M. Trump et sa fameuse tactique

Ouvert aux commentaires.

M. Trump ne connaît qu’une seule tactique. Et il croit même l’avoir inventée. 1° terroriser l’adversaire, 2° donner du mou, servir du « Cher Ami ! », 3° reterroriser et dire « Tope-là ! », 4° pour stopper la terreur, l’adversaire dit aussitôt « Tope-là ! » lui aussi, et l’affaire est conclue.

Le secret, c’est le « leverage », le fait que l’adversaire ait un besoin absolu de quelque chose que seul vous pouvez lui offrir. Mais le monde est si vaste aujourd’hui…

Pourquoi, à part la Corée du Sud sur une affaire de droits douaniers, Trump perd-il aujourd’hui sur tous les terrains ?

La réponse est dans son mot d’ordre : « Make America Great Again ! »  Or pour pouvoir réussir avec  sa fameuse tactique, il ne faut pas qu’il y ait un « again » : qu’il y ait du temps à rattraper, du terrain à d’abord reconquérir ! Son truc ne marche que si l’on est vraiment le plus fort. Trump est en train de le découvrir aujourd’hui.

Souvenez-vous de ce que j’expliquais ici au surlendemain de l’élection de Trump, dans Le temps qu’il fait le 11 novembre 2016 :

Alors, M. Trump là-dedans ? À mon sens, M. Trump va jouer, tout à fait involontairement (ce n’est pas du tout dans ses intentions), il va jouer le même rôle que M. Gorbatchev en Union soviétique : il va être la personne qui va reconnaître ce qui s’est passé. C’est la personne qui va reconnaître quel est l’état actuel des États-Unis, ce qu’ils sont en ce moment. Il ne va pas le faire exprès, ça sera tout à fait indirectement et à l’encontre de ce qu’il va essayer de faire, mais c’est ça qu’il va montrer.

Et dans La Croix, très récemment :

Mais vient se combiner désormais à l’inaptitude et à l’impopularité, une politique étrangère impraticable, même pour la plus grande puissance économique du monde. L’unilatéralisme absolu de Trump, ayant réduit le nombre de ses partenaires aux seuls Israël et Arabie saoudite, est irréalisable sur le terrain. Une fois passé le choc de la surprise, les alliés récemment éconduits des États-Unis devront être conscients qu’il ne s’agit avec l’isolationnisme qui se met en place que d’une simple chimère née dans l’esprit d’un mégalomane à la dérive : les États-Unis seuls, ou presque, contre le reste du monde, seront réduits à l’impuissance en un rien de temps.

Cela reste vrai six semaines plus tard 😉

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31 réflexions sur « M. Trump et sa fameuse tactique »

    1. Tremplin ?

      Si l’affaiblissement des USA et leur perte de leadership mondial ( dont on souhaite qu’aucun état ne soit seul en position de le reprendre ), signifiés à sa manière par les gesticulations de Trump , était un « tremplin » plutôt que l’occasion d’une véritable concertation mondiale mettant sur le tapis les sujets débattus sur ce blog depuis dix ans , je demande qu’on supprime le tremplin et ceux qui sautent dessus .

      Mais bon , il faudra sans doute faire avec les vieilles tares .

  1. Trump est aussi un hyper narcissique heureux, il semble parfois avoir la main sur le coeur et il l’a vraiment, et d’autres fois c’est un désastre.

      1. Cher Monsieur Jorion,
        ous interprétez un peu trop là, de manière un peu fantaisiste. Trump est un symbole, celui de la modialisation malheureuse. L’Amérique se rend compte que la mondialisation si acclamée produit aussi de la concurrence sauvage, en tout cas désordonné, nuisible pour de nombreux salariés. On estime que 5 millions de jobs dans l’industrie US ont été détruits à cause de la mondialisation, dont un cinqième dû la la concurrence chinoise.
        Trump est sous une pression terrible – ceux du « rust belt » attendent des résultats, des solutions.

    1. La main sur le cœur , c’est quand on joue l’hymne ….national si pas nationaliste . Le signe manifeste bien que l’on accapare et conserve .

      Le cœur sur la main , c’est plus rare au sens figuré comme au sens propre , mais là on est dans le don .

  2. Vieille tactique en effet : on tape d’abord et on discute ensuite. Approche très discutable et primaire, qu’on peut se permettre en position de domination absolue….Notons que la Chine est le parfait client pour Trump. Ils le voient venir de très loin, avec son attitude tellement prévisible, voire caricaturale, contrairement â ce qu’il croit. Le seul souci aujourd’hui c’est que l’Amérique possède plus de 50% de l’armement militaire mondial et à le pouvoir réel de détruire la planète entière très rapidement, donc, il va juste falloir « ménager » un hyper-narcissique comme Trump, pour éviter simplement son enorme pouvoir de nuisance… (et rien ne servira de vouloir lui donner raison ou au contraire de vouloir lui apporter la contradiction ; juste de l’écarter du pouvoir le plus rapidement possible « en douceurs…)….

  3. Tactique de manipulation et d’emprise, non ? Le mari violent, lui aussi, frappe puis pleure et demande pardon, tout en menaçant à nouveau. Tactique unique de domination ? Non, il y a toutes sortes de dominations, par le « don » aussi bien. Il y a des dominations violentes et d’autres douces. Quelle forme potentielle de violence est évoquée et non exercée, monopolisée (le nucléaire) ? laissant émaner des règles constitutionnelles et des manières de faire non brutales ?
    Je ne vois pas pourquoi la Chine ne pourrait avoir sa part de « meilleur ».

  4. Cher Paul
    Vous disiez très justement en novembre 2016 que Trump était la personne qui allait reconnaitre l’état réel dans lequel se trouvaient les Etats Unis et ceci sans le faire exprès. Donc faire connaitre au monde entier cet état.

    Or, je suis sans doute naïve, mais pourquoi donc alors les capitalistes états-uniens laissent faire Trump puisque ce n’est nullement dans leurs intérêts de faire connaitre les méfaits commis par eux-mêmes envers leur propre pays ?

    1. Bonjour Chaponik,

      J’ose précédé le maître par ma propre réponse :

      parce qu’ils sont certains qu’ils n’ont jamais commis de méfaits envers leur propre pays et que ce sont « les autres » qui ont bêtement gâchés leur « travail » .

      J’ai le sentiment que les capitalistes historiques d’une majorité de pays sont d’ailleurs convaincus de la même chose .

      Quand on croit porter le « bien public » , quand ça foire , c’est la faute du public , pas du système qui porte .

      Mais ça n’est sainement vrai qu’en démocratie aboutie , où , en principe , ça ne foire pas .

      Pour revenir aux States , il n’est d’ailleurs pas certain que « les capitalistes » laisseront longtemps Trump défendre seul le système .

      Pour ce qui est de l’état des USA , ça fait une vingtaine d’années que les dirigeants mondiaux savent à quoi s’en tenir et avancent leurs pions en testant l’état de la bête . Ceux qui nous mènent plus directement ne semblent pas en avoir encore tirer toutes les conclusions , dont il faut reconnaitre qu’elles bousculent un peu leurs carrières devenues plus risquées , et la bêtise consumériste de leurs populations , toujours plus promptes à demander de l’essence moins chère que plus de justice citoyenne et d’horizon vrai . Qui inclut les USA et leurs 350 000 000 d’êtres .

      1. Et de ce dernier point de vue ,l’Allemagne est actuellement dans une situation ( où on aimerait bien que la France se mouille ouvertement ) où , soit elle cède devant ses intérêts capitalistes vraiment ou faussement menacés, soit elle sonne le début d’une volonté solidaire européenne qui passe apparemment par de la créativité financière et sociale .

        La récupération quasi-raciste de la crise migratoire sert , pour le moment , les intérêts du système capitaliste .

    2. @Chaponik :

      C’est toujours agréable de vous servir .

      Mais ça ne dispense pas le taulier de vous répondre ici ou ailleurs , si ça l’inspire .

      1. « court-termisme »… Ça en ferait presque un Président ‘comme les autres’, normal quoi… 😉

      2. On va voir à quel terme pense Theresa May .

        Et Merkel ( les allemands )

        Et Macron ( les français) .

        Pour les italiens , on sait , au moins pour un temps .

        Pour les autres , faire un tour de table

      3. On va voir les « tactiques » à l’œuvre dans la semaine à venir , en espérant qu’il y a au moins une stratège dans le tas :

        http://www.france24.com/fr/20180707-demain-a-une-trump-londres-theresa-may-brexit-visite-officielle-downing-street-brexit

        Qui inviter pour le défilé du 14 juillet ? Trump ? May ? Merkel ? …

        Non , je crois que c’est Thomas Pesquet .

        Mais si France et Angleterre se retrouvent en finale de foot , je propose que l’arbitre soit allemand et les juges de touche belges .

        PS : j’aurais bien mis un belge comme arbitre , mais si la France est en finale c’est que les rouges auront été défaits , et un arbitre belge pourrait alors être partial , une fois . Mais si les belges sont en finale , ils devront porter aussi le maillot de la solidarité européenne . Les juges de touches seront français et ne signaleront que les hors jeu anglais .L’arbitrage vidéo sera faussé comme un radar saboté , et on chantera un cantique à la mémoire du hérisson de Tout me hérisse à la place des hymnes nationaux .

  5. J’ai vu un certain Vandamme défendre Trump (émission 28′ sur Arte), en indiquant que ce dernier aurait permis l’apport de trillions de dollars et que les USA n’auraient jamais créé autant d’emplois depuis très longtemps, en particulier au bénéfice de la communauté afro-américaine. Alors vrai ou faux ? Même si je partage le sentiment de Paul Jorion sur la personnalité de Trump, on aimerait en savoir plus sur l’évolution socio-économique du pays. Si ce que dit l’acteur est juste, alors il y aura de grande chance qu’il soit réélu, sinon la question est celle de la propagande…..

    1. Par contre personne, pas même le Père Noël, pour défendre l’économie du 18 ème siècle de Macron ?
      Sauf l’excellent Daniel Cohn-Bendit comme deuxième rôle.

  6. N’avons nous pas un regard trop décentré ?
    Et si Trump ne s’adressait QU’A ses électeurs au travers d’actions spectaculaires. Une bonne façon de préparer les élections du mid-term qui prouveront ou pad, que Trump gouverne son pays , et non pas le monde.

  7. ‘Une fois passé le choc de la surprise, les alliés récemment éconduits des États-Unis devront être conscients qu’il ne s’agit avec l’isolationnisme qui se met en place que d’une simple chimère née dans l’esprit d’un mégalomane à la dérive : les États-Unis seuls, ou presque, contre le reste du monde, seront réduits à l’impuissance en un rien de temps.’
    Impuissance????? J’en suis pas aussi sûr…
    Quand on regarde les atouts des États Unis …
    Première puissance militaire du monde, quadrillage de la planète par un réseau de Base comme nul autre pays,
    présence à bon niveau dans tout les champs scientifique (IA, électronique, biologie, spatial etc,), bulldozer idéologique et culturel via notamment la primauté de la langue Anglaise , indépendance énergétique , accès à deux façades maritime, présence sur son territoire des principaux organismes supranationaux (ONU, FMI, Banque Mondiale,…),etc,etc,etc
    Bref, je crois que les États Unis, ils s’en moquent un peu des autres….Ils sont premiers et nous et bien …..on se la ferme (voir dernièrement la COP21 ou l’Iran)…
    Il faut se rendre à l’évidence. C’est d’un Empire dont vous parlez, certes un Empire version ‘light’ mais un Empire quand même alors l’impuissance….Je pense que l’administration Américaine vous direz ‘ Et PJ , c’est à moi que tu parles? C’est à moi que tu parles?’
    Même si ils sont certainement en déclin , les USA reste une force sans aucun rival. Alors, c’est vrai tant qu’on reste dans ce monde multilatéral avec un minimum de dialogue, on peut voir une sorte de « petite » impuissance de la part des États Unis mais si jamais on bascule dans un monde un peu plus « frontal » , vous verrez que les USA , ils seront loin d’être inoffensif…Et on reviendra vers les bons vieux schéma classique….où celui qui a la plus « grosse »….armée , fait la loi…..Malheureusement……

    1. C’est une vision seulement partiellement vraie. Par exemple, les États-Unis ne sont pas indépendants énergétiquement. Et leur supériorité militaire est toute relative, quand une simple Corée du Nord leur reste en travers de la gorge : à l’âge nucléaire, la supériorité militaire est beaucoup moins utile que dans le passé.

      Surtout, être le plus gros ne suffit pas, encore faut-il savoir diviser les autres plutôt que de les pousser à se coordonner. Obama avait fait quelques erreurs de ce côté en poussant la Russie dans les bras de la Chine. Mais avec Trump ce ne sont plus des erreurs… c’est un véritable festival.

      Pour une stratégie froide et calculatrice, mais intelligente, visant à assurer à long terme l’imperium américain, je recommande Le Grand Échiquier de Brzezinski (1997). Les États-Unis ont assez mal suivi cette stratégie depuis… mais avec Trump ils passent carrément au n’importe quoi.

  8. En fait la doctrine Trump de politique étrangère n’est pas fausse… dans le principe. Comme le racontait mieux que je ne le saurais le dire le sieur La Fontaine https://fr.wikipedia.org/wiki/La_G%C3%A9nisse,_la_Ch%C3%A8vre,_et_la_Brebis,_en_soci%C3%A9t%C3%A9_avec_le_Lion

    La Génisse, la Chèvre, et leur sœur la Brebis,
    Avec un fier Lion, Seigneur du voisinage,
    Firent société, dit-on, au temps jadis,
    Et mirent en commun le gain et le dommage.
    Dans les lacs de la Chèvre un Cerf se trouva pris ;
    Vers ses associés aussitôt elle envoie.
    Eux venus, le Lion par ses ongles compta,
    Et dit : « Nous sommes quatre à partager la proie » ;
    Puis en autant de parts le Cerf il dépeça ;
    Prit pour lui la première en qualité de Sire ;
    « Elle doit être à moi, dit-il, et la raison,
    C’est que je m’appelle Lion :
    À cela l’on n’a rien à dire.
    La seconde, par droit, me doit échoir encor :
    Ce droit, vous le savez, c’est le droit du plus fort.
    Comme le plus vaillant je prétends la troisième.
    Si quelqu’une de vous touche à la quatrième,
    Je l’étranglerai tout d’abord.»

    « Quoniam nominor Leo » en latin : car mon nom est le Lion. « La raison c’est que je m’appelle Lion », dans la version de La Fontaine. Et à cela, véritablement, « il n’y a rien à dire ». Si c’est vrai.

    Non, la doctrine Trump n’est pas fausse dans le principe. Elle ne pose en vérité qu’un problème pratique… c’est que les Etats-Unis n’en ont pas les moyens. Nous ne sommes pas en 1945, quand ils concentraient à peu près la moitié de l’économie et de l’industrie du monde. Ni en 1992, quand ils étaient seule superpuissance, dépassant tous les autres comme un géant des nains.

    Les Etats-Unis ne sont pas le Lion.

    Et ils n’ont pas à faire qu’à génisse, chèvre et brebis.

  9. Un commentaire assez particulier ( qui, personnellement, m’intrigue fort ) venant d’ailleurs, qui a l’intérêt de minimiser la « Trump-theory » , sans nier son pouvoir de nuisance (planétaire) à court et moyen terme ( in Médiapart) :
     »  »  »
    L’analyse théorique de la faillite occidentale que nous sommes en train de vivre a deux axes.

    D’une part, les pieds liés par la non-reconnaissance et la non-acceptation de l’ineptie économique fondamentale constituée par le crédit lorsqu’il est décroché de la solvabilité réelle des opérateurs (qu’ils le consentent ou qu’ils le reçoivent).
    Il n’existe plus, nulle part, sauf en Chine précisément, de frein automatique au crédit sous forme d’engagement lié au dépôt financier ou à la « surface » dont disposent les opérateurs… banques, entreprises, ménages et états compris…
    L’occident est clairement insolvable. Aucunes « jongleries » ou contorsions financières ne feront remèdes… La chine tient le destin financier de l’occident dans sa seule main : Elle en est la première créancière…

    D’autre part, les mains liées par la négation du fait que le « blanchiment » confortable des productions chinoises autant par les commerçants (produit finis) que par les pseudo industriels (assemblage de semis finis) occidentaux, désormais en posture de simples et négligeables intermédiaires est de moins en moins possible, condamné à terme rapproché, ce sous la pression de la maîtrise incontestable de l’économie marchande numérique par la Chine. La Chine tient le destin économique de l’occident dans son autre main : Elle en est le premier fournisseur…

    L’occident n’a plus qu’une seule chose à espérer… que la Chine ne jongle pas…

    En d’autres termes nous sommes pieds et mains liés et la Chine nous tient par les c…….

    Il est plus que temps que les économètres en charge répondent à cette taraudante question : l’usine est en Chine, pourquoi croissance, emploi et innovation devraient-ils demeurer en occident ?

    Enfin, et pour ne surtout pas se méprendre, il faut bien intégrer que la Chine et son développement ne pose aucun problème particulier. Ses productions seront toujours « inconcurrentiables », leur coût marginal à l’exportation étant calé sur la prodigieuse capacité d’absorption de son propre marché intérieur.
    C’est bien seulement l’exploitation éhontée de ses productions par le capitalisme occidental qui est en cause. Le problème est bien là, pas ailleurs. Il est clairement indispensable aux états occidentaux, États-Unis et Allemagne inclus, à peine de transformation en croupions planétaires, d’adapter leurs politiques économiques et fiscales également à cette « tendance lourde » pour ne pas dire définitive
    .  »
     »  » « 

      1. @Jacquot(10/7à19h43)
        … »affirmations à l’emporte pièce dans ce texte, et fort contestables« .
        Peut-être..
        Et quant à ceci ?? , de la même origine..

        (Proposition de) Taxation de l’EBE à 25 % de manière à rogner les marges éhontément réalisées sur le dos des chinois (à l’achat) et des consommateurs (à la vente) par les pseudos industriels et les vrais commerçants responsables au premier chef de la désertification industrielle ET de la casse sociale. … »  »  »

        [[[ rappel: EBE =

        L’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) est l’endroit comptable et économique où se concentre la marge réalisée par les entreprises capitalistes commerciales et pseudo industrielles qui, dans tout l’occident, importent désormais et quasi exclusivement des artefacts (finis et semi-finis), principalement chinois, qu’ils blanchissent sous labels nationaux et revendent directement, ou indirectement sous forme de pseudo exportations, aux consommateurs occidentaux (mais pas que…), tels quels ou après assemblage, sans plus rien « produire » d’autre que casse sociale et désertification en occident.
        Cela, tout en engrangeant des marges somptuaires, sans la moindre « valeur ajoutée », hors « l’investissement publicitaire », réalisées « sur le dos » des travailleurs chinois, à l’achat, sur celui des consommateurs occidentaux, à la vente.
        Pour mesurer l’enjeu il faut savoir que les artefacts industriels représentent directement et indirectement de l’ordre de 80 % de l’activité économique mondiale.]]]

        La taxation de l’EBE, couplée à une réforme de la récupération de la TVA d’amont sur les importations hors UE, et ce sans négliger la « part chinoise » des soi disant exportations intra-européennes (Allemandes notamment, qui ferait immédiatement justice à nos soi-disant 30 Mds de déficit avec la Chine… ridiculement calculés), est un dispositif de nature à résoudre bon nombre de problèmes fiscaux, sociaux et économiques

        J’ignore tout de celui qui, un temps (dans les premiers mois du regrettable quinquennat de F. Hollande) préconisât la taxation de l’EBE* mais une chose est sûre l’érection d’une statue à cet « économiste inconnu » est une nécessité historique tant sont rares ceux qui savent quoi faire.

        On aperçoit le cheminement de cette révocation (de la technique « EBEimposé) en 2013-4 dans la succession suivante :

        https://www.huffingtonpost.fr/2013/09/11/impot-ebe-excedent-brut-exploitation-entreprises-patrons-cazeneuve-buget-2014_n_3905526.html

        https://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20130906trib000783361/l-excedent-brut-d-exploitation-des-entreprises-devrait-etre-taxe-.html ,

        et ce troisième lien définitivement(??????) explicatif :

        https://www.journaldeleconomie.fr/Taxe-sur-l-EBE-retour-sur-un-impot-mort-ne_a118.html

        détaillant « la » cause majeure du décès de la technique-« EBEimposé »… :

        … »En d’autres termes, l’EBE permet d’évaluer avec une relative précision la rentabilité d’une entreprise, et donc ses capacités d’investissement. On peut donc dire que taxer l’EBE revient à taxer les capacités d’investissement des entreprises. « …
        IMPENSABLE….! (point final.) Rejet de la proposition.

        Or la structure actuelle d’activité réelle de la plupart des entreprises infirme diamétralement cette objection majeure/cause du décès de l’enfant mort-né…
        Car la structure actuelle d’activité réelle des entreprises occidentales… est purement une posture de transitaire dont la principale activité consiste à blanchir nationalement des productions asiatiques et principalement chinoises

        En France, pour l’exemple, comme les statistiques de la « part chinoise » contenue dans nos importations demeurent… inconnues… notre déficit ridicule de € 30Mds… avec la Chine pourrait paraître invalider cette approche moins si l’on considère que notre position déficitaire de +- € 14Mds avec une Allemagne qui réalise plus de la moitié de son commerce extérieur avec… la Chine et nous « fourgue » donc du « made in china » sans vergogne… mais estampillé importations… Allemandes en France…
        Si l’EBE traduit bien « la capacité d’investissement » par un subtil abus de langage, l’emploi de cette « capacité » (Investir ? Pourquoi investir si je ne produis plus ?) comme le chemin, ô combien tortueux, qui depuis l’EBE conduit à la détermination du profit taxable imposent nombre d’interrogations dans le détail desquelles il n’est pas possible d’entrer ici.

        Il suffit de savoir que le cheminement d’un achat de semi-fini chinois vers un pseudo industriel occidental par exemple emprunte des voies permettant de déposer la marge d’amont où on veut qu’elle soit… c’est à dire généralement à Hongkong et principalement chez l’anglaise HSBC… ce qui permet un rapatriement discret via les anglo-normandes. –

        Vous achetez 50 en Chine vous vendez 100 à Hongkong à votre filiale offshore vous « rachetez » 100 à cette filiale à qui vous venez de vendre… vous avez déposé 50… en Chine… en fait où vous voulez, dans la devise qui vous convient… Ni vu ni connu… quand vous vendrez 120 en occident… votre « marge occidentale » sera de 20… pas de 70…

        Ça, c’est le « sport » mondial… l’eau du bain

        C’est d’ailleurs précisément pour cela que la seule taxation de l’EBE n’est pas, en elle-même, suffisante… puisque par hypothèse elle ne « frapperait » que la marge d’aval.

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