La Croix : L’Europe doit penser en termes d’après-Trump, le 15 mai 2018

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L’Europe doit penser en termes d’après-Trump

L’Europe aurait tort d’imaginer que les États-Unis sont véritablement devenus tels qu’ils apparaissent au regard aujourd’hui, présentant le visage de Donald Trump.

La configuration ayant conduit à l’élection du président américain était exceptionnelle, les électeurs ayant une image extrêmement négative des deux candidats en présence. À la veille du vote en novembre 2016, 59% des électeurs avaient de Trump une opinion défavorable, le chiffre étant identique pour sa concurrente Hillary Clinton. La spécificité de ce scrutin fut la très forte impopularité des deux candidats à la présidence.

La popularité de Trump ne s’est guère remise depuis. À aucun moment depuis son élection, une majorité d’Américains n’ont approuvé sa conduite des affaires. Aucune lune de miel n’a été constatée au lendemain du vote. Au cours de ses 500 premiers jours, désormais atteints, les opinions positives n’ont jamais fluctué qu’entre 35% et 44%, des chiffres à comparer à ceux d’Obama pour la même période : entre 47% et 65%, ou Kennedy : de 72% à 82%. Depuis qu’existent les sondages (lors de l’élection de Harry Truman en 1945), aucun président avant Trump n’avait eu à mi-mandat un taux d’approbation dans les 40% seulement, ni même dans les 50%.

Dans certains segments non-négligeables de la population, le rejet est massif : 60% des moins de 45 ans ont de Trump une opinion négative. Si 25% des femmes disent avoir de lui une opinion très positive, elles sont deux fois plus nombreuses : 50%, à avoir une opinion très négative. Et parmi les citoyens classés aux États-Unis, « non-blancs » : 16% d’opinions très positives seulement contre 63% d’opinions très négatives.

Dans un ranking des présidents américains « en termes de grandeur », produit en début d’année par 170 membres de l’Association de Science politique américaine, Trump se retrouve au 44e et dernier rang ; auprès des seuls chercheurs se disant proches du Parti républicain, il ne décolle encore qu’à peine du plancher puisqu’ils le situent au 40e rang.

Trump est le premier président entièrement dépourvu de social graces, sans aucunes bonnes manières, et le peu de résistance que lui offrent les institutions est dû à leur impréparation devant l’irruption d’un personnage d’un type entièrement inédit. Comment aurait-on pu prévoir en effet qu’un président s’enquerrait un jour s’il lui était loisible de s’accorder à lui-même la grâce présidentielle et qui, quand il lui est répondu que les textes sont muets à ce sujet, s’exclamerait comme Trump : « Ah ! formidable ! ».

Bien sûr, la combinaison de l’inaptitude et de l’impopularité ne signifient pas pour autant l’éviction prochaine de Donald Trump de la direction de l’État, mais des actions nombreuses sont lancées à tous les échelons de la machine judiciaire, signalant que le système immunitaire de l’Amérique est en train de rejeter ce qui constitue pour lui un corps étranger. Des inculpations ont déjà eu lieu, et des sanctions ont été prises à l’égard de citoyens étrangers et d’innombrables enquêtes sont désormais en cours, au niveau des états comme au niveau fédéral, sur une collusion éventuelle du Président et de son équipe avec des puissances étrangères, ou portant sur le blanchiment d’argent sale et le trafic d’influence.

Mais vient se combiner désormais à l’inaptitude et à l’impopularité, une politique étrangère impraticable, même pour la plus grande puissance économique du monde. L’unilatéralisme absolu de Trump, ayant réduit le nombre de ses partenaires aux seuls Israël et Arabie saoudite, est irréalisable sur le terrain. Une fois passé le choc de la surprise, les alliés récemment éconduits des États-Unis devront être conscients qu’il ne s’agit avec l’isolationnisme qui se met en place que d’une simple chimère née dans l’esprit d’un mégalomane à la dérive : les États-Unis seuls, ou presque, contre le reste du monde, seront réduits à l’impuissance en un rien de temps.

L’Europe doit dès aujourd’hui penser en termes d’après-Trump. Pour sa défense en particulier. Mais pas seulement : pour son économie aussi, et pour la reconstitution d’un environnement social protégé contre les débordements d’un capitalisme sauvage.

Trump aura constitué une parenthèse mais l’Europe aurait tort, une fois celle-ci refermée, d’ignorer ce qui se sera alors passé : elle devra y lire un avertissement. Car l’incident est révélateur et sa nature profonde transparaît dans l’identité de ces 35% à 44% d’Américains favorables à Trump aujourd’hui.

Les chiffres nous montrent que les blancs sans diplôme ont voté Trump à 67%, et si l’on tient compte du vote différentiel entre hommes et femmes, ce sont à peu près trois quarts des hommes blancs n’ayant pas fait d’études universitaires qui votèrent Trump, même si ce segment de la population, avec aujourd’hui 56% d’opinions favorables, trahit lui aussi une désaffection relative vis-à-vis du Président. Ne négligeons pas cette observation, car ce sont bien eux qui, s’ils n’ont pas déjà perdu leur travail, risquent de le perdre demain : pour 20% dans la mondialisation et pour 80% dans l’automation, comme ce fut le cas au cours des années récentes. C’est parmi un groupe d’entre eux que Trump a tenu à se faire photographier au moment où il a instauré de nouvelles barrières douanières et a sabordé du fait-même l’Organisation mondiale du commerce, l’image a valeur de symbole.

Pensons, pour notre propre bénéfice, que dans un monde où la gratuité de l’éducation recule, l’ignorance progresse comme on le constate, et si le coût des études est exorbitant aux États-Unis, il renchérit sans cesse chez nous aussi.

Pensons au fait qu’un monde où la disparition du salariat en tant que tel n’est pas prise en compte, où l’on fait miroiter aux yeux d’une population déboussolée, le retour supposé des hauts fourneaux, spectre rassurant des emplois disparus mais qui ne reviendront jamais, qu’un tel monde mène au pouvoir des monstres mettant la planète en danger.

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22 réflexions sur « La Croix : L’Europe doit penser en termes d’après-Trump, le 15 mai 2018 »

  1. Pourquoi faudrait il attendre l’après Trump pour « penser » gratuités , place du travail , accès aux savoirs et à la formation , échanges de tous poils , équilibre de la planète ,gestion de l’eau , habitat ,migrations , recherche , accès aux soins , propriété du vivant ,propriété tout court , Loi et Force mondiales, validité de l’information , éthique dans les systèmes complexes , monnaie internationale …?

    Ça donne l’échelle des agrégats de peuples nécessaires pour répondre vraiment à la question et d’une éventuelle répartition mondiale des tâches .

    1. Erreur fondamentale:
      Aux USA, les faibles de la tronche ont voté pour Trump.
      En France, les meilleurs et les plus intelligents ont voté pour Macron.

      C’est toute la différence entre le côté béton brut d’un ouvrier rêvant de son haut fourneau ( ou un cow-boy descendant de sa daube 4*4, le glock négligemment caché sous son ceinturon ) et l’élégance française fascinée par les hautes technologies; un truc que l’insoumis en chef ne peut pas comprendre. Vouloir défendre son boulot (job) est ringard.

  2. JL >> PJ: J´ai fait passer le commentaire d’Immanuel W de ce matin par deepl.

    quote

    Commentaire N° 473, 15 mai 2018

    « Trumpism : L’art de l’insulte »

    Depuis qu’il est devenu président, Donald Trump a insulté à peu près tous ceux avec qui il a interagi. La seule exception semble avoir été les membres de la famille proche. Elles ne sont pas insultées, mais simplement ignorées lorsqu’elles sont défavorisées. Il a également insulté tous les pays du monde, à l’exception peut-être d’Israël.

    Les insultes semblent être un outil qui définit Trumpism, un outil qu’il utilise constamment et avec plaisir. Il y a deux questions pour l’analyste de Trumpism. Pourquoi fait-il cela ? Et est-ce qu’ils fonctionnent ?

    Certains analystes attribuent ces insultes incessantes, qui reviennent avec des cibles variables, comme le résultat d’une sorte de défaut mental. C’est un mégalomane hypersensible, dit-on. Il ne peut pas se retenir. Il n’a aucun contrôle de soi.

    Je ne suis pas d’accord. Je crois que les insultes font partie d’une stratégie délibérée, que Trump pense être la meilleure pour (1) sa domination de la scène américaine et mondiale et (2) la mise en œuvre de ses politiques.

    Qu’est-ce que Trump pourrait penser qu’il retire du jeu des insultes ? Lorsqu’il insulte une personne ou un pays, il les force à prendre une décision. Ils peuvent soit contre-attaquer et risquer la volonté de Trump de leur faire du mal d’une manière qui leur tient à cœur. Ou bien ils peuvent chercher à revenir à la faveur en faisant une concession importante à Trump. Dans les deux cas, la relation est centrée autour de Trump.

    Selon lui, cela fait de lui le chien alpha. De plus, il ne veut pas seulement être au sommet de l’échelle de la puissance mondiale, mais il veut être vu comme tel. Les insultes servent cet objectif.

    Face au choix entre deux réponses indésirables à l’insulte, la personne ou le pays insulté peut essayer de faire alliance avec d’autres personnes insultées de la même manière ou en même temps. Il s’avère que les alliés potentiels ont le même débat sur la façon de traiter les insultes. L’allié potentiel peut faire un autre choix de réponse.

    A ce stade, la personne ou le pays insulté peut essayer de persuader l’allié potentiel de changer de tactique. Ou il peut chercher d’autres alliés potentiels. Dans les deux cas, plutôt que de se concentrer sur la façon de gérer les insultes de Trump, ils se concentrent sur la façon d’obtenir des alliés. Ils sont ainsi détournés de la question principale, au profit de Trump.

    Trump peut alors changer de tactique. Il peut offrir une concession partielle à la personne ou au pays insulté. Il peut le faire d’une manière ambiguë ou limitée dans le temps. La personne ou le pays concerné doit choisir entre avaler l’humiliation passée et offrir de la gratitude pour la concession ou la considérer comme insuffisante.

    Si le choix est la gratitude, la personne ou le pays vit sous l’épée de Damoclès que l’insulte réapparaîtra néanmoins. Ou il peut souffrir la colère de Trump. Dans les deux cas, Trump sort en tête.

    Il peut utiliser cette tactique pour apaiser les critiques à sa droite ou à sa gauche. En effet, cela l’aidera à émerger comme le centre raisonnable, quelles que soient les politiques qu’il poursuit.

    Un dernier avantage. Comme les tweets de Trump sont incohérents, il peut revendiquer un crédit lorsque le résultat lui est favorable (« Je mérite un prix Nobel »). Mais chaque fois que le résultat n’est pas aussi favorable qu’il le souhaite, il peut blâmer une partie ou la totalité de son cercle intérieur, affirmant qu’ils n’ont pas suivi ses instructions.

    Nous devons maintenant passer à la question de savoir si les insultes fonctionnent. Ont-ils les avantages pour Trump qu’il s’attend à obtenir ? Nous devons commencer par ce que Trump doit trouver inquiétant. Il a des taux d’impopularité très élevés dans les sondages américains. Et dans la grande majorité des pays, il est également faible dans les sondages.

    Il n’est pas sûr de gagner les élections de 2018 et 2020. Sa base conservatrice est malheureuse, ce qui peut conduire à des abstentions de vote de leur part, ou du moins à moins d’efforts pour faire sortir le vote conservateur.

    Néanmoins, malgré cette faible performance, le jeu des insultes semble avoir augmenté, ne serait-ce que légèrement, son niveau de soutien. Est-ce suffisant pour son principal objectif immédiat, à savoir être réélu ? Il doit présenter aux électeurs et à d’autres nations certaines réalisations.

    Il en a quelques-uns. Sur la scène américaine, il a le projet de loi de réduction d’impôt. Et sur la scène mondiale, il a (dès maintenant) la prochaine rencontre avec le leader nord-coréen Kim. Mais il a aussi des échecs. Il n’a pas (encore) réussi à obtenir les mesures d’immigration prévues ni l’argent pour le mur. Et dans le monde entier, son rejet de l’accord avec l’Iran a consterné la plupart des nations.

    La question est de savoir si la réponse aux insultes penchera sérieusement contre lui. C’est difficile à dire. Ça pourrait arriver soudainement. Ou il pourrait gratter à travers le marécage. Le vrai point est que les plus des insultes ne peuvent pas durer éternellement. Trop de gens et trop de nations en perdent trop.

    La question n’est donc pas de savoir si, mais quand. C’est le jeu auquel nous jouons tous jour après jour, dans des élections à tous les niveaux imaginables, dans des alliances reformulées à travers le monde. Pas si, mais quand !

    par Immanuel Wallerstein

    Immanuel Wallerstein 1998, 1999, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2014, 2015, 2016, 2017, 2017, 2018.
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    unquote

    1. Analyse très subtile à laquelle je souscrit. Plutôt que l’insulte pure, il s’agit d’une forme de provocation, qui a au moins un avantage certain, celui de lui assurer un forme de célébrité ; et aussi de détourner l’attention sur la politique qu’il mène: car avec une baisse à ce point des impôts, j’aimerais bien connaître le résultat sur les budgets de la santé et de l’éducation par exemple….sans compter le creusement de la dette publique et des inégalités, et sans doute l’extension de la pauvreté . La photographie des USA risque de ne pas être fameuse dans quelques années…

  3. On ne comprend pas bien en quoi la présence de Trump ou non aux manettes US change quoi que ce soit par rapport à ce qu’il faut faire ici en Europe pour faire face aux défis qui nous attendent.

    1. Et comme l’Europe est une hydre à 27 bouches, et néo-libérale d’orientation, on voit mal une stratégie de recherche d’alliances pour résister / exister. Reste à penser ce que les européens doivent faire, hors des institutions.

      1. Formellement l’Europe a toujours 28 bouches tant que le brexit n’est pas arrivé à son terme . Je ne sais pas ce qu’en pense Michel Barnier qui donne des conférences sur le sujet brexit un peu partout ( le 1er juin à Annecy ).

        On peut par contre , au delà de l’aspect institutionnel , se demander si l’Europe new look peut véritablement exister sans le Royaume uni , et si le Royaume uni a une quelconque chance d’exister sans l’Europe new look .J’imagine que la saga Trump provoque aussi des remises en cause outre-Manche .

        Bref , si tout continue à ne pas se passer comme prévu , les élections européennes de 2019 seront , pour une fois significativement européennes , ce qui sera encore plus profitable s’il y a dans la balance les éléments que ce billet suggère .

  4. @ MvV: un propos de discussion.

    Medellín, le 5 mai 2018

    QUANT AUX FREINS.

    1. Le problème, aux avis de pas mal d´analystes, de l´arrivée d´un fils d´émigrants d´origine écossaise et alemande, lancé au pouvoir par des manipulations de Robert Mercer (ex IBM, malvu par ses ex-collègues là-bas comme me confiait ici en ville un de ses ex-collègues plus proches, actuellement directeur mondial chez IBM d´un labo essentiel aux EEUU), est que c´est un lancement né et raciné dans la rancune, le ressentiment, la frustration.

    Le pourquoi de ces sentiments desagradables sont plusieurs, est assez jusqu´à totalement toxique. Un malheur profond, qui s´explique à mon avis bien par ce travail mentionné dans cet article:

    https://www.theguardian.com/us-news/2017/nov/06/my-travels-in-white-america-a-land-of-anxiety-division-and-pockets-of-pain

    (¨Un pays de peur, de divison, et des poches de douleur¨.)

    Bref: le manque de la Suédisation des EEUU les coûte cher.

    2. Le produit de cette génie immense (Mercer) est un président (et ne l´oublions pas: par les erreurs politiques francaises au 18 – 19 emes siecles) élu par une minorité.

    3. Le double agenda et les erreurs grotesques de la gauche, mondialement, mais aussi aux EEUU, ont contribué largement au succès du malicieux Robert Mercer, et, ne l´oublions surtout pas, sa fille.

    * Parlons une autre fois des femmes svp. Ou: les ERREURS de la gauche en ce qui concerne la politique des ´identités´. En réalité, rien plus que des politiques tribales;
    * Parlons une autre fois des couleurs de la peau et les erreurs de pousser quelqu´onque agenda basée sur la couleur de peau;
    * Parlons une autre fois de l´emploi de la violence dans la politique (et les TRES grosses erreurs, mondiales, de l´Université de Louvain à cet égard. Ou: la responsabilité MONSTREUSE de l´église catholique, et l´erreur fondamentale de Bergoglio se taisant au dessus de ces erreurs, pendant sa visite en Colombie en septembre de l´année passée.

    4. Le refus de ´la gauche´ de formuler une seule, large agenda incluyante, non-violente, basée sur l´abondance (transition totale à l´énergie renovelable, transition totale à l´hydrogène, comme proposée finalement maintenant à Toronto: http://www.railwaygazette.com/news/technology/single-view/view/hydrogen-is-a-technically-feasible-alternative-to-electrification-toronto-study-finds.html), a renforcé la fragmentation de son pouvoir, mondialement, et a créé le vide dans lequel la rancune pourrait se crystalliser, par exemple en reactivant le mythe du charbon.

    Tres dangéreux, et personne ne dit RIEN, par exemple à Amsterdam, ni des verts, ni des social-démocrates sur le scandale EUROPEEN qui se base dans les ports de Rotterdam et Amsterdam, liant Cerrejon (Colombie) aux Pays Bas, a l´Allemagne, a la Suisse.

    Double agenda de la gauche, avec toujours les paroles douces: oui, on est en train d´étudier la transition.

    https://www.flickr.com/photos/de_kist/17967966882

    5. Meme ´refus´ de la ¨gauche¨ en France, avec les doubles agendas des communistes et de social-démocrates en ce qui concerne un ferme NON au scandale de l´emploi de la ligne nucléaire Niger – France.

    6. La gauche mondiale elle MEME est la cause du levé de Trump et, plus important, du Trumpisme.

    Parce que il ne faut pas se ´trumper´: ce n´est pas ce sieur écossais-allemand qui est un problème, c´est le mouvement FORT qu´il a su créer. Avec le support du rancuneux Mercer.

    7. Alors: comment contre-arrêter le mouvement Trumpiste?

    Repensant l´agenda de la gauche.

    Et il faut que cette agenda soit

    – radicale (aller aux fonds de tous ses principes)
    – incluyante (NON a la politique d´identités: femme-homme, couleur de peau, religion etc etc)
    – généreuse (basée sur l´abondance dans la nature, pas sur la rareté comme fait le capitalisme)
    – principalement pacifiste
    – vitaliste (dans le sens de respecter la dignité de la vie, et respecter le droit individuel de la mort douce, digne).

    Il faut ABSOLUMENT une agenda NON-violente, pacifiste, et il gaut un nettoyage PROFOND dans les couloirs et les coins plus obscurs de l´université de Louvain, qui est la source des monstres sexuellement frustrés comme Francois Houtart, Camilo Torres, Rafael Correa, et oui, aussi Bergoglio, qui se cache et n´ose pas parler des TRES TRES grosses erreurs de l´église catholique, dans TOUS ces coins de la violence, que ce soit Irlande, Pays Basque, Colombie, Mexique, Brésil, etc etc.

    8. L´Europe a co-créé le monstre politique EEUU, par ses colonisations sanglantes, par ses erreurs Napoleonesques, par son refus de suivre les lecons de John Maynard Keynes (ICU vs BM-FMI, Bancor vs $ USD).

    L´Europe doit se réunir rapidement avec la démocratie la plus large de l´humanité, L´Inde, où se sont ¨réveillé(e)s les humilié(e)s.¨

    C´est dans CE reveil, pacifiste, que se trouve la réponse.

    Mondiale, globale, incluyante, NON religieuse (M. Modi!!!!!!!!) et généreuse.

    1. Mon cher Johan, encore une fois , je n’ai pas tout compris, sauf peut-être que la France, cette salope, a encore une fois tout salopé. Du 18 ième au 21 siècle, ça fait beaucoup de malfaisance. Du coup, je suis partagé : d’un côté, j’ai honte d’être français et d’un autre côté, je me dis :  «Putain de merde, on doit être vachement important pour tant exciter les autres contre nous, et depuis si longtemps .»
      C’est un côté de notre génie national que je ne connaissais pas. ( Attention à la traduction : ici, ‘génie’ n’a rien à voir avec ‘génial’. Penser à ‘idiot’ et ‘idiotisme’.)

      Entre nous, je crois que vous balayez une trop vaste zone (d’ouest en est, du Niger au parlement hindou) pour qu’ émerge une conclusion univoque. En français de tout les jours on dit : «Qui trop embrasse, mal étreint». Du coup, un second, je me sens mieux d’être un paumé à l’ouest de l’Europe continentale, zone appelée France -mais on peut l’oublier-, ignoré des Dieux et des autres terriens parce que parlant une langue si difficile.
      Avec tous ces handicaps, il nous est définitivement impossible d’être si affreux.

      Mais pour votre conclusion, j’ai une idée. Proposition de base: l’inclusivité ne doit pas être exclusive. Ce me semble juste en logique et équitable en justice humaine. La conséquence est immédiate : comment ne pas exclure Trump et ses partisans. Promouvoir Trump et compagnie -40 % des votants quand même-, ne pas les insulter, ne pas les diminuer, ne pas les ostraciser, en somme les accueillir dans la grande fraternité humaine, en voilà un objectif qu’il est est bon. Pensons à toutes ces femmes et ces gens de couleurs (couleurs non spécifiées ; par exception on y admettra la blanche) qui ont voté pour lui, et qui croient encore en lui : ne les excluons pas.
      A notre minuscule niveau franchouillard, je me hasarderais à souhaiter la même chose en faveur des Insoumis -une spécificité française incompréhensible- mais eux sont sans doute irrécupérables, donc morts pour le genre humain. Comme souvent, trop local, trop peu et trop tard. Il faut comprendre qu’une question américaine devient automatiquement d’intérêt mondial. Alors qu’une question coincée dans cet ouest européen à la langue si difficile doit être oubliée sans pardon.

  5. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi la France devrait penser en terme d’après Trump, quand il faudrait qu’elle s’occupe à gérer Macron.
    Trump est exactement ce qu’EST les USA – Bon, globalement et en exagérant les traits. Mais Trump n’est là ni par hasard, ni par accident.
    Donc quoi qu’on pense de l’inébranlable Number One « Américain », il faut juste constater que la roue a tourné et que les USA sont en phase de décadence accélérée. Occupons nous de nos affaires et laissons les arriver à leurs termes.
    Pour le reste, soyons réaliste, tentons l’impossible, l’avenir n’est écrit nulle part.

    1. « Je n’arrive pas à comprendre pourquoi la France devrait penser en terme d’après Trump, quand il faudrait qu’elle s’occupe à gérer Macron. »

      Ça a un nom : multi-tasking, c’est essentiel dans le monde d’aujourd’hui.

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