« J’ai réussi Maman ! Roi du monde ! »

Trump n’ignore pas le problème majeur de sa nation pour sa propre image si elle devait avouer aux yeux du monde qu’elle a laissé accéder à la présidence soit, dans le meilleur des cas, une marionnette victime d’un chantage russe, soit, carrément, un agent russe. Il pousse donc le bouchon.

Hier c’était un retrait de toutes les troupes US en Syrie, aujourd’hui c’est son refus du compromis républicain pour éviter le shutdown, la crise budgétaire du gouvernement fédéral, débouchant sur la non-rémunération imminente de certains fonctionnaires et la fermeture de certains services publics, au cas où sa muraille entre les États-Unis et le Mexique, au coût modeste de 5 milliards de $, n’était pas bâtie (il s’est fait une raison quant à sa proposition [si l’on peut dire] initiale que ce seraient les Mexicains qui régleraient l’ardoise).

Il joue son va-tout dans un bras de fer qui, s’il est suicidaire, ne manquera cependant pas de panache. « Made it Ma ! Top of the world ! », s’écriait James Cagney, dans le rôle d’un gangster qui s’est cru invincible, dans la fameuse scène finale de White Heat (1949) : « J’ai réussi Maman ! Roi du monde ! », un instant avant d’être pulvérisé par une immense explosion.

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