Les Gilets jaunes et les autres. Pour une réflexion commune – Retranscription

Retranscription de Les Gilets jaunes et les autres. Pour une réflexion commune, 24 décembre 2018. Merci à Éric Muller et Armelle Pélaprat ! Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le 24 décembre 2018, c’est donc le jour du réveillon. Joyeux Noël, bonnes fêtes !

Comme vous vous en doutez bien, on me demande : « Qu’est-ce que vous pensez des gilets jaunes ?  » Et alors, je me lance dans de longues explications de type, je dirais, anthropologique et sociologique, mais on me demande, à la fin, on me dit : « Oui, d’accord, c’est très bien, oui, on a compris, mais est-ce que vous êtes pour ou est-ce que vous êtes contre ? »

Et là, je suis bien embarrassé, parce qu’il y a parmi les Gilets jaunes des personnes qui ont toute ma sympathie, et non seulement ça, mais je suis d’accord avec ce qu’ils disent et je trouve ça formidable et je suis content qu’ils soient là et qu’ils disent ce qu’ils disent, et par ailleurs il y a d’autres gens, parmi les Gilets jaunes, qui sont des gens qui… eh bien, j’hésiterais vraiment à leur serrer la main, parce que ce n’est vraiment pas ma tasse de thé, ni ma tasse de café.

Alors, qu’en penser ? Eh bien, j’ai lancé un peu des débats sur le blog, je discute avec vous. Vous avez vu : en particulier, j’ai voulu parler de cet article qui avait paru dans le Monde, et des réactions extrêmement négatives de certains lecteurs du Monde à des personnes qui se disent Gilets jaunes et qui ont parlé de leur vie quotidienne, et là, j’ai souligné à plusieurs reprises, sous des formes différentes, que lorsqu’on parle de <i>polarisation</i> au Royaume-Uni, un pays qui est un peu à la dérive en ce moment, quand on parle de polarisation aux États-Unis, d’une manière qui est tout particulièrement dramatique ces jours-ci, eh bien, ces polarisations, elles semblent en tout cas être communes au monde occidental. On a là deux populations, deux parties de la population, qui ne comprennent plus rien à la manière dont l’autre fonctionne, dont l’autre raisonne, à « qui sont ces gens-là ? », et quand on donne la parole aux uns et aux autres… Et là, je dirais que les lecteurs du Monde qui jettent un regard condescendant sur les autres sont, je dirais, bien pire encore que les autres. D’une certaine manière, ceux qui sont en bas, ils comprennent encore un petit peu comment fonctionnent ceux qui sont d’en haut, et il y a encore, je dirais, un reste de sympathie, même si il y a une envie d’en découdre qui est là, véritablement. Mais le regard que les gens d’en haut jettent sur les gens d’en bas, celui-là, il n’est pas à prendre avec des pincettes. On a plutôt envie de se boucher le nez. C’est triste, c’est lamentable, qu’on ne comprenne pas qu’on est un privilégié d’un système, qu’on ne comprenne pas que la pauvreté des autres qu’on a en face, c’est en grande partie parce qu’on leur pompe ce qu’ils sont en train de produire, pour créer la richesse des autres…

Toute cette histoire, j’en ai déjà parlé souvent, toute cette histoire de l’État qui est endetté. L’État est endetté parce qu’il ne lève pas d’impôt, il ne lève pas d’impôt là où il faudrait le faire. Qu’est-ce qu’il fait, l’État ? Eh bien, il impose ceux qui ne peuvent pas payer, ceux qui sont en bas, ceux qui n’arrivent pas à échapper au système fiscal, et il emprunte, il emprunte pour compléter, et ce qu’il emprunte, ce sont des obligations d’État, et ces obligations, où est-ce que ça va ? Eh bien, ça va dans des assurances-vie, c’est-à-dire que ça va encore subventionner ceux qui ont déjà de l’argent et à qui on ne prend pas l’argent supplémentaire qu’on pourrait leur prendre pour partager avec les autres.

Alors, j’en étais là de mes réflexions quand – vous allez voir le cours de ma pensée – quand Grégory Maklès, il y a quelques jours, m’a dit : « Tu as vu ? <i>La survie de l’espèce</i> ça se vend bien en ce moment. » Alors, je suis allé regarder un peu et c’est vrai, ça se vend bien : les gens lisent ça !

Alors, ça m’a donné envie d’en parler un peu sur le blog, et j’ai mis – hier et avant-hier – j’ai mis deux vieilles couvertures – c’est pas des vieilles couvertures, c’est des projets de couverture qui n’avaient pas été utilisés parce qu’on savait – Grégory et moi – qu’un éditeur même très courageux, là, il renâclerait. Mais là, on a pu les mettre sur le blog. Là je les ai remises avec plaisir. Que ça s’appelle <i>La survie de l’espèce</i> et qu’on voit le plus souvent qu’elle n’a pas survécu, ça fait partie, bien entendu, de l’humour que l’on trouve à peu près dans toutes ses pages. Alors, quand je dis que c’est un livre qui fait rire à s’égosiller, non pas du tout, voilà, ça fait plutôt à réfléchir.

Ce qui m’est venu ce matin, c’est plutôt de remettre ce passage, très didactique et à la fois je crois extrêmement drôle, où on nous explique comment fonctionne notre société, et en particulier ce système où on arrive encore, sous prétexte d’aider les gens, en leur disant que « le crédit repart ! »… On leur a dit : « Mais attention, le crédit repart. Vous allez pouvoir emprunter. Il n’y a pas de problème ! » C’est-à-dire que vous allez pouvoir utiliser une partie de cette faible partie que vous avez comme argent, vous allez encore pouvoir payer des intérêts à des gens qui ont déjà des sommes qu’ils ne savent pas où les mettre et qui, du coup, les mettent dans des fonds spéculatifs plutôt que dans des choses qui aident à l’économie.

Alors, les deux trains de ma pensée se sont rejoints là : comment réunir autour d’une réflexion qui ne soit pas simplement des choses qui passent comme ça sur lesquelles on tombe tout à coup, par exemple sur une chose que je connais bien parce que ça fait partie de ma vie quotidienne, c’est, quand j’habitais pendant 12 ans en Californie, c’est ce qu’on appelle là-bas le référendum d’initiative populaire. Alors en français, « RIP » évidement ça ne ferait pas très joli, ça ferait « <i>Requiescat in pace</i> »  « repose ici en paix » mais, voilà, c’était un truc sympathique. Ça fait avancer les choses le référendum d’initiative populaire. Ça a fait avancer les choses sur la question de la marijuana, mais, de manière encre beaucoup plus importante, ça a fait avancer les choses en matière de « mariage pour tous ». Ce sont des moyens de faire venir de nouvelles idées qui ne descendent pas d’en haut, ce ne sont pas des trucs écrits par des lobbys qui sont passées comme ça aux parlementaires qui n’ont rien eu d’autres à se mettre sous la dent et qui votent ces trucs-là. Non ce sont des choses qui peuvent apparaître effectivement à la base, et, monter monter monter. La question est un peu aussi, après, c’est de faire comprendre de quoi on parle exactement et ça demande à ce qu’on se mette d’accord entre soi pour faire avancer des trucs, c’est une bonne chose, ça fonctionne aussi un peu de la même manière en Suisse. Je suis pour. J’ai vu fonctionner ça pendant douze ans, en Californie, de visu et j’ai été associé, bien entendu, à lancer des projets de ce type-là, en particulier dans les milieux politiques et la société Quakers où on était très actifs de ce côté-là. Alors c’est une bonne chose mais est-ce qu’on change une société de fond en comble avec ça ? Sur des principes importants je ne crois pas, on peut faire avancer des choses, des causes qui sont importantes et qui tiennent à cœur aux gens, je ne suis pas sûr qu’on peut…. La Californie c’était sympathique mais ce n’est pas encore ce qu’on voudrait faire. Et je ne suis pas sûr que dans des trucs où il faut faire voter une majorité de la population pour faire avancer les choses, je ne suis pas sûr que ce soit « révolutionnaire » pour employer un mot qui est d’actualité.

Ceci dit il est important qu’on ait des idées, qu’on propose des choses nouvelles. Vous savez, moi, ce petit livre qui s’appelle « Vers un nouveau monde » qui m’a été demandé par ce que j’appelle, moi, l’aile gauche du parti socialiste belge, c’est un petit livre où j’ai mis pas mal d’idées sur la gratuité, l’interdiction de la spéculation. Quoi encore ? Inscrire l’État-providence dans la constitution, une constitution pour l’économie, un projet sur l’Europe qui ne soit pas tout à fait ce qu’on a en ce moment mais tout à fait autre chose, et ainsi de suite.

Et, pour lancer la discussion je vais continuer sur le blog, je vais continuer à parler de cet ouvrage que les gens achètent en ce moment et ils ont raison d’acheter et que j’ai remis un peu d’actualité sur le blog : « La survie de l’espèce » de Paul Jorion et Grégory Maklès et je me demande si ce petit ouvrage ne pourrait pas être un moyen de rassembler la discussion. Parce que, dans ce petit livre, il faut bien le dire, il y a beaucoup d’idées. Elles sont expliquées de manière extrêmement simples parce que c’est de la BD. Elles sont expliquées d’une manière humoristique parce qu’on a le sentiment qu’on fait mieux comprendre aux gens comment ça marche quand on les fait rire à propos de leurs misères. Ils disent : « Ouais c’est ça, j’aurais jamais vu mais c’est exactement ça ! ». Regardez en particulier le mur derrière lequel le capitaliste joue au Monopoly. Chers amis c’est comme ça dans la vie, hein, c’est comme ça ! L’ouvrier, lui, a un tout petit tas devant lui. Le patron il a un gros tas mais le capitaliste, derrière sa muraille, c’est encore autre chose « It dwarves the rest ! » comme on dit en américain : ça rend nain tout le reste tout autour. Alors si vous voulez faire un beau cadeau à un Gilet jaune et le faire réfléchir et lui proposer autre chose que des messages simplement, que c’est probablement un arabe ou probablement un juif et si c’est pas un juif c’est encore un autre métèque, etc. qui est responsable de nos misères, pour faire monter la discussion d’un cran, faites-moi plaisir – ça fera plaisir à Grégory et ça me fera plaisir aussi, on ne deviendra pas millionnaires comme ça m’enfin bon, ça fait avancer le schmilblick – choisissez votre Gilet jaune favori et offrez-lui un exemplaire de « La survie de l’espèce » [rires]. J’ai du mal avec la <em>survie</em> de l’espèce parce que c’est un livre, justement, qui est consacré aux dangers d’extinction et de la société dans laquelle nous sommes en train de vivre. C’est un petit ouvrage didactique du type… c’est un manifeste. Quand on a réfléchi on s’est dit on va faire ça du genre du Manifeste du parti communiste de Messieurs Marx et Engels. Mais on va pas le faire avec des lignes en noir sur un fond blanc. On va le faire un truc avec des images, avec une BD, une BD comique qui racontera la même histoire. Alors voilà. Si vous même vous ne l’avez pas lu et bin il faut le lire quand même. Le moment est venu. Il y a des choses qui pouvaient paraître pas abstraites mais un peu théoriques en 2009 quand on a commencé à l’écrire, heu, maintenant je vous assure que la partie de Monopoly autour de la table avec le capitaliste, le patron et l’ouvrier, je vous assure que les gens qui sont sur les ronds-points en ce moment, ils la trouveront surement pertinente. Ils trouveront que ça parle de la vie de tous les jours.

Voilà, c’est une idée parce que je vois que, sinon, la réflexion s’éparpille et qu’elle a toujours tendance comme la loi de la gravité le lui conduit à tomber au plus bas parce que c’est là que la bille roule le plus facilement, c’est au fond du puits. Et nos expériences passées, récentes, autour de nous, dans notre pays, nous montrent que le pire est toujours possible.

Alors voilà, c’est une petite annonce publicitaire pour « La survie de l’espèce » mais j’espère que vous aurez compris que ce n’est pas ça c’est une réflexion de ma part sur comment faire avancer les choses, comment  concentrer nos efforts à tous sur des choses qui en valent la peine, en ayant compris les mécanismes élémentaires qui font que nous en sommes là où nous en sommes.

Voilà, allez, passez une bonne journée. Un excellent réveillon ce soir. Bonnes fêtes à tous. Paix sur la terre, aux femmes, aux enfants et aux hommes de bonne volonté !

Allez ! A bientôt !  

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76 réflexions sur « Les Gilets jaunes et les autres. Pour une réflexion commune – Retranscription »

    1. Oui. Faut-il ajouter une erreur d’analyse de plus, à celles qui se sont succédées depuis 40 ans ?

      Nous sommes aujourd’hui au pied du mur…quand les français commencent à se regarder dans les yeux, en ayant l’air de vouloir se compter…c’est très mauvais signe. On n’y est pas encore tout à fait, mais on s’en approche, et on ne voit pas comment on pourrait inverser cette poussée de mélancolie.

      Cependant, les Gilets Jaunes doivent être conscient qu’il n’y aurait pas de pire catastrophe, que de renverser le pouvoir, sans avoir bien compris qui est son ennemi, et ce qu’il faudra faire après. Il faut d’abord bien comprendre ce qui se passe, proposer une autre analyse en prenant un peu de recul, c’est ce que j’ai tenté de faire dans cet article, sur findutravail.net.

      Y-a-t-il une fatalité à la paupérisation, lorsqu’autant de gens veulent travailler à améliorer leur situation. Si la réponse est non, alors pourquoi nous dit-on depuis 40 ans qu’il n’y a pas d’alternative ? , voila une question simple, que les Gilets Jaunes peuvent poser aux journalistes de BFM, qui se plaisent à inviter des Gilets Jaunes peu instruits d’économie et de politique, pour les ridiculiser.

      V Rey
      Place Publique
      findutravail.net

  1. Lors de la prise de la Bastille, en juillet 1789, il y avait aussi des ‘casseurs’ parmi le émeutiers et en plus la Bastille était un bâtiment public, comme la place de l’étoile aujourd’hui. ( Avez-vous remarqué qu »on a respecté la tombe du soldat inconnu, enfant très probablement du peuple, et qui n’a pas subi des tags ?). Alors, pourquoi encenser le 14 juillet et pas les révoltes des gilets jaunes d’aujourd’hui ? La prise de la Bastille avait suivi une crise des fournitures de blé et donc le pain. Le peuple avait faim. Aujourd’hui le peuple se transforme de plus en plus en sdf.

    1. Merci pour ce grand moment d’anthologie, où durant un bref instant, l’artiste Daniel Balavoine exprime sa colère en nous disant clairement comme il est difficile pour de jeunes personnes de connaître et comprendre ce qui se passe en réalité, à cause des médias qui se regardent le nombril ou regardent ailleurs… 
      Daniel Balavoine fait entendre sa voix afin que les médias accordent plus d’attention aux aspects humains et sociaux… Cette colère témoigne peut-être aussi du ressentiment que certains ont toujours envers ce que font et disent les médias peu soucieux de la vérité et de la rigueur de l’information. Par ailleurs, on peut voir comment François Mitterrand maîtrise l’art de la séduction, en jouant avec les faux semblants et les apparences de celui qui sait prendre du recul sur ce que typiquement, Daniel Balavoine dit éprouver en réalité. Mais vers la fin, ce dernier, sans se révolter, dans un long sourire timide, semble murmurer, murmurer aux jeunes : « Nous ne sommes plus dupes, soyons réalistes, exigeons l’impossible!»

  2. 2 en chiffre romain s’écrit avec deux barres verticales reposant sur une horizontale et sont surplombées également d’une horizontale ; c’est le chiffre de la dualité mais dans ce chiffre romain on peut aussi y voir une porte.
    Et la vidéo proposée par Johan Leestmaker l’illustre parfaitement.
    Deux mondes, une fracture. Inconciliable.
    Ou un passage …
    Né sous le signe du Gémeau j’ai toujours été quelqu’un d’ambigu, double, signe d’air par excellence je cherche les failles pour passer, je peux corrompre aussi ; de 2 j’ai appris à faire 1 mais je n’y crois pas étrangement (à ce 1, pas trop mon truc).
    Donc il faut des événements pluriels à mes yeux.
    Une solution à laquelle je pense ce serait (mais on peut rêver) ce serait deux cent intellectuels français (mais y en t-il vingt seulement?) se rendant à l’ Elysée et disant à Emmanuel Macron fermement : ça suffit maintenant, tu arrêtes de déconner (avec des mots autres évidemment, quoique …).
    Et qu’entre ces gens et les autres tous les moyens, par les uns et les autres soient mis en place pour une solution.
    Chacun pourrait à son niveau participer à ceci ; qu’une société ne puisse engendrer ce genre de réponse, je l’avoue, me dépasse complètement. Comme si l’intelligence ou la possibilité d’avoir des réponses à des problèmes étaient un luxe, or on sait que ce n’est pas le cas.
    De ceci il pourrait résulter quelque chose d’universel à force. Mais je ne sais pas pourquoi, je sais que ça ne se fera pas. Ici est le problème : ça ne se fera pas.

    1. @ Pierre, concernant le chiffre romain, il y a une inexactitude.
      Il s’écrit avec deux barres verticales de hauteur égale (contrairement au 2 en idéogramme chinois qui s’écrit avec deux barres horizontales superposées, l’inférieure étant plus grande, trait significatif selon C. Javary). Initialement l’écriture romaine ne faisait pas de différence entre majuscules et minuscules et cette barre a été assimilée au I (i majuscule pour nous) tout comme la main de cinq doigts avec un pouce l’a été au V d’où le dix = V+ V ou X. Chez les anglo-saxons on a conservé cette usage d’écrire le 2 romain comme ii ou le 3 comme iii. Ensuite en gravant leurs lettres dans le marbre les romains ont créé cette magnifique police à empattement (l’éternelle « capitale monumentale ») d’où la création en joignant les empattements inférieurs et supérieurs des deux I de ces barres ─ qui n’apparaissent donc pas en lettres « bâtons ». Il n’ y a donc aucune raison de poser que le 2 romain est tel que vous le décrivez : une porte. Par contre vous avez parfaitement droit à la métaphore. Idem pour le signe du Gémeau …

      Désormais, je suis encore davantage un cuistre, un pédant impénitent, car ça m’agace un peu toutes ces conclusion alambiquées que je n’arrête pas de lire partout sur les forums …

      1. @ Jacques Seignan

        Veuillez m’excuser pour cette erreur, j’aurais juré que …
        Et de fait, j’ai plus un goût pour l’imaginaire (et ses développements métaphoriques) que pour la rigueur scientifique.
        Votre dernière phrase est intéressante ; ceux qui ne savent pas inventent, ou imaginent. Peut-être qu’eux aussi veulent dire quelque chose.
        Quitte à se tromper, hélas.

  3. Excellent Balavoine ! Rien de changé sous le soleil, – hormis le réchauffement climatique. Les comportements humains restent constants, le logiciel n’a toujours pas été mis à jour…
    Dieu, les updates ne nous parviennent pas, le Pape vous envoie pourtant quantités d’uploads…, il doit sans aucun doute y avoir un virus satanique qui perturbe les serveurs du réseau… ?

  4. bonjour le blog,
    « Toute cette histoire, j’en ai déjà parlé souvent, toute cette histoire de l’État qui est endetté. L’État est endetté parce qu’il ne lève pas d’impôt, il ne lève pas d’impôt là où il faudrait le faire. Qu’est-ce qu’il fait, l’État ? Eh bien, il impose ceux qui ne peuvent pas payer, ceux qui sont en bas, ceux qui n’arrivent pas à échapper au système fiscal, et il emprunte, il emprunte pour compléter, et ce qu’il emprunte, ce sont des obligations d’État, et ces obligations, où est-ce que ça va ? Eh bien, ça va dans des assurances-vie, c’est-à-dire que ça va encore subventionner ceux qui ont déjà de l’argent et à qui on ne prend pas l’argent supplémentaire qu’on pourrait leur prendre pour partager avec les autres. »

    Tout est dit…………….
    Juste pour illustrer ce propos….pas plus tard que hier sur le Journal « Le Monde »…..
    Optimisation fiscale : Google évite des milliards d’impôts en déplaçant toujours plus de profits aux Bermudes
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/01/04/optimisation-fiscale-google-evite-des-milliards-d-impots-en-deplacant-toujours-plus-de-profits-aux-bermudes_5405079_3234.html

    bon, je m’arrête là car je sens la colère monter en moi et que je finirais par insulter les économistes de BFMTV et consorts….

    Zen! Restons zen!!!!!!!!!!

    1. Eh bien, il impose ceux qui ne peuvent pas payer, ceux qui sont en bas, ceux qui n’arrivent pas à échapper au système fiscal, et il emprunte, il emprunte pour compléter, et ce qu’il emprunte, ce sont des obligations d’État

      C’est pour ça qu’il serait intéressant de sortir de ce système, en faisant en sorte que ce soit la consommation qui assure le budget de l’Etat et de la Sécurité Sociale. Le problème du consentement à l’impôt disparaît, et s’il n’y a pas consentement, la consommation diminue : plutôt une bonne chose pour l’environnement, car on peut penser qu’on se poserait plus souvent cette question avant d’acheter quelque chose : « est ce que j’en ai vraiment besoin ? »

  5. Oui, c’est bougrement vrai de faire remarquer que le système est pipé, que politiquement rien n’a pu bouger, que la cocotte ne pouvait que faire sauter le couvercle.
    Maintenant, plus que le mauvais grain de la composante « Gilets Jaunes » vont surgir les petits démons sitôt que l’on va se diriger vers l’entonnoir de la décroissance, et nous y sommes entrés.
    Ils vont être nombreux à voleter en essaims de tous côtés, à piqueter de leurs lances petits et grands, gros et maigres, les démons.
    https://i.pinimg.com/564x/a6/b5/2e/a6b52efe260ef6c548fb0da89b952366.jpg
    Sont nombreux : Arlequin, Ebouriffon, Ecrasegivre, Grosclébard, Barbapoux, Ventenpoupe, Grifferoquet, Farfadet, Rougeaud le jobard, Porcelet le dentu et Malequeue pour les plus anciens…

  6. Le « Grand débat national » se met en place sous l’autorité de Chantal Jouanno, tous les citoyens sont invités à y participer…
    Cette ‘concertation’ est en réalité une grande entreprise de ‘brumisation’ visant à éteindre les velléités de changements selon les véritables désirs du peuple.
    De toute façons, les thèmes sont déjà bien cadrés, et l’exécutif reste fermement ancré dans ses certitudes et son désir de ‘changements’ (à sa sauce!), – rapidement selon les derniers propos de la présidence.
    Dans l’état actuel des choses, ce genre de concertation est inopérante quant à induire un changement réel dans la politique gouvernementale, les syndicats en savent quelques choses, vu ce qui s’est passé lors des mouvements dont ils étaient les acteurs.
    Cette façon de considérer, – de la part du pouvoir-, l’analyse du mouvement des gilets jaunes, est de deux choses l’une : soit un gros défaut d’analyse, soit une grande malhonnêteté intellectuelle.
    La stricte honnêteté conduirait à une dissolution des chambres et l’organisation de nouvelles législatives afin de vérifier l’adhésion du peuple au programme dont le pouvoir prétend en avoir reçu une majorité d’adhésion.
    Quant au défaut d’analyse, bien que de manière superficielle il semble l’amender, elle n’est toujours pas remise en question, donc… ?
    Dans le contexte actuel, outre les ouvrages de Paul, un livre à lire de Thomas Porcher : « Traité d’Economie Hérétique »

    1. Débattre à plus de douze , c’est impossible ( et encore avec beaucoup de discipline et avec un « animateur-modérateur » ) .

      D’un « débat national » ( et je resalue l’initiative des « petits maires » qui sont le bon niveau pour entendre , synthétiser et « peser » les principales attentes de leurs concitoyens ) , on ne peut attendre qu’une mesure par la pertinence et le nombre , des principaux désirs de la population . Ça n’est déjà pas rien , et ça devrait devenir un rendez vous annuel ou tous les deux ans . Les députés feront un peu la gueule , mais tant pis .

      Sur la façon de l’organiser, les méthodes existent déjà en nombre chez les spécialistes de la prise de température sociale . Je fais confiance de mon côté à Chantal Jouanno pour ne rien cacher ou édulcorer de ce qui sera vraiment exprimé, et pour le porter à connaissance , comme la commission d’enquête tunisienne sur les turpitudes de Bourguiba et consorts s’apprête à le faire si le pouvoir rechigne à s’emparer de son travail .

      Ce que le pouvoir en fera est autre chose .

      Comme tout pouvoir , il ne pourra pas accepter ( et c’est un peu pour ça qu’on désigne un pouvoir , aussi ) des propositions jugées anticonstitutionnelles . Le RIC en particulier , qui nécessite une modification de la constitution , pour autant qu’il apparaisse comme une revendication forte ( ce qui n’est plus mon cas depuis 4 ou 5 ans ), devra faire , si l’idée a fait son chemin , l’objet d’un débat préalable autrement plus circonstancié et « pensé » que les envolées lyriques actuelles , pour , in fine, être proposé sous la forme où l’exécutif et le législatif et le conseil constitutionnel l’auront décidé, au suffrage universel , à la date et dans les circonstances qu’ils choisiront .

      Mais j’ai déjà tenté d’expliquer pourquoi l’élaboration de la décision , qui rend grâce à notre intelligence , est plus importante que la décision , qui nous prend pour un imbécile .

      Dans toutes les associations , on trouve toujours 100 personnes pour voter pour ou contre , mais rarement plus que 3 pour mettre les mains et la tête dans le cambouis pour faire le corps et les attendus des motions . Ce qui est très pratique d’ailleurs quand on sait se servir de cette tare pour se faciliter l’existence .

      1. @Jiemo :

        Cette heure d’entretien formidable , pour qui ,expert ou pas veut bien tenter d’écouter honnêtement , est d’une très grande richesse et donne bien la presque totalité des énoncés des problèmes à résoudre pour avancer vers une démocratie plus réelle et surtout plus riche , intelligente , durable , dans l’élaboration de la décision que je mets aussi pour ma part au dessus de l’acte de décision proprement dit .

        Je m’étais déjà associé sans réserve aux réserves faites à l’endroit du RIC , ou du referendum tout court , et à la condamnation de la e-démocratie outil miracle .

        La jeune femme qui conduit l’entretien est d’une culture et intelligence rare chez les interviewers , et elle a bien su montrer , sans avoir à polémiquer car Jacques Testard est d’abord un vrai scientifique et un honnête homme , les points sensibles de la piste équilibrée que celui ci avançait .

        Laquelle piste est autrement féconde et en relation au réel que les « prises de pouvoir » ( ou  » conservations de pouvoir » ) actuellement vendues dans la politique ou l’agitation spectacle de rue .

        Par rapport à mes propres repères , il me semble que ce qui reste encore ambigu dans toutes nos tentatives de progrès , c’est la notion de « Pouvoir » en ce qu’il est maître de la décision . Car , si l’élaboration de la décision est bien la part fertile et nécessaire , elle n’est utile que si le décideur , quel qu’il soit , est incarné car il n’y a pas de décision respectable sans « responsable » , qui aura participé à la décision , aura accepté la décision prise par l’ensemble de réflexion , se sera porté garant d’en assurer la mise en œuvre , et donc accepté de subir les conséquences « personnellement » des impacts de cette décision et de sa mise en œuvre .

        En outre , si les pouvoirs institutionnels peuvent sans doute évoluer en laissant de plus en plus de champs à des instances « citoyennes » du type de celles évoquées dans cette vidéo , il reste à repérer les types de décisions qui ne peuvent pas être correctement prises , par nature ou par maîtrise des temps et de l’éventuelle urgence , par ce recours , et qui devront donc restées déléguées et concentrées avec le moins de risques possible .

        En tous cas, « les autres » et les gilets jaunes , seraient bien inspirés de passer deux ou trois jours à potasser sans a priori cette vidéo et de la comprendre , avant de commencer à réfléchir en commun .

  7. Le RIC que promeuvent les Gilets Jaunes est quelque peu différents de ceux qui existent dans plusieurs Etats des Etats Unis d’Amérique du Nord tout comme en Suisse ou en Italie.
    Ce qui change sa nature est son caractère universel revendiqué. Il serait « En Toute Matière », c’est à dire aussi bien constituant, législatif, abrogatoire que révocatoire, ce que ne sont pas les RIC institués ici ou là qui sont « bordés », « bridés » de multiple façons et en amont par la restriction des sujets autorisés et en aval par la soumission à des avis de conformité de telle ou telle assemblée.
    L’intérêt de cette revendication est qu’elle se situe au dessus du champ législatif dans lequel tous les antagonismes peuvent s’exprimer et nous divisent. En mettant en avant cette revendication constituante les Gilet Jaune court-circuitent les antagonismes idéologiques, ils permettent un rassemblement unitaire des citoyens sur une revendication qui porte un intérêt général, un intérêt commun.
    Ce que font là les Gilet Jaune devrait être repris par tout un chacun, ils nous montrent l’exemple. Ils nous proposent de devenir des citoyens à part entière, c’est à dire qui maitrisent notamment le choix et l’élaboration des lois.
    Il sera toujours temps, une fois la maitrise législative acquise, de débattre, confronter, discuter et voter des propositions de lois émanant des citoyens que nous sommes, répondant à des choix de société divergents.

      1. Sans faire une étude comparative exhaustive avec le référendum en Suisse,
        je me contentai de souligner qu’il n’est pas « En Toute Matière ».
        https://www.ch.ch/fr/democratie/droits-politiques/initiative-populaire/quest-ce-quune-initiative-populaire-cantonale-et-une-initiat/
        …/… Le référendum n’existe pas seulement au niveau fédéral mais aussi au niveau cantonal et communal.
        La liste des objets pouvant être contestés par référendum est souvent plus longue qu’au niveau fédéral. …/…

      2. Sinon , sur la « réflexion commune » ?

        C’est vrai que réfléchir ou débattre avec des boxeurs , ça a très vite des limites .

      3. Ne vous laissez pas abuser par un événement anecdotique qui tourne en boucle sur les écrans.
        Regardez moins la télé et lisez plus Florence Aubenas:
        https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/15/sur-les-ronds-points-les-gilets-jaunes-a-la-croisee-des-chemins_5397928_3224.html
        Il y a de quoi s’interroger d’ailleurs sur ces images sélectionnées sensées discréditer le mouvement. Montrer en boucle que finalement les forces de l’ordre ne sont pas invincibles, est-ce bien intelligent ?

      4. Résultat, « le boxeur » est en passe de devenir un héros populaire sur les réseaux sociaux. Encore une belle illustration de la polarisation entre médias verticaux et horizontaux.

      5. Au passage , je ne regarde plus la télé depuis deux à trois ans , sauf Arte .

        De ce côté là , je n’aurai pas de mal à suivre votre recommandation .

        Mais tout ça ne nous dit pas comment promouvoir ( et réfléchir en commun entre les autres et les gilets jaunes) la « survie de l’espèce » en général , et de la France en particulier .

        Surtout si on ne s’exprime plus qu’en anglais , qui devrait étendre l’audience internationale du blog et finir de conquérir le monde là où on l’ignore encore , mais qui ne va pas faciliter le « débat national » .

      6. @ Juannessy 6 janvier 2019 à 11 h 47 min

        Sur la réflexion commune ?
        Paul Jorion consacre un paragraphe entier de son billet au référendum d’initiative populaire.

        Ping pong : les Suisses ont rejeté par référendum d’initiative populaire le 24 septembre 2017 les deux objets de la réforme Prévoyance vieillesse 2020 qui prévoyait notamment le relèvement de l’âge de référence des femmes de 64 ans à 65 ans.

        Un RIC « En Toute Matière » en France aurait permis un référendum sur les différentes « réformes » menées tambour battant par notre cher Président. Il aurait évité tout ou partie des mouvements de protestation grèves, blocages, violences etc.
        Il serait un facteur de paix sociale.
        Il ouvrirait la porte à tous les possibles à conditions d’être assez nombreux pour le déclencher et pertinent pour convaincre.

      7. @Romain Vitorge :

        Voir réponse au commentaire de Jiemo .

        (PS : les suisses me seront beaucoup plus sympathiques le jour où leur pays ne sera plus un asile fiscal pour les grosses fortunes , ou moyennes fortunes sportives ou du show bizz , françaises ( et mondiales ) , ce qui leur permet de bien vivre et de se donner les gants de RIC « sociaux  » , mais qui le sont beaucoup moins quand ils concernent les étrangers , la politique d’accueil , ou le secret bancaire ).

      8. @ Juannessy 7 janvier 2019 à 15 h 57 min
        Comment voulez-vous « avancer vers une démocratie plus réelle et surtout plus riche, intelligente, durable, dans l’élaboration de la décision » si le processus est verrouillé en amont et en aval ?
        Qui va s’impliquer dans une consultation dans ces conditions là ?

        A l’écoute de cet entretien, il me semble que les objections sur le coté pyramidale de l’organisation de ces conventions citoyennes, ne provoquent pas de réponses pertinentes de l’intéressé pas plus que celles relevant qu’en dernière instance il revient aux élus de donner ou de ne pas donner suite aux décisions issues de ces conventions citoyennes. Jacques Testart ne fait-il pas là preuve de naïveté ? Il nous dit que son propos est de proposer un outils, soit, mais alors il conviendrait d’aiguiser son mode de formation en amont et la prise en compte de la décision en aval.

        Le RIC, qui laisse l’initiative du sujet et la prise de décision aux citoyens me semble beaucoup plus à même de provoquer une ou des bifurcations de la société.

      9. @Romain Vitorge :

        Qu’appelez vous s’impliquer dans une  » consultation  » ?

        Moi je parle d’importance première de l’élaboration de la décision .

        La place de l’instance décisionnaire reste un sujet en tant que tel et c’est ce que je croyais avoir dit .

        Pour moi la notion de décision ne se sépare pas de la notion de responsabilité , et la responsabilité , pour être, DOIT être incarnée « en personne » .
        Pas plus que la notion de personne morale en économie , une responsabilité « diffuse » fût -elle celle du « peuple » , ne vaut .
        Quand il s’agit de décider gravement , je ne connais de responsabilité que nominative ( Jacques Testard l’exprime d’ailleurs aussi dans cet entretien ).

        Ceci étant il y a sans doute pas mal d’actes aux impacts potentiels préjugés comme mineurs par la Loi , qui ne nécessitent pas de niveau de décision impliquant cette exigence structurelle et opérationnelle ( entre autre parce que toute décision importante est mise en œuvre par des hommes , des process et des outils auxquels on doit pouvoir imputer la réussite ou l’échec , ne serait ce que pour savoir où porter les corrections sans chercher en vain ) .

        C’est pourquoi , et j’y reviens , le process d’élaboration des décisions ( dont le champs peut être très vaste sous contraintes physiques , temporelles et économiques cependant ) m’est une meilleure garantie de progrès réel dans la vie publique , plus en prise avec notre environnement mondial et nos forces et faiblesses propres , qu’un rêve jouissif « en toute matière » même si ce serait une première mondiale franco – française inévitablement vouée à faire rigoler le monde entier et le capitalisme pour le principal .

        Surtout quand le peuple qui voudrait changer le monde et le système capitaliste , est celui ( en partie ) qui veut absolument continuer à faire le plein de carburant chaque mois .

      10. @ Juannessy 8 janvier 2019 à 14 h 18 min
        La « consultation » en question est celle que développe Jacques Testart, la convention citoyenne.
        C’est au sein de cette convention citoyenne que Jacques Testart décrit un processus de prise de décision.
        En l’occurrence elle n’est pas incarnée en personne, mais par des personnes tirées au sort.

        Vous êtes injuste envers le peuple qui « veut absolument continuer à faire le plein de carburant chaque mois »
        Vous ne pouvez pas ignorer que l’aménagement du territoire ne lui laisse aucun choix alternatif que le véhicule personnel à l’instant « t » où nous échangeons.

        Je vous signale un débat public à propos du RIC lancé par « Parlement et Citoyens »
        https://parlement-et-citoyens.fr/consultation/referendum-dinitiative-citoyenne/presentation/presentation-18

      11. Si vous saviez tout ce qu’on a pu raconter sur le referendum quelque soit son attribut , depuis Sieyes et Rousseau !

        Pour le plein d’essence , je ne fais pas de morale , je dis simplement que si on considère que c’est absolument nécessaire par goût ou  » parce qu’on y est contraint  » , il ne faut pas trop espérer échapper aux multinationales et au capital .

      12. @ Juannessy 8 janvier 2019 à 23 h 33 min
        Je me suis mal exprimé, le lien pointe vers une consultation citoyenne (et non vers un débat) initiée par quelques parlementaires de tout bord. (1 RDSE, 6 Socialistes, 2 UDRL, 2 LRM et 2 GCRCE)

        Par ailleurs constater la contrainte ne dit rien des solutions pour s’en abstraire et surement pas qu’elle serait incontournable à tout jamais. L’aménagement du territoire est un acte politique donc sujet à évolution. Ca tombe bien le RIC est un outils politique.

      1. Je sais , ça m’est arrivé aussi assez souvent ( en devenant adulte d’ailleurs largement plus tôt que cette jeune femme ) .

        Qu’est ce que ça change à la question ?

      2. Laissez donc les autres commentateurs apprécier comme il ce doit les liens que je pose ici, vous n’êtes pas le seul à construire ce blog que je sache ; il vous faut un certificat de bonne conduite ? et puis quoi encore.

      3. @octobre :

        Mais non , mais non . Je n’ai besoin de rien , je n’ai que de la curiosité .

        Et Paul Jorion est bien évidemment seul maître de la bonne conduite des commentateurs , que je me contente de relancer pour qu’au contraire , ils en disent toujours plus .

        Si possible sur le sujet du billet plutôt que sur ma personne ou la leur .

      4. @Juannessy
        Bien dit.
        Moi aussi, je trouve le titre de ce billet « LES GILETS JAUNES ET LES AUTRES. POUR UNE RÉFLEXION COMMUNE », très inspirant…
        Et ?

    1. Il serait bon que les médias invitent davantage les élus syndicaux. France inter a l’air de se réveiller un peu, pourvu que ça dure !
      Que se passe-t-il dans le crâne du président pour qu’il s’éloigne à ce point des syndicats depuis le début de son quinquennat ? Et surtout qu’il continue sur cette lancée en pleine marée jaune !

      1. Ce serait bon pour les médias et (donc !?) le pouvoir…
        mais il n’est pas certain, aux yeux des Gilets Jaunes, que ce soit un bon plan !

        Leurs exigences sont, semble-t-il, montées d’un peu plus d’un étage…

        Dans « le crâne du président », c’est peut-être une sorte de lucidité qui commence à moindre, malgré lui.
        #pasmon président trouverait, ces dernières semaines, son alternative 🙂

    2. juannessy
      Heu … il avait qualifié le mouvement de totalitaire il y a quelques semaines, était cela poser les bases d’un dialogue ?
      Permettez-mois d’en doutez. Laurent Berger avec son style modéré représente un type de syndicalisme qui n’a pour seule ambition que d’accompagner le capitalisme en lui apportant une mince couche de pseudo vernis social. Il justifie une violence silencieuse, qui n’est pas passible de la justice pénale qui fait système et ne cesse de creuser le fossé des inégalités et de l’incompréhension mutuelle. Il est donc selon moi plus le problème que la solution.

      1. Transmis aux adhérents de la CFDT premier syndicat de France .

        Au passage le nouveau patron de FO a eu une position comparable cette même semaine .

        Pour la CGT , on attend encore une position claire .

        ( PS : j’ai déjà raconté qu’avec mon frère et ma sœur , nous étions à une époque , tous les trois délégués syndicaux ….dans chacune des trois centrales sus dites . Tous à la retraite aujourd’hui , nous avons je crois à peu près la même vision du bien commun et du progrès social . Et on continue à payer notre cotisation )

      2. Si j’osais, et j’ose, je dirais mon cher Juannessy, une vie de syndicalisme pour quels résultats ? De l’eau tiède ? Bravo, continuez à parler pour endormir les gens, rafraîchir fortement les chauds et réchauffer un peu les froids, bref continuez comme vous avez fait toute votre vie à inventer l’eau tiède. Le Capital, et tout le patronat vous en sait gré mon cher, ils attendent des hommes de votre trempe, comme ce Monsieur Berger ! Et, entre nous il est trop tard pour changer à votre âge, alors continuer à faire le … mitigeur.

      3. Medellín, 8 janvier 2018

        @Pierre-Yves, CloClo

        1. C’est bizarre de reprocher aux syndicats laboraux de se reveiller. Laurent Berger n’est que le porte-parole.

        2. Au moins, Madame/Monsieur CloClo: Laurent Berger, Pierre-Yves et Juannessy (au moyen de mentionner son adhésion et celles de sa soeur et de son frère) ont le ¨Zivil Courage¨ de s’identifier comme des citoyens responsables, un aspect souligné sur ce Blog implicitement et explicitement par Paul Jorion, Julien Alexandre et Franscois Leclerc mêmes.

        Et, d’ailleurs, à TRES juste titre mentionné et critiqué par le parlement, le gouvernement et la justice francais-e également quant aux capuchonné(e)s lâches parmi les GJ.

        Vos commentaires, CloClo, gagneraient en crédibilité, si vous ne vous cacheriez plus derrière votre synonimat anonyme et clownesque/fanfaronnesque, et dans cette critique, je critique tous et toutes les participant(e)s à ce Blog qui n’ont pas le Zivil Courage d’agir responsablement comme Pierre-Yves, Paul, Julien, Francois, et, à peu près, Juannessy.

        Toujours ces grandes bouches et grands mots du coté des capuchonné(e)s, notamment du coté d’un peuple tellement fier de sa déclaration des droits de l’homme: ca va fatiquer un petit peu.

        3. Tout cela me lie à deux autres points. (a) Les menaces à Ingrid Levavasseur et (b) l’unification des forces, à c commencer du coté syndical (CFDT, FO et CGT et autres).

        (a) Ingrid Levavasseur. Je trouve scandaleux, le silence, aussi ici au Blog, quant à sa situation. C’est une traduction de cet aspect typique déjà analysé ci-avant: cette peur de se responsabiliser. Je trouve incroyable au même temps que ni du coté de la justice (procureur général) ni du coté de Madame la ministre de la justice, ni du coté de la commission permanente de la justice de l’Assemblée Nationale, ne l’on na RIEN dit sur cette situation.
        Je trouve tout cela TRES injuste, TRES lâche, et c’est exactément LA où un président NON-présidentiel, un changement que j’ai toujours proposé et défendu, doit parler, et doit parler avec de l’urgence.
        Ne pas protoger la vulnerabilité d’une personne comme Ingrid Levavaseur, fait complice tout l’appareil étatique francais aux menaces capuchonnées, et ni le parlement, ni le gouvernement, ni la justice n’ont et n’auront aucune excuse si quelque chose encore plus terrible arrive à Ingrid, comparée avec l’horreur qui DEJA se réalise dans sa vie.

        J’accuse le PEUPLE francais d’être complice et lâche, si on laisse seule cette femme formidable et courageuse.

        (b) Unification des syndicats.

        La tristesse de la fragmentation et de l’affaiblissisation augmentante des organisations syndicales des travailleuses et travailleurs en France, est une des raisons pour laquelle le néoliberalisme avec tous ces défauts trop connus, a pu avancer tellement en France, avec comme symbole les revenus scandaleusement élevées comme c’est le cas de M. Bernard Arnault et autres.

        Je vous rappelle une autre personne qui s’est reveillé, comme Laurent Berger, avant qu’il soit mort, Helmut Schmidt, qui a plusieurs reprises et à juste titre a critiqué le manque de beaucoup plus de pression syndicale pour freiner ces explosions absurdes de l’inégalité.

        Alors: ma question à monsieur Juannessy est la suivante. Si vous avez cette (très belle) expérience dans votre propre famille de pouvoir s’unifier sur vos points de vue, comme une adhérante et deux adhérants de la CFDT, la FO et la CGT, pourquoi, au nom de la paix, vous ne faites plus pour arriver à une seule et forte organisation syndicale en France, comme c’est le cas, vous me connaissez, en Suède avec sa très puissante LO (Lands Organisationen), et pourquoi pas proposer à Laurent Berger et ses camarades de la FO et de la CGT de suivre l’exemple de la famille Juannessy?

        Je connais déjà une candidate pour la présidence d’une OUT (Organisation Unifiée du Travail) en France:
        Ingrid Levavasseur.

      4. @Johann :

        Pour autant que des syndicats peuvent être assimilés aux membres d’une famille ( et réciproquement ), je vous rassure car , en France au moins , ils savent se retrouver sur l’essentiel quand le pire est en vue ou présent .

        Et c’est d’ailleurs alors une bonne façon de repérer l’essentiel , ainsi que ceux qui œuvrent pour le mieux et ceux qui œuvrent pour leurs obsessions en surfant sur les vagues du soliton ,dont ils ont plus le besoin que le goût et le talent de le réduire et vaincre .

        Vous avez des enfants ?

      5. @ M. Juannessy

        1. J’espère que dans cet ‘essentiel’ dans l’organisation syndicale en France, la nécessité urgente de la solidarité internationale ne soit pas négligée.

        (à comparer: https://www.devex.com/organizations/lo-tco-secretariat-of-international-trade-union-development-cooperation-46505

        et

        http://www.lo.se/home/lo/res.nsf/vres/lo_in_english_1366027847830_trade_union_political_cooperation_pdf/$file/Trade%20Union-Political%20Cooperation.pdf )

        2. Nous (ma femme et moi) avons 5 filles adoptées (une fille mourût tragiquement à l’age de 30 ans en 2005, elle nous manque chaque jour), 4 garcons adoptés, et en plus, nous sommes heureux avec 5 petits-enfants adopté(e)s, et deux autres ‘in statu nascendi’.

        Mais nous nous sentons co-responsables de chaque enfant.
        C’est notre réponse aux sottises néo-malthusiennes aussi:
        ¨il nous manquent pas d’enfants, ils nous manquent des parents (co-)responsables.¨

        L’ainsi scandaleusement-dénommée ¨sur-population¨ au monde disparaît sous nos yeux, mais les neó-malthusien(ne)s refusent de lire les rapports y touchants de la WHO / OMS, de l’UNICEF, ou encore plus clairs, du prof. Hans Rosling, qui malheureusement est mort il y a deux ans.

        (malheureusement pas en francais, ca vaut la peine contre les folies du FN en France….:
        https://www.gapminder.org/ , oui oui, je le sais, avec des observations critiques du coté de l’université de Göteborg.)

        Le racisme camouflé du néo-malthusianisme est fort, très très fort, il faut le détrôner sans arrêt et à chaque opportunité.

      6. Johan,
        J’approuve entièrement votre propos concernant Ingrid Levavasseur ainsi que sur la nécessaire unité syndicale. J’ajoute le tort des syndicats c’est d’avoir suivi la voie sans issue du réformisme, alors qu’il faudrait qu’ils clament et expliquent que l’abandon du capitalisme est une question de survie. Actuellement faute de tenir cette position ils ne peuvent qu’être en retard sur les mouvements sociaux dont les enjeux débordent largement ce dont ces syndicats sont porteurs. Quid de la démocratie, dans nos institutions, dans l’entreprise ? Au lieu de quoi on en eu, par exemple une CFDT qui a approuvé le détricotage du code du travail ce qui représente un recul démocratique …
        J’ai été choqué moi aussi d’apprendre l’impossibilité pour Ingrid Levavasseur de se rendre très récemment à une émission de BMF, où, dois-je préciser, d’autres Gilets jaunes sont régulièrement invités. C’est effectivement du devoir et du gouvernement et des autres gilets jaunes de manifester leur désapprobation la plus totale.
        Malheureusement, sauf preuve du contraire, BFM ne fait rien pour élucider cette situation, dont on ne sait pas grand chose, ce qui ne fait rien pour arranger les choses. Je n’ai pas vu de journalistes à la télévision (que je regarde beaucoup en ce moment) enquêter ou interroger le gouvernement ou d’autres gilets jaunes sur ce cas en particulier. Il me semble que faire la lumière d’autres similaires grandirait ceux qui en seraient à l’initiative.

      7. @Johann :

        Je ne connais pas un syndicat qui ne soit pas sensible à l’environnement international .

        S’agissant des enfants , je suis sensible à la force de votre réponse , mais en fait , mon arrière pensée était plutôt de mettre en évidence que l’on peut avoir des enfants nombreux et tous « différents » et faire cependant « famille » et vie commune , même si ça n’est pas évident tous les jours .

      8. Monsieur Johan,

        Vous avez le droit de penser ce que vous écrivez, et l’écrire sous votre identité, supposé, n’y ajoute ni crédibilité ni autorité. Vous attribuez des bons points à ceux que vous considérez comme courageux, c’est votre droit le plus strict, en vous affichant sous votre patronyme selon vos dires. Vous critiquez comme bon vous semble, et c’est tant mieux, non pas à visage découvert, comme vous le sous entendez, mais en signant du nom que le registre d’Etat civil a jugé bon de vous identifier avec l’aide de vos parents et de la coutume qu’on porte le nom de son papounet dans bien des contrées .
        CloClo est mon diminutif tendre et amical, et je ne vois pas trop en quoi signer de mon nom (avec numéro de sécu aussi et empreinte digitale ?) ajoute quoique ce soit à mes propos. Vous seriez bien en peine de justifier l’inverser, sauf à démontrer par là même une sidérante propension à vous sentir supérieur à votre interlocuteur du simple fait de porter un badge d’identification, ce qui est une totale absurdité .

        Et je maintiens, que Juannessy fait fonction de mitigeur. Ce qui est pratique sous la douche quand on est tout nu, sans cagoule…

        Quant à l’histoire de Madame Ingrid comme vous dites, c’est bien la proposition de BFM TV qui pose problème, comme celle celle acceptée par monsieur Edouard Martin en son temps, vous y voyez du courage « zivil » là où certain y voit de la collaboration mon pauvre, et personnellement et par expérience, le courage de la collaboration n’est pas un fait d’arme glorieux, ne vous en déplaise.

      9. Petite précision pour la forme,

        Cette manie de demander aux gens de prendre position et d’afficher une opinion correcte, dans le genre :

        – la violence c’est mal,
        – il faut respecter les institutions, les symboles de la République,
        – il faut condamner les exactions
        – ces gens là sont courageux, ceux là sont lâches…

        Ne relève pas d’une attitude saine dans un débat, mais d’une lubie moralisatrice narcissique dont permettez moi l’outrecuidance passagère de vous préciser, que je me fous comme de ma première paire de chaussette trouée.

  8. Tout cela est bien craquant à labellisation, c’est pourquoi il importe de se concentrer sur une seule et unique revendication qui soit de nature à fédérer tous les gilets jaunes . Cette solution existe. Au lieu de se faire enfermer dans le relèvement du Smic, il faut exiger la mise en place d’un salaire maximum qui, à l’instar de ce qui existe dans les grilles indiciaires des fonctionnaires territoriaux, ne puisse être plus de 5 fois supérieur au salaire minimum. Des lors pour augmenter le SM il faudra augmenter aussi en proportion le salaire minimum et on aura donc une équitable répartition des richesses.

    1. Dans le programme commun de gouvernement en 1972, il y avait déjà la notion de salaire minimum et d’écart maximum entre le minimum et le maximum. De mémoire le chiffre de 7 comme écart est sorti d’un chapeau plus tard, et ça me paraissait trop important. Avec d’autres un écart de 3 nous semblait suffisant. Mélenchon proposait en 2016 un écart de 20. C’est dire si « on » a perdu ! Plus encore, il s’agit de salaires, même pas de revenus, c’est tout dire…
      De l’eau à coulé sous les ponts, L’Europe, la mondialisation, le moins disant social et fiscal etc.
      Le novateur aujourd’hui, c’est la notion de gratuité pour des biens et des services réputés de base, ou le bien mal nommé « salaire à vie » façon Friot, il y a des montages à inventer à partir de ces pistes prometteuses…secouant le joug de la propriété…par leur coût.

  9. Pour trancher le différend qui perdure entre, d’une part, la foule haineuse jaune comme le fiel, et, d’autre part, les gentils Olympiens blancs-bleus comme la police, ayons recours à l’ordalie par combat singulier à mains nues, dans les règles du pugilat.
    Christophe Dettinger, « le boxeur au bonnet noir » du pont Senghor, pourrait représenter les vilains Jaunes.
    Pour représenter les nobles Blancs-Bleus, il faut que Jupiter choisisse entre deux de ses affidés pugilistes bien connus : Alexandre Benalla et Didier Andrieux.
    Si le champion des gentils Blancs-Bleus gagne, tous les pseudo-caciques autoproclamés des gueux jaunes rendent immédiatement leur tablier.
    Si le champion des méchants Jaunes gagne, Jupiter quitte immédiatement l’Olympe et se fait oublier.

    1. Méthode d’autant plus périmée et désuète que , même si on était assez bête pour s’en remettre au jugement de dieu et à la connerie des combats violents , on a bientôt alphainfinity auquel il suffit de soumettre à la fois les décisions et l’administration de la maison .

      Et peut être bien aussi l’organisation de la réflexion commune évoquée en titre , car je n’ai vu personne répondre à la question .

      Ce qui est une forme de réponse cependant .

    1. L’intervieuw qui faisait suite à l’épisode de ‘porte ouverte’, le voyait un peu moins flambant que lors de sa conférence de presse du vendredi 04 où il bombait le torse concernant le mouvement des ‘gilets jaunes’…Quand on crache en l’air, cela retombe !
      Si les faits n’étaient graves, cela prêterait à rire.

  10. «  La survie de l’espèce » était, et est plus que jamais, la critique illustrée du fonctionnement de la société capitaliste en général.
    J’aurais tendance à suggérer l’élaboration d’une suite logique au premier album cité et qui pourrait s’intituler « Outils pour la survie de l’espèce » dont la base serait, éventuellement augmentée de réflexions externes, le contenu du petit livre « Vers un nouveau monde » le tout illustré par Grégory Maklès.
    Ne pas oublier, bien entendu, d’en envoyer un exemplaire à notre cher (trop cher!) Président, il adore ce qui est imagé…

  11. Chantal Jouanno jette l’éponge .

    Respect Madame pour l’ensemble de vos prises de position récentes .

    Je me demande bien comment je peux avoir une réflexion commune avec un gilet jaune .

    1. Salut Juan,

      un mot et deux références :

      Ambivalence. Ne pas réduire le mouvement des gilets jaunes à la surexposition médiatique de certains.

      http://lahorde.samizdat.net/2018/12/19/un-point-de-vue-antifasciste-sur-les-gilets-jaunes/

      http://cqfd-journal.org/Du-brun-dans-le-jaune

      Ne pas jeter les légitimes revendications sociales avec les délires fascistoïdes opportunistes.

      Quelle position avoir sur la « violence » quand on constate que 100 euros pour un smicard c’est 10% d’augmentation, ce qui n’a été obtenu par aucun syndicat depuis… 68 ? même quand il y avait deux millions de personnes dans les rues sous la houlette des syndicats ? Quelle position avoir sur la « violence » quand, le lendemain de la déclaration de Macron, les grandes entreprises (ses financeurs ?) se ruent pour lâcher des primes dans une jouissive surenchère (1000 à Orange, qui dit mieux ? 1500 chez Total !) ?

      Quelle position avoir sur la violence, quotidienne celle-là, exercée sur 9,5 millions de personnes sous le seuil de pauvreté ? Sur les chômeurs, les précaires, les mères isolées ? Juan, quelles dispositions à la « violence » font naître cinq, dix ou vingt années de galères quotidiennes et d’humiliations permanentes ?

      Le lait a débordé, ça va être compliqué de le remettre dans la casserole. Et pour paraphraser un fascinant révolutionnaire du XXIe siècle : « C’est chaud, c’est chaud ! »

      1. Moi j’entends tout ça ( et pas d’aujourd’hui ) , mais c’est aux gilets jaunes de savoir s’ils veulent réfléchir « en commun » ( et un débat national , même bancal c’est un bon début , et ça a l’avantage de faire communauté plutôt que secte , dans la mesure où c’est « tout public » – certains prétendent que ça pourrait être le peuple -), ou bien se calfeutrer dans « la violence » .

        Masi s’ils considèrent qu’ils sont mieux compris par Hanouna ( 35 000 euros /mois ) ou Brigitte Bardot ou un boxeur qui chiale devant son smartphone -spectacle , qui répondent mieux à leur « légitime violence  » , je n’ai pas grand chose à mettre en commun avec eux .

      2. re-belote Juan,

        pas « les gilets jaunes », ceux qui, chez les gilets jaunes, sont etc.

        Même si j’entends votre position. Lors de l’acte V, franchement je me suis posé des questions. Et si… ouais mais pour quoi et par qui ? Pas sûr que les réponses m’auraient enthousiasmées. De quoi réfléchir aux postures révolutionnaires, je vous l’accorde.

        D’autant que la pauvre Chantal Jouanno, on lui pardonnera dans le contexte actuel de se faire un an de smic par mois – c’est loin d’être la pire – n’y est pas pour grand chose, mais c’est symptomatique… A ceci près aussi que lors du débat télévisé organisé par BFM TV (avec Ruth Elkrief et Xavier Mathieu pour situer) les politiques et les journalistes (ceux-là en tout cas) sont apparus pour ce qu’ils sont vraiment : le dernier rempart avant les vrais responsables. Exactement comme l’illustration de la survie de l’espèce avec le capitaliste planqué derrière l’entrepreneur et le mur de pognon. Les gilets jaunes sur le plateau figurant à merveille notre pauvre petit légo bien naïf. Il ne faut dès lors pas s’étonner de leur perte de crédibilité et de la franche hostilité qu’ils suscitent.

      3. @2casa:

        La violence n’est force que lorsqu’elle est mise au service de propositions communes ( et le mouvement est tellement hétéroclite qu’il émet des propositions contradictoires et sans communes mesures entre elles ) , et qu’elle ne se trompe pas de cible .C’est pour ça que les paradis fiscaux et la maîtrise des mouvements de capitaux m’importent plus que le RIC arrivé là par injection de ceux qui ont sauté sur l’occasion pour s’imposer et se donner à voir sur un thème sympathique et facile à vendre .

        Sur Chantal Jouanno , je trouve qu’elle a été d’une vérité , honnêteté et responsabilité exemplaire , ce qui me rend d’autant plus triste que ce ne soit pas elle qui conduise , pour la qualité et honnêteté du résultat , cette démarche de recherches d’espérances comme l’a très bien dit Alain Juppé aussi . Je cherche à qui profite la polémique . Selon moi , surement pas au peuple français ni aux gilets jaunes sincères .

        Sur son « salaire » , dont elle a raison de dire que le débat serait l’occasion de rendre plus consensuel et démocratique le montant maximal des rémunérations de la très-très haute fonction publique ( et autres zinzins institutionnels de tous niveaux territoriaux ) , je note que les apriori brouillent la réalité , car 14 700 euros bruts mensuels , ça fait environ 12 000 euros nets /mois et moins de 10 000 euros nets après impôts sur le revenu , soit 8, 7 smics nets avant et après impôt sur le revenu ( en principe ) , ce qui est sans doute discutable et sera toujours insupportable à un smicard , mais assez largement à l’intérieur de la fourchette 1 à 20 avancée dans « l’avenir en commun  » de la LFI . Et en tous cas plus tolérable que les émoluments d’un avocat , d’un pharmacien , d’un joueur de football, d’un animateur , d’un chanteur , d’un politique cumulard éternel , et pas mal d’autres niches amusantes et vite réfugiées à l’étranger … Ha , si le SNUI pouvait parler , on aurait des surprises sur les vrais riches .

        Bref , laissons Chantal Jouanno à 10 000 € nets après IR , et augmentons le smic .

        Sur le « rempart » , on sera d’autant plus d’accord que je m’évertue à dire que ce ne sont pas nos fléchettes gauloise qui les feront tomber . Une bombarde européenne serait plus sure , mais c’est foutu .

        On va voir ce que nous réserve Oncle Sam et les héritiers de Qin Shi Huang.

        Et les multinationales .

      4. @2 Casa :

        J’ai oublié , mais c’est encore dans les temps : bonne année !

        ( On vous avait perdu . Toujours des ennuis de santé ?) .

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