rtbf, Pour un retour à l’État-providence. Rencontre avec Paul Jorion, le 6 janvier 2018

Ouvert aux commentaires.

Pour un retour à l’État-providence : entretien avec Paul Jorion
Libres, ensemble – 6/01/2018

Pour un retour à l’État-providence. Rencontre avec Paul Jorion

7Shares

17 réflexions sur « rtbf, Pour un retour à l’État-providence. Rencontre avec Paul Jorion, le 6 janvier 2018 »

  1. Paul Jorion,

    Pourquoi, dans votre livre « Vers un nouveau monde »; ne faites-vous aucunes propositions sous le chapitre 5 (« Restaurer la gestion de la société ») de la partie 2 (« Le monde tel qu’il devrait l’être ») ?

  2. @ Jorion.
    « Il y a dans les populations une possibilité de se rassembler autour d’idées positives. Et c’est un peu l’idée de ce livre, Vers un nouveau monde: rassembler et défendre pour les élections européennes un programme de renouveau. »

    Une très bonne idée celle de nous saisir des élections européennes prochaines de mai 2019 et de réunir la gauche européenne sur une liste commune transnationale unique.

    Les choses étant ce qu’elle sont, cette gauche européenne ne pourrait être incarnée que par des partis politiques existant, largement discréditées par leur orientation passée, et donc d’ici 2019 il y aurait un énorme travail de réarmement politique et idéologique a engager.

    En effet, pouvons-nous envisager le rassemblement de petits partis d’extrême gauche, de toute façon pour une bonne part eux aussi rejetés par les populations européennes, espérer ainsi faire un score de 5%, et laisser les listes d’extrême droites, elles, sortir victorieuses de ce scrutin et faire des scores à 30% ?

    Non, il me semble, mais je peux me tromper, que la démarche d’une personnalité comme Paul Jorion, c’est de faire en sorte que les grandes formations de la gauche existantes, en clair les partis socialistes ou social-démocrates, malgré les apparences encore potentiellement des partis électoraux de masse , s’unissent de manière transnationale, et se fixent comme objectif de vaincre l’Europe des Nations de l’extrême droite dans les urnes, telle construction politique unitaire matérialisant le combat séculaire de l’internationalisme , face au nationalisme.

    Combat vital circonscrit à l’Europe, encore que le soutien de partis de la gauche anglaise et sur les quatre autres continents, ne pourraient pas manquer de donner encore plus de force à cette initiative.

    Mais comment une initiative politique électorale de nature internationaliste, pourrait-elle écraser l’esprit nationaliste prévalent, sinon qu’en réussissant à convaincre de larges pans de la population européenne que, ouverture ne rime pas fatalement avec régression sociale, que l’internationalisme des peuples ce n’est pas pareil que mondialisation à la sauce libérale ?

    Il faudrait que cette liste commune se présente aux électeurs avec trois quatre idées fortes comme par exemple:

    – La fin de l’oligarchie de Bruxelles, et l’avènement de la démocratie en Europe, passant par le transfert du pouvoir réel au Parlement de Strasbourg. Tous les pouvoirs aux représentants du peuple européen !

    – La fin du dumping et paradis fiscaux en Europe même. Une nécessaire harmonisation fiscale entres pays européens, et l’exclusion du marché européen, les entreprises multinationales qui refuseraient de payer l’impôt. Justice fiscale ! Emprisonnement et confiscation de ses biens sur le territoire de celui qui ne paie pas l’impôt !

    – La fin du dumping social entres pays européens, et harmonisation par le haut des salaires, des conditions de travail et de vie du prolétariat travaillant en Europe.
    Barrière douanière pour les produits extérieurs, dénonciation et pénalisation de l’exploitation capitaliste des entreprises négrières spécialistes de la délocalisation opportunistes, priorité à l’orange espagnole au détriment de l’orange israélienne.

    – Abrogation de toute les lois dans tous les pays européens visant à réduire le coût du travail, pour les libéraux seul manière d’inciter le Capital à s’investir dans le Travail. Mensonge !
    En réponse à cette fadaise, débouchant fatalement à la crise finale, faute de marché solvable, arrêt des aides publiques aux entreprises privées.
    Avec cet argent économisé, inauguration d’un grand plan d’investissement européen public, ayant comme double avantage de vaincre le chômage et construire structurellement le continent. pour de grands services publics transeuropéens !

    C’est en ce présentant unie et force de proposition progressiste, en socialistes, que la gauche européenne sortira par le haut de sa crise existentielle destructrice du moment.

    Continuer de soutenir comme elle le fait, indirectement en France un Macron, ouvertement en Allemagne une Merkel, c’est cautionner une politique approfondissant les inégalités sociales, poussant à la paupérisation les masses, généralisant l’abrutissement général, c’est continuer à faire le lit de l’extrême droite, et c’est finalement tuer l’idée européenne, nous tuer nous mêmes.

    Il faut dans chaque pays l’organisation d’un Congrès de chacun des partis socialistes, un changement de direction, une nouvelle orientation, celle présentée ici, un esprit de reconquête des classes populaires, une volonté commune de se réunir ensuite tous ensemble dans un Congrès Socialiste Européen à Berlin, et surtout surtout, se convaincre que nous sommes la seule solution à la problématique de notre époque.

    C’est nous ou l’extrême droite en 2019 !

    Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous ne faisons pas, c’est parce que nous n’osons plus rien qu’elles sont rendus difficiles. Inaugurons ensemble un forum socialiste, ouvrons le aux blogueurs socialistes de tous les pays, et ce serait bien un grand mystère qu’il ne sorte pas de cette initiative quelque chose de beau.

    1. Excellente période pour engager cet « énorme travail de réarmement politique et idéologique », et qui va piano ma sano, avec en ligne de mire, les élections européennes de 2019 (si le fil n’est pas coupé entretemps…). Je suis personnellement convaincu qu’un noeud stratégique se trouve bien à ce niveau, et que beaucoup est à créer pour imaginer un projet européen, probablement seul à pourvoir peser suffisamment pour renverser la vapeur de cette mondialisation néolibérale, en ne sortant pas par le bas, comme cela semble se passer avec l’aventure américaine. Beaucoup d’idées et d’initiatives existent, à relier et mettre en cohérence, en déminant en même temps les fausses solutions ou les querelles de clochers, et en visant les points essentiels….on peut bien espérer.

    2. @Eninel
      « réunir la gauche  »

      Ici, une telle proposition a été faite pendant les dernières campagnes: il y avait moyen de forcer les candidats (JLM, BH) à se mettre d’accord, par un engagement par les électeurs de voter pour celui des deux qui aurait le meilleur score dans une pétition (à la Piketty).

      Ça n’a intéressé personne !

      1. @ adoque.
        « Une pétition (à la Piketty). Ça n’a intéressé personne ! ».

        C’est vrai ce que tu nous dis là adoque. Mais tu seras un parfait analyste politique le jour où tu rechercheras les raisons qui ont fait que cette initiative est restée lettre morte.

        Je t’ai à la bonne, je vais t’aider dans ta quête !

        D’abord le contexte adoque, très important de porter une analyse politique en fonction d’un contexte social, économique et politique donné.

        Et oui on ne se baigne jamais dans la même eau, et en ce sens, affirmer que puisque Piketty n’a pas intéressée, il ne nous reste plus qu’à plier les gaules, c’est extrêmement réducteur du potentiel extraordinaire de la gauche et son histoire.

        Comparaison n’est pas raison adoque, et si la gauche en 2017 ne pouvait plus échapper à la défaite, avec ou sans Piketty (ou Eninel), c’est que d’une certaine manière une certaine gauche gouvernementale, convertie au lois du libéralisme, ne répondait plus à une attente, une espérance populaire.

        La gauche n’a pas gagné en 2017, en France et ailleurs, est ce à dire que la gauche est vouée à jamais à tous les démons ?

        En France, la gauche, et pas n’importe quelle gauche, et pas dans n’importe quel pays, puisque la gauche dont tu nous parles, aura été historiquement la gauche ouvrière, la gauche du socialisme, dans le pays, non pas exclusivement celui des droits de l’homme, mais surtout celui des incessantes révolutions, cette gauche donc a mordu la poussière, mais pourquoi donc a-t-elle été balayée ?

        Tout d’abord un Parti Socialiste, s’adaptant de plus en plus a la dure loi du libéralisme triomphant et aux injonctions venant de l’Allemagne. Un François Hollande rompant avec la politique prudente de tous ses prédécesseurs dite du ni-ni.

        Valls et la loi El Khomery ont marqué une rupture idéologique majeure, Hollande ne l’a pas vue, Hollande n’est plus, toute honte bue.

        Hollande, sur une ligne « nini »,
        et il repassait tranquille !

        Alors les opposants à cette rupture idéologique à présent, les Mélenchon et Hamon que Piketty voulait rassembler.

        Mélenchon ! Lui, face à la débandade consécutive à la démission de Hollande devant Valls, trouvait rien de plus intelligent que d’aller fusiller ce qui restait de propre et solide dans la gauche. En refusant net de se réclamer de la gauche, avec l’eau sale du bain, il y versait le bébé.
        Le simple fait adoque, de vouloir maintenir parmi nous, comme le firent les dirigeants du PCF et les Piketty, ce cheval de Troie, rien que cette cécité, annonçait le désastre à venir.

        Hamon ! A le bon gars que celui là, mais quel con, mais alors quel amateurisme, quelle incompétence dans sa manière de mener campagne. Non content de passer un pacte de non agression avec le personnage nuisible cité plus haut, il se refusait a aller faire un peu le ménage dans son parti.
        Il aurait suffit, qu’il s’appuie sur une tradition bien comprise dans son parti, pour que Hamon, s’adressant à ses camarades, au nom même de l’affirmation de François Mitterrand, suivant laquelle, on ne gagne pas une présidentielle sans son parti en ordre de marche, il aurait suffit que le vainqueur des primaires à gauche exige un Congrès extraordinaire du PS.

        Et la victoire était possible.

        Il ne le fît pas, il laissa tous les coquins au sommet de l’appareil faire campagne pour Macron.

        Et mieux encore, alors que le PS suite à sa défaite historique était dans le ruisseau, alors que les Valls et Cie prenaient le large, lui plutôt que postuler légitimement a en prendre la direction, reconstruire, lâche et capitulard, il faisait ses valises et partait se marginaliser dans un trou de souris.

        A un tel niveau d’incompétence adoque, on peux se demander légitimement si les frondeurs méritent encore que l’on prête attention sur le petit destin, de ceux qui défient une autorité et se défilent aussitôt, dans un même mouvement d’incohérence ridicule.

        Je pense que l’ensemble de ces tristes sires sont derrières nous à présent. L’histoire resserrent rarement les plats. Est ce à dire pour autant que 2019 c’est plié pour la gauche ? Que la gauche n’intéresse plus personne selon ton affirmation gratuite ?

        2017 d’une certaine manière exprime la fin de la crise de 2007, en tous les cas les politiques et les médias auront fait le forcing pour le faire croire aux grandes cohortes d’électeurs.

        Qu’en sera-t-il de 2019 ? On ne se baigne jamais dans la même eau adoque. D’ici 2019 il peut s’en passer des choses. Si en 2017, les masses ont choisit le tiéde beau parleur Macron, en 2019 elles pourraient se laisser tenter par un plat un peu plus épicé. Doit on les abandonner à l’extrême droite ?

        Et si nous, nous qui sommes sensés comme des éclaireurs, de voir plus loin, plus clair que ces cohortes d’électeurs, si nous, nous nous persuadions, que puisque nous savons que la reprise est mirage, et que de gros gros nuages arrivent, nous devrions nous organiser en conséquence, en socialistes, en européens, histoire le moment venue, de nous présenter à notre électorat, un programme à la main et en ordre de marche. Etre une force crédible d’opposition radicale à la montée de l’extrême droite.

        Est ce que cette perspective pourrait intéresser un adoque ?

        Voilà une question éminemment pertinente à mon sens !

        Ou préfères-tu continuer aller de gauche à droite, ânonner que le monde est méchant, que la planète est de plus en plus sale, et que la gauche, intrinsèquement, non seulement est achetée, mais maintenant est à jeter par la fenêtre ?

        Les tuiles qui protègent de la pluie sont façonnées par temps sec. C’est maintenant qu’il faut penser à 2019. Après il sera trop tard.

        Et l’argument selon lequel la mise en place d’un forum est beaucoup de travail, pour peut être quelques semaines d’activités, est nul et non recevable. Nous ne sommes pas entrain de jouer, nous sommes entrain de penser à sauver notre peau !

        La réalité est toujours plus laide que ne la voit le matérialiste.

  3. Bonjour Paul,

    1 /Le nécessaire et le superflu. Sans doute mais un smartphone est-il vraiment nécessaire pour pouvoir s’intégrer à la vie ? Faut-il le laisser prendre cette place considérable ? Et quid de la raréfaction de certains métaux que nous sommes incapables de recycler et qui manqueront cruellement bientôt nous laissant incapables de développer les technologies dites modernes ?
    2 / La notion de territoires de Bruno Latour me semble intéressante. Voir son dernier livre  » Où atterrir ? »
    Extraits d’un entretien sur Reporterre :
    Dans les années 1950-1960, les partis de gauche ont continué à définir les classes sociales d’une façon qui ne correspondait plus aux changements en cours. Les partis écologistes et féministes se sont développés avec beaucoup de peine pour essayer de faire entrer les nouvelles questions dans les questions d’injustice sociale, mais cela n’a jamais pris dans le cas des écologistes. Pourquoi ? Parce que cela avait l’air de ressembler à la nature, donc leur demande restait radicalement extérieure au social. Et, tant que le social est défini par des relations entre les humains, la politique de défense des autres intérêts reste abstraite. On aura beau dire qu’il faut défendre les espèces, cela ne vous concerne pas directement, ce n’est pas vous. Alors que si l’on dit que nous sommes des territoires, les territoires cela se défend, on n’hésite pas. Défendre la nature : on bâille. Défendre les territoires : on se bouge. C’est cette variation-là qu’il faut capter. Quelle est la différence entre la nature et un territoire ? Et de quoi se compose le territoire ?
    Fin de citation.
    La définition de territoires matériels et immatériels me paraît une formidable idée.
    3 / Contrôler, maîtriser la finance. Sans doute mais n’ai-je rien compris si je continue à penser que la rémunération des investissements réclament une croissance inutile ? Ne vaudrait-il pas mieux des créations monétaires publiques avec taux d’intérêts nuls et planification écologique ?

  4. Autant il m’est arrivé d’être critique (c’est peu dire) vis à vis de l’efficacité (que je jugeais catastrophique à l’époque) de la transmission orale de ses (excellentes) idées en assemblée par P.J. , autant ces 30 minutes d’entretien me semblent une réussite de verbe et de fond parfaite.
    A partir de la claire simplicité du questionnement de V.C. , la qualité, la concision et la complétude du discours actuel de P.J. , lorsqu’il n’est pas interrompu, ce qui fut le cas ici, sont un régal.
    Je regretterais d’autant plus de n’assister qu’à une « simple disparition » du blog, persuadé de son utilité comme une des source(s) indispensable(s) d’inspiration pour l’auteur en ces périodes socio-économico( voire géo)-politiques 2018/2019 si lourdes d’incertitudes… et de choix décisionnels-charnières.
    De toute façon, bon vent.

  5. En écoutant Paul Jorion il me parait que l’évidence d’une situation a du mal a s’imposer dans l’esprit de bien des gens.
    Est ce une forme de myopie ou une stratégie de l’autruche ?
    Une taupe ne voit pas c’est la son moindre défaut car elle compense à merveille sa cécité souterraine par une capacité bien connue de perception de son environnement hors sol.

    Paradoxalement pour l’humanoide plus une chose est évidente moins elle serait facile à percevoir………

    En ce qui me concerne , ce retour tardif sur le Blog que j’avais déserté par inappétence pour les matières financières et économiques s’explique par l’état du monde et le discours de notre hôte qui me parle clairement.

    En écrivant cela j’admets volontiers tomber sous la critique d’avoir pu être une « autruche » car Paul, François Leclerc et d’autres ont tenu un cap qui m’échappait.

    Une Autruche peut être mais pas une Taupe……

  6. @Eninel
    Merci pour ce bilan-synthèse !
    Je n’ai aucune prétention d’analyste politique; simplement, constatant la bataille d’egos, je me disais que les électeurs de gauche, en particulier ceux habitués ici, pouvaient dépasser cette compétition.
    Passer par une pétition (à la manière, et à la manière seulement, de celle qui fut lancée pour tenter de booster Piketty) était techniquement et économiquement envisageable. C’eut été une prise en mains par les électeurs, ou du moins certains électeurs.
    Les leaders auraient peut-être compris leur démesure.
    J’observe qu’ici aussi, les egos furent des freins, à moins qu’il y ait une autre explication ? que nous n’étions pas « prêts » ?…

    1. @ adoque
      « Les leaders auraient peut-être compris leur démesure. »

      Parce que vous ne voulez pas rentrer dans l’analyse politique adoque, vous vous condamnez à rester à la superficie des choses.

      Ce qui c’est passé au printemps dernier en France, à savoir l’auto-destruction de la gauche dans le paysage politique du pays, n’a rien à voir avec une histoire d’ego.

      Pour rester dans la synthèse, affirmons ceci:

      – La bourgeoisie française et son économie, virtuellement en faillite, condamnée a faire rouler sa dette stratosphérique, et pour cela ayant absolument besoin de profiter de taux à minima, ne peut en aucun cas se passer de la couverture de l’Allemagne. La France ne peut pas se payer le luxe de sortir de l’euro.

      – L’Allemagne est exigeante et via la commission de Bruxelles et la BCE, elle dicte a ses partenaires européens de réduire la dette, d’engager des réformes structurelles, comme par exemple la réforme du marché du travail.

      – La loi El Khomery allait dans ce sens, et la bourgeoisie française c’est rendue compte que ce type de réformes, avec au pouvoir des socialistes et des communistes, cela a tout moment pouvait tourner chagrin. Il fallait donc dans le cadre de la présidentielle engager les grands moyens, et changer quelque peu les grands équilibres politiques issues de la fin de la deuxième guerre mondiale.

      – Puisque dans le parti socialiste, il survivait les vestiges d’une vieille gauche archaïque, les frondeurs, refusant de marcher au pas du libéralisme décomplexé, pour ce débarrasser de la fronde, il fallait se débarrasser du parti socialiste. Cela fut le travail qu’accepta de mener à peu près toute la direction. Macron est le résultat de cette campagne politique fratricide.

      – Mais casser le PS était insuffisant pour assurer la réussite du plan. Il fallait aussi éviter que l’aile gauche du PS ne se retrouve pas a constituer un front unique ouvrier avec la direction du PCF, entraînant derrière eux, l’ensemble de l’extrême gauche et les syndicats, derrière la candidature de Hamon par exemple. Mélenchon était médiatisé et lancé la dedans comme un chien dans un jeu de quille. Il n’y a pas à dire, son ego a fait merveille, mais cet ego n’était pas dangereux en soi, il fallait qu’il soit au service d’une politique, et c’est bien ce qui a eu lieu sous nos yeux.

      Aucune démesure donc chez « nos » leaders, juste la mesure du potentiel énorme, de l’application d’une politique rondement menée, par une minorité agissante déterminée à servir le pays.

  7. J’ai un peu d’hésitation à réduire l’Etat à la « Providence » , quand on sait les ambiguïtés que ce mot peut véhiculer , et qu’un linguiste ou un sémiologue pourraient tricoter pendant des volumes .

    J’ai cependant bien compris qu’il est question de l’Etat providence dans une version laïcisée où la fixation  » scientifique » des besoins s’articule avec une gestion prévisionnelle « ( le pro de providence ) des ressources , et j’ai bien remarqué l’adaptation périodique qui est évoquée ( …un quinquennat …). pour la liste des « gratuités » .

    Sur la définition du nécessaire ( que je ferais plutôt nécessaire et suffisant ) , j’en ferais un enjeu de choix électoral démocratique explicite ( il est depuis longtemps implicite dans les sociétés avancées où les combats ouvriers syndicaux l’ont permis avant que les amnésies ne l’emportent ) .

    Cette avancée là ne devrait pouvoir se faire efficacement que par l’absolue nécessité d’une économie mondiale où le nécessaire et suffisant d’un côté , le superflu de l’autre , seront assez clairement partagés . A leur simple et intéressante échelle , les européens ne semblent pas encore en être là .

    Mais avec un peu de foi laïque additionnée à un peu de foi chrétienne ….

    La providence selon Tocqueville quoi .

  8. L’information via un service public audiovisuel , est-ce un bien gratuit ?

    Les Suisses seront appelés le 4 mars à le dire via une votation proposant de supprimer la » redevance » ( environ 390 euros actuellement ) qui sert à financer la SSR ( entre autres ) . Ça remue pas mal .

    Financement des gratuités uniquement par  » l’impôt pur et dur  » , et si oui lequel ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.