Changer de système, par Claudette Portet

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Je suis une citoyenne de base ; instruction moyenne ; très engagée à gauche (longtemps adhérente du PC) et militante écologiste.

Je vois disparaître la vie sur notre planète, et, même s’il est peut-être trop tard, je souhaite que nous « changions de système ».

Alors, unissons-nous, ou plutôt, unissez-vous ! Vous, les penseurs, les philosophes, les économistes (de gauche), tous les hommes de bonne volonté ayant une certaine audience, pour proposer un système économique et financier capable de nous sauver !

Créez un groupe sur le modèle des Encyclopédistes, qui proposera des solutions claires, applicables, pouvant être acceptées par la majorité.

Ça aurait de la gueule si ça partait de Belgique ou de France.

Rêvons !

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55 réflexions sur « Changer de système, par Claudette Portet »

    1. Aucun rêve nous dépasse.

      Le rapport de force on va sen occuper.
      Nous avons raison, ne pas douter.
      Accablons les mauvais.
      Les gentils ne vont plus l être.
      L unions des bonnes âmes, l’alliance, le regroupement.
      Noussommes la lumière, l’ombre est le système, les nases ne sont rien, un détail.

      RÊVONS PLUS FORT QU’ILS NE PENSENT

    2. Claudette Portet : « Rêvons ! »
      Yves Vermont : « Claudette, ce problème nous dépasse ! »
      Lucas : « Aucun rêve nous dépasse. »

      À la première lecture du billet, je me suis surpris en train de lire « Résistons! » au lieu de « Rêvons ! ». Ma pensée m’a joué un petit tour, mais est-ce vraiment une erreur ? Résisterions-nous en rêvant ?
      Michel Jouvet écrit dans son livre LE SOMMEIL ET LE RÊVE : « Nous vivons en ce moment même l’échec historique d’une tentative pour changer l’homme en changeant l’environnement. Et pourtant Dieu sait s’il y en a eu de la propagande déversée, s’il y en a eu des gens fusillés pour convaincre les autres de bien penser ! Et pourquoi est-ce que ça a été un échec, peut-être parce que les gens ont continué à rêver ».
      Le rêve pourrait-il donc être un ‘système’ de résistance ?
      Dans un milieu de conditionnement comme celui où nous nous trouvons aujourd’hui, chercherait-on à supprimer le rêve ? Et cela à quelle fin ? Eh bien, en supprimant le rêve, ou en le diminuant simplement, on pourrait diminuer d’autant une phase importante de l’être humain, dans sa diversité de résistance.
      Tout cela témoigne du sentiment exprimé par Claudette Portet. Elle a la sensation d’être devant un obstacle insurmontable, comme s’il se dressait devant elle, un environnement de plus en plus conditionné. Et que pour le franchir, le rêve peut nous aider à trouver une réponse à un problème insoluble. Le rêve communiquerait-il avec le futur ?

      1. Je pense que c’est assez simple,
        Le rêve communique directement avec le futur cas : si l’inconscient est aux commandes et que dans les rêves c’est l’inconscient qui s’exprime, alors ce que nous rêvons sous différentes formes advient.
        Encore faut-il avoir bien compris ce que peut signifier aller dans le bon sens.

  1. Oui rêvons et laissons aux vestiares
    De la souffrance les idéologies qui nous envoie dans le mur et célébrons enfin la vie par la dignité retrouvée
    Pour tout un chacun.
    Merci Madame pour la graine d’espoir que sont vos quelques et
    qui attendent une attention favorable pour

  2. Le « peut-être » a toute son importance quand vous dites « il est peut-être trop tard ».
    Un souhait a toute sa place quand la réalité n’est pas si rationnelle finalement.

  3. Le groupe devrait s’inspirer de ce qui suit.
    Avertissement : ça décoiffe, le réel est pire que les discours trop sibyllins.
    Points saillants :
    . Réveillons les consciences, faisons appel aussi à l’intuition + la rigueur, joindre l’émotion à l’imagination.
    . La collapsologie est une science ancienne (et le dico n’est pas à jour), voir Paul Aries et d’autres !
    . Il faut(drait) aller aux racines de l’effondrement.
    . Il faut(drait) user d’une approche transdisciplinaire, faire appel à la littérature grise, être vigilant.
    . L’écologie environnementale et politique est stérile !
    . Attention à la pseudo-science, à la post vérité.
    . Le GIEC n’est pas alarmiste, au contraire, il est en dessous de la réalité (il ne veut sans doute pas trop nous affoler).
    . Lire les données actuelles, elles sont ahurissantes, le paramètre démographique est majeur.
    . Le temps nous est compté : 40 ou 50 ans et il faut prendre en compte l’INERTIE, soit environ 50 ans avant que nos mesures soient efficientes et il y a des situations irréversibles.

    Que faut-il faire ?
    Quelques pistes sont données en conclusion mais ça urge et personnellement je ne suis pas trop optimiste malgré mon engagement dans des mouvements alternatifs et la lecture régulière de notre blog.

    LA_METHODE_SCIENTIFIQUE – Reportage « La collapsologie » avec Pablo Servigne.

    Existe-t-il une science du pire ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-jeudi-26-octobre-2017

    Qu’est ce que l’effondrement ? Est-il déjà en cours ? Quels sont les arguments scientifiques mettant en évidence la régression de la civilisation, voire le déclin total dans un temps plus ou moins proche ? Toutes les sociétés sont-elles égales face à l’effondrement ?

    Vous, auditeur assidu de la Méthode Scientifique, vous avez entendu passer depuis un peu plus d’un an quelques perspectives pas forcément toutes roses, un réchauffement climatique impossible à brider, des catastrophes naturelles de plus en plus violentes, une 6ème extinction de masse en cours provoquée par l’influence de l’homme sur son environnement, le casse-tête agronomique que représente le fait de nourrir 10 milliards d’êtres humains. Ajoutez à cela l’omniprésence du plastique, l’improbable devenir des déchets nucléaires, et une intelligence artificielle galopante qui va peu à peu remplacer nos emplois. L’effondrement est à notre porte, bienvenue dans le monde d’après.
    Existe-t-il une science du pire ? C’est la question que La Méthode scientifique va tâcher de résoudre dans l’heure qui vient.
    Et pour évoquer cet effondrement systémique que certains estiment désormais inévitable, nous recevons aujourd’hui deux catastrophistes convaincus, Vincent Mignerot, chercheur en sciences sociales, fondateur et président de l’association Adrastia et Laurent Testot, journaliste, auteur de « Cataclysme, une histoire environnementale de l’humanité » aux éditions Payot.
    Et aussi :
    https://www.pauljorion.com/blog/2015/07/20/a-propos-de-pablo-servigne-et-raphael-stevens-comment-tout-peut-seffondrer-petit-manuel-de-collapsologie-a-lusage-des-generations-presentes-le-seuil-2015/
    https://www.youtube.com/watch?v=dI2lOH7RbCo

  4. @ Claudette
    « Alors, unissez-vous, ou plutôt, unissons-nous ! »
    Car nous, citoyennes, citoyens, nous avons aussi une certaine audience, voire plus grande encore que toutes ces personnes : penseurs, philosophes, économistes, etc. Alors, parlons-en ‘mieux’ avec notre conjoint(e), nos parents, nos enfants, nos amis, nos voisins, etc. Bref, avec toutes les personnes de bonne volonté, parlons-en !
    Parlons-en, pour que « les autres » viennent aussi nous écouter et parler avec nous, pour changer ce système, même si nous croyons qu’il est peut-être trop tard, comme vous dites.
    « Décidons! »
    Je crois que cela s’appelle la démocratie, non ?
    Oui ! seule la démocratie est capable de nous sauver, si nous nous décidons de la sauver maintenant et sans plus tarder. Ça aurait de la gueule si ça partait enfin de nous.
    Donc, ne continuez plus à croire que vous êtes seulement une citoyenne de base, avec une instruction moyenne, loin derrière « les premiers de cordée ». Vous êtes une femme engagée et militante ! alors que moi, ben, je ne suis qu’un homme, rien qu’un homme…
    Enfin, si nous devons retenir une leçon des évènements passés et actuels, comme nous le rappelle l’actrice Asia Argento, c’est qu’il n’est jamais trop tard pour prendre la parole. Elle (la parole) peut aussi nous sauver…
    Pour terminer, j’imagine bien M. Paul Jorion en fin de cordée, en train de faire un gros nœud au bout de la corde, car voilà que… toute l’Europe se met à dégringoler…
    Et, même si la résolution des problèmes économiques, nous paraît inextricable, voire hors de notre portée, certaines idées avancées par M. Paul Jorion, comme « la gratuité de l’essentiel », se concrétisent peu à peu. Ainsi, si la Chine adoptait demain la politique de la gratuité, alors, la face du monde s’en trouverait peut-être changée… Qui sait ?
    Alors, devons-nous nous résigner et conclure que l’objectif d’une grande action commune est d’ores et déjà vaine?
    Non! car la solution de notre problème n’est pas encore hors de notre portée. Pourquoi ? Un anthropologue vous dirait sans doute : « Parce que notre problème est un problème humain. Mais pour combien de temps encore ? »
    C’est pourquoi, sans plus attendre, donnons-nous la peine d’entretenir nos amitiés comme elles le méritent : FAISONS UN DON !

  5. Au cœur d’une bibliothèque, d’un livre l’autre. Aujourd’hui.

    On n’échappe pas à la splendeur de la vie.
    Katherine Mansfield

  6. Bel appel ! C’est touchant d’entendre un appel : aidez-moi, aidez nous!

    Les « intellectuels » sont tellement biberonnés à se forger une position hautaine : moi savoir quoi etre vrai, moi condescendre à donner quelques bribes aux masses crétines…

    Me voilà touché par la force de cet appel du coeur : mais bon sang les intellos, mettez vous au boulot pour nous tous, et tous ensemble! Le boulot avant le talent.

    Alors cela fait résonner l’idée d’organiser une université citoyenne de campagne : réquisitionner des lieux publics, écoles, theatres, un peu comme en 68, pour y rassembler les citoyens et y… travailler ensembles le WE, les vacances. Chacun y apportant le meilleur de son sel.

    Un peu, beaucoup comme les nuits debout, mais partout, moins concentré, plus régulier, organisé, sans ame révolutionnaire, juste évolutionnaire et travailleuse.

    en fait une sorte de mouvement en marche, qui continuerait de marcher et d’explorer en bonne autonomie…

    Voila. Qu’est ce que ca serait bien!

    Et puis une piste très concrète, pour démarrer, une problématique toute simple, une piste d’envol pouvant meme obtenir le soutien du gouvernement en place et des mouvements en marche (car il y a une masse de personnes bien déçues de la tournure des chose dans la réorganisation du mouvement…) ?

    L’idée est celle ci : plancher sur la question toute simple de trouver des solutions pour mieux controler l’action de l’administration et des différentes strates de l’état (national, local). Cette notion de contrôle de l’action, de la capacité des citoyens à faire l’état des lieux est centrale pour lancer une nouvelle dynamique plus citoyenne. Et les administrations se rendent bien compte qu’elles ont besoin de plus de retour des citoyens. Et le passage a l’e-gouvernement le contient presque inscrit en lui meme en filigrane.

    Cette question du « feed-back » du, controle, est celle de la « gouvernance » dans les grandes entreprises. Elle a été étudiée sous toutes les coutures. Toute cette connaissances n’attendent désormais qu’a être appliquée à l’action publique.

    Et c’est le necessaire corellaire à la notion de privatisation : la privatisation des biens et services du commun pose sur la table la necessité de concevoir des moyens de controle de ces actions… qui soient hors administration, sinon cela n’aurait aucun sens. Il y un argumentaire un peu jésuite mais qui se tient, une logique jus’au boutiste ; ah bon vous voulez de la privatisation? ok.; allons y… mais alors.. privatisons aussi le controle et pourquoi pas la co-direction… auprès de nouvelles structures citoyennes : pour les memes raisons qui justifient la privatisation, ce controle citoyen sera plus efficace, que celui de l’administration. Ne serait ce que au non de la séparation des pouvoirs : l’administrations, donneur d’ordre vis à vis de la structure privatisée, ne peut pas en etre le contrôleur. Il faut trouver autre chose. En résumé, le defaut majeur de la privatisation des services pourrait etre de ne pas aller jusqu’au bout de la démarche.
    Aller au bout de la démarche revient à ouvrir l’administration, la rendre participative, communicante, à tous les niveaux. Et cela marche dans l’entreprise. Quitte à mettre clairement en évidence aussi les noeuds de décisions, et les savoir faires necessaires et tres spécifique qui doivent etre préservés et développés pour gérer les affaire au long cours sur des décennies ou des siecles (sinon des millions d’années pour les dechets nucleaires..). Mais ouvrir.

    Ce sujet, cette approche, ce besoin sont le fruit d’une longue conversation avec un membre du conseil d’administration recent du groupe Danone, dont la ministre du travail est issue, groupe qui a semble til enormement travaillé sur cette question du contrôle des multiples filiales et notamment au vu d’une charte éthique forte. Et membre actif du mouvement en marche.

  7. Les politiciens sont toujours dans la phase « Un élan vers le pire », mais le processus de « changement » est déjà en cours…

    http://www.liberation.fr/debats/2017/08/23/de-la-fin-d-un-monde-a-la-renaissance-en-2050_1591503

    Jadis, inspirés par le rapport Meadows ou les écrits de Bernard Charbonneau, René Dumont et André Gorz, nous connaissions déjà les principales causes de la dégradation de la vie sur Terre et aurions pu, dès cette époque et à l’échelle internationale, réorienter les politiques publiques vers la soutenabilité. Aujourd’hui, il est trop tard, l’effondrement est imminent.

    La période 2020-2050 sera la plus bouleversante qu’aura jamais vécue l’humanité en si peu de temps. A quelques années près, elle se composera de trois étapes successives : la fin du monde tel que nous le connaissons (2020-2030), l’intervalle de survie (2030-2040), le début d’une renaissance (2040-2050).

    L’effondrement de la première étape est possible dès 2020, probable en 2025, certain vers 2030. Une telle affirmation s’appuie sur de nombreuses publications scientifiques que l’on peut réunir sous la bannière de l’Anthropocène, compris au sens d’une rupture au sein du système-Terre, caractérisée par le dépassement irrépressible et irréversible de certains seuils géo-bio-physiques globaux.

    La seconde étape, dans les prochaines années 30, sera la plus pénible au vu de l’abaissement brusque de la population mondiale (épidémies, famines, guerres), de la déplétion des ressources énergétiques et alimentaires, de la perte des infrastructures (y aura-t-il de l’électricité en Ile-de-France en 2035 ?) et de la faillite des gouvernements.

    Sans doute peut-on espérer que s’ensuive, autour des années 50 de ce siècle, une troisième étape de renaissance au cours de laquelle les groupes humains les plus résilients, désormais privés des reliques matérielles du passé, retrouvent tout à la fois les techniques initiales propres à la sustentation de la vie et de nouvelles formes de gouvernance interne et de politique extérieure susceptibles de garantir une assez longue stabilité structurelle, indispensable à tout processus de civilisation.

  8. Tout est dit.
    Ce billet répondant a celui beau, triste, amer et révoltant de Panagiotis Grigoriou.
    Des revers et des rêves.

  9. Je ne peux qu’adhérer à l’idée. Remarquez que les intellectuels défendant le système sont unis derrière leur drapeau. Faut dire que le drapeau est reconnaissant. Les intellectuels de gauche c’est le bordel, ils n’arrêtent pas de se chicaner sur les détails. C’est peut être la précarité qui pousse les uns à vouloir se distinguer farouchement des autres. En fait, ça marche de la même façon que pour les non-intellectuels. Il y a les « in » et les « out » du système.
    Le rapport de force ne peut être créé que par le nombre. Ainsi, on voit l’UE faire timidement du social tout d’un coup. C’est sans doute à cause des coups de semonce successifs aux diverses élections où les partis nationalistes progressent partout. Les fédéralistes font de l’huile. On voit donc que l’UE peut bouger quand elle sent le sol se dérober sous ses pieds. Il est toutefois désespérant que ce soit les néo-fascistes qui obligent à faire mouvement.

    1. « Le rapport de force ne peut être créé que par le nombre »

      Je n’en suis pas si sur. Paul Jorion nous a appris que dans le cadre du marche, le nombre fait la faiblesse (les vendeurs sont plus affaiblis s’ils sont plus nombreux a vendre la meme marchandise).
      Pourquoi serait-ce different sur le terrain politique ? Les sociologues que sont les Pinson-Charlot nous ont appris que ce qui fait la puissance des riches est plus leur petit nombre que leur fortune. De fait, moins on est nombreux, plus il est facile de se coordonner et de se mobiliser. Un groupe tres nombreux aura plus de difficulte a rassembler, ne serait-ce que parce qu’il faut emettre plus d’information. Or l’information c’est de l’energie et de la masse.

      En fait, je ne connais qu’un seul domaine ou le nombre soit un facteur positif de rapport de force, c’est a la guerre; car dans ce cadre ce qui compte, c’est la masse de chair a canon a anihiler, quant a l’information, elle est reduite au minimum, le grand nombre obeissant aux ordres.

      (ecrit sur un clavier anglais, desole pour l’absence d’accent)

      1. « Le rapport de force ne peut être créé que par le nombre »

        Ça reste vrai. Et ton raisonnement sympathique ne tient pas. Ou alors il ne tiendrait que dans le cas suivant : si les tenants de l’ordre établi étaient acheteurs de ce que les révolutionnaires ont à vendre, alors les révolutionnaires auraient intérêt à être le moins nombreux possibles. Or ils ne sont pas acheteurs.

  10. Madame,
    Et toutes les dames,
    Vous êtes l’avenir de l’ Homme:
    Moins de deux enfants: espoir;
    Plus de deux enfants: effondrement.

    L’effondrement n’est pas un problème politique, de droite ou de gauche. C’est un problème physique, démographique, d’environnement. P Jorion l’écrit au milieu de ses livres (nous comparant aux lemmings) mais l’oublie à leur fin (en retombant dans son obsession anticapitaliste).

  11. Le systeme va se changer tout seul, sous le poids des structures d’incitation et des progres technologiques, lesquels, contrairement à ce que pense Attali, vont dans le sens d’une décentralisation radicale (l’indépendance de la Catalogne n’est pas une réaction contre le monde du bitcoin, elle se tient au contraire parfaitement dans son sillage).

    Dans tous les cas, il va se passer ce qui se passe toujours, à savoir une auto-régulation des écosystèmes (proie/predateur) et des systèmes anthropotechniques.

    Le jeu, pour nous autres, et pour ceux qui s’en soucient, est de faire en sorte que ceux de sa propre lignée survivent, en sachant qu’il n’y aura de toute façon pas de place pour tous le monde.

    A ça, 2 réponses possibles:
    – Vous ne faite spas d’enfant pour ne pas condamner vos petits enfants à des conditions de vie atroces.
    – Vous en faites beaucoup en espérant que l’un d’entre eux au moins, statistiquement, ne connaisse pas une vie de malheur.

    Nous en arriverons bientôt au stade où faire des enfants relèvera de l’égoïsme pur en simple.

    Pour ma part j’ai choisi l’option: gagner des dizaines de millions d’euros dans le domaine de l’IA et espérer acheter mon ticket pour « l’immortalité » quand j’aurai atteint les 70 ans, tout en faisant de mon mieux pour améliorer le système à la marge, là où j’aurai peut-être un peu de pouvoir.
    Ensuite, et ensuite seulement, je transmettrai éventuellement mes gènes.

    Bonne continuation à vous 🙂

      1. Addionné à la dernère phrase de votre com, que mes yeux ne purent éviter , on commence a distinguer quelques unes de vos qualités.

  12. @Claudette Portet
    Vous faites un lapsus révélateur pour une ex-militante PC. Vous préférez le mot « système » au mot « politique ». Et comme toute citoyenne impatiente vous sous-traitez « le système » au blog. Le mot « système » est tellement plus « plastique » et récupérable par les « chefs de projets » du capitalisme qu’il ne supporte pas son antithèse communiste :
    « La science économique et son prix Nobel sont la justification pseudo-scientifique de l’exploitation de la plupart des salariés de la planète Terre par une aristocratie de marchands » , tel est le « système » que vous nous enjoignez à combattre, et le système ne survit que par sa « belle enseigne » 😉

  13. Bonjour Mme Portet,
    nous aurions pu avoir des changements vers plus d’humanité avec la France Insoumise …. L’union des penseurs ne s’est pas faite ….. partie remise.

  14. Penser c’est bien. Mais l’on est ce que l’on fait. Alors faire c’est mieux.
    Groupons nous. Achetons des terre agricole et confions les à ceux d’entre nous qui savent et veulent cultiver bio et permaculture.
    De même roulons systématiquement à vélo.
    Habitons partagé.
    Cultivons notre jardin.
    Cessons de boire de fumer et de cannabisser.
    Faisons une psychanalyse pour être vraiment nous mêmes et assumer nos désirs de vie.
    Pratiquons les arts et la méditation.
    Faisons l’amour dans la joie et le respect.
    Construisons nos maisons durables et basses conso.
    Cessons de manger de la viande et des laitages.
    Arrêtons de ne voir dans le réchauffement qu’une menace.
    Regardons la crise comme une opportunité de devenir plus humain, plus aimant, plus profond, plus heureux, plus en relation, moins égoïste… un chemin d’humanité.

    Alors on fait quoi ? Que proposez vous ? Que faites-vous ? Quel moyen vous donnez vous ?

    La pensée n’est rien si elle n’est pas concrète et tournée vers le faire et le partage concret. En tout elle ne s’inscrit pas dans le réel.
    Pour ma part. Je fais et suis prêt à partager ce que je fais avec toutes les bonnes volontés.

    1. Tout ce que vous proposez se fait déjà. Les bonnes volontés sont légions, qui pavent l’enfer de notre économie du pillage. Lisez par exemple « Un million de révolutions tranquilles » (Bénédicte Manier, 2016) ou regardez le film « Demain ». Ou plus près de chez nous (en Belgique), consultez le site de Financité/Fairfin, entre autres. Il faut encourager et participer à ces éclosions, mais en restant conscient que cela ne suffit pas, loin de là.
      On en est à se réjouir, par exemple, que la déforestation marque globalement le pas. Elle continue, néanmoins, alors que l’on devrait assister au contraire à une reforestation… Les exemples de notre incurie ne manquent pas!
      En effet, la multiplication des initiatives (de taille homéopathique, finalement, face aux mastodontes de l’économie globalisée) n’empêche nullement le système en place de progresser lui aussi, plus vite encore. Je ne vais pas faire ici la recension de ses nuisances (et des statistiques qui les illustrent) qui nous mènent peu à peu vers l’abîme.
      On en viendrait presque à souhaiter qu’une catastrophe limitée mais d’une ampleur inédite survienne, pour qu’enfin on fasse le nécessaire pour sauver ce qui peut l’être encore. Souvenon-nous que si l’on vit en paix en Europe depuis plus de 70 ans, c’est parce que nous avons vécu des conflits destructeurs qui nous ont obligés à reconstruire la paix sur de nouvelles bases. Jusqu’à présent, le genre humain a rarement anticipé les problèmes…

  15. Mme Portet, inquiète pour l’existence l’humanité, demande de l’aide. Très active à gauche de l’échiquier politique, elle constate l’absence d’institution qui s’occupe activement de la disparition de la vie. Elle désigne la finance et l’économie comme étant les systèmes à modifier. Puis s’en remet à la démocratie pour choisir la voie vers un monde meilleur.
    – Elle est consciente que nous allons dans le mur.
    – Elle n’est pas dans une logique TINA.
    – Elle en appelle à la solidarité.
    – Elle pense que notre civilisation est perfectible
    – Elle fait confiance à la démocratie.
    Madame, Je pense que nous vivons un effondrement de notre civilisation occidentale. Étant donnée la lenteur de ce processus, je pense que la Chine est bien mieux placée pour s’occuper de la disparition de la vie.
    – Son gouvernement est conscient que nous allons dans le mur.
    – Elle n’est pas dans une logique TINA.
    – Elle en appelle à la solidarité.
    – Elle a testé/adapté le communisme et le capitalisme à sa culture millénaire.
    – 80% du peuple soutient ses dirigeants.
    Je pense que la roue a déjà tourné.

    1. Claudette dit faire confiance à la démocratie. Certes, « la démocratie ne résout pas tous les problèmes. Mais « sans elle, les individus n’ont aucun moyen de s’attaquer à ces problèmes, d’échapper à la spirale de la misère ou de respecter leur environnement ». Ces paroles de la biologiste Wangari Muta Maathai (militante féministe, pacifiste et écologiste), je pense que Claudette les partage aussi.
      Or, selon vous, un lecteur, la Chine serait bien mieux placée pour s’occuper de tout ce qui menace désormais notre existence même, alors que notre civilisation occidentale s’effondre, peu à peu, en s’ingéniant à gaspiller toujours davantage, sans savoir pourquoi, ce qui nous permet de vivre.
      Est-ce par faiblesse, égoïsme, cupidité, hypocrisie des uns ou des autres ? La confusion y régnant toujours, le modèle chinois, plus réactif, serait donc en train de s’imposer face au modèle occidental défaillant. Ainsi, vous résumez la situation d’une façon lapidaire : « La roue a déjà tourné ».
      Cette hypothèse, au premier abord, semble convaincante. Car, si « le gaspillage – comme nous le rappelle encore Wangari Maathai – pouvait être toléré du temps où nous étions moins nombreux, et où détruire la végétation n’avait qu’un impact limité sur l’environnement », cela n’est plus acceptable aujourd’hui, vu l’urgence et en fonction du niveau actuel de dégradation de la planète.
      Comme vous nous le rappelez, la Chine « a testé/adapté le communisme et le capitalisme à sa culture millénaire. »
      Aussi, son régime autoritaire, dit « éclairé », mais réprimant toujours fortement la liberté d’expression, deviendrait malgré tout, le plus apte « pour s’occuper de la disparition de la vie ». 
      Pardon d’insister, mais êtes-vous sûr que c’est cette Chine, cette Chine là, qu’on le veuille ou non, qui nous sauvera… sans risque de dérailler ? Ne commettrions-nous pas une erreur de plus en croyant que la Chine a fini de s’éveiller ?
      Alain Peyrefitte disait que « la démocratie n’était pas faite pour les Chinois ». Mais les choses changent vite. Si la Chine reste l’un des pays où l’on mange le moins de chocolat, les Chinois découvrent depuis quelques années les joies cacaotées…

      1. Ceci dit, t’as vu la gueule des Kinder ?

        « China – October 24, 2017

        China’s closing factories and jailing people to curb pollution
        A man wearing a respiratory protection mask walks toward an office building during the smog after a red alert was issued for heavy air pollution in Beijing’s central business district, China, December 21, 2016. REUTERS/Jason Lee

        China has temporarily shut down tens of thousands of factories to conduct ongoing environmental inspections, in the latest countrywide attempt to curb widespread and dangerous air pollution.

        Nearly 40 percent of China’s textile industry’s print and dye mills have been closed temporarily for environmental inspections over the last few months, a U.S. based textile exporter told NPR. And China’s Ministry of Environment has reprimanded, fined, or criminally charged officials in at least 80,000 factories. In the most serious cases, officials face jail time.

        The closures comes as the government announced its plans to reduce particulate matter pollution by 25 percent by 2035. Air pollution has been a source of concern for the Chinese government for years: it started issuing “red alerts” on smog in cities in 2015.

        “Our people will be able to see stars at night and hear birds chirp,” the deputy director of the Communist Party’s Office of the Central Leading Group on Financial and Economic Affairs, Yang Weimin, told The New York Times on Monday.

        The slowed production risks affecting China’s manufacturing competitiveness internationally – but Chinese officials seem willing to prioritize the environment over profits.

        “Auto companies have adequate profits,” Cui Dongshu, the secretary general of the government-affiliated China Passenger Car Association told the New York Times in a phone interview. “They can withstand it, but their production schedules may be affected.”

        – Alex Lubben »

        ici : https://news.vice.com/story/saudi-arabia-just-granted-a-creepy-robot-citizenship (rien à voir avec l’en-tête, c’est vice news guide to the world october 23)

        La « surprise » c’est que quand ils veulent quelque chose ils ont les moyens de le faire !

        à mettre en rapport avec le commentaire d’Etienne – et Guy (débordement) ici : https://www.pauljorion.com/blog/2011/08/30/les-murs-ont-des-oreilles/#comment-220960 :

        « Tout ce qui n’est jamais sanctionné est véritablement permis. Il est donc archaïque de parler de scandale. »
        GUY DEBORD, Commentaires sur la Société du spectacle.

  16. «  »Créez un groupe sur le modèle des Encyclopédistes, qui proposera des solutions claires, applicables, pouvant être acceptées par la majorité. » »
    ****
    Et pendant ce temps là, la planète continue sa transformation brutale.
    Le temps des parlottes est passé.
    Faites!
    Seul, puis avec votre famille, vos voisins, votre quartier… Mais faites!
    Changez vous même d’abord de vie, concrètement.

  17. Y’a désormais un nouveau truc pour « changer le système ».
    Si vous êtes un scientifique de Stanford et militant pro-100% énergie renouvelable et qu’un de vos articles a été mis en pièces dans la prestigieuse revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), vous pouvez attaquer la revue et les auteurs du debunking et demander 10 millions de dollars de dommages et intérêts.
    La recherche scientifique devient vraiment un sport de combat.
    Mouarfff…
    http://environmentalprogress.org/big-news/2017/11/1/stanford-university-professor-mark-z-jacobson-sues-prestigious-team-of-scientists-for-debunking-100-renewables

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