Mes premières réflexions à l’intention de l’Écho

Mes premières réflexions à l’intention de l’Écho, quotidien belge, qui seront intégrées à l’interview orale qui vient d’avoir lieu. Je vous tiens au courant. Ouvert aux commentaires.

Quels sont les facteurs qui ont contribué à la qualification pour le second tour des deux candidats encore en lice ?

Le principal facteur, c’est la polarisation aujourd’hui des populations en Europe en deux camps bien distincts. D’une part, le camp des vainqueurs de l’évolution économique et technologique actuelle : les bénéficiaires de la concentration de la richesse et de l’avancée fulgurante du numérique et, d’autre part, face à lui, le camp des perdants : celui des salariés des secteurs traditionnels, victimes de la disparition massive du travail et donc de l’emploi.

D’un côté, ceux qui vivent essentiellement des gains du capital, qu’alimentent les robots, les algorithmes ou les logiciels, ou qui occupent des postes clés dans les quelques industries de pointe qui subsistent. Ils représentent une minorité convaincue que tout va très bien – ce qui est vrai de son propre point de vue. Et, sur le versant d’en face, ceux qui occupent des emplois salariés dans des secteurs menacés par l’automation ou l’informatisation, ils sont la majorité, et ils pensent eux que tout va très mal – ce qui est tout aussi vrai de leur propre point de vue.

Et inversement, qu’est ce qui a coincé pour les autres favoris ?

Si l’on excepte les petits candidats qui sont inaudibles faute pour eux d’avoir pour les promouvoir, un véritable parti, un syndicat puissant ou des intérêts financiers capables de les propulser en avant, on pense surtout à l’incapacité de Benoît Hamon à percer.

Hamon a rapidement perdu du terrain du fait que, pourtant vainqueur légitime de la primaire du Parti socialiste, il a été lâché par l’aile droite libérale de celui-ci qui a rejoint Macron. Il a été victime ici du fait que le Parti socialiste français était devenu un édifice branlant où cohabitaient comme l’huile et l’eau, deux positions, l’une de gauche, que Hamon incarnait, et une de droite, dont Macron a émergé comme le champion incontesté, d’où le ralliement à lui de l’ancien Premier ministre Manuel Valls par exemple, mais pas seulement : des communistes se sont également ralliés à Macron.

Hamon a aussi été victime d’un autre événement malheureux dont on se demandera plus tard s’il n’a pas constitué le coup de Jarnac décisif. Hamon avait axé son programme sur une proposition inédite et réellement innovante : le revenu universel de base. Or son conseiller le plus en vue sur les questions d’économie, Thomas Piketty, l’auteur internationalement connu du fameux Le capital au XXIe siècle, torpilla la proposition en expliquant aussitôt dans une chronique du quotidien Le Monde pourquoi il était impossible sur un plan pratique de la mettre en œuvre. Un manque de coordination dans l’équipe qui jeta le doute, et s’avéra peut-être fatal.

En quoi cette campagne et élection présidentielle aura-t-elle été différente des autres ?

Le fait le plus marquant du quinquennat qui s’achève aura été la déliquescence du parti auquel appartenait le président sortant : il ne reste aujourd’hui rien du Parti socialiste français et le candidat que le représente ne s’est même pas retrouvé parmi les quatre principaux finalistes.

Pour qui les Français ont-ils vraiment voté ? Un homme/une femme ? Un programme ? Contre Hollande ? Par dépit ? Par colère ?… / On attendait un taux d’abstention élevé, le résultat vous étonne-t-il ?

Les Français, dans leur majorité ont voté contre ceux qu’ils ont perçu comme les fossoyeurs de l’État-providence. Dans un glissement progressif qui a débuté il y a une quarantaine d’années, les politiques se sont faits petit à petit à l’idée que la survie de l’État-providence était subordonnée à la croissance économique et que si celle-ci cessait d’être au rendez-vous, il suffirait d’expliquer aux populations que les temps avaient changé et que l’État-providence était mort de sa belle mort. Ces femmes et hommes politiques n’ont pas compris que les électeurs considéraient cet État-providence comme un acquis qui devait être irréversible. Les votes de protestation qu’on appelle, pour aller vite, « populistes », entérinent cela : ils accusent les élus de s’être préoccupés seulement de leur intérêt personnel. Dans une période de mécontentement, cette poursuite d’intérêts égoïstes est assimilée dans l’opinion à de la corruption. Ce qu’elle est bien sûr malheureusement parfois véritablement, en France comme ailleurs.

On a lu, entendu beaucoup de choses sur Macron… Comment le percevez-vous ? La campagne aurait-elle été différente sans lui ?

Si Macron devait emporter la présidence, il y aurait là un paradoxe tout à fait étonnant : que le lauréat incarne pour l’avenir la politique pour laquelle le président sortant a été honni et pratiquement évincé de son poste. Cela soulignerait l’importance dans une campagne de ce type : dans le cadre de la Ve république, du charisme du candidat. Peut-être parce que François Hollande n’a été qu’un second choix, remplaçant au pied levé au moment de sa chute, un Dominique Strauss-Kahn devant qui le tapis rouge de la présidence avait été déroulé. Les Français ont eu affaire du coup à un président en permanence mal dans sa peau quand il fallait s’identifier pleinement à cette haute fonction. Emmanuel Macron n’aurait au contraire aucun mal : il possède ce charisme des personnes qui croient en elle-même, ou qui ont à leurs côtés des soutiens croyant fermement en elles, ce qui est son cas.

Un handicap dont Macron ne souffrira jamais en tout cas, même s’il appliquait une politique impossible à distinguer de celle de Hollande, c’est qu’il n’affirmera jamais avec de beaux mouvements de manches : « Mon adversaire, c’est le monde de la finance ! », pour se dédire aussitôt. Nul n’ignore en effet que la banque est l’univers dont il est le produit et que le regard que jette le monde de la finance sur une quelconque question sera également le sien. Pas de surprise à attendre donc de ce côté-là !

Cette élection marque-t-elle un affaiblissement du bipartisme compte tenu des divisions internes existantes dans les deux principales familles politiques, des forces centrifuges, du macronisme, de la poussée des extrêmes… ?

Si le bipartisme est bien implanté aux États-Unis et dans une plus faible mesure, au Royaume-Uni, il n’est absolument pas caractéristique de la France jusqu’à très récemment. Je rappelle que la gauche et la droite françaises se partagèrent longtemps chacune en deux composantes d’importance comparable. En 2002, il y avait encore en présence en France, six forces importantes : Parti socialiste, Parti communiste, UMP, UDF, écologistes et Front national. Ce qui est propre à l’époque récente, c’est l’implosion du Parti socialiste, la ligne de partage entre gauche et droite s’étant déplacée sur l’échiquier politique et traversant le PS en son milieu aujourd’hui – pour son grand malheur ! Macron a entraîné derrière lui l’aile libérale de droite du PS, Hamon et Mélenchon – transfuge du Parti socialiste, il faut le rappeler – se disputant les dépouilles de son aile gauche et de la frange de l’électorat encore attachée à ce qui subsiste d’un idéal communiste de type soviétique.

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176 réflexions sur « Mes premières réflexions à l’intention de l’Écho »

  1. Bonsoir,
    Petite question: Vous parlez souvent de l’extinction de l’espèce: 100 ans, Le capitalisme ultra libérale nous emmène très rapidement vers cette tragédie.
    Mais à force de voter pour le moins pire, n’avançons nous pas l’échéance?
    Guylaine

    1. Je crois que Jorion a été clair, pour lui le programme de la FI était « excellent » mais le porteur de ce dernier une ordure, donc il a appelé à voter Hamon puis Poutou. A mon avis il a eu tort car on a aujourd’hui une ordure qui porte un programme ordurier au second tour quand on aurait pu avoir au moins un bon programme même si mal servi à choisir plutôt qu’un moindre mal. Je suppose qu’il préféré voir ses idées non représentées plutôt que mal représentées?…

  2. Sauf imprévu , une dernière pour la route.
    Je finis d’écouter l’ « interview » d’E.Macron sur FR2…sa meilleure performance depuis deux semaines à mon avis… il pourrait presque arriver à en convaincre de sa bonne foi quant à l’intérêt(bien compris) de sa future politique « pour l’intérêt général ».
    C’est vrai que là où je suis , pour garder le moral , beaucoup(trop) sont bien obligés de déclarer que..trois boulots à €4,50/heure « judicieusement répartis » dans les 18h de la « journée » [ de 06h à 24h ! ] .. »c’est comme si on avait un (vrai) boulot à €13,50/heure« .
    Même s’il est évident que tout doit être fait pour que le prochain président de la R.F. ne soit pas cette femme , chacun devrait faire l’effort de comprendre qu’il soit difficile , et même très difficile ((d’aller voter))((de demander à quelqu’un d’aller voter)) pour élire son bourreau!!

    1. Selon Jorion s’en laver les mains et dire « qu’on a les politiques qu’on mérite » c’est une erreur car du coup toutes les victimes auraient mérité leurs sort, la logique est implacable. Cependant si on introduit que les victimes ont choisi leur bourreau je me demande ce que donne l’équation?…

  3. Petite info en passant pour les « ni ni » et la fine équipe du « un banquier vaut un fasciste » : Jean-François Jalkh, nouveau président intérimaire du FN nommé par la pénienne, est mis en examen pour financement illégal, soupçonné d’emploi fictif et – sans doute sa plus grande qualité – un négationniste patenté admirateur du « sérieux » du travail de la vieille loque Faux Raison.

    À part ça, c’est Macron qui va entraîner la « fin de la démocratie » ?

    1. Bon en même temps, moi la première fois que j’ai lu le mot « fascisme en col blanc » c’est ici sous la plume de Paul ! Il parlait bien de Macron en plus, pas de quelqu’un d’autre.

      Pour tout te dire, utiliser ce mot dont le sens est assez précis et connoté pour parler du libéralisme (ultra ou mega ou hypra, taratata, c’est du libéralisme) , c’était peut-être un peu déplacé aussi à la réflexion non ?

      1. Non, Macron dans la bouche de Paul Jorion, c’était « le néolibéralisme à visage humain ». Le « fascisme en col blanc », c’est plutôt les libertariens selon lui.
        Note que ce ne sont pas mes mots.

      2. C’est pas pour la polémique Julien, même si c’est un truc qui me déplaît pas, et je t’accorde que ce ne sont pas tes mots mais il suffit de lire :

        « Alors ! Il faut bien le dire, M. Macron, les gens qui disent que M. Macron représente la gauche… bon c’est une plaisanterie ! il représente des idées de droite. Il ne représente pas une droite – comme je l’ai dit une fois – il représente le visage présentable, le visage humain de l’ultralibéralisme. L’ultralibéralisme : c’est une mauvaise chose. Je l’appelle en général « fascisme en col blanc », mais s’il y a effectivement des gens qui représentent – des personnages historiques comme les von Hayek, les von Mises, les Rothbard, les Friedman – représentent, je dirais, le visage inhumain de ce courant. »

        Tiré de : http://www.pauljorion.com/blog/2017/02/05/le-temps-quil-fait-le-3-fevrier-2017-retranscription/

        A toi ton interprétation de ce passage, à moi la mienne : Macron le visage présentable du fascisme à col blanc, comme Marine Lepen est le visage présentable du FN historique.

        D’ailleurs c’est presque redit ici :

        « Et il ne faut pas s’y tromper : Macron, dans ce qu’il propose, c’est une autre variété de la droite, c’est l’ultra-libéralisme à visage humain, c’est le monde des affaires, c’est la compétitivité et l’austérité. Il n’y a rien de « gauche » chez lui-même si ce n’est au sein du parti socialiste qu’il a émergé. »

        Tiré d’ici : http://www.pauljorion.com/blog/2017/04/23/lecho-paul-jorion-les-francais-ont-vote-contre-ceux-quils-ont-percu-comme-les-fossoyeurs-de-letat-providence-le-23-avril-2017/

        L’expression « fascisme en col blanc » n’a pas été réitéré. Parce que ça prête trop à confusion avec le fascisme prêté au FN maintenant.

      3. Julien, le « fascisme en col blanc » de Jorion, et sans guillemets, était une malheureuse hyperbole, il faut bien en convenir. Même avec Hayek, que je sache, Keynes était resté en bons termes. Il est vrai que c’est Hayek lui-même qui pouvait accuser son alter ego Keynes de « fascisme en col blanc » à la seule lecture de sa préface* à l’édition allemande de son Grand Å’uvre… Balle au centre.

        * « La théorie de la production dans son ensemble, que le livre suivant est tâché de fournir, est beaucoup plus facile à adapter aux conditions d’un État totalitaire, que la théorie de la production et de la distribution dans les conditions d’une libre concurrence et d’une large dose de laissez-faire. »

      4. Ouais en même temps personne n’a obligé VON HAYEK à dire à propos de Pinochet :

        « Personnellement je préfère un dictateur libéral plutôt qu’un gouvernement démocratique manquant de libéralisme » (Entretien avec le quotidien chilien El Mercurio, 12 avril 1981). »

        Admets que ça fout un peu les jetons sur l’état mental du bonhomme quand même hein Général ! ! ! Non ?

        Même si je dois moi admettre que je suis comme lui totalement opposé à une démocratie illimité, mais partisan d’une démocratie basée sur les lois, les constitutions et les chartes des droits humains avec très haut potentiel empathique (ce qui explique que je suis pour l’interdiction du FN au demeurant…)

      5. @Vigneron et Cloclo
        Il semble que vous veniez de démontrer à vous deux qu’une politique économique, quelle qu’elle soit, est plus facile à mettre en place dans un système dictatorial ou on controle par la force tous les acteurs économiques. Bravo, vous êtes bon pour le Nobel!

      6. C’est pas le sujet Loulou, on la connait par cœur la reprise à la Hayek de la réflexion de Keynes. Non c’était juste pour rappeler que Keynes lui-même n’a jamais traité un Hayek de « fasciste en col blanc ».

    2. « À part ça, c’est Macron qui va entraîner la « fin de la démocratie » ? »

      Pour ce qui est des apparences, elles seront sauves.
      Mais en pratique, on fera (comme c’est déjà le cas, hein) en sorte que les gens votent correctement. Les pro de la com’ et de la pub savent faire!

      D’après toi, pourquoi toute cette pub people pour Macron, depuis 1 an? Pourquoi zéro pub pour Mélenchon? (excepté un N° de Gala, avec le quinoa )

      1. Pourquoi Gagnot ? Parce que les vieilles peaux décérébrées qui achètent tes torche-culs people préfèrent la gueule à Macron en une, avec sa mamie au bras. Ça parle à la CSP « cougar ».
        Alors que le lider minimo…

      2. Si je te comprend bien Julien, si Mélenchon avait eu la tronche à Macron, tu aurais voté pour lui ?

  4. Je repasse par ici pour vous livrer rien de moins qu’une prophétie !

    Et oui, je tente une « Jorion ».

    A titre liminaire, merci de ne pas me traiter de zinsoumis ou quoi ou que ce soit du genre.

    Je sais qui est JLM, notamment depuis le documentaire de Pierre Carles :

    (40 s.)
    https://www.youtube.com/watch?v=QnEH8Iuw8EQ

    Mais je pense à peu près comme le copain Bonjour Tristesse et il le dit mieux que moi alors Mesdames et Messieurs voici une digression sur L’instinct de soumission du peuple.

    (12mn07s. avec le point JLM à 7mn56s.)
    https://www.youtube.com/watch?v=O69BpUSBN4I

    On est pile dedans et on lui passera donc ses quelques écarts de langages.

    Ceci étant dit, une prophétie disais-je :

    Emmanuel « Printemps » Macron, sur la base du magnifique flash totalitaire que nous vivons (critiquer « notre » candidat, dixit Ségolène, vous rangeant immédiatement dans la case néofasciste) va remporter haut la main cette magnifique élection.

    Son score éclatant sera obtenu avec le renfort enthousiaste des sans-dents et autre parias en voie d’uberisation, économiquement inadaptés, invariablement exploités mais effrayés.

    Car en effet, la France a peur.

    J’adore l’argument des petites économies des français qui s’évaporent avec le retour du franc.

    Je ne passerai plus d’une phrase à expliquer je ne suis pas lepeniste, sachez juste que je suis un grand remplaçant, à ce qu’il paraît.

    Donc, et en tout état de cause, Emmanuel « Printemps » Macron va exercer avec dévouement le culte de la religion féroce© ces cinq prochains années.

    Je relève que les marchés, et particulièrement les banquiers, ont bien lu le programme. Cela commence donc sous les meilleurs auspices.

    Mais, au bout de quelque temps, le charme cessera d’agir. On se rendra compte que même le nouveau yaourt qu’on nous a vendu est en fait très très acide. En fait, encore plus que le précédent :

    https://www.youtube.com/watch?v=QWxIG5miNh0#t=10m49s

    Et là ça va râler. Et à juste titre.

    Le troisième tour social mon copain !

    Et que nous dira-t-on ?

    « Comment osez-vous contester les orientations d’un gouvernement élu démocratiquement et, de surcroit, à une écrasante majorité. C’est un plébiscite populaire pour la startupisation de la France et vous n’en voulez pas ? Le peuple a parlé, vous ne sauriez remettre en cause sa parole, parce que c’est notre Projet ».

    Et la chute : FASCISTEEEEE ! Argument massue s’il en est.

    Faîtes des captures d’écran je vous livre l’avenir l’air de rien.

    In fine, l’opération est un succès (comme disait mon oncle B. « C’est toujours un succès »). Toute contestation est fragilisée à sa base, délégitimée.

    On a assisté a une performance incroyable de communication/(neuro)marketing, peut être la plus grosse opération de ce type en politique. On aurait cru de la propagande de guerre.

    Tout ce que le France compte de puissants a été jeté dans la bataille : médias, « intellectuels », l’Institut Montaigne et en même temps Terra Nova, Robert Hue et en même temps Alain Madelin, Xavier Niel et en même temps Yves de Kerdel. J’allais oublié les Grands Patrons.

    C’est incontestable : le printemps a éclos il y a 36 mois, 36 mois ! Ça mérite quelques retours d’ascenseurs et pas chez les Whirlpool.

    Il n’a pas conquis 24% avec son fameux projet. Par contre la base de donnée des clients de SFR, qu’il a permis à Drahi de racheter, ça par exemple c’est efficace.

    C’est beaux à voir un plan qui se déroule sans accrocs, techniquement je veux dire.

    Parce qu’en vérité c’est abjecte.

    Non seulement on va poursuivre cette politique funeste, mortifère, dite « progressiste » mais on le fera en faisant « voter pour » ses principales victimes. Le degré de machiavélisme est inouï. Du vice à l’état pur.

    Ainsi s’agissant du prochain scrutin, c’est un piège, quoique vous fassiez vous vous sentirez sale.

    Merci de m’avoir lu.

    Merci à la modération, c’est un peu long et il y a des liens.

    1. @VV!… Et à tous les autres qui gémissent.
      « Ainsi s’agissant du prochain scrutin, c’est un piège, quoique vous fassiez vous vous sentirez sale. »
      Bonjour,
      Bizarre, vous semblez bien analyser ce qui relève de la propagande, mais vous démontrez que vous en êtes prisonnier au moment d’exprimer votre suffrage…
      Ah! Choisir, ne pas se cacher derrière une consigne venant d’en haut! Quel problème!
      L’enfumage est un peu plus compact que vous croyez, soufflez donc plus fort pour dissiper totalement le voile malodorant et n’écoutez plus les adeptes de la « morale politique » (ils n’en ont vraisemblablement pas plus que vous!), vous resterez propre à vos propres yeux, ce qui est le principal !
      Et mes félicitations à la modération pour son filtrage si courageux et transparent à mon égard lorsque je m’éloigne (pour mieux en cerner les limites, et oui c’est très instructif, merci!) un tant soit peu de l’orthodoxie ambiante!
      Rayez en conscience, rayez donc les mentions inutiles, messieurs!
      Mes lignes ainsi rayées vous permettront au moins de distinguer enfin les fils, invisibles à vos yeux, qui vous entravent.
      Bien à vous, tous, moi je suis libre! Ici et partout.
      Eric.

      PS:
      Et si je dérange vraiment ici, je peux partir.
      Il suffit de le demander, franchement, je partirai.
      Allez, une petite phrase du genre sérieuse…  » vos propos ne cadrent pas avec notre ligne éditoriale » par exemple.
      Mettez y les formes quoi!
      Mais ne vous fatiguez pas trop quand-même, car je sais bien qu’on ne peut aider celui qui refuse toute aide, surtout quand il est persuadé qu’il n’en a nul besoin, pas vrai?

      1. M’en parle pas torpedo je me suis fait censurer l’idée la plus démocratiquement innovante de cet entre deux tours ici même !
        J’ai pas encore trouvé un insoumis plus crétin que moi-même à l’avoir eu! Bravo Julien, t’as fait du bon boulot, mais reconnait qu’ils sont pas si grave que ça les zinsoumis… du moins pour l’instant, le pire n’est jamais certain 😉
        PS : Si y en a un qui y pense je compte sur toi pour justifier mon copyright 🙂

      2. Je viens de voir mais au moins j’ai eu la décence de taire mon génie… T’as entendu parler du secret du vote, tu sais que c’est pour ça qu’il y a un isoloir? Tu crois pas que c’est sur une bien mauvaise pente que tu prend? Demain on fait quoi à celui qui à pas sa photo du bulletin Marine ou l’inverse… Franchement je me demande comment t’as pas rallié les zinsoumis avec un tel génie…

        En attendant on est plus que mal barré :

        http://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/video-revivez-le-face-a-face-tendu-entre-emmanuel-macron-et-les-salaries-de-l-usine-whirlpool-d-amiens_2163034.html

        Et c’est ty qui qui ira se faire matraquer en première ligne pour vos gueules quand le christ Macron aura foiré ? les zinsoumis…

  5. Julien Alexandre
    (Macron avec sa mamie au bras…) et toi… elle a quel age ta gonzesse… J’ai l’impression d’entendre C Boutin et sa famille modèle bien dans les normes.

      1. Cher Julien Alexandre,

        Je ne lance aucun appel, je tente une approche scientifique et sans tabou – je hais les tabous et la pseudo Morale Politique.
        Je m’inspire un peu, en cela de Paul Jorion lui-même, qui propose sérieusement d’inciter l’Allemagne à quitter l’Union Européenne pour nous permettre de la réformer plus facilement!
        Et là, je le reconnais, en terme de recherche prospective, je suis proprement enfoncé!
        Voyez vous l’avantage du blog c’est aussi de prêter parfois à sourire, et je vous en remercie chaudement ici.
        Personne n’est parfait et tout le monde a droit à l’erreur ou bien l’on tombe dans le culte de la personnalité!
        J’ai ainsi pensé que mon point de vue, bien qu’un peu tranché, pouvait produire des commentaires intéressants plutôt que des lamentations improductives et permettre d’avancer dans cette purée. Dont acte je m’incline.
        Parfois, avancer nécessite de reculer de quelques pas pour bien voir où l’on pose les pieds.
        Avec mes félicitations renouvelées à Vigneron que je trouve si désespérement …humain, ce que je lui pardonne volontiers tant qu’il n’use pas de l’invective à la JMLP.
        Sacré Vigneron, se ferait presque passer pour graine de dictateur!
        Allez respirez, je file…
        A plus.
        Eric

  6. Z’avez pas aut’e chose que pénienne ?
    Cela me rappelle inévitablement « étui pénien » ou artère pénienne et cela me pète les couilles, un peu de respect pour les papous. D’ailleurs le diacre parle de ses deux associées à une torpille, sacré bazar !

    Au fait, les étuis péniens, vous les préférez en graines ou en coquillages ?

    1. En tout cas la feuille de vigne ça n’a pas l’air très confortable, ya qu’à voir l’irascibilité du monsieur…

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