Climat, par Michel Authelet

Ouvert aux commentaires.

Aujourd’hui, on me demandait ce que je pensais du changement climatique et des conséquences de celui-ci sur la survie de l’homme et des espèces animales.

Vaste question, je ne suis pas climatologue, je ne suis pas biologiste, je suis un quidam candide mais ça ne m’empêche pas de penser.

Je pense donc qu’homo Sapiens est une parenthèse de l’histoire de la planète Terre comme l’ont été Erectus, Denisova ou Néanderthal.

C’est l’histoire de l’évolution, nous ne pouvons rien contre cela et je ne sais pas ce qui pourrait venir ensuite.

Cependant, la parenthèse se resserre considérablement parce que nous participons à notre destruction et à la destruction de toutes les espèces terrestres et océaniques par cupidité, vanité et appauvrissement de l’esprit.

Je crois que le vent qui souffle dans nos crânes nous empêchera de prendre les bonnes décisions, je crois que la peur de changer de mode de vie va nous tordre les boyaux et nous empêchera de prendre les bonnes décisions, je crois que les politiques inféodés à la finance nous empêcheront de prendre les bonnes décisions comme je crois qu’il ne peut y avoir de consensus international pour changer radicalement les modes de vie et la gestion économique.

Je pense que ceux qui attendent l’illumination divine devraient préparer la tombe de leurs enfants au lieu d’entretenir leurs jardins et de soigner les fleurs que plus personne ne pourra regarder avec admiration. La deuxième parenthèse « ) » n’est plus loin.

Homo Sapiens. Sapiens ?

Pessimiste, je suis et cela devrait nous réveiller.

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103 réflexions sur « Climat, par Michel Authelet »

  1. Je n’ai jamais vu le pessimisme réveiller quoi que ce soit .

    Mais on peut être optimiste , quand après vous avoir lu , on finit sur la conclusion qu’on peut se réveiller .

    1. Je n’avais pas fait attention à la dernière phrase, curieusement tournée : « Pessimiste, je suis et cela devrait nous réveiller. » : qui donc est ce « nous » censé « se réveiller » du fait du pessimisme de l’auteur ?

      1. J’imagine que ce « nous » , c’est ceux que l’auteur sollicite pour faire le sale boulot auquel il pense , à sa place .

      2. A le relire , et s’il y a bien une virgule entre « pessimiste » et « je suis « , ça voudrait dire qu’il faut nous réveiller parce que Michel Authelet « est » .

        Imbitable .

        PS : Authelet , diminutif de Autel ,Authieux issu du latin « altare », autel puis église de moindre importance
        ( Aisne , Calvados ,Eure-et- Loir, Somme ). Consultation à 10 € pour la donation mensuelle ,SVP .

      1. Yes avec les gosses, les grands parents, les cons, les chiens, chats, perruches, moustiques tigres et frelons asiatiques cis trans ou pas et après on ira boire du vin Bio, manger des pissenlits sans la racine et crever les pneus des nazes en SUV….. La transition c’est le Bonheur !!!!

      2. Merci d’avoir mis les grands parents un peu avant les cons et les chiens .

        Demain à Annecy , il y aura aussi des vaches , car c’est la traditionnelle fête de retour des alpages à partir de 9 heures .

        Ça défile aussi à Genève , mais paradoxalement on apprend ce même jour que s’est mis à fonctionner un Genova Trade center, où l’on peut dorénavant apprendre ( comme c’est sans doute le cas à Londres , Zurich ou Paris )à spéculer sur les marchés financiers . On n’arrête pas ….la spéculation . D’autant inquiétant qu’en fait Genève n’est pas d’abord active en matière de trading financier (sauf peut être sur le négoce des matières premières).. Mon Daubé local relate judicieusement qu’on trouve au « Center » le Financial Times » mais pas « l’Humanité » .
        Le boss de cette structure est d’ailleurs un français . Succès immédiat . Projet d’agrandissement en cours .

  2. Ah la la. Mais quel défaitisme…

    consigner les bouteilles, vendre en vrac, supprimer l’influence de masse, stopper tous les jobs à la c. qui dépensent de l’énergie et qui ne servent à rien, c’est si compliqué que ça à faire dans un seul pays ?

    Faut pas baisser les bras comme ça…

    1. @Vincent Rey

      « stopper tous les jobs à la c. qui dépensent de l’énergie et qui ne servent à rien, c’est si compliqué que ça à faire dans un seul pays ? »

      Ce point là est effectivement très problématique car il concerne une large part de la population active occupée, qu’il remet par conséquent la question des moyens de subsistance au cœur de la discussion et incite à remettre en cause drastiquement l’idéologie du mérite (par le travail) dont nos cerveaux sont pétris depuis des millénaires.

      La remise en cause des « bullshit jobs » serait ainsi en effet une probable révolution. Or on en est très loin, peut-être aux antipodes.

      1. C’est une grande partie de l’enjeu de la remise en cause du « travail » salarié ( les jobs potentiels futurs sinon déjà actuels étant forcément condamnés à être, dans leur très grande masse , des jobs à la con ), des sources de revenus , de nouvelles et nombreuses activités « valorisantes » pour chacun sinon « enrichissantes » au sens trivial , de l’assiette des ressources nécessaires à l’Etat pour assurer le bien être commun ( allo Sismondi…), de la prise en compte « satisfaisante » de l’individu de sa naissance à sa mort …

        Le tout au milieu de l’effondrement d’un système financier qui par structure rend l’évolution impossible sans guerre …qu’on ne peut plus faire .

        Les évolutions sociétales nécessaires ( tant en terme de justice que de fiabilité économique ) sont à la fois possiblement à l’amont , et à l’aval , d’un nouveau système financier qui fasse table rase de l’actuel , et des avantages mal acquis . On a l’air d’arriver à ce new deal impératif , alors que les banques centrales ne s’en sortent plus .

      2. Il ne faut pas baisser les bras ! Au contraire, il faut commencer à analyser les choses…

        Combien de gens en ont ras-le-bol de chercher du boulot qui n’existe pas ? ou font des boulot qui n’ont pas une véritable utilité, uniquement pour subsister, ou pour ne pas rester à rien faire, inventent des trucs pas possible, trafiquent… ?

        Si on faisait le TOTAL de tout ces bullshit jobs, on aurait un total appréciable de temps et de ressources, que l’on pourrait employer à faire autre chose. Et c’est énorme, je ne l’ai pas chiffré, c’est impossible, mais il faudrait qu’un économiste s’y colle. Je ne serais pas étonné qu’un tiers du PIB tel qu’il est calculé aujourd’hui, correspond à ce genre d’activités, si on inclut là dedans toute l’activité et toutes les ressources que l’on consacre à la concurrence, celle que les firmes consacrent pour se battre les unes contre les autres, celles que les régions consacrent, pour favoriser l’activité, former les chômeurs, etc.

        Il ne tient qu’à nous d’en parler et de le dénoncer, tout comme les autres tares du capitalisme . Au lieu de dire, « le travail disparaît, il faut tout faire pour créer de l’emploi », il faudrait prendre le contre-pied de ce qu’on propose actuellement, et dire : « faisons table rase des bullshit jobs, automatisons tout ce qui peut l’être, et récupérons toutes les ressources issues des activités productives, pour en faire quelque chose d’intéressant sur un plan social et environnemental.

        Cependant je suis conscient que tel que je le présente, c’est un programme révolutionnaire, extrêmement brutal, ce qui n’est jamais bon. On pourrait commencer simplement par supprimer la publicité sur les moyens de communication de masse, ce serait une première étape pour un journalisme indépendant, et pour laisser de côté « l’esprit d’équipe » qui sévit dans ce secteur, comme dans celui de la finance. Récupérer d’abord, une information libre, qui n’existe plus guère que sur l’Internet (ici par exemple) ou dans des journaux « lanceurs d’alertes » restés indépendants et très courageux comme le Guardian, ou le Canard enchaîné..

        J’ai assisté hier à une projection au RV de l’Histoire, un film très intéressant intitulé je crois « ma vie sous Hitler ». Et il m’est venu cette idée que les choses sont en fait inversées par rapport aux années 30 : l’enthousiasme, l’amitié, la connaissance, pourrait se trouver du bon côté, si on faisait ça.

      3. @Vincent Rey

        Je suis foncièrement dubitatif sur la question de l’automatisation, car elle me semble entrer en contradiction manifeste avec la nécessaire sobriété énergétique. De mon point de vue la révolution écologique passe au contraire par une désindustrialisation massive, ce qui ne nous conduira pas pour autant à la famine contrairement à ce que prétendent les productivistes forcenés. Il suffit de connaitre un tout petit peu d’histoire pour se rendre compte que les dernières famines en france ont été provoquées par la guerre, une épidémie nécessitant une quarantaine stricte et autres phénomènes du même type, et qu’il faut remonter à bien avant la première révolution industrielle pour trouver une famine dont l’origine soit une authentique crise de production.

        En revanche, la désindustrialisation massive nous coûterait peut-être un peu de confort. Mais je n’en suis même pas convaincu.

      4. @dissonance qui dit « Je suis foncièrement dubitatif sur la question de l’automatisation, car elle me semble entrer en contradiction manifeste avec la nécessaire sobriété énergétique »
        Pourquoi faudrait-il lutter contre le mouvement naturel de l’industrie, en introduisant de plus, de nouvelles distorsions de concurrence ? (distorsions auxquelles Nicolas Hulot attribuait une partie de son impuissance en août, si on l’écoute bien)

        Le problème n’est pas l’industrie, (en dehors peut-être de la pollution que génère l’industrie). Il est dans la manipulation des masses par la publicité, ce que montre très bien ce magnifique documentaire intitulé « Propaganda », que j’ai encore revu hier au Rendez-vous de l’Histoire. Il faut revoir en particulier, le passage sur le bacon et les cigarettes : comment la fabrication du consentement a littéralement créé le « bacon and eggs », cher au petit déjeuner des américains.

        Ce film est un véritable acte de résistance, et je peux vous dire que le producteur et le réalisateur donnent l’impression qu’ils marchent sur des œufs. Hier le réalisateur Jimmy Leipold a indiqué d’emblée qu’il ne souhaitait pas participer au débat, mais qu’il répondrait volontiers aux questions, mais uniquement sur le film !

        Il a eu bien raison, car après quelques propos un peu tièdes, le débat a failli s’envenimer, quand une personne dans la salle (moi) a évoqué le rapport de force inégal en faveur de la propagande privée, et le véritable problème démocratique (et écologique) que cela pose. J’ai alors eu 2 personnes sur le dos, m’expliquant que « mais non, en France, on peut se féliciter d’avoir des programmes de qualité »..etc. Ce qui ne répondait pas à ma question, qui était « pourquoi ce film n’est il diffusé que sur Arte, et n’en parle-t-on que sur France Culture ? » . Je me suis dit après coup, que pour mes contradicteurs, les auditeurs de TF1 devaient rester dans l’ignorance de leur manipulation…pas question de trop perturber le système de financement des chaînes.

      5. @Vincent Rey

        Je ne vais certainement pas vous contredire sur les questions que posent la publicité et le marketing en général, à ceci près que je n’y vois pas le cœur du problème mais au contraire l’une de ses très nombreuses conséquences: C’est la production de masse permise par l’industrialisation qui conduit à la saturation des marchés, rendant depuis longtemps déjà le marketing indispensable à l’écoulement de productions excédentaires, superflues ou même nuisibles. Mais en outre désormais, le marketing ne suffit même plus à atténuer cette crise de surproduction systémique, et c’est alors qu’apparaît l’obsolescence programmée, faisant passer à l’état de consommables des biens autrefois durables.

        Le marketing comme l’obsolescence programmée ne sont que des contre-mesures à l’évolution logique de marchés de biens durables vers leur saturation et donc leur contraction. Ce n’est qu’à ce prix que les entreprises peuvent espérer dégager encore des bénéfices alors même que les consommateurs n’ont plus qu’un besoin marginal (pour remplacer un équipement détérioré, détruit ou perdu) de leur production.

        C’est bien au fond la logique capitaliste qui est ici à l’oeuvre, qui ne tolère absolument pas de gagner moins (même si elle gagne encore, et même bien) et pour qui l’adverbe « suffisamment » est complètement étranger. C’est par cette logique et par nulle autre (on attend encore que l’industrialisation de l’agriculture résolve la faim dans le monde, pratiquement 2 siècles après la première révolution industrielle, et tandis qu’on instaure des quotas plutôt que de nourrir les plus nécessiteux gratuitement) qu’a été motivée l’industrialisation des productions, et qui est effectivement de mon point de vue la principale source de pollutions diverses et variées à des échelles sans commune mesure avec celles que peuvent générer les particuliers. On devrait d’ailleurs attribuer à l’industrie la part des pollutions individuelles générées dans le cadre de l’emploi.

      6. @ dissonnance

        La fabrication du consentement n’est pas un moyen d’écouler les excédents, mais de créer des besoins qui n’existent pas (exemple du « bacon and eggs » dans « propaganda »). Suit une production qui n’existait pas. Cependant, ce ne doit pas être un processus infini, je crois qu’on arrive aujourd’hui dans les rendements marginaux, où la proportion de marketing pour créer de nouveaux besoins devient trop importante. La machine à pains n’a pas la même utilité que la machine à laver, et donc elle est plus difficile à vendre, même avec des techniques de fabrication du consentement. D’où la raréfaction de l’activité, et le chômage, qu’amplifie encore l’automatisation.

        Pour ce qui est de la surproduction, elle a selon moi la même cause : faute de pouvoir trouver des besoins « faciles à vendre », les acteurs deviennent trop nombreux sur les besoins existants, d’où les quotas, par exemple pour le lait, qui n’arrive plus à se vendre un prix correct. D’où aussi l’excédent de liquidités, qui tourne en rond et cherche partout à s’investir, créant des bulles…

        Si on le cassait ce système par la fabrication des besoins, en supprimant l’influence des masses, il me semble que c’est comme ça qu’on aurait le plus de chances de réussir…

      7. @Vincent Rey

        « […] faute de pouvoir trouver des besoins « faciles à vendre », les acteurs deviennent trop nombreux sur les besoins existants, d’où les quotas, par exemple pour le lait, qui n’arrive plus à se vendre un prix correct.[…]  »

        Sauf que dans les faits, les agriculteurs – toutes productions confondues – n’ont jamais été aussi peu nombreux en France (et dans le monde?). Ce qui a changé depuis le début du 20ème siècle où ils étaient plus de 15 millions alors qu’ils sont moins d’1 million aujourd’hui, c’est le taux de productivité essentiellement modifié par l’industrialisation des process (automatisations et utilisation d’intrants de synthèse, entre autres). Le secteur agricole expose ainsi parfaitement les causes des crises de surproduction.

        D’autant qu’en matière de nourriture, même si l’on peut « fabriquer » tel ou tel besoin particulier (le véganisme ne tombe-t-il pas dans ce schéma d’ailleurs?), reste le besoin fondamental de se nourrir qui est indépendant de quelque campagne de propagande que ce soit. Nous ne sommes pas ici dans le même ordre d’idées que quand il s’agit de pousser à la vente du dernier modèle de « smartphone » (que j’appelle de préférence « stupidophone ») qui est exactement le même que le précédent avec seulement un écran plus grand d’un demi centimètre (où l’on comprend que le terme « innovation » est essentiellement un argument marketing sans consistance).

      8. @ dissonance qui dit « Sauf que dans les faits, les agriculteurs – toutes productions confondues – n’ont jamais été aussi peu nombreux en France »

        Même s’ils sont beaucoup moins nombreux qu’avant en nombre absolu, ils sont trop nombreux sur le marché pour pouvoir en tirer un revenu. Pour le lait ou le porc, c’est assez net. Pour les céréales, ça dépend des cours. Cette année, la sécheresse en Europe va certainement faire monter les prix des céréales, et donc la situation est un peu différente.

        Mais finalement, si comme dit Souchon « On est foutus, on mange trop », on aurait tout intérêt, à ne pas encourager ni la consommation de lait, ni celle de viande, en utilisant ces techniques de publicité masssive. Ce serait bon pour l’environnement, bon pour la santé, et ça libérerait du temps dans les médias de masse pour repenser la société.

        Quels sont les montants d’argent public investis pour soutenir ce marché et les autres, et pour favoriser l’emploi ? Tout cet argent nous pourrions le garder et en faire autre chose.

        Subventions publiques à Ford, pour une seule usine : 17 millions !

  3. Tout à fait d’accord. Nous sommes dans une évolution, et une évolution n’est pas « quelque chose de contrôlable », (comme les maladies par exemple). J’ai essayé de rendre la nôtre « palpable » dans un résumé de 20 innovations intellectuelles : http://onfoncedanslemur.blog/2018/01/02/mysterieuse-genese Le tout montre que l’on ne peut pas revenir en arrière, alors que c’est ce qu’il faudrait pour échapper à la cata annoncée.

      1. Apres le Hulot bashing, le Barrau bashing…. Relayer un post d’un certain « MALSAYEUR LE MÉDISANT » voilà qui a du poids!
        A moins que ce soit de l’humour de 15eme degré dans la lignée du billet ci dessus???

      2. @Arnaud

        Quel est l’incidence du pseudonyme de l’auteur de ce blog sur la qualité de son propos? J’aimerais bien le savoir. On dirait un ad-hominem grossier.

      3. Le blogueur se qualifie de « médisant », probablement pour énoncer ce qu’il pense exact, alors même qu’il sait pertinemment qu’attaquer Aurélien Barrau (et sa gentille souris)… risque de ne pas être apprécié !

      4. exactement. Rhabi et Barrau au panier.

        Il n’y a d’écologie que politique. L’écologie citoyenne, le « geste citoyen », c’est bien, on ne peut pas le condamner, ça donne bonne conscience, mais ça ne sert à rien. Et surtout, cela ne dédouane ceux qui se targuent d’être des « vertueux » de leur responsabilité politique, qui est d’organiser collectivement la société, pour qu’elle ne produise plus du carbone, des déchets nucléaire, des guerres, ou autre.

      5. Bonjour,
        L’action politique est aussi importante que la prise de conscience individuelle. Les deux sont nécessaires. L’écologie citoyenne n’est condamnée que par ceux qui ne veulent pas changer d’habitudes tant que l’on ne les y contraint pas. Ça leur donne bonne conscience et les dédouane de leur responsabilité. J’ai une proposition toute simple: cessez dès maintenant toute consommation de produits animaux (et n’oubliez pas de vous complémenter en B12)! Cela ne résout pas tous les problèmes, mais c’est le minimum à faire au lieu de ne faire que débattre au sujet des changements qui sont nécessaires mais que l’on ne peut faire advenir. La lutte pour une société plus juste et plus respectueuse de l’environnement passe inéluctablement par la lutte pour les plus faibles qui ne peuvent se défendre. Étudions les concepts tels que le concept derridien de « carnophallogocentrisme ».
        Consultez le site https://www.viande.info pour plus de renseignements sur les ravages de la consommation de produits animaux, non seulement sur les animaux, mais aussi sur l’environnement et en fin de compte sur nous.
        Il faut aussi essayer de convaincre les adversaires du véganisme tels que Paul Ariès qu’ils font fausse route sur ce sujet!
        Comme le dit le journaliste allemand de « Die Zeit »: « Le véganisme fait partie des plus plus merveilleuses, belles et douces inventions de l’humanité, car il offre la possibilité de vivre sans torturer des animaux, il nous délivre de la contrainte de mentir et de refouler, il ne fait de mal à personne et libère en même temps des énergies redoutables. Et, au fait, sauver la planète de manière plus simple et moins chère est peu probable. »
        A méditer sans préjugés s.v.p., c’est très important!

      6. @marc Kons

        qui dit « L’écologie citoyenne n’est condamnée que par ceux qui ne veulent pas changer d’habitudes tant que l’on ne les y contraint pas. Ça leur donne bonne conscience et les dédouane de leur responsabilité »

        Vous pensez donc que c’est un objectif crédible que 100 % des gens deviennent vertueux en faisant leur écologie « à la carte » ? Alors moi je suis vertueux je ne mange pas de viande, moi je mange de la viande, mais je prends l’avion 2 fois par an, moi je ne fais ni l’un ni l’autre, mais j’ai un SUV de 3 tonnes et je grimpe avec des montagnes pour aller au sport d’hiver… soyez réaliste bon sang : ça ne peut pas marcher. Je vous invite à lire mon article « la vertu écologique n’existe pas » sur findutravail.net, ça vous enlèvera j’espère vos illusions.

        Et si vous ne croyez pas que 100% soient durablement vertueux. alors combien le sont ? 80%, 50%, 20%. Et donc dans cette hypothèse, vous « forcez » les autres à le devenir. L’Histoire nous montre que cela ne marche qu’un temps : vous mettrez des amendes, des taxes, vous enverrez peut-être en prison, et puis la fatigue viendra, et il vous jetteront dehors, comme il ont jeté avant vous tous ceux qui ont basé un système politique sur la vertu désintéressée, Robespierre par exemple, mais aussi le communisme en URSS.

        Le meilleur moyen de faire en sorte qu’il ne se passe rien, c’est de croire en la vertu, ou de croire qu’on peut contraindre à la vertu. Et d’ailleurs, c’est exactement ce qui se passe en ce moment : les appels à la vertu sont quotidiens, et il ne se passe rien. Une sorte d’Anschluss, entre le capitalisme et l’écologie, puisqu’il n’y a aucun résultat positif à en attendre. Espérons que ça ne dure pas trop longtemps.

      7. Bel article en effet !
        Evoquer dès le 2ème paragraphe, le « passé vichyssois » de Pierre Rabhi, qui est né en Algérie en 1938, ça laisse songeur quant à l’honnêteté intellectuelle de l’auteur.

      8. @Rémi :

        Ça doit être pour démontrer la véracité du pseudo .

        Si ça vise un Vichy qui n’est pas le vrai Vichy franco-français ( et on voit effectivement mal comment ça pourrait l’être ) , c’est encore plus vil .

        Tout ça pour « avoir raison  » …..

        Même Jean Baptiste Say n’aurait pas traité Sismondi de vichyssois .

      9. @Vincent Rey
        Vous écrivez dans votre article : « Cet Homme vertueux n’existant pas, alors inutile de perdre du temps : il faut regarder en face la TOTALITÉ DE L’ACTIVITÉ HUMAINE, pour en analyser secteur par secteur, ce qui impacte l’environnement : une tâche immense, révolutionnant non seulement toute la structure des revenus, mais aussi toute la structure des souverainetés et des influences. »
        Je crois que vous vous focalisez trop sur cet hypothétique « Homme vertueux » qui, comme vous le dites, n’existe pas et n’existera probablement jamais. Pour moi, cesser de consommer des produits animaux n’est pas une question de vertu, mais une question de nécessité première. Pour le dire autrement : consommer des produits animaux, c’est participer à un système destructif et criminel qui est la base même de notre civilisation prédatrice, et cela bien avant que les 4×4 et les avions n’existent. Vous avez raison quand vous écrivez qu’il faut analyser secteur par secteur ce qui impacte l’environnement. Justement, le site https://www.viande.info que j’ai déjà cité recense des informations relatives au secteur de l’industrie de la viande qui est une véritable catastrophe écologique, pire que l’ensemble des transports, et qui devrait être démantelée prioritairement.
        Les personnes qui ne veulent pas se passer de leur bifteck (comme Pierre Rabhi par exemple), parce qu’eux ne mangent que de la viande du boucher du coin et qui provient d’un animal d’un élevage bio assassiné dignement et respectueusement bla bal bla…, ignorent complètement l’intrication de l’éthique et de l’écologie, tout en se drapant de vertu.
        Il n’est pas question ici d’être vertueux ou non, mais criminel ou non.
        Tant que l’on continue à accepter et justifier l’exploitation animale, on a beau ne plus prendre l’avion, ni rouler en 4×4, et « regarder en face la TOTALITÉ DE L’ACTIVITÉ HUMAINE, pour en analyser secteur par secteur, ce qui impacte l’environnement », one rate cependant ce qui a de plus essentiel : le respect de la vie du plus faible.
        Mais en attendant que l’on ferme les abattoirs et que la consommation de viande soit interdite, que l’exploitation animale soit abolie, je ne participe pas à ce massacre inutile, criminel et destructeur. La synthèse de la vitamine B12 depuis 1947 permet de se passer entièrement de produits animaux. En cela le véganisme est une « merveilleuse invention » comme l’écrit Bernd Ulrich, et respectueuse de l’environnement par-dessus le marché. Plus grand sera le nombre des personnes conscientes du problème de l’idéologie « carniste », plus grande sera la probabilité que cette ignominie cesse, pas besoin de 100%, ni de 80% ou même 50%. Il n’a pas fallu attendre 50% de contre l’abolition de l’esclavage pour changer les choses. Le véganisme est très simple pour une personne bien informée. Il n’empêche nullement que l’on se préoccupe d’autres problèmes et que l’on travaille à trouver des solutions politiques et plus globales. Je le répète, ce n’est pas une question de vertu, mais de minimum vital pour éviter le pire. (D’un autre côté, si la vertu consiste à ne pas tuer ou faire tuer le plus faible, je veux bien l’être…)
        Donc : renseignez-vous sur le véganisme, ne vous contentez pas des articles des médias qui répètent inlassablement les mêmes sophismes (le cri de la carotte…) au sujet du véganisme, mais étudiez des livres de véganes, essayez de comprendre les enjeux en mettant de côté vos aprioris etc.
        Ce n’est pas facile et je sais combien le paradigme « carniste » nous a complètement imprégné.

      10. @marc Kons

        Pour vous, le problème de la survie de l’Humanité semble se réduire à la consommation carnée…vous êtes loin du compte.

        exemple : « dis chérie, si on allait faire de la rando au Tibet cet été ? J’ai vu une pub 299.99 tout compris, aller-retour en avion, logés nourris ! sauf si on prend l’option « jeûne » pour 149.95 euros de plus, avec assistance médicale. J’essaierai bien le jeûne…mais toi ça te fait peur non ?  »

        Si cet exemple vous énerve un peu, c’est que j’ai un peu raison.

        Non : on n’est pas un criminel si on mange de la viande. Ou alors vous êtes un criminel aussi, lorsque vous marchez, vous écrasez des insectes, lorsque vous dormez, des acariens. Même si on est d’accord, le niveau de conscience d’un bœuf n’est pas celui d’un acarien.

      11. @Vincent Rey
        Non, votre exemple est amusant, mais ne correspond heureusement pas à ma réalité.
        Mais je vous avais prévenu : mettez vos préjugés de côté !
        D’après votre raisonnement, parce que l’on ne peut éviter de tuer des insectes et des acariens, il faudrait tuer d’autres animaux pour les consommer ?
        Il s’agit d’une erreur commune parmi les « carnistes » : parce l’on ne peut éviter de tuer des animaux, il faudrait en tuer plus. C’est comme si je disais : parce que l’on casse parfois des verres, il faut en casser plus. Ou parce que l’on ne peut éviter de faire du mal, il faut en faire plus, etc.
        Informez-vous honnêtement sur le véganisme, même s’il ne résout pas tous les problèmes. Je n’ai pas envie de debunker des sophismes « carnistes » répétés ad nauseam et mille fois debunkés par ailleurs.

      12. @ Marc Kons

        Mais vous pouvez parfaitement « moins » tuer : cessez de marcher dans le jardin, et ne vous allongez pas dans votre lit. Laissez les moustiques vous sucer le sang, si ça vous chante, mais n’essayez pas de convertir tout le monde à votre religion. L’homme est un animal omnivore. Est ce que les autres animaux de ce type sont également des criminels ? Jusqu »où irez-vous dans l’escalade verbale et dans vos manifestations ?

    1. Bonsoir Dissonance,
      Le commentaire de Mediapart relaye par Paul Jorion, est du même tonneau que la discussion que nous avons eue par ailleurs ensemble: on relève 2-3 phrases sur un entretien de 1H30, on met dans la bouche du gars des propos qu’il n’a pas tenu, on assène que celui qui ne veut pas crucifier les capitalistes jusqu’au dernier n’a rien compris et l’affaire est faite. Pitoyable.
      Et quand on argumente avec ses pieds comme ce monsieur maldiseur et mal résonnant il faut assumer le nom que l’on se donne.
      Bonne nuit.

      1. Je suis assez d’accord que ce Barrau-bashing est assez étrange. On dirait que ces critiques sont jalouses de la visibilité de ce monsieur.

        Le débat: le respect des limites écologiques est-elle compatible avec le captialisme? me rappelle un débat Lordon-Piketty à la télévision à propos du bouquin de Piketty. Piketty n’était non plus pas a priori anticapitaliste (contrairement à Lordon), mais prônait des réformes telles (genre représentativité des salariés pour 50% du conseil d’administration, …) qu’on pouvait se demander s’il était encore raisonnable d’appeler cela du capitalisme.

        Si on est charitable avec Barrau (ce que l’auteur de l’article de Mediapart n’est pas), on peut imaginer qu’il fasse un peu la même chose. Il ne veut pas aller plus loin que « toute politique qui n’est pas 100% compatible avec les limites écologiques est caduque » pour des raisons purement marketing. Et parce qu’il veut laisser la porte à un capitalisme radicalement réformé.
        (Cela me rappelle un bouquin « Capitalism as if the world matters » https://www.amazon.fr/Capitalism-As-If-World-Matters/dp/1844071928 qui explorait à quelle conditions le capitalisme est compatible avec l’écologie).

      2.  » on met dans la bouche du gars des propos qu’il n’a pas tenu »
        Je ne suis absolument pas d’accord avec cette phrase. Ce qui est cité est exact. Tronqué éventuellement mais fondamentalement exact.

        « […]on assène que celui qui ne veut pas crucifier les capitalistes jusqu’au dernier n’a rien compris et l’affaire est faite. »

        Oui, la critique du capitalisme ne peut être que radicale ou elle n’est pas. Effectivement, je pense comme d’autres que quand on refuse de porter un regard extrêmement critique envers les pratiques capitalistes (y compris celles qui nous concernent tous directement) on est au moins partiellement coupable. Et si vous vous sentez personnellement trop coupable, prenez-vous-en à vous-même au lieu de mettre en cause des tiers.
        Bonne nuit.

    2. Super, l’article ! Merci Dissonance ! Un vrai régal ! J’ai tout lu en me demandant : « mais quel est donc ce type qui écrit si bien et avec tant d’humour ? » Ce n’est qu’à la fin que j’ai compris : c’est du Lordon… Je n’avais pas fais attention à la signature en entête, ni reconnu son style.

      1. Bah, oui, mais justement, avec Lordon, on regarde le tranchant de la lame, si affûtée, mais un peu moins là où elle coupe.

        Et elle coupe des fois dans la grande meule en paille où tous les lecteurs du Diplo l’attendent pour la photo, mais en terme « d’utilisabilité », pour ce que je peux percevoir de la mise en programme lordonienne sous les auspices du spinozisme non bolivarien, je ne suis pas convaincu que ça prenne.

        Disons a minima que la question « comment un intellectuel descend dans l’arène est bien posée par Lordon.

      2. @Timiota

        Descendez de votre chaire et plantez des poireaux – c’est de saison- le propos lordonien vous apparaîtra probablement plus limpide. « L’utilisabilité » de ses propos se trouve probablement tous les jours un peu plus chez les « totos »… Comprenne qui pourra.

  4. Alors de quoi s’agit-il ?
    D’abord de nous protéger du dérèglement climatiques et des ses violentes manifestations : chaleurs très élevées, sècheresses durables, tempêtes, inondations, ( liste à compléter s’il vous plaît ). De nous mettre à l’abri en sauvegardant et en repensant nos habitats, en défendant nos sols becs et ongles .
    Ensuite de nous préoccuper de notre sécurité alimentaire et de notre bonne santé. De nous cultiver et d’éduquer nos enfants.
    Comment ?
    En plantant des arbres partout où cela est possible. Partout où il y a une place, mettons-y un arbre ! Dans les terrains privés et, à la sauvage, dans les zones publiques. Cela ne coûte rien ou si peu. Plantons des millions d’arbres et en 25 ans nous obtiendrons des résultats. L’ombre, l’eau, la biodiversité reviendront. Commençons par semer nos propres pépinières et plantons. Un homme ne peut-il pas planter dix arbres, vingt arbres ,les entretenir et les protéger. Cela ne peut-il pas se faire en chantant et en riant, en s’aimant ? Se faire avec nos voisins ?
    Avons-nous besoin que l’on décide pour nous, que l’on nous tienne la main ?

    J’aime bien citer ces mots de l’Abbé Pierre à propos du logement pour les sans abris :  » Si demain une guerre nous était déclarée, nous trouverions immédiatement les moyens de résister et d’agir. »
    Et la guerre nous a été déclarée…

    Voyez l’expérience conduite au Brésil par les Salgado qui ont redonné vie à un désert. A lire ci-dessous :

    Chez les Salgado, au Brésil : objectif forêt
    (… ) On se souvient du paysage d’« avant », aperçu dans le film de Juliano Salgado et Wim
    Wenders : une croûte pelée et désertique, envahie de mauvaises herbes. Un paysage désolé que les
    Salgado ont redécouvert en revenant au pays, après deux décennies d’exil. « Nous sommes restés
    stupéfaits », raconte le photographe. Evanoui, le paradis fertile de son enfance. Evaporés, les –
    caïmans et les jaguars.
    « L’eau avait disparu, avec les arbres. Au fil des ans, mon père avait tout déboisé, comme les
    fermiers de la région. D’abord pour cultiver, puis pour le bétail. Quand j’étais gosse, Aimorés
    comptait quatre scieries pour produire le bois de construction, les traverses de chemin de fer, le
    charbon de bois. C’était la marche en avant du développement. Et, pendant qu’on déboisait, j’avais
    quitté mon jardin d’Eden à 16 ans, pour Vitória, ville moyenne, puis pour São Paulo. Il y a trente
    ans, 80 % des Brésiliens vivaient à la campagne. Aujourd’hui, 80 % de la population est citadine,
    concentrée dans d’immenses mégalopoles. »
    L’idée de la reforestation a germé chez Lélia après que le patriarche leur eut légué la propriété
    familiale, en 1990 : « Un jour, j’ai fermé les yeux, j’ai vu du vert et je me suis dit : si on replantait ?
    » Les Salgado ne vivent pas au Brésil, ne connaissent rien à la forêt atlantique, ne sont « pas
    vraiment écolos ». Mais ils veulent reconstruire, « réparer ». Se réancrer aussi, sans doute, dans un
    Brésil qui s’est métamorphosé depuis leur adolescence… Ils consultent un ami qui gère 20 000
    hectares de forêts pour le compte de Vale, la compagnie minière, qui leur offre leurs premiers
    plants. « On nous a traités de fous, de mégalos, sourit Lélia. Mon beau-père lui-même n’y croyait
    pas. Il faut dire qu’on a commencé par faire quelques erreurs… »
    La première année, les Salgado perdent 60 % de la plantation – « on avait creusé des trous trop
    petits autour des pousses… ». Mais ils s’accrochent, apprennent tout « empiriquement » – la
    biodiversité, les temps de germination, les plantes adaptées à l’ombre, celles accrochées au soleil…
    Trois ans plus tard, ils n’en perdent plus que 10 %. Juliano, lui, suit « de loin », revient tourner des
    images de son grand-père face aux arbres qui reprennent leurs droits, le voit « comprendre le choix
    de ses enfants », avant de mourir, à 95 ans. Et peu à peu Sebastião, que ses derniers reportages au
    Rwanda ont plongé dans la dépression, retrouve un nouvel élan, l’envie, aussi, de photographier la
    nature – ce sera Genesis.
    Jaguars, papillons, caïmans…
    Quinze ans plus tard, 2,5 millions d’arbres ont été replantés. Deux cent quatre-vingt-dix-sept
    espèces se réinstallent au fur et à mesure que la forêt mûrit, que la chimie du sol se transforme. Les
    animaux reviennent – les jaguars, les papillons, les caïmans, plus de cent soixante-dix espèces
    d’oiseaux, et, derniers arrivés, les singes… La propriété familiale est devenue Instituto Terra,
    réserve nationale protégée. Autour de l’ancienne étable, harmonieusement plongés dans les
    bougainvillées fuchsia et les ipés en fleur, de sobres bâtiments en bois d’eucalyptus se sont
    multipliés, conçus par Lélia, architecte de formation. Ils abritent un laboratoire de semences,
    collectées dans un rayon de 300 kilomètres, un centre écologique éducatif avec réfectoire, chambres
    (cent quarante lits), salles de classe, théâtre-cinéma et même petit musée.
    Des gardes forestiers, des techniciens agricoles viennent y compléter leur formation. On accueille
    des étudiants et des professeurs pour les sensibiliser au respect de la nature. De jeunes écoliers
    aussi, dans le cadre de Terrinhas (petites terres), un programme éducatif qui veut faire des enfants
    de fermiers et de maires des environs des « passeurs » du message écologique. Croisé dans la
    pépinière, Jaeder Lopes Vieira, directeur environnemental et ancien vendeur d’insecticide (!),
    raconte le « fantastique » changement du paysage et la « lente » transformation des esprits : « Je
    suis né à Aimorés, et personne, ici, n’avait de préoccupation écologique, les éleveurs de bétail
    renouvelaient les pâturages en les brûlant… Aujourd’hui, ce sont eux qui nous sollicitent, de plus en
    plus, car ils ont peur pour leurs sources d’eau. »
    Pour financer les plantations (« 8 euros par arbre et par an pendant cinq ans : il faut les entretenir !
    »), les bâtiments et les formations, rémunérer les cent vingt personnes qui travaillent en pleine
    saison, les Salgado ont investi leurs ressources personnelles et frappé à toutes les portes, au fil des
    rencontres – connaissances, municipalités, fondations, entreprises. « Ma renommée aide beaucoup
    », reconnaît le photographe. La vente aux enchères de deux de ses Leica a permis de planter 50 000
    arbres ; « dans vingt ans, ils feront 40 mètres de haut, et c’est la photo qui a permis tout ça ! ». Le
    théâtre a été équipé grâce à Robin Williams et à sa femme, les bâtiments, financés par la province
    de Rome, la Banque mondiale ou des entreprises (Natura, Philips, ArcelorMittal, Vale…). La
    pépinière fonctionne grâce à l’argent des pousses que l’institut vend à des firmes brésiliennes pour
    qu’elles reboisent – une obligation légale au Brésil. Au total, « une gymnastique permanente pour
    boucler les budgets, mais le résultat est là ! »
    Pourquoi Vale ?
    LA question qui fâche aussi. Quand on l’interroge sur le partenariat de l’Instituto Terra avec Vale, le
    regard pastel du photographe se fait glacier. Pourquoi donc avoir fait appel à Vale, premier groupe
    minier national (deuxième mondial), régulièrement dénoncé pour ses pratiques anti-écologiques au
    Brésil, au Mozambique, en Indonésie ou en Nouvelle-Calédonie… et accusé de se « verdir » à bon
    compte (Vale a été le principal sponsor privé de la série Genesis) ?
    « Je suis né dans un pays de mines. Historiquement, Vale a toujours été le principal employeur de
    la région. Le père de Lélia y a travaillé comme comptable. Ma soeur aînée a toute sa vie été
    directrice de l’école primaire financée par Vale. Cette ancienne entreprise publique reste très
    proche de l’Etat et de sa politique de développement énergétique tous azimuts. Bien sûr que Vale
    participe à l’épuisement de nos sous-sols, mais au Minas Gerais, le plus grand démon, c’est
    l’agriculture intensive et l’élevage qui ont tout dévasté. Qui aurais-je dû aller voir ? Kodak ? C’est
    une entreprise chimique ! Des banques ? Toutes financent ce modèle de surconsommation et de
    surexploitation des ressources ! L’association des producteurs ruraux du Brésil ? Ils sont en train
    de ronger l’Amazonie… »
    Impossible, soutient Sebastião Salgado, d’échapper aux contradictions immenses du système : «
    Lula a permis à 40 millions de Brésiliens d’entrer dans la classe moyenne, et la consommation
    explose. Voilà ce qui arrive au Brésil : il se bat contre la pauvreté et bascule dans la destruction
    écologique. Toutes les grandes entreprises du pays y participent… »
    Au Brésil, les entreprises jouent un rôle social majeur en subventionnant projets culturels et
    sociaux. Du coup, le financement de ces derniers est souvent épineux. Sebastião Salgado, lui, reste
    droit dans ses bottes d’utopiste pragmatique. Il produit désormais lui-même ses séries photo sur les
    Indiens par les ventes de tirages à des collectionneurs – entre 50 000 et 110 000 dollars. Il admet
    que « les sponsors privés, c’est compliqué ».
    L’Instituto Terra, dit-il, impose une autre échelle : « Dans un projet d’une telle envergure, soit on est
    milliardaire, soit on travaille avec les entreprises. Changer les consciences ne se fait pas entre gens
    convaincus, tout seuls dans leur coin ! Il faut travailler tous ensemble, avec les entreprises, les
    institutions, les maires, les individus. On peut pointer les fermiers du doigt, mais c’est chez eux
    qu’on va planter, c’est chez eux que sont nichées les sources d’eau ! »
    Nouveau pari : sauver l’eau
    L’eau, ou plutôt le manque d’eau, ricochet de la déforestation – car les sources ont besoin de la
    végétation autour d’elles pour ne pas s’assécher. C’est le nouveau pari insensé des Salgado… qui
    veulent désormais ressusciter les fleuves et les rivières qui, au fil de la déforestation et de l’érosion,
    ont dépéri. « Tous les fermiers, les propriétaires ruraux constatent le désastre, renchérit Lélia
    Salgado. Ils savent qu’il faut faire quelque chose, sinon c’est la mort. »
    Le projet Olhos de Agua, « l’oeil de la source », ambitionne de faire rejaillir 370 000 sources dans la
    région d’ici à vingt-cinq ans. Ils ont démarré modestement, comme avec les arbres, une trentaine de
    sources. « Puis on a fait les tests et on s’est dit, avec Lélia : si on passait à une autre échelle ? » Ils
    ont pris rendez-vous avec la présidente Dilma Rousseff, une amie, qui a dit banco, avec l’appui de la
    BNDES (Banque nationale de développement du Brésil), pour financer les « 2 millions annuels, 1
    milliard d’euros en fin de compte, pour « récupérer » tous les fleuves ».
    Et continuent à voir la vie en – très, très – grand. « Peu de gens ont replanté 2,5 millions d’arbres,
    on l’a fait. Peu de gens veulent replanter 100 millions d’arbres dans cette vallée, on va le faire. Et
    on va sauver ces rivières. » Coûte que coûte. Et en famille. « On espère bien que Juliano prendra la
    relève, hein Juju ! »
    Salgado, star de la photo
    Sa dernière saga, Genesis, a battu tous les records à la Maison européenne de la photographie, à
    Paris. Idem à Toronto, Stockholm ou São Paulo. Reconnaissable entre tous, son style lyrique, fait de
    ciels contrastés, toujours en noir et blanc, a fait de Sebastião Salgado l’une des grandes signatures
    du photojournalisme, et sûrement la plus populaire aujourd’hui.
    Ce succès, le photographe l’a construit en France, où il a fui la dictature militaire du Brésil. L’ancien
    étudiant en économie y a aussi découvert la photo sur le tard, vers 30 ans. Et y a fait ses classes,
    dans les agences de presse de la capitale, Sygma, Gamma, Magnum, avant de créer sa propre
    structure avec Lélia, sa femme, Amazonas Images.
    Chantre de la photographie humaniste, voyageur infatigable, Salgado est le maître des épopées
    photographiques consacrées à un thème qu’il épuise jusqu’à la moelle : les cultures paysannes et
    indiennes d’Amérique latine dans Autres Amériques (1977-1984), le travail manuel pris dans la
    mondialisation dans La Main de l’homme (1986-1992) ou encore les migrations dans Exodes (1994-
    1999).

  5. Je ne crois pas que l’homme soit une parenthèse de l’histoire.
    Nous faisons partie de cette planète, et nous avons un rôle à y jouer.
    Je pose l’hypothèse que l’évolution est une évolution de conscience, que l’objectif prend racine dans le subjectif et que la conscience humaine évoluant des solutions simples comme le partage à grande échelle seront adoptés par l’humanité.
    De là pourra naître un sens de la justice et de la coopération d’une dimension colossal. Enfin, pourra-t-on voir se concrétiser la cité de la paix sur terre.

  6. Pessimiste…..?…..Non, réaliste, tout simplement….
    Il y a 28000 ou 30000 ans où nous sommes: une épaisseur de 10 mètres de glaces
    l’Océan à 120 mètres au-dessous de son niveau actuel…….
    Quelques sapiens sur les franges (non glacées)……
    Que s’est il passé dans la et les périodes……qui ont précédé….??????……….
    Des restes de sapiens de 300000 ans…découvertes au Maroc…………
    …………………………………………………………………………………………………………………………….
    Conclusion : un mauvais moment à passer….pour l’espèce & « le vivant »….!
    Où l’homme en rajoute une sacré dose dans la catastrophe !!!
    Un animal suicidaire ????????????????????????????????????????????????????????????

  7. Sincèrement, si nous aimons la vie et nous voulons qu’elle continue, je ne vois pas comment nous pouvons être pessimiste.
    Le constat l’est peut-être.
    Les actions loin de là.

    1. Je n’ai rien , et pour cause , contre les retraités ,mais lui il est à la retraite depuis 2006 .

      Ça me rappelle un peu ces toubibs qui font de la politique pendant des décennies . J’évite d’être leur patient .

    2. Jean-Claude Pont, ancien mathématicien, était professeur d’histoire et de philosophie des sciences à l’Université de Genève.
      Sa maigre pension de retraite d’une université suisse l’a-t-il poussé à accepter des financements occultes du lobby pétrolier pour écrire son brûlot ?
      A priori, je n’en suis pas bien sûr (contrairement à Paul qui ne semble voir dans le climatoscepticisme que du lobbying financier – ce qui m’étonne vu son parcours universitaire qui a dû l’éclairer sur la nature des comportements de ce milieu).
      Pareil pour Allègre et Courtillod (ce qui ne veut pas dire que je soutiens leurs positions – je ne suis pas dupe)
      L’ épistémologie du « climatoscepticisme » est à développer. Avis aux doctorants qui n’ont pas froid au yeux.

      1. Pont reprend les arguments de Vincent Courtillot.

        En tant que non-spécialiste, il faut avoir la modestie de ne pas prendre position. Cependant, je m’étonne que le GIEC minimise la découverte majeure de ces dernières années, qui est que le taux de carbone dans l’atmosphère suit chronologiquement la température, et non pas le contraire.

        Courtillot admet cependant que l’Homme peut avoir changé la donne, mais depuis seulement quelques années (les années 90 je crois). On a beaucoup simplifié son analyse, en le brocardant climato-sceptique…

      2. @Vincent Rey
        Je vais me faire défenseur du GIEC, car une fois de plus il y a confusion entre la compilation des études sur le climat (rapport scientifique exprimé en termes de probabilités) et le résumé à l’intention des décideurs lui-même passé à la moulinette des médias d’opinion qui la plupart du temps n’y comprennent rien à la recherche scientifique.
        Le fait que le taux de CO2 suit la hausse des températures (engendrée par les variation naturelles de l’irradiance solaire et les cycles de Milankovitch) n’est pas un découverte récente. C’est même la base de la paléoclimatologie et du cycle du carbone. Le GIEC ne conteste pas ce fait. La question est celle d’un forçage anthropique, c’est à dire d’un surplus de CO2 (x %) émis par les activités humaines qui s’ajoute au cycle naturel, risquant de faire s’emballer la machine climatique.

        Moi ce qui m’étonne, ce sont les projections du GIEC qui minimisent deux phénomènes bien connu des paléoclimatologues:
        Les variations séculaires de l’activité solaire (cycles de Gleißberg)
        La circulation thermohaline.

      3. @Arkao écrit:  » La question est celle d’un forçage anthropique , c’est à dire d’un surplus de CO2 (x %) émis par les activités humaines qui s’ajoute au cycle naturel, risquant de faire s’emballer la machine climatique .  »
        C’est exactement  » la  » question , l’UNIQUE …qui justifie(rait) pour certains « intégristes » (qui ont définitivement fait peur à d’autres.. « agnostiques »…) l’exigence (uniquement facile à imposer aux individus) d’un quasi retour (pour le citoyen Lambda ») aux conditions de vie de ses (arrières?) grands-parents.
        Plus clairement, peut-être pourrait-on rappeler l’ordre de grandeur de l’impact planétaire d’un abaissement (volontaire, constant et définitif) de 1% de rejet-CO2 dans sa vie individuelle par chacun des 65 millions d’habitants d’un pays comme la France?

  8. « Je pense que ceux qui attendent l’illumination divine devraient préparer la tombe de leurs enfants au lieu d’entretenir leurs jardins et de soigner les fleurs que plus personne ne pourra regarder avec admiration.

    « Remarquable » surenchère finale. Il n’y a pas que le Père Noël qui soit une ordure.

    1. A mettre en relation avec les débuts d’appel à la restriction autoritaire des naissances en attendant d’autres versions de la solution finale pour « nous aider à vivre » .

      Alors que « l’empreinte écologique excessive  » , on sait à quoi elle est due et où la situer .

      En majeure partie chez ceux qui demandent le crime .

      1. Où avec la pente « naturelle » quasiment eugéniste ou manipulation génétique , « suggérée » par Corbisier dans un billet voisin .

  9. Il est zarbi ce fil!
    Le billet d’un « quidam pessimiste » est produit sur ce blog, Paul Jorion ajoute le lien vers un « médisant »…
    et
    PJ observe l’engagement en double vrille (schizophrénie du groupe).
    Ça en fait des datas collectées, matière à étude !
    On se croirait chez Gigya Socialize : « Créer des relations de confiance avec la clientèle » !
    https://www.gigya.com/fr/

    Aukazou, Askimet peut venir au secours !

    1. Parce qu’il faut être très pessimiste pour prendre la mesure du défi à relever et donc mobiliser vraiment.

      Je ne pense pas par que Hulot aurait eu les mots forts et finalement mobilisateurs qu’il a eus si lors de sa démission en direct à la radio il n’avait pas exprimé le constat qu’il a fait, sans concessions, faisant même aveu d’impuissance en l’état.
      Quand la raison échoue pour mobiliser, il reste l’énergie du désespoir pour que la raison s’entendu au delà
      du périmètre des déjà-convaincus. Le sentiment ancré au plus profond de l’homme Hulot qu’il y a urgence absolue en s’exprimant a permis à la raison de se donner un corps, or c’est la condition sinéquanone pour agir. Sans corps pas d’action. Un des effets de l’intervention de Hulot ce fut la marche pour le climat du mois de septembre.

      La démission de Hulot que des commentateurs mal avisés ont trouvée maladroitement impulsive, était en réalité d’autant plus éloquente et marquante, qu’elle fut impulsive. L’optimisme ne peut se mesurer qu’a postériori, quand le pessimisme est portée à son paroxysme par une énergie bouillonnante. Ainsi, me semble-t-il on peut expliquer le paradoxe que vous relevez.

      1. @Pierre-Yves Dambrine
        « … il reste l’énergie du désespoir … »

        C’est ce qui me rend « optimiste » quant à la survie de l’espèce !

  10. Bonjour le blog,
    L’Homme est encore une chrysalide. Il vient à peine de commencer à la fissurer. De temps à temps, il parvient à voir les lumières du monde qui se trouve au delà. Cela lui donne la force de se battre pour se débarrasser enfin de ce lourd « costume » que lui a affublé la Nature. Parviendra t-il à s’en libérer? Là est la question!
    Je reste un grand optimiste et je crois que nous y parviendrons. Bien entendu, il y aura des moments difficiles à traverser. L’histoire humaine n’a jamais été un long fleuve tranquille! Mais, vous rendez vous compte du chemin parcouru? Au départ, nous étions à peine quelques chasseurs-cueilleurs au fin fond d’une savane. Aujourd’hui, nous explorons le cœur de la matière et de l’Univers. Entre temps, nous avons connu les maladies, les épidémies, les catastrophes naturelles, les tyrannies, les fausses croyances, les massacres et pourtant….nous sommes encore là! Ne nous sous-estimons et décourageons pas! Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant que « l’Homo-papillonus » ne puisse déployer ses ailes.
    Bonne journée

  11. Et moi je pense qu’il y a TOUJOURS des survivants !
    La quasi totalité de la disparition de notre espèce n’est donc qu’un détail de l’histoire avant un nouveau rebond , donc pas de quoi s’affoler !
    On ne fait pas d’omelette sans casser d’oeufs !
    De toutes facons tant que nos grands penseurs et décideurs politiques n’aborderont pas le sujet de la limitation drastique des naissances nous ne serons nulle part !
    Tout le reste ne sera qu’emplatre sur jambe de bois , TOUT le reste !

    1. @ mare de sagesse ( mare: petite étendue d’eau stagnante, de faible profondeur)

      Vous montrerez l’exemple et l’étendue de votre engagement en voulant bien être l’œuf.

  12. Ce texte n’est pas pessimiste, ce qui serait tout à fait défendable – Pierre-Yves Dambrine parlait plus haut de « pessimisme actif » – il est défaitiste.

    L’auteur dit franchement qu’il n’est pas biologiste. Ce n’est pas mon cas non plus, mais j’en sais tout de même assez pour dire qu’Erectus et Néanderthal n’ont été des parenthèses dans l’histoire de la vie que pour une seule raison : ils ont été remplacés par une espèce concurrente plus performante qui a pris leur niche écologique, les poussant à l’extinction – même sans volonté consciente de génocide. Et où est l’espèce concurrente plus performante qui pourrait prendre la place de l’espèce humaine actuelle ?

    Je ne sais pas si elle apparaîtra un jour. Il y a des arguments assez convaincants comme quoi l’apparition de notre espèce a « bloqué » toute évolution de type darwinien significative, remplaçant l’évolution biologique par une évolution culturelle qui est notre capacité première, et est incomparablement plus rapide. Il y avait autrefois il est vrai un visionnaire qui croyait avoir décelé cette espèce supérieure et a tenté de faire place nette pour lui donner toutes ses chances. Mais il s’est suicidé dans un bunker en 1945, ses rêves étaient nos cauchemars, et de plus il avait tout faux : l’espèce humaine suivante n’est pas là, si même elle devait un jour apparaître.

    Pour que nous disparaissions, il faudrait donc que nous nous suicidions. Ce scénario n’est pas exclu. Qu’en dit l’auteur ? Qu’il croit. La franchise encore une fois : il ne dit pas qu’il sait, il exprime sincèrement sa croyance mais sans la travestir en vérité générale. Et des « je crois », il y en quatre en un seul paragraphe !

    Que croit l’auteur donc ? Certains énoncés sur les événements futurs. En un mot que nous n’arriverons pas à ne pas commettre le suicide. C’est-à-dire que notre adaptabilité culturelle, extrêmement rapide à l’échelle de l’évolution biologique, qui nous a permis de créer civilisations et modes de vie si variés, connaissances si étendues et surtout augmentées si rapidement… eh bien là, non elle va échouer. Et quels sont les arguments proposés par l’auteur à l’appui de sa croyance sur ces événements futurs ?

    Aucun.

    Cette croyance est donc non rationnelle. Or, même si je pense personnellement que la raison n’est pas le tout de l’homme et ne doit pas prendre toute la place – par exemple, je suis croyant – elle est absolument indispensable notamment dans sa capacité à « filtrer » les idées fausses, inutiles ou nocives.

    Je suggère respectueusement à Michel Authelet que sa croyance sur les événements futurs, étant non seulement sans fondement rationnel, mais contraire à la raison (comment pourriez-vous connaître l’avenir ?), étant de plus à l’évidence non seulement inutile mais nocive, devrait être abandonnée.

    Allez donc prendre un petit coup de rouge – ou bière, ou café selon vos goûts – avec vos amis, pleurez un bon coup, ça arrive à tout le monde d’avoir un gros coup de mou. Et vous reprendrez j’espère du poil de la bête 🙂

    1. Crois , croix , croa monsieur le curé ;; les ressources et les gisements ne vont pas se reconstituer en 100 ans et le stock de gaz carbonique accumulé a une telle inertie qu’il faudra des centaines de milliers d’années pour qu’il se résorbe , même si demain on en lache pratiquement plus dans l’atmosphère , donc oui des temps difficiles approchent et toute sortes de bêtes sont bien plus adaptées que l’homme pour prendre le relais

    2. La raison veut qu’on envisage tous les scénarios, donc y compris les plus pessimistes.
      En ce qui me concerne il ne s’agit pas d’une croyance, mais d’un sentiment qui accompagne un constat, étayé par les climatologues, océanologues, écologues, anthropologues, et par la constatation que le réchauffement est déjà palpable, à vu de nez si je puis dire.
      C’est en cela que je suis un pessimiste actif. Aucun défaitisme là-dedans. Juste un sentiment d’urgence. Le sentiment que si rien n’est fait, ou beaucoup trop peu, ce qui est le cas actuellement, inexorablement les scénario le plus pessimiste deviendra le seul scénario possible. Le temps presse.
      C’est de ne retenir que les scénarios optimistes — à l’exclusion donc du plus pessimiste (l’extinction de l’espèce humaine) qui constitue une erreur de raisonnement. Comment éviter le pire si l’on ne pas d’abord envisagé ?
      On ne s’écarte d’un danger imminent que si on pu le voir, à temps. C’est le B-A- Ba.
      Comme d’autres l’ont dit avant moi, être pessimiste, dans ce cas, c’est juste être réaliste.
      Le pessimisme est un sentiment, il est à distinguer de l’attitude que soi-même on adopte par rapport au danger.
      Je concèderais volontiers qu’il existe des optimistes actifs. Mais ne sont-ils pas le plus souvent ceux qui ont pendant des lustres préconisé la stratégie des petits pas, celle qui a lamentablement échoué, faute justement d’avoir fait le bon diagnostic quant à la gravité du problème et surtout pour avoir ignoré les rapport de forces ?

    3. @Jacquot
      « Et où est l’espèce concurrente plus performante qui pourrait prendre la place de l’espèce humaine actuelle ? »

      Les fourmis, tout simplement.
      Elles ont déjà toutes nos tares (propriété, territoires, urbanisation, agriculture, colonies, division du travail, guerre, esclavagisme, expansionnisme). Elles ont de l’avenir ces petites, même à + 2 degrés !

  13. A quelqu’un qui m’écrit, je réponds à l’instant :

    Merci pour votre message. Le problème de Rabhi n’est pas qu’il recycle Vichy, c’est son histoire de « colibri faisant sa part » : à la vitesse où se posent les problèmes, le fait que les gens recyclent ou non leurs bouteilles, arrosent leur jardin ou non avec l’eau de leur douche, aillent à vélo au boulot au lieu d’en bagnole, n’a strictement aucunement importance : on parle d’échelles de temps différentes. Il faudrait que 70% des gens aillent à vélo sur 100 ans, recyclent toutes leurs bouteilles sur 1.000 ans, etc. Or il nous reste dix ans. Ce qui est nocif chez Rabhi c’est que c’est un somnifère qui convainc les gens qu’en faisant pousser des courgettes sur leur balcon ils font oeuvre utile. J’étais à une réunion de partisans de Rabhi avec Dominique Méda, on s’est fait huer. Une bonne femme vociférait : « On ne veut pas entendre parler de capitalisme de « changer de cadre », on veut que vous parliez des solutions ! » Nous avons demandé ce que c’était « les solutions ». Réponse : « Ce que dit Pierre Rabhi ! » Vous comprenez l’effet démobilisateur catastrophique de ce genre d’idées « bobos » ? Il faut que les gens se révoltent : l’anthropocène c’est le capitalocène déguisé en brave gars ! C’est là et de cette manière là que le problème se pose !

    1. C’est plus clair comme ça , remarque faite qu’on pourrait en dire autant des solutions laissées en croyance via l’IA et le transhumanisme , l’eugénisme , la manipulation si pas la mutation génétique , le passage à 1 milliards d’individus , Elysium …

      1. Bien lu ( avec un peu de difficulté visuelle quand même! ), le rendu de votre riche débat lors du forum de France Culture à la Sorbonne du 31 mars courant .

        Bien compris que l’IA serait la meilleure ou la pire des choses selon la nature des bénéficiaires de « l’optimisation » et de la plus value ainsi permise , et du mode d’utilisation qui en sera faite :
        – captation directe par les happy few du système actuel ,
        – captation indirecte via revenu universel alimenté par une taxe Sismondi ,
        – captation par la puissance publique pour alimenter , via la taxe Sismondi , les systèmes publics des gratuités .

        Si on se concentre sur les hypothèses taxe Sismondi , il m’est apparu que les points qui restent sérieusement à travailler , au delà de l’idée même , pour en faire l’arme des changements de paradigmes et de rapport au temps , au travail et au bien être , s’énonçaient , de ce que j’en connais ( mais je suis sans doute en retard sur des cogitations déjà faites ) comme :

        – clarification et écriture du détail de l’assiette de la taxe ( comme évoqué par un des autres intervenants ) pour la fiabiliser ,

        – démonstration de la faisabilité de l’hypothèse  » gratuités » en fonction des items de gratuités finalement adoptés . Si j’ai cette interrogation , c’est que pour avoir bien connu et pratiqué la fonction publique à la française , je ne me fais pas de souci , compte tenu de l’expérience acquise, pour penser qu’on saura mouliner correctement la décision prise , mais comme l’aspect international de l’affaire ( aussi bien le principe de la taxe Sismondi que l’aspect RUS versus gratuités ) me semble évident , je redoute que les pays ou régimes non rôdés à des pratiques sociales un peu « fines » se précipitent plus volontiers vers un système RUS . Pour suivre un peu ce qui se raconte depuis un an coté suisse par exemple , il me semble que cette « facilité préférentielle  » oriente assez nettement leurs débats .

        Auriez vous des références plus pertinentes que les miennes pour fournir des suivis de travaux déjà engagés sur ces deux questions ? ( universitaires , individuels , parlementaires , partis politiques , think tank , français ou pas ….)

    2. Changer de cadre ? Sérieux ? Non non Pierre R et Paul J même combat ! Pour ceux qui en doute qu ils lisent les échanges lors de la présidentielle de 2017 ici même. Tous les velléitaires ont toujours de bonnes raisons de ne pas vraiment avancer dans le réel. Bah oui faut mettre les mains dans la M… pour cela. Vous avez fait ma journée de drôlitude Paul ! Merci

      1. Vigneron était une mouche du coche parfois « chiante » voire insupportable , mais il avait une vertu rare : il aimait vraiment les gens , et comme la comédie selon Molière , lorsqu’on venait d’en rire ,on aurait du en pleurer .

        Je l’embrasse , s’il est toujours de ce monde , dans le vrai comme dans le possiblement faux .

    3. En effet, c’est le probléme ! Mais bon, Rabhi et les autres, je pense par exemple au film écolo « Demain », ils ne sont pas bien méchant…..Si ils menaçaient de foutre en l’air notre modèle économique , cela fait longtemps qu’ils auraient été stoppés…. J’allais dire que ce sont les idiots inutiles du système mais c’est méchant car au fond, ils sont sincères….donc je respecte malgré tout.
      Mais le probléme reste entier. Foutre en l’air le capitalisme ne sera pas facile parce qu’il est un peu la vie de tout le monde. Du smicard avec son maigre pouvoir d’achat au trader et ses primes indécentes, de la petite retraitée avec son assurance vie au milliardaire et son yacht, le capital est partout. Je me dis de plus en plus que le succès du capitalisme vient probablement de sa réponse à des besoins de la nature humaine notamment son besoin de protection par accumulation qui est une réponse à sa survie tout simplement. S’attaquer à une idéologie qui est aussi proche du fonctionnement naturel des Hommes ne sera pas une mince affaire. Il est plus facile de devenir capitaliste que altruiste. L’un ne demande pas d’effort, l’autre est un apprentissage.
      Mais bon , gardons espoir, les idéologies changent. Aujourd’hui, le capitalisme connaît son heure de gloire mais il disparaîtra comme les autres. Bien sûr, nous n’avons pas le temps avec la menace « écologique » au dessus de notre tête. Mais, il ne faut pas oublier que rien n’est écrit. Les scientifiques n’ont pas de certitudes sur les scenarii du futur. Et puis finalement, ces menaces environnementales ne sont elles pas nos meilleures alliés pour dénoncer le capitalisme?

      1. J’ai entendu Cyril Dion, précisément l’auteur de « Demain », place de la République où se terminait la marche pour le climat de ce jour à Paris.
        Il me semble qu’il a infléchi son discours. Il insiste toujours sur la nécessité de changer individuellement de mode de vie, mais à la différence de Rabhi il n’en fait pas une solution. Changer de mode de vie a surtout valeur d’exemple. Et de ce point de vue comment lui donner tort dans la mesure où pour changer les rouages du système il faut au départ des pionniers qui donnent l’impulsion. Il a ainsi donné l’exemple d’un mode de vie incohérent de celui qui va bosser chez Monsanto à vélo, et en effet comment tenir un discours crédible dans ce cas ? Il a ajouté d’autre part que les marches pour le climat ne serviront à rien si elles ne se fixent l’objectif de gagner des combats. Dans le cas contraire elles s’épuiseront. Il n’en a pas dit plus, mais avec d’autres il réfléchit aux meilleurs moyens de donner de la puissance à ce type d’action citoyenne.

        Il a pointé le deux principaux blocages de la situation actuelle, premièrement celui qui se situe au niveau de l’économie avec les lobbies, et deuxièmement celui du hiatus qui existe encore entre différents types de luttes, à savoir les luttes pour l’écologie versus certains luttes sociales qui défendent des emplois destructeurs de l’environnement. IL a terminé en disant que nous devons être un lobby citoyen ! (héhé)
        Bref, il me semble que la réflexion murit…

      2. PS. Cyril Dion a ceci dit encore du chemin à faire, notamment lorsqu’il évoque le revenu universel comme solution.

    4. C’est une secte ce truc ?! Rabhi joue les gourous !

      vous n’avez pas l’habitude qu’on vous éructe comme ça au visage je parie…enfin ils ne vous on pas lynché, c’est déjà un point positif. Jolie formule, « L’anthropocène, c’est le capitalocène déguisé en brave gars »…

  14. Je reviens d’un colloque inter-disciplinaire dans le nord-est de la France où il a été question-entre autre-de gestion de forêts. Nous avons été informés que les ingénieurs de l’ONF réfléchissaient à un reboisement avec des essences plus méditerranéennes afin d’anticiper les conséquences d’un réchauffement climatique à venir, plutôt que de laisser la forêt s’adapter (ou non) d’elle-même. Soit.
    Tout ça pour dire que:
    1: Il y a quand-même des secteurs qui envisagent des actions concrètes (en gardant à l’esprit que les forêts domaniales ne sont pas gérées uniquement comme conservatoire de biodiversité mais aussi comme produit commercial).
    2: Si ces projets sont mis en œuvre, il faut « espérer » que les projections du GIEC soient fiables et qu’un phénomène de rétroaction négative (de type Dryas) ne survienne pas brusquement. La claque !

    Mon impression personnelle : Sapiens s’agite dans des sables mouvant, au risque de sombrer plus vite.

    1. P.S. Grand soleil et 25 degrés sur le plateau de Verdun à la mi-octobre, on n’avait pas vu ça depuis l’Armistice (à peu de choses près).
      Nous sommes dans une période chaude, pas de doutes.

    2. Je crois que c’est aussi le cas pour le vignoble (bordelais au moins), par anticipation les ‘ingés’ recherchent des cépages du sud plus ‘adaptés’, Espagne, voire Maroc si j’ai bonne mémoire.
      Bientôt le retour de la vigne en Normandie…? ( j’ai pas dit vigneron 🙂 )
      Comme dirait le géographe, si ça continue, l’écoumène va se réduire comme peau de chagrin…

      1. Depuis 2003 la pointe aval du glacier de « la mer de glace » de par chez nous , remonte d’environ 30 mètres à l’amont annuellement .

        L’économie fondée sur les stations d’hiver alpines est sérieusement menacée , et ça cogite dur pour savoir comment sérieusement agir pour continuer à faire de l’or blanc .

        La réponse , distribution de subventions-sucreries de Wauquiez est de financer ( le plus souvent en pure perte ) des canons à neige avec les retenues collinaires qui vont avec . Cette poursuite désespérée et vaine de errements antérieurs ( qui rapportent à quelques uns , et puis l’emploi , mon bon monsieur , vous ne serez pas contre ), Il parait qu’on appelle ça une politique de la montagne d’avenir .

        Mais ça devrait assurer l’avenir de l’homme à la parka rouge .

      2. @Juannessy
        Et surtout l’avenir des fabricants de remontées mécaniques, ainsi que des promoteurs immobiliers !
        Le canon à neige est une invention (géniale) catastrophique.
        Je crois qu’en Suisse, ils ont tester le bâchage des langues glacières en été pour en ralentir la fonte, dans le genre « poursuite désespérée et vaine »…

      3. Dans le genre ça fait déjà quelques années que par ici (et sans doute ailleurs ) , on pratique une technique tout aussi jusqu’au boutiste , qui consiste à stocker , quand il y en a assez , de la neige , parfois plusieurs milliers de m3 , sous ou enveloppés de bâches , afin de s’en servir de stock « réserve » pour « boucher » les trous , quand la nature dégrade de plus en plus vite les pistes en outre sur fréquentées .

        Entre énergie mise en œuvre et coefficient de perte , mis à part les dégâts « pétroliers » , on comprend que les forfaits ne soient pas à la baisse .

      4. @Juannessy
        Oui, déjà vu ça… C’est pour dire « oui, il y a de la neige à la station » ! 🙂
        Le remonte-pente, c’est très confortable ! Faudrait revenir au ski d’antan, on monte en rando (ski ou raquettes),
        on redescend et, bien fatigué, on va prendre éventuellement un vin chaud, mais bon évidemment, c’est sélectif… (pas le vin chaud !)

      5. Paradoxe car le remonte pente ou le télésiège, c’est vraiment très écolo en terme d’emprise au sol (3 m² tous les 100m) comparé à n’importe quoi d’autre de mécanique. La masse annexe par kg de barbaque transportée n’est pas grosse (50% en plus ? Avec le câble 100%, la voiture ou le bus c’est 1000% ). Et la plasticité est bonne : décider d’en finir ou de le prolonger un peu ne demande pas des travaux surhumains, etc. Il pourrait servir dans bien des environnements urbains ou périurbains pentus qui découragent les gens d’aller en vélo ou à pied.

        Je pousserais même la provoc jusqu’à aller comparer des vacances de cadre faisant 1000 km dans une quelconque Andalousie en voiture et faisant du surplace dans les queues de Tignes, je demande à voir le bilan global (m² d’asphalte compris). Les stations de ski « urbaines » peuvent, comme les villes donner lieu à certaines optimisations. L’autre bât qui blesse est évidemment social, on sait que moins de 25% des gens en profitent, les plus riches (sans doute moins en moyenne nationale, ça doit être un chiffre rhônes-alpes). Au point de cynisme où nous en sommes, je me demande si ce n’est pas moins pire que d’autres choses (golf etc.) qui sont pour 2,5% des gens ou 0,25%… Je serais plutôt pour utiliser ce beau dépaysement de la montagne comme un judoka, pour convaincre les heureux bénéficiaires de changer quelque chose pour que leurs petits-enfants, pauvres ou riches, en profitent encore. Je reconnais dans tout cela un tissu de contradiction !

    3. Actions concrètes ne visant pas à limiter le réchauffement climatique mais à tenter de s’y adapter, ce qui implique qu’il est considéré par certains comme inéluctable.

      1. S’adapter avec des rustines condamnées à craquer aussitôt , ou s’adapter en changeant de projet , ça n’est pas tout à fait la même chose .

  15. Hormis qu’il y a toujours eût du froid, ou des hivers depuis homo-sapiens (même si l’ensemble de l’espèce à vécue sous d’autres climats), là on joue à restera t’il des homos si on revient au jurassique?, notre système thermique est-il optimal? (le cerveau produit beaucoup de chaleur..).

    1. De la cohérence de tenir un discours anticapitaliste sur un medium capitaliste… Ah mais non je suis bête. Aucun d’entre eux ne tient de discours anticapitaliste. On ne va guère plus loin que l’incitation à l’initiative individuelle, encore. Quelques « colibris » de plus en somme. L’argument « parce que ça au moins on peut le faire » signe l’individualisme pathologique dont souffrent ces « travailleurs uberisés qui ont réussi » et qu’ils diffusent à la plus grande joie des authentiques responsables de la crise en cours.

      1. En moins de dix lignes , c’est quoi l’anticapitalisme selon Dissonance ?

        Eventuellement , c’est quoi un peuple ?

      2. Et éventuellement , c’est quoi le capitalisme selon Dissonance ?

        Car depuis l’avènement de Jducac , c’est un préalable nécessaire .

  16. Chères toutes, cher tous,
    Je reviens de vacances dans la Sarthe ayant abandonné l’idée de visiter les jolies villes d’Europe ou la foule est énorme.
    Bref c’est une introduction et ma part au débat sur l’action individuelle, l’action intellectuelle, les relations entre celles ci etc.
    Pour tout résumer une anecdote fréquente de celles et ceux qui viennent visiter notre maison automme en électricité et pas en eau cette année en raison de cette fabuleuse sécheresse.
    A un moment certains découvrent de la mousse PU pour combler des fissures et assuré la continuité de l’isolation en laine de chanvre.
    Et là c’est parti, ouai pour des écolos vous avez le pire du pire, vous vous croyez « vertueux » vous donnez des leçons à tout le monde etc…
    C’est vrai que lorsqu’un journaliste coupe les cheveux en quatre je lui rappelle que d’avoir des WC sec depuis 2005 c’est beaucoup de litre d’eau économisé et de faire la traitement de son caca c’est pas trop glamour alors il peut même en appart à Paris avoir ses WC sec.
    Que me dit tout ceci, ma part de Colibri je la fait pour me regarder dans la glace quand mes enfants me demanderont ce que j’ai fait même si je sais que j’ai pas fait le quart du quart.
    A coté
    Du coté colibri je continue l’action par chercher à comprendre les ressort pour agir sur la raison. Mon passé d’assistant social m’a donné à voir une lecture de l’humain peut à même de modifier son confort et peu à même de se battre pour ce quelque chose « la nature »  » l’écologie » « la survie de l’espèce » des trucs qui lui passe très haut dans les nuages.
    Oui le capitalisme est a priori le dieu tout puissant à déboulonner et en même temps cela n’empêche pas à tous les intello de faire leur part de colibri.
    L’un n’exclut pas l’autre !!! Alors l’un ou l’autre ou l’un et l’autre ???????
    Une pensée pour les gens de l’AUDE puisque ce fût longtemps mon terrain de jeu (randonné avec le mont culminant du Bugarach et pas loin l’Abbé Saunière avec la légende du Trésor des Templier à Renne le Château.
    Avec toute ma tendresse bienveillante, Pierre de la tribu des Queralt’s.

      1. Cher Juanessy,
        Aujourd’hui nous savons que l’on ne peut dissocier le corps et l’esprit.
        Grace à Paul Jorion je sais que l’émotion précède la raison. Expérience en psychologie Sociale de Libet.
        Allons faites preuves de créativité pour sortir de l’antagonisme entre action individuelle VS action collective.
        Je connais d’une certaine façon anthropologique le milieu de Monde Diplomatique pour être le beau frère d’un des anciens Rédacteur en chef du Diplo.
        Pour beaucoup comme il se revendique ancien marxiste ont le point commun de prendre la nature comme lme capitalisme comme un du.
        LA critique que je fais à Monsieur Lordon est la suivante : trop facile de se décupabiliser en montrant du doigt les quelques uns qui sincères dans leurs actions (pas d’enrichissement personnel pour le mouvement colibri) essaye l’option individuelle car las d’attendre la prise en compte de la plus grand partie.
        Je trouve Monsieur Lordon à la limite méprisant et nihiliste vis à vis ce ces personnes. Monsieur LMordon serait il un Lobiyste pour semer le doute parmi celles et ceux qui cherche la voie de secours.
        Je le répète adopter des règles de vie moins énergivores, tester dans le réel et nous reparlerons.
        Pour mémoire fidèle lecteur du Journal La décroissance vous y découvrirez qu’il met à l’honneur tous les mois des hommes et des femmes qui ont choisi la simplicité volontaire.
        En attendant le grand chabardement que chantait Guy Beart ou le grand soir je fais ma part de colibri et en même temps je poursuis le combat de La Décroissance versus Serge Latouche ( c’est à dire par l’action citoyenne et politique).
        Ps : merci pour le coté aiguillon et/ou mouche du coche
        PS2: et vous, c’est comment votre coté colibri ?

      2. Du coup , je ne sais plus si je dois être mouche ou colibri , d’autant que l’un bouffe l’autre .

        En fait , pour faire le colibri , ça m’est assez facile et naturel . Je fais tout ce que mon corps m’autorise encore
        ( c’est à dire très peu de choses ) , et je m’acharne à essayer de laisser les lieux aussi propres que je les ai trouvés en arrivant . La deuxième partie n’est pas gagnée .

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