Création monétaire ex nihilo : le vrai complot n’est pas celui qu’on vous raconte, par Jean-Baptiste Auxiètre

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

J’ai été surpris de voir véhiculer par un média ou un Média qui s’imagine de gauche, la théorie créationniste selon laquelle les banques commerciales créent de la monnaie ex nihilo quand elles prêtent = quand nous empruntons.

En fait, et cela va de soi, c’est faux : on ne peut pas prêter de l’argent par une « simple écriture comptable », seules les banques centrales sont autorisées à produire de la monnaie.

D’où vient la naïveté qui conduit des gens éduqués à croire aussi facilement ce bobard ?

Elle provient d’une incompréhension totale des personnes appartenant aux 99% (à savoir en France, les personnes ayant des revenus mensuels entre 0 et 8.000€) que d’autres se situent complètement dans d’autres sphères. La plupart des gens arrivent à comprendre ces différences de salaire de 0 et 8.000€, mais le monde du 1% dépasse leur compréhension.

Le bas du 1% en gros ce sont les footballeurs : les pauvres de la classe supérieure. On parle de salaires indécents mais côté revenus, ce ne sont que des pauvres chez les riches et il y a bien une différence entre salaires et revenus, surtout pour les riches ! Le facteur d’échelle entre monsieur tout le monde et le footballeur est x 1.000. Ce qui est déjà énorme mais il est de x 1.000.000 par rapport aux plus riches. Il suffit donc de 70 « les plus riches » pour être aussi riches que tous les autres (en fait c’est en général moins, sauf peut-être en France) !

Personne n’ose imaginer que ces riches soient assez riches pour prêter tout l’argent du monde, ou plutôt pour prêter de l’argent à tout le monde, pour assurer le crédit immobilier d’absolument tout le monde. Mais en fait, ils le sont !

Si les gens sont prêts à gober que les banques commerciales créent ex nihilo l’argent qu’elles prêtent c’est parce que naïvement ils s’imaginent que l’argent des plus riches ne suffit pas à prêter à tout le monde, alors que ce sont bien eux, les plus riches, qui prêtent l’argent dont disposent les banques, à partir de leur richesse colossale.

Les ploucs comme nous refusent d’admettre – nous reculons devant l’indécence de penser une chose pareille – que les riches et leur argent disponible suffisent largement pour prêter à tout le monde ! Et qu’en faisant cela ils doublent encore leur mise, le montant prêté, au bout de 30 ans.

Cacher aux pauvres ou aux gens de la classe moyenne qu’ils travaillent essentiellement pour enrichir les « vraiment » riches, voilà où est le véritable complot ! Quand les ploucs comprendront-ils l’indécence du système comme il fonctionne vraiment ?

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117 réflexions sur « Création monétaire ex nihilo : le vrai complot n’est pas celui qu’on vous raconte, par Jean-Baptiste Auxiètre »

  1. Je comprends que les super extra riches prêtent à celles et ceux qui ont besoin de crédit. Mais
    1 /peut-on me dire quel est le montant total des prêts annuels dans le monde ? peut-on l’évaluer ? Existe-t-il des informations à ce sujet ?
    2/ peut-on me dire quel sont les montants des fortunes disponibles pour les prêter des super extra riches. Existe-t-il des informations à ce sujet ?
    Ou bien à ces deux questions répond-on en mouillant son doigt ?

  2. @ Jean-Baptiste Auxiètre
    J’ai déjà eu l’occasion sur ce blog il y a plusieurs années de défendre le concept de création monétaire ex-nihilo. Sans beaucoup de succès, naturellement puisque Paul y est opposé.
    Votre démonstration s’appuie sur des arguments théoriques, j’allais dire « intellectuels ».
    Je vous invite aimablement à visiter mon site web « bayard-macroeconomie.com » au chapitre « la monnaie ». Vous y trouverez tous les éléments techniques qui démontrent comment la monnaie SECONDAIRE est créée « ex-nihilo » par les banques de dépôt.
    La banque centrale, ainsi que vous le dites, crée (la monnaie fiduciaire, évidemment) de la monnaie scripturale que l’on appelle CENTRALE par opposition à la monnaie secondaire.
    Bien à vous

    1. Je vous invite aimablement à lire le livre de Paul Jorion « L’argent mode d’emploi » où vous comprendrez que la monnaie SECONDAIRE n’est pas une MONNAIE, mais une RECONNAISSANCE DE DETTE que l’on se refile jusqu’à ce que le débiteur dise « désolé, je ne peux pas rembourser cette reconnaissance de dette ».

      Et là vous verrez la nature profonde de votre monnaie secondaire !!

      Les banques ne créent pas de la monnaie, elles ne peuvent créer que de la dette.

  3. les ploucs, les ploucs, c’est un peu condescendant comme ton. Il y aurait la classe du capital et les ploucs ? Nous comprenons bien comment fonctionne le système capitaliste et cette folle aspiration vers les sommets de la richesse. Mais ce sont des fous qui cherchent à se maintenir dans leur caste, ils sont aliénés à leur capital. Nous sommes nombreux à ne pas les envier, mais ce système nous dépasse tous, plouc ou pas plouc, ploutocratie et démocratie (censitaire…). Je n’ai pas de yacht mais je mène ma barque sur d’autres rivages.

      1. Marx l’expliquait bien aussi, et la classe ouvrière s’est souvent révoltée pour devenir… des ploucs !?
        La société du spectacle et le spectaculaire intégré furent les puissants narcotiques de la domination.

      2. Sauf que on peut retourner le point de vue: la fortune des vraiment riches n’est constituée QUE par la dette des « pauvres ». Et entre les deux, comme disait Barack Obama, il n’y a que les gouvernements et les forces de maintien de l’ordre constitués uniquement de pauvres (sauf depuis peu aux US, bizarrement).

        Où est le vrai pouvoir quand il n’y aura plus de Nutella dans les rayons, ni d’essence dans les pompes, ni d’électricité dans les prises, ni d’eau dans les robinets, ni de données dans les fibres optiques?

        Pour les moment les riches sont riches uniquement parce que les pauvres le veulent bien. Tout ça a déjà été expliqué par La Boétie.

        Malheureusement les riches ont un certain pouvoir pour que les pauvres s’entretuent. Pour moi le vrai problème est là.

      3. @Arnould
        « Pauvres gens misérables, peuples insensés, nations opiniâtres à votre mal et aveugles à votre bien ! Vous vous laissez enlever sous vos yeux le plus beau et le plus clair de votre revenu, vous laissez piller vos champs, voler et dépouiller vos maisons des vieux meubles de vos ancêtres ! Vous vivez de telle sorte que rien n’est plus à vous. Il semble que vous regarderiez désormais comme un grand bonheur qu’on vous laissât seulement la moitié de vos biens, de vos familles, de vos vies. Et tous ces dégâts, ces malheurs, cette ruine, ne vous viennent pas des ennemis, mais certes bien de l’ennemi, de celui-là même que vous avez fait ce qu’il est, de celui pour qui vous allez si courageusement à la guerre, et pour la grandeur duquel vous ne refusez pas de vous offrir vous-mêmes à la mort.

        Ce maître n’a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n’a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu’il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire. D’où tire-t-il tous ces yeux qui vous épient, si ce n’est de vous ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne vous les emprunte ? Les pieds dont il foule vos cités ne sont-ils pas aussi les vôtres ? A-t-il pouvoir sur vous, qui ne soit de vous-mêmes ? Comment oserait-il vous assaillir, s’il n’était d’intelligence avec vous ? Quel mal pourrait-il vous faire, si vous n’étiez les receleurs du larron qui vous pille, les complices du meurtrier qui vous tue et les traîtres de vous-mêmes ?

        Vous semez vos champs pour qu’il les dévaste, vous meublez et remplissez vos maisons pour fournir ses pilleries, vous élevez vos filles afin qu’il puisse assouvir sa luxure, vous nourrissez vos enfants pour qu’il en fasse des soldats dans le meilleur des cas, pour qu’il les mène à la guerre, à la boucherie, qu’il les rende ministres de ses convoitises et exécuteurs de ses vengeances. Vous vous usez à la peine afin qu’il puisse se mignarder dans ses délices et se vautrer dans ses sales plaisirs. Vous vous affaiblissez afin qu’il soit plus fort, et qu’il vous tienne plus rudement la bride plus courte. Et de tant d’indignités que les bêtes elles-mêmes ne supporteraient pas si elles les sentaient, vous pourriez vous délivrer si vous essayiez, même pas de vous délivrer, seulement de le vouloir.

        Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. Je ne vous demande pas de le pousser, de l’ébranler, mais seulement de ne plus le soutenir, et vous le verrez, tel un grand colosse dont on a brisé la base, fondre sous son poids et se rompre. »

        La Boétie, extrait de Discours de la servitude volontaire

      4. Si on rajoute aujourd’hui ,quelques joyeusetés aux liens d’asservissement , Paul Jorion pourrait compléter en disant qu’ils nous roulent au delà de ce que La Boétie pouvait imaginer .

        Car la servitude n’a même plus besoin d’être volontaire , elle a suffisamment de cliquets sur les échanges pour assurer la servitude même involontaire .

        Parmi les issues contraires imaginables :
        – dérèglement structurel du treuil ,
        – révolte « déraisonnable » et « inattendue sous n’importe quel prétexte ,
        – changement du mécanisme d’échange par vertu ou sous contrainte de lames de soliton ,
        – autre …

        Dans tous les cas ça saigne et en principe du côté des « ils  » aussi bien que du côté des « nous » .

        Mais plus ou moins , selon la voie plus ou moins non choisie .

      5. Eh bien, on peut dire que vous, Juannessy, vous avez de la suite dans les idées !
        Piqûre de rappel : https://www.pauljorion.com/blog/2014/09/30/pourquoi-le-grand-tournant-est-automatiquement-un-grand-defi-et-pourquoi-nous-serons-probablement-absents-de-la-phase-ii/
        Juannessy : “On notera qu’en mécanique simple […], il existe des treuils à manivelle à cliquet réversible. On doit donc travailler sur la réversibilité (qui semble être en fait un « débrayage »)”.
        Hum! Et maintenant, une petite question à 2 euros. Y aurait-il un rapport entre l’effet de cliquet et l’angoisse de castration ?
        Et si oui, comment en sortir ?

      6. @Bain :

        J’ai beau avoir de la suite dans les idées et une vieille mémoire encore pas trop branlante , compte tenu de mon âge pas canonique mais presque , je vous avouerai franchement que l’angoisse de la castration n’est plus mon problème actuel ,et que d’ailleurs je ne me souviens pas d’en avoir éprouvé des effets marquants .

        Vous devez avoir des affinités avec les approches « psy » car voilà que vous pensez maintenant à angoisser les cliquets .

        Je vais vous laisser développer vous même les liens sous entendus dans votre question , parce que je ne peux quand même pas tout faire ici !

        Amicalement , Juannessy .

  4. Il y a en ce moment une votation suisse sur l’affectation du terme monnaie à la monnaie crée par des banques centrales tandis que les banques commerciales pourront émettre des reconnaissances de dette appelée de leur nom chacune : une « monnaie axa », une monnaie ING etc.

    C’est évidemment très bien car la monnaie centrale publique pourra être ainsi distribuée gratuitement comme « food stamp multifonctions » tandis que et les monnaie des banques commerciales pourront être réservée au « libre accès » des circuits néo-pyramidaux des biens estampés « superflu ».

  5. Cet article prouve que son auteur ne comprend rien au mécanisme de création monétaire. C’est dommage et une erreur de le laisser écrire sur un blog de telle qualité.

    1. Stéphane, victime consentante. Combien de temps encore avant que les écailles ne vous tombent des yeux ?

      La Matrice, Stéphane ! La pilule rouge : « L’argent, mode d’emploi » (désormais en poche)

  6. Mais alors, comment se fait-il que les ploucs n’arrivent pas à comprendre que nous sommes des ploucs ?
    Le semi-ploucs ne feraient pas assez de pédagogie ?
    Les riches laisseraient croire à cette fable par intérêt…
    Les semis-ploucs (la classe moyenne) feraient de même, espérant en s’identifiant (un peu) à la couche d’au-dessus, éviter le partage solidaire, de la connaissance pour commencer, du patrimoine ensuite.

    Effectivement, les lois, les règles, écrites et non-écrites, sont assorties de ce mécanisme qui empêche son évolution dans le bon sens.
    Surtout « pas bouger »…
    … pour protéger ses intérêts égoïstes.

      1. « …remède ? »
        Et qu’est-ce que cela va changer dans le quotidien des ploucs?
        Est-ce vital pour eux – nous ?

  7. Salut JBA,

    Avec 226 000 Milliards de dettes en 2017, et 2000 milliardaires (dont les 500 premiers totalisent 5 300 milliards de patrimoine), à eux tous ils doivent peser au bas mot le double soit 10 000 milliards et en rajoutant les 16,5 millions de millionnaires (hors résidence principales et objets d’arts) totalisant 63 500 milliards de patrimoine au niveau mondiale on a grosse louche 73 500 milliards de patrimoine, mais pas tout en cash sur compte bancaire. Je ne suis donc pas certain au vu des montant que les « riches » aient assez pour prêter à tous les monde. Car si leurs avoirs dispo étaient de 50% de leur patrimoine ont aurait « que » 36 750 milliards de liquidité.

    Il faut donc aussi ajouter les fonds de pension (65 000 milliards $ de cash en revanche) qui représentent des millions de gens des classes aisée et moyenne sur terre. On aurait donc 101 500 milliards de dollars. Et ça ne fait toujours pas la maille avec nos dettes. Manque 65%.

    Faut certainement rajouter donc tous les dépôts de tous ceux qui sont en solde positif, toutes les trésorerie positives des entreprises/artisans et des Etats du monde. Et là on doit avoir la ressource si on ajoute en plus ce que verse ex nihilo les banques centrales.

    Donc oui les sommes possédées par les 0,23% les plus riches de la planète sont gigantesques et indécente mais ne semble pas suffirent à couvrir les besoins en endettement de tous.

    En fait c’est complètement débile ce système d’endettement quand on le regarde bien. Mais je te rejoins sur l’écran de fumée crée par le mythe de la création monétaire ex nihilo des banque qui cache la bêtise de la vérité crue du réel.

      1. De toute évidence, quand je colle un article de la Tribune qui parle de 216 000 milliards de dettes c’est bien d’emprunt donc de crédit qu’il est question et qu’il faut financer, rembourser ou refinancer !

        Et lorsque plus haut je regarde juste les sources de financement, je me demande en quoi je mélange reconnaissance de dette et monnaie.

        (compliqué d’intervenir quand ça bug à l’édition de post)

  8. Ouais et bien quand j’ai lu votre prose, je me suis dit qu’il y a un peu un mélange de tout.
    Alors qu’on soit clair, je crois aussi qu’on (la classe moyenne) travaille pour enrichir les 1 % d’une manière directe (rémunération de l’actionnariat) ou indirecte (utilisation de niches fiscales qui sont souvent « financer » pour la classe moyenne elle même…). Bref, on se fait couillonner…Mais rien d’anormal à çà puisqu’on vit sur une planète capitaliste , il est logique que celui qui possède du capital en dicte aussi les règles????C’est limpide comme de l’eau claire mais parfois c’est bon de le rappeler. D’ailleurs, le problème c’est l’idée capitaliste pas de continuer dans ce jeu à vouloir ce qu’on les riches pour faire les mêmes conneries….Bref, la lutte des classes, c’est donnée raison aux riches qui pensent que l’argent est la seule valeur à défendre et donc qui les confortent dans leur vison du monde…Ne rentrons pas dans ce jeu pitoyable. Au contraire, demandons la fin du capitalisme et prônons l’altruisme.
    Bon , je m’égare…revenons à nos moutons….
    Et bien , moi je crois que c’est les banques qui créent l’argent « empruntable »…C’est juste un artifice comptable. Par ex: j’emprunte 1000Euros à la banque, elle crée une ligne comptable de 1000Euros et c’est moi qui vais avoir la tâche de la transformer en « vrai argent » avec les intérêts bien entendu…Cela ne me choque pas. La banque a le droit de le faire dans une limite qui est lié à ses fonds propres (argent des déposants, actifs de la banque, capital immobilier, etc …) et le fameux « ‘effet de levier » qui lui donne le droit de combien elle peut « prêter » de l’argent « neuf ».

    1. Vous confondez emprunt et ligne de crédit. Voyez « L’argent, mode d’emploi » (désormais en poche) pour découvrir la différence. Cela vous permet de continuer à être l’un des gogos qui continuera à croire à la légende.

      1. @Pierre

        ce qu’il y a sur votre compte en banque c’est une reconnaissance de dette (la banque reconnait vous devoir quelque chose).
        Et clairement, des reconnaissances de dettes, on peut en créer ex nihilo, tout le monde sera d’accord (je peux sans problème signer un papier reconnaissant que je vous dois 1 million d’euros, hop! Evidemment le banques, elles, sont régulées et ne peuvent pas faire ça exactement comme elles veulent)

        Le problème principal, c’est que bcp de gens s’entêtent à vouloir appeler « monnaie secondaire », ce genre de reconnaissance de dette (compte courant). Et puis ils enchaînent en disant que les banques créent de la monnaie ex nihilo.
        Cet abus de langage ne clarifie rien, au contraire.
        Ce qui est correct, c’est que ces reconnaissances de dettes sont utilisées comme moyens de paiement. Mais cela n’en fait pas de la monnaie pour autant.

        Une autre manière de voir cela, c’est que lors d’un bank run, la banque manque vite de liquidité/de monnaie (et de la vraie, celle-là), ce qui montre bien qu’elle ne peut pas en créer « ex nihilo ».

  9. Mais alors, quelles solutions pour y remédier ?

    … fouiller dans le génome humain, isoler le (ou les) gène prédateur et pfft, le mettre à la corbeille ! D’autorité !
    … ou pondre une loi divine et irrévocable sur la notion de propriété !

    Mieux vaut les deux.

    C’est ce qui s’appelle ne pas y aller de « main morte » ou plutôt si, pas de privilèges, « main morte » pour tous.

    Heu… non, ça ne marchera pas !

    ?????

    https://www.youtube.com/watch?v=eryzp0Pklc8

  10. A quoi ca sert que les ploucs comprennent , TOUS les politiques , TOUS les gouvernement sont complices !
    Dés lors il n’y a AUCUNE solution !
    Prenons mon exemple : pension de survie 109O euros , logement social , un peu d’argent mit de coté pendant ma vie !
    Je n’ai aucun problème de fin de mois , en tant que VIPO j’ai tout gratuit ou a des tarifs dérisoires ,je n’arrive pas a dépenser mes sous ! ,dés lors je me fout royalement de cette situation !
    Bien entendu je voudrais une implantation dentaire comme beaucoup de vieux ,mais la il me faudrait des millions , alors doubler mes revenus ne servirait strictement a RIEN !!
    Bref tout ca ne me concerne pas …..

  11. Il faut changer le sens de l’expression du français classique « je suis votre obligé ». Les obligations des uns sont les pompes à richesse du sang des autres.

  12. La solution est post-monétaire.
    Au début on méprise,
    puis on se moque,
    puis on s’énerve, on censure,
    puis on commence à réellement réfléchir,
    puis on comprend ce qu’avant on méprisait.

    1. @ Chinal.

      Très bien, vous êtes alors disposer à comprendre que le système ne souffre pas d’une crise de la liquidité, mais d’une crise de la rentabilité du capital.

      Toutes les mesures d’urgence prises depuis dix ans, mesures ayant grosso modo doublé le capital en circulation, auront mathématiquement doublé la vulnérabilité du système.

      Les 1% des plus riches ne vont plus le rester encore très longtemps, vu qu’ils sont riches en actions boursouflées et en obligations libellées en monnaies de singe.

      La fin de la planète finance est proche, et la suite va devenir passionnante, puisqu’il va bien falloir penser à un monde où nous ne seront plus obligé de penser à rentabiliser du capital, avant même de commencer à penser à enrichir la société de l’ensemble des hommes.

      1. @ Juannessy

        « Eninel est toujours d’une simple clarté biblique . »

        Marxiste s’il vous plait Juan, marxiste pas « biblique » !

        D’ailleurs si la bible était « clarté », elle ne serait pas si épaisse et indigeste.

  13. Les réserves fractionnaires, c’est un mythe?
    Ou comment désigner les riches comme « objets » sacrificiels pour éviter aux banques d’affronter la colère des pauvres « ploucs ».

    1. La pilule rouge : « L’argent, mode d’emploi » (désormais en poche)

      P.S. L’explication en termes de réserves fractionnaires contredit bien entendu l’explication par la création monétaire ex nihilo, puisqu’elle explique bien que la banque ne prête que de l’argent dont elle dispose.

      1. oui et non.

        OUI parce qu’elle prête relativement à l’argent dont elle dispose.

        NON, en revanche, parce -qu’elle prete justement BEAUCOUP
        PLUS que l’argent dont elle dispose effectivement. Et cet argent en +, c’est du crédit, qui deviendra effectivement de la monnaie quand il sera remboursé.
        De sorte que s’il est faux de dire que les banques commerciales créent de la monnaie ex nihilo, il est vrai de dire qu’elles créent de crédit ex nihilo.
        Mais est ce la banque centrale qui créera pour ainsi dire au fur à mesure la quantité de monnaie excédentaire dans le système qui permettra aux acheteurs de payer l’entrepreneur et dont ce dernier utilisera une partie pour rembourser le crédit qui lui a été initialement consenti par la banque?

        Jai bon?

      2. Bien d’accord sur le fait que l’argent n’est pas créé ex-nihilo, cependant qu’en est il de la valeur? On a aujourd’hui des cours d’actions qui sont complétement détachés de la valeur réelle de l’entreprise qu’il y a derrière. Les immenses fortunes dont on parle ici sont pour la plus grande partie chiffrées par la valeur associèes à des actions. L’argent adossé à cette valeur théorique n’existe pas vraiment car si ces volumes sont mis en vente le cours chute et on n’en tirera jamais en argent réel la valeurs qui était estimée. Cependant cette valeur virtuelle peut servir de garantie pour des prêts d’un montant équivalent en argent réel…
        De même ces actions peuvent être assurées sur la base de cette valeur virtuelle. C’est à se demander comment ça tient encore debout. Enfin, et surtout, si les too big to fails sont capables de contraindre les banques centrales à des quantitative easing ne peut on pas considérer à juste titre qu’elles ont in fine la possibilité de créer de l’argent ex-nihilo??? Pour moi vous avez raison sur le fond il n’y a pas de monnaie crée par les banques mais elles ont trouvé le moyen de contraindre le système à en créer pour elles (avec l’avantage que cet argent créé l’est uniquement pour elles car il n’atteint jamais le circuit économique réel et qu’il ne génère pas d’inflation donc pas de perte de valeur du signe monétaire).

      3. @ Giagnacovo Armand.

        « Mais les banques centrales appartiennent au 1% , non ! »

        Non, elles sont au service de la bourgeoisie, nuance !

        Nous sommes face à une crise de rentabilité du capital ( voir : loi de la baisse tendancielle du taux de profit de Marx ).

        Aussi lorsqu’une entreprise n’arrive pas a dégager le profit espérer, d’une part les actionnaires déçus menacent de retirer leurs billes, d’autre part l’entreprise est menacée tout simplement de faillite, salaires non payés, licenciement, chômage etc .

        Un gouvernement national, par définition conseil d’administration des affaires communes d’une bourgeoisie donnée, dans un pays donné, ne peut pas rester sans rien faire. Elle prie le trésor et ou une banque centrale (qui n’est indépendante que dans l’esprit naïf de ceux qui veulent bien y croire ) , d’éviter que la loi du marché sanctionne ses entreprises stratégiques ( ses banques par exemple) en difficultés.

        Le trésor est priée gentiment mais fermement de mettre la main à la poche. Si dans cette poche il n’y a rien, la banque centrale est priée de faire en sorte qu’il y ait quelque chose, en clair faire tourner la planche à billet.

        Cette histoire d’érosion de la valeur d’une monnaie, par sa création en abondance, est vieux comme le monde marchand et l’existence des Etats.

        L’originalité cette fois ci, c’est la création d’une banque centrale supra-nationale et non plus nationale: la banque centrale européenne.

        Je peux vous garantir que bientôt on va franchement rire lorsque l’on demandera à une nation européenne de prendre part au remboursement des créances que cette entité est entrain d’empiler dans ses livres de comptes.

        Ils vont nous faire ça à la Lénine , et vue la masse de monétaires créée, cette masse de dettes pourries, les emprunts russes passeront à la postérité comme une simple plaisanterie, par rapport à ce qui arrive !

      4. @ Mathieu
        « Et cet argent en +, c’est du crédit, qui deviendra effectivement de la monnaie quand il sera remboursé. »

        C’est là le point que je ne comprends pas. Lorsqu’une banque m’accorde un crédit en utilisant le système des réserves fractionnaires, si j’emprunte de l’argent c’est bien pour le dépenser immédiatement, par exemple en achetant une maison, une voiture, en finançant des études etc.

        Donc ce crédit ne devient pas de la monnaie seulement lorsque je le rembourse… mais dès que je le dépense, c’est-à-dire pratiquement immédiatement dans la plupart des cas.

        Donc la ligne de crédit est transformée en monnaie effective sans doute pas immédiatement sur le principe… mais quasiment immédiatement dans la grande majorité des cas.

        C’est donc que le système des réserves fractionnaires a donc pour résultat pratique – si pas théorique – de provoquer l’apparition de nouvelle monnaie, de nouvel argent, et ceci pratiquement immédiatement dans la pratique.

        Où est l’erreur dans le raisonnement ci-dessus ?

      5. @Jaquot

        Pour répondre à votre question, il me semble que ces prêts qui ne sont pas des investissements productifs, sont relativement marginaux et ne sont pas le vecteur de la domination de ceux qui ont de l’épargne sur ceux qui n’en n’ont pas.

        Maintenant, sur la question de principe, je pense que la reconnaissance de dette, c’est le contrat qui a été signé entre l’organisme de prêt et vous, et non pas les lignes de code de 0 et de 1 (monnaie electronique) ou les billets de banque qui vous ont été donnés. Dans l’opération aucun argent nouveau qui n’était pas déjà en circulation n’a été créé. Une partie de ce dernier est simplement venu se poser dans votre main, et, pendant qu’il y est, il n’est pas dans la main d’une personne qui n’en n’avait pas besoin à ce moment là…
        Bon… vaut mieux demander à P.J ou à Julien Alexandre… lol

        Le propos de P.J n’est pas tjs accessible dans son livre. Par pédagogie, il aurait du rassembler toutes les « objections »/ »sources d’incompréhension » listées ici et ailleurs sur le blog, et y répondre à chaque fois de manière détaillée.
        Pas sûr que l’éditeur aurait accepté…

      1. Hé Paul Jorion !
        « my twopence »

        vous êtes décidément trop modeste 🙂
        Après onze ans de pédagogie « pour les ploucs », vous avez de quoi être agacé… comment peut-il se faire qu’il y ait encore deux classes:
        ceux qui vous ont lu, et ceux qui ne vous ont pas lu ?

      2. P.J. à Otromeros (3/2 à 18h54) :
        « si on est de gauche, pourquoi alors se faire le véhicule de la propagande complotiste d’extrême-droite ? »

        Puis-je être curieux..?
        https://youtu.be/z8YE6Cdlkns à partir de la 4ème minute …et ça a l’air d’avoir été bien préparé ( questions concises , réponses parfaitement intellectuellement intelligibles et claires , sans interruption..)

        Un commentaire?

  14. J’ai acheté et lu « L’argent, mode d’emploi », désormais en poche, petits veinards. Pas comme moi qui l’a payé plein pot, avec plaisir. Il est convaincant dans sa démonstration. Je suis convaincu.

    Et vous savez quoi ? Ça n’a aucune importance, vous pouvez gloser sans fin sur le sexe des anges. Enfin une discussion sérieuse au café du commerce, scientifique même, livre en main!
    Mais à part briller devant son assemblée de cafés crème, quoi d’autre?
    Ce pognon, quelque soit son origine, vous ne l’aurez pas.
    Vous n’en aurez pas le moindre emploi.Il n’est pas fait pour vous.
    C’est un faux problème. En fait vous pouvez enlever « problème ». Ce n’est pas le vôtre. Reste rien.
    Et c’est heureux. La joie de n’avoir rien à attendre de ce côté… Où est l’injustice en contemplant une huitre? Les métaux lourds et toutes ces bactéries, sans doute.

    Les BE, BOEng, BJ et autres Fed ont « injecté » des centaines de milliards d’Euro dans le système financier et nous n’avons vu aucun retour. C’est cela l’ esquisse de l’amorce du début de l’importance de la réflexion.

    Vous pouvez lire ou relire « la crise de ’29’, par K. Galbraith, le père. Pas gagné une ride. Tous les mots, ou du moins toutes les idées exposées, valent leur pesant d’observations pénétrantes. Ou relire « les raisins de la colère ».
    Ça n’empêchera pas d’être fièrement, et à toutes fins utiles, un Plouc. Un vrai, mais sensible et informé, grâce aussi à la fréquentation intime de  » Prolégomènes à l’argent » de notre hôte, en poche.

    1. Bin vu, le seul problème est que sommes noyés d’analyses pertinentes (et celle de JBA me semble un peu courte) mais de peu de solutions crédibles…

  15. « Si les gens sont prêts à gober que les banques commerciales créent ex nihilo l’argent qu’elles prêtent c’est parce que naïvement ils s’imaginent que l’argent des plus riches ne suffit pas à prêter à tout le monde, alors que ce sont bien eux, les plus riches, qui prêtent l’argent dont disposent les banques, à partir de leur richesse colossale. »

    De quel richesse parle-t-on? Celle qui est immatériel (monnaie scripturale, connaissance intellectuelle/spirituel) ou matériel (nourriture, vêtement, bijoux… monnaie papier, monnaie métal etc.).

    Si la connaissance permet aux individus de crée de la richesse à partir de la matière première, et non pas de rien, l’argent n’est rien d’autre qu’une idée, matériel ou immatériel qu’on échange!

    Je m’explique: Si deux personnes, chacun « possédant » une idée, s’échange leur idée, alors chacun possède deux idées. Si deux personnes, chacun « possédant » un objet matériel, s’échange leur objet matériel, alors chacun possède un objet matériel.

    Vue d’un autre point de vue: Si une personne, à partir d’une idée, crée un objet et que l’autre personne, sans faire d’échange, vole son objet, est-ce qu’elle vole aussi son idée? Autrement dit, afin qu’un échange quelconque puisse se produire entre individu, équitablement ou non, chaque individus, au préalable, a dû avoir crée une ou plusieurs choses matériels, soit pour tout garder égoïstement ou échanger en partageant.

    C’est la même chose pour la monnaie. Quel que soit sa forme, elle (la monnaie) doit avoir été crée (idée dans un corps) un premier temps pour pouvoir être échanger. Cependant, la monnaie scriptural, immatériel (idée sans corps), lorsque vous acheter avec votre carte bancaire/crédit, savez-vous ce qui se passe? Vous échanger votre information bancaire/crédit sous forme de métadonnées dans le but de faire l’acquisition d’une richesse qui elle a une forme physique (idée dans un corps).

    En conclusion, comme disait Antoine Lavoisier: « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme »

    P.S. Si je me trompe à quelque part, « démontrez-le moi comme les physiciens démontrent l’existence de l’électricité et du magnétisme dont ils ne connaissent pas cependant la nature; démontrez-le comme les chimistes démontrent l’affinité, qui est insaisissable par elle-même et ne se manifeste que par les effets qu’elle produit; tout le monde se contentera de pareilles démonstrations, surtout si vous parvenez à faire voir comme le principe immatériel modifie la matière et en change les lois. »

  16. La plupart des gens arrivent à comprendre ces différences de salaire de 0 et 8.000€, mais le monde du 1% dépasse leur compréhension. »

    Il serait peut-être bon de dire le plus clairement possible que ce qu’on gagne au delà de 8.000€ ne sert que très accessoirement à se “goinfrer” mais sert essentiellement à accroître le pouvoir dont on dispose.

  17. D’après Paul, il existe une sorte de complot universel autour de cette question, qui implique notamment la participation des banques centrales à la diffusion de cette légende urbaine. Ce n’est pas le fait de la création (ou non) « ex nihilo » de la monnaie qui me tarabuste le plus, c’est le fait qu’aucune instance financière ne juge devoir faire le point sur cette question et rectifier éventuellement les analyses qu’ils ont diffusées. Paul, puisque tu as fait par du groupe d’expert chargé de se pencher sur l’avenir du secteur financier en Belgique, tu devrais bien pouvoir trouver quelqu’un qui puisse donner un avis dans un cadre plus officiel, non?

    1. « Paul, puisque tu as fait par du groupe d’experts chargé de se pencher sur l’avenir du secteur financier en Belgique, tu devrais bien pouvoir trouver quelqu’un qui puisse donner un avis dans un cadre plus officiel, non ? »

      Luc, crois-tu que l’on m’aurait invité à faire partie de ce groupe de 8 experts se réunissant dans les salons au dernier étage de la Banque Nationale de Belgique si j’étais un farfelu qui s’était décrédibilisé en racontant des salades sur la création monétaire ?

      « Quelqu’un qui puisse donner un avis dans un cadre plus officiel » ? J’ai passé des dizaines d’heures à discuter finances avec mes 7 autres collègues, crois-moi, j’aurais provoqué un beau fou-rire en demandant un jour : « Mes chers Amis, pensez-vous que les banques commerciales créent de l’argent ex nihilo ? » Du foin pour les gogos, Luc !

      « Quelqu’un qui puisse donner un avis dans un cadre plus officiel » ? Oui, moi : j’y étais. Ça ne te suffit pas ? Je suis le seul à vendre la mèche ? Ça te surprend vraiment ?

      1. Paul, ils t’ont invité, non comme un farfelu (m’enfin !), mais un comme franc-tireur de très haut niveau. Ton autre regard est apprécié. Que tu figures parmi les très rares à vendre la mèche, cela ne me surprend pas, d’autant que as prouvé de nombreuses fois que tu étais dans le bon. Mais que tous les autres soient complotistes, idiots ou ignorants, c’est un peu court comme explication dans ce cas-ci. Cela rapporte quoi de faire croire que les banques créent de l’argent, alors qu’infirmer cette légende serait probablement plus rassurant, non ?

      2. That’s what they call a PR stunt: qu’il est doux à l’oreille des sachants de se voir doté aux yeux des décideurs d’un pouvoir aussi considérable que celui de « créer la monnaie ».

  18. Je vais m’efforcer de poser d’une autre manière la question que j’avais écrite plus haut et à laquelle nul n’a encore répondu.
    Quelle est la thèse de J B Auxiètre ? Si j’ai bien compris : l’argent disponible des super méga riches est prêté aux gens comme moi qui n’ont pas la patience d’économiser pour pouvoir acheter les choses qu’ils croient indispensables à leur vie, à leur bonheur.
    1/ Que représente cet argent disponible à prêter ? De quelle somme parle-t-on ? Le sait-on ?
    2/ Que représentent les demandes de prêts des circuits bancaires et financiers ? De quel montant s’agit-il ? Le sait-on ?
    J’imagine que JB Auxiètre sait répondre à ces questions sur lesquelles repose sa thèse.
    Autres remarques dont j’espère qu’elles ne nourriront pas une autre thèse complotiste :
    1/ La décision de confier les prêts aux banques, quelles qu’elles soient, au début des années soixante-dix, n’a-t-elle pas contribué à l’explosion des dettes ?
    2/ Le remboursement des prêts AVEC intérêts n’exige-t-il pas croissance, production supplémentaire, gaspillage et déchets qui contribuent à l’accroissement de la destruction de notre environnement ?

  19. Article salutaire et bien senti. Car cette histoire de création ex nihilo par les banques est le cheval de Troie du complotisme et permet de continuer à ne rien comprendre aux rapports sociaux. Cela dit l’article pourrait aller plus loin. Le prix des actions est effectivement « gagé » sur les profits futurs, et donc les 1% non seulement prêtent, mais pompent, par anticipation, ce que nous sommes censés leur « devoir » ! Mais ceci repose sur les rapports sociaux réellement existant dans lesquels il n’y pas de création de valeur ex nihilo, celle-ci reposant sur la valorisation du capital par l’usage de la force de travail, alors que celle-ci pourrait être tellement mieux employée et partagée …

  20. Malheureusement, c’est ce que dit le texte de JBA qui est totalement faux. Le prouver demanderait juste quelques lignes supplémentaires
    que ce qu’offrent les commentaires d’un blog.
    Aussi, que l’on me pardonne d’inviter à lire le livre poche qui vient d’être publié par J.-M. Harribey, E. Jeffers, J. Marie, D. Plihon, J.-F. Ponsot, sous l’égide des Economistes atterrés, La monnaie un enjeu politique (Le Seuil 2018, 8,30€). Présentation à : http://harribey.u-bordeaux4.fr/travaux/ouvrages/livre-monnaie.pdf.
    La nature sociale de la monnaie y est présentée ainsi que les mécanismes de la création de monnaie, et les contradictions dans lesquelles est plongé le capitalisme. Ce qui n’a rien à voir avec la thèse complotiste de JBA.
    Jean-Marie Harribey

    1. Il conviendrait de ne pas confondre « thèse complotiste » et simple boutade … surtout lorsque celle-ci vise le complotisme réellement existant.

    2. « Le prouver demanderait juste quelques lignes supplémentaires que ce qu’offrent les commentaires d’un blog »

      N’hésitez pas ! Quand L’argent, mode d’emploi est sorti en 2009, j’ai attendu les réfutations de ce qui y était expliqué (le fruit quand même de 18 années au siège de banques française, belge, néerlandaise, dans la City, américaines « prime » et « subprime », dans la soute : dans la salle des machines où on produit le crédit). Nous sommes neuf ans plus tard et j’attends toujours.

      1. Ne vous inquiétez pas, je garde le souvenir de notre échange : vous m’avez communiqué vos notes avant leur publication en me demandant de les commenter. Je les ai alors commentées et vous avez alors publié votre texte en ne publiant pas mes commentaires, qui étaient des réfutations point par point de votre argumentation.

        Non, ne vous inquiétez pas, je ne suis pas près d’oublier !

    3. @ Jean-Marie Harribey
      @ Paul Jorion

      Je voudrais attirer votre attention sur le fait que pour la plupart des lecteurs de ce blog, qui ni ne président le conseil scientifique d’Attac, ni n’ont passé 18 ans au cœur du système bancaire, il est extrêmement difficile de se faire une opinion sur le sujet dont vous disputez.

      Deux personnes dont il n’existe aucune raison de soupçonner ni la compétence ni la sincérité sont en profond désaccord sur un sujet économique important. Chacune renvoie à un livre qu’il a (co-) écrit, sans pouvoir exposer en trois ou quatre paragraphes synthétiques le cœur de son argumentation. S’il veut tenter de se faire une opinion, le non-économiste doit choisir entre faire l’effort de lire deux livres – à condition qu’il en ait le temps – et décider de se choisir un gourou, Paul ou Jean-Marie 🙂 !

      Peut-être est-ce inévitable. Si le sujet est effectivement trop complexe et touffu pour qu’une argumentation puisse être résumée en un texte relativement court, alors il doit de fait être réservé à l’appréciation des spécialistes… et le pékin moyen ne peut s’en faire une opinion, puisque des personnes a priori compétentes sont en désaccord profond.

      Dans ce cas, essayons du moins d’éviter les accusations de « complotisme » – qui dans le langage courant signifient accuser de mensonge ou de bêtise. Si un sujet est trop difficile pour que les spécialistes se mettent d’accord ou même puissent résumer leurs arguments, alors il n’y a certainement aucune raison de mépriser ceux qui défendent une thèse différente de la sienne.

      1. @Jacquot :

        Je ne vois plus que Vigneron pour faire la lumière ou au contraire épaissir les brouillards .

        Je le salue à nouveau quel que soit son état ou son état d’esprit .

      2. C’est vrai. Comme Harribey avait jugé plus prudent d’ignorer les réponses que je lui avais faites – à sa demande ! – j’avais proposé l’échange à la revue du MAUSS, qui l’avait publié.

        Cela permet aujourd’hui à chacun de juger si L’argent, mode d’emploi avait été réfuté ou si le moment est venu pour la théorie que je propose de remplacer une fois pour toutes le fatras auto-contradictoire qui en usurpe la place en ce moment. Autrement dit, de chasser les marchands du temple !

        P.S. Je ne renie bien entendu pas une seule virgule de l’échange de la revue du MAUSS et je suis ravi de constater que je n’en aurais pas une seule à ajouter aujourd’hui.

      3. 1) Monsieur Jorion se soucie de ma réputation. Bon. Je l’en remercie. Il pense qu’elle a été ternie. Tant pis pour moi. Mais il m’accuse de n’avoir pas donné suite alors que l’échange publié laisse le différend intact. Comprenne qui pourra.

        2) En revanche, je comprends que des échanges trop courts laissent le lecteur sur sa faim. Je lui dis cependant que, puisqu’il reconnaît qu’il y a là des choses complexes, il peut comprendre qu’on ne peut les régler en quelques lignes. Et s’il est vraiment avide d’approfondir, eh bien il faut en passer par beaucoup de temps à lire, à comparer, à relire, etc.

        En tout cas, je ne souhaitais être discourtois avec personne. Et je n’ai pas l’habitude de squatter les blogs des collègues. J’avais juste été interpellé sur le mien à propos du texte de JBA.

        Jean-Marie Harribey

      4. Quand vous avez requis mes observations, j’ai imaginé – c’est ce qu’auraient fait des anthropologues – que vous mentionneriez mes objections à vos arguments. Or vous vous êtes contenté d’utiliser mes réponses pour améliorer votre texte, en passant sous silence notre dialogue. S’il a été publié dans la revue du MAUSS, c’est à mon initiative. Ce que vous avez fait n’était pas « discourtois », chacun choisira le qualificatif qui lui semblera le plus adéquat.

    4. Comme la bonne compréhension de cette question est « vitale », je suggère que soit faite cette troisième proposition:

      * la première étant d’acheter « La monnaie, enjeu politique » (honneur aux invités)
      * la seconde étant d’acheter « L’argent, mode d’emploi »

      * la troisième étant de fournir gratuitement le pack des deux.

  21. Certes, les banques ne peuvent strictement pas créer de la monnaie. Toutefois, au travers des créances douteuses misent en garanties auprès de la BCE, afin d’obtenir un prêt auprès de celle-ci, ne peut-on considérer que des liquidités ont été ainsi créées sans contrepartie ‘physique’, si d’aventure, les dites créances venaient à ne pas être honorées ?

    1. Créances douteuses ? Une reconnaissance de dette ne vaut pas ce qui est écrit dessus – contre Schumpeter, j’ai bien expliqué qu’une reconnaissance de dette, ce n’est pas de l’argent.

      Une fois de plus, la première explication sérieuse de ce qui se passe alors dans « L’argent, mode d’emploi » (2009) : un livre qui n’a pas pris une ride et … promis à un bel avenir.

  22. Pour ma part, je ne comprends toujours pas le calcul. Et je ne comprends pas non plus le calcul implicite dans le billet concernat la hausse des salaires aux USA.

    1/ S’agissant de celui de ce billet
    Je ne pense pas que 70 personnes aient suffisamment d’argent pour prêter à 70M de de personnes.
    Prenons le patrimoine des 1000 personnes les + riches du monde (et faisons comme s’il s’agissait de cash disponible… et non de titres dont la valeur est indexée sur celle des entreprises dans lesquelles ils ont investi).
    Divisons le par le nombre de personnes dans le monde.
    Et donnons leur tout cet argent. Au mieux on obtiendra quoi? 1000e par tete (je dis ça au pif)?
    Je conçois que ca fasse une grosse différence dans certaines régions du monde. Mais franchement c’est pas avec ça qu’on pourra prêter à tout le monde de quoi se payer un logement ou créer une SCOP.
    Ou quelque chose m’échappe?

    2/ S’agissant de l’autre billet.
    En quoi baisser d’autant les dividendes versés aux actionnaires/entrepreneurs dans la même proportion que les salaires augmentent empêcherait-il l’inflation?
    (et d’abord pourquoi les salaires augmentent-ils? la baisse du taux de chômage – et donc le rééquilibrage du rapport de force au bénéfice des candidats à l’emploi?-, est-elle la seule origine possible de l’augmentation des salaires?)
    1. Les entrepreneurs ne haussent pas leurs prix pour préserver une marge qui aurait été rognée par le coût du travail. A l’inverse, c’est parce que l’entrepreneur anticipe déjà une augmentation de son activité (du carnet de commandes), qu’il augmente le coût du travail!
    De sorte que la hausse des prix générerait la hausse des salaires, et non l’inverse. non?
    Du reste il pourrait aussi embaucher plus au même salaire qu’auparavant, et dans ce cas il n’y aurait pas davantage d’inflation… ni nécessairement de baisse de son revenu.
    Ce n’est pas parce que les salariés ont plus que l’entrepreneur/investisseur à moins. Ca peut être l’inverse. Ils ont plus parce-que sans ça l’entrepreneur/investisseur n’aurait pas lui-même plus.
    2. Par ailleurs, à la différence du coût du crédit ou du coût de la matière première, le coût de la main d’oeuvre n’est qu’un élément marginal des coûts de production dans de nombreuses industries. Et le cours des matières premières et du credit ne me semble pas lié de manière décisive au coût des ressources humaines nécessaires à leur extraction…
    Je comprends que l’entrepreneur n’a pas la main sur le coût des matières premières, ni sur le coût du crédit. Et qu’il n’a la main que sur le niveau des salaires (en fait pas vraiment: il s’aligne sur la concurrence), dans les limites de prix du travail que son marché lui permet (il faut lui aussi qu’il bouffe … et qu’il rembourse le crédit perso qu’il a pris sur 20 ans pour payer son logement), et qu’il a surtout la main sur le niveau de prix de ce qui est vendu.
    Du coup, je ne vois pas non plus en quoi la hausse des salaire rognerait autant que ça sur les revenus de l’entrepreneur/investisseur, et ce dans l’immense majorité des industries (investisseur qui n’est souvent personne d’autre que le salarié boursicoteur lui-même…).
    3. Je ne vois pas le rapport avec les obligations. En quoi l’appréciation relative du rendement des obligations et des actions aboutirait-il à une chute des cours boursiers? Pour le coup, ne serait-il pas plus simple de dire que si l’inflation est inévitable, pour d’autres raisons la hausse des taux d’intéret est impossible (sans risquer une crise économique mondiale), de sorte que la baisse du rendement des actions est inévitable, ce qui fait chuter les cours.

    Merci à vous de m’éclairer sur cette question parce-que j’avoue que la logique du raisonnement m’échappe.
    Et pourtant je sens bien que c’est là une question extrèmement importante.

    1. Vous avez sûrement un diplôme en sciences économiques et n’avez jamais été tenté de sortir des clous. Félicitations : vous êtes sur la bonne voie pour un « Prix à la mémoire d’Alfred Nobel de la Banque de Suède » !

      P.S. Je vous confirme qu’à la fin de votre démonstration, le poisson est bien noyé : dead and buried !

      1. Ce n’est pas tres gentil. Merci de me répondre serieusement, au lieu de noyer le poisson. je n’ai aucun diplome en economie, sinon je ne vous poserais pas ce genre de question.

        1/ si je prend le patrimoine des x premières fortunes du monde, et que je le divise par le nb d’habitants de la planète, je ne vois pas comment le résultat ne serait pas relativement marginal eu égard aux encours de crédits existants…
        ?

        2/ l’explication du lien entre hausse des salaires et baisse des cours boursiers ne me semble pas du tout aussi évidente que vous le dites. je ne demande pas mieux qu’à comprendre (et c’est sincère).

        Ce n’est pas vraiment une façon de traiter les rares personnes qui font au moins l’effort de s’intéresser à la question… Ou bien c’est comme pour les économistes qui passent à la TV? Il faut juste se taire et accepter l’explication donnée sans moufter?

      2. And so what Oo’?
        Faudrait également s’em… à générer une IP aléatoire pour demeurer anonyme à un observateur exterieur, éventuellement mal intentionné, même sur le blog de PJ? Vous êtes serieux là ?
        Vous auriez fait parvenir la même information à PJ en privé que ça ne m’aurait pas ennuyé le moins du monde! Mais là, c’est limite limite. Big Bro vous remercie bien!

        Nonobstant, je constate qu’on est plusieurs à avoir soulevé la même objection.
        Si PJ ou si l’auteur du billet dispose effectivement de peu de temps, ce que tout le monde peut bien comprendre, qu’il essaie au moins de répondre (ca peut etre dans 6 mois!) à cette objection là, quand il en aura le temps.
        L’idée, derrière celle-ci, c’est que l’auteur du billet exagère. Que les banques commerciales ne créent pas de monnaie mais du crédit, et d’ailleurs bien plus de credit qu’elle n’ont d’argent en dépôt (an vertu du systeme de réserves fractionnaires), cela impliquerait seulement que sur la masse des crédits alloués, l’ensemble des épargnants (ce qui va bien au delà des 1% les plus riches) fournit grosso modo l’équivalent du montant de la réserve fractionnaire sur le volume total des crédits alloués. (On est alors assez loin du « 70 personnes jouissent de la rente générée par les crédits alloués aux 70 millions d’autres… »).
        Mais encore une fois, je ne suis sûr de rien. Pas plus que les commentateurs qui ont fait la même remarque. Ca parait simplement « logique »(?).

      3. « Mathieu », les casse-bonbons dans le même genre qui nous ont posé 183.000 fois la même question, on en a tâté des légions sur le blog. Rien de nouveau sous le soleil, et votre pseudo-objection, on y a répondu 100 fois (je rappelle à toutes fins utiles qu’il y a des archives accessibles – encore un peu de temps – sur le blog, avec facilement 20.000 pages de billets et commentaires sur la monnaie).

        Vous croyez qu’à chaque fois qu’un gogo se pointe, il faudrait que l’on se tape la pédagogie pour lui démontrer par A+B qu’il a lu et compris n’importe quoi ?

        Allez, pour la route tout de même : « créer du crédit » ne veut strictement rien dire. Un crédit est un vecteur qui permet de faire circuler de la monnaie d’un endroit où elle est en excédent vers un endroit où elle manque. Quant aux intérêts générés par la circulation de la monnaie, ils reviennent évidemment en premier lieu aux générateurs des prêts en circuit direct. Les 1% les plus riches ne sont pas des organismes de crédit…

      4. Je précise le calcul. Si je raconte une immense connerie, comme c’est certainement le cas, n’hésitez pas à me corriger.
        Pour une banque avec 10% de reserves fractionnaires, les 1% les plus riches qui possèderaient, admettons, 90% de l’épargne disponible, fourniraient non pas 100% du volume des crédits consentis, comme l’affirme l’auteur du billet, mais plutôt 90% de 10% soit 9% du volume des crédits consentis le reste étant gagé sur l’avenir.

        Bon… si on tient compte de la vitesse de circulation de la monnaie (un même billet de 100e passe successivement dans n mains différentes pour rembourser n créances distinctes de 100e), est ce que si n = 10, il est exact de dire que les 1% ont effectivement générés 9%x10=90% du volume des reconnaissances de dettes qui seront honorées par les emprunteurs et qui seront remboursées à la banque (et donc qui ont été accordé par cette dernière)?
        Contrairement à ce que semblent prétendre Julien Alexandre (et par extension l’auteur du billet), je ne suis pas du tout sûr que la réponse à cette question soit positive. En fait, ca ne change rien. Même dans ce cas les 1% les plus riches n’ont jamais touché d’intérets qu’à hauteur de 9% du volume des prets consentis (c’est à dire de l’argent qu’ils avaient en banque), et non à hauteur de 90% du volume des prêts consentis.

      5. @Julien-Alexandre
        ouvrir une ligne de crédit = créer du crédit = de la reconnaissance de dette (mais personne n’a dit que c’était « gratuit » pour la banque de le faire !)

        @Cloclo
        Merci. On n’en demande pas plus!
        On est quand même loin des 100%

        Ceci dit, comme le dit Julien Alexandre, qui n’a semble t-il pas compris que l’hypothèse choisie de ne retenir que les prêts « indirects » (par des organismes de crédit) était l’option la plus généreuse pour la défense la tèse de l’auteur du billet, il faudrait effectivement y ajouter le volume total des investissements annuels « directs » (fonds d’investissements, portefeuilles d’actions, avances rémunérées en royalties, investissement dans l’outil de production, investissements dans l’immo à finalité locative/spéculative?, etc.) et non pas seulement les prêts bancaires.
        Et là, les sommes que possèdent les 1% deviennent effectivement « marginales ».
        C.Q.F.D.

        Si le propos du billet est de dire qu’UNE PARTIE de l’argent qui est prêté est prêté/avancé directement ou indirectement par TOUS ceux qui ont de l’épargne disponible à TOUS ceux qui n’ont pas eu la possibilité d’épargner assez pour se permettre de ne pas avoir à emprunter, et qu’évidemment ceux qui en « profitent » le + sont ceux qui ont le + d’épargne disponible à prêter, c’est à dire d’abord les 0,001% les plus riches, puis les 0,01% les plus riches, puis les 0,1% les plus riches, etc. merci pour cette information aussi extraordinaire que bouleversante!

        Mais j’ai un très gros doute si le propos est de dire que TOUT ou disons 80% de l’argent qui est prêté provient des 1% les plus riches, alors que la banque qui ouvre une ligne de crédit à son client utilise 1/ l’ensemble des dépôts (c’est à dire celui de tous les épargnants, et pas seulement celui des 1%), dont la proportion sur le volume des prêts total accordé par la banque dépend du taux des réserves fractionnaires, et 2/ l’argent qu’elle emprunte à intérêt à la banque centrale (de sorte qu’elle court un risque de solvabilité quand elle n’est pas « too big too fail ») et qui est finalement un « pari » sur la quantité de jetons=monnaie (et non pas de reconnaissances de dettes! Et ce n’est qu’ici qu’interviendrait la question de la vitesse de circulation de la monnaie, mais pas avant car les divers emprunteurs ne se sont pas initialement prêtés entre eux mais par exemple tous ont empruntés au même établissement de crédit… ca se complique s’ils ont empruntés à divers établissements de crédits qui eux, se prêtent entre eux!) qui pourra être vraisemblablement accumulée par l’emprunteur dans l’avenir (modulo le système de garantie qui permet à la banque de limiter son exposition au risque de défaut de paiement + la prime de risque intégrée au taux du prêt consenti…).

      6. @ Mathieu, qui nous dit :

        ouvrir une ligne de crédit = créer du crédit = de la reconnaissance de dette (mais personne n’a dit que c’était « gratuit » pour la banque de le faire !)

        Ah, c’est donc ça « créer ». Ben tiens, Mathieu, « je vous dois une bière ».

        Voila, j’ai « créé de la reconnaissance de dette ». Dediou, ce sentiment de toute puissance d’un coup !

        Merci, j’ai bien compris le contre argument sur les ressources des 1 % (évidemment que c’est le pot commun de tous les déposants qui alimente), mais c’est tellement accessoire au fond du débat…

  23. Bonjour monsieur Jorion. J’avoue être déstabilisé par cet article. Je me suis replongé dans le fameux « modern money mechanics » édité par la FED et il est très clairement expliqué comment la phase d’expansion fonctionne sur base d’une réserve (ici 10%, peut-être n’est-ce plus d’actualité). Dois-je comprendre que ce document est un « fake » ou que mon interprétation est totalement erronée?
    J’ai lu vos réponses précédentes, je compte lire votre livre mais pouvez-vous néanmoins m’éclairer sur ce point?
    merci

    1. Le raisonnement en termes de « réserves fractionnaires » contredit celui de la création ex nihilo. Ce qui produit votre confusion, c’est que les cpmplotistes invoquent les deux, sans même s’apercevoir (ils sont brouillés avec les maths !) que l’un exclut l’autre. Tout ceci est très bien expliqué dans « L’argent, mode d’emploi », désormais en livre de poche, consultez les autres commentaires, il y a deux types d’affirmations :
      1° M. Jorion vous vous trompez (je ne connais rien à la question mais je donne mon avis quand même)
      2° M. Jorion, j’ai lu votre livre et j’ai été convaincu.

      1. Entre 1 et 2, il y a « je ne suis pas sûr d’avoir bien compris le propos/d’être convaincu par l’argument de ce billet (même en ayant lu « l’argent mode d’emploi » et tous les autres) »!

      2. Entre 1 et 2, il y a la vitesse de circulation de la monnaie. Ce que Schumpeter appela par « commodité » la création monétaire, et que des générations d’ânes n’ont pas su replacer dans son contexte en tenant compte de l’explication du raccourci.

      3. Cher Paul Jorion,
        Puis-je me permettre d’ajouter un choix 3°: j’ai lu vos livres, j’ai été convaincu mais c’est pas simple !
        D’abord en se reportant aux termes exacts de l’exposé en question : https://www.youtube.com/watch?v=e23ldDOuG8A
        (vers 11’00).
        La journaliste dit effectivement : « les banques commerciales créent la monnaie » mais aussi plus tard : « c’est plus compliqué que ça… » et encore « la grande majorité de l’argent qui circule dans le monde, c’est de la dette ». On comprend par là que cette « monnaie » est virtuelle, que les banques n’ont pas ainsi créé de l’argent sonnant et trébuchant.
        N’est-ce pas le pendant de votre affirmation que quand on dépose son argent à la banque, il ne nous appartient plus, il ne nous reste qu’une reconnaissance de dette ?
        Sur cette controverse de la création monétaire, j’avais été assez convaincu à la lecture de « L’argent mode d’emploi » et plus encore dans les pages consacrées à la question dans le livre sur Keynes mais j’ai constaté aussi que ça n’est pas si simple de l’expliquer clairement à autrui.
        Par ailleurs, il est dit que ce sujet de la monnaie était traité par le « Média » sur une demande de Bruno Gaccio, un « socio » de la première heure.
        D’où ma suggestion, Cher Paul :
        Plus utile que l’anathème « extrême droite » qui vient un peu rapidement AMHA sous votre plume, je vous suggère de dépasser une possible réaction épidermique envers cette présentation problématique / tendancieuse / erronée…. (d’un journal supposé mélenchonien ?!) et de contacter Bruno Gaccio (que vous connaissez : https://www.youtube.com/watch?v=lWidmobqxKA) ou le Média pour susciter une émission – débat rectificative qui serait certainement passionnante.
        Sauf si vous pensez avec certains ici que le Média n’est pas un journal de gauche…

      4. La pauvre dame du Média semble très hésitante à déverser son tombereau d’inepties… un éclair de lucidité bien vite oublié pour nous asséner l’air de rien :

        « la grande majorité de l’argent, c’est de la dette ». Et bien qu’elle essaie de me faire un virement avec des reconnaissances de dette, et on en reparle.

        Et on demande à des gentils « socios » de gôche de cotiser pour payer des incapables à propager des mythes antisémites et conspirationnistes d’extrême droite !!!

        Bravo le Média !

  24. Décidément, cette histoire d’argent ex nihilo est vraiment cruelle…tant de personnes se font avoir (oui j’y ai cru aussi je l’avoue 😀 ) …Mais il faut dire…personne ne s’est empressé de nous expliquer comme fonctionne l’argent ! À l’école ? haha vous voulez rire…Ah si…Paul Jorion a fait un effort pour nous éclairer (merci, au passage) ! je vous conseille vraiment « L’argent, Mode d’emploi », c’est excitant (passez-moi l’expression) comme un thriller, et en plus l’histoire bancaire du Gerolstein 😀 (p211 en poche) est succulente… j’ai presque tout compris (je n’ai aucune formation en argent, finance, économie ou quoique ce soit, alors…). Je vous le conseille sincèrement ! J’ai vraiment trouvé ça plaisant comme bouquin.

  25. Je prête 100 € à Toto. Il n’y a pas création monétaire. Ces 100 € étaient sur mon compte avant et ne le sont plus après. Une banque fait la même chose. Elle prête de l’argent qu’elle a dans ses caisses (ou qu’elle a elle-même emprunté, et emprunté éventuellement aux fameux 1%). Il n’y a pas création monétaire.
    Mais si Toto me fait une reconnaissance de dette, je peux m’en servir comme d’une monnaie, non ?, à condition bien sur de trouver quelqu’un qui a confiance en la signature de Toto. Là il y a une sorte de création monétaire et n’est-ce pas ce que font les banques quand elles se refilent des créances ?

    J’avoue, je n’ai pas (encore) lu « L’argent, mode d’emploi »

    1. « une sorte de », oui tout est là : « La baleine est une sorte de poisson ».

      Mais vous êtes dans la bonne voie : « une sorte de monnaie » n’est pas une « espèce de monnaie », ça ressemble mais c’est autre chose !

    2. @Denis

      Mon hypothèse:

      Argent: valeur = ce qui est écrit sur le billet de banque
      Reconnaissance de dette : valeur = comprise entre 0 et le montant qui est indiqué dessus.
      La différence ne se voit pas quand tout va bien. Par contre, quand tout va mal, et que vous avez comptabilisé à l’actif des sommes qui sont égales à 0 (= créances pourries que personne ne veut vous racheter), vous êtes mal.

      Il n’y a pas de création monétaire, mais l’argent qu’elle prête, c’est celui de ceux qui ont ouvert un compte chez elle (dont les 1%, et qui ne représente qu’une faible partie du montant total des lignes de crédit qu’elle ouvre) + de la reconnaissance de dette (la banque peut comptabiliser l’argent qu’on lui doit, mais qu’on ne lui a pas encore versé, à l’actif de son bilan! Ce qui fait au moins 2 points discutables : elle utilise des reconnaissance de dette comme de l’argent, et elle utilise l’argent qu’elle n’a pas comme si elle l’avait déjà!) + de l’argent emprunté à d’autres banques + de l’argent emprunté à intérêt à la banque centrale.
      Il n’y a pas de création monétaire par la banque commerciale, mais la banque commerciale permet aux agents qui se lancent dans un projet économique d’être placés en situation de justifier la création monétaire qui sera faite par la banque centrale (parce que l’argent passe de main en main et qu’un même billet peut rembourser diverses créances, et parce qu’il y a toujours des défauts de paiement, la quantité de monnaie crée par une banque centrale peut être infiniment moindre que le volume total des crédits consentis par les banques commerciales qui y sont rattachées).

  26. ______________________________________________________________
    1) Schéma « A(t) »
    (Argent en fonction du Temps)
    de la création ex nihilo:
    |
    | « « « « « « « « « « « « /°°°°°°°°°°°°°« « « « « 
    |« « « « « « « /°°°°°°°°°°°°° « « « « « « « « « « 
    |______/°°°°°°°°°°°°°« « « « « « « « « « « « « « « 

    2) Schéma de la reconnaissance de dette (ça part en même temps en haut et en bas, en particule et en antiparticule aurait dit Feynman, ici deux opération à 1 et 2 euros, l’une longue l’autre courte)

    |« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « `
    |« « « « « « « « « « « « « « «  /°°°°°°°\« « « « « 
    |______/°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°\_____________/ « « « \_______
    |« « `\~~~~~~~~~~~~~~/« « « « «  \« « «  /« « « « « 
    | « « « « « « « « « « « « « « «  \~~~~~/« « « « « 
    |« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « `

    La reconnaissance (en haut, les °°°) ressemble à de l’argent créé, mais peut être soumises aux aléas de la confiance (et si l’acheteur de mon logement devait rendre son argent avant d’honorer sa promesse d’achat ?). La contrepartie , à savoir la créance (les ~~~ en bas sur le « graphe ») est elle aussi soumise aux aléas de la confiance, de la liquidité etc.
    On peut mieux faire, mais une justification graphique finirait par contenir ce genre de dessin. Non ?
    _____________________________________________________________

    1. Oui, et le modérateur-sic JA en vacances, ça va nous en faire aussi !
      « Et on demande à des gentils « socios » de gôche de cotiser pour payer des incapables à propager des mythes antisémites et conspirationnistes d’extrême droite !!!
      Bravo le Média ! »

    1. Du grand n’importe quoi de a à z par des gens qui n’ont strictement rien compris au sujet dont ils sont censés parler.
      Je vous rassure… ça fait bien 6 ou 7 ans que la pauvre argumentation de Plihon (qui se contente de répéter les âneries que d’autres ont repomper bien avant lui) a été démontée en long, en large et en travers ici même.

      Malheureusement, l’adage se vérifie toujours : on ne peut pas faire boire un âne qui n’a pas soif.

      1. @ Julien Alexandre

        Peut-être Paul Jorion a t il entièrement raison sur le sujet. Qu’est-ce que j’en sais ?

        Je lirai probablement son livre. Ainsi qu’un ou deux autres défendant des thèses opposées, de Jean-Marie Harribey ou de Dominique Plihon. Lorsque j’aurai le temps.

        Mais encore une fois, sur le sujet du fonctionnement de l’économie je n’ai ni les compétences de Paul, ni celles de Jean-Marie ou de Dominique (professeur d’économie et ancien président du conseil scientifique d’Attac). La seule chose que je soupçonne, mais alors que je soupçonne vraiment très fort, c’est qu’aucun d’entre eux n’est un âne bâté. Contrairement à ce que vous suggérez très fortement au sujet de Dominique Plihon 🙂

        Je note que « grand n’importe quoi », « pauvre argumentation » et « âneries » ne sont pas des arguments.

        Concernant « démontée en long, en large et en travers ici même », pourriez-vous me donner le lien d’un texte du blog qui démonte cet article du Monde Diplomatique ?

      2. @Julien Alexandre :

        Je l’exprimais autrement ( faiblesse de la raison devant le corps ) en citant comment pour mon premier marmot qui grimpait sur les tables pour faire le clown , je l’engueulais , lui tapais sur les fesses ( ça se faisait encore ) et lui faisais une explication des risques . Pour la seconde , je me contentais de lui dire  » attention tu vas te faire mal » . Elle s’en foutait , grimpait sur la table , se cassait la figure , se faisait mal .

        Elle a appris à ne pas monter sur les tables inutilement beaucoup plus vite que son frère .

        Mais là faut reconnaître qu’il y a beaucoup de candidats pour monter sur la table, et que ceux qui y montent en nombre se foutent de ceux qui sont scratchés par terre .

      3. Encore plus loin , pour épaissir le brouillard :

        comment faire apparaitre ou disparaitre une monnaie pure « sucre » ( comme on peut dire en Équateur ou dans les pays de l’ALBA ) ,

        http://www.matvpratique.com/video/5741-magie-le-tour-de-la-piece-magique

        Mais , comme au loto et au bonneteau , il n’y a que ceux qui ne jouent pas qui n’ont pas perdu .

        L’ennui avec le capitalisme schumpeterien ou pas , c’est que ceux qui jouent font payer ceux qui ne jouent pas .

  27. De toute évidence nombreux sont encore ceux qui confondent argent prêté par la banque: crédit et reconnaissance de dette argent reprêtée ! Quand on fait un crédit de 1000 euros au coiffeur il peut les prêter au boucher qui fera une reconnaissance de dette au coiffeur puis au chauffeur qui fera la même chose etc… avec 10 personnes il y aura 10.000 euros de reconnaissance de dette mais seulement 1000 euros prêté et ces 1000 euros ne pourront être dépensé qu’une fois par le dernier ! Il n’y a au total et toujours 1000 euros de monnaie, 1000 euros de crédit mais 10000 euros au total d’argent prêter mais par par la banque. Additionner toutes les reconnaissances de dette ne donne pas la quantité de monnaie en circulation et donne un chiffre bien au delà mais cela n’est pas de la monnaie qui elle ne peut être dépensée qu’une fois même si elle peut être re-prêtée autant que l’on veut

  28. Une autre (vieille) controverse à réanimer.

    Il y a assez longtemps, Paul nous a alerté sur les découvertes « neuro-psychologiques » de Benjamin LIBET et elles ont été longuement discutées ici. Elles permettent de jeter un regard dérangeant sur notre fonctionnement intime. En fait, elles remettent en cause nos croyances sur le libre arbitre et la solidité des témoignages, entr’autres. Mieux, une généralisation un poil imprudente permettrait d’invalider une des bases de la psychanalyse. C’est dire la passion induite par ces découvertes. ( L’interprétation quantique sur un temps -durée- négatif est une spéculation sans intérêt.)

    Au gré de mes lectures, je note sur mon carnet spécial les observations que je crois se rattacher à LIBET.

    Le contexte: une collision entre 2 avions de chasse au cours d’un exercice de nuit. Miracle: les 2 pilotes s’éjectent et sont indemnes. Les avions s’écrasent dans des zones inhabitées.
    Le suspense n’est pas là.
    Suite au choc, le témoin n’a que quelques secondes pour agir. Dans un premier temps, il croit ne pas pouvoir lutter contre la force centrifuge. Son corps est plaqué contre la paroi et déclencher l’éjection signifierait sa mort, il le sait. Finalement, il parvient à « se rassembler » et s’éjecte. En résumé, ses pensées du moment, et ses paroles en font foi, disent « c’est fini » alors que son corps agit en autonomie pour survivre. La dernière phrase du témoignage est une superbe tentative de rattrapage… et un exemple de la « dynamique des affects », Copyright Jorion.

    citation:
    « Là, il me faut faire un aparté rapide sur la mémoire humaine. Pendant toute la descente en parachute et les jours suivants, je suis absolument persuadé que j’ai dit à la radio : « Je m’éjecte » ! Et bien, ce n’est qu’après avoir écouté les bandes que les enquêteurs se sont rendu compte que c’est Jean-Marc [son équipier de patrouille, hors du coup] qui parle d’éjection et moi, effectivement, je dis quelque chose pour lui répondre… mais ce que je dis c’est « je ne peux pas ! ». On l’entend très clairement. Bizarre comme la mémoire est trompeuse… et sélective ! Les neurones enregistrent ce qu’ils veulent bien enregistrer et éliminent le reste ! Comme si, sur ce disque dur cérébral, on enregistre le positif et on élimine le négatif ! »

    Les anciens Grecs, je crois, disaient qu’il y avait 2 sortes d’hommes, les marins et les hommes. Aux marins, il faut y ajouter les aviateurs… « homme » est du genre neutre. Les femmes le désirant y sont incluses.

    1. Je me souviens donc je me trompe
      Documentaire inédit écrit et réalise par RAPHAËL HITIER conseiller scientifique, PASCAL ROULLET neurobiologiste
      PRODUCTION SCIENTIFILMS / ARTE FRANCE / CNRS IMAGES
      https://vimeo.com/195083927

      Elizabeth Loftus: Les inventions de la mémoire
      https://www.youtube.com/watch?v=PB2OegI6wvI

      Mémoire et émotion
      http://www.observatoireb2vdesmemoires.fr/les-memoires/la-science-de-la-memoire/memoire-et-emotion?utm_content=bufferdb50e&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer

      Mémoire et traumatisme
      http://www.observatoireb2vdesmemoires.fr/publications/memoire-et-traumatisme-conference-de-denis-peschanski-et-boris-cyrulnik

      La mémoire fut un des thèmes central de la semaine du cerveau 2017

      1. @ Chantal.
        Merci.
        Vu la première vidéo.
        Pour le début seulement:
        Ils passent à côté d’une information capitale: le « comment ». Et c’est là où Libet fait son apparition. Dommage que les auteurs n’aient pas vu ou su. La « dynamique des affects » joue son rôle de tri fixateur en complément de l’effet Libet. Les 2 phénomènes n’interdisent pas la création mémorielle « pure » sans base vécue, aux effets potentiellement dévastateurs comme le montre bien la 2.nde vidéo.

        Libet permet aussi de répondre au « pourquoi », au moins pour les jeunes enfants en phase d’apprentissage: explorer toutes les possibilités de l’espace des représentations et trier. Il va de soi que nous sommes à vie en apprentissage. Une vue mécaniciste de la progression du vivant vers la complexité , c’est dire explorer toutes les liaisons biochimiques, donne une analogie acceptable. Les retours en arrière et les blocages ne sont pas exclus.

        Ce qui précède sont des errements, tribus de mon intérêt pour cette découverte. Il faut ajouter qu’elle ne s’applique pas aux actes réflexes, du moins je ne le crois pas, ni aux actes posés en résultat d’un projet ou d’une réflexion préalable. Mais les interstices où le malicieux Libet peut se glisser restent innombrables.
        Libet? un grain de sable dans nos certitudes, mille fois répété.

  29. Bonjour à tous,

    J’ai lu l’argent mode d’emploi il y a peut être 5 ans et en relisant cet article il y a certains choses qui restent toujours floues pour moi. Ne pouvant le relire en ce moment, je m’excuse par avance si mes questions sont hors sujet mais je souhaiterais avoir quelques clarifications.

    Je comprends que la confusion principale vient de confondre monnaie et reconnaissance de dette (qui par ailleurs peut-être utilisé comme moyen de paiement).

    Peut-on admettre alors que les banques commerciales peuvent créer de la reconnaissance de dette, ce qui est déjà un pouvoir important dans notre système ?

    On peut ensuite se dire que ce pouvoir est limité et contrôlé grâce au système de réserves, qui impose une limite des encours (en rapport avec la vitesse de circulation). Dans ce cas sait-on si les réserves sont vraiment contraignantes, ou si les banques centrales s’alignent à la demande de crédit et aux demandes des banques commerciales ? Si c’est le cas on pourrait alors penser que ce sont les banques commerciales qui décident de la création de monnaie centrale (même si elles ne l’impriment pas elles mêmes.) => avez vous des éléments sur ces points ?

    Un dernier point, je sais que les banques commerciales peuvent emprunter de la monnaie centrale, ce qui revient à injecter de la monnaie centrale de manière temporaire, je me trompe ? Encore une fois, est-ce contraignant, avez vous des éléments la dessus ?

    Merci d’avance

    1. « Peut-on admettre alors que les banques commerciales peuvent créer de la reconnaissance de dette, ce qui est déjà un pouvoir important dans notre système ? »

      Tout le monde peut créer de la reconnaissance de dette : si tu me prêtes de l’argent, je t’écris sur un bout de papier que je te dois des sous, je date et je signe, c’est ce que les Anglo-saxons appellent un « IOU » = « I owe you » – « Je vous dois ». Pour qu’elle puisse circuler, pour qu’elle soit « fongible », pour qu’elle soit « négociable », pour qu’elle puisse servir de pseudo-monnaie, il faut encore qu’elle soit garantie officiellement, ce qui a lieu sur un « marché primaire » des instruments de dette. Les banques s’occupent en effet de cela.

      Ceci dit une reconnaissance de dette est ce qu’elle dit être : c’est la reconnaissance d’une dette qui est de tel montant, sera remboursée tel jour, et donnera lieu à tel ou tel versement d’intérêts.

      1. Merci pour votre réponse Paul,

        Et quel est votre avis sur mon second point, à savoir est-ce qu’il se pourrait que dans le régime actuel, ce ne soit pas vraiment les banques centrales qui encadrent l’émission de « pseudo-monnaie » mais plutôt les banques commerciales, soit à cause de règles pas assez contraignantes, soit parce que la politique de création monétaire des banquiers centraux s’alignent sur la demandes des banques commerciales, soit parce que les banques centrales peuvent emprunter de la monnaie centrale à tout moment (je suis curieux en particulier sur ce dernier point) ?

        Merci

    2. Après le café du Commerce, le Café de la Bourse ! C’est sympa non ?

      Juste un petit lien pour juste rappeler M1 M2 M3 en très succinct !

      ( https://www.cafedelabourse.com/lexique/definition/masse-monetaire) :

      « La masse monétaire possède trois principales contreparties.

      les opérations sur devises
      les créances sur le Trésor Public
      les créances sur l’économie

      La masse monétaire indique aux acteurs économiques la possible évolution des prix selon la théorie quantitative de la monnaie

      Au sein de la zone euro, la Banque Centrale Européenne (BCE) a établi la classification suivante :

      M1 est un agrégat qui regroupe en euros : pièces, billets, avoirs en comptes chèques

      M2 regroupe M1 plus tous les comptes sur livrets des résidents de la zone euro

      M3 regroupe M2 et les instruments négociables, les titres d’OPCVM monétaires (SICAV ou FCP) ainsi que les titres de créance d’une durée initiale inférieure ou égale à 2 ans émis par les IFM. »

      C’est simple hein et clair !

      Puis bien entendu on se dit mais qu’est ce qu’un IFM n’est ce pas ? Ben simple :

      (https://www.banque-france.fr/sites/default/files/media/2016/12/20/methode_sm_hors_taux_dinteret_bancaires_fr.pdf), puis on peut lire

      Extrait :

      « Contreparties de M3
      Les contreparties de M3, qui constituent les principales sources de la création monétaire, sont identifiées ou construites à partie des rubriques du bilan des IFM non reprises dans les agrégats :
      − les ressources non monétaires des IFM4
      (hors fonds propres),
      − les placements des IFM en titres émis par des non-IFM,
      − les crédits accordés par les IFM aux non IFM,
      − le solde des créances et des engagements des IFM sur les non-résidents
      − le solde des créances et des engagements entre IFM6
      − un poste « divers ». »

      Moralité quoiqu’en dise donc, M3 fait partie de la masse monétaire c’est donc de la monnaie, et comme « − les crédits accordés par les IFM aux non IFM, » en sont, cette dette est donc la monnaie, le reste est querelle de clocher pour cloches.

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