Hégémonie et unité : à propos des législatives à gauche, par François Fièvre

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Préambule : je fais partie de la France insoumise et je ne m’en cache pas, mais je tiendrai pour nul et non avenu le fait qu’on me dise que je défends ici un point de vue idolâtre et sectaire, vu que je me pense encore capable d’esprit critique, que ce soit à l’égard de Jean-Luc Mélenchon ou de quelque autre homme politique.

Je veux essayer ici de comprendre pourquoi ça cloche aux législatives à gauche, et pour quelle raison la France insoumise a été incapable de rassembler sous son aile l’ensemble de la gauche non socio-démocrate. En dehors, cela va de soi de mon point de vue, des accusations psychologisantes de « bataille des égos » ou de « volonté de revanche contre le PS », qui faussent le débat par leur caractère simpliste. Il y a d’autres enjeux bien plus complexes que tout ça derrière la bataille.

Quelle unité pour la gauche aux législatives ?

Il me semble qu’il n’y a que trois possibilités pour arriver à faire l’unité entre FI, Parti communiste français (PCF), Ensemble, Europe-Écologie Les Verts (EELV) et gauche du Parti socialiste (PS).

1/ Le cartel de partis,

2/ Le rassemblement sous une même bannière,

3/ Les accords électoraux entre partis, soit au niveau national soit au niveau local.

La solution 1/ est celle du Front de gauche, qui n’a pas fonctionné par le passé ni aux présidentielles ni aux législatives, et dont visiblement seul le PCF tient à conserver la possibilité en en maintenant l’étiquette sur ses affiches. La solution 2/ est celle prônée par la FI, la solution 3/ est celle voulue par les autres acteurs de la gauche dispersée actuellement aux législatives. Passons la 1/, définitivement enterrée je pense (dans la mesure où elle n’est plus désirée que par le PCF, et n’est prônée par aucun des autres acteurs de la gauche, pas seulement la FI mais aussi EELV, etc.), regardons la 2/ : que veut exactement la FI ?

La gauche humaniste et écologiste sous une même bannière ?

On accuse systématiquement actuellement la FI de volonté d’hégémonie. Regardons ce qu’il en est : il est vrai que certaines déclarations de Jean-Luc Mélenchon, quand il dit qu’il veut remplacer le PS (et non s’allier à lui), ou quand il dit qu’il se veut à la tête de « la famille humaniste et écologiste » de la gauche française, laissent inévitablement penser qu’il a des vues impérialistes sur le reste de la gauche. Or, le fait est, si on fait bien attention à ce qui est dit : 1/ que JLM, s’il veut remplacer le PS, ne parle jamais de vouloir remplacer les autres partis (EELV, PCF, etc.), et donc aurait essentiellement en vue le PS quand il semble vouloir dire « avec ou contre moi ». Ainsi quand il a donné au cours de la présidentielle comme préalable à un éventuel accord avec Benoit Hamon que celui-ci quitte le PS. Ceci pourrait être considéré comme contradictoire avec Charlotte Girard qui dit au micro de Mediapart que la FI accepte tout le monde, quelle que soit son origine politique, et ne demande à personne de jeter sa carte… et pourtant, il semble qu’un traitement spécifique soit fait au sein de la FI au PS : ce que Charlotte Girard dit être valable pour EELV, le PCF ou Ensemble ne semble pas être vrai pour le PS. Pourquoi doit-on quitter le PS pour rejoindre la FI, mais ne doit-on pas quitter son parti pour rejoindre la FI quand on est PFC, EELV, etc. ? Tout simplement, semble-t-il, parce que le PS est un parti qui selon la FI (et la majorité de la gauche contestataire) a failli dans sa tâche, et surtout que la position actuelle du PS, via son premier secrétaire Cambadélis, semble plus proche de celle de Macron que de la FI. Quand Benoit Hamon reproche à JLM d’avoir une volonté hégémonique lorsque ce dernier lui demande de quitter le PS, c’est donc selon moi lui faire un mauvais procès : cette exigence de clarté est nécessaire quand on vient du PS du point de vue électoral comme du point de vue politique, c’est bien dommage mais c’est le caractère écartelé du PS actuel qui veut ça. Le résultat des courses est que n’importe qui peut garder sa carte de parti en rentrant dans la FI… sauf le PS, visiblement, à tort ou à raison.

2/ Quand JLM se veut « à la tête de la gauche humaniste et écologiste », il prend acte de son résultat à la présidentielle, et à la manière d’Émile Coué – très habituelle en politique au demeurant – tente d’emporter la conviction par son enthousiasme… mais également, il est vrai, par son aplomb parfois un peu trop imposant. Quoi qu’on pense de la « méthode JLM », on pourra au moins supporter d’entendre deux choses : d’abord qu’elle a relativement bien fonctionné, et que l’espoir d’un monde meilleur a particulièrement bien fonctionné dans l’électorat de la présidentielle au bénéfice de la FI, et ensuite que le fait d’être en tête de cette famille politique à la présidentielle donne d’une certaine manière à la FI la légitimité de vouloir en mener la bataille. Que cette bataille ne se fasse pas sous une seule bannière mais sous plusieurs est une autre histoire, mais au moins peut-on entendre que, surtout avec des programmes aussi proches, ceux qui ont obtenu 20% des suffrages ont un peu plus de légitimité à parler au nom de « la gauche » que d’autres qui ont obtenu 6%. Ce qui ne veut pas non plus dire que la parole des derniers ne soit pas à prendre en compte.

C’est ensuite que se pose le problème de l’hégémonie et de l’unité : on accuse la FI de vouloir « soumettre » toutes les autres instances politiques de gauche à ses ordres. On comprendra bien que l’unité sous une telle forme autoritaire n’est pas envisageable. Mais est-ce vraiment le cas ? La FI ne souhaite pas la disparition du PCF, ni d’EELV, ni d’Ensemble, ni même à vrai dire du PS ou du PG. Simplement, elle dit que si l’on veut avoir l’étiquette « France insoumise » il faut signer une charte programmatique, et qu’elle privilégiera toujours cette solution plutôt que celle d’un accord électoral entre partis, pour des raisons électorales assez claires : mieux vaut capitaliser sur les 20% de  suffrages de la présidentielle que se disperser pour les législatives avec des accords entre partis illisibles pour l’électorat. On y reviendra.

Ce qui bloque du côté PCF est justement cette charte, jugée trop contraigante pour les futures députés. Du côté EELV on ne veut même pas y songer, alors que pourtant le programme de la FI est extrêmement proche, sauf au niveau européen, des idées avancées par les écologistes historiques. Personnellement je ne vois pas de problème avec une charte qui demande un engagement pour un député à agir en fonction du programme pour lequel il a été élu (L’Avenir en commun), et qui demande la signature de la charte Anticor. Que les candidats PCF, PS ou EELV jugent les dissemblances entre leurs idées et L’Avenir en commun trop importantes, la FI ne les qualifiera pas de sectaires ou de « diviseurs de la gauche », et acceptera tout à fait que des candidats pronucléaires ou ne voulant pas remettre en cause le cadre de la Ve République se situent en face de la FI aux législatives. Mais d’où qualifiera-t-on, en revanche, la FI de sectaire quand elle dit ne pas vouloir accepter d’autres candidatures que celles qui signeraient la charte (et encore fait-elle même des exceptions à cette règle…) ? Doit-on reprocher à un mouvement politique de tenir à ses idées, et de ne pas vouloir investir des candidats qui une fois élus feraient l’inverse de ce pour quoi ils ont été investis ? Oublierait-on que les députés ne devraient être que les porte-parole d’un mouvement politique qui les dépasse, et pas des individus qui jugent en leur âme et conscience individuelle ? Si on peut ne pas être d’accord avec cette dernière exigence, du moins peut-on ne pas avoir l’indécence de qualifier la FI de « sectaire » quand elle l’émet.

Accords électoraux et fragmentation de la gauche

Si on peut donc admettre que la FI fasse ce qu’elle veut dans ses rangs, on admet en revanche plus difficilement qu’elle refuse « tout accord électoral » avec le PCF ou EELV. Examinons ce refus catégorique sous plusieurs angles.

Tout d’abord, il faut bien distinguer entre accord national et accords locaux. Ce à quoi se refuse la FI, c’est aux accords locaux où tantôt PS et PCF seraient alliés, tantôt seraient adversaires. La FI, à ma connaissance, n’a en revanche jamais été contre d’éventuels accords électoraux avec ses partenaires, notamment avec le PCF. Mais outre le fait qu’il existe le soupçon comme quoi la PCF n’aurait de toute façon jamais voulu d’accord avec la FI mais n’aurait négocié un accord que « pour la forme », que l’on peut laisser de côté « au bénéfice du doute », il faut bien comprendre que la FI est arrivée à la table des négociations en position de force, avec presque 20% des suffrages à la présidentielle. Que ces suffrages ne soient pas à mettre au seul crédit de la FI, c’est sans aucun doute vrai, dans la mesure où d’autres formations comme Ensemble et le PCF ont fait campagne pour elle « de l’extérieur », sans « affiliation » officielle. Mais le fait est qu’on pourra trouver grotesque l’accusation  qui consiste à trouver la FI arrogante quant à ses exigences de circonscriptions, quand le PCF, lui, a ouvert les négociations en en demandant 50%. Quoi qu’il en soit, l’absence d’accord est devenue claire entre les deux formations autour du 9 mai, sans qu’il soit possible vu de l’extérieur de dire si c’est l’une ou l’autre qui a rompu les négociations. Au-delà de ça, on remarquera que le PCF réitère aujourd’hui la stratégie passée qui avait provoqué le délitement du Front de gauche, et qui consiste à vouloir des accords locaux plutôt qu’un accord national. Sans doute ces candidatures sont aussi un problème de rapport de force local et pas seulement de logique nationale, et est-il possible d’entendre que tel élu PS est de bonne volonté alors que tel député sortant PS est au contraire un adversaire avec lequel il ne faut pas négocier. Mais la visibilité à l’échelle nationale est du coup réduite, surtout quand on en vient, dans certaines circonscriptions si l’on en croit Charlotte Girard, à installer un candidat PCF en face d’un autre candidat PCF insoumis. Ou inversement. Je ne prétends pas trancher ici le débat local/national : l’élection législative tient des deux… mais la question de l’accord électoral, d’union ou de désistement, devrait à mon avis être débattue au niveau national et pas au niveau local, parce qu’il y a lieu de coordonner les différentes initiatives locales à un autre niveau que local afin d’avoir une logique d’ensemble. Ce que visiblement Caroline de Haas, dans le 18e à Paris, a refusé : seul importerait le fait d’avoir été légitimé en local, la logique nationale de l’ensemble de la campagne des législatives étant visiblement reléguée au second plan.

Plutôt qu’une opposition binaire entre deux formations qui voudraient chacune que l’on se rassemble sous sa bannière propre, ou sous une autre créée pour l’occasion qui rendrait encore plus illisible le millefeuilles des étiquettes politiques, il faut donc à mon sens voir plutôt une opposition entre une formation, la FI, qui souhaitait avant tout une inclusion au sein de la FI, et sinon malgré tout un accord électoral national, et une autre, le PCF, qui souhaitait avant tout un accord national, et à défaut est prêt à des accords locaux, au cas par cas, ce qui explique qu’il soit tantôt contre tantôt avec le PS, tantôt contre tantôt avec la FI, tantôt contre tantôt avec EELV, mais la plupart du temps seul contre tous les autres, comme il en est du reste vrai au final de beaucoup de candidats FI, EELV et PS.

Ensuite, l’absence d’accords avec la FI tient énormément au fait que cette dernière formation rechigne en effet à toute forme d’accord électoral que ce soit, qu’elle assimile à de la tambouille ou du bricolage électoral. C’est à cela qu’a tenu visiblement l’absence d’accord entre la FI et EELV. Mais aussi, très probablement, 1/ au fait qu’EELV n’ait pas soutenu JLM à la présidentielle, ce qui n’en faisait pas un parti de première urgence pour les accords électoraux, 2/au fait qu’EELV avait déjà un accord électoral avec le PS, ce qui a dû refroidir la FI qui ne tient pas à une « alliance tuyau de poêle » qui fasse qu’au bout du bout elle aurait risqué de se retrouver main dans la main avec des macronistes. La position de la FI a donc toujours été de privilégier en premier lieu l’inclusion au sein de la FI plutôt qu’un accord électoral, que celui-ci soit national ou bien local. Doit-on tenir cette stratégie comme le symptôme d’une volonté hégémonique ?

Hégémonie et unité

Hégémonie et unité semblent au final à tous points de vue comme les deux revers d’une même médaille : on considère la première quand on veut attaquer la FI, et la seconde quand on veut la défendre. Car il est tout à fait vrai que vouloir imposer une seule couleur à l’ensemble de la gauche semble relever d’une ambition sinon autoritaire, du moins impérialiste. Mais il est tout aussi vrai que privilégier l’adhésion à la FI aux accords électoraux semble revenir à privilégier l’unité sous une même bannière programmatique plutôt que le chaos fragmentaire de la multiplication des chapelles : de ce point de vue la FI a au moins autant fait qu’elle a défait pour l’unité de la gauche. Entre ordre et chaos absolus, comment s’orienter ? En recherchant l’entre-deux du relatif, bien sûr, qui respecte les différences mais permette la construction d’une stratégie d’ensemble.

Pour finir, cette querelle des accords électoraux, qui vise à vouloir sauver des sièges et à en conquérir le plus possible pour tel ou tel parti politique, à montrer les muscles en présentant des candidats perdants d’avance parce qu’il en faut dans toutes les circonscriptions, me semble très « Ve République ». En revanche, vouloir subordonner les candidatures au soutien du candidat à un programme plutôt qu’à sa couleur politique – comme le fait du reste à sa manière En marche –, voilà qui me semble renouveler les habitudes politiques, et augurer sinon du fait que l’avènement de la VIe soit proche, du moins que les ressorts institutionnels de la Ve sont épuisés. C’est ce que fait la FI, et il n’y a à mon sens pas beaucoup de sens à dire que c’est la FI qui divise la gauche (il serait de ce point de vue plus juste de dire que « la gauche est divisée », la responsabilité de cette division n’émanant pas que de la FI, même si celle-ci y a bien entendu sa part de responsabilité), mais il y en aurait plus à souhaiter que ce que la FI construit aujourd’hui corresponde aux habitudes politiques de demain, alors que le PCF, le PS ou EELV, tout amateurs qu’ils soient pour certains du « renouvellement des pratiques politiques », sont encore prisonniers de l’ancien monde, où la logique des partis et des accords électoraux prime sur celle des idées et de la lutte politique.

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75 réflexions sur « Hégémonie et unité : à propos des législatives à gauche, par François Fièvre »

    1. La charte de la FI prévoyait la possibilité d’accords de reversion. Cet enjeu existe mais il n’est pas premier.

      1. Parce que vous pensez sincèrement que ces petits partis vont remettre la totalité de leur financement dans les main de la FI ? Arkao a 100% raison et en 11 mots, lui je l’ai lu en intégralité 😉

  1. “…vouloir imposer une seule couleur à l’ensemble de la gauche semble relever d’une ambition sinon autoritaire, du moins impérialiste…”

    Cette couleur c’est l’amour immodéré de la Patrie.

    Le mouvement “France insoumise” veut se montrer surtout insoumise contre la politique de l’impérialisme allemand, moins contre les patrons français (puisque Mélenchon promettait même de leur alléger leurs charges).

    Bref le problème politique principal de la jeunesse et du prolétariat travaillant en France, n’est pas cette tentative d’OPA de la FI sur la gauche.
    C’est le rapport entre la base et l’électorat des organisation de gauche (partis, syndicats), plutôt sur une orientation de gauche, et les directions, franchement sur une orientation de droite.

    Les directions menacent même de disparition les organisations si la base ose contester leur orientation !

    Les 19,5% de Mélenchon au premier tour des présidentielles ne sont pas un vote d’adhésion, mais la conséquence de la crise des organisations ouvrières entretenue par des directions s’accrochant au pouvoir, et pour cela faisant taire toute démocratie interne, par exemple en refusant absolument de convoquer des Congrès extraordinaires afin que se soient les adhérents -démocratiquement- qui décident de ce qu’il faut faire.

    Là est le combat fondamentale du moment. Non pas changer de maison et aller à l’aventure fonder des nouveaux mouvements type “France insoumise”, mais contraindre les dirigeants des organisations actuelles à respecter leur base.

    Si elles si refusent, les dégager, pour en mettre d’autres à la place … plus respectueuse !

    1. Sur le point de l’opposition classique base/ direction, on n’a pas assez souligné qu’avant la campagne de l’élection présidentielle, le Conseil National du PCF avait adopté une résolution (le 5 novembre) très défavorable à la candidature de Mélenchon au profit d’une “candidature communiste”, tandis que les diverses bases du PCF ont dans leur majorité soutenu une “campagne autonome” en faveur de Mélenchon. Ces choix importants ont été pris après un Congrès où la direction a été fortement contestée. Je pense que les communistes opposés à leur direction se sont servis de Mélenchon comme d’un moyen de contester cette direction qui a abandonné la logique des classes au profit d’une logique humaniste de coopération entre les classes. Le paradoxe, c’est au final que l’électorat de Mélenchon est très interclassiste.

      1. “…Junius dit :
        22 mai 2017 à 21 h 52 min
        Sur le point de l’opposition classique base/ direction, on n’a pas assez souligné qu’avant la campagne de l’élection présidentielle, le Conseil National du PCF avait adopté une résolution (le 5 novembre) très défavorable à la candidature de Mélenchon au profit d’une « candidature communiste », tandis que les diverses bases du PCF ont dans leur majorité soutenu une « campagne autonome » en faveur de Mélenchon…”

        Absolument juste, mais il faut mentionner aussi que la consultation des adhérents du PCF se faisait, avant la fin de la campagne des primaires à gauche du PS. Avant que Benoit Hamon devienne potentiellement une perspective d’unité radicale intéressante.

        Entre le social-libéral Hollande ou Valls et un soutien à Mélenchon, le choix était vite fait pour la base du PCF.

        Ensuite une candidature unique PS et PCF: Benoit Hamon, sur une orientation en rupture -relative- avec le libéralisme, cela méritait je crois une nouvelle consultation, ou même un Congrès extraordinaire au PCF.

        Mais la direction du PCF refusait et collait à Mélenchon jusqu’à la rupture d’aujourd’hui.

        Encore aujourd’hui, alors que la survie de ce parti est à l’ordre du jour, nous pouvons constater une vrai réticence de la direction de s’appuyer sur sa base, la consulter, pour tenter de trouver les solutions les plus intelligentes du plus grand nombre.

        C’est ce que j’appelle un déni de démocratie.

        Par extension, on peut faire le même reproche à la direction du PS (ayant abrogé en petit comité le programme d’Hamon), et à Mélenchon (qui lui décide de tout seul), de ne pas avoir le réflexe de se tourner systématiquement vers leur base pour décider collectivement des questions de haute stratégie.

        Même si les listes pour les prochaines législatives sont déposées, je considère qu’il est encore temps de consulter cette base.
        On peut très bien assister à des retraits de candidatures des uns et des autres. On peut très bien essayer de trouver des solutions pour se partager équitablement la manne financière entre tous.

        (franchement si le financement des partis politiques, c’est la multiplication de petites bureaucraties aussi avides de dollars qu’un cupide Salvador Dali, cela pose un très grave problème démocratique)

        J’ai la faiblesse de croire que la base est beaucoup plus fidèle au valeur de gauche, pragmatique et unitaire que l’orientation capitularde de leurs directions respectives.

        Front unique PS-PCF-FI pour un seul candidat de gauche dans chaque circonscription, pour l’abrogation de la loi El Khomery (cela pose évidemment la question de la bataille a mener au PS), contre la casse du Code du Travail, pour une majorité de gauche à l’Assemblée nationale.

  2. Toutes les candidatures sont déposées.

    Les deux tours de l’élection législative diront le reste .

      1. Juste fainéant .

        Les électeurs trancheront les questions que tout ce beau monde ne sait pas résoudre .

    1. Mettons plutôt les pieds dans la mangeoire…

      Ecoutons Einstein qui dans son manifeste pour le socialisme prône l’expropriation d’ « une oligarchie de capitalistes dont la formidable puissance ne peut effectivement être refrénée, pas même par une société qui a une organisation politique démocratique. Ceci est vrai, puisque les membres du corps législatif sont choisis par des partis politiques largement financés ou autrement influencés par les capitalistes privés qui, pour tous les buts pratiques, séparent le corps électoral de la législature. La conséquence en est que, dans le fait, les représentants du peuple ne protègent pas suffisamment les intérêts des moins privilégiés. De plus, dans les conditions actuelles, les capitalistes contrôlent inévitablement, d’une manière directe ou indirecte, les principales sources d’information (presse, radio, éducation). Il est ainsi extrêmement difficile pour le citoyen, et dans la plupart des cas tout à fait impossible, d’arriver à des conclusions objectives et de faire un usage intelligent de ses droits politiques. »

      Ecoutons aussi Coluche: « Si les élections pouvaient changer quoi que ce soit, il y a longtemps qu’elles auraient été supprimées. »

      Plus précisément,


      1. Elles servent à casser et détourner les luttes contre le système. Le dernier exemple en France: au moment où l’idée de la grève générale devenait populaire pour défendre les retraites à l’automne 2010, les dirigeants PS, PC et PG se prononcent contre et proposent à la place 2012 ou un référendum…Les politiciens professionnels s’étaient aussi mis au service de la bourgeoisie pour casser la grève générale de Mai 68. Mais, comme toujours, pour éviter la révolution sociale, la bourgeoisie a quand même du céder de gros paquets avant d’emmener les veaux à l’abattoir des législatives de Juin.

      2. Elles sont presque toujours sous contrôle de l’oligarchie (à travers mode de scrutin, média, corruption, chantage, coopatation, etc en fonction des moments et des pays)

      3. Si le contrôle par tous les instruments de pouvoir de la bourgeoisie ne suffit pas, elles sont annulées, avec la complicité des partis du système (le PS a démontré à Versailles avec le TCE qu’il se moquait autant du suffrage universel que l’UMP)

      4. Si le peuple entend faire respecter sa souveraineté, celui-ci est massacré. Tout le monde connait le Chili de 1973, mais la liste est très très longue. Il arrive que le coup d’Etat, suite à insurrection populaire, capote, comme en 2002 au Vénézuela.

      Conclusion: les réformes proposées par les candidats de gauche vont pour la plupart dans le bon sens, mais le problème de fond, le premier pas, c’est de créer les conditions d’exercice de la démocratie, autrement dit mettre fin à la domination de l’oligarchie et de son Etat.
 Il n’y a aura jamais en France de démocratie sans révolution sociale.

  3. Le souci, c’est que vous sous-estimez l’effet de cliquet.

    Une fois que c’est verrouillé (le premier à avoir théorisé ça, c’est Hobbes), c’est dead : vous ne pouvez plus rien changer.
    Ca vaut pour l’UE comme pour les organisations politiques traditionnelles.

    Dans ce cas là, la seule solution est de construire ailleurs, ce que tout joueur de morpion comprend assez vite.

    1. “Pierre dit :
      22 mai 2017 à 21 h 52 min
      Dans ce cas là, la seule solution est de construire ailleurs, ce que tout joueur de morpion comprend assez vite.”

      Et de cette solution qui vous semble unique, logique comme un morpion, qui paradoxalement refuserait de résister et de s’accrocher aux parties du malheureux qui lui offrirait le gite et le couvert, vous n’entrevoyait pas une autre alternative, celle là vraiment neuve, vraiment constructive ?

      Nous sommes passés du PS au PCF, et puis aux partis trotskystes (au moins ces partis avaient une légitimité idéologique et historique à exister), et tout ce beau monde vient se disputer aujourd’hui, et se faire concurrence aux élections, et aucun ne sort vainqueur.

      Sur le plan syndical ouvrier, nous avons eu la CGT, et FO, et ne nous trompons pas en germe avec le Front syndical: une scission en gestation.

      Sur le plan syndical confessionnel la CFTC, et la CFDT, et SUD, et Solidarité, et et et … On s’en sort plus !

      Aussi peut être qu’aujourd’hui faut-il dire stop ! Surtout que l’orientation politique globale de toutes les organisations mentionnées sont réformistes (France insoumise incluse).

      Allons nous encore longtemps fuir le combat politique ?

      La base qui n’est pas capable de se faire respecter par telle bureaucratie et qui fuit, comment peut-elle espérer demain être traitée différemment, alors qu’elle n’aura pas appris comment faire vivre la démocratie dans son ancienne organisation ?

      Qui me contredira si je dis qu’à FI c’est Mélenchon et une petite équipe coopté par lui, qui fait la pluie et le beau temps !

      Camarade morpion adhère au parti, la France insoumise si tu veux, mais bats toi, ou prépare déjà tes bagages !

      1. @ Vigneron

        C’est vrai ça tu étais passé où ? Tu as postulé dans la macronnie et tu as été recalé à la députation ?

        Désolé pour toi, tu les aurait sans doute amusé, ces jeunes politiciens propres sur eux, qui s’apprêtent à ce jeter dans la compétition, au nom de l’amour de la patrie, de la démocratie et de la liberté !

        Tu vois, à chacun son aimable bluette pour prépubères attardés.

        Sauf que eux, leur gospel de droite risque de chauffer vite aux oreilles des travailleurs du pays. Même travailleurs qui pourront toujours se dire, qu’en son temps, les appareils ouvriers auraient dû se donner la main, on serait un peu moins con et un peu moins pauvre aujourd’hui !

        On nous dit que les politiciens courent après la manne du financement des campagne électorales ?

        La seule manière d’attirer les électeurs, et donc pour eux de se remplir les poches, c’est l’unité, c’est la croyance qu’unie la gauche peut encore gagner.

        Les directions de gauche choisissent la division ? En retour elles auront une abstention massive et moins de kopecks !

        Capito mon camarade, c’est cons jouent contre leur intérêt !

      2. M’enfin vigneron, on ne peut pas non plus laisser penser, comme ton cinglant commentaire peut y inviter, que “si tout les gars du monde” ne peuvent pas être copain, il ne peut pas être mis un terme à la compétition acharnée, au moins disant permanent, à l’insécurité individuelle.

        Bref, ça s’appelle faire société, pour cela on peut par exemple, donner des droits, fixer des règles minimales, mutualiser, etc etc.

        Pas facile de choisir entre un prépubère attardé et vieux libéral libidineux ?

      3. Vos gauches ? Les trous sont creusés, les fours en veilleuse, on attend plus que la livraison des cadavres, pour l’instant au frigo.

    2. Salut Vigneron!
      Tu nous fais un article sur l’europe post Macron dans 10 ans stp, façon billard à 5 bandes, avec effondrement, extraterrestres et plus si affinité?

  4. Ras la courge de tous ces articles gigognes autour de la chute et des échecs prévisibles de Macron “puisqu’on vous l’avait bien dit ” et leurs corollaires sur l’absence politique béante a gauche.
    Voila c’est dit pfiou ca fait un bien fou.

  5. « Il avait aussi cette faculté merveilleuse de pouvoir, cinq heures durant, et sur n’importe quel sujet, parler sans jamais exprimer une idée. Son intarissable éloquence déversait, sans un arrêt, sans une fatigue, la lente, la monotone, la suicidante pluie du vocabulaire politique, aussi bien sur les questions de marine que sur les réformes scolaires, sur les finances que sur les beaux-arts, sur l’agriculture que sur la religion. Les journalistes parlementaires reconnaissaient en lui leur incompétence universelle et miraient leur jargon écrit dans son charabia parlé. Serviable, quand cela ne lui coûtait rien, généreux, prodigue même, quand cela devait lui rapporter beaucoup, arrogant et servile, selon les événements et les hommes, sceptique sans élégance, corrompu sans raffinement, enthousiaste sans spontanéité, spirituel sans imprévu, il était sympathique à tout le monde. Aussi son élévation rapide ne surprit, n’indigna personne. Elle fut, au contraire, accueillie avec faveur des différents partis politiques, car Eugène ne passait pas pour un sectaire farouche, ne décourageait aucune espérance, aucune ambition, et l’on n’ignorait pas que, l’occasion venue, il était possible de s’entendre avec lui. Le tout était d’y mettre le prix. »

    Octave Mirbeau – Le jardin des supplices

  6. Mettre à gauche le PC, EELV et le PS, sacré glissement de terrain.
    Ces trois partis quand ils sont au gouvernement ont accompli et participé à une politique de droite.

    Mon plus grand souhait est de voir disparaître ces trois partis du mensonge et de la traitrise.
    Filoche, toujours à gauche ?

    1. Filoche, toujours à gauche ?

      C’est à toi de le dire puisque c’est toi qui délivre les brevets !

      1. Je me contente de voir les faits et les actions. Trois partis maitres dans l’imposture idéologique.

        Quant à Filoche, probable cas de démence sénile.

        Faut dire que les socialistes (la SFIO à l’époque) ont commencé tot leur trahison. Grève des mineurs de 1948.

      2. @ François.

        1948 crois-tu ? Et que fais-tu de cette éblouissante initiative de la part des députés ouvriers SFIO, le corps du grand Jaures encore chaud, D’aller à l’union sacrée et de voter les crédits militaires de leur bourgeoisie en vue d’engager la grande boucherie de la première guerre mondiale ?

        Ce n’était pas en 1948 cela, c’était le 04 août 1914. C’est cette trahison qui est à l’origine du Congrès de Tours de 1920 et de la section française de l’internationale communiste (SFIC)

      3. Parce que Monsieur Enimel sait, lui, ce qu’aurait fait son “grand Jaurès” s’il avait vécu…

      4. Pleins pouvoirs à Pétain comme Robert Schuman qui fut aussi membre du premier gouvernement de Philippe ?

      5. “vigneron dit :
        23 mai 2017 à 20 h 04 min
        Parce que Monsieur Enimel sait, lui, ce qu’aurait fait son « grand Jaurès » s’il avait vécu…”

        Mince camarade, que tu écorches mon nom, passe encore, mais Jaurès, le grand Jaurès !??§§§!!!!!!??????????????????

        Serais-tu un peu con ou carrément méchant ????

        Léon Trotsky

        Jean Jaurès

        17 juillet 1915

        “Trois années ont passé depuis la mort du plus grand homme de la Troisième République. Le torrent furieux des événements qui ont suivi immédiatement cette mort n’a pas pu submerger la mémoire de Jaurès et n’a réussi que partiellement à détourner de lui l’attention. Il y a maintenant dans la vie politique française un grand vide. Les nouveaux chefs du prolétariat, répondant au caractère de la nouvelle période révolutionnaire, ne sont pas encore apparus. Les anciens ne font que rappeler plus vivement que Jaurès n’est plus… (…)

        Le meurtre de Jaurès n’a pas été le fait du hasard. Il a été le dernier chaînon d’une fumeuse campagne de haine, de mensonges et de calomnies que menaient contre lui ses ennemis de toutes nuances. On pourrait composer une bibliothèque entière des attaques et des calomnies dirigées contre Jaurès. ” Le Temps ” publiait chaque jour un et parfois deux articles contre le tribun. Mais on devait se borner à attaquer ses idées et ses méthodes d’action : comme personnalité il était presque invulnérable, même en France, où l’insinuation personnelle est une des armes les plus puissantes de la lutte politique. Pourtant on parla à mots couverts de la force de corruption de l’or allemand… Jaurès mourut pauvre. Le 2 août 1914, ” Le Temps ” fut obligé de reconnaître ” l’honnêteté absolue ” de son ennemi terrassé. (…)

        Jaurès, athlète de l’idée, tomba sur l’arène en combattant le plus terrible fléau de l’humanité et du genre humain : la guerre. Et il restera dans la mémoire de la postérité comme le précurseur, le prototype de l’homme supérieur qui doit naître des souffrances et des chutes, des espoirs et de la lutte…”

        “…Nous avons entièrement le droit de croire qu’au moment de la révolution future, le grand tribun eût déterminé, choisi sans erreur sa place et développé ses forces jusqu’au bout…”, répond Trotsky à ta question bête et méchante camarade Vigneron.

  7. Il va falloir qu’un jour les pro PS/EELV/PCF se décident enfin à savoir ce qu’est la gauche : ces 3 partis ( à quelques unités près) ont depuis 1983 trahi de plus en plus nettement les idéaux de la gauche. Il ne reste qu’un ensemble de coquilles vides, ou en train de se vider vers ce pôle d’attraction de droite qu’est “EN MARCHE”.
    Quand, après 5 ans de gouvernement Hollande les députés PS(dans leur ensemble) n’ont jamais refusé de suivre le gouvernement en place, un parti de godillots, en fait, on ne peut peur leur faire confiance. Le PCF s’y est pour partie compromis, ainsi qu’EELV.
    Préférer un siège à ses idées – si tant est qu’on en ait -, mettre en avant une étiquette pour aussitôt la trahir n’est pas un comportement nouveau. Trop souvent par le passé les idées sont passées à la trappe des “gros sous”.
    Problème de financement des partis…encore faudrait-il revoir la loi et accepter la remise en cause de son mandat lorsque les promesses faites ne sont pas suivies de l’action attendue.
    C’est un des cliquets posés par la FI, cliquet salutaire pour nettoyer la démocratie des influences venues d’ailleurs et du lobbyisme continuel.
    Non, nous gens de la FI, n’acceptons pas les combines et ne voulons pas que le personnel politique s’installe de façon professionnelle comme cela en a été le cas souvent et de plus en plus le cas dans les gouvernement récents.
    Regardez les LR + PS qui fuient vers le pôle EM : sont-ils de droite ou de gauche ? Non ils sont du côté du portefeuille !
    Ouvrez les yeux, et cessez de faire des procès d’intention à ceux des français qui veulent que ce manège cesse.
    Ne pas les ouvrir c’est favoriser le FN. Et vous aurez beau jeu de dire que la FI favorise le FN.
    C’est cette attitude indécise, qui se refuse à reconnaître que l’ensemble des partis traditionnels ( et massivement leurs directions ) qui ont transformé le paysage politique en une lice où le FN sert de repoussoir , fait le jeu des ultralibéraux qui tentent de s’emparer de façon radicale du pouvoir.
    Car pour ces gens-là seul compte le pouvoir, pas l’argent qui n’est qu’un moyen.
    Et en refusant de reconnaître d’avoir été trahis par le PCF/EELV/PS vous faites le jeu de la finance !
    Ouvrez le yeux et arrêter chercher des responsables de la situation ailleurs que parmi ce troupeau de traîtres aux idées progressistes et humanistes.

    1. Même Victor Hugo était un social traître .

      Selon Jean Paul Sartre .

      C’est dire ce qu’on peut dire comme connerie , même quand on est intelligent .

      1. Le seul fait de prétendre que les autres disent et écrivent des conneries de vous rend pas pour autant plus intelligent.
        Oui, j’affirme haut et fort que Mitterrand et ses gouvernements ont trahi les idées progressistes en se couchant devant le thatcherisme triomphant. Et que Hollande et son gouvernement en fait autant…pardon, pire !
        Ce n’est pas une question de point de vue mais bien la constatation d’une triste réalité. Que vous approuviez cette politique, c’est votre droit mais ne vous dites pas de gauche pas plus que le PS ne soit encore à gauche – à quelques unités près – !
        Une assemblée de gauche aurait refusé de laisser passer le CICE, la première loi Macron ( Je sais enfournée à coup de 49.3, mais alors il fallait faire tomber ce gouvernement ! la loi le permettait !) ainsi que la loi macron II, dite El Khomri.
        Non, les députés socialistes n’ont aucune excuse et ce serait de l’inconscience politique que de leur renouveler une confiance quelconque, si restreinte soit elle. Et la débandade vers EM en est la concrétisation.
        Enlevez vos oeillères ou assumez votre positionnement politique à droite.

      2. C’est dire ce qu’on peut dire comme connerie , même quand on est intelligent.
        ça concerne Sartre ou vous ? (pour votre fake news) Vérifiez vos sources avant ! ça m’évitera de le faire après. Merci

      3. @Rosebud :

        Dont acte . L’Hugo visé n’était pas de la même famille .Merci de la correction . Wikipédia m’a trahi .

        Ça m’apprendra à lire “les mains sales” avant de les citer ;

        Sur le fond , je relevais en fait la tournure bêtement agressive que prennent les commentaires des représentants de la FI qui interviennent ici , sur la tonalité ” tous pourris ” , “tous sociaux traitres” ( c’est comme ça que je me suis retrouvé sur Wikipédia , en compagnie du Kominterm) ,” dégagisme” , “je ne veux pas affaiblir , je veux remplacer “…

        Curieux que l’on ait pu côtoyer avec des sourires , PS , EELV , PC …avant le scrutin , pour sortir de pareilles insanités , après .

        Il n’y aurait donc que 14 % des inscrits qui ne seraient pas des salops , des cons ou des traîtres .

        On laissera le dernier mot au 86 % .

      4. Juannessy 23 mai 2017 à 20 h 36 min

        Compliment : pas tant que ça ont l’humilité publique de reconnaître une bévue.

        Pour le reste, vous récidivez, pas de militants de la FI qui ici usent du « tous pourris » ou du « social traître », ailleurs je l’ignore mais s’il existe un cas, les portes paroles de 535000 comme leur immense majorité elle-même désapprouveront. Par contre votre récidive dit à nouveau tout le bien que vous pensez du mouvement qui par son programme radical a capté l’attention de 20% de votants, ce qui est insuffisant et je ne doute pas que vous continuerez à faire que ça le reste, ce qui ouvre une question béante : mais qu’espèrent donc des gens qui se sont intéressés aux astuces techniques de Jorion, comme à son findumondisme à défaut de traduction politique ?

      5. @Rosebud :

        Sur la pureté de l’expression des militants de la FI dernièrement sur le blog , je n’ai pas eu le même sentiment que vous ( il suffit de relire la file) .

        Sur le 20 % ( que j’ai exprimé en 14 % des inscrits ) du précédent scrutin , il ne sont pas plus tous FI , que les 24 % de Macron n’étaient tous EM .

        J’ai une bonne raison de ne pas mettre tous les militants FI dans le même sac anti social-traître ou dégagiste où leurs “leaders” , qui ne s’annoncent pas tels , les enferment . Ma fille est une militante FI . Elle est forcément plus jeune que moi , et plus encline à s’enthousiasmer , à juste raison , sans douter …

        Sur le fond, idées du blog reprises par FI VS réticence de Paul Jorion , il s’est déjà exprimé , et le refera peut être s’il le souhaite .

        Pour mon compte , j’ai déjà assez clairement indiqué que je n’en partageais pas la stratégie Europe , sortie de l’Otan dans une période dangereuse , Constituante révolutionnaire franco – française condamnée de fait à l’incantation .

      6. Juannessy 24 mai 2017 à 10 h 35 min

        Ah j’ai compris c’est le « troupeau de traîtres » de Maris qui vous choque ! je comprends votre émotion à vous sentir partie d’un troupeau, et un parmi les traîtres. Il est vrai que le terme est fort et un peu perdu de vue de nos jours, quoique pas partout, Snowden est bien un traître non ? et Trump prêt à l’exécuter. Même que Jorion s’est précipité en février à s’inquiéter que Poutine livre Snowden comme cadeau à Trump. Et vous aussi de vous inquiéter d’une sortie de l’Otan dans une période dangereuse, sûr les russes comme les loups de Reggiani sont aux portes de Paris. On la bat la campagne, c’est clair. Le Pen, les Russes, bouh « même pas peur » comme disent les mômes, ils rajoutent « et en plus c’est vrai ». Difficile de se faire une idée précise de qui compose la FI, mais vu l’effort fait par ceux qui ont acheté le programme et probablement lu, c’est tout de même un niveau de conviction acquis en peu de temps. Le congrès de Tours était mort avant son acte de décès en 1991 avec la dissolution d’une URSS déjà disloquée. http://www.humanite.fr/le-22e-congres-du-pcf-ou-labandon-de-la-dictature-du-proletariat-598874. Théoriquement ça aurait dû vite changer la donne mais le temps de latence entre du neuf et son passage dans les consciences est encore plus lent dans les « sciences molles » que dans les dures (Newton un siècle, Einstein quelques années pour que ça passe). Depuis 91 ça a survécu au PS comme au PC. Et le bilan PS depuis 1920 est maigre, quand le PC cultive un bel héritage à transmettre. Mitterrand (duquel Mélenchon ne sait pas se détacher ou c’est du cirque ?) dans sa période 81-83 qui a laissé des traces auxquelles chacun tient, avait le PC sur les talons. Le PS n’a jamais pu aller à sa gauche que contraint. Avec l’éradication des cocos aux USA avec le maccathysme on voit où ça a mené, 60 ans pour un Sanders socialiste à la scandinave auquel on a fait des croches pieds démocratiques. Le mieux à faire est de laisser les jeunes s’emparer de leur histoire, avec quelques transmissions des ainés sur la richesse des combats menés échecs comme succès, sans leur faire la leçon, avec un regard bienveillant et du soutien. En plus des forces du Capital ils ont celles de la nature, qui les attends en embuscade. ça fait beaucoup…

      7. @Rosebud :
        Je n’ai pas de haine particulière contre les Russes ( j’ai connu la Russie , alors URSS, pendant une mission en 1967 année anniversaire et j’y avais noué des attaches professionnelles ou plus sentimentales qui pouvaient se rapprocher d’une certaine connivence entre l’âme slave et la rationalité légère à la française ).

        C’est un lieu commun que de dire que l’Otan doit évoluer avec ou sans Russie , et de préférence dans une vision géopolitique non antagoniste à la reconnaissance de ce grand peuple que sont les Russes .

        Je note simplement que , ne s’agissant que de la Russie , son horizon et son ambition de positionnement dans la marche du monde ne sont pas clairs et sans précaution à prendre pour qui est un peu sérieux .

        Au delà , on est un peu dans la politique fiction de comptoir , mais je crois , de mon côté, que les choses deviendront plus positives quand la Russie sera en harmonie avec son flanc Est ( la Chine ) et son flanc Ouest ( l’Europe , celle qui ne va pas jusqu’à l’Oural) . Et que ces deux flans là seront aussi en harmonie entre eux . C’est d’ailleurs toute l’histoire de ce peuple indo-européen pris entre chrétienté et Asie .

        Mais l’Otan est dans l’actualité . La relation avec la Russie aussi bientôt à Versailles . Et il faudra donc plus que les solutions prédéfinies de la FI ( hier soir représenté par le “copain ” à Vigneron à l’émission à laquelle doit participer Paul Jorion ce soir ) , pour avancer vraiment sur ce chemin que tout le monde souhaite ” de paix” .

        Dans l’affaire ,d’ailleurs , on aurait tort de faire de l’Otan ( qui est de fait actuellement sous commandement américain ) , l’otage d’un anti-américanisme aveugle parce que le système économique et monétaire est encore sous empire américain . L’Europe ne se portera bien que si la Russie et les USA se ” portent bien” .

        Je partage plutôt l’approche de Védrines , s’agissant de l’évolution de l’Otan : la montée en puissance des états européens dans son financement doit être le germe d’une “prise des commandes” par l’Europe ( en résolvant du même coup l’équation à ce jour impossible d’une véritable armée européenne , surtout avec des british réticents ) .

        C’est moins spectaculaire , mais , quand on parle de choses aussi graves , plus responsables que les ” Otan delenda est “.

        On verra ce que Macron et Poutine arriveront à se dire . Mais “se dire” , c’est déjà la bonne direction .

        Ça n’empêche pas de travailler à la fin du système capitaliste sous bannière étoilée .

        Si on veut vraiment ne pas passer par la case “embrasement général” .

      8. Juannessy 25 mai 2017 à 10 h 29 min

        « on est un peu dans la politique fiction de comptoir , mais je crois… »

        Votre comptoir me prendrait trop de temps à être démonté, même si j’ai de vieilles notices du montage. C’est pour ça que je préfère les jeunes assoiffés, sont plus souples à changer de taverne, quand ils ont le soupçon qu’on leur sert de la bibine trafiquée.

      9. C’est un fait que lorsqu’on est pressé ,on cherche les lignes de moindre résistance .

        Mais ça prouve au moins que l’on cherche .

      10. à Juannessy,23 mai 15h46
        Pour ma part,je n’ai jamais pensé que Jean Paul Sartre
        brillât par son intelligence.Sa “renommée” m’a toujours
        semblé usurpée.En résumé:pas très clair ce philosophe.
        Très inférieur,en définitive,à Jean Luc Mélenchon.Dont
        on apprend au contraire toujours à moins mal penser
        (de manière autonome,bien sûr,car sinon ce n’est pas
        PENSER.)

      11. @Devillebichot :

        Vous avez loupé des épisodes mais c’est excusable car cette file est longue .

        Rosebud pourrait vous expliquer qu’effectivement la référence à Sartre ( et surtout à Hugo dit Victor ) est stupide .

        Mais pas pour la raison que vous évoquez .

    2. On peut s’entendre sur un rejet du PS après ce quinquennat. On peut mettre une exclusion de ce côté. Vouloir exclure de même toute autre organisation de la gauche en les mettant ‘dans le même sac’, au nom de telle ou telle compromission passée, c’est trop facile. Et c’est écarter des millions d’électeurs qui ont voté JLM sans souscrire à son cercle de décision qui est peu transparent et qui ne donne que des explications peu claires, tout en voulant faire la loi “en notre nom”. C’est casser la bonne volonté de nombre de militants de nombreux causes diverses, qui ne peuvent accepter ni comprendre cette approche “militaire” (marche ou crève).

  8. enfin un point de vue qui raisonne en termes politiques et non psychologiques (l’ego, l’hégémonie, la volonté de puissance, etc.). L’unité électorale n’est pas une vertu en soi mais la clarté du programme si. Qu’importe une majorité de gauche pour faire le programme de Hollande-Valls-Macron. La démocratie consiste à présenter des candidats sur un programme et à laisser les électeurs le soin de trancher. Les majorités électorales constituées pour arriver au pouvoir se retournent toujours contre les électeurs.

  9. Article contourné mais lucide. Les questions restent :
    1) Comment convaincre JLM de la nécessité d’un accord national qui soit plus souple que l’adhésion intégrale à l’AEC et la signature de la charte, faute de quoi la volonté hégémonique est patente sous couleur de respect d’adhérents ayant signé un document qui ne saurait engager chaque candidat acceptant de concourir sous la bannière FI. On ne le demande pas aux électeurs, comment l’exiger des candidats ?
    2) Comment le convaincre que la voie solitaire ne peut aboutir qu’au dessous de la centaine d’élus FI, insuffisant à tenir la dragée haute à la députation LREM pour l’engager dans une cohabitation sur des objectifs intermédiaires minimaux (abolition loi travail, démocratisation zone euro, constituante, révocabilité etc.) ?
    Il ne reste que deux semaines pour ne pas avaliser le diagnostic de Filoche sur les dirigeants les plus bêtes du monde !

    1. Convaincre JLM ?
      Vous raisonnez toujours en terme de “leader”, façon vieilles républiques. Je vous le dis tout net : les gens de la FI ne suivent pas Mélenchon. Mélenchon est notre porte parole, un de nos porte parole. Mais tous nous mettons en avant le programme que nous avons élaboré pas à pas et cela à partir de la plate forme m6r. Cela a fait un paquet de temps pour arriver à un ensemble concret et cohérent.
      Alors essayez de convaincre les 500 000 français qui en sont à l’origine. JLM passerait outre notre pensée, nous lui demanderions des comptes. Cela fait parti du programme. Non seulement nous voulons pouvoir révoquer les élus mais encore mettre de côté si nécessaire quiconque trahirait notre pensée.
      C’est nouveau comme positionnement politique ?
      Oui, c’est autre chose que le renouvellement macronesque !
      Quant à la représentation FI ne jetez pas le bébé avec l’eau du bain.
      Nous offrons une possibilité aux gens de bloquer le programme de Macron. S’ils le veulent c’est ce qui se passera. Foin des alliances plus nuisibles que constructrices. Les gens ne veulent pas de Macron. Il ne voulaient pas non plus du FN.
      Battre partout et les candidats de EM, de LR du PS/PCF(associés) serait une manière de faire un grand ménage.
      Mais, si les gens ne veulent pas faire le ménage ça les regarde, c’est la démocratie.
      Refuser des alliances avec des gens pas ou peu fiables est une question de bon sens et d’honneur politique. Il faut vous le dire comment ?
      A supposer que nous soyons minoritaires ce sont les gens qui auront voté. Mais nous ne trahirons pas la pensée et la cohérence du programme. Cela fait plus d’un an qu’il est disponible. beaucoup de ceux qui “chichignent” ne l’ont même pas lu par pure flemme ou mépris.
      Par pitié, cessez de nous donner des conseils. C’est réfléchi depuis longtemps mais la campagne présidentielle pourrie ne nous a pas permis d’expliquer de façon publique le fond de notre pensée.
      Depuis octobre où les candidatures dans les circo on été étudiées et organisées il a toujours été question d’une charte qui s’est étoffée avec la charte ANTICOR en plus.
      C’est d’ailleurs une des raisons du refus de la direction du PCF d’entrer dans un accord national. Les communistes qui ont compris l’intérêt de la charte, car eux veulent vraiment faire de la politique, n’ont pas posé de problème à la FI . Au PCF, si. Du coup il existe des circo où le PCF(le CN) présente un candidat en face d’un militants communiste adhérent à la charte FI.
      La charte permet “simplement” d’éviter une alliance contre nature par simple visées électoralistes. C’est la partie du bât qui gêne le PCF(officiel), ainsi que pas mal de PS et EELV, prêts à vendre leurs idées pour un plat de lentilles, pardon, pour un strapontin à l’Assemblée Nationale.
      Est-ce interdit d’avoir de l’honneur et de ne pas viser la place pour la place?
      Et comme l’a démontré la présence d’EELV au gouvernement Hollande, on ne change rien de l’intérieur, on se compromet.

    2. DARIO CIPRUT

      “…Comment convaincre JLM de la nécessité d’un accord national…”

      Peine perdue. J’ai la conviction profonde qu’il n’existe que pour détruire les partis historiques de la gauche. Ce n’est pas lui qu’il faut convaincre, ce sont les petits élus et les militants du PS et du PCF, de contraindre leurs directions de s’unir sur une orientation telle que Benoit Hamon la défendait aux présidentielles.

      “… Comment le convaincre que la voie solitaire ne peut aboutir qu’au dessous de la centaine d’élus FI …”

      Une petite centaine d’élus, dans le contexte politique actuel et au regard du comportement de Mélenchon ? Impossible !

      Il n’aura pas plus de dix élus, et encore. Il faudrait arrêter de se raconter des histoires. Mélenchon ne pèse pas 20% dans le pays.
      C’est 19,5% il les doit:

      – A la cacophonie au PS et le fait que les frondeurs n’ont pas voulu ou pas su exploiter la surprenante victoire de Benoit Hamon à la primaire. Ils ont vite, trop vite, abandonné une recherche d’alliance avec le PCF (extrême gauche et syndicats), trop rapidement ils ont cédé aux sirènes de Matignon, et en sont arrivés à porter le bilan catastrophique du quinquennat.
      Il fallait qu’il exige immédiatement après la victoire de Hamon, un congrès extraordinaire, partant du principe, qu’un candidat sans son parti unanime derrière lui, ne pouvait aller que dans le mur.
      Il y a eu un gros transfert de voix de Hamon vers Mélenchon.

      – Si Mélenchon fait 19,5% aux présidentielles, il le doit aussi a l’appui loyal du PCF et aux travail militants des petites mains ouvrières.
      Pas tant par un transfert direct de voix PCF-FI (le PCF n’a plus un gros électorat), mais par un transfert indirect. Personne ne contestera que le PCF garde des positions et une influence, par exemple dans la CGT, mais aussi dans un ensemble d’associations sociaux-culturels (Anciens, quartiers, immigrés).
      C’est ce flot de voix que le PCF a apporté à Mélenchon. Le PCF était sa caution de gauche de plus. Et cette caution maintenant, il ne faut pas trop qu’il compte dessus.

      – Enfin, et ce n’est pas le moindre des phénomènes qui aura booster le score de Mélenchon, c’est le vote utile.
      Les sondages étant ce qu’ils sont, et la réaction des électeurs étant en partie conditionnée par eux, il s’est avéré très vite que la seule manière pour l’électorat de gauche de conjurer la menace FN, c’était le vote Mélenchon. Cette menace a grandement élargie à d’autre catégories, un vote réservé en général aux couches les plus radicales.

      Mélenchon et sa jeune formation, c’est fondamentalement un gros 10%. Et c’est 10% nationalement, avec des pics ici ou là, risque d’être fortement chahuté aux Législatives.

      Résigné et contre un premier ministre de droite macroniste, beaucoup d’électeurs socialistes vont retourner à la maison.

      Les électeurs du PCF eux, après les insultes formulées contre leur parti, sont entrain de voir le Méluche comme un ennemi, ils en parlent dans les associations et dans leurs syndicats, et ça c’est pas bon pour la France insoumise.

      Enfin, si le vote utile est un élément déterminant pour une présidentielle, il ne l’est pas du tout au niveau local. Il n’y a pas de vote utile dans une circonscription et pour l’élection d’un député.

      Et de toute façon il n’y a pas un seul électeur de gauche un peu sérieux, qui peut avaler les boniments de notre camelot national, se vantant de pouvoir gagner les Législatives -seul- et devenir le premier ministre de Macron.

      Qui ira voter pour la France insoumise au second tour, après avoir insulté à peu près tout le monde ?

      La défaite arrive, géante, monumentale pour la gauche, et Mélenchon en tant que personnalité politique importante, au regard aussi de ses immenses talents qu’il utilise pour nous fourvoyer dans une impasse, portera une responsabilité écrasante du prix qu’il nous en coûtera.

      1. Il s’en fout, ,il s’en contrefout le Jeannot-Lumière de la Mélenchie, il aura atteint son objectif, inimaginable sans tout ce barnum zinzinsoumis : devenir enfin député à l’Assemblée Nationale et y attendre dans la gloire éternelle ses 70 berges et sa retraite en Russie.

      2. à Eninel,23 mai 19h40
        Désolé,Eninel.Mais je trouve votre réflexion un peu courte.La démarche FI est de même espèce que la démarche “en Marche”.C’est un fait qu’il s’en est fallu
        de peu que la “France insoumise” soit au 2ième tour.Et,bien entendu,
        contre “en marche”.Bataille,alors,entre DEUX NOUVEAUX “MOUVEMENTS”.Les raisonnements “à la Eninel “,ont empêché qu’il en soit ainsi:bravo cher
        Monsieur pour votre lucidité….Et comme vous n’avez toujours pas compris ce qui se passe (et ce qui s’est passé),vous remettez le couvert.Soit vous tenez donc
        à persévérer dans l’erreur(en empêchant un succès de Gauche),soit c’est la défaite de la Gauche que vous
        recherchez.Alors,dans les deux cas,je vous prie,cessez
        de prendre les lecteurs du Blog de Paul pour des
        imbéciles.A priori,une cohabitation avec une Assemblée qui aurait une majorité de Gauche,n’est pas encore impossible.L’une des conditions est que
        les “Eninel” ne contribuent pas à la rendre plus
        improbable.Merci de me dire si enfin vous PIGEZ.

      3. @ devillebichot guy

        “…Merci de me dire si enfin vous PIGEZ….”

        Oh bien sûr Guy, moi y en a CAPIRE !

        Tous nos malheurs se résument à l’audace de formuler une critique de gauche à l’intention de nos grands stratèges.

        Si le camarade Eninel et toute son espèce avaient pu mettre un peu la sourdine, et inconditionnellement voté au premier tour pour “The Mouvement”, selon vos dires on aurait pu avoir un second tour Macron-Mélenchon:

        “… C’est un fait qu’il s’en est fallu de peu que la « France insoumise » soit au 2ième tour.Et,bien entendu, contre « en marche ».Bataille,alors,entre DEUX NOUVEAUX « MOUVEMENTS » …”

        Admettons, on partait déjà avec un petit retard (8,5 pour Macron; 7 pour Mélenchon), et ensuite Guy, que devais-je raconter à mes camarades pour que tous ensemble nous puissions refaire notre retard et contester les 20 millions de Macron ?

        Au nom de la victoire, devions-nous définitivement renoncer à notre internationalisme et acheter des drapeaux bleu-blanc-rouge, devions-nous apprendre à faire les Mickey, et nous coucher devant l’autoritarisme de Mélenchon, alors même que notre fierté de militants trotskystes est toujours d’avoir été debout devant Staline et les fossoyeurs de l’URSS ? Et quand bien même nous renoncions à notre identité de militants de gauche ( attachement que Mélenchon se dit ne plus avoir) au nom de la lutte contre le libéralisme et de l’Europe, avec qui Guy devions nous accepter d’aller mélanger nos voix ?

        Avec les euro-sceptiques genre NDA ? Mieux, au nom de la défense de la patrie le FN ? Que dis-je la défense de la Patrie, la défense du capitalisme français plutôt, parce que ces gens là quand il s’agit de payer l’impôt, d’un coup ils sont montrent beaucoup moins patriotes !

        Vos accusations à mon égard sont sévères, je crois qu’elles ne sont pas justes. Je les pardonne car je lis dans votre post un début de désespérance et un gros écœurement quant au désastre en cours.

        “…A priori,une cohabitation avec une Assemblée qui aurait une majorité de Gauche,n’est pas encore impossible…” tentez-vous de vous persuader ! Mais comme vous êtes lucide vous voyez que vous vous racontez des histoires. Cela vous met en rage, je comprend j’ai la rage moi aussi, mais poussez votre réflexion un peu, et vous vous rendrez compte que votre légitime mécontentement n’est pas envoyé à la bonne adresse.

        “…je vous prie,cessez de prendre les lecteurs du Blog de Paul pour des imbéciles…”

        Croyez bien cher Guy, qu’en m’adressant à l’intelligence, et non à l’émotion, des lecteurs et des intervenants de ce blog, je ne cherche absolument pas à les prendre pour des imbéciles, chose que vous n’êtes pas, qu’ils ne sont pas de toute façon.

        Je n’ai fait qu’adapter et de vulgariser la politique historique du front unique ouvrier du trotskysme, celle qui aurait interdit le pouvoir à Hitler, si elle avait été suivit par la troisième internationale, malheureusement à l’époque sous l’emprise de Staline.

        Alors ne mélangeons pas tout. Pour que la gauche soit au second tour, et à ce second tour pouvoir rassembler le peuple de gauche et gagner les présidentielles, il fallait:

        1- Que les frondeurs suite à la victoire des primaires à gauche de Hamon, profite de cet élan, et engage le fer contre Hollande et Valls dans le PS.

        2- Au nom de ce combat, parce que l’unité est un combat, il fallait qu’ils s’appuient sur ces milliers et milliers de militants et de petits élus, fidèles à la gauche (comme le dit Filoche), il fallait qu’il exige “le Parti derrière Hamon”, et pour cela il fallait contraindre Cambadélis à appeler à un Congrès extraordinaire.

        3- Hamon, plutôt que de signer un pacte de non agression avec Mélenchon, devait placer le PCF devant ses responsabilités historiques.
        Et puisque sa plate forme électorale était très compatibles d’avec le programme des communistes (et des écolos et même de l’extrême gauche, je ne parle même pas des syndicats qui avaient avec Hamon la promesse de l’abrogation de la loi El Khomery), il fallait constituer un front unique ouvrier … avec ou sans Mélenchon.

        – Soit Mélenchon acceptait d’apporter son immense talent à cette cause, et collectivement, respectueux, recherchait avec les autres, le meilleur moyen d’avoir un candidat de gauche à 25% sur une ligne de gauche . Pas forcément Hamon !

        – Soit il faisait cavalier seul, sur une ligne bonapartiste et nationaliste, une idéologie que la gauche ne peut pas accepter, et qu’elle n’acceptera jamais, et dans ce cas il assumerait l’entière responsabilité, lui et son jeune mouvement internet, de la défaite prévisible !

        Guy, en conclusion je ne permettrais pas de vous dire ce que vous me dites, voulant que comme je n’ai toujours pas compris ce qui se passe ,je remets le couvert et je persévère dans l’erreur, dans la perspective des législatives j’imagine. En toute modestie, le blog, vous et moi, et même mes camarades, nous n’avons pas une audience suffisante pour influencer comme vous le laissez penser le vote des français.
        Nous allons tout droit vers un triomphe pour Macron. Qui mériterait de tenir les lauriers derrière ce jeune empereur ? Au risque de vous irriter, Mélenchon peut postuler au poste !

        Mélenchon voulait dégager tout le monde, à la finale il ne va réussir à dégager uniquement que la gauche du pouvoir.

        Cet acte hautement politique (et je crois réactionnaire) ce n’est pas moi qui le signe, c’est lui qui le dit haut et fort !

        Alors nous trotskystes, nous anticipons déjà ce bonapartisme libéral, anti-ouvrier, assumé qui nous tombe dessus à nous, qui sommes aussi des travailleurs.
        En ce moment nous diffusons dans les milieux ouvriers, où nous avons un peu d’influence, ce tract. J’aimerais connaitre votre opinion sur notre action, comme votre point de vue sur l’orientation syndicale que nous défendons !

        L’élection de Macron et la constitution de son futur gouvernement annoncent une intensification de l’offensive contre le prolétariat et la jeunesse. Il faut se préparer à y faire face. La tâche est de s’organiser à tous les niveaux, afin de prendre toutes les initiatives possibles pour imposer aux dirigeants des confédérations FO et CGT, de la FSU et de l’UNEF :

        ï‚· Refusez toute concertation et collaboration avec
        Macron et son gouvernement qu’il procède ou pas par
        ordonnances.

        ï‚· Refusez de répondre à l’invitation Macron de
        poursuivre le « dialogue social ».

        ï‚· Pour le front unique des organisations ouvrières,
        confédérations et fédérations, pour se préparer à
        affronter Macron et son gouvernement

        (Supplément C.P.S. nouvelle série n°64 (146) – 14 mai 2017 )

        Bonne soirée Guy.

  10. Pourquoi est-ce si compliqué d’exposer les problèmes de cette évidence pour les électeurs : “nous voulons que les candidats de gauche ne s’opposent pas entre eux” ?
    En fait le PCF a sa logique — ancienne — et autonome. Elle en parle peu et ce qu’elle en dit (chacun de nos élus ne représente que ses électeurs et vote en toute liberté sans discipline de parti) n’est pas immédiatement crédible. En fait le FI-JLM a sa logique — récente — et peu explicite. Sa “charte” est peu connue (le lien que vous donnez dans l’article n’est pas le bon) et compliquée (peu transparente) dans ses implications. Depuis trois semaines, on n’a que des bribes d’explications qui n’en sont pas, et de la langue de bois très déplaisante, des deux côtés.
    Les électeurs de JLM n’ont pas voté à la présidentielle pour un candidat EELV, PCF ou Ensemble : il n’y en avait pas. FI peut-il pour autant se réclamer de tous ces électeurs ? Evidemment, non, mais c’est ce qu’il fait manifestement : il impose une charte, un “label” et mène une guerre incompréhensible et odieuse (pour nous les électeurs) contre ceux qui ne s’y plient pas.
    Votre tentative d’analyse ‘stratégique’ n’explique rien. Et rien ne peut se lire entre les lignes. Donc…

  11. Et peut-être bien prendre la mesure du RISQUE-Macron…
    ( synthèse belge : rtbf.be du 19/5 à 09h54)
    ( bien décoder quand même la nov-langue médiatique..)

    ——————————————————————————————————–
    Quinquennat social d’Emmanuel Macron: “Flexisécurité” au programme

    Assouplir les règles du licenciement d’une part, renforcer l’assurance chômage et la formation de l’autre: la réforme du marché du travail, chantier prioritaire d’Emmanuel Macron, est perçue comme une volonté de développer une “flexisécurité” à la française, dont les effets sur le chômage font débat.

    C’est au Danemark que cette politique est apparue dans les années 1990, combinant faible protection de l’emploi et fortes indemnités contre le chômage. Le royaume atteint aujourd’hui le plein-emploi et sa “flexisécurité” (contraction des mots “flexibilité” et “sécurité”) est régulièrement érigée en exemple France, en proie à un chômage de masse.

    En associant réforme du code du travail et compte personnel d’activité, la loi travail était censée consacrer une “flexisécurité à la française” que François Hollande appelait de ses voeux.

    Emmanuel Macron, qui fut l’artisan de la loi El Khomri, n’emploie pas directement ce terme mais de l’avis des experts, son projet de “libérer le travail” tout en réformant l’assurance chômage tend bien vers le modèle scandinave.

    “Notre marché du travail est trop rigide, on est au bord du mur, il faut maintenant le franchir: ça veut dire développer une flexisécurité à la française”, a estimé mardi le président du Medef, Pierre Gattaz, pressant l’exécutif de donner “plus d’agilité aux entreprises et en parallèle de travailler la sécurité du salarié dans sa carrière“.

    Protéger non pas les emplois mais les personnes

    “Le principe intéressant de la flexisécurité, c’est de protéger non pas les emplois mais les personnes, en faisant en sorte qu’elles puissent retrouver un emploi quand elles le perdent”, explique l’économiste Stéphane Carcillo.

    Le dispositif reposera sur trois volets, détaille ce professeur à Sciences Po: flexibiliser davantage le marché du travail, puis développer le volet sécurité en étendant l’assurance chômage aux indépendants et aux démissionnaires, avec pour corollaire un contrôle accru de la recherche d’emploi. Troisième étape: la formation d’un million chômeurs, pour laquelle Emmanuel Macron veut investir 15 milliards d’euros.

    Pour la première phase, il prévoit notamment un plafonnement des indemnités prud’homales pour lever “la peur de l’embauche“. “En France le coût de rupture du CDI peut être très élevé et très incertain et les employeurs font tout pour l’éviter”, analyse Stéphane Carcillo.

    Assouplir les licenciement permettrait selon lui de réduire les emplois précaires (CDD, intérim..) tout en “incitant les employeurs à prendre des risques et conquérir de nouveaux marchés”.

    Mais pour Patrick Artus, chef économiste chez Natixis, “le risque c’est qu’une des deux jambes de la flexisécurité aille plus vite que l’autre”, en l’occurrence celle de la flexibilité, pour laquelle Emmanuel Macron a l’intention d’aller vite.
    ‘Effets désagréables’

    En France, “beaucoup d’entreprises, du fait de protections fortes de l’emploi, sont en sureffectif; comme il sera plus facile de licencier, elles vont commencer par ajuster leurs effectifs et on va d’abord perdre des emplois“, prédit-il.

    Le volet sécurité sera, lui, plus long à construire. “Si la flexisécurité a marché dans les pays nordiques, c’est parce que les systèmes de formation sont performants et que l’économie monte en gamme. ….Mais la France ne réunit aucune de ces trois conditions….. Où est le nouveau travail pour les salariés de Whirlpool sans formation? Qui crée des emplois haut de gamme à Amiens ?”, interroge le spécialiste.

    “Une fois qu’on aura opéré la transition, ce sera mieux. Mais la montée en gamme de l’économie prenant du temps, il faut prévenir les Français qu’on aura d’abord les effets désagréables, avec une montée du chômage et une rotation vers des emplois bas de gamme”.

    —-

    D’autres estiment que la flexibilisation engagée depuis les années 1980 n’a pas enrayé le chômage de masse, ne faisant qu’augmenter l’emploi précaire, “au détriment des femmes et des jeunes”, comme le souligne Anne Eydoux, du collectif des Economistes atterrés.

    “Ces mesures s’appuient sur un diagnostic erroné selon lequel le chômage serait imputable aux salariés stables, les +insiders+ qui protègeraient leur emploi au détriment des +outsiders+”, déplore la chercheuse.

    “Si les entreprises n’embauchent pas suffisamment, c’est faute de demande. Les salaires stagnent, or l’activité et la croissance économique dépendent des salaires. Ça n’est pas en précarisant davantage les salariés qu’on remplira les carnets de commande des entreprises”, conclut-elle.
    ————————————————
    A bon entendeur…

    1. J’imagine que les représentants syndicaux reçus aujourd’hui ignorent tout ça .

      Sans doute parce qu’ils n’écoutent pas la RTBF .

      1. @Juannessy (23/5 à 20h44) écrit :
        “J’imagine que les représentants syndicaux reçus aujourd’hui ignorent tout ça“. …
        … à moins qu’ils(tous?..certains seulement?) ne soient complices , objectifs ou actifs…
        Voir l’exemple-type du cas allemand Schroeder/Hartz…les protecteurs , les protégés , les baisés…

      2. @Juannessy (24/5 à 10h37) écrit :
        ..”Ils sont cons ces syndicalistes“.
        Lisez moins vite… trois catégories…donc..non , sont pas cons , simplement jusqu’à ce jour dans une des deux premières..!
        Comme moi , et vous sans doute..
        C’est à la troisième , qui métastase dangereusement , qu’il convient de s’inquiéter.

      3. Comme les bourgeois de Calais, en chemise, ils vont livrer les clefs de la ville à l’envahisseur … à une distinction prêt, le prolétariat n’a pas subit encore une défaite décisive.

        Le simple fait qu’il s’est constitué un Front syndical, des syndicats tendant à se soustraire de l’autorité des centrales, prouve que la tension est très forte dans les organisations syndicales.

        Les Martinez et les Mailly ne peuvent se rendre à ces consultations, seulement du fait qu’ils continuent de jouer du flou du pouvoir.
        Ce flou va se poursuivre jusqu’aux élections, parce que le pouvoir veut absolument obtenir une majorité nette au parlement, au nom de cela, il temporise et il ne veut pas trop inquiéter.

        Ensuite je pense que ce pouvoir ne reculera pas, que ses ambitions et son arrogance obligeront les centrales ouvrières à rompre… et si Martinez et Mailly refusent … à dégager !

        La politique libérale que veut Macron est d’un classicisme, d’une banalité et d’une inefficacité suicidaire pour le pays.

        La grande faiblesse du prolétariat est d’accepter passivement ces chefs syndicaux qui depuis 30 ans vont de défaite en défaite. L’impatience de Macron et de Gattaz vont changer ça.

        Ils sont tout simplement entrain de brûler leurs vaisseaux.

  12. à Eninel,24 mai 2017,23h16
    C’est INCROYABLE à quel point vous ne cessez de vous
    CONTREDIRE vous-même.Est-ce volontaire? A ce niveau
    de contradiction,c’est vraiment l’hypothèse qu’on est
    amené à privilégier.Votre objectif serait-il de tout faire
    pour répandre la confusion?Rien de “lénine” la dedans….

    1. “Rien de « lénine » la dedans….”

      Un expert peut-être ! Etes-vous marxiste vous même Guy ?

  13. @maris et aux autres commentateurs
    Les choses sont plus simples qu’il n’y paraît. @maris campe sur l’Olympe et regarde les mécréants se colleter avec leur traîtrise congénitale. Cela ne m’impressionne pas. Laissons-le où il se complaît.
    Quant à moi, je cherche à comprendre si oui ou non il est possible de combattre par un groupe suffisamment puissant à l’AN le tropisme économiquement droitier de la nouvelle présidence, si justement dénoncé par Yannis Varoufakis. Ma conclusion est que , faute d’unité minimale avec les traîtres divers que stigmatise @maris, cela est impossible. Et je juge maintenant que Mélenchon fait, en prétendant le contraire, démonstration de forfanterie.
    Voir le contenu de mon raisonnement sur base de simulation des législatives par Anthony Veyssière. https://www.facebook.com/dario.ciprut/posts/10209086517383990

    Bien à vous

    1. @Dario Ciprut ( 25/5 à 19h09) écrit :
      …”comprendre si oui ou non il est possible de combattre par un groupe suffisamment puissant à l’AN le tropisme économiquement droitier de la nouvelle présidence“…
      tropisme droitierinévitable si l’on réussit à nouveau à bien appréhender le “lieu” d’où va s’exprimer la nouvelle Présidence , son enracinement …au travers de l’article pour abonnés :
      https://www.mediapart.fr/journal/france/210517/macron-leaks-les-secrets-dune-levee-de-fonds-hors-norme
      Dur, dur… !

      1. Pour clore la présentation du microcosme ambiant de la nouvelle Présidence , peut-être interpellant d’observer une des premières initiatives gouvernementales… :
        Emmanuel Macron sera-t-il le fossoyeur de la taxe sur les transactions financières (TTF) – dite aussi taxe Tobin – à l’échelle européenne ? C’est bien parti. Comme le signalait Libération lundi 22 mai, la réunion qui devait (enfin) permettre de finaliser un accord en souffrance depuis 2011 a été purement et simplement annulée à la demande de la France, autrement dit de Macron et de son ministre de l’économie de droite, Bruno Le Maire.” titre Schneiderman dans http://www.arretsurimages.net/articles/2017-05-26/Taxe-sur-les-transactions-financieres-la-France-demande-un-report-id9891
        L’article de Libération étant public et entièrement lisible ici :
        http://www.liberation.fr/direct/element/oxfam-fulmine-contre-macron-et-le-maire_64362/
        Mériterait de s’y attarder plus en profondeur , rappelant que pour s’opposer à un texte de compromis il y a deux “techniques”:
        – utiliser son droit de véto (donc publicité “désagréable”)
        – exiger que le texte soit parfait…

    2. …[Je peux dire « Certains Languedociens sont bègues » mais je ne peux pas dire « Certaines coloquintes sont probes »]…

      ça c’est Jorion qui le dit, tout en enchâssant qu’il ne peut dire ce qu’il dit.

      « Certains socialistes sont macronistes » mais je ne peux pas écrire « certains socialistes sont communistes » ; « certains socialistes sont Insoumis » mais je ne peux pas écrire « certains communistes sont socialistes » « certains EELV sont macronistes » mais je ne peux pas écrire certains Insoumis sont macronistes.

      Mais si mais si, ça peut tellement se dire que certaines coloquintes sont probes, que ça laisse même supposer que certaines coloquintes ne seraient pas probes.
      Bon, certains ne seront pas ravis de l’indice de vérité d’un tel énoncé !
      Par contre la résurrection des morts ou la multiplication des pains, sont des énoncés qui ont un tel poids de vérité que pas mal de coloquintes sont probes à ce sujet, et les mêmes « certains » ne s’inquiètent pas de la propagande romanesque voire pontificale à ce sujet. S’il fallait réviser la vraisemblance des énoncés de la bible… où irait-on ? Et les statuts des partis hein ? de leur annonciations…aussi…

      Donc certains socialistes seraient communistes et inversement, et certains macronistes seraient Insoumis. Et tous probes sur eux, en toute innocence, pourquoi pas ? Quand on aura définit positivement en 2017 et avec des bornes à l’extension indéfinie du champ de signification de « socialiste, communiste, écologiste », ça ira mieux dans la préhension de ce qui se raconte à leur sujet.

      Par contre on remarquera que Insoumis offre l’avantage d’une définition négative par le « in ». C’est du binaire et ça constitue par définition un corps face au corps de la somme des soumis. D’où la logique du dégagisme. Il faut et il suffit de dire « non » pour entrer dans la définition de l’insoumis. Non à quoi ? c’est indénombrable !

      Si les comptables qui calculent les probabilités de report de ceci ou de cela, peuvent parfois calculer juste, ils ratent que la nouveauté et ce dont il s’agit avant tout est de dire non aux marchands de gauche qui ne savent plus faire rêver. Mélenchon fait-il rêver, oui comme tout doué en paroles, et ça donne certes des boutons à Aristote la jouissance de la langue, mais c’est bien là, mise en relief par le programme des Insoumis. De même que seraient les alexandrins de Lordon s’ils ne traitaient pas de la crise financière ? et d’une façon ré-jouissante ! Tous les camelots ne vendent pas de la camelote.

      Alors pourquoi Mélenchon n’abat-il pas ses cartes comme vous abattez les vôtres avec des petites couleurs pour mieux lire le panneau, et ne déclare-t-il pas : “allez les gens, c’est encore foutu, même pas la peine d’aller voter”. Vieille question : toute vérité est-elle bonne à dire, la vérité est-elle toujours révolutionnaire ? Plus simplement les gens souhaitent-ils toujours entendre la vérité ? (de moins en moins quand ils sont de plus en plus concernés ? ). Le gars qui part à l’assaut en campagne pour battre l’adversaire risquerait de se retourner contre son porte parole lui disant « allez c’est foutu, rentre chez toi ».

      Donc DARIO CIPRUT, avec l’air ne pas y toucher, et d’avoir de la hauteur, du genre, je domine le sujet, vous opérez d’une façon voisine de celle qui a consisté dans l’intervention gros sabots de CM, et de multiples interventions de Jorion dont l’inénarrable fascination du chiffre au soir de la primaire socialiste sondant Hamon devant Mélenchon.

      Pour changer quelque chose, il faut commencer par dire non à ce qui est. Et le non est majoritaire dans ce pays. « Les choses sont plus simples qu’il n’y paraît », écrivez-vous, j’en suis d’accord, mais pas du tout pour vos raisons et raisonnements.
      Dire “non” c’est simple même si beaucoup de gens ne savent pas “tenir” leur “non”. Dire “Oui” c’est simple aussi, sauf que très compliqué puisqu’il est incalculable de savoir à quoi chacun s’est engagé, ça s’est vérifié avec Hollande et d’autres.
      Aussi à tous les détracteurs du programme de LFI, qu’ils s’agitent au niveau de l’utopie, ou de la garantie, il doit être retourné que la vie est un risque mortel qu’aucune assurance ne couvre avec un produit de remplacement en cas de défaillance.
      L’inscrit sur les listes électorales ne semble pas au courant que LFI propose de se débarrasser d’un élu décevant aussi simplement que d’un conjoint décevant. Ça devrait pourtant faire tilt vu la sociologie française !

      1. “Veto ergo sum” satisfait l’amour propre .

        Mais “In”-efficace .très vite en démocratie .

        Quant à la sociologie française , elle est faite de coloquintes languedociennes et autres , aussi probes que bègues.

        Et il faut faire avec .

  14. @Rosebud1871
    Si je vous ai compris, vous ne contestez pas mon raisonnement ni mes conclusions, mais pensez que toute vérité n’est pas forcément bonne à dire, et qu’en l’occurrence Mélenchon sait que c’est foutu pour une quelconque majorité, mais ne saurait l’avouer pour ne pas …. désespérer Billancourt. De plus érudits que moi, je pense à Sartre bien entendu, l’ont prétendu mais je ne les ai pas suivis, et ce n’est pas aujourd’hui que je vais m’y mettre, d’autant que Mélenchon n’est en principe pas de cette école. Je pense au contraire que tôt ou tard, ce mensonge, ou biais avec sa propre conviction, finira par lui revenir en pleine figure, prépare les déceptions du lendemain, pire que celles du jour. L’optimisme de la volonté ne se confond pas avec la prophétie de l’illusion.

    Alors, je pense que si ce calcul est clairvoyant, JLM aura plus à coeur que vous d’en fournir quelque argument, le rendant plus plausible que la vérité à enfouir de peur qu’elle n’apparaisse.

    1. DARIO CIPRUT 26 mai 2017 à 14 h 33 min

      Vous m’avez partiellement compris. Votre raisonnement qui n’est que publicité faite à des calculs comptables mène à une conclusion incontestable. Le seul point contestable est que la matière est humaine donc sujette à changements. C’est pour cela que j’ai rappelé « l’inénarrable fascination du chiffre au soir de la primaire socialiste sondant Hamon devant Mélenchon ». Vous baignez dans la culture des résultats, et s’il est vrai que ça compte même en terme électoral, la nouveauté reste qu’un cinquième de français disent « non » sans se ranger sous les couleurs de la tribu Le Pen, et que des jeunes s’y retrouvent. Si Mélenchon avait pensé comme Jorion au soir de la primaire socialiste, et bien avant, rien n’indique que la gauche brouillée (au sens de dispute autant que d’illisible) aurait été plus efficace, pour encore reprendre la terminologie de culture du résultat. J’entends bien la tristesse absolue de Mme Aubry, mais persister à appeler au « vote utile et efficace, c’est le PS », sans que plus personne ne s’interroge sur la signification de « utile » ou d’enchaîner en critiquant Mélenchon « la politique du rêve et des annonces qui n’ont aucune chance de se réaliser », sans réaliser justement que c’est bien de rêve dont rêvent certains français, des petits rêves genre ne plus avoir l’angoisse des fins de mois ou du lendemain, des grands rêves de changer le monde ! Ces rêves sont la seule réponse sérieuse aux comptables du TINA. Et Aubry de dire « Quand la lutte contre les déficits a remplacé le projet de société, la politique a reculé. On a cassé la politique… » sans savoir tirer la conclusion qui s’impose, prise comme tous dans le Tina des appartenances et des fidélités. Peu importe ce que Mélenchon divisé comme tout un chacun, tire ou pas de vos calculs, il a charge de faire vivre de l’espoir que d’autres ont abandonnés ou ont trompés.

  15. En écoutant attentivement la péroraison conclusive du discours de JLM à la convention de la France Insoumise sur les législatives, il apparaît que la perspective tracée par JLM d’une cohabitation victorieuse repose sur des prémisses de report de voix bien plus ambitieuses que celles qu’autorise les simulations par circonscription auxquelles je faisais référence.
    Il dit compter sur le même type de surprise que celle sur laquelle il comptait pour franchir le 1er tour des présidentielles ou il a réussi à presque doubler le nombre de voix que donnaient les estimations initiales des sondages, en déplaçant des voix qui se portaient sur Hamon mais aussi sur LePen. Il compte cette fois sur ses 7 millions d’électeurs pour réitérer l’exploit et redoubler la mise en convainquant chacun un autre électeur de la régression catastrophique en droits et revenus promise par l’application de la politique économique que propose Macron. Les sondages n’indiquent pour l’instant aucune tendance des électeurs LR ou FN à se porter sur la FI, et la simulation en question ne prévoit même pas cette éventualité.
    Malgré la force de persuasion véritablement prodigieuse du discours de JLM sur des gens comme moi, il est permis de douter qu’elle puisse à ce point renverser la donne dans l’électorat de droite. Je veux bien croire que la victoire serait à ce prix, mais j’ai tout de même l’impression qu’il nous prépare à d’amères désillusions, que l’unité à gauche avait au moins autant de chances d’éviter.
    Voici la source : https://youtu.be/LSKbLDYZxIU?t=2905

  16. Ce qui me désole, ce n’est pas la division des voix car je suis convaincu que les électeurs vont choisir la FI dans la majorité des cas et d’autres formations dans une minorité.
    Non, ce qui me désole est que notre cible, ce sont les électeurs abstentionnistes.
    Or, quand il voit que plusieurs candidats se présentent avec les mêmes idées et bien ils n’iront pas voter. Or, je pense que ce sont ces votes qui nous manqueront soit pour passer le 1er tour soit pour remporter le 2d tour.
    J’espère me tromper mais les sondages mêmes acheter parlent d’eux mêmes.
    Avec un potentiel max de 28%, nous n’avons pas les moyens de diviser nos militants présentant plusieurs candidatures.
    Je n’ai pas la solution, je pose le problème. En attendant bonne fin de campagne à tous.

    1. Si l’on s’en tient aux approches par les nombres , s’agissant d’une élection législative , je note aussi que dans ma circonscription il y a cette année au 1er tour pas moins de 19 candidats , là où il n’y en avait “que” 12 en 2012 .

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