Mises au point en post scriptum, par DD & DH

Ouvert aux commentaires.

Au cas où subsisterait un malentendu quant à nos deux papiers précédents, nous prenons ici la précaution de réaffirmer que nous n’avons développé aucun « syndrome de Stockholm » vis à vis du régime de Pékin au cours de nos voyages. Qu’il soit bien clair qu’à nos yeux la Chine ne peut incarner un idéal à atteindre ou un modèle à suivre pour nous, Européens. « Suivre » ne pourrait d’ailleurs se résumer qu’à « singer » et nous manquons de la souplesse nécessaire pour cette acrobatie ! Il peut être utile en revanche de modifier notre regard sur elle dans la mesure où une urgence extrême nous contraint à intégrer sa pratique aux petites chances qu’a l’humanité de mettre sur pied un chantier à l’échelle planétaire, histoire de sauver quelques meubles, s’il se peut encore.

En France, grâces soient rendues à Nicolas Hulot pour avoir dévoilé l’imposture qu’il cautionnait depuis un an ! Sa démission a sans doute créé un « avant » et un « après » quant à la prise de conscience des problèmes à résoudre et ouvert une brèche dans l’opinion française. Un type respectable et peu suspect d’ambitions politiciennes vient annoncer en direct à la radio que la maison flambe de la cave aux combles, que tout le monde en haut lieu le sait et que lui en est réduit à dire « Pouce ! » parce qu’on lui a donné en tout et pour tout trois verres d’eau pour éteindre tout seul l’incendie, ça réveille, non ? Toutes les volontés d’agir sont les bienvenues. L’heure n’est plus aux chipotages ! À ce jour, chez nous, le Parti des « Verts », qui devait porter le projet de ce grand chantier, a-t-il fait autre chose depuis 40 ans que se déchiqueter en querelles et rivalités (de personnes) internes et faire de la figuration dans quelques gouvernements ? Ce constat est d’autant plus douloureux à énoncer que les dirigeant(e)s et, plus encore, les militant(e)s de l’écologie sont dans leur immense majorité des gens exemplaires par leur dévouement à la cause et leur abnégation. Quasi des saint(e)s ! Mais Péguy nous a prévenus : le saint a les mains blanches, mais il n’a pas de mains ! Quant aux choix écologiques qu’un gouvernement (de quelque couleur qu’il soit) revendique, ils ne peuvent se contenter d’une niche dans un ministère des beaux quartiers. Emmanuel Macron ironise volontiers sur la « poudre de perlimpinpin » des autres. Avec la nomination de N. Hulot au gouvernement, il l’a saupoudrée en connaisseur ! Si la préoccupation de la sauvegarde de notre planète (l’unique vivable à ce jour) n’est pas transversale, si elle n’imbibe pas toutes les décisions quels que soient les ors sous lesquels elles sont prises, si elle n’impose pas d’être sur le pied de guerre 24h sur 24 quant aux choix décisifs (du type « exploration du gaz de schiste ou de houille » ou « enfouissement des déchets nucléaires »), si elle doit « composer » et passer des compromis mi-chèvre, mi-chou (ou, pire, pot de terre contre pot de fer) avec de très puissants lobbies d’argent quand l’intérêt général humain devrait être son seul aiguillon, fermez le ban et, par la même occasion, le Ministère tombé aux mains de M. de Rugy, cela fera toujours une économie sur les fonds publics ! On devine toutes les questions qui se posent dans les hautes sphères (car ces gouvernants ne sont ni si aveugles ni si stupides), mais aussi, hélas, le silence assourdissant qui tient lieu de réponses ! Car personne n’a le moindre levier pour ébranler le plus petit premier obstacle. La COP 21 de Paris dont nous nous enorgueillissons n’a laissé derrière elle aucun mode d’emploi. Et pour cause : le problème est si global qu’il n’est du ressort de personne en particulier.  Sans début ni fin et hérissé de lames de rasoir, il n’offre pas de « bout » par lequel le prendre. Alors prévaut la vieille tactique de l’autruche ! Celle que nous pratiquons le plus volontiers en solo et en chœur. Face à des questions comme « Peut-on stopper sa descente quand on est lancé à grande vitesse sur un toboggan ? ». Ou encore  » Comment manipuler le retardateur de la mise à feu d’une bombe pour gagner quelques minutes sauves ? », on comprend que la tête sous le sable rassure. Vertige garanti et impossibilité de descendre collectivement du train en marche… Alors, à titre individuel, quelques hardis pionniers,  pressentant que ce train va dans le mur, ont tenté d’élever des brebis sur le Causse du Larzac, de se lancer dans le maraîchage bio sur la ZAD de Notre-Dame des Landes et de développer la vente de produits sans intermédiaires (ni camions, ni réfrigération, ni marges des gros distributeurs) via les variantes des « ruches » un peu partout en France. Ce sont des initiatives à défendre et éventuellement propager, mais sans mesure avec l’enjeu. Il ne s’agit pas ici de tricoter une écharpe pour le Téléthon, entreprise dans laquelle toutes les bonnes volontés qui l’augmenteront de 5 rangs sont les bienvenues ! Les pouvoirs publics ne devraient pas pouvoir « se défiler » ! C’est une affaire d’État ! Ce pourrait, et devrait, être une affaire d’Europe, mais personne ne se sentant citoyen de cette machinerie technocratique sans âme, aucune motivation forte ne peut germer sur un terrain aussi aride !

Et c’est là que notre bât blesse ! Et qu’on se rend compte que nous n’avons pas le moindre équipement pour ce qui exigerait de nous des manches retroussées sur le champ ! Un Everest attend que nous entamions son escalade et nous sommes pour l’heure en bermuda et tongs ! Pas d’outils ad hoc dans notre panoplie dont, pourtant, c’est peu de dire que nous étions contents ! Au moment où il devrait donner la pleine mesure de son efficacité et appeler à la mobilisation, l’État est en panne. Le pauvre se racornit de jour en jour : depuis la flagrante iniquité du hold-up sur notre referendum de 2005, les directives européennes l’ont rongé comme un acide en rognant ses prérogatives et en lui imposant le corset de fer de leurs exigences budgétaires. Or, à puissance publique défaillante, gavage privé florissant ! Les multinationales et leurs lobbies ont pris toutes leurs aises dans des États entièrement à leur botte. Déjà que nous étions au pied de l’Everest en bermuda, les grands groupes du privé nous obligent désormais à porter leurs sacs dans la montée ! Naguère, nous étions fiers de nos institutions et nous les pensions armées pour défier le temps. Parfois même nous ne résistions pas à la tentation de les brandir en exemple pour l’édification de toutes les nations. Et voilà que, face au défi crucial qui se dresse en travers du chemin, ces chères institutions républicaines et démocratiques font un grand et gros « Flop ! ». Le char de l’Etat patine, emberlificoté dans des courroies de transmission qui ne transmettent plus et miné par quelques graves défauts de fabrication dont on s’était, de plus ou moins  bon gré, fait une raison. Parmi eux, un calendrier électoral qui relance les dés tous les 5 ans condamnant d’avance toute prise de décision de long terme (comme le sont par nature les décisions écologiques !) au risque d’avoir la tête tranchée en cas de nouveau caprice des urnes baptisé « alternance » et, autre tare non moins regrettable, la vieille habitude que tout candidat qui en appelle aux suffrages de ses concitoyens est toujours fortement tenté d’adopter à son tour : la caresse dans le sens du poil et le gommage/lissage des sujets qui bousculent le confort établi (une authentique écologie ne fera pas d’omelette sans casser d’œufs). Bref, deux boulets supplémentaires aux pieds dans notre ascension de l’Everest. Le package commence à être lourd…

Il est évident que la Chine nous devance sur cette forte pente et que son équipement est mieux adapté, mais nous encorder à elle ne va du tout de soi et nous regimbons avec la dernière énergie à quitter nos tongs pour ses lourds croquenots, tant nous aimons pouvoir remuer nos doigts de pied ! Disons-le tout net, la voie chinoise nous est impraticable à l’heure qu’il est. Seul un scénario mondial du type « Soleil vert » pourrait nous faire entrer de force dans sa cordée. Se souvient-on que l’action de ce film d’anticipation de Richard Fleischer (1973) montrant une humanité en voie d’absolue déshumanisation pour avoir épuisé toutes les ressources de la planète se situait en 2022 ? Ouille ! Il n’est écrit nulle part non plus que la Chine réussira son pari et plantera son drapeau au sommet, il y a tant de crevasses où tomber en route ! Son modèle existe pour de vrai : c’est Singapour. Mais rien ne dit qu’elle est en capacité de négocier le changement d’échelle. Singapour, cité-état indépendante depuis 1965, incarne le rêve chinois. Troisième pays au monde pour son PIB et le pouvoir d’achat de ses habitants (juste après le Qatar et le Luxembourg), quatrième place financière mondiale et deuxième port après Shanghai pour le trafic maritime et les exportations, Singapour est une Suisse d’Asie croulant sous les orchidées. La discipline y règne sous surveillance constante et tout menu papier jeté à terre est immédiatement passible d’une lourde sanction. Le taux de délinquance doit plafonner à 0,0001 et la vente du chewing-gum qui, on le sait, finit toujours par souiller les trottoirs nécessite un certificat médical. Wikipedia propose de qualifier au choix Singapour de « démocratie autoritaire » ou « dictature bienveillante« . La Chine a emprunté à Singapour l’étroit maillage de règles contraignantes et de ponctions financières endiguant l’accès à l’automobile individuelle. Toutes deux ont la même conception de la censure dans les médias, sur Internet et les réseaux sociaux : empêcher (ou/et punir) toute atteinte à « l’harmonie religieuse et culturelle« . Juguler toute dysharmonie. Quant à la manière de gouverner à Singapour, elle est très simple : depuis l’indépendance, le même clan familial qui est aussi un parti (Parti d’Action Populaire) est aux manettes. Le dirigeant Lee Kuan Yew n’hésite pas une seconde à mettre tranquillement hors jeu nos propres conceptions du pouvoir : « Aucun dirigeant singapourien ne peut se permettre de faire passer la théorie politique avant les besoins concrets de stabilité et de progrès méthodique« . Capitale mondiale du capitalisme confucianiste, Singapour est à sa façon un « meilleur des mondes« , mais plutôt, à nos yeux d’Occidentaux, un improbable mix de Pyongyang et de Dubai ! En tout cas la Chine y trouve son inspiration en y retrouvant sa marque de fabrique. Il est vrai que la population (5 millions et demi d’habitants, soit 1/5 de la seule ville de Shanghai !) est aux trois quarts chinoise. Le problème que Xi Jinping essaie aujourd’hui de négocier au mieux est le vertigineux changement d’échelle : passer des 719 km2 de Singapour aux quelque 9 millions et demi de la Chine ! Élargir à un sous-continent l’accès à la prospérité tout en ménageant les ressources de la planète et obtenir l’adhésion de tous sur la base d’un pouvoir vertueux soucieux d’intérêt général. Pas gagné !

Mais pas gagné non plus chez nous ! Et il s’en faut de beaucoup. On se souvient du conte de l’apprenti sorcier ? En l’absence du sorcier, son apprenti a mis en marche la marmite magique qui fait de la soupe toute seule. C’est qu’il n’est pas peu fier de son exploit ! Malheureusement, il en est à ses premières leçons et, s’il connaît l’abracadabra de la mise en marche, il n’a pas encore appris celui qui stoppe la généreuse cocotte. Celle-ci continue donc à faire imperturbablement de la soupe jusqu’à l’inondation, voire le tsunami potager ! C’est presque un lieu commun que de dire qu’on en est là : le sorcier n’est jamais revenu à la maison, l’apprenti a fini par se tirer en Californie pour créer sa start-up et nous, nous vivons sous la menace permanente de la soupe ! Casser la marmite, dites-vous ? Hé ! pas aussi facile qu’on pourrait le croire car elle est juchée sur un pont de paille : dès qu’on fait mine de toucher un fétu, l’effet de jeu de mikado fait trembler tout l’édifice sur ses bases, donc la décision d’une nouvelle tentative est reportée sine die ! Le courage nous manque, ce qui prouve que, contrairement au bobard qu’on sert aux enfants, la soupe ne fait pas grandir et ne rend pas plus fort !

25Shares

160 réflexions sur « Mises au point en post scriptum, par DD & DH »

  1. Rien ne se fera hors la gestion de la nécessité, l’invention de nouveau marchés absurdes et la rivalités des puissances, tout étant sur le plan des dynamiques climatiques largement trop tard. Donc le marché de l’adaptation (le capitaliste étant toujours prêt à vendre la corde qui etc) et l’autoritarisme moralisant et belliqueux (vont toujours de pair) sont notre avenir proche. Au fait, les européennes….sauver la baraque avec macron en se pinçant le nez ou autres (le risque des conflits précédant dans l’agenda les tensions climatiques dans le calendrier).

  2. Ça ressemble plus à un conte qu’à un post scriptum , avec pas mal de métaphores imagées , jusqu’à donner au mikado le rôle de symbole annonciateur de l’écroulement .

    Sur l’écroulement , j’ai déjà donné :

    https://www.pauljorion.com/blog/2014/09/12/comment-rehabiliter-laction-politique-par-francois-leclerc/#comment-452406

    Sur le caractère plus ou moins autoritaire « désirable » pour les temps à venir , aussi , dans le billet précédent .

    Contrairement à la justice , le pouvoir n’a pas vocation à être aveugle , même si c’est un serpent froid .

    Ou l’on ne parle pas de la même chose quand on parle de l’humanité où je me sens homme .

    1. Oui, arkao, c’est un texte qui introduit le(la) néo(po)lit(h)ique.
      A défaut de mettre la nature en coupe réglée pour des humains sortis de leurs jantes, ce sont les humains qu’on risque de mettre en coupe réglée.

  3. Ah la soupe, ça ne rend pas sourd, ni aveugle, parait-il.
    Quoique.
    Les africains auraient-ils quelques indigestions ?

    « Des dizaines de danseuses en costume traditionnel formant une haie d’honneur pour accueillir les 53 chefs d’état et de gouvernement africains invités cette semaine à Pékin ! et un concours de sourires réjouis ! Il faut dire qu’en diplomatie aussi, le bonheur c’est simple comme un gros chèque, en l’occurrence ici un très gros chèque : 52 milliards d’euros promis par Xi Jiping pour le développement de l’Afrique. Cette Chine qui chaque jour, semblait de plus en plus tisser cette toile infiniment habile, discrète et efficace, qui la conduisait à ne plus être seulement une superpuissance économique, mais aussi une puissance diplomatique qui se mettait à donner le LA des grands événements internationaux, parlant multilatéralisme quand l’Amérique de Donald Trump ne le faisait plus – même s’il n’était pas sûr que Xi Jiping donnât à ce mot la même signification que les occidentaux – une puissance chinoise installant sa première base militaire hors de ses frontières à Djibouti, une Chine devenant premier pays fournisseur de casques bleus à l’ONU, et puis surtout une Chine arrangeante comme tout avec tout le monde, promettant aux états africains son aide mais en précisant qu’elle ne demanderait en retour aucun droit de regard sur les affaires intérieures. Arrangeante comme tout également avec la Russie de Vladimir Poutine, qu’elle se préparait à aider pour reconstruire la Syrie en ruines, dès lors que la dernière poche de résistance d’Idlib serait écrasée.

    « Pendant ce temps, Donald Trump semblait perdre de vue ce qui avait été l’un des credo du maître de la diplomatie américaine Henry Kissinger : toujours faire en sorte que l’Amérique soit plus proche de la Russie et de la Chine que ces deux nations orientales pouvaient l’être entre elles. Désormais Trump se fâchait avec tout le monde, davantage préoccupé à traquer la taupe qui avait dénoncé dans le New York Times la folie de sa présidence qu’à sauver ce qu’il restait à l’Amérique de leadership mondial. »

    « Alors à la question : qui désormais dirigeait le monde ? il n’existait plus de réponse simple… »

    https://www.franceculture.fr/emissions/lesprit-public/la-vacance-de-monsieur-hulot-ou-est-la-faille-chine-xi-jinping-en-route-vers-le-leadership-mondial

  4. « Élargir à un sous-continent l’accès à la prospérité tout en ménageant les ressources de la planète et obtenir l’adhésion de tous sur la base d’un pouvoir vertueux soucieux d’intérêt général. Pas gagné ! » : comme vous dites, « pas gagné », donc miroir aux alouettes. Point à la ligne.

  5. La mise au point était nécessaire, j’en étais rendu à penser que vous étiez prêt à brader tout le barda de l’esprit des Lumières…

    Votre texte reste néanmoins marqué par une sorte de fatalisme. … « l’apprenti sorcier est parti en Californie », et nous serions inévitablement submergés par un « tsunami » de soupe, laissant derrière lui un cortège de désastre sociaux et environnementaux…

    Non ! on a des moyens de faire cesser la production de mauvaise soupe. Les canaux Herziens, les câbles en fibre optique, tout ça n’est pas en Californie. L’assemblée nationale non plus. On est tout seuls, et alors ? Les anglais n’ont pas attendus les américains, pour s’opposer à l’hégémonie allemande…

    Les français sont-ils des veaux ? (comme le disait paraît-il le Général de Gaulle). Nuit debout, ou marche pour le climat…des veaux qui marchent à l’abattoir, en râlant un peu, certes… mais ils marchent quand même.

    Et d’ailleurs, notre président ne s’est il pas désigné lui même comme « une blanquette de veaux », en faisant son
    portrait chinois ?

    Tant de lamentations sur ce blog… et si peu d’action

      1. « Il est préférable d’agir en connaissance de cause »

        Agir comment ? marcher, en appelant le gouvernement à prendre des mesures efficaces contre le réchauffement climatique ?

        Je sais bien que faire réfléchir n’est pas inutile, que ça fait avancer un petit peu, mais on est toujours dans les « petit pas » non ? Il faudra bien un jour ou l’autre passer aux choses sérieuses, et élire des députés non ?

  6. Excellent texte, avec un prix spécial pour le passage concernant le départ de Nicolas Hulot. Petit pas de côté à propos de la manifestation du 8 septembre « pour le climat » ( vu à Paris). Oui mais….Bien loin des enjeux. Et désolant de voir le cortège des voitures balais nettoyant méthodiquement la chaussée juste après les derniers manifestants….tout un symbole. Et après, comme si de rien était la foule du samedi après midi s’anime, s’affaire, s’amuse….

    1. Ohh quelle hauteur !
      Excusez-nous de fêter notre engagement si dur à tenir parmi ces indénombrables morbaks.

      Ne pas confondre interville et l’espoir fou de quelques citoyens ignares mais bon.

  7. Chères toutes, cher tous,
    Quoique nous en pensions nous étions avertis. Notre conscience raisonnable en retard sur nos intuitions qui voit tous les jours les signaux faibles augmenter. Est ce la chine ou le Illuminatis qui illuminerons notre agir. Comment mettre en marche notre agir (collectif et/ou individuel) semble la question en creux en se demandant si la chine nous tirera d’affaire, pardon entrainera notre agir. De faire il s’agit encore et encore de cela. Les colibris font leur part de chemin depuis longtemps, est ce suffisant ? Est ce la bonne question ? Le fait est qu’ils font. L’agir libère notre esprit, après une partie de désherbage dans mon potager je suis plus lucide plus éclairé plus connecté (si je puis dire) au vivant. Au fond c’est aussi cela le monde d’aujourd’hui notre connexion au vivant au subtil comme disait les alchimistes. A vous lire le cerveau gauche nous y aiderai ?
    Avec toute ma tendresse, quel art pierre

  8. Si la Chine suit Singapour au niveau techno/économique c’est foutu pour le Climat/la biodiversité etc.
    Les émissions de GES par tête à Singapour sont de 10,3 tCO2/e par an pour 2015 (environ 9 TCO2e/an les 4 derniers années).
    https://data.worldbank.org/indicator/EN.ATM.CO2E.PC?locations=SG
    Singapour est une ville état ça n’a pas de sens de la séparer de ses liens avec les voisins.
    La comparaison avec la Suisse devrait être revue car elle correspond à une vision purement PIB.
    La Suisse a au moins pour elle des paysages et des ressources agricoles que Singapour n »aura jamais.
    et ces émissions par tête ne sont que de 4,3 T CO2e/an
    Cette anecdote résume tout: A Singapour tous les bureaux/commerces/taxis (et combien d’habitations) sont climatisés à 18°C toute l’année.

      1. Et Arkao L’énergie propre du Henan,… La Chine est peut être la « championne » des ENR, mais c’est principalement grâce à l’hydraulique et malheureusement l’étude de son bilan est sans appel c’est les fossiles qui tiennent le très haut du pavé pour suivre la demande.
        https://jancovici.com/en/energy-transition/long-series/china/
        Et si les émissions de GES ont cessé de croître depuis 2013 le compte n’y est pas.
        Ce que fait la Chine c’est essayer en priorité de se passer du charbon, et c’est déjà bien, mais le chemin est encore énorme pour se débarrasser de cette source primaire, chemin qu’il faudra compléter en tarissant l’utilisation du gaz et du pétrole.
        Enfin, faut il le rappeler, il n’y a pas de stockage à grande échelle des ENR intermittentes que sont le PV et l’éolien. Les « Smartgrid » arrivent à gérer au mieux 10%-15 de consommation.

      2. @Arnaud
        Je constate simplement que la Chine a « une politique », une réflexion sur le long terme, ce qui fait défaut à l’occident qui se met plutôt la tête dans le sable (à moins que développer le nucléaire soit une bonne politique énergétique – et si j’ai bien compris le départ de N. Hulot n’est pas qu’une histoire de lobbies de chasseurs).
        En ce qui concerne les ENR, l’hydroélectrique c’est une forme de stockage, non ?

      3. Je me suis toujours demandé pourquoi les éoliennes offshores produisent directement de l’électricité au lieu de simplement remplir une cloche sous marine avec de l’air, avec une réserve bien dimensionnée par rapport au gisement éolien de chaque site, la production pourrait être quasiment constante et super facile a réguler sans avoir a recourir aux barrages. Autre avantage, plusieurs éoliennes proches ne nécessiteraient qu’un seul générateur.

    1. J’avais eu l’occasion d’évoquer l’analogie de superficie entre Singapour et le Territoire de Belfort .

      Je propose donc que l’Europe prenne modèle , pour l’extrapoler , sur notre numéro 90 .

      Ça fera plaisir au Che , qui , à la tête de sa fondation Res Publica , ne manque pas d’idées sur la territorialité ( et l’Europe ) ni , décoiffantes , sur l’écologie politique .

      1. @arkao
        sur le plat de lentilles et le droit d’aînesse…

        L’aîné, finalement, aura pris la bonne décision, celle d’abandonner un « droit » arbitraire 😉

  9. « l’État est en panne »
    mais non, l’Etat est privatisé . . . comme le disait Jacques Gébéreux.
    A partir de ce constat, tous les espoirs sont permis.

  10. Bonjour,
    « Il peut être utile en revanche de modifier notre regard sur elle dans la mesure où une urgence extrême nous contraint à intégrer sa pratique aux petites chances qu’a l’humanité de mettre sur pied un chantier à l’échelle planétaire, histoire de sauver quelques meubles, s’il se peut encore.  »
    Vous nous invitez à modifier notre regard sur la Chine. Bon pourquoi pas! Déjà, j’aurais envie de vous demander, c’est qui « nous »? L’occident? Les États Unis? L’Europe? La France? Le citoyen lambda? Autant de positionnement et autant de réponses différentes.
    Je vais alors vous donner ma vision de citoyen lambda sur la Chine. Pour moi la Chine, c’est d’abord une puissance nationale. Sur ce point, elle n’est pas plus différente des États Unis, de la Russie ou de l’Europe. Elle cherche une place de choix dans le concert des nations et pourquoi pas la première…. Je peux me tromper mais les routes de la soie, les achats en Afrique, les investissements en Europe, etc….sont autant de petit cailloux que sème le futur grand « petit poucet » Chinois… J’attends rien de nouveau de la part de la Chine en matière de gouvernance mondiale. C’est un pays en quête d’un empire et son empereur est Xi jimping…Je ne vois strictement rien de neuf que ce que j’ai pu lire dans les livres d’histoires. En plus, et là vous pourriez m’éclairer car j’ai cru comprendre que vous parcouriez la Chine depuis de nombreuses années , j’ai peur que ce dessein Chinois en quête de domination du monde est partagé par une grande partie de la population Chinoise. Il y a un goût de revanche qui me mets malaise, moi, le petit occidental qui devrait payer les conneries de mes ancêtres comme la guerre de l’opium ou les traites inégaux.
    Vous l’aurez compris, j’attends rien de la Chine en terme d’esprit nouveau pour gérer les affaires du monde. Un esprit qui serait plus clairvoyant que les occidentaux. Les Hommes restent les mêmes face à la clarté de l’or et du pouvoir.
    Alors maintenant, je vous pose la question , pourquoi la Chine s’ouvrirait à l’écologie avec plus d’appétit que « nous »? Ferme t-elle ses prolifiques mines de charbon? Les routes de la soie, ne sont elles pas que que le reflet d’une économie productrice qui va à l’encontre de l’écologie? Et son revirement en matière de démographie pour faire face au vieillissement de sa population , est ce une bonne chose pour la planète?

    J’attends rien de la Chine et j’ai même tendance à me dire que la vieille Europe , toute rabougri, encore couverte des cicatrices de ses guerres récentes, aurait encore pas mal de chose à montrer au monde!

  11. OK Arkao, je suis d’accord qu’elle a une politique et une vision, mais si elle se fixe comme modèle Singapour elle n’ira nulle part… Je ne connais rien à la Chine (à part ce que j’ai lu ici sur le blog et ce que mes collègues m’en disent- ils vont dans une zone industrielle vers Shenzen) et je fais confiance à DD et DH mais cet élément de leur article m’a vraiment surpris négativement quant à la politique « éclairée » de la Chine.

    PS: Si je voulais être taquin je dirais que la France a aussi une vision de long terme avec le nucléaire/hydraulique et ce depuis 50 ans….

    1. @Arnaud
      Vous avez zappé la dernière phrase du paragraphe de l’article de DD et DH:
      « Élargir à un sous-continent l’accès à la prospérité tout en ménageant les ressources de la planète… »

      Vision à long terme de la France, vous pouvez parler au passé:
      https://reporterre.net/La-privatisation-des-barrages-menace-la-gestion-de-l-eau

      Échange de taquineries:
      « Le centre de stockage TFA de Morvilliers se remplit plus vite qu’initialement prévu. Les prévisions en volume nécessaire sont de 762 000 m3 pour 2020 et 1 300 000 m3 pour 2030. Cet accroissement est du pour partie au démantèlement d’installations nucléaires de base arrêtées comme à Grenoble les réacteurs de recherche Siloe et Melusine. » (clin-d’œil à un voisin du Polygone)
      https://reporterre.net/Dechets-nucleaires-a-force-de-mauvais-choix-la-France-est-dans-l-impasse

      1. Mais je l’ai vue la phrase, mais c’est complètement contradictoire avec Singapour comme modèle c’est pour ça que je ne comprends pas.

        Ok j’arrête les taquineries…

      2. Oui vaut mieux sinon je vais devoir faire l’effort de rédiger un long commentaire sur le poids historique du CEA dans la technopolis grenobloise dont est issue une génération de brillants ingénieurs prompts à minimiser les risques du nucléaires.

  12. La phrase en question est un souhait des auteurs DD et DH, et non l’analyse du modèle de la Chine; Singapour. Enfin c’est ce que j’ai compris.

    Eh oui à la différence du petit poucet, le nucléaire aime bien semer des gros tas de gravats viciés sur son chemin fut il paré de noms féeriques, ce mal élevé!

  13. Allons allons, on ne saurait pas faire nous? les chinois grâce à leur autoritarisme y parviendraient et pour nous ce ne serait pas possible ? Simplement parcequ’on veut avant tout préserver les liberté individuelles ! Je vous trouve bien défaitistes, nous savons parfaitement comment procéder dans notre monde Libre et qui plus est ça a toujours super bien marché :
    On fait tout simplement LA GUERRE !
    Décroissance fulgurante garantie et ce, tout en préservant la liberté individuelles de ces millions de braves types qui montent au front fleur au fusil, tous plus volontaires les uns que les autres 😉
    🙁

    1. Sauf que la bombe a un peu modifié les possibilités .

      Certains ont même conclu que c’était la seule arme anticapitaliste , le seul « objet-monde » qui pèse face à un autre objet monde qui s’appelle système économique libéralo-capitaliste .

      1. Mais la même arme peut aussi , tout aussi bien ,protéger ceux qui vivent du système : l’Allemagne , depuis qu’elle n’est plus trop sure du parapluie américain , s’interroge par voie de presse sur l’opportunité de se doter de la bombe .

  14. Ce soir Cash investigation sur la 2: Plastique, la grande intox

    En 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans la mer. Sur les dix tonnes produites dans le monde chaque seconde, une tonne finit sa route dans les océans. Le continent plastique n’en finit pas de grandir. Les grandes marques, qui ont rendu le consommateur dépendant de ce matériau, se dédouanent souvent. Une équipe a enquêté sur les stratégies secrètes d’un des géants mondiaux des sodas et ses promesses de recyclage. Certains plastiques sont contaminés par des substances chimiques dangereuses pour la santé. Lesquelles ?

    Sur une plage, des bénévoles, tee-shirts jaunes et gants, s’emploient à récupérer les déchets sauvages que la mer recrache sur la dune. L’essentiel des objets récoltés n’est pas biodégradable : bienvenue dans notre monde de polymères. S’appuyant sur cette fructueuse collecte organisée par l’association Gestes propres, Cash investigation démarre une enquête approfondie sur l’épineuse question du recyclage. Comme à son habitude, l’équipe dépasse vite le stade des constats (catastrophique pollution des océans, « économie de la misère » avec ces ramasseurs de bouteilles vides dans des décharges à ciel ouvert…) pour explorer l’univers des fabricants d’emballages, le discours des lobbys à Bruxelles et les stratégies des géants de l’agroalimentaire (Coca-Cola, Danone, Nes­tlé…). Conflits d’intérêts, doubles jeux, objectifs non tenus… : le bilan est édifiant.

    Si le mag ne nie pas les mauvaises habitudes des « consommateurs-pollueurs », qui doivent évoluer, il met en cause la responsabilité des industriels. Quid des promesses de The Coca-Cola Company, qui conditionne ses boissons dans des millions de bouteilles jetables, et de son objectif « zéro déchet » d’ici à 2030 ? Pourquoi la Tanzanie n’a-t-elle bénéficié d’aucun plan de recyclage lorsque la firme américaine a décidé, en 2006, d’abandonner les bouteilles en verre consignées pour passer au plastique ? La dernière partie nous ­ramène en France, où le recyclage des ­déchets plastiques contenant des composants bromés (aux propriétés ignifuges) laisse à désirer. A l’autre bout de la chaîne, on retrouve, dans des jouets notamment, des polluants organiques persistants (POP) toxiques pour la santé. Une enquête sidérante et inquiétante à bien des égards.

      1. arkeo
        oui j’ai entendu/lu quelque chose comme ça il y a peu : les bateaux rejettent tout à la mer, dont leurs filets de pêche usagés,
        je vais lire votre lien. (56 pages en PDF faut s’accrocher !)

      2. Arkéo
        complément une question : les bouchons en liège sont-ils recyclables, je les vois répertoriés en « pêche », mais les bouchons liège de nos bouteilles ? je ne sais jamais quoi en faire dans mon tri !
        (à la limite quand ils sont en plastique c’est plus simple, bien que je déteste en découvrir en ouvrant une bouteille)

  15. Sur le Monde Diplo un grand article sur : À la recherche du modèle écologique suédois
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/07/BEAUGE/57674

    Incapables de mettre en place une taxe carbone ou un plan sérieux d’efficacité énergétique dans les logements, les dirigeants français se permettent de donner des leçons aux États-Unis sur le réchauffement climatique. Pendant ce temps, les pays d’Europe du Nord avancent concrètement dans la transition écologique depuis un quart de siècle, comme on peut s’en rendre compte auprès de ceux qui la mettent en œuvre en Suède.

    Quand son premier enfant est né, il y a vingt-trois ans, Marie-Louise Kristola a vraiment pris conscience de l’importance de la question écologique. « Quel monde allons-nous lui léguer ? », s’est-elle demandé, prise d’une brusque inquiétude, son nouveau-né dans les bras. Depuis, cette journaliste se bat pour le respect de l’environnement, au travail et dans sa vie quotidienne. Chaque semaine, elle présente à la radio publique suédoise Sveriges un magazine consacré au développement durable, « Klotet » (« le globe »). Jusqu’à l’année dernière, elle faisait tous ses trajets à vélo, y compris pour aller à son bureau, situé à dix kilomètres de son domicile. Elle s’est récemment acheté un vélo électrique. Encouragée par une subvention de l’État, sa famille vient aussi d’acquérir une voiture électrique. « Ça fait longtemps qu’on voulait le faire. On avait mauvaise conscience avec notre vieille guimbarde », avoue-t-elle. Toute la famille mange bio et consomme « de moins en moins de viande ». S’ils écoutaient leur fille, aujourd’hui étudiante, ils n’en mangeraient « plus du tout ». Leur maison, située dans la banlieue de Stockholm, est chauffée exclusivement par une pompe à chaleur installée dans le sous-sol. Dans le centre-ville, leurs amis sont raccordés à un réseau de chaleur alimenté aux bioénergies (essentiellement du bois et des résidus de l’industrie papetière), comme tout le monde dans les villes suédoises. Leurs déchets ? Ils en font scrupuleusement le tri, comme leurs voisins, ce qui nécessite au moins cinq poubelles par logement.

    Pour Mona Mårtensson, enseignante en sociologie à l’université de Stockholm, le déclic a été la lecture de Printemps silencieux (1) de la biologiste américaine Rachel Carson. Cet ouvrage consacré aux dangers de l’usage massif des produits chimiques dans l’agriculture, et en particulier du DDT, a conduit à l’interdiction progressive de cet insecticide et à l’émergence du mouvement écologiste dans le monde occidental. « Ce livre a marqué beaucoup d’entre nous », souligne-t-elle. Depuis, la Suède a fait son chemin. D’une superficie équivalant aux deux tiers de la France mais peuplé de dix millions d’habitants seulement, dépourvu de gaz, de pétrole et de charbon mais riche en mines (fer et uranium), en forêts et en cours d’eau, ce petit pays a été parmi les premiers à comprendre les enjeux climatiques et à s’engager vers un développement plus durable. « Il n’y a pas une éthique de l’environnement en Suède, mais des éthiques. Vous trouverez les végétariens, les environnementalistes…, assure Mona Mårtensson. Mais les Suédois ont tous en commun le fait d’être en contact étroit avec la nature. »

    Cette relation « spéciale, omniprésente, quasi panthéiste », Alexander Crawford la souligne lui aussi. « Nous allons dans la forêt plus souvent qu’à l’église. Nous conservons tous des liens très forts avec la nature », observe cet analyste à la Global Utmaning, un cercle de réflexion indépendant basé à Stockholm. Les nombreuses résidences secondaires, souvent au milieu des bois, sur le bord de l’un des innombrables lacs ou sur la côte, ont davantage l’allure de cabanes que de châteaux. La cueillette des baies, des champignons, la pêche et la chasse rythment les jours de congé. « Mais pas à la façon française — la recherche de trophées —, souligne Alexander Crawford. Plutôt comme un lien culturel autant que spirituel avec l’environnement. »

    Plusieurs facteurs ont favorisé cette forte conscience écologiste, notamment un tissu économique fondé dès le XIXe siècle sur les ressources naturelles de la Suède, en particulier le bois (la forêt recouvre 68 % du territoire). Pionniers, dès 1991, avec l’instauration d’une taxe carbone incitative et progressive, les sociaux-démocrates ont assorti cette mesure d’une baisse de la fiscalité sur le travail (2). Depuis, les émissions de gaz carbonique, déjà en baisse depuis les années 1970, ont été encore réduites, notamment grâce au remplacement du charbon par la biomasse pour les réseaux de chaleur urbains. Spécialiste de l’environnement et enseignant à l’université Chalmers de Göteborg, Christian Azar voit dans la taxe carbone « un des fondements les plus importants » de la transition écologique en Suède. Pour lui, le modèle suédois tient autant à une prise de conscience qu’à l’incitation financière, « les deux éléments se renforçant mutuellement ». Le tout assorti d’un travail d’explication permanent de la part des agences d’État de l’énergie et de protection de l’environnement. C’est ainsi que le péage urbain, mis en place en 2006 à Stockholm (avant de l’être à Göteborg en 2016), a été applaudi par les habitants de la capitale au bout de six mois, alors qu’il avait été fortement combattu à ses débuts. Ces mesures, qui pèsent aussi sur les revenus modestes, ont pu être plus facilement acceptées dans un pays où les écarts de richesse demeurent les plus faibles d’Europe.

    « L’absence d’énergie fossile a constitué une bénédiction »

    Dans sa ferme située à 180 kilomètres au sud-ouest de Stockholm, M. Steffan Gustafsson élève 70 vaches laitières et 150 autres bovins pour la viande, tout en cultivant un peu de céréales. Il a la vie dure, mais ne se plaint pas. Comme beaucoup de fermiers de la région, il n’est pas propriétaire de ses terres, mais métayer. En 1999, il a fait le choix de l’agriculture biologique, comme une « niche » intéressante. « Au début, c’était stratégique, mais maintenant c’est une conviction. Je vois de plus en plus les avantages de l’écologie, et je ne reviendrai plus en arrière, dit-il. D’année en année, la demande pour le lait bio augmente, au point que je n’arrive plus à répondre. »

    À quelques kilomètres de là, Mme Katarina Molitor ne dit pas autre chose. Cette agricultrice au physique de Viking — queue-de-cheval blonde et bras couverts de taches de rousseur — fait pousser des légumes, des tomates, des salades, des oignons et élève une centaine de moutons et de vaches. Les bêtes déambulent en liberté dans l’immense grange les mois d’hiver, et dans les champs environnants les mois d’été. « Cette ferme, ce n’est pas un travail, pas un passe-temps, c’est ma vie ! », dit Mme Molitor. C’est après avoir vu son père souffrir d’allergies grandissantes au fil du temps que cette femme d’une quarantaine d’années a décidé de se passer de produits chimiques. Elle aussi voit la demande fortement augmenter, même si certains clients renâclent au début sur le prix, « oubliant le temps de travail supplémentaire que requièrent les produits bio ». Longtemps, elle a vendu son lait à la coopérative voisine. Plus maintenant : « C’est plus gratifiant de vendre directement aux consommateurs. Ils vous parlent du goût de votre lait et de vos produits, ça fait plaisir à entendre. »

    Si la Suède a pu entamer très tôt sa transition, c’est d’abord parce qu’elle est « un pays bien loti », estime Jannike Kihlberg : de nombreuses richesses naturelles, peu d’habitants, un niveau de vie élevé, une croissance économique robuste et guère de conflits. Pour cette journaliste au quotidien Dagens Nyheter, l’absence d’énergie fossile a constitué une bénédiction pour la Suède, car elle l’a obligée à inventer d’autres ressources. Avec son gaz et son pétrole, la Norvège voisine est vue comme équivoque dans sa conversion officielle à l’écologie.

    Plus on remonte vers le nord de la Suède, plus on sent cependant une coupure dans le pays. Capitale européenne de la culture en 2014, résolument de gauche, féministe et accueillante vis-à-vis des homosexuels, Umeå, ville universitaire de 110 000 habitants, n’a pas de complexes. Pourtant, elle s’agace du regard paternaliste du Sud — où se concentrent les neuf dixièmes de la population. « Ils ne savent pas que nous existons ! Ils accaparent nos richesses, profitent de nos cours d’eau, pillent nos mines et vont maintenant jusqu’à s’emparer de notre vent ! », entend-on dire avec amertume, en allusion aux nombreux barrages hydrauliques dressés sur les fleuves et les rivières ainsi qu’aux parcs éoliens implantés dans les espaces quasi désertiques du Nord. L’hydraulique est la première source d’électricité en Suède, avec 45 % de la production nationale. Le nucléaire en fournit 41 %. Le reste provient des énergies renouvelables (biomasse et éolien).

    Actifs même loin des grandes métropoles méridionales, les écolos d’Umeå organisent des débats ou lancent des consignes de boycott des grandes marques de l’alimentaire. Parce qu’elles négligent les droits de leurs fournisseurs dans les pays en développement (3), ils les considèrent comme néfastes à l’environnement. Ici, on se moque volontiers de la panique qui saisit la capitale et paralyse la circulation à chaque grande tempête de neige. Dans cette ville située à trois cents kilomètres du cercle polaire, les habitants circulent à vélo été comme hiver — les bicyclettes sont équipées de pneus cloutés, et les pistes cyclables sont déneigées en priorité par la municipalité. Ils s’enorgueillissent aussi d’avoir accueilli, le 1er février 2017, le premier vol d’un avion ATR propulsé par un agrocarburant (un mélange composé à 45 % d’huile de cuisson recyclée).

    Dans son laboratoire de l’université suédoise des sciences de l’agriculture d’Umeå, Francesco Gentili travaille d’arrache-pied sur les algues d’eau douce. « Leur potentiel est considérable : elles poussent vite, récupèrent le gaz carbonique [CO2], et pourront servir, à terme, de biocombustible pour les voitures et les avions », explique ce chercheur d’origine italienne. Les algues pourraient même favoriser le recyclage des eaux usées. Pour l’instant, Francesco Gentili n’en est, avec ses collègues suédois, norvégiens et finlandais, qu’au stade expérimental. Son rêve ? Une usine qui permettrait de produire « des tonnes » de biomasse à partir des algues. « Si nous voulons obtenir des sources d’énergie durable et une société durable, la nature est la solution, pas seulement la technologie », insiste-t-il.

    Chalets de bois, « nids d’oiseau », pompe géothermique…

    À l’inverse de nombreux Suédois, Mme Annika Rydman a quitté Stockholm pour retourner vivre dans le village de son enfance, Granö, en Botnie occidentale, à une centaine de kilomètres au nord-ouest d’Umeå. L’école allait fermer, faute d’enfants. À terme, le bourg lui-même — vieux de trois siècles — était condamné. Que faire pour attirer les visiteurs, sinon leur offrir la nature environnante, exceptionnelle et totalement préservée, sur la terre des Saames (4), ce peuple de nomades, souvent éleveurs de rennes, qui vivent dans le nord de la Scandinavie et de la Carélie ? Alors, il y a sept ans, avec l’aide de sa mère et de quelques amis, elle a ouvert un gîte, le Granö Beckasin Lodge. « J’ai voulu que nous redevenions un point de rencontre et d’échanges comme Granö l’était autrefois, un pont avec les Saames, mais pas au prix de la nature et des habitants, explique la jeune femme. Alors nous avons adopté un mot d’ordre : écolo ! Et, lorsque ce n’est pas possible, nous veillons à donner la priorité aux produits locaux. »

    L’originalité du lieu séduit d’emblée. Installé près d’une rivière, en pleine forêt, le gîte s’est agrandi d’une dizaine de chalets de bois et de six « nids d’oiseau » (de confortables cabanes perchées dans les arbres). Tous les matériaux sont recyclables. Une pompe géothermique chauffe les bâtiments et l’eau.

    Le succès a été rapide, et l’école de Granö… sauvée. Les huit employés permanents du Granö Beckasin Lodge sont des habitants du village. L’été — lorsque le soleil ne se couche jamais —, l’endroit ne désemplit pas. L’hiver, les visiteurs font du ski de fond, des promenades en forêt, des balades en traîneaux tirés par des chiens, ou encore des safaris d’élans. La clientèle est à 60 % suédoise. Le reste des visiteurs vient de Belgique, d’Irlande, d’Australie, de Dubaï… Tous les repas servis sont bio. Les légumes sont de saison. La rivière et les lacs environnants fournissent brochets et perches. Les saumons, eux, ont presque disparu, en raison des barrages hydroélectriques dressés sur la quasi-totalité des fleuves et des rivières.

    De la viande d’élan contaminée par le nuage de Tchernobyl

    La viande ? C’est de l’élan, bien souvent, car Mme Rydman est chasseuse. « Ici dans le Nord, c’est dans notre culture. On peut chasser et être respectueux de l’environnement », souligne-t-elle. Et, quand elle en a assez de l’élan, elle va voir les Saames, à qui elle achète ou troque de la viande de renne. « Notre mode de vie, c’est notre façon de résister à l’urbanisation et de lutter contre la vague actuelle de l’uniformité », dit-elle. « Quand on fait le choix de l’écologie, c’est un effort de tous les instants. On doit entrer dans les détails à tout moment. Le toit, la moquette… Ou encore les cordes de rafting : doit-on les prendre en fibres naturelles ou en plastique ?, ajoute Christopher Storm, son bras droit. À la cuisine aussi, il faut veiller à tout. Les produits écologiques sont plus chers que les produits conventionnels, car ils sont moins courants, mais c’est notre choix, et nous nous y tenons. Le tout est d’expliquer les raisons de notre décision. Car, si tout le monde n’est pas convaincus, ça ne marche pas. »

    Sur toute la région de Granö et une partie de la Suède plane une ombre que les années n’ont pas encore tout à fait dissipée : Tchernobyl. Mme Elly-Marie Rydman, la mère d’Annika, va à la cueillette des champignons. Sa cuisine et son sous-sol sont emplis de bocaux de champignons séchés, et son congélateur regorge de viande d’élan. Elle n’a pourtant pas oublié les conséquences de la catastrophe survenue le 26 avril 1986 en Ukraine. Environ 55 400 kilomètres carrés du territoire suédois ont été affectés par les retombées du nuage de Tchernobyl et restent sous surveillance. « Les quatre ou cinq années qui ont suivi, nous n’avons pas pu ramasser de champignons ou de baies ni manger de viande d’élan et de renne. Les animaux avaient été contaminés par l’herbe », raconte-t-elle.

    Aujourd’hui encore, les habitants de la région doivent envoyer chaque automne des échantillons de viande au laboratoire pour vérifier que le taux de césium 137 ne dépasse pas un certain seuil. « On a parfois la mauvaise surprise d’apprendre que les animaux sont contaminés. Dans ce cas, nous les déplaçons dans des prairies indemnes de toute radioactivité. En général, ça passe en quelques semaines, et les analyses redeviennent normales », explique Mme Margret Fjellström, une éleveuse de rennes saame.

    Bien peu de personnes, cependant, semblent s’émouvoir des neuf réacteurs nucléaires en fonctionnement (lire ci-dessous). D’abord ils sont implantés à quelque huit cents kilomètres au sud, et le Sud, ici, paraît loin. Ensuite, les centrales font désormais partie de la vie quotidienne, apportant, outre l’électricité, des emplois. « On est devenu passifs à cet égard. S’il est une centrale qu’on regarde avec méfiance, c’est celle de Pyhäjoki, en cours de construction en Finlande. Celle-là nous paraît dangereusement proche », souligne Mme Annika Rydman. C’est sans doute parce qu’elle est construite par le russe Rosatom que cette centrale est vue avec appréhension.

    « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » Dans la ferme de M. Matthias Nilsson, cette maxime du chimiste français Antoine Lavoisier prend tout son sens. Voilà cinq ans que ce fermier d’une quarantaine d’années produit son électricité et son chauffage exclusivement à partir de la bouse de ses 360 bovins. Récupérés, les excréments sont chauffés à 38 °C dans des cuves afin d’accélérer leur fermentation grâce aux bactéries, d’où une production de biogaz (essentiellement composé de méthane). Ce gaz est ensuite brûlé dans des générateurs pour produire de l’électricité. Un intérêt non négligeable puisque l’agriculture en Suède, et plus particulièrement l’élevage, est responsable de 13 % des gaz à effet de serre.

    M. Nilsson est autosuffisant. Il peut même vendre un surplus d’électricité à ses voisins. L’investissement de départ a été lourd : 4,7 millions de couronnes suédoises (environ 480 000 euros). L’Union européenne en a subventionné un quart. « Il me faudra dix à douze ans avant de récupérer ma mise de départ, mais je ne le regrette pas. C’était le rêve de mon père, dans les années 1990 ; nous l’avons réalisé, mon frère et moi, explique M. Nilsson. J’aime penser que nous tirons parti de la plus triviale des matières… L’autre avantage, c’est que nous récupérons les déjections et en faisons du fertilisant pour les cultures. Il n’y a pas mieux. »

    Un phénomène tracasse toutefois ce fermier : le réchauffement climatique. Comme tous les habitants de la région, il le vit concrètement. « L’hiver dure beaucoup moins longtemps que pendant mon adolescence. Il y a moins de neige. Le printemps commence au même moment, mais l’automne est beaucoup plus long. Nous faisons plusieurs récoltes désormais. Mon père ne cesse de s’en étonner et de s’en alarmer », fait-il remarquer.

    La Suède réussira-t-elle son pari de la neutralité carbone d’ici à 2050 (voire 2040), comme elle s’y est engagée en adoptant sa loi sur l’énergie et le climat en 2009 ? Les émissions de CO2 de l’industrie (pâte à papier, aciers spéciaux, poids lourds, automobiles…) et de la high-tech (télécommunications, biotechnologie, produits pharmaceutiques…) restent difficilement réductibles. Le secteur des transports, de loin le premier émetteur de CO2 (à 45 %), constitue un défi autrement plus difficile à relever que tous les autres. C’est désormais la « nouvelle frontière » à atteindre. Dans la capitale, tous les bus circulent aux agrocarburants, une solution partielle qui présente aussi de nombreux inconvénients (5). Et Stockholm s’étend, sous l’effet de la désertification des campagnes. Le nombre de voitures continue de croître, et les transports en commun, même assez efficaces, mériteraient d’être améliorés. Les Suédois prennent par ailleurs facilement l’avion, y compris pour les déplacements intérieurs, le réseau ferroviaire étant assez peu performant, ce qui ne s’est pas arrangé depuis la privatisation lancée en 2001.

    Directeur général du Centre de recherche suédois sur l’énergie (Energiforsk), M. Markus Wrake est soucieux de la « déconnexion » grandissante entre les paroles et les actes. Les engagements des hommes et des femmes politiques se traduisent trop rarement sur le terrain. Stockholm reste embouteillée malgré les péages institués aux entrées de la ville, et on multiplie les infrastructures, à l’opposé des objectifs proclamés. Formant avec les sociaux-démocrates un gouvernement de coalition depuis septembre 2014, les Verts ont perdu de leur crédit à force de baisser les bras. « Il n’y a pas assez de courage politique. Il faudrait sensibiliser davantage le consommateur », estime M. Wrake. C’est pourquoi le pari du « zéro carbone » en 2040 lui paraît difficile à tenir. « Je serais agréablement surpris si on y arrivait ! », dit-il.

    Pour Staffan Laestadius, la question ne se pose même pas. « Cet objectif est non seulement atteignable, mais il DOIT l’être ! », s’exclame-t-il. Voilà longtemps que ce chercheur et universitaire mondialement connu, membre du Royal Institute of Technology (KTH), tire la sonnette d’alarme. L’accord conclu en décembre 2015 à Paris lors de la conférence sur le climat (COP21) (6) apparaît à ses yeux « loin d’être suffisant ». Il faut dire et marteler, insiste-t-il, l’urgence de la situation, « beaucoup plus que ce que nous acceptons d’entendre ». La preuve : la dramatique hausse de la température enregistrée à l’échelle de la planète l’hiver dernier.

    « On construit toujours plus de voies rapides pour la voiture »

    « Au niveau mondial, 1,39 °C de plus que ce que nous avions il y a un siècle ! Rendez-vous compte ! La fonte des glaciers s’accélère, surtout au Groenland. L’eau monte, on ne peut plus prévoir à quel rythme, tout va plus vite qu’attendu, avec un risque exponentiel en cas d’emballement », avertit-il. En Suède, les politiciens ont peur de parler et « manquent à leur mission » envers la population, accuse-t-il. La capitale suédoise est l’une des villes d’Europe qui croît le plus vite. « On va dans la mauvaise direction. On construit toujours plus de voies rapides et de tunnels pour faciliter la voiture à Stockholm, au lieu d’améliorer les transports en commun », déplore-t-il. Atteint-on les limites du « modèle suédois » ?

    S’il reconnaît l’importance de développer les énergies vertes, en particulier l’éolien, et de s’attaquer sans tarder au problème des transports, Staffan Laestadius plaide d’abord pour un changement de mode de vie, et surtout pour un appel à la mobilisation. « On doit leur dire la vérité. Il faut que les gens sachent qu’il y a urgence », répète-t-il comme un leitmotiv. Même un petit pays comme la Suède peut être considéré dans le monde « comme un exemple à suivre », avec seulement 31 % d’énergie primaire d’origine fossile (7) (contre 72 % dans l’Union européenne) et 36 % de renouvelable (contre 14 % en moyenne dans l’Union). « Ne perdons pas de temps à accuser tel ou tel pays d’être plus coupable que l’autre en matière d’émissions de CO2. Nous sommes tous dans le même bateau. Nous devons agir tout en persuadant les gens qu’ils gagneront à participer à un effort collectif, plaide encore Staffan Laestadius. Ils ne perdront pas au change, nous devons le leur prouver. Peut-être voyageront-ils moins en avion, prendront-ils moins leur voiture, mais leur vie sera meilleure. C’est facile à dire, je le sais, mais la clé du succès est là… »

    Florence Beaugé

    1. Transformer le blog à Paul en annexe du Diplo n’est peut-être pas une bonne idée.
      Un court résumé et l’adresse suffisent largement, non? Je n’ose croire que vous croyez que nous ne sachions pas ouvrir dans une autre fenêtre l’adresse que vous nous avez fournie.

      En plus y’a un autre défaut potentiel. La typographie ici et le confort de lecture ne sont pas optimales. Y’a donc risque de créer un réflexe de rejet de la part du lecteur du blog. Alors que la même chose faite et présentée par les journalistes chevronnés du Diplo est bien plus engageante. Superficiel ? Possible, si vous m’avez lu jusqu’ici mes yeux vous remercient néanmoins.

  16. Bonjour à tous
    mon point de vue est que tout se tient : le réchauffement est lié à la manière dont nous nous nourrissons, dont nous nous transportons et échangeons des biens, et la manière dont nous nous chauffons et produisons des biens. Pour chacun de ces domaines il nous faut de l’énergie. Il faut donc jouer sur la production et sur l’usage de l’énergie.
    Tout se tient : Je suis très colibri pour ma part. Si je ne fais rien je ne peux rien dire et je n’ai qu’à me taire…

    Je commence donc par faire :
    Pour l’usage de l’énergie : je plante un jardin fruitier et permaculture. Dans mon pavillon de banlieue ou sur ma terrasse ou dans mon quartier avec mes voisins. Je roule à vélo (25km par jour) au lieu de véhicule motorisé pour mes déplacements quotidiens. J’achète local. Je ne parts pas en vacances en avion. Je me chauffe au bois renouvelable, j’isole ma maison avec mes petits bras…
    pour la production : J’achète mon électricité verte, j’installe des panneaux solaires sur ma copropriété ou sur ma maison…

    Après je râle et surtout je milite :
    Nous pouvons tous planter un jardin, acheter ou emprunter des parcelles de terre et planter des arbres. Alors qu’attendons nous ? Pourquoi ne pas nous grouper ? La plupart d’entre nous peuvent rouler à vélo ou prendre les transports en commun plutôt que de prendre sa voiture… alors ?… Il y a beaucoup de chose à faire et à inciter à faire par l’exemple.
    Il faut aller défiler mais aussi construire un lobby comme Paul le propose… l’appuis des riches est nécessaire. Et comme je fais tout ce que je peux, je suis légitime à les interpeller…

    Ma proposition : créons autour de Paul un lobby comme il le propose. Allons chercher les gens autour de nous. Associons-nous au signataire de l’appel des 200 personnalités et demandons leur d’être cohérents. Que font-il pour la cause ? Juliette Binoche alerte, c’est bien, mais elle prend l’avion tous les mois pour aller en Californie gagner sa vie… pas terrible la signature CO2. Alors que fait-elle ? Si elle ne fait pas elle peut payer pour que d’autre fassent, créent des jardins écoresponsables, développent de technologies et des techniques propres, fassent pression… Nous avons besoins de financeurs et de leader et de médias qui culpabilisent les riches cupides ou les séduisent… et incite chacun à être colibri à sa manière. Les volontés sont là mais il faut les fédérer en donnant une direction claire et en assurant l’alignement de chacun sur cette direction…
    Je propose que nous mettions rapidement en œuvre ce mélange gagnant d’engagement quotidien colibri et de fédération active clairement finalisée sur le but à atteindre autour de Paul.

    Paul, qu’en pensez vous ? et vous tous qui lisez ces pages ? quel colibri êtes vous ? Etes vous prêts à vous engager dans ce lobby ?

    1. La rhétorique du colibri a valeur d’exemple.
      Elle n’est efficiente que pour élargir la prise de conscience.
      Elle est dans la droite ligne de la pensée dominante qui met l’individu au centre de son discours.
      Pour changer de cadre il faut notamment changer les règles économiques et ce n’est pas en me déplaçant à vélo depuis mon plus jeune âge que j’y contribue concrètement en quoi que ce soit.

  17. DD et DH, inopportun de vous presque excuser d’avoir été mao, puisque contrairement à nombre de camarades d’epoque, vous avez echappé au « maocronisme »…

    « le problème est si global qu’il n’est du ressort de personne en particulier ».

    Juste remarque, mais pour le global, il y a le machin comme disait CdG. Les films de SF US montrent souvent un leadership chine/usa, que l’empereur fasse le lanceur d’alerte à sa tribune, ça rechauffera l’ambiance, car China first, no future, ou si peu…

    envoyé via cellulaire Android

  18. Chine : la bombe à retardement des panneaux solaires: https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/energie-renouvelable-chine-bombe-retardement-panneaux-solaires-72746/
    « Le pays installe à tour de bras de gigantesques fermes solaires pour faire face à ses besoins énergétiques. Mais d’ici 30 ans, ces montagnes de panneaux arriveront en fin de vie et absolument rien n’a été prévu pour leur collecte et leur recyclage.  »
    A méditer…..

    1. Le problème est identique pour la plupart des modes de production.
      Les opposants aux éoliennes pourraient vous en parler.
      Le plus sage serait de privilégier ceux qui sont le moins nocif pour l’environnement et la santé publique sur le long terme.

      1. Je partage la même analyse.
        Au début, je voyais d’un bon œil ce modèle de déconcentration de la production d’énergie mais à bien y regarder de plus prés, l’ensemble de ces fermes solaires ou éoliennes ne représentent elles pas un probléme de gestion et de recyclage plus complexe par rapport à quelques centrales « classiques » moins nombreuses ? En fait, on retrouve le probléme de la mesure de l’efficacité de l’outil de production d’énergie. Faut il utiliser plus de matériaux pour concevoir une ferme solaire ou une centrale au gaz de même puissance?
        En plus, on doit penser à un autre probléme. La population mondiale se regroupe de plus en plus dans des zones urbaines. N’est il pas alors plus raisonnable et efficace de centraliser la productions d’électricité afin d’alimenter ces zones?
        Bien entendu, le souci est la technologie utilisée pour produire cet énergie. Si il s’agit d’utiliser du charbon, du pétrole ou dans une moindre mesure du gaz , on n’arrange rien! Quant à la fission nucléaire, le probléme des déchets reste le probléme majeur.
        Pour ma part, je parie sur la fusion nucléaire. Si une mobilisation mondiale se mettait en place pour la mise au point de cet technologie, on pourrait en bénéficier plus rapidement que prévu.
        Ceci dit, la disposition d’une énergie « propre » ne nous dédouanerait pas de s’attaquer à notre modèle économique. Si endiguer la production des GES est une priorité, il n’en reste pas moins que la fragmentation des milieux naturels, la surconsommation des ressources, la pollution des eaux et des sols, etc, resteront toujours d’actualité à moins de s’attaquer au……capitalisme!

      2. @ Pierre

        C’est le bon sens : pourquoi se priver des économies d’échelle ? je ne suis pas loin de penser que cette production individuelle de l’électricité n’est qu’un prolongement de l’individualisme.

        La fusion nucléaire n’est peut-être pas pour demain, mais il ne faut pas se fermer à ces nouvelles voies. Il y a aussi le nucléaire sans déchets de longue durée, avec les réacteurs à combustible liquide. Mais je suis entièrement d’accord avec vous : il faut attaquer frontalement la concurrence, si on veut s’en sortir. Avoir de l’électricité propre illimitée, pourrait même aggraver les problèmes, si nous ne reprenons pas le contrôle de l’économie.

  19. Un nouvel appel pour sauver la planète et l’espèce humaine, initié par Fabrice Nicolino:
    https://nousvoulonsdescoquelicots.org/
    Chacun a son urgence, qui les GES, qui les pesticides, qui la forêt, qui les sols, qui le plastique.
    Verra-t-on un jour une action prenant en compte la globalité des menaces, seule manière de tenter d’y remédier de façon intelligente ?

    1. « Nous voulons des coquelicots ».
      Encore des nombrilistes, urbains et ignorants, attachés à leur confort. Pour les cultivateurs en général et les céréaliers en particulier, les coquelicots sont une sale engeance, envahissante et parasite. Ils dépensent des tonnes d’éradicateurs chimiques par hectare pour les éliminer et quelques autres espèce à côté.
      Un symbole calamiteux. Y’aurait beaucoup plus à dire, par exemple que l’écologie doit faire sa mue scientifique et pratique. L’autre est que l’enfer est pavé de bonnes intentions; nihil novi sub sole.

      Des violettes, des jonquilles et beaucoup d’autres spontanées sachant se tenir à leur place, c’est pas mieux? Ma préférence va au plancton végétal, quasi invisible mais si lourd…

      1. @ Daniel : vous ne comprenez rien ! Les cultivateurs ne dépensent pas des tonnes de produits chimiques pour éliminer les coquelicots et autres adventices ! Ce serait totalement absurde !
        (D’ailleurs quel archaïsme de parler de «sale engeance» ! vous êtes au XIX e siècle avec les espèces nuisibles ??)

        Nicolino souligne à juste titre que c’est un effet collatéral visible ─ enfin avec la difficulté de voir ce qui bientôt aura disparu ─ d’une course vers la mort de nos terres et juste pour les profits court-terme de l’industrie chimique.
        Les insultes gratuites contre les nombrilistes et autres (dont je suis entièrement solidaire) montrent bien votre incapacité à argumenter : c’est assez nul.

      2. @ François Corre
        https://www.youtube.com/watch?v=RjC9sIzsR1g
        A mon avis, il touche à quelque chose difficile à définir, peut-être une forme de génie.

        @ Jacques Seignan
        Finalement, je préfère l’ambroisie ; par exemple :
        https://jardinage.lemonde.fr/dossier-1699-ambroisie.html
        Ou une des suivantes :
        http://www.parcsetjardins-rhonealpes.com/attention-plantes-toxiques/
        dont et à défaut, la ciguë, mais n’est pas Socrate qui veut.
        En parlant de vieux penseurs, revoyez Chamfort, et Machiavel dans un exercice qui n’a absolument rien de machiavélique. Ou bien faites un calcul de degré, non le premier, peut-être le second, entre les 2, probable.

        @ Juannessy
        Si c’est une chanson, je chante avec vous ‘Gentil coquelicot’. J’en ai parfois dans mon ‘jardin’, qui s’invitent ; Là c’est bon, donc je les couve.
        Mais c’est vrai que mes raisons sont pas terribles. Encore une déception. L’âge ingrat, c’est maintenant.

      3. Ceci étant , si j’en crois mon ingénieure agro préférée , si la consommation de fongicides a plutôt diminué , celle des herbicides et insecticides est plutôt orientée à la hausse .

        En Chine , pour y revenir , je ne sais pas .

    2. Oui, mais cela supposerait le problème déjà résolu.
      En réalité, si l’on y réfléchit un peu, et vous y avez certainement réfléchi, les sols, le plastique, le nucléaire, tout est lié.
      Pour l’heure on s’attaque par secteur, mais aucun secteur n’est pas relié d’une manière ou d’une autre à un autre, ou à tous les autres. S’attaquer à un secteur c’est donc en quelque sorte tirer sur un fil de la pelote système planétaire Terre-Océans-Humains. Il faut donc bien commencer le combat quelque part. Et cela ne se programme pas, en fonction de l’actualité, du rapport de force au sein des industries, du hasard des révélations faites par les journalistes et autres lanceurs d’alerte, l’attention se focalise à un instant t sur un problème plutôt que sur un autre. Gageons qu’au fur et à mesure que les sujets sont pris à bras le corps par l’opinion publique la figure globale de l’état de la planète devient plus nette, précise, et c’est ainsi que les choses évoluent.

      Derrière le plastique par exemple c’est toute la question du recyclage qui est posée, sujet très bien traité dans Cash Investigation. Lee recyclage y apparaît comme un leurre, puisque par exemple Coca Cola ne recycle au niveau mondial que 7% de ses bouteilles en plastique, lesquelles ne sont d’ailleurs recyclables, au maximum de 3 fois, alors que les bouteilles en verre consignées sont beaucoup recyclables. D’un coté le verre à base de sable, et de l’autre le plastique à base d’hydrocarbures dont on sait les réserves limitées. Le verre ne se transforme pas non plus en micro-particules dommageables pour la santé…
      Et je pourrais faire une démonstration similaire pour quantités de choses.
      Il me semble qu’il n’y a pas à opposer sujets en apparences partiels et traitement global.
      Il faut bien entendu prendre les choses par les deux bouts, en exigeant une politique globale, mais on ne peut pas attendre que cette politique soit — enfin, appliquée pour agir.

      1. Le danger de ne traiter les problèmes que par segments, même avec la meilleure volonté du monde, c’est d’occulter des effets négatifs possibles sur le reste.
        L’allégorie du fil de la pelote n’est pas sans rappeler celle du colibri il me semble.

      2. Pour le verre, bien distinguer recyclage et réutilisation (consigne).
        Le recyclage induit transport longue distance vers les verreries et fusion de la matière première, donc des coûts énergétiques et environnementaux non-négligeables.
        Une fois de plus, la seule réponse écologique raisonnable est de consommer moins, voire plus du tout de ces boissons gazeuses totalement inutiles pour notre équilibre biologique.

      3. Et pour l’autre boisson gazeuse dont je suis plus friand, la bière, de préférence Belge avec consigne.

        Site d’Univers Bière:
        « Toutefois la consigne s’est heurtée à un problème économique, pour être rentable, il convient de regrouper facilement ces bouteilles et d’en assurer le ramassage lorsque la quantité justifie le déplacement. La prolifération de bouteilles spécifiques à chaque marque et la diminution des espaces de stockage au profit des surfaces de vente n’ont pas joué en faveur de ce système de consigne. Le coût de la manutention des consignes n’était pas toujours inférieur à celui de la production d’une bouteille neuve. Ce système de consigne reste aujourd’hui en place en France uniquement dans le milieu de la restauration. Quelques rares magasins acceptent la reprise de consignes des bouteilles belges ou allemandes.
        La Belgique a réussi à maintenir un bon dispositif de consigne sur les bouteilles de bière, appelé localement « vidange ». Pour ce faire les modèles de bouteilles sont très souvent du même standard ce qui permet une réutilisation dans toutes les brasseries. « 

      4. Arkao,
        Toutes ces précisions sont utiles, mais désolé je ne vois pas le rapport avec la fable du colibri lorsque j’évoque une façon simplement pragmatique de considérer comment les choses évoluent effectivement.
        Une politique se programme, doit être un programme, sinon ce n’est plus une politique, mais l’évolution des choses comme telle, non, personne n’en a le modus opérandi, sauf Xi jinping bien entendu 😉

        J’essaye juste de dire que dans un monde globalisé, hyper industrialisé, tout se tient, et que donc examiner un aspect, un secteur de la mégamachine globale conduit à l’examen de l’ensemble. De même, j’ajoute, une vue d’ensemble permet de cerner au mieux les problématiques sectorielles. C’est la vieille opposition entre la méthode de Descartes et Spinoza., qui étaient d’ailleurs contemporains.
        Descartes considérait qu’il fallait traiter les choses problème par problème, selon une logique analytique, Spinoza qu’il fallait préalablement la vue synthétique sur la façon dont le monde s’organise pour ensuite en déduire tout le reste. Il me semble qu’aujourd’hui nous savons, nous pouvons dépasser cette opposition stérile dès lors que nous faisons intervenir le facteur temps. Ou plutôt de la durée. Lorsque j’évoque la pelote qui se dévide ce n’est pas une méthode que je propose, c’est la façon dont les choses se passent effectivement. L’évolution des choses n’est pas linéaire, parce que le facteur temps intervient. Or je ne t’apprend rien que le Le temps corrompt les choses, et de phase en phase, d’un temps à un autre, le système ne peut alors se reproduire à l’identique, si bien que les lignes de faiblesse et de force inhérentes au système se déplacent au sein du système, c’est ce qui explique, outre l’intervention du hasard, que l’attention se concentre sur un secteur, un aspect du système à une époque plutôt qu’à une autre. Bref, c’est ici qu’intervient une pragmatique. Pour Aristote c’est le kairos, pour les chinois c’est le courant porteur qu’il faut savoir saisir, pour atteindre un objectif. Autrement dit on ne décrète pas le changement, le changement est possible mais son agenda n’est pas connu d’avance. Nous savons que nous allons globalement vers une catastrophe mais nous ne savons pas précisément selon quelle enchaînement causal elle se produira, et de même pour ce qui permettra d’éviter, le cas échéant l’effondrement, partiel ou total. Paul ne dit pas autre chose il me semble lorsqu’on lui demande comment se produira la prochaine crise économique et financière. Il répond il y aura une nouvelle crise mais on ne sait pas à quel endroit du système elle partira, quel sera l’élément déclencheur.

      5. Attaquer un segment de l’économie, non ça ne servirait pas à grand chose…

        Notre problème est maintenant essentiellement culturel. C’est notre mode de vie, conditionné par le capitalisme, qui a su façonner nos façons de pensée, puisque ce sont des intérêts capitalistes qui détiennent les grands médias, et qui déterminent nos échelles de valeurs. Sauf peut-être pour les moins influençables d’entre-nous, qui sont ici sur ce blog…

        Mon voisin lui, (très gentil par ailleurs) ne cesse d’accumuler les engins à moteurs : 1 ou 2 jetskis, 1 camping-car, 2 voitures, 2 ou 3 motos…tous ces engins coûtent assez chers, il sont valorisés par la publicité, et aussi par les gouvernements, qui au nom de la croissance incitent au commerce de ces choses. Le commerce de ces engins, c’est de la croissance, c’est de la valeur ajoutée, et 1 euros sur 5 (tva) de ce commerce sera redirigé vers les écoles, vers les hôpitaux, les sans-abris, etc.

        Tandis que la mer, qui ne coûte ni ne rapporte rien, n’entre même pas dans cette échelle de valeur du capitalisme. Personne ne la valorisant, sauf peut-être quelqu’un comme Cousteau autrefois, il n’y a donc rien d’étonnant à cela. Le capitalisme obtient ce résultat sans même l’intention de contrôler quoi que ce soit, simplement en faisant ses choix, en menant des actions, et en poussant des lois conformes à ses propres intérêts. La constitution européenne, inscrivant dans ses premiers articles, le respect d’une « concurrence libre et non faussée » était une de ces lois.

        Cependant, et c’est là où je voulais en venir, la mer ne montera pas d’avantage dans notre échelle de valeur (ou dans celle de mon voisin si vous préférez), si on attaque simplement le segment du Nucléaire. Ce serait une mauvaise stratégie…

        Comme n’importe quel animal, le capitalisme a besoin d’un milieu. Si on le compare à une sorte de poisson malfaisant, on peut envisager de lui polluer son eau pour l’asphyxier peu à peu, plutôt que de vouloir lui couper la queue, la tête, ou les nageoires. Or ce serait quoi cette eau, qui lui permet de respirer, c’est la concurrence.
        Interdisons la publicité, et la concurrence en aura fini avec les excès, avec la création des besoins, avec l’aliénation au Nutella, aux Iphones, aux jetskis, aux SUV de 3 tonnes…privé de son oxygène, il serait déjà nettement moins virulent, tous segments confondus, mais il n’aurait pas mal au point de se révolter. Par contre, si on lui supprime d’un coup 50% de son énergie, c’est comme si on voulait couper le poisson en 2, il va vouloir se sauver, et trouver une eau d’alternance.

  20. Chères toutes, cher tous,
    « En plus, on doit penser à un autre probléme. La population mondiale se regroupe de plus en plus dans des zones urbaines. N’est il pas alors plus raisonnable et efficace de centraliser la productions d’électricité afin d’alimenter ces zones? »
    A moyen constant nous pourrions raisonner comme ceci où comme cela.
    Le hic est que l’énergie qui nous fait vivre est le pétrole comme le dit et répète Jean Marc Jancovici.
    Le hic c’est que les réseaux des villes sont surcharger et au bord de la rupture, avez vous oublié les signaux faibles des incidents électriques et plus que faible l’épisode de la gare Montparnasse. Ceci étant dit il reste impensable qu’aucun plan de réelectrification des gares n’est été jusqu’à ce jour initier.
    Et pourtant Paul et d’autres nous expliquerait qu’il nous soit difficile de penser l’impensable.
    Le hic du hic c’est que les grandes métropoles des pays du Sud genre Buenos Aires ou Le Cap fonctionne avec des Black out d’électricité tournant ou pas.
    Quoique vous fassiez notre réseau est vieux et saturé et il ne supportera une surpopulation des villes et de trop fréquents épisodes de chaleur. Pour la centralisation de l’électricité dites moi combien de centrale sont encore arrété du fait un étiage plus que bas de nos fleuves et rivière. Pour mémoire la navigation fluviale est dessous des 40% pour le seul Rhin et c’est du lourd car une péniche de 5000 oui cinq milles tonnes c’est 200 camions.
    Le pétrole va manquer et comme le dit « Janco » l’électricité n’est pas une énergie primaire, l’énergie primaire , c’est le nuke, le gaz, le charbon,le pétrole l’eau des barrage, quand au vent et au soleil combien d’énergie grise et quelle durée de vie.
    N’oublions pas que le Royaume Uni à réussi sa Tchacherisation parce que les puits de pétrole donnaient à fond et payait sa croissance, d’ailleurs que reste t-il du pétrole de la mer du nord et de Norvège.
    Et voici les antienne du sauvetage par la techno, la fusion nucléaire. Dans le monde ou tout est pareil et rien ne change pour quoi pas, dans un monde qui a déjà consommé la moitié de son pétrole le moins cher (encore Jancovici) comment construire ces super centrale, avec quelle énergie et de plus si on regarde notre capacité à finir un EPR il n’y a plus qu’a prendre un billet du loto du nucléaire, le patrimoine étant déjà pris.
    Alors toutes les idées sont bonnes dans la mesure où elles passent le test de l’énergie je dirais de l’équivalent pétrole disponible.
    Allez tout va bien jusqu’à maintenant, avec toute ma tendresse, Pierre de la tribu des Queralt’s.

    1. Entièrement sur la même ligne que vous.
      Les EPR, Iter et consorts sont des gageures et s’engager sur ces voies est surtout révélateur de son propre déni face à ce qui arrive.

  21. DD & DH,
    « Alors, à titre individuel, quelques hardis pionniers, pressentant que ce train va dans le mur, ont tenté d’élever des brebis sur le Causse du Larzac, de se lancer dans le maraîchage bio sur la ZAD de Notre-Dame des Landes et de développer la vente de produits sans intermédiaires (ni camions, ni réfrigération, ni marges des gros distributeurs) via les variantes des « ruches » un peu partout en France. Ce sont des initiatives à défendre et éventuellement propager, mais sans mesure avec l’enjeu. … »

    Pas d’accord avec cette présentation des choses.
    C’est tout à fait contradictoire d’écrire qu’ils (les zadistes) agissent « à titre individuel » et qu’en même temps ce sont de « hardis pionniers ».
    On n’est jamais pionnier que d’une réalité qui devient ensuite la norme. Ce qui signifie que leur action prend d’emblée une dimension collective. Le combat des zadistes est emblématique.

    Les zadistes sont tellement à la hauteur de l’enjeu que Hulot leur a demandé expressément de savoir arrêter leur action, un peu comme en d’autres temps certain syndicat demandait aux grévistes de savoir arrêter une grève. Ce Hulot là était clairement le Hulot des petits pas.

    Les zadistes ne vont pas sauver l’espèce à eux tous seuls, mais, qui met la main à la pâte, à part eux (et quelques autres …) pour indiquer non pas la Voie à suivre, mais au moins la direction à prendre ?

    1. « A combien de scandales devront-nous assister pour retrouver le lien sacré avec la terre, avec les animaux ? Comment transformer notre rapport à l’écologie? »

      « Alors, ce matin, loin d’être pessimiste, je rends hommage à toutes celles et ceux qui font des efforts pour s’alimenter différemment, plus en conscience et en respect, qui privilégient les petits producteurs et les récoltants en parlant avec eux de la façon dont ils cultivent ou élèvent. »

      « Je rends hommage aux agriculteurs, éleveurs, qui conscients de cette réalité cherchent à leur niveau des solutions alternatives.

      Je rends hommage à tous ceux qui développent le bio, les circuits courts, les AMAP, la permaculture, la biodynamie.

      Je rends hommage à tous ces hommes et ces femmes qui retissent du lien pour créer des potagers dans les campagnes comme dans les villes

      à celles et ceux qui se battent pour la liberté des semences potagères, des espèces végétales menacées.

      A celles et ceux qui se documentent, étudient, se renseignent et transmettent d’autres voies respectueuses de l’environnement.

      Je rends hommage à celles et ceux qui incarnent cette citation de Gandhi « Sois le changement que tu veux voir en ce monde »… »

      https://www.huffingtonpost.fr/arnaud-riou/je-suis-vegetarien-et-voici-ce-que-ma-rencontre-avec-un-eleveur-mongol-ma-fait-realiser-sur-lecologie_a_23520127/

    2. Non Pierre-Yves, les choses changeront par le haut.

      Personne ou presque ne regarde ce que font les zaddistes. Leurs explotations, leurs démonstrations, quelle que soit leurs qualités, sont vaines.

      1. Vincent
        Vous évoquez plus haut nos mode de vie qu’il faut changer dare dare, eh puis vous nous dites que les zadistes ne servent à rien, pourtant, eux, ils changent de mode de vie. Alors si vous me dites maintenant que totalement c’est vain, je ne comprends plus.

      2. Pierre-Yves je faisais simplement un constat. C’est une question de rapport de force dans l’information.
        Aussi positives que soient ces expériences, ne les connaissent que les gens qui choisissent de s’y intéresser, c’est à dire pas grand monde.
        (la bataille de l’information doit commencer)

  22. Une pétition https://nousvoulonsdescoquelicots.org/
    Nous voulons des coquelicots
    Appel des 100 pour l’interdiction de tous les pesticides*

    Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

    Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
    Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

    Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides* en France. Assez de discours, des actes.

    *de synthèse

    1. chère Annie, merci de cette piqûre de rappel.
      Comme vous je trouve cet appel excellent. Comme Pierre-Yves Dambrine, je pense qu’il faut bien commencer quelque part d’autant plus que le sujet abordé par cette pétition me semble assez global dans ses implications et surtout très fédérateur.
      Arkao trouve que c’est trop peu global bien qu’il ait eu le mérite de le signaler avant vous-même, libre à lui. Mais que dire des commentaires de persifleurs étroits d’esprit, préférant toujours faire leur humour à deux balles plutôt qu’être un peu positif ? Je trouve que c’est assez désolant à lire sur le blog de P. Jorion.
      On n’avancera donc jamais. Je crois que ça va, j’ai donné et que ça suffira pour mes commentaires ici.

      1. L’appel de Fabrice Nicolino a toute ma sympathie, d’autant que je partage avec un de mes fils une passion d’entomologiste amateur. Mais je persiste à penser qu’il faut raisonner et agir de façon globale au risque de commettre des erreurs.
        L’humour est parfois la politesse du désespoir.

      2. merci @Jacques Seignan
        désolée d’avoir été répétitive

        je ne lis pas tous les commentaires… de plus ces jours-ci j’ai eu l’occasion de lire des sortes désaccords peu loin d’insultes entre mecs
        (à ma connaissance peu de femmes commentent – eh les mecs : vous seriez-vous posez la question du pourquoi ? à moins que vous trouviez normal que des filles, sur un site qui ne parle jamais de fanfreluches, ne causent pas, soit normal -, et encore moins s’engueulent entre elles !)

      3. @Annie :

        Vaut mieux pas d’ailleurs , car si des polémiques de mecs ça ne tire jamais à trop de conséquences , et ça peut même être rigolo , des prises de bec entre nanas ( j’ai eu à en calmer , voire régler quelques unes dans ma vie professionnelle ) c’est terrible et « à la mort » .Je ne souhaite à personne d’être exposé à ça .

        Bon , on va quand même tenter de sauver l’espèce .

      4. @Arkao :

        A propos de l’humour , c’est le réduire un peu que d’en faire ( seulement ) la  » politesse du désespoir » , cette citation attribuée à Chris Marker après pas mal d’autres paternités .

        Je préfère ,et de loin , la place que lui donne Kierkegaard dans sa construction existentielle des trois sphères étanches ( selon lui , pas selon Blaise ) que sont l’esthétique , l’Ethique et la tension vers l’absolu ( la chair , l’esprit et la charité chez l’Auvergnat ,soit jouir-agir- aimer chez le commun des mortels ) .

        Chez Kierkegaard  » l’ironie » ( sans doute au sens de Socrate ) est la qualité pour passer de la jouissance esthétique à la rationalité morale de l’Ethique , et ensuite « l’humour » est la qualité pour passer de l’Ethique à l’absolu « pathétique » .

        J’aime bien Kierkegaard , et je crois que l’humaniste Camus pourrait se retrouver dans l’absurde et pathétique condition de cette « troisième sphère » .

        Bref une condition humaine coupée en trois m’accroche plus qu’une condition « à la chinoise » , si on la caricature par Yin et Yan g.

    2. Je trouve cet appel de Nicolino bien fichu.
      Arkao je trouve que votre reproche est infondé car demander l’arrêt des pesticides c’est un très très gros volet des problèmes actuels ça concerne la biodiversité, la santé publique, l’énergie, le réchauffement climatique, la distribution des richesses, la beauté du monde (se dernier point peut faire sourire mais je pense pourtant que c’est aussi important que le reste)… En plus c’est une revendication facile à appréhender (plus facile que la taxe carbone).
      Donc dire que cette mesure est partielle est vrai dans l’absolu mais la discréditer pour cette seule raison d’entrée c’est s’illusionner sur une mesure miracle qui résoudrait tout…
      Qu’en dites vous Arkao?
      Jaques Seignan , ne vous désolez pas des grincheux, il y en aura toujours (même moi ça m’arrive ;-D). et c’est un penchant humain naturellement favorisé par les moyens de communication numériques et probablement notre agressivité naturelle, éventuellement plus masculine que féminine ( cf le commentaire d’Annie).

      1. Vos arguments et ceux de Pierre-Yves Dambrine sont recevables, donc je m’incline, avec quand même un petit arrière-goût d’insatisfaction.

      2. et « qui trop embrasse mal étreint »

        Vouloir tout… un jour… c’est ne jamais rien obtenir… dans 2 siècles plus d’Humains…

        C’est en grappillant victoire après victoire, sinon c’est du « gauchisme » pas de la bataille pour l’écologie et la survie de l’espèce.

        PS- on m’a assez traité de gauchiste dans ma jeunesse alors que je défendais quelques vérités historiques que « mes » insulteurs niaient, pour connaitre le vrai sens de ce mot.

  23. Chères toutes, cher tous,
    J’ai l’impression de radoter, de répéter encore et encore pour ne rien obtenir en retour.
    Voici une photo d’exemple du cancer du béton à Naples
    https://framadrop.org/r/jsJ_pdGZyr#xzqxG+6BKkQguzQtgEWTvGjgdnE8GpJaEso6EuaT//E=
    Pour arriver où nous en sommes il a fallu beaucoup d’énergie.
    Et avec moins d’énergie nous ne pourrons faire cette fameuse transition.
    Car il faut de l’énergie pour extraire le pétrole.
    Il faut de l’énergie pour inventer la fusion nucléaire.
    Il faut de l’énergie pour maintenir nos ponts en état d’y faire passer des biens et des personnes du coté A au coté B.
    Il faut de l’énergie pour maintenir un parc de serveur pour avoir en instantané notre requête sur un moteur de recherche.
    Il faut de l’énergie pour transmettre ce message.
    Alors l’agriculture avec ou sans pesticides c’est de l’énergie,
    La voiture électrique ou pas c’est de l’énergie,
    Le maintient de notre société avec le niveau de confort c’est de l’énergie.
    Alors c’est simple économisons et dépensons moins d’énergie pour limiter le réchauffement et le dérèglement climatique.
    Le mérite avec « Janco » c »est qu’il parle science donc c’est du cash et pas de la croyance.
    Mon désaccord avec lui c’est l’utilisation de l’énergie nucléaire, il n’arrive pas à comprendre (peut un peu Hasperger) que comme le montre le rapport parlementaire présenté par Barbara Pompei
    https://www.lemonde.fr/energies/article/2018/07/05/nucleaire-un-rapport-parlementaire-pointe-les-failles-du-parc-francais_5326100_1653054.html
    et ou elle montre le risque par la corruption dans nos centrales.
    Janco avec qui nous avions converser par mail ne peut simplement penser que l’humain est faillible et que la sureté nucléaire est à l’image des hommes, corruptibles.
    Voilà Paul Jorion pourrait nous en dire plus sur ce que nous sommes, il n’empèche que toute bonne solution ne peut se penser sans la physique et l’énergie.
    Alors un article fort instructif de Jean Marc Jancovici.
    https://jancovici.com/transition-energetique/l-energie-et-nous/lenergie-de-quoi-sagit-il-exactement/

    Pour l’instant tout va bien puisque la majorité ne voit pas les signaux faibles.

    Bonne lecture avec toute ma tendresse, Pierre de la tribu des Queralt’s.

    1. Je ne vois pas bien la relation avec le « cancer du béton » qu’il soit armé ou non , ou précontraint .

      Les pathologies ( normales , le béton « vit » comme tout composé chimique ) du béton sont connues depuis pas mal de temps , la plus vicieuse ( car à évolution rapide ) et heureusement rare au moins en France , moins vrai aux USA et au Canada , est l’alcali-réaction qui n’a sérieusement commencé à être cernée que dans le début des années 80 .

      Mais le béton , c’est comme une carcasse humaine , ça se surveille , se diagnostique , se soigne en continu , si on veut durer un peu . Et ça meurt aussi un jour .

      Pour l’énergie , vous n’êtes pas le premier ni le dernier à radoter et reprendre à faible bruit ce que d’autres plus savants et en principe plus audibles ont déjà largement décanté .

      La perception majoritaire des enjeux de tous ordres ne viendra sans doute que des premières pénuries , quand le pillage des ressources ne pourra plus suivre les « exigences » de la demande .

      Mort à la bagnole !

      1. Juan Nessy vous y tenez à votre « mort à la bagnole »…

        Et à chaque fois que vous dites ça, j’imagine des hordes de gens, qui se jettent sur les voitures, et commencent à y mettre le feu… en criant « mort à la bagnole » !

      2. C’est une idée déjà testée aux alentours des changements d’année .

        Mais pas tout le même jour , à cause de la fumée .

      3. L’ennui, c’est les gens qui les brûlent ne rêvent que de pouvoir s’en acheter une. Si c’est pour les brûler toutes, pour les racheter après, alors il n’y a pas grande différence avec la « prime à la casse ». L’argent ne fera que passer des compagnies d’assurances aux constructeurs d’automobile.
        Si ce « mort à la bagnole » n’est pas qu’une provocation, alors il faut nous dire comment vous feriez Juan, et en particulier comment vous comptez obtenir le consentement des citoyens.

    2. Rien à voir :

      je n’ai jamais connu de Quelart , juste un Quelard qui , d’après ce qu’on m’avait expliqué alors venait de « cueillard » dans le sens de « collecteur d’impôts ».

      Si vous êtes de la même souche , il n’est pas étonnant que votre tendresse affichée soit jugée avec prudence , et que vous n’obteniez rien en retour .

    3. @ Quelartpierre qui dit : « Janco (..) ne peut simplement penser que l’humain est faillible et que la sureté nucléaire est à l’image des hommes, corruptibles. »

      Le pont de Gênes en a apporté la preuve : lorsqu’on a besoin d’un facteur de production, qu’il devient incontournable et indispensable, la nécessité économique fait qu’on l’utilise jusqu’au delà des limites de sécurité.

      Maintenant je suis d’accord avec le constat : rien de positif ni de durable ne pourra être entrepris, en faisant comme proposition de nous passer de 50% de notre énergie. Peu importe que ce soit le nucléaire ou autre chose, mais on ne peut pas faire cette proposition. Il faudrait asphyxier le capitalisme, pas vouloir lui couper la tête, ou les nageoires (voir mon post ci-dessus, en réponse à Pierre-Yves Dambride). Le rendre mou.

      Par contre, rien ne nous empêche de dénoncer tous les gaspillages d’énergie, et le premier d’entre eux, c’est tous les « jobs à la con » qu’on fait faire aux gens, tels que les décrit David Graeber. C’est vertigineux : 47% des gens qu’il a interrogé pensent que leur boulot n’existait pas, cela ne changerait rien. On peut penser que c’est 47% d’énergie qui est gaspillée. Graeber était invité de France Culture le 10 dernier, j’ai mis sa vidéo sur findutravail.net…un régal !

      C’est peut-être même pire que ça, si on écoute son exemple, car la femme de ménage fait un job utile, mais si elle fait le ménage du bureau de quelqu’un qui fait un « job à la con », ça ne sert à rien non plus…alors quoi , 60, 70 % d’énergie gaspillée ?

      1. Je corrige, c’est 37% des gens qui estiment que leur boulot est absurde, selon les enquêtes citées par Graeber. Mais c’est déjà énorme, quand on y pense, plus d’une personne sur trois considère que son travail est inutile. Quand Hulot parle de remise en cause « sociétale, civilisationnelle », est ce que ce n’est pas à ça à quoi il faudrait réfléchir ?

    4. C’est assez simple , il suffit de mettre le litre d’essence et de gas oïl à 10 euros .

      Ce qui était d’ailleurs la proposition de René Dumont dès 1974 , mais lui parlait de 10 francs .

      1. Il ne faut , dès lors pas s’attendre évidemment à l’adhésion des consommateurs ( mais les consommateurs sont parfois des assassins ).

        Les consommateurs automobilistes ou chauffeurs PL étant assez nombreux , on les confond souvent avec les citoyens et contribuables , remarque faite qu’il y a maintenant sensiblement moins de contribuables que de consommateurs et , en principe n de citoyens .

        Cette « orientation » à vitesse accélérée ( ça en prend heureusement le chemin ) , ne résout bien sur strictement rien toute seule , et ne peut être « reçue » ( comme pas mal de mesures ressenties comme pénibles ) que dans le cadre explicite et « annoncé » d’une politique globale de vision à terme : de la liberté de se déplacer plus ou moins gratuitement , de travailler sans avoir à trop se déplacer si on arrive à travailler , de gestion des ressources en énergie , des nécessités de naitre , se divertir, se soigner ,s’instruire , habiter …avec une bonne qualité assurée , le tout dans un périmètre permettant l’optimisation vers le bas des fréquences et distances de déplacement . Ça s’appelle , une fois de plus , « aménagement du territoire , territoire qui ne soit pas laisser ( déformation libérale ?) comme un espace de jeu de trop nombreux prédateurs privés ou publics , qui ont défiguré le code de l’urbanisme pour en faire une passoire et un alibi .

        Tout ce qui matraque la bagnole reste bon à prendre pour reconquérir un espace sain et agréable , et la pression fiscale et des taxes sur les pollueurs d’air , d’espace , de la vie biologique que sont les automobilistes est une juste et nécessaire application du principe du pollueur payeur , dont la dose est à régler en équilibre avec le projet social et économique que l’on est apte à proposer comme avenir enviable ( mais savoir déjà le présent que l’on ne veut plus , ça aide déjà à repérer les leviers ) .

        PS : j’applaudis à l’évolution du jour de l’article R 415-11 du code de la route , qui fait passer à 135 euros et 6 points de retrait sur le permis de conduire (et potentiellement 3 ans de suspension de permis ) , le non respect de la priorité piéton par les automobilistes .

      2. Juan, vous ne pouvez pas être sérieux. Pour une augmentation de gazole 10 fois plus faible, il y avait déjà une grève des pêcheurs, là c’est les « bonnets rouge » à la puissance 10.

        Donc blocage de la société, suite à cette mesure : et après ? Qu’est ce qu’on fait ?

      3. Bof , on a bien vu , il y a un peu plus de 20 ans les routiers et tous leurs syndicats bloquer la France , alors qu’on voulait réguler leurs heures de travail . C’est parfois difficile de faire le bonheur des gens malgré eux .

        Il faut savoir qui doit crever : les fumeurs de pétrole ou l’espèce .

        Moi j’ai choisi , avant que le l’absence de choix ne concrétise ,par défaut , la mort de l’espèce .

        Entre deux maux ….

  24. Si on fait le point sur les énergies :
    1- nucléaire : polluant à l’extrême à longue échéance ; a besoin d’eau froide des fleuves pour se rafraichir, on a vu cet été l’inconvénient du réchauffement de leurs eaux ; les déchets : Bure.
    2- solaire : déchets à plus courtes échéances, prévoir leur recyclage au moment de leur mise en circulation
    3- pétrole : encore des « amis » inconditionnels (genre Arabie S.) dont nous dépendons ; pour les nouveaux gisements cherté qui s’envole
    4- électricité : barrages, éoliennes ; en cours de pouvoir la stocker : indispensable pour sa fiabilité future.
    5- bois : rentabiliser les forêts par plantation et entretien, mais sa combustion pollue.
    6- charbon : des plus polluants

    J’en oublie ?

    donc aucune de ces énergies n’est réellement satisfaisante au plan de son écologie. Mais nous ne savons vivre sans : nous avons besoin de cuire nos aliments, de nous chauffer et de nous rafraichir, de faire circuler des marchandises ou nous-mêmes (mer, air, terre) grâce à une énergie, de faire tourner des machines (usines, informatique).

    Quelqu’un a-t-il une autre solution que de tout réduire ? mais je ne sais si nos concitoyens verraient d’un bon oeil un programme politique qui dirait : « je vous promets de réduire vos moyens de chauffage » ou encore « de fermer un max d’usines » ou « de vous aider à moins vous servir de vos appareils mobiles », etc.

    1. « J’en oubli? » Le gaz; à tout les étages, bien entendu.

      « Quelqu’un a-t-il une autre solution que de tout réduire ? », plutôt un objectif: Cuba actuellement ou France 1942/1943, en gardant les moyens médicaux et sanitaires collectifs. Et généralement les organismes concourant au bien-être social. Plus quelques babioles et colifichets pour satisfaire l’égo et les hiérarchies sociales.
      C’est drastique mais vivable. Atteignable en quelques générations, 40 à 60 ans à partir de maintenant.

      1. @daniel eh oui !
        gaz (oubli du à l’heure !) : peut provoquer des guerres pour le passage de ses gazoducs ; envoi des polluants dans l’air en brulant.

        @juannessy
        qu’on peut prolonger jusqu’années 50

        mais quand on n’a jamais connu autre chose que la glace sur les vitres on ne se pose aucune question sur sa présence, et après tout ce ne l’est devenu que très récemment dans nos contrées dites « civilisées ». « avant » on cassait la glace du seau pour se laver ; si une pompe à eau elle était calfeutrée (qu’elle soit dehors ou dedans)
        le chauffage même par temps hivernal n’était pas permanent : il fallait l’allument tous les matins, il s’éteignait plusieurs fois la journée, il fallait l’entretenir sans cesse, que ce soit bois ou charbon.

        La difficulté est que depuis les années 50 « le progrès » nous a habitué au « confort moderne », rien de plus dur pour les générations plus récentes que de retourner au 19è et avant.

        Encore on pourrait s’habituer à greloter un peu, mais les usines et les appareils mobiles c’est une autre paire ce manche !
        Quant aux transports en commun ou le vélo même problème : des gens valides mais incapables de transporter des 5/10 km dans les transports en commun encore moins sur un vélo sauf avec charrette, de les tirer sur les trottoirs à bras jusque chez eux juste pour leur besoin quotidien ; vous ne me croyez pas ? pensez aux adultes à partir, selon l’individu, de 70 jusqu’à sa mort qui a la probabilité de vivre jusqu’à 100 ans voire plus et n’aura pas un-e aide à domicile (pour un tas de raison que je n’exposerai pas ici).

        Mais comme nous avons ici une immense majorité d’hommes qui ne font jamais de course quotidienne à part le pain, le lait et le oeufs ils ne comprennent rien à ce que je raconte.

      2. @ daniel 15 SEPTEMBRE 2018 A 7 H 30 MIN
        « C’est drastique mais vivable. »
        Je partage cet avis, à condition de reconnaître que vu l’état de notre développement, seuls les individus les plus vaillants, ceux pourvus des ressources physiques que l’on possède quand on est « dans la force de l’âge » survivraient. J’ai connu la période 42-43 qui, de fait, s’est poursuivie jusqu’aux années 50.
        Notre pays est devenu nettement plus fragile et bien moins résiliant aujourd’hui qu’il n’était il y a 70 ans. Il était encore, dans l’ensemble, très rural et disposait de ressources naturelles essentielles à la survie. Elles étaient « à portée de main » d’une population héritière, en grande majorité, du savoir faire agricole de base permettant de survivre à condition de disposer de terre agricole cultivable manuellement ou tout au moins sans recours aux hydrocarbures.
        Par ailleurs, il y a 70 ans la population vivait bien plus qu’aujourd’hui au niveau du sol. Les immeubles d’habitation en hauteur n’existaient pas en aussi grand nombre qu’aujourd’hui. En 42-43 nous étions, dans tous les aspects de la vie courante bien moins dépendants de « l’énergie industrielle » qu’aujourd’hui. Lorsque j’étais enfant ma famille puisait l’eau dans un puits équipé d’un treuil manuel, et elle n’habitait pas en étage élevé, toutes choses qui, entre de nombreuses autres, abrégeraient mes jours si j’étais contraint de m’y soumettre maintenant.
        Cela entraînerait une réduction de l’espérance de vie et de la population entraînant ainsi un mouvement d’auto adaptation de la consommation à la capacité de charge de la planète.
        Cela devrait permettre à l’espèce humaine de survivre encore longtemps, mais pas en maintenant le niveau de vie moyen auquel nous sommes arrivés, lequel est appelé à décroître inexorablement.

      3. @ Juan

        Par exemple:  » La vie quotidienne des Aztèques à la veille de la conquête espagnole » , Jacques Soustelle, Librairie Hachette, achevé d’imprimé 1.ier trimestre 1955.

        Y’a aussi l’interminable saga de « La vie des français sous l’occupation ».
        D’accord, basta pour les livres. J’avais mieux que Soustelle, Amouroux ou Paillat : mes 2 grand’mères dont les difficultés étaient encore toutes fraîches à leurs mémoires. Toutes deux capables de s’élever plus haut que le ras du bitume journalier.

      4. Et ben moi , mes grands mères elles étaient encore plus coriaces en 1900 . Y en a même une qui tirait au revolver de son agent de mari dans la « cité des polonais » à Saint Etienne pour faire régner l’ordre en 1930 .

        Une tante tournait des obus à la MAS en 1917 .

        Toutes avaient , comme dirait Annie , pas mal de gosses ( 6 pour l’une , 5 pour l’autre ).

        Elles sont mortes assez jeunes avant 70 ans.

        Les grands mères chinoises ont du aussi en baver .

        Merde à 42-43 et avant .

      5. @ J du Cac40
         » seuls les individus les plus vaillants, et blabla, et blabla et blabla[…] »

        Rien.
        Ou presque.
        Sag Warum. J’espère que, comme d’hab, vous vous limiterez au strict début : « Warum » et ne rechignez pas, c’est du germanic blues. Et la version qui gratte le plus, comme si y’avait des parasites en ligne…
        https://www.youtube.com/watch?v=qEkgiEhxT34

    2. 7.
      « Nos dirigeants souffrent avant tout d’une chose : LE MANQUE D’IMAGINATION. Il y a des masses de techniques alternatives qui pourraient être mises en oeuvre, tout de suite, et qui le sont déjà dans d’autres pays ( alors que la France envisagerait de construire 12 EPR !!!). On pourrait couvrir les autoroutes de panneaux solaires (photovoltaïques, mais surtout pour du solaire thermique) et alimenter des véhicule hybrides s’alimentant en électricité avec une perche rétractable, comme les auto-tamponneuses. Il faudrait développer le solaire thermique,. Faire que se créer (au niveau européen) les outils correspondants : turbines, alternateurs. Et cela sans brevets, sans recherche du profit à tout pris. On ne s’en sortira jamais sans des projets ambitieux, synonymes de grands travaux (donc créateurs d’emplois). La politique française joue à pousser des pions, à droite comme à gauche. Ces manque de souffle épique (comme en science). Ca manque de visionnaires. En fait de vision, de mouvement, l’actuel pouvoir ne fait que remercier ses sponsors, les puissances d’argent.  »

      fin de citation

      1. « En fait de vision, de mouvement, l’actuel pouvoir ne fait que remercier ses sponsors, les puissances
        d’argent. » »
        Tous ripoux tant qu’on y est ?

        Pourquoi refuser ces progrès positifs et avantageux , malgré leurs « défauts », qui ont permis de sortir les individus de la misère, de la souffrance et de l’inconfort ?
        Il ne s’agit pas de « revenir en arrière » et de nier ces avancées, mais bien plutôt d’adapter nos moyens à nos « prises de conscience » « écologiques », et donc à l’évolution des mentalités comme cela a toujours été le cas dans l’histoire de l’humanité. Et de l’argent, pour convertir nos modes polluants en mode écologique il en faut, et ce ne sont pas les vénézuéliens qui fuient la misère de leurs pays ou les cubains qui vont revoir leur constitution et reconnaitre l’économie de marché, parce que trop de privations et de souffrance génère des excès contraires et de la violence, qui me contrediront. Donc, autant s’inspirer des apports positifs et constructifs des modes de production dits « anciens » et « sobres »,je dirais respectueux, pour continuer d’évoluer mais sans sombrer dans un passeïsme ou un archaïsme ou une décroissance contre-productifs. Dons, de la « sobriété » pourquoi pas ? Mais allez dire à un chômeur en fin de droits, à un bénéficiaire du RSA ou à un SDS voire un « travailleur pauvre », ou à un retraité qui a tout juste de quoi se nourrir et payer ses charges qu’il doit être sobre ou décroissant….!!! Mdrrrr !

        Venezuela : la faim, la violence et le chômage poussent les habitants à l’exode
        https://www.lci.fr/international/venezuela-la-faim-la-violence-et-le-chomage-poussent-les-habitants-a-l-exode-2097856.html

        Cuba s’apprête à reconnaître l’économie de marché et la propriété privée
        « Cuba après les frères Castro, c’est cette révision de la Constitution et l’inscription dans le texte du droit à la propriété privée. Dans l’île communiste, c’est un symbole fort, bien que le président Miguel Diaz-Canel a récemment rappelé les principes socialistes de Cuba. Le projet de révision de la Constitution sera soumis aux votes des députés après étude durant les trois prochains jours, avant un référendum d’ici à la fin de l’année. C’est une vaste réécriture de la Constitution de 1976 qui se prépare et notamment des changements concernant l’économie et l’organisation politique de l’Etat. »

        « Reconnaissance de l’économie de marché
        Il s’agit d’une réforme complète du texte de 1976, avec des changements concernant également l’économie : l’importance de l’investissement étranger pour le développement du pays devrait figurer dans cette nouvelle Constitution. Et le rôle du marché et le droit à la propriété privée seraient reconnus, une étape indispensable pour l’économie cubaine qui permettrait aux petites et moyennes entreprises d’être légalisées.
        Depuis 2008, le gouvernement cubain est engagé dans une progressive ouverture à l’économie de marché. Une ouverture menée à coup de réformes par Raul Castro qui ont permis à plus d’un demi-million de Cubains de trouver du travail dans le secteur privé. Mais malgré cette ouverture progressive, l’économie cubaine reste dépendante de ses importations. A titre d’exemple, Cuba importe aujourd’hui 80% de ses denrées alimentaires. A ces dépendances s’ajoute une explosion des coûts d’importations, notamment dans le secteur énergétique. »
        http://www.rfi.fr/ameriques/20180720-cuba-apprete-reconnaitre-economie-marche-propriete-privee-miguel-diaz-canel

      2. Mais oui mais oui, Cuba et le Vénézuela sont dans la mouise uniquement du fait de dirigeant apprentis dictateurs. Avec un sens de la mesure réglé sur ce cadran, on ne s’attendait pas à moins de la part des godillots habituels. Sinon, toutes les sanctions et blocus contre ces deux pays ni sont pour rien hein soldat Gudule ?
        Je rappelle juste pour tout ceux qui ne sont pas encore totalement lobotomisés par les kilomètres de lignes html insipides du même acabit que l’objectif était de réduire les inégalités, de briser les accapareurs et exploiteurs et de donner à tous une vie digne et agréable. Mais cela évidemment les godillots n’en veulent pas malgré leurs faux airs et nez d’humaniste bidon.

      3. Le souci de toutes ces nouvelles techniques, ou de toutes les lois qu’il faudrait prendre, c’est qu’elles introduisent presque toujours des distorsions de concurrence. Et tant que nous n’atteindrons pas la concurrence, tous les petits pas que nous pourrons faire resterons sans effet. Et d’ailleurs, ils sont sans effet depuis 50 ans qu’on en parle (Cousteau parlait déjà de l’urgence de protéger les océans…). Et nous resterons ainsi paralysés, jusqu’à la fin, jusqu’à ce que le dernier qui s’en va éteigne la lumière…comme dit Paul Jorion ! Il aime bien aussi la métaphore du lapin, paralysé dans les phares de la voiture !

        Pour ceux que ça intéresse, j’ai développé ce point de vue plus en détail dans l’article intitulé « Démission de Nicolas Hulot : la question que nous ne devrions pas cesser de discuter », en ligne sur findutravail.net

      4. Juannessy
        15 septembre 2018 à 14 h 15 min

        « On ne sait pas qui est ainsi cité , mais on n’y perd pas grand chose . »

        Peu importe qui…
        On apprend en passant que Juannessy n’a pas envie d’envisager d’auto-tamponneuses sur autoroute, et même que cela ne l’inspire pas.
        N’importe quel internaute, avec son moteur préféré, peut retrouver l’auteur, mais s’il est abonné au « decodex », il se trouvera protégé du développement: rien à perdre, ni rien a gagner non plus.

        Quant à:  » En fait de vision, de mouvement, l’actuel pouvoir ne fait que remercier ses sponsors, les puissances d’argent. »,
        on remarque qu’ici personne ne se souvient de la répétition de  » #pasmonprésident » !

      5. @Adoque :

        Pour ne s’en tenir qu’à « l’idée » des panneaux photovoltaïques sur autoroute ( procédé testé sur 30 kms d’accotements de route en Sicile depuis plus de dix ans avec quelque chance d’avoir du soleil toute l’année ) , ça fait partie de ces idées à la con digne d’être repris par Ségolène Royal ( c’est ce qu’elle a fait pour quelques kms expérimentaux ) . Il faut n’avoir jamais géré une route pour ne pas imaginer les emmerdes de gestion et entretien d’un tel bazar , auprès de quoi gérer des ponts est un jeu d’enfant .

      6. @ Gudule,

        Alors la reine du commentaire insipide, en panne d’argument à m’objecter ?

        Oui ou non l’effondrement de Cuba en son temps et du Venezuela aujourd’hui ne sont ils pas la conséquence des sanctions et de l’embargo US en grande partie ? Allez pour une seule fois depuis des années soit un peu à la hauteur de ce blog.

        Tiens pour te donner du grain à moudre :

        https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/08/26/trump-alourdit-les-sanctions-contre-le-venezuela_5176739_3222.html

        https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0302136973783-le-venezuela-menace-de-saisies-par-ses-creanciers-2198915.php

        https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/09/05/crise-migratoire-l-amerique-latine-appelle-le-venezuela-a-accepter-de-l-aide-humanitaire_5350389_3222.html

        https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/venezuela-menace-d-intervention-militaire-exterieure_2942219.html

        Alors après on peut avoir à redire mais il faut savoir d’où vient le feu pour y faire face. Mais est-ce qu’un soldat godillot est armé pour l’appréhender ? Pas certain je dirai en te lisant.

      7. @ cloclo

        La baisse des cours du pétrole, dans un pays ou les exportations de pétrole représentent 50% du PIB n’y seraient pas pour grand chose ? cours du brut

        Les revenus du pétrole devaient descendant dans la société, suite aux nationalisations de Chavez, j’imagine sans m’être documenté plus que ça, que lorsque les prix du pétrole diminuent, c’est l’inverse d’une relance dans le pays…

      8. @ Vincent Rey,

        Bien entendu que l’effondrement du prix du brut joue aussi, rien n’est jamais dû à un seul paramètre mais cela est très amplifié par l’embargo US et par le fait que le gouvernement a cherché, cherche, a améliorer le sort des plus déshérités. Pourquoi cela impact tant le Vénézuela qui est un des pays avec les plus grosses réserves mondiales ? Tous les autres producteurs aussi on encaissé la baisse et ne sont pas dans cet état pour autant.

      9. « Alors après on peut avoir à redire mais il faut savoir d’où vient le feu pour y faire face.  »

        Du feu, où ça, oussa, koissa ? 🙂

        De la fumée de vieux poisson faisandé qui se consume dans sa haine, c’est certain, ça c’est duclon-duflan en acte.

        Ne parle pas de ce que tu ignores, tu te fais du mal, et tu es si fragile pov petit pitrou…ça va pas mieux hein les synapses et le trouillomètre après la grillade alcoolisée.
        En crabe le tire-au-flanc victimaire à 2 balles.
        Face à un bouffon de pacotille décérébré buté borné comme toi, Vigneron était beaucoup beaucoup beaucoup trop aimable de perdre son temps et de te répondre .
        Ravale ton dentier pépère, et ton pti baton de maréchal de nains de jardin , la colle n’adhère plus, tu ne mords plus, tu n’imprimes plus, tu baves. Tu te décompose dans le jus de ta haine et de ta bêtise.
        Bref, tu remugles : berk !

        Tes amis t’attendent, là est ta « hauteur » :
        CHINE MADURO REND HOMMAGE À MAO ET OBTIENT DES ACCORDS
        Le président vénézuélien Nicolas Maduro est venu ce vendredi à Pékin rendre hommage à Mao avant la signatures d’accords cruciaux.
        https://www.lematin.ch/monde/Maduro-rend-hommage-a-Mao-et-obtient-des-accords/story/20246338

      10. Tu perds ton sang froid pauvrette. Il a bien raison de commercer avec la Chine ce Maduro pour soulager la pression sur les pauvres chez lui et si faut passer voir la tombe de Mao, il a mille fois raison. Mais les va t en guerre de ton genre plus fascistes que droit de l’hommistes ne savent pas que le comité des droits de l homme de l ONU a condamné les sanctions us et ue contre le Venezuela ? Chacun ici jugera sur qui verse le sang et encourage cette ignominie.

      11. Ce qui suit ci-dessous n’est pas la décroissance, mais la politique prônée ou soutenue par des gens comme Gudule et consorts , toute cette clique de néo libéraux libertaire ou pas qui se pense les champions du monde de la blancheur et qui imposent leurs vues par la force chaque fois.

        https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/09/17/en-iran-l-economie-accuse-le-coup-des-sanctions-americaines_5356144_3234.html

        Encore un bon coup de marteau sur les plus pauvres et une vraie pagaille, une solution qui quoi qu’on pense du régime iranien, n’est pas conforme à l’idéal des Droits de l’Homme et à la liberté des peuples à l’autodétermination et cela ne va certainement pas arranger les choses dans le coin. Et tous les occidentaux suivent comme des toutous par servilité et peur, ils sont méprisables comme Trump.

      12. @ Cloclo,

        Oui Maduro commerce avec la Chine, peut-être comme Fidel qui n’avait plus le choix a commercé avec l’URSS, mais la Saoudie commerce avec les USA et c’est bien normal, l’Iran n’a plus le droit de commercer et la merveilleuse Europe plie, enfin en trainant les pieds, mais les entreprises sont libres quand même ! etc. Les petits iraniens le paye comme les petits vénézuéliens, les grands sont partis depuis longtemps et le vote par les pieds prend le pas. A la fête de l’huma, le pavillon de la Chine, enfin du PCC n’a rien à dire depuis longtemps, des vénézuéliens racontent des choses incroyables quand on a l’habitude de lire les liens offerts par des gudules. On y est surpris qu’un stand du Toudeh survive, mais les bisbilles intra vraie gauche, ont amené les insoumis à ne pas se soumettre aux festivités rituelles depuis 1930. Du point de vue écologique, la disparition des gobelets et assiettes en plastique à la fête de l’huma promet une armée de plongeurs, ou des robots enligne. Le babillage des lavandières vaut pourtant mieux que le crincrin du lave linge, alors le chœur des plongeurs comparé au lave vaisselle… Au village du livre, quelques ouvrages de Jorion, mais pas Jorion. Je n’ai jamais douté de la probable intervention des russes dans la campagne US, mais celle d’Obama en soutien à Macron au JT de 20 h. était plus visible. De toute façon se préoccuper puis s’occuper de ce qui se passe chez son voisin me semble normal depuis que la politique existe, c’est tout dire. J’ai même le souvenir d’empêcheurs de révolution française, ou russe, ou d’un certain Lafayette. J’attends impatiemment les photos de la cathédrale de Salisbury vue par les 2 toutous russes. C’est vous dire à quel point ce monde est déprimant, et que le seul blog optimiste occidental me soigne.

      13. @ Rosebud,

        Le monde entier commerce avec la Chine, c’est l’atelier du monde et le principal détenteur de réserves du monde. Tous les dirigeants occidentaux même les plus libérales libertaires du genre sont allés leur cirer les pompes et plus si affinité de dollars, en crachant allègrement sur les droits de l’Homme. Alors les leçons de morales de Gudule et Cie comment dire… Hein vous me comprenez.
        Je suis abasourdi de voir que l’on va à la destruction d’un pays démocratique comme l’Iran ou le Venezuela et que l’on fasse en conscience souffrir les populations et que des petites personnes comme ce Gudule se pavanent en applaudissant. Le nouveau visage du fascisme en colle blanc, tout aussi répugnant que l’ancien.

      1. Einstein ce mordit les doigts d’avoir signé la lettre à Roosevelt qui suscita en grande partie le projet Manhattan , lorsque plus tard Hiroshima et Nagasaki subirent le feu nucléaire. A la fin de sa vie il stigmatisa les centrales électro-nucléaires ( plus ou moins civiles) comme une technologie très voire trop sophistiquée pour construire une  » Bouilloire » c’est à dire une machine à vapeur qui fonctionne sur le cycle de Carnot et a donc besoin d’une source froide.
        J’ignore les vertus des sels de Thorium vantées sur Arte.
        A ma connaissance il existerait une possibilité intélligente d’utilisation de l’ atome via la Fusion objet d’un centre de recherche en cours de construction . ( ITER)
         » Si on y arrive  » et c’est pas gagné !

        car trouver une technologie terrestre qui fasse ce que fait le soleil n’est pas de la tarte !

      2. @ Bernard

        On a déjà fait des trouvailles aussi décalantes. La machine à vapeur en son temps…

        Si on trouvait le moyen d’exploiter la fusion nucléaire, on n’aurait pas pour autant réglé les problèmes et même aucun à mon avis. Ce n’est pas la fusion nucléaire qui peut nous faire changer de culture.

    3. CloClo 18 septembre 2018 à 9 h 41 min

      « un pays démocratique comme l’Iran ou le Venezuela ».

      À défaut de lecture humoristique, il manque vos guillemets à « démocratique ». Le terme est une foire d’empoignes, du même tonneau que « droits de l’homme », mais j’aurai moins d’embarras avec le Venezuela qu’avec l’Iran. Reste que la tentative d’autre chose au Venezuela tourne mal, et qu’il est hors de question pour moi d’en faire porter le poids aux seuls initiateurs de changements. Quand à Jomhuriye Eslâmiye Irân, ou Al-Jamāhīriyyah al-ʿArabiyyah al-Lībiyyah, en farsi ou en arabe, la proximité saute aux yeux ou à l’oreille, mais si translittérer ne pose pas de problème, traduire est une autre affaire. Pour une liste à la Prévert : https://en.wikipedia.org/wiki/Jumhuriya

  25. Et de l’argent, pour renouveler nos modes de production, entre autres, et les rendre viables : il en faut !!!

    « Le carburant vert du futur ? L’hydrogène est l’objet d’un Plan gouvernemental, présenté le 27 juin aux principaux acteurs de la filière : grands groupes comme Air Liquide, Engie ou Michelin, PME, startups, centres de recherches, syndicats d’énergie, collectivités territoriales, associations… »

    « Une enveloppe de 100 millions d’euros aidera au déploiement de cette technologie, dont Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, veut faire de la France « un leader mondial ». L’hydrogène serait un facteur important pour la réussite du Plan Climat, pour accélérer la transition énergétique depuis les énergies épuisables et polluantes vers les énergies renouvelables. À peine cité dans le Plan Climat lancé l’été dernier par le même Nicolas Hulot, l’hydrogène pourrait pourtant devenir un pilier majeur de sa réussite. »

    20 % DES TRANSPORTS ROULERONT À L’HYDROGÈNE DANS TRENTE ANS
    « Le Plan gouvernemental prévoit d’aider au développement de stations d’hydrogène vert et de flottes de véhicules professionnels. « Pour rentabiliser une station, il faut que les utilisateurs reviennent s’y approvisionner régulièrement, explique Fabio Ferrari, CEO de Symbio, qui équipe les Kangoo ZE électriques de Renault de kits d’hydrogène.
    Il y a déjà plus de vingt stations d’hydrogène dans l’hexagone, qui pourraient être multipliées par cinq d’ici 2023, pour alimenter 5 000 véhicules légers et 200 lourds. « Les véhicules à hydrogène assurent les mêmes performances qu’une voiture à essence, en n’émettant aucun dioxyde de carbone : elles ne rejettent que de l’eau », précise Fabio Ferrari.

    Grâce à sa station d’hydrogène vert, la Rochelle expérimente une navette maritime, Pau se prépare à faire circuler une flotte de bus en 2019, des vélos électriques à hydrogène sillonnent depuis un an les routes de la Manche et bientôt celles de la Loire. Les taxis Hype de la société STEP commencent à se faire connaître dans la capitale…
    « Il ne s’agit pas de manquer le train de l’innovation », plaisante Benoît Simian, député de Gironde, chargé d’homologuer le premier train à hydrogène avant la fin du quinquennat. « Seule la moitié du réseau ferroviaire français est électrifiée ; 15 000 km de voies fonctionnent avec des trains tirés en général par des motrices diesel. Électrifier ces voies nous coûterait très cher ! » L’Allemagne et les Pays-Bas expérimentent déjà leurs trains H2, fabriqués en France par Alstom.

    LEVER LES FREINS

    « Si la baisse des prix des énergies renouvelables et celle des électrolyseurs permettent de produire des quantités importantes d’hydrogène à bas coût, le prix du stockage reste élevé. Car l’hydrogène, l’un des gaz les plus légers de l’atmosphère, ne se laisse pas facilement mettre en conserve. « En raison de sa très faible densité, le stocker nécessite de très grandes quantités d’énergie, que ce soit sous forme comprimée, liquide ou solide », explique Michel Latroche. »

    « Des normes de sécurité drastiques devraient lever les craintes de fuite et d’inflammation. Difficile en effet d’oublier les images de l’explosion de la navette Challenger en 1986, suite à une fuite d’hydrogène liquide, ou du zeppelin Hindenburg, en 1937. À Saint Lô, dans la Manche, les pompiers semblent confiants. Depuis deux ans, ils roulent… à l’hydrogène.  »
    https://www.wedemain.fr/Comment-Nicolas-Hulot-veut-nous-faire-rouler-a-l-hydrogene-vert_a3438.html

    1. L »hydrogène vert ? Tu m’en diras tant. La même salade stupide que le nucléaire vert quoi. Mais qui cela étonne encore de lire ça avec l’armée de godillots beuglant qui pense toujours que les affaires vont aller comme d’habitude. L’utopie n’est pas du côté de ceux que l’on croit.

      1. Quand tu auras dessaoulé, si tu as encore 2 neurones en service, bois un verre d’eau pour te rincer le cerveau , respire pour aérer tes synapses, et lis ça , plizzzz
        « C’est à Hobro, au Danemark, dans le cadre du projet HyBalance, et en sa qualité de cogérant du site, qu’Air Liquide a inauguré lundi dernier, 3 septembre 2018, une usine pilote de production d’hydrogène décarboné. Le gaz est obtenu par électrolyse, l’opération exploitant l’énergie éolienne en surplus tout en permettant d’équilibrer le réseau électrique. Globalement, cette architecture a pour avantage de bénéficier d’hydrogène de source renouvelable à un tarif réduit, qui sera utilisé pour l’industrie et les transports. »
        http://www.avem.fr/actualite-air-liquide-ouvre-un-site-pilote-de-production-d-hydrogene-decarbone-7172.html

        https://www.francetvinfo.fr/economie/entreprises/alstom/alstom-livre-les-14-premiers-trains-a-hydrogene-a-l-allemagne-une-alternative-au-diesel-qui-va-decarboniser-le-transport_2463084.html

      2. Et ceux qui boivent ne sont pas toujours ceux que l’on croit. M’enfin ma pauvrette, car tu n’as pas le niveau de vigneron pour amener la contradiction, explique moi en quoi l’hydrogène serait une énergie « verte » même produite avec des éoliennes, et question subsidiaire pour les derniers de la classe, à quoi cela sert sinon à prolonger la maladie addictive actuelle qui touche les gros consommateurs (SUV, grosse berline) ? Car ma pauvrette qui achète des Tesla par exemple actuellement ? Il en sera de même de ton hydrogène vert. Encore une astuce pour continuer à cramer de l’énergie avec bonne conscience réservée à une minorité. Un vrai signe fort serait par exemple pour le moins d’interdire les voitures pesant plus 800 kilos ou consommant plus de 2 litres au 100 ou dépassant 70 CV. Mais là la pauvrette elle ne pipe mot, préférant continuer à servir son armée de godillots aux ordres, qui dans ton cas me parait à l’insu de ton plein gré…

      3. Il faut rester ouvert Cloclo, car c’est certainement la technologie, qui nous permettra un jour de gérer la température de l’atmosphère.

        Cette solution est un espoir magnifique, car elle combine à la fois le problème du stockage des énergies renouvelables, et la production d’un carburant propre. Je trouve en plus que c’est élégant, on repérerait les stations service par les éoliennes…

      1. Pourquoi pas ? nucléaire à combustible liquide ou fusion nucléaire contrôlée, électricité sans déchets de longue durée, et on produit de l’hydrogène ? Pourquoi s’interdire de telles technologies ?
        Mais le centre du problème, ce n’est pas la manière dont on fabrique l’énergie, c’est la façon dont on la gaspsille, en faisant tout un tas de trucs inutiles, des « bullshitt jobs » de toutes sortes, pour oublier la mort peut-être. (avez-vous vu le film « pneu » ?)

        David Graeber devrait aussi évoquer les Bullshit things, tous ces trucs électroniques, qui consomment du temps pour apprendre à s’en servir, alors qu’ils ne font rien de nouveau.
        Je pense en particulier aux ordinateurs. Car il est évident que le premier composant d’un ordinateur, c’est l’utilisateur, et l’apprentissage qu’il fait. Or on jette cet apprentissage sans aucun scrupule à la poubelle. C’est une autre manière de perdre son temps. Les logiciel pourraient très bien progresser, sans que l’interface ne change, et tout le monde serait très content.

      2. @Vincent Rey
        Ce que je voulais dire c’est, comment allons-nous fabriquer cet ‘hydrogène embarqué’ ?
        À priori, avec de l’énergie, beaucoup d’énergie, donc…

  26. Pour en revenir au caractère autoritaire ou pas des issues à une gestion désastreuse de la planète , j’ai le sentiment qu’en fait c’est la notion de propriété , associée intimement à celle de responsabilité , qui peut donner une voie pour trouver un équilibre compétitif entre propriété privée (qui sous couvert de libéralisme conduit inévitablement à des modes brutaux et pervers d’asservissement autoritaire ) , propriété publique ( de nature étatique avec toutes ses variantes fertiles ou catastrophiques), et « Communs » au sens d’Elinor Olstorm ( qui est la voie -trop ?- idéale pour échapper à l’autoritarisme , mais avec ses limites et échecs ).

    Les deux chantiers du siècle me semblaient être  » Propriété(s)  » et  » Pouvoir(s) « .

    A leur charnière , la Responsabilité définie le plus simplement du monde comme : « acceptant et subissant les conséquences de ses actes devant l’autorité commune « .

    A la charnière entre propriété privée et propriété publique , les communs comme l’outil pour passer du local au global , et réciproquement , avec le plus de plus value et le moins  » d’autoritarisme » ? A quelles conditions ?

    PS : quid des « communs  » en Chine ?

    1. Tiens , ça aurait pu inspirer Pierre Laurent dans son discours à la fête de l’Huma .

      Si le PCF est à la hauteur de ce qu’il vient de raconter entre 12h et 13 h sur France Inter , mon vote lui reviendra peut être aux européennes 2019 .

    2. Ça cogite d’ailleurs déjà dans un cadre plus agrégé :

      https://msige.wordpress.com/2017/11/13/compte-rendu-de-la-conference-crises-transition-ecologique-et-biens-communs-par-gael-giraud/

      Mais les réflexions et mises sur l’établi de toutes variétés de « Communs  » pour en faire un véritable rouage économique  » au sens d’Athènes » sont encore très balbutiantes , mêm si javais bien retenu que c’était un dada de François Leclerc .

      Sujet de la conclusion d’une série de conférences qui replantent le décor mondial , le soliton , le meilleur de dix bouquins et un instrument possible pour débloquer la machine à cliquets ?

      1. C’est effectivement une piste connue , ancestrale et assez répandue mondialement . Il y en a d’autres (pêcheries ,pâturage …) tout aussi anciennes.

        Ce qui me semble encore manquer( mais si ça se trouve ça existe sans que je le connaisse ) , c’est une théorisation des  » communs » de natures différentes , dans une approche socio-économico-écologique permettant de mettre ce rouage en place par un acte politique soumis à l’appréciation démocratique , au sein vraisemblablement du décor « public »/ »privé » actuel , et de montrer comment ce nouveau trio peut engendrer d’autres façons de survivre , de vivre , d’aimer , de créer , de faire dans le réel et de faire pari aussi « commun  » que possible .

        Il me semble aussi que c’est une ambition un peu différente de « l’économie positive » chère à certain, car je redoute dans cette dernière que le « commun » soit en fait phagocyté et asservi très vite par le « privé » , à l’exemple d’Uber par exemple .

      2. Un commun , c’est , a priori , une ressource ( en principe le plus simple à repérer mais pas forcément à « acter » ) , une « communauté » qui aura l’usage éphémère mais pas la propriété , et des règles ( on dit aussi « gouvernance » ).

        Articuler Public /privé/ Communs , ça impose en fait de trouver le truc qui puisse rendre compatible propriété et usage exercés par des entités différentes , et de définir les conditions unanimement reconnues pour qu’un arbitre juge les désaccords et sanctionne par la force .

        On comprend ainsi comment un tribunal arbitral venu des cieux , des princes , de la bourgeoisie , de la finance in fine est capital pour ceux qui réduisent les échanges humains à des relations maître-esclave .

        Je ne connais pas d’autre tribunal digne que celui , désigné par le vote démocratique , qui a dans son cahier des charges la mission de répondre aux quatre temps de l’aventure humaine .

      3. On peut noter aussi que , limité au duo public /privé « l’articulation  » le plus récente s’appelle les PPP avec , selon moi , la démonstration que ce « partenariat » n’a pas encore ( euphémisme ) trouvé le réglage qui évite que le P privé , bouffe et pille le P public . Fructus et Usus n’ont pas encore trouvé le moyen d’échapper à Abusus .

        On retrouve d’ailleurs toute l’importance du droit quand , dans le cas d’une relation Public / Communs , il s’agit de rédiger le « contrat de gouvernance  » de la ressource .

        A ma connaissance, j’ai presque toujours constaté que la propriété publique de la ressource , quelque soit la sympathie que ce Public puisse avoir pour les acteurs du « Commun » et de l’Usus qu’ils en font , amène toujours la puissance publique ( le Pouvoir) à reprendre un jour les rènes qu’elle a confié un temps ( le plus souvent quand ça commence à marcher !) .

        Ça peut faire partie du jeu dans une relation partenariat public -Communs ( la finalité des actions restent le bien public dans ces deux voies ).

        Ça m’inquiète dès que le partenariat et son contrat intègre le privé qui ,via la finance et ses « règles  » hors contrôle , finit toujours par s’exonérer de toute responsabilité réelle et finale .

        Cherche bon juriste , armé d’une force légitimée par le droit démocratique non pollué , pour rédiger bon contrat de partenariat , prioritairement entre public et communs . Expérience zadiste acceptée .

  27. un quidam qui arrive sur ce blog pour la 1ère de sa vie, s’il est raisonnable, doit en repartir aussi sec à la vue des 2 vidéos de JP vient de poster !
    ___________

    la dernière info : Manafort a décidé de coopérer avec Mueller JP nous manque pour un commentaire étant donné qu’il est impossible de lire le washingtonpost si on refuse de payer !
    Sans aucun doute J.P. est très malade : on vous souhaite un bon et rapide rétablissement. (pas totalement désintéressée certes)

  28. @Juannessy
    « … 30 kms d’accotements de route … »
    ça ne fait pas « grands travaux » mais plutôt botter en touche… ce qui m’étonne de votre part !

    Vous aurez lu « plutôt solaire thermique » (que voltaïque) et en couverture d’autoroute plutôt qu’au sol (Ségolène).
    Le thermique se marie bien avec le savoir-faire existant: turbines, alternateurs… auquel on peut ajouter le courant électrique continu à haute tension, ce qui ouvre des perspectives, non ?

    1. @Adoque :

      Renseignez vous mieux .

      La réalisation sicilienne avait bien ( et doit toujours avoir ) pour vocation de faire de l’électricité avec du photovoltaïque .

      Comme j’ai connu le ministère de Ségolène , mais beaucoup plus longtemps qu’elle et sur le terrain , je préfère mon avis à ses conseillers ( qui ont du d’ailleurs disparaitre dans le décor ) .

      1. @Juannessy

        pourquoi se focaliser sur la réalisation sicilienne ?
        et ne pas se tourner sur des projets à évaluer, à prototyper, éventuellement à développer.

        Je suis d’accord avec vous sur les expérimentations de Ségolène, moins dispendieuses cependant qu’ITER… mais tout autant vouées à l’échec.

      2. Parce que de ce que j’en connais la réalisation sicilienne permet d’avoir un peu de recul et d’appréciationdes avantages et inconvénients .

        Les réalisations à la Ségolène consistaient à transformer carrément la chaussée roulée en récepteur . Techniquement ça marche …tant qu’on ne circule pas trop et avec un SAV hypercostaud . La variante consistant à utiliser des espaces couvrants de voies urbaines pourrait être plus réaliste dans certains cas de figure , mais avec une surface projetée infiniment moindre .

        Dans l’esprit ,et à beaucoup plus faible échelle encore , ça fait belle lurette que des panneaux lumineux ou certains petits équipements ( caméras , alertes diverses ..) routiers , sont autonomes en énergie via un petit capteur photovoltaïque associé .Là aussi il faut un bon suivi pour que ça marche vraiment , comme pour tout équipement en site ouvert et « sauvage » .

  29. @Juannessy
    « espaces couvrants… »

    Imaginons qu’on ne se limite pas aux voies urbaines, qu’à la limite on couvre (et protège) une proportion importante des autoroutes.
    Il n’y aurait pas d’emprise supplémentaire.
    La surface de capteurs thermiques serait importante,
    les convertisseurs répartis un peu comme les péages 😉

    Bien sûr, avec une, des représentation(s) mentale(s) de la chose, il faut calculer, simuler, faire preuve d’inventivité, déjà pour évaluer si c’est faisable, pertinent… ou pas !

    1. Je n’ai pas besoin de cogiter 2 dixièmes de seconde pour vous dire qu’imaginer « couvrir » tout ou grande partie des autoroutes est une ânerie que même Ségolène n’a pas osée .

      1. Je comprends…
        une forme de réaction auto-immune venue de l’expérience.
        Avec l’avantage d’éviter de se fatiguer pour rien et donc d’économiser de l’énergie.

        On pourrait aussi faire l’économie des ponts et des tunnels, se contentant de se déplacer en suivant le terrain tel qu’il se présente.

        Soit ! Les ânes ont sans doute aussi de bonnes raisons d’être têtus 🙂

      2. L’entêtement préjudiciable , c’est celui qui se nourrit dans les phantasmes « hors sol » .

        A propos de tracé de route , il y a aussi une histoire corse un peu …vacharde .

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.