sens, mais aussi par le fait que nous existons et pensons dans une dimension physique incomplète ?

    Je sais, cela non plus ne nous avance guère…

    1. Il me semble aussi que les neurobiologistes ( les simples biologistes aussi !) ont plus de questions à poser aux mathématiciens , que la « réciproque » ( c’est pour faire plaisir à Dominique Temple ) .

       » Si vous soumettez un bébé à  » l’instruction « , vous ne ferez que perturber son apprentissage car vous n’avez PAS LA MOINDRE IDEE de ce qui ce passe vraiment dans sa boîte crânienne . Faire usage de votre  » intelligence » d’adulte dans cette situation , c’est comme utiliser des forceps pour aider une cellule à se dupliquer « correctement » « .

  21. La question des E.T ne se pose plus. L’humanité est-elle prête à ça ? Certainement. Les pouvoirs en place ? Certainement pas. Comme à l’époque de Galilée la majorité des dominants nous tirent vers le bas. Cela se comprend car le moindre prix Nobel de physique serait alors ramené au rang d’élève de maternelle..

    1. Nicolas Anton : « Cela se comprend car le moindre prix Nobel de physique serait alors ramené au rang d’élève de maternelle.. »

      Que dire alors du moindre quidam déambulant dans un centre commercial, lui serait ramené au rang de hamster dans sa roue ?

  22. Regarder aussi loin que possible dans l’immensité de l’univers, c’est plonger le regard dans les abysses du passé. Paradoxalement, quand on y recherche des signaux de vie, c’est aussi regarder vers le futur de nos civilisations. Effectivement: enfin découvrir un signal rassurerait quant à la possibilité de pérennité d’une espèce (avec de l’espoir pour la notre), ne rien déceler tendrait à la conclusion bien sombre que tout à une fin pour les intelligences « supérieures « . Pour l’instant, l’avenir reste bien sombre. Affaire à suivre…

    1. Le raisonnement me semble faux .

      Regarder au plus loin de l’univers , c’est effectivement lire le passé . Mais cela ne nous renseigne en rien sur l’avenir , qu’on découvre des signes de vie antérieure ou pas .

      1. Ne pas découvrir de trace de technologie active aussi loin que l’on regarde dans le passé, c’est ne pas pouvoir se projeter nous – même dans le futur. En ce sens, la moindre trace nous ouvrirait une porte encore fermée. Pour l’instant, rien ne prouve qu’une espèce évoluée ne puisse perdurer plus longtemps que ce que nous vivons là. Rien, absolument rien, sans modèle. C’est en cela que voir le passé va nous permettre de voir l’avenir.

      2. @Loïc :

        Quand le soleil « se couche » , il a déjà disparu depuis 8 minutes .

        Percevoir une trace de vie ne nous garantit pas que les  » vivants » l’ayant émise ne sont pas crevés depuis belle lurette .

        Mais si vous avez besoin de ce type « d’assurance vie » pour continuer à écrire sur le blog de Paul Jorion , vous devez continuer à l’espérer .

        Blaise , Guillaume d’Orange , E.T. ou faire avec ce que l’on sait ou peut savoir ?

  23. Paul Magnette, c’est pas la preuve vivante de l’existence des univers parallèles ? 😉
    Paul Magnette, le bien nommé, voilà un homme qui parle la même langue que nous français, on comprend tout ce qu’il dit, et pourtant il s’en dégage une curieuse impression d’étrangeté, comme si nous avions basculé dans un univers parallèle à notre monde politique franco-français où évoquer avec des mots simples et une tranquille assurance une juste cause semble être de l’ordre de l’impossible.

    1. Un univers parallèle ? Qu’on ne rencontrera donc jamais ? Au rayonnement électromagnettique faible indétectable ? Ça me va.

    2. Mais enfin Pierre-Yves vous avez aussi un ministre qui va dans le même sens.
      Une vidéo parmi d’autre.
      Il s’appuie sur l’action citoyenne des agriculteurs en agriculture de conservation.
      http://agriculture-de-conservation.com/spip.php?page=detail&id_article=2135&id_mot=19
      Le Foll for president soutenez-le.
      Dommage qu’en Wallonie nous n’avons pas un ministre de l’agriculture de ce format, le nôtre est avocat et est en train (par mesure d’économie) de démolir les cercles horticoles dont le potager collectif auquel je participe fait partie. Cela ne me tracasse pas trop, il y a suffisamment d’associations avec les quelles on peut collaborer.
      Comme quoi, l’herbe n’est pas plus verte ailleurs.

      Et par ailleurs
      Demain et après la RTBF sur la Une.
      http://www.programme-tv.net/programme/autre/r386895-demain-et-apres/8389139-demain-et-apres/
      C’est en s’appuyant sur des réalisations citoyennes concrètes que des politiques dignes de ce nom peuvent avancer.
      C’est ce qu’on compris Magnette et Le Foll.

      Un univers parallèle?
      Non, une simple bifurcation.

      1. Il faudra se passer des pesticides, je suis bien d’accord, mais l’affaire n’est pas aussi simple.
        Au point où nous en sommes dans leur utilisation massive, ce n’est pas avec un tout ou rien qu’on va y arriver.
        Supprimer d’un coup tous ces produits conduirait immanquablement à la famine.
        Personnellement, je ne pense pas qu’un combat contre les pesticides soit efficace, le plus efficace à mes yeux est de défendre et de pratiquer une agriculture de couverture et de participer à sa mise en oeuvre. C’est ce que j’essaye de réaliser avec modestie.
        Je tiens aussi à signaler que peu d’agrobiologiste pratique ce type d’agriculture.
        Dès que ce type d’agriculture sera mis en place tous azimuts, le volume des pesticides utilisé fondra comme neige au soleil.

  24. Pas à sa place mais petite urgence. Impeccable ce Paul Magnette. Minable, à peu près comme d’hab, l’éditorial du Monde sur le sujet. Quelqu’un pourrait-il mettre l’intervention en lien dans le fil du commentaire de l’édito -faut être abonné-, ou l’envoyer au journal lui-même (ça rien à rien je sais parce que c’est délibéré de leur part. Mais qu’au moins ils sachent que les dupes se font de plus en plus rares…)

  25. Sommes-nous la conscience de l’Univers ?
    Cela me semble bien relever encore de notre humanocentrisme.

    «Nous sommes passés d’une humanité primitive qui considérait qu’elle appartenait à la vie, à une humanité dite «évoluée» qui considère que la vie lui appartient. Nous nous sommes érigés comme les propriétaires de la création. C’est la raison pour laquelle nous n’avons plus aucun respect pour rien. »Pierre Rabhi

    N’avons nous pas simplement peur de n’être qu’une émergence temporaire de la vie ? Il nous faut à tout prix un centre à l’Univers, quoi de mieux que nous-même ?

    Ne gagnerions-nous pas à repenser plus modestement notre place et nos liens avec le vivant ?

    1. Je ne crois pas que le petit air de la modestie soit le plus adapté, même en contrepoint mélodique, pour accompagner l’Ère géologique de l’Anthropos.

    2. Il faut penser notre place au plus haut et agir au plus modeste compatible . ( Nouvelle version de « penser global , et agir local » ) .

      1. Au moins le portefaix sait -il pourquoi il a mal au dos , alors que le penseur de Rodin ignore que c’est à cause de la position qu’il a cru bon d’adopter !
        ( Librement adapté de Yvan Audouard ) .

  26. En tous cas, le « Qui étions-nous ? », je le comprends comme une parabole. Le passé des autres étant notre possible futur. (Et l’absence de l’autre, un terrible présage).

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