Penser le monde à l’heure du grand changement…, par Valentin Przyluski

Billet invité. Autoriser les commentaires.

Penser le monde à l’heure du grand changement… celui de la fermeture imminente du blog.

Il y a peu d’exemples de mise en avant plus exigeante de la démocratie libérale que ne l’a été Paul Jorion à la fois dans ses écrits et vidéos sur ce blog, et dans l’acte même de créer et piloter ce centre de réflexion ouvert pendant onze années. Tout le monde connaît de Paul Jorion sa construction d’une pensée critique socialiste exigeante, mais l’aspect démocratique et libéral de celle-ci mérite également que l’on s’y arrête. L’idée que le socialisme et la démocratie libérale s’opposent ressurgit de tous côtés de l’espace public. Quelques semaines avant la fermeture des travaux, j’ai donc eu envie de souligner ce point essentiel car il est central pour la survie du socialisme démocratique comme possibilité politique opérante. Plus largement encore cette question est existentielle pour l’équilibre des démocraties occidentales à l’heure de la concentration forcenée des richesses, d’un accord bipartisan très large sur les questions uniques et de la concentration/ manipulation de l’information.

En effet, chez Paul Jorion les faits sont l’unique carburant de la logique intellectuelle permettant de tracer des compréhensions, des perspectives, d’enclencher le moteur de la réflexion. Ainsi, une pensée critique est produite qui n’ouvre aucun espace à la production de faits logiques alternatifs. Ainsi, de la question monétaire, querelle presque séminale de ce blog, des enjeux financiers, de la relecture fine de Keynes (y compris à l’aune de sa vie), de la question écologique ou climatique, des inégalités, des enjeux légaux de propriété et d’entreprise, aux approches géopolitiques, jamais l’hôte du blog n’aura cédé à la tentation de regrouper les maux en un seul, de se satisfaire de moyens rhétoriques grossiers pour parvenir à ses fins, ou de plier devant les références des chapelles académiques quand les faits leur donnaient tort. Nulle simplification, seulement le souci de penser logiquement et de transmettre ses conclusions, et ses idées d’action au plus grand nombre. Comme quoi les deux ne sont pas incompatibles pour qui s’astreint à une certaine éthique.

En témoigne la manière dont les questions commerciales ou de fonctionnement de l’Union Européenne, questions qui fracturent le socialisme européen, ont été abordées par ce blog. La bureaucratie européenne n’a jamais été traitée comme le projet d’« Europe » tout entier, l’Union Européenne elle-même a été différenciée de l’idéologie ordo-monétariste qui la sous-tend, le commerce des savoirs, des biens et des services, les migrations des personnes différenciées du grand flux des capitaux. Pourtant peu d’utopie, d’incantation au grand soir européen, non plus quant à la construction politique nécessaire à l’application dans le réel de ses réflexions … c’est aussi cela la démocratie libérale ! Comprendre que nul sachant, nul expert, nul académique n’est l’Élu du Changement, mais que le jeu démocratique doit se jouer à mains nues, argument contre argument.

À l’heure où un grand relativisme nous saisit, où des blocs politiques ont tendance à affermir leurs positions politiques en les homogénéisant sur tous les sujets, en prenant par exemple des positions géopolitiques hasardeuses ou en soutenant la grande marche de restriction des libertés publiques, il est bon qu’ait été rappelé dans ce salon virtuel, et que soit rappelé pour l’avenir, l’indispensable lien qui unit la question démocratique et le socialisme.

Pour Paul Jorion les faits sont parfois de nature à sauver la réalité d’elle-même en lui offrant la nuance que nos yeux même peinent à voir. Certains trouvent parfois sa pensée par trop complexe, n’offrant que peu de clarté au bout du tunnel, c’est sans doute le prix à payer d’une éthique de réflexion inébranlable. Pas étonnant qu’au fil des années, étant parfois seul à emprunter ces chemins, sa confiance en l’homme à avoir les capacités de cerner ces nuances a eu tendance à diminuer. À tel point désormais qu’il envisage de s’en remettre aux machines alors que ses premiers ouvrages envisageaient plutôt le scénario d’un réarmement citoyen et démocratique ! Il est vrai que cette décennie depuis la Grande Crise de notre siècle aura été dure à vivre pour beaucoup d’entre nous tant elle démontre la cécité de notre espèce et de nos démocraties devant les obstacles, et la formidable capacité à reproduire des erreurs pourtant bien documentées. Cela donne matière à questionner le fonctionnement même de notre intelligence en effet, et l’hypothèse de la conscience comme preuve de nos bugs de pensée devient séduisante.

Paul Jorion aura aussi au fil de onze ans produit une démonstration par l’exemple de l’impasse de l’académisme contemporain. En ne se cantonnant jamais à un champ de savoir disciplinaire – dont il aurait pu facilement faire son fonds de commerce quitte à quitter progressivement le champ de la réalité comme certains de ses éminents contemporains – Paul Jorion a produit à travers ce blog, et évidemment les ouvrages qui ont eu lieu pendant cette période, un savoir pluridisciplinaire fascinant en élargissant toujours le champ focal. Soit l’exact inverse du procédé académique plébiscité aujourd’hui ! Certains éminents contemporains rétrécissent encore et toujours le champ d’investigation (en augmentant le nombre des « toutes choses égales par ailleurs »), tout en devenant par la suite des commentateurs absolus qui ne songent même plus à investiguer a minima leurs sujets avant d’en parler, comme chaque couronné du Prix d’Économie de la Banque de Suède (dit Nobel) nous le rappelle annuellement.

Songeons un peu : finance et macroéconomie européenne, démocratie, liberté publique et numérique, inégalités, écologie et collapsologie, robotisation et conscience, conception légale du capitalisme et j’en oublie sûrement, l’œuvre est considérable et toujours ancrée dans le réel et la matière contemporaine. Elle est le reflet d’une décennie de basculement des certitudes tout autant que le reflet de l’excellence intemporelle du travail d’un intellectuel d’envergure. Ce travail défini par les objets qu’il soumet à examen pose un plan de réflexion formidable et les recompositions possibles entre tous ces objets nous ouvrent elles un nombre de dimensions que nous découvrons seulement.

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51 réflexions sur « Penser le monde à l’heure du grand changement…, par Valentin Przyluski »

  1. Medellín, le 8 janvier 2018

    Cher M. Przyluski,

    Tout d´abord, un grand merci pour votre résumé, qui nous donne une impression des efforts impressionants et continues de Paul Jorion, du prof. dr. Paul Jorion, dans les 11 années passées.

    De ma part, j´aimerais ajouter quelques observations, quelques louanges, et un point de critique.

    1. La grande concentration, discipline, patience et dédication avec lesquelles le prof Jorion a travaillé dans les 11 années passées. Ces quatre mots, concentration, discipline, patience et dédication, sont les éléments clés mentionnées par Erich Fromm dans sa définition de l´amour, des éléments mentionnés avant par Aristote et par Spinoza. La définition du travail comme acte, activité de CREATION, du respect pour la vie, le travail du bon jardinier.

    Je sais que le prof. Jorion admire le travail de Erich Fromm, et je le considère important de constater de que Paul Jorion se trouve dans cette grande tradition, en combinant une forte discipline, concentration académique avec une dédication et patience à la discussion ouverte, publique et démocratique.

    Un travail vertigineux… avec une production et une productivé presque hallicunante, dans lequel le prof. Jorion n´a pas seulement servi le débat scientifique traditionel (quelques exemples seulement: Université Technologique de Eindhoven, Université Libre de Bruxelles, et maintenant l´Université Catholique de Lille), mais a aussi produit une série impressionante et constante de livres, d´articles, d´essais et de messages, écrits et parlés, qui pour moi est presque sur-humaine.

    A coté de ce travail plûtot ¨traditionnel¨ scientifique, Paul Jorion a travaillé d´une facon impressionante en ¨public¨, dehors des cadres traditionnels de la vie universitaire, dans des émissions à la télévision, à la radio, dans des conférences organisées par des coopératives, des syndicats, de organisations des citoyens, et beaucoup d´autres, tout cela en Europe.

    C´est dommage que jusqu´ici, Paul Jorion n´a pas pu visiter d´autres régions au monde, et je le considère comme une des opportunités tuées, avec intention?, par les évènements malheureux à Bruxelles d´il y a quelques années.

    Avec son grand don de la maîtrise des deux langues Européennes importantes, l´anglais et le francais, Paul Jorion aurait pu donner des impulsions importantes en Amérique Latine, en Afrique et en Asie aussi.

    Probablement, c´est une opportunité qui viendra maintenant, parce que c´est un devoir personnel de Paaul Jorion de bien sauvegarder d´un coté sa santé, à coté de sa vie privée qui certainement a souffert aussi par ses multiples voyages en Belgique, aux Pays-Bas, en Suisse et en France même, à partir de sa base en Bretagne.
    Probablement quelques visites bien préparées, à Berkeley, à Quebec, à Bogotá, à Beijing, à New Dehli, à Dakar, Abidjan, Accra et Johannesburg, pourraient créer la combinaison de quelques voyages relaxants, liés à des présentations précises et limitées.

    Un grand merci alors pas seulement à l´homme de la science, le prof Jorion, mais aussi au social-psychologue Paul Jorion, pour qui aucune plateforme n´était jamais trop modeste ou petite.

    C´est cela l´aspect ¨Allende¨ dans la personne de Paul Jorion: ¨servir le peuple¨, comme il l´avait bien vu auprès des Quakers en Californie (et pas les Fabians, comme j´écrivais d´une facon erronée il y a quelques jours ici au BLOG. Mea culpa).

    Et, tout cela, avec un sens d´humour raffiné, un peu ironique, disons, l´aspect Belge-Cambridge dans l´esprit de Paul Jorion.

    Merci, merci, merci beaucoup Paul Jorion, et nous vous souhaitons surtout beaucoup de santé et de bonheur dans la nouvelle étape dans votre vie, avec votre famille.

    2. Et alors, une remarque critique.

    Pas du tout à l´adresse de Paul Jorion, mais oui bien sûr à l´adresse de vous même M. Przyluski.

    Vous écrivez, dans votre texte, et je vous cite:

    quote

    ¨Certains éminents contemporains rétrécissent encore et toujours le champ d’investigation (en augmentant le nombre des « toutes choses égales par ailleurs »), tout en devenant par la suite des commentateurs absolus qui ne songent même plus à investiguer a minima leurs sujets avant d’en parler, comme chaque couronné du Prix d’Économie de la Banque de Suède (dit Nobel) nous le rappelle annuellement.¨

    unquote

    Je répète: ¨comme chaque couronné du Prix d´Economie de la Banque de Suède (dit Nobel) nous le rappelle annuellement¨.

    D´abord une petite observation, vous vous référez à la ¨Sveriges Riksbank¨ (http://www.riksbank.se/en/), la Banque Centrale de la Suède, la RIKSBANK, et pas ¨la banque de Suède¨, comme vous la décrivez d´une facon errronée, audessus de la banque centrale la plus vieille du monde.

    Deuxièment, votre observation, un peu condescendante, ¨comme chaque couronné …… nous le rappelle annuellement¨.

    Ici, deux observations.

    Premièrement, les couronnés et la (seule) couronnée du prix Nobel de l´économie qui nous ont quitté par leurs morts, ne peuvent plus ¨investiger à minima¨ leurs sujets.

    Je pense, par exemple, à Jan Tinbergen, Simon Kuznetz, Gunnar Myrdal et Elinor Ostrom. Mais, veuillez bien voir ce que vous dites… les élèves de ces couronné(e)s continuent bien sûr avec des investigations.

    Deuxièment, est-ce que vous voulez maintenir qu´un couronné comme Joseph Stiglitz ne continue pas toujours avec des investigations détaillées de ses sujets?

    (à voir, par exemple, http://www.nber.org/people/joseph_stiglitz).

    Alors, une question en conclusion: d´où vient cette critique de votre coté? Pourquoi?

    Bien à vous,

    JL

    1. Je suis assez d’accord sur la liste des « visites bien préparées » que vous énoncez avec un faible pour Pékin , Dakar et Québec .

      S’il fallait limiter les déplacements pour cause de quota carbone , santé ou finances , il faudrait au moins sauvegarder Pékin , et emboiter le pas à Macron dans cette direction en espérant que l’Europe saura y choisir son unité et confirmer sa destinée .

      Pour faire que la rencontre d’Aristote et Confucius , autorise la survie de l’espèce , l’accouchement du sens , le désir de vivre de la jeunesse , la sérénité bienveillante de la vieillesse , la biodiversité …sur une terre durablement imaginée comme finie dans l’espace et les « ressources » .

      Une utopie réaliste , comme les révoltes ou révolutions ont pu en donner un brouillon en France ( 1789 , la commune , 1936 , 1968 ) , en Russie , en Chine …pour les mieux connues .

      PS : si on en est aux vœux et remerciements ( c’est l’époque ) , je noterai de mon côté que si le travail de Paul Jorion a pu participer , participe et participera à cette « émancipation  » de notre espèce , il est aussi dans le fil des travaux mondiaux dans cette direction ,un peu partout de par le monde et que c’est rassurant pour la suite .

      Sa « patte » aura été de lui donner vie et saveur , et je lui suis reconnaissant de m’avoir donné l’occasion de rencontrer ici de bien belles personnes , dans leur diversité , par leur talent ou leur erreurs , leurs forces et leurs faiblesses . J’ai une pensée particulière pour les femmes , plus rares , entières et précieuses, et quelques fortes personnalités , même ( et surtout ) si encore « trop » fortes .

      Nous quoi , hier , aujourd’hui et demain .

      Je ne crois pas me tromper en écrivant que nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui ont trouvé ici un écho , un début de réponse , à une désespérance intellectuelle ou sensible . Echo , réponse qui leur a donné la curiosité et le désir d’un pas de plus .

      De cela je ferai mon deuil ( un de plus !) , avec d’autant plus d’espoir qu’il saura continuer à accompagner , porter , alimenter , vulgariser , avec ses amis et alliés , cette espérance folle dont je rebats les ….yeux :

      Liberté , Egalité , fraternité étendue au vivant !

  2. Pour le nom du prix je me suis laissé aller à la simplification …ok
    Quant aux nominés quelques hétérodoxes sont un effet parsemés parmi la liste. Je faisais écho à quelques écrits du blog qui il y a quelques années ont discuté l auto installation de l économie comme science et ses conséquences sur le débat public. Mon propos ne fait pas honneur à l’acuite des débats d’alors mais c’était un clin d’oeil.

    1. Timiota, puisque vous etes un habitué du blog, pouvez vous m’indiquer ce qui va changer? Ce n’est pas clair. Qu’il n’y ait plus de nouveaux contenus est une chose. Que le site lui-même soit complètement inaccessible en est une autre (sauf à devoir aller à la BNF pour y accéder?).

      Les urls des pages renverront-elles toujours aux articles publiés?
      Ou bien tout disparait-il, auquel cas il ne me reste donc que quelques jours pour sauvegarder mes articles en favori en format pdf.

      J’en aurais au moins pour 3 jours pour sauvegarder les pages qui ont le plus retenu mon attention.

      Cordialement.

      1. Le blog va cesser d’être une gazette permanente où je publie les papiers qu’on m’envoie (au fil des années j’ai dû publier 9 sur 10 des textes qu’on m’a envoyés) = plus de « billets invités ». Ceci dit, il n’y aura pas destruction de ce qui existe, et je continuerai d’ajouter du contenu (sous quelle forme exactement, je n’en sais encore rien). La gestion du blog comme « gazette », la collecte de l’appel mensuel me prenaient (me prennent jusqu’au 28 février) un temps considérable que j’entends consacrer désormais à 1) l’Intelligence Artificielle, 2) l’activité de psychanalyste, activités que je pratique en ce moment à très petite échelle.

      2. OK.
        Je vous remercie. C’est beaucoup plus clair. J’ai eu peur que tout ne se perde.

        Je suivrai de tres pres vos reflexions sur les IA.

        Cordialement.

  3. Chez Paul, les faits vous semble Lunique carburant.
    Je crois que l’énergie de ses réflexions est d’abord incorporée dans une vision du monde qui lui est évidemment propre. Cette grille de lecture, ce filet, pour reprendre ses termes, me convient à merveille d’autant plus qu’il est difficile à couvrir sur toute sa surface.
    Me suis je bien fait comprendre ? :–

  4. 1 / L’humanité dans son ensemble consomme chaque année 1,7 planète ( ressources et capacités à se régénérer ). Le jour du dépassement est chaque année plus éloigné de la fin décembre.
    2 / La population, pour l’instant continue de croître. 8, 9, 10 milliards ?
    3 / Paul dans une vidéo ( laquelle ? Je ne me le rappelle plus ) appelait à consommer moins d’une planète le plus vite possible.
    3 / Yves Cochet suggère de diviser le PIB… par 10, en quelques années et ajoute que les riches devront faire de gros efforts.
    Moi, je crois qu’ils – les nababs – s’en foutent car ils sont persuadés qu’ils auront toujours les moyens d’échapper aux conséquences les plus graves – létales – de l’effondrement.
    4 / Je pense que Paul sait tout cela et que ce n’est pas tout à fait étranger à sa décision d’occuper désormais une autre place. J’ai le même âge ou à peu près et connais la même tentation.

    Quel territoire voulons-nous – voulez-vous – défendre ?
    Quelle démocratie ? Le vieux cadre a encore de beaux restes à ce que je vois.

     » Le réel c’est quand on en prend plein la gueule. » J. Lacan

    1. @ Paul Jorion

      Merci pour vos précisions.

      1. Alors, deux étapes: l´étape Jorion-Cambridge (Angleterre), où vous vous trouviez dans le milieu FABIAN. Un milieu très important pour mieux comprendre les relations entre ¨le rapport de la minorité¨ de la Royal Commission on the Poor, les Webbs et Keynes. Je l´ai cité avant ici au BLOG (source: Skidelsky): Keynes disait à Beatrice Webb, quand elle disait à lui (pendant une rencontre à un cocktail dans la résidence de l´ambassadeur de l´USSR à Londres) d´être tellement interessée dans le texte de la General Theory: ¨oh, rien de nouveau, tout se trouve déjà dans le Minority Report¨.

      Le développement parallèle de la penseé anti-Laissez Faire se trouve dans l´histoire de la production intellectuelle de Knut Wicksell en Suède, et, plus tard, l´élaboration par (le linguiste!) Ernst Wigfors, grand connaisseur de la Fabian Society, et alors, la production de Beatrice et Sydney Webb.

      Une autre affirmation de l´importance de l´observation de Keynes: ¨rien de nouveau¨.

      [Vous me permettrez d´ajouter ici, l´importance de la rencontre à Londres, dans la Royal Economics Society, plus ou moins dans la même période, entre Alejandro Lopez (Medellín-Bello, 1876 # Bogotá – Fusagasuga, 1940) et Keynes. Alejandro Lopez, fils d´une famille pauvre, s´était développé comme ingénieur brilliant, et a vécu et travaillé à Londres entre 1921 et 1935, aussi comme représentant de la Fédération Nationale de Cafeteros de Colombia, et, à partir de 1930, comme consul général de la Colombie à Londres. Alejandro Lopez était la personne qui a introduit la pensée de Keynes en Colombie, comme Lopez, indépendamment, avait développé sa propre critique de ¨Laissez Faire¨, et rencontrait dans la pensée de Keynes, un fiel ami. C´est certain que c´était Lopez qui a introduit la General Theory en Colombie, dans la pensée et la politique del Partido Liberal, qui (toujours) connait une section social-democratique assez ¨Suedoise¨. Alors…. sans causalité, mais bien sûr une correlation entre le Minority Report et le début du développement de l´état de providence en Colombie, notamment dans la période de la présidence de Olaya Herrera (1930 – 1934) en Colombie, jusqu´à la fin de la deuxième guerre mondiale en 1945. Un développement qui a été soutenu par la Vierge Rouge (Virgen Roja), Maria Cano, femme socialiste, née elle aussi dans la pauvreté de la bidonville industrielle de textile de Bello, Medellín, amie de Alejandro Lopez, admiratrice.
      sources: https://www.elespectador.com/noticias/cultura/maria-cano-la-roja-flor-de-la-clase-obrera-articulo-708979
      et
      https://www.librerianacional.com/pagina=producto&libro=348956&autor=246604&editorial=2999 ]

      2. Deuxièmement, l´étape Jorion – Californie, où vous aviez rencontré un milieu beaucoup plus vieux que celui des Fabians, c´est à dire, celui des Quakers, avec leurs racines dans l´année 1620.

      Le titre de votre chair à Bruxelles, était lié directement à vos expériences en Californie auprès des Quakers, la notion de Stewardship, (= attitude de servir, une notion largemment élaborée dans votre ¨L´Argent, mode d´emploi¨, à voir aussi:
      https://www.youtube.com/watch?v=FKAMvMAZJ6A ).

      Je le trouve intéressant de voir un parallèle ici ausi, entre d´un coté les liaisons Quakers (17 ème siècle) – Fabians (19 ème siècle) en Angleterre, et de l´autre coté l´Eglise Luthérienne (16 ème siècle) et l´ABF (20 ème siècle) en Suède.

      Source: https://www.cambridge.org/core/services/aop-cambridge-core/content/view/9BE144A3B10F8CECFA68390FA19C9E2A/S0147547916000235a.pdf/popular-adult-and-labor-education-movement-in-sweden-history-content-pedagogy.pdf ).

      3. Et quant au ¨problème¨, chicarron comme nous le disons ici, Blair…. ah mon cher Paul, l´en parlerons une autre fois s.v.p… mais croyez moi, c´est encone beaucoup beaucoup plus terrible ce sieur anglais, que vous l´imagineriez…

      https://colombiareports.com/colombias-congress-launched-investigation-into-blairs-lucrative-business/

      http://www.telegraph.co.uk/news/politics/tony-blair/11547808/Revealed-how-Tony-Blair-makes-his-millions.html

      (et je n´ai même pas encore parlé des conséquences Marcel Lefevbristes des opérations Blair en Colombie…. comme le disait Spinoza, cher Paul: CAUTE!).

      1. Monsieur Leestemaker, vous en dites trop ou pas assez sur Tony Blair. Ce sujet n’est pas du tout dans la presse française, cet homme est globalement admiré en particulier par les socialistes français et celle qui se présentait à l’élection suprême en 2007 (Ségolène Royal). Pas plus que les positions de la famille Clinton d’ailleurs, pourtant il y a de quoi occuper les tribunaux pour les 200 prochaines années.

  5. Je lis P Jorion depuis 2 ou 3 ans et je reste sur ma faim. En particulier je ne suis pas sûr qu’il soit si rationnel que décrit ici.
    Il considère que les catastrophes financières, informatiques et écologiques s’additionnent pour mener notre humanité à l’effondrement. Sa mesure phare : interdire la spéculation. Sa proposition : le socialisme (pas celui de Staline – ouf !).

    Ce (ne) faisant (pas), Il ne conclut jamais que le problème fondamental est PHYSIQUE : les ressources naturelles baissent, la pollution augmente et ceci résulte de la consommation humaine.
    Cette consommation n’est rien d’autre que la destruction de notre biosphère D qui se décompose mathématiquement en notre nombre N multiplié par notre consommation individuelle moyenne C.
    Soit D = N*C ; équation antipathique, que PJ n’aime pas, mais vraie.

    Examinons l’effet de la suppression de la spéculation :
    La spéculation détourne des masses considérables de capitaux hors de l’économie réelle. Sa suppression produira de l’inflation (sans danger pour D) mais aussi une croissance de l’économie réelle, donc de C, donc de D.

    Examinons l’effet du socialisme :
    Tout politique, socialiste y compris, proclamera vouloir augmenter les salaires. Les socialistes veulent le faire pour la masse des moins riches, qui en profiteront pour augmenter leur consommation au détriment des « riches » qui disposeront de moins de capitaux pour spéculer (les riches ayant trop de revenu pour le consommer). Le socialisme (celui rêvé par PJ – pas celui du goulag) augmentera donc C.

    En conclusion, PJ propose d’accélérer la crise qu’il analyse correctement et semble tomber dans une pensée magique (la fin du capitalisme est une question de survie) qu’il dénonce par ailleurs.
    Bizarre, et je reste sur ma faim…

    1. @ Hadrien.

      Si vous restez sur votre faim Hadrien c’est qu’il y a un mur entre vous et nous les socialistes, entre vous et l’humanité souffrante.

      « Examinons l’effet du socialisme :
      Tout politique, socialiste y compris, proclamera vouloir augmenter les salaires. (…) Le socialisme (celui rêvé par PJ – pas celui du goulag) augmentera donc C. »

      Osez vous diagnostiquer ! Comme si le fait d’anticiper la capacité à satisfaire les besoins sociaux de l’humanité était contradictoire avec celle de prendre soin de la nature.

      La seule manière de prendre soin de la cage d’escalier d’un immeuble c’est de prendre soin à tous les étages des locataires, n’importe quel syndic gestionnaire vous le confirmera. De la même manière la seule possibilité de sauver la planète de son triste destin programmé, toute chose étant égal par ailleurs, c’est de soigner ses habitants, tous ses habitants, et donc augmenter les salaires des travailleurs.

      Le Socialisme n’aura pas peur d’apporter abondance et liberté à tous, parce que le socialisme est l’antithèse de ce qui se fait actuellement, à savoir idolâtrer le marché aveugle, marché anarchique qui lui seul est polluant. Vous verrez avec le socialisme, la planète s’en portera d’autant mieux.

      Lier augmentation des salaires et grand collapse final, c’est finalement remuer la queue dans la meute. On est dans la pensée unique, et évidemment un Paul peut déranger, jusqu’à vous couper l’appétit même peut-être !

      Votre conscience ne vous empêche sans doute pas de consommer, mais la critique de cette conscience sans doute !

      Nous les socialistes, il nous vient de plus en plus l’envie de mordre et mordre encore dans la pensée unique, battant tous les records de bêtise et de vulgarité, jusqu’à ce qu’enfin chacun comprenne que trente deux dents ne claquent pas pour rien et inutilement.

      Ces trente deux ans étant dans les mâchoires de ces centaines de millions de malheureux, ayant ce soir encore faim, qui s’ils savaient lire, pourraient légitimement avoir hontes de vous et de votre pessimisme égoïste.

      Pour la petite histoire, tous les politiques ne sont pas si pressés « (proclamer) vouloir augmenter les salaires. », à ma connaissance il n’y en a même aucun, même nos socialistes du moment ont quelques absences sur le sujet, ceci explique sans doute la grande popularité de Paul l’indigné chez les travailleurs !

    2. @Hadrien

      Medellín, le 9 de janvier 2018

      1. Ce n´est pas du tout bizarre à comprendre, au moins pour moi, que vous resterez sur votre faim avec un raisonnement tellement anti-scientifique, anti-historique, et surtout tellement anti-honnête vis-à-vis les efforts de Paul Jorion (et de Francois Leclerc en ce qui concerne le Japon) de nous expliquer chaque fois de nouveau où va un système de production / socio-économique qui n´est pas fondé sure des valeurs de l´économie circulaire, l´économie solidaire et de la compréhension de la mauvaise qualité de l´analyse Malthussienne.

      2. Le cerneau de votre analyse, à voir aussi les lettres ¨de chocolat¨ que vous employez pour sousligner votre grand TORT, est: ¨le problème fondamental est PHYSIQUE¨.

      Oui et non, estimé madame? monsieur? Hadrien.

      Oui, parce que dans quelques milliards d´années, la fusion nucléaire dans le – au soleil terminira.

      Non, parce que tout d´abord ce même soleil nous envoie des cadeaux immenses chaque pico-seconde, la plupart d´une manière gaspillante impressionante, ainsi alimentant l´économie circulaire de la vie même, la biosphère et les multiples formes de l´énergie renouvelable que nous n´employons toujours pas à 100 %, et, important, deuxièmement, parce que de rapports de forces que nous maintenons entre nous mêmes comme êtres humains, nous retiennent toujours comme prisonniers-ères dans des cercles vicieux.

      Des rapports de force entre êtres humains alors qui nous retiennent d´une transition audace vers des équilibres sostenibles et vers une économie circulaire et solidaire, dans tous les domains:
      – minéraux (oui Hadrien, y compris le phosphate, y compris les terres rares)
      – matériaux de construction
      – énergie
      – nourriture
      – eau
      – air
      – algues
      – bactéries (et virus)
      – plantes
      – animaux
      – femmes, hommes et enfants

      Pas du tout un ¨problème fondamental¨, ce qui est physique, mais surtout un ¨probème fondamental¨ ce qui est humaine, psychique, créateur/trice, intellectuel, organisateur, informatif et, culturel et ¨accueillant¨, dans le sens d´un vrai chaleur humaine, incluyant, social et solidaire.

      D´où vient votre orientation Malthussienne, tellement erronée?

      3. Le même Thomas Malthus, avec sa théorie totalement falsifiée, (Essay on the principle of population, 1798) basait ses interprétations erronées sur une analyse fautive des, présupposés, relations de causalité entre la croissance de la population et la capacité de la production agricole dans le sud de la Suède (sources: Turner and Cunneen, Malthus and his time, 1986 et Nils Petter Lagerlöf, Malthus in Sweden, 2015).

      Je ne vais pas répéter ici tout la immense quantité de la litérature sur les recherches qui ont rejeté la recollection de données, l´analyse et les interprétations de Thomas Malthus.

      Par contre, je vais vous expliquer qu´un des pays plus pauvres du monde d´il y a 100 années, à cette époque beaucoup plus pauvre que, par exemple, l´Argentine, avec une croissance de la population explosive et un taux d´émigration vers les EEUU et vers d´autres régions au monde, s´est transformé dans un des pays les plus riches, plus heureux, plus estables, plus paisibles et surtout plus CIRCULAIRES, plus sociaux, plus accueillants de refugié(e)s de la planète.

      Oui, madame ou monsier Hadrien, j´espère que vous ayez bien entendu le double message Jorion-Leclerc: continuez avec un modèle autoritaire, nucléaire, exploitateur, anti-social, anti circulaire, anti humaine et anti nature: oui, ce modèle nous amera à nous tous rapidement à l´abîme.

      Et ne pas travailler à un changement d´esprit humain à fin de changer drastiquement ce cours, ne va pas aider beaucoup non plus.

      Paul Jorion nous enseigne:

      D = N (s) * [I(e) * C (c)]

      D = durabilité
      N (s) = population stable
      I (e) = intelligence exponientielle
      C = consommation circulaire

      1. Procéder au changement d’esprit humain sous 2 générations sans employer les méthodes coercitives dignes des régimes rouges que l’on connait ou avons connus? Vous y croyez vraiment? L’urgence est telle que l’on ne pourra pas échapper à un autoritarisme écologique (d’autant plus dur qu’il sera mis en place tard), la seule question est : sera t il égalitariste? ce qui équivaux à se demander si on laissera mourir une grande partie de la population et de la planète (non égalitariste) ou si on la contraindra à se partager ce que la planète met à sa disposition (écocratie communiste globale et dure qui ne se mettra en place que suite à une guerre qui diminuera aussi la population et la surface planétaire viable de façon drastique). En dehors de cela il nous reste les aliens ou l’IA… (voire l’IAlien 🙂 )

    3. @ Hadrien dit : 9 janvier 2018 à 17 h 30 min

      Cela fait une huitaine d’années que je fréquente le blog de Paul Jorion que je soutiens, sans pour autant être en total accord avec ce qu’il développe.

      Je partage votre avis lorsque vous mettez en relief deux points faibles de sa vision : l’insuffisante prise en compte de la physique et l’illusion consistant à voir une solution dans le partage infini de richesses finies.

      Je pense que Paul Jorion en est conscient, mais qu’il se sent en devoir de ne pas couper tout espoir à ceux qui par eux-mêmes, ne sont pas arrivés à l’inexorable et terrible conclusion à laquelle il est lui-même arrivé.

      A-t-on le droit de nier l’existence du père Noël à ceux qui y croient encore ?

      1. On regrettera éternellement que les approfondissements psychiatriques de Paul Jorion soient trop tardifs pour nous livrer une analyse de Jducac sur son divan .

        Pour l’inexorable et terrible conclusion ,ça fait déjà un bail qu’homo sapiens ne l’a pas tirée .

        Heureusement , sinon nous ne serions déjà pas nés et ce serait bien dommage .

      2. « A-t-on le droit de nier l’existence du père Noël à ceux qui y croient encore ? »
        Pas tout à fait, car Jorion vas plus loin, après avoir montré que le père Noël n’existe pas il s’est mis en tête de l’inventer en se remettant à bosser sur l’IA. Tout bien réfléchi a quoi bon baisser les bras? 😉

      3. @ jducac
        « A-t-on le droit de nier l’existence du père Noël à ceux qui y croient encore ? »

        Ben oui quoi, un peu de courage intellectuel Paul, c’est gentil de caresser dans le sens du poil les demeurés, mais ce serait encore plus gentil de leur éclairer leur lanterne.

        Il faut arriver à leur enseigner l’inexorable et terrible conclusion, suivant laquelle il est pure illusion à voir une solution à la crise du capitalisme dans le partage infini de richesses finies.

        Mais monsieur jducac, vous et avant de charrier Paul, allez jusqu’à la conclusion logique de votre raisonnement, et parlez nous de cette inexorable politique, d’une nouvelle solution finale de triste mémoire, seule apte à vous rassurer, vous et votre délire de monde fini.

        Il n’y a pas à lézarder, peu importe les états d’âmes des enfants qui croient au père noël, si nous parlons là d’une question de vie ou de mort pour l’Espèce, il faut assumer ses responsabilités.

        Décroissance pour décroissance, il va falloir quand même s’occuper, de manière un peu plus conséquente et sérieuse, de la surpopulation, problème que ces lâches politiciens contemporains mou du genoux nient .

        Le contrôle des naissances ? Oui ça équilibrera notre affaire à moyen terme, mais comment s’y prendre ? Qui prend en charge l’annonce, consistant à expliquer à un être humain que désormais, ça sera beaucoup mieux pour lui, s’il renonce raisonnablement à procréer ?

        L’ONU, la caverne des brigands capitalistes ?

        Et comment répartissons – nous les quotas ? Comme la taxe carbone ? Les pays riches pourront faire porter le fardeau aux autres en ce contentant de payer des amendes ? Parce que nous les bons, nous qui avons des biens, si on nous interdit la procréation, on nous fruste aussi de l’un des droits les plus sacrés de la propriété: le leg ! C’est inacceptable !

        Il faut en priorité s’occuper de toute cette misère, celle que de toute façon, même les socialistes disent qu’on ne peut plus accueillir. Et si par hasard il y avait des contrevenants ? Simple, on les choppe et on les castre ?

        Mais bon Dieu, Dieu tout puissant, il suffit qu’il reste une petite minorité de ces mâles gaillards pour provoquer une catastrophe. Non il faut s’attaquer à la racine du mal. C’est les femmes qu’il faut stériliser.

        Que cela plaise ou ne plaise pas au mouvement féministe, c’est au petite fille qu’il va vite falloir expliquer: « chérie tu ne seras jamais maman ! « .

        Toi ma petite chérie, pas de changement. Tu vas pouvoir continuer à te bâfrer. Toute ta vie, acheter, et acheter encore, des choses qui te sont inutiles, foutre à la poubelle, chaque fin de semaine la moitié de ton frigo, remplit de petits yaourts vendus à l’unité, et aussitôt te précipiter au supermarché le remplir de nouveau. Vivre et espérer vivre toute ta vie comme une princesse, avec le plus de luxe autour de toi. Consomme ma petite chérie, gaves-toi, c’est le droit le plus sacré d’une femme qui vit dans un monde libre. Ne te pose pas trop de question par contre: Sur l’obsolescence programmé des produits; sur l’appauvrissement des terres par la monoculture; sur l’individualisme forcené faisant que maman ne veut même plus que tu ailles manger à la cantine avec tes copines; sur l’existence des frontières ma cocotte …

        Ces frontières qui exigent des énormes budgets de la défense, budgets qui devraient plutôt être investit dans la faim et l’éducation, la recherche pour une production propre, budgets vendus par les repus comme devant éviter les guerres, alors même qu’ils les précipites.

        Non ma chérie, ma cocotte, certes tu ne seras jamais maman, parce que le camarade jducac a considéré un jour, qu’on ne pouvait plus penser progrès, parce que le monde capitaliste était fini, et que pour lui le capitalisme fini, tout été foutu, mais surtout ne réfléchit pas, tu ne dois pas t’intéresser à la politique, ne résiste pas ma chérie, pro-fi-te !

        « On va te couper les trompes, mais rassures toi, tu pourras continuer à faire les soldes ! »

        Parce que ma petite chérie, si tu t’entêtes, si tu refuses et que tu vas prêter l’oreille à ceux qui croient au père noël, ces agitateurs des classes dangereuses … en surplus (ces classes qu’il faut d’une manière ou d’une autre neutraliser) , alors papa et maman te préviennent, on va se fâcher, et tu sais quand les braves gens, propres sur eux se fâchent, ça peut faire des fureurs !

        Et oui camarade jducac tu ne t’en rends même pas compte mais tu tiens un discours eugéniste, chose que Paul ne fait pas parce que lui à la différence de toi il parle de socialisme, celui que les théoriciens nazis popularisaient.

        Réveille toi camarade, tu déconnes grave !

      4. @juannessy
        Psychiatrie et psychanalyse sont des disciplines assez différentes. Confondriez-vous la chirurgie orthopédique et la kinésithérapie? 😉

      5. @DUP :

        Vous avez raison .

        j’ai pensé Psychanalyse et écrit Psychiatrie . Une histoire de fous , quoi . On va dire que c’est parce que c’est plus court à écrire .

        Mais je suis sur qu’en tant que compépère senior ( c’est pour associer Eninel ) , Jducac ne m’en tiendra pas rigueur .

      6. @ Juannessy dit : 10 janvier 2018 à 18 h 56 min

        « Heureusement , sinon nous ne serions déjà pas nés et ce serait bien dommage »

        Vous aussi Juan, vous ne tenez pas suffisamment compte de la physique. Elle est en jeu partout y compris dans les phénomènes biophysiques naturels qui sont depuis longtemps entrés d’eux-mêmes en jeu lors de la naissance et l’évolution des organismes vivants, bien avant que vos très lointains ancêtres aient été en mesure de cogiter sur le sujet.

        L’homo sapiens n’est qu’un des éléments séquentiels dans une très longue chaîne qui a vu des maillons naître et d’autres disparaître. C’est ce qui permet à certains de fonder leur espérance sur le transhumanisme lequel permettrait à partir d’un petit nombre engendrer de nouvelles souches.

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Origine_%C3%A9volutive_de_l%27Homme

        @ Eninel dit : 10 janvier 2018 à 20 h 27 min

        « Et oui camarade jducac tu ne t’en rends même pas compte mais tu tiens un discours eugéniste, chose que Paul ne fait pas parce que lui à la différence de toi il parle de socialisme, celui que les théoriciens nazis popularisaient. Réveille toi camarade, tu déconnes grave ! »
        Quand on décroche un point godwin c’est souvent parce qu’on manque d’argument, d’imagination ou d’information, ce dont beaucoup de gens peuvent s’honorer.

        http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/2018/01/10/31003-20180110ARTFIG00274-luc-ferry-le-transhumanisme-la-fin-de-la-solidarite.php

      7. @Jducac :

        Moi vous avez , je suis comme vous un peu con en sciences physiques et je me prends pour un pur esprit .

        Mais c’est bien pour ça que je remercie la science physique d’avoir privé homo sapiens d’avoir trop à rationnaliser pour agir , car sinon nous ne serions pas là à nous demander si c’est intéressant de savoir si des souches qui ne croiraient pas au père noël mais vivifiées par le spermatozoïde capitaliste sauront accéder à notre succession .

        Dans ce débat là , je me tamponne le coquillard de savoir d’où je viens et où mes congénères voudraient me mener .

        Donc je me fous des sciences physiques .

        PS : je le refais une dernière fois :  » Je suis si intelligent que parfois je ne comprends pas un traitre mot à ce que je dis moi même « .

  6. Medellín, le 9 janvier 2018

    Cher(e)s co-blogueuses/rs, et notamment, svp @Hadrien:

    Veuillez me permettre encore une réflection, une pensée.

    Dès la création du capitalisme moderne (à Amsterdam, capitale de la République des Provinces Unies, la création de la première bourse d´actions au monde en 1609, la création de la VOC, cette compagnie privée/publique qui commendait également les affaires étatiques et militaires, non seulement aux Pays-Bas, mais aussi en Afrique, Inde, Sri Lanka, Japon, Corée et Indonésie (à voir le drapeau des Pays-Bas dans cette époque http://zoom.nl/foto/overig/voc-in-volle-glorie.193594.html, VOC = Compagnie Unifiée des Indes Orientales), les hommes, un peu plus tard, aussi les femmes, au commande de cette machinerie privée-publique-militaire-capitaliste-financière mondiale incroyable, qui plus tard créait aussi la WIC, la Compagnie Unifiée des Indes Occidentales, avec la capitale Nouvelle Amsterdam (maintenant New York), cherchait une seule chose: le profit financier, n´importe comment, n´importe d´où.

    Ce premier hégémone capitaliste de l´humanité (au fin du 17 ème siècle transféré, avec le financement actif des Amsterdamois(es) à Londres, hégemone no. 2 et à partir de 1945 à New York, hégémone no. 3, avec le transfert du monopole de la cocaine étatique Java/Amsterdam à Washington, y compris son illégalisation, puisque, beaucoup plus rentable), la République des Provinces Unies, était basé sur des principes strictes de la première comptabilité capitaliste moderne, à double entrée, le monopole de la violence militaire, et le terreur. (cfm Immanuel Wallerstein, The Modern World System, tomes 1, 2, 3 et 4.)

    Un terreur total et totalitaire et militaire, qui cherchait le positionnement rapide et directe de quelques monopoles spécifiques, entre lesquels surtout des monopoles de produits addictifs, comme par exemple la noix de muscade.
    (plus tard l´opium, et basée sur le réseau étatique néerlandais de l´opium, le monopole de la cocaine étatique entre 1900 et 1945, source: Hans Bosman, 2012, dernier directeur scientifique de la Nederlandse Cocaine Fabriek n.v. à Amsterdam, avec des plantations étatique de coca à Java, Indonésie.)

    L´exemple de la noix de muscade sert comme ¨pars pro toto¨ de l´approche terroriste de la VOC / Etat Néerlandais.

    (Il n´y avait AUCUNE distinction entre la compagnie coloniale et l´état.)

    La VOC envoyait dès Amsterdam, un de ses plus grands terroristes à Indonésie, J.P. Coen. Il se rendait à l´île de Banda, où se trouvait l´ensemble plus grand du monde (toujours… aussi de nos jours..) des arbres de la noix de muscade.

    (Un produit ADDICTIF! A lire William Burroughs, Naked Lunch, 1959).

    Monsieur (hein?? ou mieux: Criminel…) Coen, commencait avec l´extinction TOTALE de la population. Ensuite ce terroriste du capital privé / de l´état, commencait à couper des arbres (environ 1620-21).

    Parce que, il fallait BIEN diminuer d´une facon draconique la générosité de la nature et de l´univers, bref de l´abondance, afin de pouvoir réaliser un monopole total, et, évidemment, un contrôle absolu des prix des produits vendus en Europe.
    (à lire en francais: https://fr.wikipedia.org/wiki/Jan_Pieterszoon_Coen)

    Ce ¨truc¨ de la création de la rareté, de la pénurie, est TOUJOURS le grand truc du capitalisme moderne. Ou, comme le dit toujours Immanuel Wallerstein: ¨chaque entrepreneur capitaliste supporte à 100 % la compétition et le marché, jusqu´au moment qu´il ou elle a pu imposer son monopole.¨

    (De nos jours pensez à des pirates/escrocs comme Bill Gates par exemple.)

    Ce truc de la création artificielle de la rareté, de la pénurie, connait des parallèles aussi dans le domaine de l´imagination et du marketing. C´est un truc, un truc de marketing, pour pouvoir justifier des monopoles, de la formation des prix, de l´induction des sentiments de la culpabilité, un truc très effectif, comme l´a démontré depuis 2.000 années l´entreprise multinationale plus grande, plus effective du monde: l´église catholique de Rome.

    Avec un modèle ¨mixte¨ entreprise-état-monopole-de-la-violence, qui ressemble celui de la VOC!

    Comme le dit toujours Paul Jorion… le résultat, par exemple dans le domaine de la formation de prix, est une affaire// un résultat des rapports de force entre êtres humains sous la domination capitaliste, c´est à dire, avec la propiété privée non-partagée du capital c´est à dire, le pouvoir de décision NON partagé.

    Alors, ce que j´aimerais partager avec vous, lecteur, lectrice est la pensée suivante.

    Si c´est vrai que le mécanisme central de cette opération capitaliste est la création artificielle, et bien matérielle, et bien psychologique, de la rareté, de la pénurie, créant un étrange mélange entre sentiments de culpabilité et de peur, (comment survivre???????), et si je sais cela, comme capitaliste, que ce mécanisme de l´instauration de culpabilité PLUS peur est tellement effective comme appareil de domination… si tout cela est vrai…

    alors….

    j´ai un instrument incroyablement fort en mains…

    C´est ainsi que j´estime qu´une grande part du capitalisme VERT, de la DROITE VERTE, a découvert un terrain incroyablement puissant et prometteur… puisque… générer ces sentiments de culpabilité et de peur, reproduisant chaque fois le mantra que la terre ne peut plus supporter la vie, que la rareté et la pénurie des ressources sont tellement grandes, que… oui, que… quoi? Mieux de se suicider???

    Thanatos Palace Hôtel?? C´est à dire, sauve qui (le) peut (payer)??? La mort de luxe? Un retour (régressif..) à André Maurois?

    C´est pour cette raison, cette analyse historique de la création intentionnée de la rareté, de la pénurie dans le capitalisme moderne, et de sa FORCE psychologique incroyable, que j´aimerais formuler une alternative.

    L´alternative du roi soleil, de l´abondance.

    L´univers et le soleil, sont généreux d´une facon incroyable.

    Et produisent beaucoup plus que quelconque humanité nécessitera jamais.

    Et poussent un transfert et un taux de croissance permanente, constante, de l´énergie, de photo-synthèse, de création permanente de biomasse. (Algues tout premièrement. A lire les rapports de l´IPCC).

    Nous le savons, nous l´avons calculé, nous le pouvons sauvegarder et utiliser techniquement d´une facon circulaire.

    Et nous savons, grâce aux analyses des sous-consommationistes (à relire Michael Bleany..) que c´est la sous-consommation qui est organisée par le capitalisme, comme reflet de la politique de la création de la rareté, de la pénurie artificielle, créant des explosions démographiques, créant la destruction de la terre, la contamination, la pollution, bref, le manque de respect pour la vie.

    Et nous savons tous et toutes aussi, que c´est complètement possible de créer un nouveau monde.

    Un monde avec une économie circulaire, avec une économie solidaire, avec une démocratie florissante, avec une vie culturelle active, avec de la musique, la poésie, les sports, l´avonture, l´amour et le respect.

    Il nous faut seulement cette décision active: combiner la volonté et l´action, afin de terminer le desastre inventé par les terroristes-pirates-entrepreneurs-colonialistes-dirigeants d´Amsterdam.

    Veuillez visiter TOUS et TOUTES cette première exposition de l´histoire scandaleuse de la creátion du capitalisme aux Pays-Bas….

    Et comprenez svp qu´il y a un silence total aux Pays-Bas quant à cette exposition merveilleuse à Bruxelles…

    https://www.bozar.be/en/activities/122914-power-and-other-things

    Laisserons ce vieux monde derrière nous, et allons-y ¨Vers un nouveau monde¨ qui nous propose Paul Jorion.

    1. Où l’on constate que les néerlandais n’ont rien à envier aux français quand il s’agit de penser que le monde est né chez eux et n’a de leçons à apprendre que de leur pays !

      Bien sur Amsterdam a été le siècle d’or des Pays Bas , et fait de ce pays ce qu’Attali appelait un cœur d’Empire historique parmi les huit ou neuf qui se sont succédés dans l’histoire mondiale , et le capitalisme financier , s’appuyant à cette époque sur une créativité financière qui finançait vraiment la créativité matérielle , n’est pas pour rien dans cet « avantage » grandement permis par un colonialisme et pillage sauvage qui a valu à Amsterdam ( ça aurait pu être Bordeaux si la géographie , l’imagination et la prise de risque l’avaient voulu) sa richesse opulente … encensée paradoxalement par un classement de certains de ses quartiers au patrimoine mondial par l’UNESCO !

      Le relai a été pris par Londres puis Los Angeles , où il est encore et où se trouve encore la créativité sans laquelle une société se fossilise et meurt .

      Mais l’Empire américain , comme tous les empires , n’assure plus la maîtrise militaire , moins la maîtrise monétaire , de moins en moins « élégamment et utilement » la maîtrise sociale et communicante , et la Loi juste .

      Bref , nous sommes socialement , militairement , monétairement , » économiquement « , en route ( certains penseront en marche !) vers un autre monde qui devrait marquer une modification forte sinon la disparition de la canalisation forcée des « désirs » vers les objets ou concepts marchands marqués par la propriété .

      Un mécano forcément plus mondial ( supra ) sur une terre reconnue durablement plus fragile et finie que nous ne nous en sommes encore jamais vraiment soucié ( infra par rapport à nos horizons passés ) .

      J’espère que ce ne sera pas un nouvel « Empire » , et que cet organisme vivant nouveau répondra à mon étendard , si nos petits enfants doivent continuer notre quête tragique et extraordinaire .

      1. Si ce nouvel empire devait être le trans-humanisme , la mort me délivrera auparavant et bien heureusement de ce grand néant là .

    2. Les Français avaient droit à une orange par an, le jour de Noël. Aujourd’hui, tous les enfants et même adultes peuvent avoir du jus d’orange tous les jours. Ca, ce n’est pas l’organisation de la pénurie capitaliste monsieur Leestemaker, c’est exactement tout le contraire. Je peux donner des milliers d’exemples comme ça qui contredisent tout ce que vous venez d’écrire.
      Vous donnez des tas de références bibliographiques mais elles sont nulles et n’appuient en aucune façon votre tentative de démonstration. Comme on dit en Français : vous noyez le poisson. On peut cultiver des algues, et c’est très bien, moi-même j’en consomme de temps en temps un peu. Mais sérieusement ce n’est pas la culture des algues qui va faire tomber le capitalisme que vous détestez tant.
      L’appropriation par la violence en Indonésie par les Hollandais est évidemment un crime. Rien que pour ça, vous avez une magnifique occasion de donner tout votre patrimoine à un Indonésien.
      La violence existait avant le capitalisme, et elle existera après. Elle existe aussi dans les régimes socialistes d’ailleurs, et de votre point d’observation de Medellin vous devez sûrement la constater chez votre voisin au Vénézuela. Mais non, là vous nous direz que Maduro n’est pas socialiste. Comme Staline ne l’était pas non plus. Ni Pol Pot. Ni Mao. Ni ces bons vieux frères Castro. Comment est-il impossible de trouver un « vrai » socialiste alors que depuis des siècles déjà de nombreuses personnes se disent socialistes et souhaitent tranquillement un gouvernement socialiste authentique ?
      Le seul exemple que vous avez, c’est Allende, qu’on peut effectivement qualifier de socialiste puisqu’il a été abattu avant qu’on ne constate vraiment les effets de sa politique à long terme.

      Comprenez moi bien : je ne dis pas que le capitalisme est le but de l’humanité, et qu’il ne va pas sans poser de problèmes. C’est une évidence qu’il y a des problèmes. Je dis juste, que vous racontez n’importe quoi et que vous croyez que vos références prouvent un tant soit peu votre démonstration. Ce n’est pas le cas. Inutile de passer la brosse à reluire sur monsieur Jorion qui vend des tas de bouquins, ce que vous faites s’appelle de la flagornerie. Il aime bien ça certainement comme tout le monde, mais ça aussi ça ne donne aucune vérité à votre propos.

      1. @ Rodrigo.
        « Comment est-il impossible de trouver un « vrai » socialiste alors que depuis des siècles déjà de nombreuses personnes se disent socialistes et souhaitent tranquillement un gouvernement socialiste authentique ? »

        Comment est-il impossible de trouver un « vrai » démocrate alors que depuis des siècles déjà de nombreuses personnes se disent démocrate et souhaitent tranquillement un gouvernement démocrate authentique Rodrigo.

        Je vous renvoie la question. Citez moi un seul gouvernement démocrate authentique ( même celui d’Allende, plus démocrate que socialiste finalement) se réclamant des droits de l’homme et irréprochable en la circonstance, et cela depuis la révolution française.

        Vous n’en trouverez aucun, parce que la forme « démocratie » est la feuille de vigne du pouvoir d’Etat, pouvoir de classe de la bourgeoisie. Démocratie dans le meilleur des cas n’est ce pas, parce que très souvent dans l’histoire et quasiment totalement aujourd’hui les régimes bourgeois n’ont pu ou peuvent de moins en moins, se nommer Démocratie !

        Émotion et analyse ne vont pas bien ensemble, et vous Rodrigo, on ne peut pas dire que l’analyse de l’histoire du socialisme, le socialisme soit votre fort.

      2. Hé bé rodrigo t’avais tout ça sur le coeur ? T’as bien fait de ne pas le garder, après les repas riches des fêtes, ça t’aurait certainement ballonné !

        « Aujourd’hui, tous les enfants et même adultes peuvent avoir du jus d’orange tous les jours. » Mais qu’est-ce que tu nous racontes là ?

        (https://www.youtube.com/watch?v=8eAMjJ74wy0)

        Y a plein de gamins et d’adultes qui n’ont pas le moindre jus d’orange dans l’année à siroter, parce qu’y a pas de magasin ou pas ce produit chez eux, et ces braves gens ne vivent en pays communiste ou socialiste ! Et pour ceux qui en ont ou en auraient tous les jours, rien ne garantit que la fête du slip va durer Ad Vitam Aeternam. Pourquoi tu écris des trucs inepte sans références ?

      3. On connaissait la diplomatie du panda , on aura désormais la science économique du jus d’orange .Peut être parce que , entre or et orange , il y a filiation .

        Je ne me souviens pas avoir insulté mes parents pour avoir droit à plus d’une orange ( c’étaient plutôt des mandarines d’ailleurs ) .

        Par contre , à l’époque , tous les jus d’orange étaient de vrais jus d’oranges , et il y avait moins d’obèses .

  7. @Dup
    «  En dehors de cela il nous reste les aliens ou l’IA… (voire l’IAlien ) »

    Bien vu !
    Je me demande comment ces derniers seront accueillis… ?

  8. Medellín, le 11 janvier 2018

    1. Merci pour tous vos commentaires.

    2. C´est clair, compréhensible et surtout réjouissant que la discussion sur l´avenir de l´humanité, de la nature, et du monde génère de réactions tellement vives et fortes.

    3. J´écris ¨vives¨, aussi considérant un article publié aujourd´hui d´un monsieur (trop bien…) connu en France, Frits Bolkestein, dans le NRC Handelsblad à Amsterdam, qui lance la thèse que la seule réponse à l´immigration en Europe provenant de l´Afrique, c´est la pillule de contraception.

    Alors, plûtot une orientation sur la mort.
    Et veuillez bien observer le ton ¨maussade¨ du leader de la droite en Europe, l´ancien commissaire du marché intérieur à la commission européenne.

    quote
    Immigratie afremmen kan maar op één manier Het is naïef om te denken dat investeren in ontwikkelingslanden immigratie afremt, schrijft Frits Bolkestein. ‘Maak liever de anticonceptiepil populair.’
    unquote

    Et, pour mes ami(e)s francophones à travers de deepl:

    quote
    Il est naïf de penser que l’investissement dans les pays en voie de développement ralentit l’immigration, écrit Frits Bolkestein. ´Rendez plûtot la pilule contraceptive populaire.´
    unquote
    (source: NRC Handelsblad, Amsterdam, 11 janvier 2018, p. 19)

    4. Collègue DUP ici au BLOG, pose, à mon avis, la question la plus importante, la question posée à plusieurs reprises par Paul Jorion et par de millions d´autres personnes au monde.

    quote
    Dup dit :
    10 janvier 2018 à 20 h 39 min
    Procéder au changement d’esprit humain sous 2 générations sans employer les méthodes coercitives dignes des régimes rouges que l’on connait ou avons connus? Vous y croyez vraiment?
    unquote

    Ma réponse à cette question est: ¨oui, bien sûr je crois au changement de l´esprit humain sous 2 générations sans employer les méthodes coercitives¨.

    Et j´y crois pour une raison assez simple.

    Ce changement se réalise, chaque jour, bien et déjà sous nos yeux.

    Contrairement à ce que pense, ce que dit, ce qu´écrit M. Bolkestein (après une vie, il le faut reconnaître, assez sombre et triste…. son échec total chez Shell, en Ecuador, Indonésie, Tanzanie, et finalement, son dernier échec fabuleux chez Shell Chimie France, la mort prématurée de sa première épouse, et ensuite, la mort terrible de son fils ainé), la coopération internationale, au grand bilan, a eu un effet positif (oui, oui, oui, calmez vous svp, je connais aussi les échecs, j´ai travaillé 10 années à coté du ministre de coop int plus fameux des PPBB, Jan Pronk, élève de Jan Tinbergen, premier destinataire du prix Nobel de l´économie).

    Et, plus, je vais vous donner une prédiction.
    Une prédiction suivant la formule du soliton proposée par Paul Jorion.

    Un soliton qui est, entre autres, aussi la CONSÉQUENCE de l´effort impressionant de Paul Jorion dans les 11 années passées. Son avertissement comme avertisseur réaliste.

    C´est le soliton des efforts COMBINÉS de critique, de construction, de l´analyse profonde et scientifique et de l´institutionalisation mondiale de l´intelligence, l´organisation de la solidarité et de l´attitude de ¨soignes¨ de ¨nourriture¨ psychologiques et politiques.

    Un soliton de SUCCÈS de notre mouvement de critique, d´analyses et de construction, dans quelconque sous-groupe des populations du monde.

    Alors, j´ai une grande surprise pour vous tous: NOUS on est majoritaire!
    NOUS, nous allons changer ce monde, NOUS allons avoir un grand succès, nous allons sauver le monde, l´humanité et la nature.

    5. Oui, malgré le fait qu´au moment que j´écris ces mots, dans le pays voisin la majorité (et certainement pas tous…) des gens ont faim, et que déjà les premiers quatre morts réfugiés ont été retrouvés sur la plage de Curacao (fait partie des Pays-Bas, alors, nous sommes des voisins directs) et 30 autres personnes ont été perdues.

    Comme le disait Erich Fromm: un changement d´esprit sans effort, sans souffrance, sans perte, n´existe pas. Demandez-le au psychologue-anthropologue Paul Jorion.

    6. On va gagner cet effort pour arranger et vivre dans un monde sans faim, sans guerre, sans violence, bref, dans un monde sans ¨sous-consommation¨ digne et durable, et on va réaliser un monde de bien vivre, de buen vivir.

    Un idéal qui n´a pas fait partie des grandes périodes de la vie de Frits Bolkestein, mais qui sera le bien-venu pour changer son esprit. Ce n´est jamais trop tard.. non plus quand on a 84 ans.

    Venez voir en Colombie comment nous organisons et comment nous réalisons cet effort, apprenant de la critique, apprenant de nos erreurs.

    Le soliton de succés du ¨Vers un autre monde.¨

    B.à.v.

    JL

    1. La « prédiction » de Johan peut se résumer ainsi:

      « Choc de deux solitons en perspective ».

      Deux masses (*) sous-critiques vont se rencontrer et produire une réaction en chaîne confinée sur notre planète.

      (*) elles n’ont pas besoin d’êtres égales !!!

  9. @ jducas

    « Quand on décroche un point godwin c’est souvent parce qu’on manque d’argument, d’imagination ou d’information, ce dont beaucoup de gens peuvent s’honorer. »

    Tout en vous remerciant de me faire connaitre cette expression « godwin » que je ne connaissais pas, et pour vous renvoyer l’ascenseur, cette citation de Marx, de ses écrits de 1844, prouvant si cela est nécessaire, que votre manière de pensée un monde et ses richesses finies, cela ne date pas d’hier mais est intrinsèque le mode de pensée de la bourgeoisie depuis son existence comme classe dominante en crise:

    « …L’absence de besoins comme principe de l’économie se manifeste de la façon la plus éclatante dans sa théorie de la population. Il y a trop d’hommes. Même l’existence des hom­mes est un pur luxe et si l’ouvrier est “ moral ” (Mill propose des félicitations publiques pour ceux qui se montrent abstinents au point de vue sexuel, et un blâme public pour ceux qui pèchent contre cette stérilité [idéale] du mariage … N’est-ce pas moral, n’est-ce pas la doctrine de l’ascétisme ?), il sera économe sur le plan de la génération. La production de l’homme apparaît comme une calamité publique. Le sens qu’a la production en ce qui concerne les riches apparaît ouvertement dans le sens qu’elle a pour les pauvres ; par rapport à ceux qui sont en haut, il s’exprime toujours d’une manière subtile, déguisée, ambiguë, il est l’apparence, par rapport à ceux qui sont en bas, il s’exprime d’une manière grossière, directe, sincère, il est l’essence… »
    ( Marx, pléiade, oeuvres économie II, page 96 )

    Votre pensée de l’autre soir est l’essence de la pensée bourgeoise contemporaine: La production de l’homme apparaît comme une calamité publique. Idée détestable, mais hélas idée déjà arrivé dans l’histoire. Godwin utilisé de manière fort à propos donc !

    La politique eugéniste propre à l’Allemagne des années trente, qui s’insère dans un programme plus vaste que l’on peut qualifier d’ « eugénico-raciste » s’inscrit dans un ensemble de lois, circulaires et décrets.

    Les objectifs essentiels sont :

    d’une part un « eugénisme positif », dit d’amélioration de la race, destiné à favoriser la fécondité des humains considérés comme supérieurs ;

    d’autre part un « eugénisme négatif », dit de défense raciale, destiné d’abord (dès 1933) à éliminer des maladies héréditaires, puis tout groupe humain considéré comme racialement inférieur ou « impur », ou encore socialement indésirable. (Wikipédia)

    Cette chose étant dite jducas, je ne doute pas un instant que comme moi vous abhorrez l’idée de réguler la demande à une offre capitaliste, qui elle même est conditionnée à l’existence d’un marché solvable.

    C’est dans ce cadre, et seulement dans ce cadre qu’il est illusoire de vouloir partager à l’infini une production fini.

    1. @ Eninel dit : 12 janvier 2018 à 16 h 14 min

      « …..pour vous renvoyer l’ascenseur, cette citation de Marx, de ses écrits de 1844…. »

      Je pense que pour bien raisonner, il est indispensable de confronter ses opinions à celles des autres mais aussi d’actualiser ses propres connaissances de l’évolution du monde, lequel a bien changé depuis 1844.

      Bonnes réflexions !

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