On a le sens du dialogue ou on ne l’a pas !

Pour Mélenchon, la seule candidature unique possible à gauche est la sienne, c’est ce que titre Le Monde ce matin.

On a le sens du dialogue ou on ne l’a pas ! En l’occurrence, on ne l’a pas ! Ce qui n’est pas anecdotique : quiconque, dans le contexte présent tout particulièrement, rend impossible une union des forces de gauche en France a une responsabilité historique.

P.S. On me demande de mettre la vidéo du meeting hier de Jean-Luc Mélenchon. Je le fais bien volontiers.

Re P.S. J’ai écouté 5 minutes, question : comment espère-t-on déboucher sur un monde meilleur à partir de telles vociférations ?

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134 réflexions sur « On a le sens du dialogue ou on ne l’a pas ! »

  1. Avec ou sans lunettes, ouvrir les yeux, avec ou sans Monsieur, la messe est dite.
    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/02/16/presidentielle-le-vote-de-classe-de-plus-en-plus-eclate_5080595_4854003.html

    Le premier parti des ouvriers est donc l’abstention, loin devant le FN. Mais parmi les ouvriers certains d’aller voter (58 %), ils sont 44 % à exprimer un vote frontiste, 16 % à soutenir le candidat d’En marche !, 14 % le leader de La France insoumise et 12 % le récent vainqueur de la primaire socialiste. Au total, le vote de classe incarné par les ouvriers s’est entièrement éloigné des gauches puisque l’ensemble des candidats positionnés à gauche (Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Yannick Jadot) ne recueillent que 16 % du total du vote des ouvriers et 28 % du vote de ceux qui sont certains d’aller voter.
    Selon la même logique arithmétique, le vote des employés se répartit entre l’abstention (39 %), Mme Le Pen (21 %), M. Macron (13 %) et M. Hamon (8,5 %). Ici, on comprend mieux le désalignement d’un vote de classe tant les gauches ne parviennent plus à agréger le vote des classes populaires. Le phénomène n’est pas nouveau mais il s’amplifie : en 2002, 43 % des ouvriers et 39 % des employés votaient à gauche.

    1. « … 
les ouvriers, qui sont 12 % de 
la population, ne représentent que 2 % des personnes vues à la télévision, toutes catégories de programmes confondus. »
      http://www.humanite.fr/social-eco/les-ouvriers-ces-travailleurs-invisibles-des-temps-559763

      Vous n’allez pas me croire, mais le playdoyer le plus convainquant pour la gauche je j’aie entendu lors de cette présidentielle je l’ai entendu hier soir sur Médiapart de la bouche de Henri Guaino. Il y disait avec beaucoup de conviction tout le mal qu’il pense de ses collègues de l’UMP qui vouent aux gémonies le Front populaire, le programme du conseil national de la résistance et autres avancées sociales dont tout les français bénéficient depuis des décennies.
      Franchement Guaino face à Lepen, y’a pas photo, je vote Guaino.

      Pour le reste, ce sera Hamon s’il parvient toutefois à laisser de coté des thématiques tout à fait secondaires et inutilement clivantes comme la légalisation du cannabis pour se consacrer uniquement aux fondamentaux du social et de l’écologie. Ce sera Mélenchon s’il divorce d’avec Poutine, et s’il arrête de se prendre pour un petit père des peuples.
      Ce sera Macron s’il abjure sa foi au marché autorégulé, s’il nomme vigneron premier ministre avec Paul Jorion comme premier conseiller…. et Jacques Seignan ministre de l’intérieur (comme ça les contrôles au faciès sont supprimés.) Rosebud1871 serait nommé secrétaire d’Etat pour les relations avec la Russie après audition pour s’assurer qu’il n’est pas un ex espion de l’URSS ! 😉 Juannessy sera nommé sans hésitation au conseil constitutionnel. Roberto Boulant sera ministre du démantèlement des « too big too fail » et de la loi contre les lobbies. Jean-François le Bitoux, ministre de la mer et des ressources halieutiques. Marie-Paule Nougaret, ministre de l’écologie. Ecodouble, ministre de l’énergie. Etc…
      Bon j’arrête, ceci n’est pas un coming out, c’est juste une blague, enfin, pas tout à fait. Si on cherche bien il y a de bonnes choses chez chacun des candidats que je viens de nommer. Faut juste qu’ils ne fassent pas bande à part. Surtout Mélenchon et Hamon. Macron est déjà dans la stratosphère, on ne le rattrapera plus, où qu’il aille. Jadot est déjà sur la bonne voie. Et n’oublions pas les communistes, certes aujourd’hui des minorités statistiques, mais qui savent encore faire la différence entre la droite et la gauche. Merci à eux !

      1. Pierre-Yves, la légalisation du cannabis est loin d’être secondaire ! Je suis pour et quand je serai ministre d’intérieur j’y travaillerai !

      2. Je décline l’invitation, place aux jeunes…

        Les têtes d’affiche, j’m’en fiche.

        Halenchon et Melhamon, ça peut le faire.
        Mélenchon ou Hamon ça le fera pas (cette fois-ci).

        Que les français se bougent pour le programme qu’ils veulent entre ceux qui leur est proposé. N’ont qu’à lire, écouter, juger de leur intérêt : y a pas photo.

      3. Jacques Seignan 16 février 2017 à 16 h 11 min

        Légaliser le cannabis, c’est supprimer des emplois d’éducateurs, d’assistants sociaux, dans la justice, chez les psy mais surtout une quantité indéterminée de temps partiels soutiens de famille dans les banlieues. Du chômage en plus, avec des robots distributeurs automatiques de joints comme on en trouve dans nos campagnes pour les baguettes. Le joint-venture pour autoentrepreneurs aspirant milliardaires ! Voilà l’avenir.

  2. Je suis atterré par certaines réactions sur ce billet d’un blog que je suis depuis quelques années déjà. Comme quoi les réactionnaires ne sont pas toujours là où on croit. Mais au moins c’est clair.

  3. Comme j’ai eu l’honneur de l’écrire récemment à PJ, il y a beaucoup de snobs qui interviennent sur ce blog…

  4. Si on interprete la montée de Hamon comme une tentative des electeurs aux primaires de  » la gauche » de sauver le PS ( restaurer une credibilité , recuperer des electeurs raisonnables de melenchon, garder ses propres electeurs dans son camp) alors il n’est pas dit que l’addition des intentions de vote pour hamon , jadot et melenchon, permette à l’un d’entre eux d’etre au second tour.

    peut-etre que les electeurs du PS ont suffisemment interiorisés la defaite à venir de leur parti pour se contenter de sauver les meubles…

    Il est vrai que l’affaire Fillon revient battre les cartes et donner un peu d’oxygene aux scenarios d’une victoire possible de la « gauche »( mais laquelle et comment ?) devant Marine Lepen..

    Melenchon à-t-il un autre choix que de tenir sa posture ,( et meme d’en rajouter) ne serais-ce que pour etre mieux en mesure de negocier (?), ou bien, à defaut de negociation ,d’apparaitre comme le capitaine solide à la barre dans la tempete, comme dans la défaite…et dans la future opposition.

    Si j’interpréte le vote Hamon aux primaires comme un geste des plus vieux pour les plus jeunes ( qui souffrent de la crise avec plus d’intensité et qui ont tout lieu de s’effrayer d’un futur de plus en plus pourri ) alors je peux me poser la question de savoir si Melenchon, par son intransigeance et son catastrophisme,sa constance, est capable de continuer à attirer à lui les jeunes de gauche et leurs ainés…dans cette hypothese Hamon ne serait que l’epiphenomene de la migration de bon nombre d’electeurs « raisonnables » qui franchiraient pour la premiere fois le seuil de voter hors PS… s’estimant de toute façon, insuffisamment defendus par la « gauche de gouvernement » qui semble n’avoir d’autre programme que d’appliquer des directives europeennes neoliberales…

    En ce qui concerne Fillon, j’ai presque vu comme un clin d’oeil graphique à melenchon, le joli visuel  » F » tricolore qui symbolisait la campagne de F Fillon aux primaires de la droite… aux deux extremités des branches du F tricolore on voyait ( quasiment subminalement) apparaitre par deux fois le celebre petit triangle rouge qui orne la poitrine du costume de Monsieur M le maudit !

    IL ne fait pas de doute que tout ce qui est à gauche de fillon souhaites la disparition de melenchon, mais c’est peut-etre presumer de la capacité d’entrainement de cet etablissement de « gauche » ( politiques et medias ) que de presumer qu’ils vonts reussir à faire descendre melenchon au dessous de 5%, j’ai plutot l’impression que, plus ils vont s’acharner à taper sur Melenchon , plus ils vont sortir( à leur detriment ),de leur ambiguité.

  5.  » quiconque, dans le contexte présent tout particulièrement, « rend impossible une union des forces de gauche en France a « une responsabilité historique.
    Donc parmi les forces de gauche en France vous comptez le PS ? Et là , malgré l’amitié que j’ai pour ce blog, je ne peux pas vous suivre. Comme je ne peux pas vous suivre dans votre détestation à priori de Mélenchon.. sauf si vous me démontrez par des faits précis qu’il est détestable.

    1. Le Monde des Humains est naturellement hallucinant jpl, si bien qu’il n’est pas nécessaire de fumer du chichon pour être « halluciné ». Suffit de contempler la chute.
      Et pour paraphraser Belmondo dans « Les morfalous » : La situation ne peut qu’empirer.

  6. De quel type d’union s’agit-il ?
    -Une union de programmes complémentaires ou similaires qui va renforcer la souveraineté citoyenne et le lien social ?
    -Une union de programmes divergents qui ne sert qu’à anesthésier les dissidents du conformisme, à les faire rentrer dans le moule en arrondissant les angles ? On obtient alors un programme inodore et insipide qui ne pourra qu’engendrer au mieux le status quo de la crise actuelle.

  7. Monsieur Jean Luc Mélenchon ou « la classe affaires, c’est tout juste assez bon pour moi ».
    Quelqu’un pour se souvenir de cette fameuse petite phrase? Assez révélatrice du personnage, ancien sénateur PS dans toute sa splendeur…

  8. Hamon sait qu’il n’a aucune chance face à Lepen, son boulot est seulement d’empêcher Mélenchon d’atteindre le 2nd tour.
    Donc il ne se retirera pas.

    Mais les débats Mélenchon/Hamon permettront de mettre le traître Hamon dans la lumière.
    Je m’étonne d’ailleurs de ce que certains espèrent quelque chose de Hamon. Il suffit de voir la politique (libérale) qu’il soutient à travers ses votes! C’est clairement un typique du PS. (sinon il l’aurait déjà quitté pour rejoindre Mélenchon)

    1. On dit pas « traître », Gagnot, on dit « social-traître ». Tu me l’écriras 1792 fois et tu me l’envoies avec un chèque du même montant en Francs Français (Mille sept cent quatre vingt douze FF) à l’adresse ci-dessous.
      Signé : Monsieur (JLM).

      AFCP JLM 2017
      6 bis rue des Anglais
      91300 Massy

  9. Ah, le « tous contre Mélenchon » ça fait toujours recette, et les pas content de la situation actuelle qui buzz sur ce blog et veulent que ça change nous la jouent comme les autres ! Encore un petit coup de PS – de droite – Hamon eurolâtre convaincu va nous changer tout ça avec « du sociale » ,30 ans que ça dure le truc, mais suffit de « croire » avec toutes les autres sornettes néo-lib, le marché indépassable (ps, adopté sous Hollande 1er secrétaire) + Jadot, vert ni de gauche ni de gauche, avec un pareil attelage, certain On est sauvé. Ouais mais Piketty saute dans l’attelage, alors avec le chouchou ! Ça doit le faire ? Sauf qu’il a toujours était pro-ps le garçon. Le père noël est de retour, l’enfumage aussi, changer pour que rien ne change, toujours d’actualité

  10. Pas d’illusion . Si Hamon ou Mélenchon passait le 1er tour au 2eme l’un comme l’autre sera battu par M L Pen et mème peut être aussi Fillon si il parvient a rester en course.
    Alors … il y a trois personnes dans un bateau Hamon et Mélenchon tombe a l’eau … il reste qui pour empêcher le naufrage?

  11. Au fait c’est quoi la gauche ? Je me revendique socialiste, pas à la mode P »S » bien sur. C’est pourquoi je participe au mouvement « L’avenir en commun » et que personnellement je refuse l’étiquette de gauche qui empêche de voir clair.
    Le P.S. est bien de gauche. L’histoire nous l’apprend. Le socialisme ce n’est pas la gauche. Au début de l’affaire Dreyfus les socialistes estimaient qu’il s’agissait d’une affaire entre bourgeois. Leur implication par la suite a initié la confusion entre gauche et socialisme. La gauche c’est le parti libéral, dès la révolution française de 1789. En cela elle est fidèle à ce qu’elle a toujours été. Il n’y a pas de droitisation du PS, c’est la droite qui s’est convertie au libéralisme.
    La question n’est pas de distinguer droite et gauche mais de mettre l’accent sur la lutte des classes (appelons un chat un chat..), la lutte entre dominants et dominés.
    Deux événements pour illustrer cela:
    23 juin 1848: Les classes dominantes, toutes tendances confondues, droite et gauche, envoient le général Cavaignac écraser l’insurrection ouvrière à Paris. C’est en 1848 que les ouvriers parisiens inventent le mot d’ordre de République sociale. Entre la république bourgeoise et la république sociale il y avait la troupe de Cavaignac qui fusillait les ouvriers.
    1871 : Pour Marx la Commune de Paris était la forme enfin trouvée de la république sociale. Le massacreur de la Commune est le général Galliffet qu’on retrouve dans le gouvernement de gauche en 1899 en bon républicain parlementaire de gauche.
    Ces deux événements indiquent clairement la distinction à faire entre le soi-disant clivage gauche droite et la réalité de la lutte de classes qui structure la vie sociale et politique depuis la naissance du capitalisme. La différence est énorme; assimiler l’opposition droite/gauche à la lutte des classes est une erreur qui empêche de voir clair.
    La gauche telle que nous la connaissons aujourd’hui s’est formée en 1936 avec le Front populaire constitué des communistes, de la SFIO et des radicaux, un bloc comme un cheval et son cavalier avec Herriot et Daladier comme cavalier et la classe ouvrière comme cheval. N’oublions pas que c’est une chambre des députés dite du «Front populaire» qui a voté les pleins pouvoirs à Pétain: 569 voix pour, 18 abstentions et 80 voix contre. 183 parlementaires étaient absents dont 24 sur le Massilia et les communistes en prison. Dans l’appareil d’état de Vichy on trouve bon nombre d’anciennes personnalités de «gauche». Les étiquettes gauche/droite sont en complet désaccord avec ce que l’histoire réelle nous apprend.
    Après 1936 se fait l’idée qu’il existe quelque chose de gauche qui n’est pas un mouvement ouvrier, qui n’est pas l’appropriation des moyens de production, qui n’est pas la perspective du renversement du capitalisme, ni l’association des travailleurs et producteurs chère à Marx. Cette autre chose c’est le keynésianisme, idéologie commune à la gauche, idéologie qui propose de sauver le capitalisme avec des réformes sociales. Cette idéologie repose sur l’intervention de l’état qui pilote les mécanismes anticycliques pour empêcher les crises qui amène le capitalisme a faire quelques concessions avec en contrepartie l’intégration des syndicats dans l’appareil d’état. Les capitalistes jouent le jeu à condition que les syndicats s’engagent à ne pas aller au delà de ce qui est compatible avec la maintien du système capitalisme. Cette idéologie a été le substrat de la pensée du PS en 1981, masqué par les discours de Mitterand sur la soi-disant rupture avec la capitalisme. Cette idéologie pensée pour pérenniser le système capitaliste sans conflits sociaux trop violents a bien fonctionné pendant 30 ans de 1945 à 1975 grâce à des circonstances très particulières: la reconstruction, le programme du CNR, la guerre froide, l’élimination des patrons collabos et surtout la nécessité de maintenir l’ordre menacé par une situation révolutionnaire où les conflits de classe ressurgissaient.
    Il fallait donc que tout rentre dans l’ordre. Thorez revient de Moscou. Il faut un seul état, une seule armée une seule police… Le prix à payer pour y arriver a été la création de la sécurité sociale et bien d’autres choses.
    Dans les années 70 la mécanique keynésienne s’est enrayée parce que la conjoncture avait changé, le taux de profit chute et en une dizaine d’années on voit apparaître le néo-libéralisme auquel la gauche va adhérer. Au G5 organisé à Versailles en Juin 1982 Ronald Reagan est accueilli en grande pompe. La France se rallie aux USA. Les valeurs de gauche d’alors c’est la France qui gagne de Fabius (Tapie, Vive la crise avec Y Montand etc..) et l’adaptation totale aux besoins du capitalisme. Le ciment qui faisait la gauche, le keynésianisme est définitivement mort.
    Aujourd’hui les valeurs de la gauche se réduisent à des questions sociétales qui se sont substituées aux questions sociales. Ce qui devient le point de ralliement de la gauche ce n’est plus la lutte des classes ou les droits des travailleurs mais ce que Michel Clouscard appelle la sociale démocratie libertaire.
    Le processus de décomposition de ce qui est appelé la gauche, concept qui du point de vue historique entretient la confusion entre la sociale-démocratie libérale et le socialisme , comme dans les années 30, renforce les extrêmes droites (celle en col blanc incluse) qui occupent l’espace que devraient occuper ceux qui sont censés faire advenir une république sociale. Les comportements qui en sont la cause sont multiples :
    – L’abandon de la classe populaire ouvrière et employée qui réagit en s’abstenant à 60 %, rendant tout processus de transition par les urnes illusoire.
    – La croyance que l’on peut faire l’économie de gagner la bataille de l’hégémonie culturelle via une éducation populaire refondée, pour aller plus vite vers la transformation sociale et culturelle.
    – La croyance qu’il est possible de gagner les grandes luttes sans refonder les organisations syndicales revendicatives et politiques elles-mêmes.
    – La croyance qu’on peut combattre le néolibéralisme en pactisant avec ses alliés indispensables (le communautarisme par exemple).
    – La croyance qu’il est possible d’aller vers un post-capitalisme en s’appuyant sur des thèses de l’adversaire (comme le revenu universel par exemple).
    – La conservation des thèses qui ne fonctionnent plus dans un monde globalisé néolibéral (comme les politiques keynésiennes par exemple).
    – S’imaginer que les gourous de l’école qui ont tué la pédagogie par le pédagogisme et le projet scolaire de transmission des connaissances par le socle de compétences peuvent être des alliés.
    – L’incapacité de comprendre que la Sécurité sociale peut-être une base d’appui d’un déjà là pour construire un modèle politique post-capitaliste.
    – La difficulté de lier la résistance au projet néolibéral de tuer les services publics à la projection d’avenir de services publics refondés dans le cadre d’un modèle politique global.
    – L’incapacité de comprendre que, sans une vigoureuse politique de réindustrialisation de la France sur un mode de transition écologique, il n’y aura pas d’avenir social et politique face au mouvement réformateur néolibéral.
    – L’incapacité de lier nos projets de lois sur l’immigration avec ceux de lois sur la nationalité (comme pendant la Révolution française avec ses quatre modes d’acquisition de la nationalité).
    – La difficulté à comprendre qu’il faut combattre le nationalisme et le communautarisme mais que les travailleurs ont besoin de la nation et de l’internationalisme.

    Il faut articuler le combat social et le combat laïque et plus généralement articuler ces 10 principes de la République sociale pour retrouver le chemin de l’émancipation.

    1. Aujourd’hui les valeurs de la gauche se réduisent à des questions sociétales qui se sont substituées aux questions sociales.

      Comme si la défense des droits des minorités ne recoupaient pas la défense des droits des exclus sociaux ou des « classes populaires ». L’opposition sociétal/social est purement idéologique, une mise en scène, de la droite identitaire. C’est le « communaliste proudhonien » (sic) de Benoist qui tenait votre discours hier sur France Q, pas Clouscard, ni Guilluy, ni Michéa. Et c’est Eric Fassin qui tenait le mien.
      A partir de 27′ :
      https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-moudre
      Choisis ton camp etc.

  12. Jusqu’aux couleurs qu’ils copient.
    Derrière les épaules de Benoît Hamon, à la télé que voit-on?
    Un slogan imprimé sur fond rouge, et dessous un truc écolo sur fond vert: les couleurs( très moches à mon avis) mais qu’avait choisies le Parti de Gauche de…Jean Luc Mélenchon.
    Et oui, c’est la guerre. Et vous voudriez faire confiance à cette hypocrisie ?

    1. Parfaitement scandaleux, ce vol de couleurs !

      Il faut rappeler aussi le vol scandaleux du Parti de Gauche en 2012, qui s’était approprié, en toute hypocrisie, les couleurs du Maroc !

      1. … une pensée pour toi Julien dans ton rôle ingrat de modérateur… Heureusement qu’il y en a certains (label non-snobs) qui nous font rigoler 😉

  13. Lorsque Mélenchon s’est déclaré candidat il y a un an, il a été bien critiqué pour avoir coupé l’herbe sous le pied de nombreuses initiatives citoyennes de désignation d’un candidat. Déjà à l’époque, le ps n’envisageait nullement une autre candidature que le candidat naturel sortant. Forcé de prendre le train en marche(!) on voit bien que le ps s’est aussi pris les pieds dans le tapis. Hamon commence tout juste sa campagne, quand la FI est déjà bien lancé. Hamon se retrouve désigné par des citoyens qui ont plus voulu montrer leur dépit d’un ps libéral qui le soutient du bout des lèvres. C’est un handicap pour porter haut les couleurs du ps. Nombreux seront les députés ps qui, s’ils sont élus, s’opposeront à Hamon. Mélenchon a le mérite de la cohérence depuis qu’il a compris que le ps se foutait de lui après l’élection de 2012. Mais cette année, la balle est chez Hamon. Risquera-t-il de faire exploser le ps? Depuis longtemps, il aurait pû partir comme ses collègues pour la NGS. Illusion quand tu nous tient! Depuis 2002, le ps ne s’est pas transformé de l’intérieur ( de même nous avons eu l’illusion que les Etats- Unis allaient se transformés après les attentats de 2001, qu’ils auraient appris de leurs erreurs…et ce fut le contraire qui est arrivé). Donc ce n’est pas a 70 jours de l’élection présidentielle que le ps changera, à moins que Hamon ne quitte le parti. On se retrouve donc avec Lepen qui surfe sur de bons sondages sans trop faire campagne car son programme est bien agité depuis de nombreuses années et infuse un peu partout. Fillon qui aura bien du mal à faire campagne, sauf dans la caste des inébranlables. Macron qui est un pur produit marketing bien léché, Hamon qui est là par défaut, sans soutien de son parti, Jadot qui ne représente plus grand chose après la double explosion d’EELV et Mélenchon qui parle fort (ça déplait dans les milieux alternatifs, ça rappelle de mauvais souvenirs), pas soutenu par les survivalistes car l’effort a fournir c’est pour sa tronche sinon tout peut bien s’effondrer, assez bien par les communistes mais pour les députés…(on a vu aux régionales!) et puis pour les autres le bonhomme demande de mettre les mains dans le cambouis car prévient-il l’avenir ressemblera à ce que Paul nous annonce. Pas très vendeur comme programme! Avant un bulletin de vote suffisait et puis ciao en vacances! Allons-nous donc verser dans la mollesse macronienne, du « on s’occupe de tout »? Ou bien est-ce que cette baudruche médiatique se dégonflera? Ou bien un sursaut d’énergie déferlera sur le pays comme la France en a le secret (dans des situations historiques bien plus extrêmes). Je n’exclut pas la FI suffisamment haut pour être au second tour, car l’improbable devient possible. Mais, quelque soit le président, la suite risque d’être bien compliqué entre un président mal élu, une absence de majorité, une cohabitation. Dommage que Paul après la pikettite aigüe, vous n’ayez pas écouté hier Mélenchon.
    Il n’y a que là qu’il se passe quelque chose en ce moment et ce n’est malheureusement pas relayé par les journaux ou radios. On sait bien pourquoi. Dormez les petits, le marchand de ceta est passé!….

  14. Depuis 30 ans le réflexe pavlovien a toujours fonctionné (union de toutes les gauches pour faire front y compris avec des programmes sensiblement différents. La résultante une même politique de soumission aux mêmes instances (voyez les grecs) avec un creusement des inégalités et appauvrissement sans fin des classes moyennes. Il semblerait que cela fonctionne de moins en moins bien pour la plus grande panique des partis de gouvernement. La peur et la meute sans cesse contre les symptômes sans se préoccuper des causes. On souhaite dans l’oligarchie que cela perdure. Enfin comment un instant Mélenchon et Hamon pourrait-il fusionner avec des programmes aussi différents notamment leur vision de l’UE. S’ils le font alors c’est que la machine continue de fonctionner. Même si on sait ce que valent les programmes et autres engagements l’appel à l’union en agissant sur le ressort de la peur commence de moins en moins bien à fonctionner. Hélas pour les tenants de toutes les trahisons .

  15. Ce n ‘est pas scandaleux. Je signifiais simplement un brouillage
    volontaire des repères qu’ont les gens. Comme Marine Le Pen choisissant pour symbole la rose, certes repeinte, mais qui est de notoriété publique le signe de ralliement du PS.
    On se calme, Alexandre, on se calme…

  16. Mélenchon représente un programme, discuté depuis des mois et encore discutable. Il faut juste faire l’effort de se rapprocher de la France Insoumise.
    Que représente Hamon, à part ses « amis » du PS.
    On entend ses promesses mais comment compte-t-il les mettre en œuvre ?
    Quel est l’utilité de sa candidature, si c’est pour copier la France Insoumise?

    La vérité ?
    Le PS ne fait plus que de l’électoralisme depuis vingt ans.
    Le PS ne travail que pour le PS et rien ni personne d’autre.
    Ses promesses et programmes n’engagent que ceux qui les écoutent.
    La Courneuve, Solférino, ou autres gangs de l’Assemblée Nationale, différentes présentation mais mêmes comportements claniques.

    Et si au deuxième tour, je n’ai le choix qu’entre Hamon et Lepen, je resterai chez moi en souhaitant la victoire de Lepen.
    Je crois le FN tout à fait capable de provoquer un soulèvement populaire malgré lui.

    Les tendances autoréalisatrices des sondages s’estompent, avec la montée en puissance d’internet et de l’information libre.

    1. Vous mettez le doigt sur quelque chose d’important : vous n’êtes probablement pas le seul à considérer qu’en tant qu’électeur potentiel de JLM vous êtes plus proche de MLP que de Hamon. C’est l’une des choses que je reproche à JLM : d’avoir jugé que faire de la surenchère sur MLP était une tactique payante. Les mots aimables à l’égard de Poutine faisaient sûrement partie de ce package. C’est un très mauvais calcul comme vous le montrez à votre corps défendant : un électeur frustré de JLM ira voter FN.

      1. Je ne suis pas sûr que la politique envers la Russie soit un sujet si important en réalité.

        Il est certes clivant, parce que Poutine a su se créer un personnage objet de toutes les fascinations et détestations – les unes comme les autres l’arrangeant plutôt d’ailleurs. Mais la Russie n’est pas un pays si important que cela dans l’absolu, certainement pas au niveau d’Amérique, Chine, Japon ou Allemagne, voire même France.

        La politique envers ce pays est un sujet d’importance moyenne. Et c’est le seul sujet sur lequel on peut considérer que Le Pen et Mélenchon sont grosso modo alignés.

        Pour le reste, si l’un comme l’autre est prêt à dégainer la sortie de la France de l’UE pour forcer sa transformation radicale, ce n’est pas avec les mêmes objectifs en tête, de très loin s’en faut.

        Et sur la plupart des autres sujets, ils sont très différents.

  17. La crédibilité des sondages n’a jamais été aussi faible, tant les intérêts anti Mélenchon sont puissants.

    Les propriétaires des médias et instituts de sondage, comme les propriétaires en général, ont tous intérêt à enfoncer Mélenchon.

    Sur ce fil de discussion, à la louche il y a 90% de pro Mélenchon, 9% de pro Hamon, et 1 pour Macron. Étonnant, non ?
    On a pas finit d’avoir des surprises.

  18. « … une pensée pour toi Julien dans ton rôle ingrat de modérateur… Heureusement qu’il y en a certains (label non-snobs) qui nous font rigoler  »

    Voilà précisément ce qui me désole ici.
    L’entre-soi, qu’un billet de PJ ou une vidéo, je ne sais plus, de Madame Pinçont- Charlot dénonçait pourtant concernant la bourgeoisie.
    Vos propos me blessent. Je ne doute pas que votre intelligence soit cent coudées au- dessus de la mienne. Et que votre culture accumulée dépasse mon horizon.
    Mais voyez- vous, monsieur, vous me blessez grave. Et ce n’est pas correct.

    1. Llavador, si mon propos vous blesse, vous m’en voyez désolé. Celui que je vise, par ricochet, c’est bien évidemment Méluche, lui qui vous assène ce piètre argument et vous pousse à le ressortir pour voler à sa rescousse. C’est cela qui est désolant. Vous en êtes la victime collatérale, mes excuses.
      (oh, et rassurez-vous, je suis un ignare ici)

  19. « Pour Mélenchon, la seule candidature unique possible à gauche est la sienne, c’est ce que titre Le Monde ce matin. » nous dit PJ

    J’ose esperer qu’il n’aura échappé à personne que pour le Monde la seule candidature unique possible , c’est celle de Macron aussi. Le coup de Balladur en 95 leur a pas suffi…

  20. Il y a un vrai schisme sur le blog.

    Mais bon, on peut comprendre.

    D’un côté, il me semble complètement raisonnable d’avoir peur d’un hollandisme bis au cas où Hamon est élu.

    Et de l’autre, on a Mélenchon qui a le bon parcours pour refonder la gauche (avoir quitté le PS il y a dix ans c’est une plume à son chapeau!), à mon sens le bon discours sur les questions écologiques et économiques, mais qui n’a quasi aucune chance d’être élu (pour diverses raisons).

    Mais on est dans cette situation parce que Mélenchon a refusé de participer à la primaire. S’il pensait être un meilleur candidat à gauche, il fallait y participer. Point barre. Sa responsabilité dans la défaite de la gauche sera entière (même si à titre personnel, quand j’entends leurs discours et leurs interviews, je préfère Mélenchon à Hamon).

    1. C’est vrai que le « pain volé par des travailleurs étrangers aux travailleurs sur place », ça parle plus que « revenu universel » ou « à mort les perturbateurs endocriniens ! »…

    2. Mélenchon bouc émissaire de toute la gauche « bien pensante ».

      Cela évite au PS une introspection salutaire, qui aurait dû être faite il y a déjà bien longtemps, au moins dès le 21 avril 2002.

      Mais il est plus confortable de faire expier ses propres fautes par un bouc émissaire. J’attends encore de voir le bilan du droit d’inventaire mis en avant par Lionel Jospin dans les années ayant suivi les deux septennats de François Mitterrand

      Etymologie : La locution « bouc émissaire » est une référence à la cérémonie juive de l’Expiation au cours de laquelle un bouc est symboliquement chargé de toutes les fautes et de tous les malheurs d’Israël, puis chassé dans le désert vers Azazel (un démon, ange déchu) afin de détourner la malédiction divine.

      Dans notre cas la malédiction divine risque de prendre les traits d’une femme blonde…

    3. Les électeurs de la primaire ne sont pas représentatifs du peuple, et Mélenchon avait toutes les chances de se faire sortir. Tous les coups sont permis au PS…

  21. Qui fait débat à gauche aujourd’hui ? Qui ose évoquer les crimes des colonisateurs sans faux-semblants ?
    Macron.
    Qui a parlé avant lui de crimes contre l’Humanité à propos de la colonisation ?
    Rocard
    Qui le soutient parmi les historiens de la colonisation ?
    Stora
    Stora, un ancien camarade lambertiste de ?
    Monsieur.
    http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/02/16/benjamin-stora-la-colonisation-n-est-pas-encore-une-sequence-historique-admise_1548882

    Il y a aussi eu le grand rapport de Michel Rocard, qui sortait alors de l’ENA, en 1960, qui a fait scandale, parce qu’il y expliquait que plus de 2,5 millions de paysans algériens avaient été déplacés de force par l’armée, c’est énorme ! Lui-même, Michel Rocard, parlait de crime contre l’humanité, parce que certains de ces paysans sont morts de faim. En 2000, Germaine Tillion, Vidal-Naquet, et d’autres ont publié dans l’Humanité un appel qui demandait à Lionel Jospin de reconnaître les crimes de la guerre d’Algérie – même si ça ne portait pas sur l’ensemble de la colonisation.

    1. Je n’ai pas beaucoup de choses positives à dire sur les politiques prônées par Macron, mais là bravo : « crime contre l’humanité », et j’ajoute : c’est le moins qu’on puisse dire sur le colonialisme, mère de toutes les entreprise de prédation massives.

  22. Désolé de vous le dire, Mr Jorion, mais vous faites preuve, ici, d’une certaine mauvaise foi. Certes, vous ne vous êtes jamais caché de votre souhait de voir Thomas Picketty se présenter à l’élection de 2017. Certes vous avez fait part de votre inclination à voter Benoît Hamon, au deuxième tour des primaires du PS (car ça n’a jamais été autre chose), là dessus je n’ai rien à dire, chacun est libre de ses choix. Mais faire porter par avance la faute de l’élimination de la gauche dès le premier tour de l’élection à J-L Mélenchon, là je vous le dis tout net c’est intellectuellement pas très honnête.
    Si la gauche ne figure pas au second tour de l’élection présidentielle, ce sera avant tout dû à la dérive droitière -de type néolibérale en économie-, du PS depuis le tournant de la rigueur de 1983. Dérive qui s’est manifestée par la conversion au grand marché européen dans un premier temps, puis à la promotion de l’euro monnaie unique dont on voit aujourd’hui qu’il n’a pas entraîné une convergence des politiques économiques et sociales en Europe : dérive pas vraiment assumée au début, mais de plus en plus assumée avec le temps. Je n’aurai pas la cruauté de vous rappeler combien le PS a contribué avec la droite de gouvernement , à bafouer la volonté populaire exprimée sans ambiguïté lors du référendum de 2005.

    https://twitter.com/NicolasMeilhan/status/832215827051053056

    1. Bravo pour vos efforts méritoires de noyer le poisson mais si vous n’avez pas la conscience tranquille c’est que vous savez que JLM n’aurait pas torpillé une primaire à gauche s’il avait pensé qu’il en sortirait vainqueur. Et il continue : il est à la traîne par rapport Hamon dans les intentions de vote et n’en continue pas moins à s’affirmer « candidat naturel » de la gauche.

      Les égos surdimensionnés, genre Fillon ou JLM, c’est surtout à ça que les électeurs disent « On a déjà donné ! »

  23. lu dans Médiapart:
    «Comment croire que Hamon pourra mener la politique qu’il propose alors que sur les 394 candidat·e·s investi·e·s par le PS, 64% ont une position sociale libérale, 21% indéterminée et seulement 10% en accord avec lui !»
    à ceux qui écrivent dans ce blog: quelle est votre position?

  24. Je n’ai pas du tout envie de voter pour Benoit Hamon. Pour moi, un candidat de gauche qui va me trahir ça ne m’intéresse pas. J’ai donné là, comme beaucoup de gens, et franchement non. Au moins, même si c’est une tête de mule et que je ne l’aime pas trop, Mélenchon est une valeur sûre – celle vers laquelle tout le monde se tourne quand tout n’est plus que du toc – et je suis d’accord avec l’essentiel de son programme : l’Assemblée constituante.

    Un politique de droite élu va aller dans le sens du Medef, de l’Eglise catholique, de La Manif Pour Tous, de la réaction, et il va taper sur les salariés, les fonctionnaires, l’Éducation Nationale et les jeunes et non-propriétaires. Bon, logique. Ce que j’attends d’un politique de gauche, c’est qu’il aille dans le sens de la CGT, de la Libre-Pensée, de la révolution, et que l’on puisse mettre un steak (de soja s’il le faut) dans nos assiettes en allant taper dans la poche des contribuables comme Fillon et Macron. Luc Carvounas, membre de l’équipe de campagne de Hamon, vient d’insulter la CGT de « caste privilégiée ». Quel présage cela donne-t-il de la gauche hamoniste ? Je n’ai pas confiance.

    Alors pour moi, Hamon, il ferait comme les autres, il est exactement ce qu’il a dit qu’il serait en 2012, c’est-à-dire un barrage contre Mélenchon. Voter pour lui, c’est voter pour les prolongations de la situation actuelle. Il tiendrait une position centriste, du ni-ni, et les éléments vaguement progressistes qui pourraient se trouver sous la proposition de revenu universel (adossée à une révolution fiscale disons), vont être brutalement convertis en une réforme unique de toutes les aides sociales. Et tout cela, ce sera pour réduire les déficits-pour-la-compétitivité-etc.. Pas besoin d’attendre le résultat d’un vote favorable à Hamon pour en avoir le cœur net sur la duplicité du PS français : le groupe socialiste s’est abstenu sur la proposition parlementaire communiste de référendum sur le CETA, sans aucun doute par crainte que le Peuple Français ne la rejette.

    Ça suffit quoi ! Et surtout qu’on sait qu’un grand nombre d’entre eux seront derrière Hamon aux législatives, notamment Myriam El Khomri qui m’a personnellement coûté 5 jours de grève cette année (et quelques jets de bombes lacrymogènes totalement injustifiés). Je ne mettrai pas le bulletin dans l’urne pour ces gens-là. Qu’il me soit permis de ne pas faire confiance à un homme qui n’a pour vertu que de savoir manipuler avec habileté les leaders d’opinion et qui sera là pour trahir ses électrices et ses électeurs, si toutefois ils n’ont pas été écœurés par tant d’années à attendre un changement qui n’est pas venu.

    Si jamais Fillon et le Pen passent, faute d’unité à gauche, ce n’est pas à Mélenchon d’en porter la responsabilité. C’est beaucoup trop facile et ce n’est pas comme ça que ça marche ! Je préfère me taper plusieurs jours de grève contre la droite que contre la gauche, ça au moins, ça a du sens. Ce sera dur, mais ce ne sera pas sans espoir.

    Et rien ne dit, dans le désordre actuel, que Mélenchon ne sorte pas des urnes. Il y a une campagne. Chaque prise de position contribue, qu’on le veuille ou non, à renforcer ou à affaiblir la position d’un ou une candidate. Il n’y a donc pas de prise de position neutre ou objective mais – toujours – une prise de position politique. Pour ma part, si Hamon fait des gestes forts sur la base de propositions claires et avec un camp clairement défini, je peux changer. Mais de ce que je vois : confiance zéro.

  25. Le vote utile pour se retrouver avec un type du PS et ses amis dont on connait déjà les positions et les actes, non merci, plus jamais !
    Je préfère encore perdre en votant Mélenchon.

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