Espaces de liberté, « Raréfaction du travail : réinventer l’Etat-providence du XXIe siècle », par Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin, à paraître

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« Raréfaction du travail : réinventer l’Etat-providence du XXIe siècle » – Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin

Pour la revue « Espace de Libertés » – 3 février 2019

L’Etat-providence trouve ses racines dans la « question sociale » qui émerge dans le débat public des pays occidentaux au cours du XIXe siècle. On désigne ainsi les problèmes sociaux liés à l’urbanisation et l’industrialisation, qui font craindre des troubles sociaux aux classes dominantes. Celles-ci tendent à considérer la pauvreté comme la conséquence de caractéristiques morales individuelles et non du fonctionnement de la société.

Ce n’est qu’avec les travaux de Louis-René Villermé, considéré comme le fondateur de la médecine du travail, dans le Tableau de l’état physique et moral des ouvriers en 1840 qu’a lieu une révolution copernicienne dans l’approche de la question sociale. En montrant notamment que les habitants venant de quartiers ouvriers sont en moyenne plus petits que ceux venant de quartiers bourgeois, il montre comment les conditions de travail peuvent expliquer les conditions de vie des classes populaires.

Les « risques sociaux » comme fondement de l’Etat-providence

C’est à la fin du XIXe siècle qu’apparaît l’idée de « risques sociaux » : ce sont des événements qui remettent en cause la possibilité de gagner sa vie et dont les conséquences sont considérées comme devant être prises en charge par la société dans son ensemble car ils ne relèvent pas de la seule responsabilité de l’individu. Outre un choix avant tout politique, la définition des risques sociaux dépend de son assurabilité car le système de protection sociale repose sur le principe de la mutualisation des risques. Il est nécessaire que les probabilités de subir un événement soient indépendantes d’un individu à l’autre pour que les risques se compensent. La Belgique reconnait aujourd’hui quatre risques sociaux : la santé, la vieillesse, la famille et l’emploi.

Le système de protection sociale belge : un modèle fondé sur l’emploi

Le modèle de protection sociale belge est inspiré du modèle bismarkien né en Allemagne dans les années 1880 et qui repose sur un principe fondamental : les droits découlent de l’emploi ou d’un lien de parenté avec le titulaire d’un emploi. Les prestations sont alors proportionnelles aux cotisations et donc liées au salaire, comme par exemple les allocations chômage.

L’Etat-providence est aujourd’hui fragilisé

Si la fin de la Seconde Guerre mondiale et les Trente Glorieuses marquent l’apogée de l’Etat-providence, depuis la fin des années 1970, il est progressivement remis en cause. Trois phénomènes expliquent cette fragilité grandissante.

Le premier est la pensée ultralibérale, à l’influence aujourd’hui prépondérante dans la classe politique, qui considère que l’Etat doit se retirer de l’économie pour n’être qu’un « veilleur de nuit ». Son seul rôle doit être de protéger la propriété privée et garantir la concurrence « pure et parfait ». Telle une entreprise, il doit rationaliser son fonctionnement, rendre son activité rentable et donc couper dans les aides sociales.

La deuxième cause est le contournement croissant de l’Etat-providence. L’Etat est fondé sur le monopole de la violence mais aussi de la fiscalité sur un territoire donné. Une entreprise locale n’a pas d’autre choix que de payer ses impôts dans le territoire sur lequel elle exerce son activité. Mais ce monopole fiscal est aujourd’hui remis en cause par les multinationales qui mettent, au contraire, en concurrence les différents pays entre eux. Cela pousse les gouvernements au moins-disant fiscal et donc social.

La dernière explication, la plus importante de loin, est la raréfaction du travail sur lequel est fondé tout le système de protection sociale. Un rapport publié en novembre 2017 par McKinsey Global Institute, « Jobs lost, jobs gained : what the future of work will mean for jobs, skills and wages », affirme que grâce aux technologies d’aujourd’hui, 50% de la main d’œuvre actuelle est automatisable. S’il est encore à voir à quelle vitesse le travail disparaitra véritablement, il est certain que, dans les années à venir, une part croissante de l’emploi sera automatisable et automatisée.

Réinventer l’Etat-providence pour faire face aux enjeux du XXIe siècle

Face à la raréfaction du travail, aux inégalités de la répartition des richesses et à la polarisation de la société, il est absolument nécessaire qu’un Etat-providence digne de ce nom soit réinventé. Et pour cela, il faut mener un véritable changement de paradigme du point de vue des recettes et du point de vue des dépenses.

Si ce n’est pas l’Etat-providence qui est obsolète, c’est bien le modèle bismarkien qui l’est. Les risques sociaux sont en passe de devenir inassurables du fait que la probabilité de chômage dans la population augmentent inexorablement. Les dépenses augmentent car les chances d’être au chômage augmentent, alors que les recettes diminuent mécaniquement avec la raréfaction du travail. Pour équilibrer les comptes publics, nos dirigeants sont alors obligés d’adopter la politique du « rabot » : chaque année il faut trouver où réduire les dépenses de protection sociale.

Pour conserver l’Etat-providence, il est aujourd’hui impératif de dissocier le travail des droits sociaux. Du côté de l’Etat, les recettes ne doivent plus être dépendantes du taux d’emploi, et du côté de l’individu, la possession d’un emploi ne doit plus être la condition à l’accès aux droits sociaux.

Ainsi, au modèle bismarkien s’oppose au modèle beveridgien né au Royaume-Uni dans les années 1940 avec l’économiste keynésien William Beveridge. Le modèle ne se fonde non pas sur un système d’assurance mais sur un modèle d’assistance : les aides sont accordées sans contrepartie de manière universelle (tous les résidents d’un territoire sans condition ont accès aux droits sociaux) et uniforme (les prestations sont versées en fonction des besoins).

Quelles peuvent être les nouvelles recettes de l’Etat-providence ? Si le travail disparait, avec l’automatisation l’économie continue de fleurir, les impôts imaginables pour financer l’Etat-providence sont innombrables. Nous proposons notamment la « taxe Sismondi » en imposant le travail des machines, robots et logiciels en lui appliquant le même barème que celui qui vaut pour les êtres humains qu’ils remplacent.

Et pour véritablement faire face aux enjeux sociaux du XXIe siècle ? Nous proposons la gratuité pour l’indispensable pour assurer un socle commun d’accès aux biens fondamentaux à une vie décente : alimentation, logement, vêtements, santé, éducation, transports, et même connectivité. Distinguons le nécessaire du superflu et faisons-les relever de deux régimes économiques distincts.

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67 réflexions sur « Espaces de liberté, « Raréfaction du travail : réinventer l’Etat-providence du XXIe siècle », par Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin, à paraître »

  1. Nous avons sur ce blog traduit « Welfare state » par Etat de « bien-être » plutôt que « providence », mais ce sens a pu s’adapter à un environnement ou à une culture/civilisation en évolution ? Bien entendu je laisse au linguiste mieux qualifié que moi en souligner l’usage qui cadre le mieux avec la volonté politique affichée de l’époque.

  2. Bonsoir,
    Je ne partage pas cette idée. . L’État providence a vu le jour parce que le travail a existé.
    Aujourd’hui la machine assiste l’homme parce ce que cette machine rapporte des sommes fabuleuses à ses fondateurs
    L’individu a besoin de travailler sans être assisté en permanence par la machine. C’est lui et lui même qui est concerné sans cette machine à haut débit technologique.
    C’est magique la robotisation et ses développements. Il faut arrêter de prendre le peuple pour des « sous ensembles ».

    1. Bonsoir,
      Des théories il y en a plusieurs comme des lois qui partent d’un bon principe et dans l’application c’est tout autre.
      Ce qu’il manque c’est une introduction sur les petites retraites. Il y a dans notre pays des gens qui ont beaucoup travaillé, payé des charges énormes et qui arrivent à la retraite avec une somme de 850 € (petits agriculteurs, petits artisans, petits commerçants. …). Est ce que sismondi a travaillé sur ces sujets ?

  3. Ce « récit » historique me parait déséquilibré. Il part de la perception de « risques sociaux » par la bourgeoisie.
    Mais c’est la classe ouvrière qui a pris l’initiative. Contre les « caisses de bienfaisance » bourgeoises (qui suppléent aux « institutions de charité » chrétiennes de l’ancien régime, caisses abondées par les « plus imposés » de la commune, les ouvriers créent des organisations sociales (les « Chevaliers du travail » des USA sont une source d’inspiration) qui maîtrisent des caisses de cotisations mutuelles et développent leurs propres critères de soutien financier pour les vieillards hors d’état de travailler (la retraite n’existe pas), les grands malades et les veuves mais aussi d’autres catégories sans revenu comme les grévistes. Alors que les bourgeois privilégient les ouvriers dans le besoin mais de « bonnes vie et moeurs », respect de la domination sociale, etc., et cherchent à maîtriser la liberté contractuelle ouvrière par les « carnets ouvriers » par exemple. Le mouvement ouvrier est alors divisé entre divers courants comme le montre bien le film « Le jeune Marx » entre idéalistes américains, utopistes proudhoniens et marxistes.
    Il a fallu effectivement des émeutes ouvrières (1866 et 86 en Belgique) pour que la bourgeoisie perçoive le problème des « risques sociaux » en faisant appel à des enquêtes « sanitaires » de médecins missionnés par les parlementaires. Ce qui a amené la reconnaissance patronale de l’intérêt des caisses ouvrières auxquelles ils vont donc abonder, puis réclamer une « co-gestion » par les conventions collectives apparues après 1918, en même temps que le suffrage universel masculin (négociations de La Panne sous l’égide du Roi Albert, avec les représentants industriels et syndicalistes ou socialistes).
    Bref la sécurité sociale apparait comme une « récupération » bourgeoise des créations du mouvement ouvrier (qui crée aussi à cette époque des coopératives de production (boulangerie…) et de consommation.
    Ce sont donc les ouvriers qui créent un modèle de sécurité sociale basée sur l’emploi et le revenu comme capacité à cotiser pour ceux qui sont sans revenu, indépendamment des « contributions » charitables des riches bourgeois. Le rapprochement avec un modèle bismarckien demande à être démontré pour moi, et je m’appuie sur des récits du mouvement ouvrier belge (socialiste et démo-chrétien des années 50, de mémoire).
    Ensuite, selon une série d’émission historiques à la RTBF dans les années 70 (?), les partis politiques ont cherché très clairement avant la fin de la 2e guerre à préparer un immense progrès social pour montrer un nouveau visage, alors qu’ils étaient totalement déconsidérés pour leur conduite avant et pendant la guerre. Ce sera donc la sécurité sociale « universelle », basée sur des cotisations liées à l’emploi mais élargie aux non travailleurs pour certaines caisses (allocations familiales, maladie, veuvage) et garantie dans sa solvabilité par l’Etat. C’est cela « l’Etat Providence ». (Je crois que les communistes belges n’étaient pas associés à ces négociations entre socialistes et sociaux-chrétiens). L’histoire est sans doute un peu différente en France, avec le « Programme National de la Résistance » (issu d’une négociation de diverses composantes, comme en Belgique) et mis en œuvre par les Gaullistes et les Communistes.
    Dans le « contournement de l’État Providence » des années 70, attribuée dans l’article aux multinationales plus fortes que les Etats, je mettrais aussi en évidence « l’ingénierie sociale » par la création de parts salariales non soumises aux cotisations, tels les chèques-repas, chèques vacances, titres services et titres verts, les voitures de société, les assurances de 2e et 3e pilier (d’entreprise et individuelles), les assurances-retraite, etc., qui ont permis aux entreprises d’attacher les travailleurs par des avantages salariaux propres tout en développant des parts salariales hors sécurité sociale. Ceci a créé clairement une « sécurité sociale » à deux vitesses, largement passée sous silence et qui divise les travailleurs bien plus gravement qu’on ne le sait, pour la retraite, pour les remboursement de soins, etc. Ceci est le fait des secteurs performants en recherche de main d’oeuvre (chimie, informatique, etc.) de grosses entreprises ou de petites, et pas toutes liées à l’international.
    Enfin, il me parait nécessaire de souligner combien la part d’intervention en garantie étatique (« providentielle ») de l’Etat a été sollicitée avec l’explosion du chômage depuis les années 1980 (trois à cinq fois plus étendu que jadis) et l’explosion du coût des soins de santé (et le rôle pernicieux des firmes pharmaceutiques pour se nourrir sur les caisses), a déséquilibré la « sécurité sociale » conclue après guerre. Tous les discours sur la dette sociale, le « pognon de dingue », et la fraude sociale, viennent de cela. C’est ce fait qui crée (artificiellement) les tensions sociales pernicieuses que nous vivons.
    Créer un nouveau modèle de protection sociale, très nécessaire avec la raréfaction du travail ainsi que vous le montrez, ne se fera pas sans rapport de force. Comme il le fut au XIXe. Or on est en plein dans le retour à la « bienfaisance bourgeoise » et aux pauvres qui coûtent trop cher (comme aussi les salaires considérés comme un coût, comme le souligne souvent Paul Jorion).
    Il faut revenir à un principe de base qui n’est pas le « risque social » au sens de la bourgoisie mais à la « cohésion des partenaires sociaux » qui est à l’œuvre depuis les sociétés du don et les économies tribales (J.P. Colleyn). Or les foyers les plus riches de notre société cherchent à échapper à la cotisation ou contribution légitime à la cohésion sociale, ce qui se perçoit mal dans l’usine à gaz qu’est devenue la Sécurité sociale et la fiscalité plus globalement.
    Il faut donc déboucher sur un « contrat social » comme ce fut fait en 1918 et en 1945.
    Je ne nie pas l’intérêt de « gratuités » (de services publics) , bien au contraire, mais qui va déterminer le nécessaire et le superflu ? (Les entreprises riches ont été si inventives !). Quand à l’idée de taxer les machines (comme jadis les cv vapeur et autres bases taxables de la force motrice), c’est un moyen qui cherche une objectivité comparable à l’emploi et le revenu ; mais n’oublions pas que ce sont les revenus de la production (fluctuant avec la productivité et le marché) qui sont la source de toute richesse, et qu’il y a des moyens divers d’éluder ces bases de contribution, tandis que les PME qui assurent la base de la production et de l’emploi sont dans une situation bien plus contrainte par des réglementations se voulant « objectivantes ».

    1. à Chablan

      Votre commentaire bien argumenté est fort intéressant et instructif. Je ne saurais rien y ajouter de plus éclairant, mais cependant je voudrais apporter ma contribution .
      Tout particulièrement concernant cet extrait ci-dessous qui me semble extrêmement important par rapport au sujet :

      « Dans le « contournement de l’État Providence » des années 70, attribuée dans l’article aux multinationales plus fortes que les États, je mettrais aussi en évidence « l’ingénierie sociale » par la création de parts salariales non soumises aux cotisations, tels (…) etc., qui ont permis aux entreprises d’attacher les travailleurs par des avantages salariaux propres tout en développant des parts salariales hors sécurité sociale. Ceci a créé clairement une « sécurité sociale » à deux vitesses, largement passée sous silence et qui divise les travailleurs bien plus gravement qu’on ne le sait, pour la retraite, pour les remboursement de soins, etc.  »

      Ceci est important à mon avis pour bien comprendre la remise en question de « l ’État-Providence ».

      «L’ingénierie sociale » a aussi rétabli d’une certaine manière le « paternalisme industriel » du milieu du XIXe siècle. Mais en l’aggravant :

      La révolution industrielle ayant engendré un besoin croissant de main d’œuvre et les premiers ouvriers venant de l’agriculture, le patronat d’alors a dû les attirer (par ce « paternalisme : logement, cantines, aides pour les enfants …etc) et les fidéliser du fait qu’il devait les former lui-même.
      Or ce n’est plus le cas, d’une part parce que les industriels ne forment plus les salariés (« tout  bénef » pour eux) d’où nul besoin de les fidéliser, et d’autre part il n’a plus besoin d’attirer à eux un nombre très important de main d’œuvre mais un plus grand choix pour sélectionner une main d’œuvre de plus en plus qualifiée (ce qui est une nuance importante). lls ont donc tout intérêt à ce qu’il y ait de plus en plus de chômeurs (qualifiés) allant en cela contre l’intérêt des États  : chômage croissant que les plus gros groupes et multinationales  ont créé par ailleurs du fait que, ayant les moyens de distribuer ces avantages attractifs que vous décrivez et réalisant une productivité plus importante grâce à cette « main-d’œuvre » mieux sélectionnée, ils ont évincé la concurrence des petites et moyennes entreprises et en cela les ont éliminées. Ce qui leur a donné de plus en plus de pouvoir sur les États, par le chantage à l’emploi notamment qu’ils peuvent exercer aisément.

      C’est très « raccourci» j’en conviens, mais tout le monde ici connaît cela dont plusieurs avec plus de justesse; d’où mon effort à résumer au maximum.

      Mais voilà où je veux en venir :

      Conséquences  = effet boule-de-neige  dans ce que je pense être l’ordre chronologique (de ce que nous savons aussi + ou – tous mais c’est cette chronologie que je veux mettre en évidence pour ma conclusion) :

      (j’ai mis = pour « entraîne »)

      Les États ayant perdu nombre de leurs entreprises se sont appauvris

      = Surcharge croissante des aides sociales du fait du chômage croissant

      = Recours à la dette pour pouvoir assumer ces aides sociales et les services publics, entre autres

      = Recours à des taxes croissantes diverses et variées pour compenser les pertes d’impôt sur les
      revenus et sur les sociétés, pertes aggravées par le remboursement de la dette

      = Injustices accrues provoquées par ces taxes et surtaxes de par leur % /revenu des plus modestes par rapport au % /revenu des classes supérieures

      = Pouvoir d’achat des classes inférieures de plus en plus restreint au détriment des petits commerces et au bénéfice des commerces de luxe (lesquels petits commerces orientant leur cible vers les classes supérieures ), et des grands groupes de distribution qui pratiquent le prix le plus bas

      = Creusement sensible des inégalités sociales influant sur le niveau et la durabilité de la croissance

      = De plus en plus de troubles d’insécurité (exemples : de plus en plus de délinquance, de plus en plus de radicalisations violentes par exemple, ou la montée des extrêmes droites qui attisent les peurs ) ajoutant des coûts supplémentaires importants pour les États

      = nécessité pour les États de rétablir de l’emploi pour retrouver un équilibre social & économique et réduire les coûts de l’insécurité, lesquels États pour la plupart (dont la France ) ne trouvant comme solution – selon la logique du néolibéralisme- que de solliciter les investisseurs étrangers, c’est-à-dire les plus grandes entreprises devenues multinationales, celles-là même qui ont causé la perte de la plupart des nombreuses petites ou moyennes entreprises nationales qui créaient de l’emploi et donc un équilibre économique …

      Le serpent qui se mort la queue.

      Ma conclusion = Comment dans ce contexte peut-on  réinventer un « État-providence » (ou « Etat-Solidaire » ou « État des solidarités » ou…. j’insiste) ???

      Ne serait-ce pas « mettre la charrue avant les bœufs » ? et risquer de la sorte que se perpétue ce cycle infernal ? (tel le traité de Lisbonne sensé remplacer celui de Maastricht)

      Une hausse des salaires demandée par les gilets jaunes (en toute légitimité) permettrait-t-elle un réel pouvoir d’achat augmenté compte tenu que, à concurrence faussée, les prix augmentent au fur et à mesure que les salaires augmentent ?

      Ci-dessous je m’adresse à Paul Jorrion :

      Comment « dissocier le travail des droits sociaux » compte tenu qu’aucun déséquilibre économique dans un tel contexte ne peut permettre ni plus ni mieux d’équilibre social ? Ce qui de ce fait ne permet pas à l’État plus de recettes pour les droits sociaux, qu’elles soient dépendantes du taux d’emploi ou non ?

      Vos idées sont intéressantes et, je le pense aussi, une taxe sismondi serait une solution pour augmenter les recettes de l’État. Mais pour qu’elle profite réellement à la solidarité, encore faudrait-il qu’elle soit accompagnée de la suppression de taxes aggravant les inégalités sociales qui existent en ce moment ; ce qui in fine, + et – = 0, n’augmenterait pas ces recettes.

      C’est un casse-tête n’est-ce-pas ?

      Ma suggestion :
      – Commencer d’abord par changer le nom de « l’État-Providence » serait un tout petit pas pour changer les mentalités et les consciences (ce qui est primordial dans cette atrophie de + en + généralisée de l’empathie) et serait bien plus vite fait que de réinventer cet « État-providence » .
      – Ce qui permettrait que pendant ce temps, on prépare l’étape suivante, bien plus complexe, pour rétablir un équilibre économique en réinstaurant une véritable concurrence qui ne détruise pas les petites et moyennes entreprises (qui subissent elles aussi la crise des inégalités) au profit des seules très grosses. Donc créer (ou recréer?) une concurrence équitable et non compétitive = où chaque société, de la plus petite à la plus grosse, aurait sa place
      – lequel équilibre ensuite rétablira un équilibre social malgré le progrès high tech de la robotique (que je trouve géniale ceci dit quand elle permet à des milliers d’humains de ne plus être « des bêtes de somme »)
      – et enfin on pourra réorganiser de la solidarité nationale (voire même européenne!) réorganisation qui découlera de source.

      Je tente là de remettre « les bœufs avant la charrue »
      avec mes modestes moyens intellectuels et en toute neutralité ( sans aucun militantisme)

      1. Ci-dessus, je me suis mal exprimée quand j’ai écrit « créer une concurrence équitable et non compétitive »

        Bien évidemment une concurrence est une « compétition ». En voulant résumer au maximum mon propos, j’ai fait un énorme lapsus, dans le sens où « une concurrence équitable » ne peut pas s’associer à « non compétitive ». Ce qui est contradictoire.

        Je voulais dire en disant « non compétitive », par rapport au sens du mot « compétition » que donne le néolibéralisme (= où seule la compétition domine sur tout le reste, et où la loi du marché exclusive domine sur toutes les autres lois : politiques, humaines, morales, économiques, pacificatrices), que la compétition, qui n’est qu’un « moteur » parmi d’autres pour avancer, ne soit plus le seul et unique leitmotiv de la croissance et du commerce (lequel peut être aussi un échange, et non une compétition).
        Je manque de mots.

  4. « Nous proposons notamment la « taxe Sismondi » en imposant le travail des machines, robots et logiciels en lui appliquant le même barème que celui qui vaut pour les êtres humains qu’ils remplacent. »

    Mesure fiscale totalement à côté de la plaque :

    « Si on avait figé la structure des rémunérations d’alors, on vivrait dans un monde curieux où l’on utiliserait des machines pour remplacer du travail humain, mais il coûterait terriblement cher puisqu’il servirait de rémunération à tous ceux qu’il remplace. On aurait la mécanisation d’aujourd’hui et la rémunération globale, ainsi que sa distribution, d’avant-hier. »

    https://www.alternatives-economiques.fr/xavier-timbeau/taxer-robots-financer-protection-sociale-une-fausse-bonne-idee/00076856

    https://www.alternatives-economiques.fr/un-financement-une-taxe-robots/00079267

    https://www.alternatives-economiques.fr/yanis-varoufakis/taxer-robots/00078040

      1. « « Not invented here ! » = « Zut, une bonne idée, mais ce n’est pas moi qui l’ai trouvée ?  »

        D’abord, ce n’est pas VOTRE idée. Ensuite, quand bien même ce serait VOTRE idée, elle n’en est pas pour autant nécessairement bonne. Votre réponse laisse comprendre pourquoi vous avez eu quelques problèmes lors de votre cursus professionnel, car son niveau est celui d’une cours de récréation. Vous êtes incapable de contre argumenter les textes que je cite, pas les miens, d’économistes qui vous expliquent en long, en large et en travers pourquoi VOTRE prétendue idée est naze. Votre dogmatisme imbu de lui même est pathétique.

      2. Non, ce n’est pas mon idée : vous n’avez pas noté que je l’ai appelée « Taxe Sismondi » ? et que j’ai expliqué en 2012 quand je l’ai proposée, pourquoi la proposition de Sismondi en son temps était excellente et qu’il était essentiel de la ressusciter.

        Merci de vous ranger aux côtés de ceux qui m’ont viré au cours de ma carrière – si ça se trouve vous êtes l’un d’entre eux – sachez cependant que le peu de respect que j’avais pour eux et leurs motivations ne s’est hélas guère amélioré au fil des ans, même si j’admets que certains avaient pour circonstances atténuantes d’être des imbéciles.

        Il y aura toujours des personnes pour considérer que s’il était parfaitement justifié d’imposer le travailleur sur sa paie (bien fait pour sa pomme !), il est scandaleux – que dis-je, sacrilège ! – de le faire pour la machine qui l’a remplacé et qui peine sans pouvoir se plaindre à garnir le tiroir-caisse de son propriétaire-détenteur de capital (la malheureuse victime d’innombrables persécutions !), vous en faites partie et si ça se trouve, vous vous considérez vous aussi comme « de gauche », comme certains de ces farouches défenseurs de la rente et des rentiers (on ne s’étonne plus de rien !).

      3.  » s’il était parfaitement justifié d’imposer le travailleur sur sa paie (bien fait pour sa pomme !), il est scandaleux – que dis-je, sacrilège ! – de le faire pour la machine qui l’a remplacé »

        Vous proposez de taxer les thermostats de réfrigérateurs ou de chauffage central, les freins ABS et autres systèmes automatiques d’asservissement techniques, c’est ça ?

        C’est ça votre idée à la sauce grasse de Sismondi, et elle est parfaitement idiote, ce que disent les économistes que je vous ai cités, dont Varoufakis, auxquels vous ne répondez à aucun de leurs arguments, vous préférez le simplisme démagogique pour décérébrés et invertébrés.

        Vous ne comprenez strictement rien à la technologie, vous ramenez tout sur un plan moral, c’est une catastrophe de cureton de bénitier.

      4. @ lif, je suppose que si vous utilisez un pseudo c’est que vous ne pouvez utiliser votre nom pour garantir votre anonymat. Vous êtes peut-être un cadre supérieur ou quelqu’un d’important quelque part.
        Dommage car vos diatribes ici ne pourraient qu’enrichir votre CV aux yeux des gens qui sont quelque chose et non « rien » !
        Plus généralement, j’ai toujours du mal à accepter le refuge de l’anonymat pour faire de tels commentaires. Autrefois on avait des mots comme « sens de l’honneur » ou « lâcheté » mais nous sommes au siècle de l’Internet…

    1. « Merci de me rassurer : si vous êtes représentatif de l’opposition, nous avons effectivement gagné. »

      De quelle opposition vous revendiquez vous, à part de celle des démagogues incapables d’argumentation et de contre argumentation ?

      Vous prétendez que les économistes sont tous des nuls, sauf peut être Keynes et encore, tout en vous étant fait passé pendant des années comme un économiste. Vous êtes un prétentieux narcissique et creux, vide de toute substance intellectuelle, un imposteur.

      Vous êtes du niveau des prédicateurs braillards de Hyde Park.

      1. « … tout en vous étant fait passé pendant des années comme un économiste »

        Ah ça, absolument jamais ! Demandez aux revues qui me publient, demandez aux personnes qui me présentent dans des émissions, lors de débats, demandez au public qui vient m’écouter lors de conférences, j’ai toujours refusé l’appellation d’ « économiste », et j’ajoute toujours : « Je n’en ai pas le titre ! » – non pas que ça me manque, vous le devinez bien 😉

        Ceci dit, au point où nous en sommes, et puisque vous vous engagez fort, en exprimant des opinions assez radicales à mon égard, et que tout le monde se demande maintenant qui vous êtes – puisque vous vous identifiez à ce point aux gens qui m’ont viré un jour – vous nous ferez le plaisir je suppose de nous donner votre nom dans votre prochain commentaire – chacun étant convaincu que ce n’est pas le courage qui vous manque.

      2. « puisque vous vous identifiez à ce point aux gens qui m’ont viré un jour – vous nous ferez le plaisir je suppose de nous donner votre nom dans votre prochain commentaire – chacun étant convaincu que ce n’est pas le courage qui vous manque. »

        Vous êtes de la Police ? Pourquoi donc vous me demandez mon identité et pas aux autres commentateurs ?
        Donc au lieu de répondre à mes remarques et à celles d’économistes concernant une taxe robot, vous contentez de me reprocher ma soi disant lâcheté, alors que la lâcheté, et fainéantise, est de votre côté. C’est d’un infantilisme pathétique.

        N’importe quel de mes collègues se comportant ainsi serait pris pour un dilettante incompétent peu honnête.

        Seignan

        « Vous êtes peut-être un cadre supérieur ou quelqu’un d’important quelque part. »

        Nan ! Je suis en free lance.

        « vos diatribes ici ne pourraient qu’enrichir votre CV aux yeux des gens qui sont quelque chose et non « rien » »

        Quel est le rapport avec la choucroute ? Vous non plus ne répondez aux objections à une taxe robot au sujet de laquelle vous pouvez trouver des articles gratuits sur le net, pas besoin d’être un robot-IA pour pouvoir faire ça.

      3. @ lif, nous avons donc une confirmation. Insulter les gens comme vous le faites sous couvert d’anonymat est minable et lâche.
        J’y reviens : vous n’avez donc pas aucun sens de l’honneur mais je suppose que pour vous c’est un concept archaïque, peu profitable pour un homo œconomicus pur et dur tel que vous.

      4. Pouh dites donc !! qu’est ce qu’il était énervé celui là !!! Vous avez dû toucher un point sensible M Jorion, pourqu’il parte en vrille comme ça !

        Bien sûr, il ne faut mettre aucune morale dans l’économie. Pourquoi aurait-on aboli l’esclavage et le travail des enfants après tout ? les esclaves et les enfants ce ne sont que des loosers…

      5. Les injures salissent l’injuriant.
        Mais la taxe « Sismondi » semble bien difficile à appliquer:
        Que taxe t elle : tous les investissements industriels ? seulement ceux qui évitent d’engager ? seulement ceux qui licencient ?
        Est elle applicable au niveau national , sans atteindre la compétitivité ?
        Je pense que la taxe Sismondi revient à une façon de revendiquer le partage des gains de productivité. Pour ce, il existe d’autres systèmes. La prime d’activité en semble une piste, si elle est financée par ces gains:
        https://www.atlantico.fr/decryptage/3565362/le-succes-de-la-prime-d-activite-ouvre-la-voie-a-un-revenu-universel-de-base-jean-marc-sylvestre

    2. Il ne s’agit pas de taxer les robots mais le ratio productivité/Masse salariale d’une entreprise, j’ai eu la faiblesse de croire que c’était l’esprit du CICE de Hollande à sa mise en place… Vos liens ne sont pas consultables gratuitement… On notera qu’au niveau agricole par exemple cela aurait un effet très incitatif à se passer de pesticides… Au niveau industriel on aurait des services après vente et de réparation bien garnis le client serait choyé, l’ouvrier d’usine pourquoi pas une crèche ou encore un assistant pour les formalités administrative de la vie quotidienne, une vrai médecine du travail et de la formation… au niveau des services on retrouverait peut être un véritable interlocuteur au lieu d’une boite vocale, un gichet de proximité ou se rendre, etc, etc…
      La seule objection de principe à l’idée que les gros employeurs paient moins d’impôts c’est qu’a ce jour il n’en paient déjà pratiquement pas, l’effet incitatif est donc nul…
      Donc le problème se résume à d’abord les faire payer et ensuite leur proposer de revenir à leur privilèges antérieurs sous conditions de lâcher une partie pour le maintient du système social. Ne vous inquiétez pas ils ne partiront pas, le diner est trop appétissant, même à 50% de l’orgie actuelle, et soit dit en passant qu’ils partent ou qu’ils restent sans contribuer quelle différence pour le pays? Ne me dites pas l’emploi, c’est justement ce qu’ils s’évertuent à supprimer…

  5. Cher Chablan

    Entièrement d’accord avec vous et c’est la première fois que je lis une analyse de la situation reprenant quasi toutes les déviations, au profit des entreprises ou des professions « libérales », du système de sécurité sociale et de l’Etat Providence depuis un demi-sciècle : l’industrie pharmaceutique, le médecin libéral, le pharmacien libéral, le notariat, les travaux publics, la justice, l’éducation, l’industrie automobile…
    Je ne vois pas comment la gratuité des besoins fondamentaux prônée par Paul Jorion pourrait plus échapper à ce phénomène ( au peuple la nourriture et le logement industriel, le bio et le passif à ceux qui savent se le payer ) que l’allocation universelle de base qui me semble un système de transition plus simple à mettre en place et dont le financement ne devrait pas être plus élevé que la gratuité. Les propositions de son financement sont variées et non univoques.
    Il ne faudrait pas non plus tomber dans un système étatique de type soviétique pour octroyer ces besoins fondamentaux.
    Comment changer le système sans guerre civile, en maintenant la démocratie maintenant et après pour le bien-être de tous?
    Il faudra être bougrement créatif et pour faire passer le message et pour en établir les contours législatifs contraignants!

    1. Le véritable avantage de la gratuité est la solidité gagnée par le pays en cas de crash économique global, l’état possédant des structures propres permettant d’assurer les besoins fondamentaux de la population sans être dépendant des marchés. Pour s’assurer de cela il bien faut évidement que la nourriture soit exclusivement produite dans le pays (circuit court) et l’énergie de même et bien sur verte puisque nous ne possédons ni pétrole ni uranium… S’il s’agit d’assurer aujourd’hui le minimum vital en priorité aux plus pauvres il s’agira demain de l’assurer à tous quel que soit la conjoncture économique mondiale… C’est faisable chez nous car nous avons bcp de terres arables et de gisements d’energie renouvelable, plus compliqué sur des petits pays à forte densité de population… Ce sont les seuls critères qui peuvent d’ailleurs s’appliquer à la régulation migratoire avec un minimum d’éthique… Et si on les regarde bien n’en déplaise à fafaland ya encore une belle marge… 😉

  6. « pauvreté comme la conséquence de caractéristiques morales individuelles »
    On l’entend souvent, celle-là. « Chacun est le forgeron de son propre bonheur », dit-on. Si cela serait une réalité, une vérité, la plupart des gens seraient millionaires; mais on vit en société, ce qui complique énormement la chose. Je pense la situation est bien pire aujourd’hui. Quand un navire anglais coulait, le capitain lanca à l’équipage: « every man for himself » (sauve qui peut). Je pense cela caractérise bien notre époque. C’est l’une de raison pour laquelle je salue un mouvement comme celui des « gilets jaunes »; il est l’antithése d’un individualisme antisocial, destructeur de la cohésion d’un groupe, comme la nation par exemple.

  7. Je n’aime pas le terme d’Etat providence ce en quoi je suis d’accord avec le texte de Chabian sur ce point. Ce sont toujours les ouvriers qui ont créé des organisations sociales comme par exemple à Lyon les ouvriers de la soie (les canuts) le mutuellisme permettant de venir en aide aux ouvriers malades, ou au chômage etc…
    Maintenant avec ce qui se passe dans notre pays je voudrais revenir à cette époque de l’Histoire qu’on a appelé la Commune de Paris. C’est une insurrection qui s’est forgée contre la faillite et sans doute la trahison des élites politiques françaises durant la guerre franco-prussienne de 1870-71. C’est une classe ouvrière hétérogène, inex périentée, isolée et aux rivalités paralysantes mais très diverses du point de vue politique qui allait des francs maçons aux proudhoniens en passant par les marxistes et autres inspirateurs.
    C’est une démocratie directe qui est appliquée: les élus sont contrôlés, discutés par l’opinion. Ils sont révocables
    S’il est vrai que cette démocratie directe n’a existé que pendant 60 jours et à l’échelle d’une ville. Elle a toutefois remise en cause la délégation de pouvoir !
    La démocratie s’est étendue aux entreprises : certaines sont devenues autogestionnaires; Du sein de comités de femmes surgissent des ateliers coopératifs. Au sujet des femmes justement, est créée par une aristocrate russe et une bretonne le premier mouvement féminin d’envergure. Les femmes obtiennent à travail égal salaire égal.
    La commune officialise l’Union libre donnant ainsi aux familles constituées hors mariage (concubins, enfants naturels) une reconnaissance légale.
    Les étrangers : ils sont nombreux : belges, luxembourgeois, garibaldiens… FAIT UNIQUE DANS L HISTOIRE des étrangers tel Léo Frankel un juif hongrois siègeant au Conseil général de la commune devient ministre du travail.
    – L’oeuvre de la Commune
    Abolition du travail de nuit – interdiction des retenues sur salaire et amendes – interdit l’expulsion des locataires Armée remplacée par la Garde nationale citoyens en arme élisant ses officiers et sous officiers
    Gratuité de la justice – liberté de la défense – supprime le serment politique des fonctionnaires et magistrats
    Séparation de l’Eglise et de l’Etat – création école publique laïque et enseignement professionnel
    Education populaire : cours publics sur tous sujets -Elle donne un rôle important à la Fédération des artistes (Courbet, Manet…)
    Alors malgré la répression féroce, non la Commune n’est pas morte – Victor Hugo : le cadavre est à terre mais l’idée est debout.

  8. H.S.
    https://www.pauljorion.com/blog/2019/02/03/si-tas-besoin-de-moi/

    Un pastiche, ou ‘A la manière de ….’: Pleure-moi ( traduction pas très élégante)

    Salomon Burke, Cry to me :
    https://www.youtube.com/watch?v=mEu8DrO9PbY

    Rolling Stones , Cry to me :
    https://www.youtube.com/watch?v=auOLK9mhirI

    Les Rolling Stones avaient un fort tropisme Blues, en plus d’être de formidables arrangeurs ou d’avoir d’excellents ingénieurs du son.

  9. J’approuve le point de vue Chabian , non sans faire miennes les idées de Paul. Il n’y a pas vraiment contradiction. J’achèterai le livre, naturellement.

    Ce que je retiens de Chabian , c’est le ‘comment’ , l’établissement d’un rapport de force. Ce ‘comment’ devient crucial. Aucune bonne idée n’a la moindre chance de réalisation si elle n’est pas portée par une opinion majoritaire convaincue et qui l’impose par voie démocratique. En 1945, les Résistants du CNR ont pu établir ce rapport de force, essentiellement parce que la Droite nationale s’est déconsidérée par la défaite en premier lieu, son défaitisme pendant 4 ans et ensuite ses piètres performances antérieures à la guerre par rapport à celles des vainqueurs, les USA surtout. Il ne lui restait qu’à s’éclipser dans les poubelles des obsolètes incompétents.

    Comment établir actuellement ce rapport de force ? Les Gilets Jaunes semblent la solution. L’espoir fait vivre… Cependant, il ne faudrait pas surcharger leur barque. Il me semble que la revendication du RIC, encadrée par la Constitution ( © Le Yéti) est le moyen du comment. Et selon toute apparence, il y a urgence.

    1. Tout ce qu’on démontré les gilets jaunes à ce jour c’est à quel point le pouvoir est rodé au rapport de force et ses représentants triés sur le volet pour aller jusqu’au bout… Je ne suis même pas sur que lepen aurait tenu 2 mois et demi sans se fendre d’au moins un remaniement… J’en suis tout autant surpris que je l’ai été de voir les gueux quitter leur canapé pour aller discuter avec leur voisin au rond point du coin je dois dire.
      Ça doit faire trop longtemps que je vis loin du pays.

  10. Bonjour
    Réaction avant même de lire tout le texte, rien que le titre est une perche tendue à ma colère de longue date sur ce sujet :

    Tout d’abord, avant de réinventer l’Etat Providence, il faudrait en changer le nom.

    Déf du mot providence : sens1 : volonté de Dieu, signe du destin. Sens 2 : sort, chance.
    Qu’est-ce que Dieu, le destin, le sort ou la chance ont à voir avec un Etat de Droit et des droits ????

    Le mot providence est à bannir dans un Etat de droit. Car si chacun est soumis au même Droit, chacun a aussi les mêmes droits (ce qui change le sens).
    Quiconque a droit aux aides sociales dès lors que sa situation ne lui permet plus de vivre décemment. Que ce soit par rapport à la maladie ou le handicap, que ce soit par rapport au logement, par rapport au chômage ou à la vieillesse …etc
    Peut-être peut-on parler de « déveine » ou « panade » quand on est handicapé ou tombe malade … ou quand on est « mal né » (dans une famille pauvre ou modeste, ou dans un pays pauvre) … Mais les aides sociales n’ont rien à voir avec la chance !
    C’est plus qu’un droit, c’est une solidarité. Et c’est même un droit égoïste car quiconque peut un jour en avoir besoin quand bien même il aurait été riche (c’est mon cas). C’est donc l’assurance pour chacun, citoyen parmi les citoyens, de pouvoir continuer à vivre sans être banni, exclu de sa citoyenneté souveraine.
    Cette solidarité devrait d’ailleurs être la condition sine qua non de toute démocratie, dans le monde !, pour que cette démocratie fonctionne.

    Nous ne sommes plus au XIXe siècle où de riche devenir pauvre était si courant, les maladies même curables faisaient mourir tant de monde et les populations si bigotes que le mot « Etat-providence » à sa création n’a choqué personne. Pour tous alors, c’était le destin, la providence, et « merci Bon Dieu pour cette main tendue »…. Ce qui alors devait être un droit n’était qu’une aumône…
    Mais à moi, au XXIe siècle et depuis le XXe, cela me choque ; et je me sens bien seule dans ce cas.

    Donc pourquoi pas le nommer Etat-Solidaire par exemple ? (ou si vous avez de meilleures suggestions…)

    Cela déjà changerait considérablement la donne, parce que ça atteindrait bien plus la conscience de chacun, et particulièrement de ceux qui, pour raison bassement financière qui sied au néolibéralisme, demandent la réduction des aides sociales voire leur suppression. Préfèrent, ces « gagnants », continuer à distribuer des aumônes pourvu qu’elles soient déductibles des impôts …

    Et à bas la « méritocratie » ! celle qui fait dire que les aides sociales sont un poids et que vivre bien se mérite, et en cela engendre la haine du pauvre (= celui qui ne mérite pas).

    Rien qu’un mot, un seul mot, peut donner un sens ou un autre à toute chose, sans avoir besoin de la réinventer.

    1. « VERS UN NOUVEAU MONDE » (À PARAÎTRE LE 23 AOÛT) : L’ÉTAT DE BIEN-ÊTRE NE DOIT PAS ÊTRE SOUMIS AUX ALÉAS DE LA CROISSANCE, le 24 juillet 2017

      Cet État-Providence, dont le deuxième terme de l’expression perd davantage son sens de jour en jour, nous est envié par d’innombrables êtres humains aux quatre coins de la planète, n’hésitant pas malheureusement trop souvent à mettre leur vie en jeu pour être admis au statut de l’un de ses bénéficiaires.

      L’État-Providence, qu’il faudrait appeler, plutôt que par ce terme de dérision, « État de bien-être », comme le font les Anglo-Saxons, est l’un des rares modèles de structure sociale à caractère véritablement humaniste. Nous devrions en être très fiers, car il a été construit au fil d’âpres luttes et représente à ce jour le creuset des nécessités propres à l’être humain, indéniables aussi à travers l’Histoire.

      Sa construction s’est édifiée sur celle de la solidarité, valeur suprême qui nous a permis de forger notre destin. C’est par elle que nous avons franchi infiniment d’obstacles, tant au niveau de notre survie matérielle qu’au niveau de notre besoin – inhérent à notre condition d’être humain – d’appartenir à un groupe dans lequel nous pouvons reconnaître autrui et en être reconnus.

      1. Merci M. Jorion ! Alors là je vous aime encore plus….

        J’ai réagi ci-dessus dès le titre, tant ce terme « état-providence » me fait sortir de mes gonds. Ci-dessus il a fait resurgir ma colère qui s’était apaisée, au point de ne pas pouvoir lire, entendre, écouter… Et encore moins réfléchir.

        « Etat de bien-être » … proposez-vous ? Il me semble donner un sens dérisoire.
        Le bien-être est synonyme de plaisir, bonheur, volupté… Et dans notre époque matérialiste on l’associe au confort. Croyez-vous que des aides sociales donnent du confort, du plaisir, du bonheur.. ??? Vous déclencheriez un nouveau mouvement de gilets jaunes si vous proposiez cela haut et fort, une nouvelle colère très compréhensible parce que parmi eux nombreux connaissent bien le sens de ce bien-être qui leur manque tant, alors qu’ils bénéficient d’aides sociales parmi les meilleures du monde. Ils vous répondraient avec des pancartes : « Etat de bien-être = foutage de gueule ! « ….

        On vit oui, on reste en vie, j’en témoigne. C’est d’ailleurs ce qui emm… plusieurs qui à défaut d’éliminer la pauvreté élimineraient bien les pauvres. Si Hitler a éliminé (au sens propre) les juifs (« indignes de travailler, nuisibles »), les gitans ou handicapés (« non productifs, inutiles ») c’est bien parce qu’ils continuaient à vivre, que ce soit bien, très bien, mal, ou très mal …. Ce qui était inconcevable dans son monde idéal de fou où le maître mot était « produire » et procréer des « êtres productifs », sains, forts, sportifs et qui travaillent bien…. N’y a-t-il pas quelques similitudes avec notre monde moderne ? (sans besoin de faire référence à la montée des extrêmes droites qui ne sont que conséquence des colères populaires )

        Non, à mon avis, on ne peut pas se contenter d’un nom qui serait si dérisoire pour nombreux, et en cela méprisant…. Moi en tout cas, je ne l’accepterais pas :  » Vivre décemment » (besoin de tous) et « bien-être » sont compatibles mais pas du tout synonymes.
        D’ailleurs, quand bien même la Grande Bretagne aurait « un modèle de structure sociale humaniste » (!) , brille -t-elle par ses 30% d’enfants britanniques vivant sous le seuil de pauvreté et ses 20% en insécurité alimentaire (source l’ONICEF) ? Est-elle vraiment un modèle social ?

        Il faut un nom qui ne puisse être source d’ ambiguïté.

      2. @Jac
        Peut être conviendrait il simplement de le mettre en place avant de lui trouver un nom ? Ce qui se conçoit bien s’énonçant clairement ça ne devrait pas poser bcp de problème que de poser un mot sur une réalité en tous cas moins que que sur une utopie… 😉

    2. Pour votre colère, si possible, gardez-là pour une meilleure cause.
      Le nom n’importe pas beaucoup , pourvu que le réel soit satisfaisant, et satisfaisant pour le plus grand nombre.
      Ce n’est qu’une resucée du proverbe: « Peu importe le flacon, pourvu qu’ etc… »

      Vous voudriez kanmême pas lui donner un nom bien bureaucratique, à rallonge ( faut une description précise) obligeant à employer des initiales?

      1. Désolée que ma colère vous heurte Daniel, alors qu’elle est tout à fait dans le sujet.
        « Peu importe le flacon… » dîtes-vous ?
        Un mot ne peut pas être assimilé à un flacon, ou quelconque enveloppe (quel mépris!), un mot associé à d’autres est ce qui constitue la parole = outil principal de la politique et donc de la démocratie, bien au delà du vote. On réfléchit, on argumente par les mots. On se comprend par les mots quand ils n’ont pas double sens ambigu , on déclenche des guerres à partir de mots, et on crée des dictatures en déformant le sens des mots. Et vous trouvez que ce n’est pas important ???
        Et là en l’occurrence on parle de politique et non « d’ivresse » (exquise ou pas exquise…)

        Pour moi, au delà des mots, il n’y a que du baratin.

      2. Dans la nature des « choses » personnellement c’est l’attelage travailleur-pauvre qui me glace par son ambiguïté. Il implique un mérite (travail) et une justice (un travailleur ne doit pas être pauvre). S’il l’est, pauvre, c’est contre nature, il est victime, sa colère sera alors auto-légitimée en fureur face à l’injustice jusque la légitime violence. Seul le retraité-pauvre, futur obligé et contraint d’un travailleur-pauvre, est de « la famille ».

        Dans ce sens, un chômeur longue durée, un fin de droit, un SDF, un migrant, sans mérite, ne peuvent être victimes. Ils sont ce qu’ils sont par ce qu’ils ne font pas ou plus, complices de leur état social. Ils sont illégitimes. Ils ne vivent pas une injustice, leur pauvreté induite est juste et naturelle.

        Salarié-pauvre ou employé-pauvre peut-être ?

      3. J’observe que vous prenez les mots au pied de la lettre…

        Bon, « une hirondelle ne fait pas le printemps », je l’espère. Pour vous.
        Hélas, les hirondelles crèvent et les saisons sont détraquées.

        allégorie (n.f.)
        1.description imagée ou narrative dont chaque détail correspond à un élément de l’idée à exprimer.
        2.symbole visible représentant une idée abstraite.
        Syn: abstraction, allusion, image, métaphore.

      4. @ Jac
        En premier le Logos
        Et que la lumière soit…
        Reste que la lumière est à la fois corpusculaire ET ondulatoire 😉

      5. @ Baleine il existe plusieurs mots pour travailleur-pauvre il me semble, dans l’ordre chronologique: Esclave, Cerf, Métayer et pour finir Prolétaire et de nos jours on nous ressert le Vilain sous le statut d’auto-entrepreneur… Rien de bien nouveau sous le soleil,

    3. @jac,
      La méritocratie est une injustice.

      Il me semble qu’une analyse se cette encyclique de Léon XIII serait un e très bonne chose.
      RERUM NOVARUM
      Cette encyclique est consultable. Elle date de 1871.
      Bien à vous

  11. Daniel, j’ajoute : c’est à partir de mots bien précis (et non des acronymes) qu’on comprend mieux le réel, et bien comprendre le réel permet de mieux résoudre ses problèmes.

    1. @ Jac, je suis entièrement d’accord avec vos remarques pertinentes sur les mots et les acronymes. G. Orwell en a établi définitivement la force avec la novlangue. Ce n’est en rien anodin.
      Chez nous, il suffit de se rappeler que dans RSA il y a « Solidarité Active » : sous-entendu, si tu n’es pas actif tu ne peux théoriquement pas prétendre à la solidarité (formule véritablement dégueulasse si on veut bien y réfléchir) ou dans SMIC, anciennement SMIG où le G de garanti a été remplacé par C de Croissance : résultat, pas de croissance, pas d’augmentation ou rattrapage (sauf émeutes…).

      1. Comme quoi les mots utilisés ne sont pas anodins, en politique s’entend. Et les acronymes, utilisés partout, voilent la réelle signification des mots . Tout le monde sait ce qu’est un RSA ou un SMIC, mais rares sont ceux qui savent le traduire en mots. Ce qui est pire encore qu’un nom, tel Etat-Providence ne correspondant pas à ce qu’il est sensé signifier ; parce qu’au moins le mot « providence » non réduit à son initiale permet à M. Jorion de le remettre en question et à moi de m’en offusquer (pour ne citer que nous). Un acronyme ne se conteste pas dès lors qu’il s’est banalisé. Ce qui est bien commode et anti démocratique parce que ne pas contester, c’est accepter.

  12. Tres bien, la question reste : combien de morts? Combien en a coûté l établissement du système actuel? Jusqu a quel niveau dans le rapport de force la classe dominante est elle capable d aller? Les l’événement actuels paraissent montrer que ce sera très loin… il s agit maintenant de trouver les moyens de mettre cela en place de la manière la plus douce possible et la il va falloir se passer de l Histoire et de mrarx comme inspiration du coup; les luddites aussi out. On est condamné à faire du neuf et du coup dans un premier temps l idée paraîtra absurde voire stupide… peut être chercher du côté de Ghandi ? Changer le moyen de pression et le faire passer du côté de la demande grève de la conso au lieu de la production? Anti grève produire trop pour gripper le système?
    Une belle occasion de se faire boxeur ou pendu 😉 …

  13. Bonjour
    Je donne en grande partie raison a Chabian 3 février 23h20. en France , on oublie beaucoup le rapport de force, les multiples luttes révolutionnaires, le CNR,36, 68….La peur du communisme, en France, mais aussi dans le monde , ont beaucoup joué aussi.
    Mais le contexte actuel a changer, a l’époque de la révolution industriel , le but s’était d’intégrer le prolétariat, dans le salariat naissant, et de le domestiquer dans le capitalisme, prolétariat qui n’a pas forcement chercher a s’intégrer, mais avec l ‘avènement du capitalisme « moderne » (fordisme, taylor..) l’intégration chez accélérer.
    Cette transition d’une socièté majoritairement agricole a une societé capitaliste , c’est faites, dans le sang, la répression , mais aussi avec des avantages , compromis, acquis sociaux, pour désamorcer toutes tentatives révolutionnaires.
    Dorénavant, a notre époque, posons nous la question, le but n’est plus d’intégrer le prolétariat, la grande masse des gens, il n’est plus de le domestiquer dans le salariat. la transition ce fait dans l’autre sens, le capitalisme moderne ne peut plus les intégrer dans son sein, pour le plus grand nombres. Nous assistons à une autre transition de sortie du capitalisme. Bien sur , beaucoup de gens diront foutaise, délire….avec tout les débats, le capitalisme n’est pas mort, le problème c’est la finance,c’est un problème de redistribution, le travail existe, il ne disparait pas,la valeur se reproduit…..A Voir, il y a différentes écoles.
    A mon humble avis je serais tenté de penser que le travail (créateur de plu value, profit)diminue fortement, et que le capitalisme , est plutôt dans une crise chronique, un stade sénile. et qu’on ne pourras plus revenir au capitalisme des trente glorieuses.
    La question, est que doit faire , le plus grand nombres, chercher a s’intégrer, demander aux dirigeants, une très large redistribution , comme a l’époque de Roosevelt, du CNR, de la menace bolchévique, s’en prendre a la finance…. C’est ce que demande encore la majorité des gens, les partis dit de gauche réformistes, continuant a illusionner les gens sur une possible intégration dans le capitalisme.
    ré-inventer l’Etat providence, n’est t-il pas encore porteur d’illusions?!
    Les gilets jaunes, comme la gauche, ne se pose pas la question de sortie du capitalisme, et de la disparition du travail. Le problème des gilets jaunes ce n’est pas qu’ils sont réac, facho, sexiste , anti-écolo…NON!, c’est que leur QI politique est très faible (avec toute la sympathie que j’ai pour eux), pour simplifier le capitalisme n’existe pas!
    pas plus pour la gauche dans sont ensemble ( PS, Génération.s, FI, PCF, écolo,extréme gauche…) et place publique. Ils sont tous enfermer dans un vieux logiciel réformistes.

    1.  » leur [GJ] QI politique est très faible »

      Dénoncer, c’est bien. Remédier, c’est mieux.
      Vous avez donc du travail devant vous.

      Fréquentez-les. Vous serez surpris. Les vieilleries ne sont pas là où vous le pensez.

      1. QI…
        On quantifie, sans regarder la qualité.
        Que fait-on de ce haut QI (politicien) parmi les élites ? En gros, une très efficace pompe à finance.
        Il se pourrait qu’un QI (politique) (parmi les GJ+) déclenche des inversions façon dominos.
        Aux échecs, il n’y a pas de pièce qui ne vaille « rien »…
        Dans la vie, la « réussite » peut s’avérer éphémère !

        / »blog optimiste » 😉

    2.  » Le problème des gilets jaunes ce n’est pas qu’ils sont réac, facho, sexiste , anti-écolo…NON!, c’est que leur QI politique est très faible (avec toute la sympathie que j’ai pour eux »

      Je crois comprendre ce que vous voulez dire par « QI politique » bien que la définition que vous donnez soit impropre :
      le QI étant une mesure de l’intelligence humaine qui ne mesure que la vitesse de circulation des neurones (il y en a une autre QE: quotient émotionnel, et il pourrait y en avoir bien d’autres comme QL : quotient de lucidité, ou QJ : quotient de jugeote, ou QC : quotient de clairvoyance… ) il y a certainement parmi les GJ nombreuses personnes intelligentes, bien plus nombreuses que ce qu’une majorité croit quand elle associe à tort « culture » ou « formation » à  » intelligence » .
      « QI faible » dans votre sens suppose que les GJ ne comprennent rien à la politique, alors que précisément ce sont ceux qui dénoncent le mieux les abus et le dysfonctionnement de la politique actuelle à l’échelle internationale. Et cela, sans aucune « éducation / formation politique » .
      Comme quoi les formations (ou l’enseignement trop spécialisé) sont très critiquables et ne rendent pas forcément plus intelligent.

  14. Avec retard je découvre ces échanges (passionnants pour beaucoup ), et je suis très attentif à la question ;
    comment trouver une autre dénomination pour  » l’état providence  » ? . Elle devra bien sur fixer la solidarité en s’éloignant de la bienfaisance.
    Mais dans le fil du sens des « mots » pour ne pas ajouter aux « maux » je voudrais vous faire par de mon malaise, de mon refus d’admettre cette locution , couramment utilisée « le marché du travail  » . Comble de la marchandisation
    totale y compris de l’homme. Quels effets de cette continuelle petite musique ?
    Denis

    1. La remarque sur le « marché du travail » est excellente .

      On pourrait y évoquer la « loi » de l’offre et de la demande ( de travail ) , le rapport de forces employé/employeur , le « prix » ( salaire ) du travail , la propriété du bien travaillé .

      En fait et depuis près d’un siècle au moins , le capitalisme a dépossédé le travailleur de son travail et est devenu propriétaire …des travailleurs eux même . Le travail qui pour un « vrai et bon libéral » avait une valeur morale , économique et politique , est mort à cette époque là . Il n’est alors plus qu’un « bien » que tout  » individu » possède ou pas . Ce qui a pu me faire écrire que c’est le capitalisme qui a le premier eu la peau du libéralisme philosophique .

      Et voila qu’il peut se passer des « travailleurs  » eux même !

      La République n’est ( ne nait ) que lorsque « l’homme » est un sujet politique avant que d’être un sujet de production et de consommation , avec des citoyens réclamant des droits civiques assurant leur bien être commun le meilleur possible , plutôt que du « pouvoir d’ACHAT » individuel .

      1. Je suis entièrement d’accord avec vous (avec des nuances) quand vous écrivez :
         » le capitalisme a dépossédé le travailleur de son travail et est devenu propriétaire des travailleurs eux même »,
        je l’attribuerais plus qu’au capitalisme, au néolibéralisme, version perverse du capitalisme qui a fait évoluer ce dernier vers la compétition exclusive des marchés mondiaux (la loi du plus fort), excluant de ce fait, dans ce concept, les travailleurs qui exécutent le travail sans lequel il n’y aurait pas de marché possible . Ces derniers ne se résumant par extenso qu’à de vulgaires outils, tant manuels qu’intellectuels (je veux dire  » depuis le manutentionnaire jusqu’à l’ingénieur ou chercheur ») en deviennent une « charge » dont on peut aujourd’hui se passer grâce à la robotique et l’IA.
        En ce sens, plus encore que « est devenu propriétaire des travailleurs » je dirais « propriétaires de leur travail ». L’artisan par exemple et l’ouvrier (celui qui œuvre) ou même le créateur/concepteur (celui qui crée), c’est-à-dire ceux qui donnent de la valeur au travail, n’ont plus lieu d’ « être ». Le « marché » en devient virtuel.

        Quand vous écrivez
        « Le travail qui pour un « vrai et bon libéral » avait une valeur morale , économique et politique , est mort à cette époque là »
        vous avez raison dans le sens où vous associez la morale (= par ex. »la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres »), l’économie et la politique.
        Dans le libéralisme, l’économie et la politique sont étroitement associées, la négation de l’un conditionnant la négation de l’autre. Alors que dans le néolibéralisme, la loi du marché dominante devient à la fois immorale (où seul le plus fort domine comme dans nombreuses sociétés animales ou primitives), « ruineuse » (qui ruine » la valeur intrinsèque de l’économie) et totalitaire (qui dicte la politique, à l’encontre de toute République démocratique)

      2. Pour vous qui aimez que les mots soient respectés ( on dira sous contrôle du taulier que le néo-libéralisme , c’est le libéralisme perverti par le capitalisme )

        https://www.pauljorion.com/blog/2010/01/03/capitalisme-economie-de-marche-et-liberalisme/

        et une vieille prise de tête :

        https://www.pauljorion.com/blog/2012/10/16/les-forces-collectives-proudhoniennes-un-complement-a-misere-de-la-pensee-economique-par-jacques-langlois/#comment-371300

  15. Une écriture assez synthétique , plus classique mais pas trop fausse , de « l’État providence « , où l’on retrouve les principales interrogations sur la « fragilisation » de ce dernier ( vue d’un point de vue français a minima ):

    http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/finances-publiques/approfondissements/etat-providence.html

    Et une lecture par un homme de droite libérale qui voit dans les gilets jaunes la signature de la contestation et de l’échec du dit État providence :

    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/12/30/31003-20181230ARTFIG00083-8220gilets-jaunes8221-c-est-l-etat-providence-non-le-liberalisme-qui-est-en-cause.php

    Il est remarquable de repérer que dans la mouvance « gilets jaunes » , expression d’une révolte du corps ( en détresse ou pas tant que ça ) , on retrouve les mêmes composantes que l’on a pu trouver dans le mouvement anarchiste ( de « gauche » ,libertaires , altruistes généreux ou radicaux égoïstes , ou de » droite » , libertariens ou individualistes libéraux voire ultra-libéraux ) . C’est d’ailleurs cette confusion qui m’a fait craindre ,et continue à me faire craindre , que les revendications naïves apparemment « d’évidence » , ne sonnent en fait la mort de ce qui reste d’État -providence en France , et ne finissent de faire le lit de la privatisation des biens sociaux .

    Tête ( philosophe ) sans corps ( anarchiste) ne vaut rien .
    Corps sans tête ne vaut rien .

    Je note au passage que ce débat ( si débat il y a ) sur l’État providence , a eu sa matrice déjà inscrite dans les bisbilles de l’anarchisme avec « l’État » tout court . Proud’hon et ses frères , pas morts .

    Je note aussi que , sur d’autres modes que sociaux au sens où nous l’entendons aujourd’hui , « l’État » , même sous forme d’Empire , a pu avoir un apport psychologique bénéfique à des époques où les guerres tribales ou vendettas permanentes , dignes images de guerres civiles , pourrissaient la vie des hommes et des femmes . Rome n’aurait jamais duré si longtemps dans les limites de son empire , sans les aspects positifs de la « Pax romana » appréciés par les populations soumises .Un certain Hadrien avait bien compris ça . Les chinois , je demande un complément d’enquête .

    Dès lors la progression logique de ce billet , le plus pertinent et utile depuis longtemps , est très importante , et c’est peut être le billet qui pose le mieux le défi historique posé aux sociétés dites avancées , pour continuer à faire le bien public .

    Car l’enjeu est bien celui dit :

    Quel « État providence » pour les années à venir ?
    Le marché et la privatisation individualiste définitivement vainqueurs ?
    De quel « état » ( j’ai déjà seriné mon opinion là dessus ) et de quelle Loi , la « providence » ( le bien commun ) a-t-elle besoin pour être légitime , viable , efficace , et tout bonnement continuer à être ?

    Les gratuités via la taxe Sismondi , encore trop peu élaborées ( en tous cas dans ce billet ) , font partie de l’issue , mais ne sont qu’une petite partie du mécano à la fois humain ( trop humain ), matériel , financier , monétaire , marchand , culturel , idéologique … à constituer tant bien que mal pour que l’aventure continue .
    Le travail ne manque donc pas pour les femmes et les hommes de bonnes volonté , pourvu que l’altruisme , l’amour vrai de la vie et de l’autre , le « faire « patient et vérifié , et l’écoute les conduisent , plutôt que la jouissance communautaire psychopathique de « vouloir » , ou de marquer le réel et les esprits .

    PS : Merci à 2 Casa et Dundee de leur gentil commentaire .

      1. Auquel cas , et pour rester cohérent , c’est la Convention Européenne des Droits de l’Homme ( opposable contrairement à la DUDH ) qu’il faut d’abord totalement réécrire en y introduisant les biens communs , d’un point de vue monétaire , comptable et organisationnel , en y remettant sur le tapis la « propriété » qui , là aussi est actuellement sacralisée .

        Beau sujet pour une élection , sujet posé à l’échelle pertinente minimale .

        Chantier politique en phase avec les enjeux et équilibres économiques et fiscaux réels , plus utile et sensé que les institutions françaises ou nos guerres intestines gauloises ou que le mariage entre Alsthom et Siemens .

      2. Juannessy, heureuse que vous soyez encore à ce jour sur ce forum ( je ne parviens pas à le quitter tant ce sujet est important et me fais réfléchir, mais tant que les commentaires sont ouverts j’en profite ).

        C’est très important ce vous écrivez ci-dessus (« Et (…) si une majorité ressent l’envie et le besoin de biens communs »). Ce pourquoi, avec mon raisonnement d’autodidacte, je trouve nécessaire que le nom « Etat providence » soit remplacé par un autre nom, lequel en changeant de « sens » changerait aussi la « forme » , et vice-versa.
        Un nom qui associe tous les citoyens et les intègre dans un tout (et non le « providentiel » qui dissocie les uns qui donnent – les « généreux »- et les autres qui reçoivent – « les modestes ou les miséreux »-) pourrait permettre à chacun de mieux appréhender le sens et l’intérêt des « biens communs » et susciter des « envies ».
        Vous ne croyez pas ?
        Encore faut-il trouver ce nom.
        Vous évoquez ci-dessous les « droits de l’Homme », nom qui concerne « chacun » donc « tous », si l’on considère que nous sommes tous des Hommes à quelque niveau que nous soyons dans l’échelle sociale. Mais le fait de mettre Homme au singulier (qui sous-entend  » toutes les individualités diverses et variées » réunies dans un ensemble social = un « tout ») présente plusieurs interprétations :
        – celle que j’évoque dans ma parenthèse,
        – celle de l’individu (abstrait) qui suscite un individualisme exacerbé jusqu’à l’amalgamer avec l’égoïsme,
        – celle encore par la majuscule H ( comme la majuscule à « Roi ») qui peut sous-entendre « l’homme supérieur » (ou « Surhomme ») et donc le distingue de l’homme inférieur (les « sous-hommes »), interprétation adoptée par exemple par les nazis, et tous racistes.
        – …… etc.

         » Est ce vraiment le cas , ici et au delà , a minima pour le »besoin » ?  »

        S’il est vrai qu’à notre époque les aides sociales (en France pour ne citer qu’elle) permettent à ceux qui en bénéficient que soient assumés les besoins vitaux, elles permettent aussi que les besoins diffèrent et se reportent à un niveau supérieur de l’échelle de Maslow. Mais il n’empêche que ça reste un besoin.

      3. C’est le sujet du nécessaire et du superflu .

        Qui n’a sans doute pas la même réponse en Europe ou au milieu de la Méditerranée .

  16. J’ajoute encore (en constatant que vous avez répondu donc lu ce commentaire évoqué ci-dessus) :

    Je m’en moque du respect strict des mots quand il s’agit de conversations ou même de réactions. On peut se faire comprendre en développant ce que l’on cherche à dire (par exemple sur ce forum) ou même parler en langage des signes lors d’une conversation en vis à vis. D’ailleurs je n’excelle pas dans la précision des mots (cf ma correction 7 février 2019 à 13 h 52 min à mon commentaire 5 février 2019 à 22 h 15 min) et suis trop souvent approximative (je ne suis qu’une autodidacte dont le niveau d’étude s’arrête à un BTS de stylisme)
    Mais j’insiste sur l’importance de la précision des mots en politique (cf mes commentaires adressés à Daniel
    4 février 2019 à 22 h 18 min , 4 février 2019 à 23 h 05 min , ou à jacques Seignan 5 février 2019 à 13 h 14 min ) surtout lorsqu’il s’agit de les inscrire dans ce qui est ou sera une Constitution, ou dans ce qui définit de façon durable voire permanente une doctrine politique.

  17. Bonjour
    Dans les deux hypothèses : 1 -il n y a pas fin du capitalisme…il s’adapte ,il change, il évolue, il y aura toujours une solution (guerre, capitalisme vert,…)la terre peut nourrir 20 milliards d’habitants,, pas de vision catastrophiste. Il y aura toujours du travail. Soit admettons, après tout , des gens disent que le réchauffement climatique n’existe pas…..
    2 – le capitalisme est a l’agonie, il prend fin , le capitalisme vert retarde l’échéance, mais il n’e’st plus capable d’intégrer une masse de gens aussi énorme, dans le salariat, il faut s’attendre a un chômage structurelle important, et permanent , et/ou une précarité/flexibilité chronique, ou il faudra faire plusieurs boulôt pour survivre, comme aux USA , ou dit-on il n’y a plus de chômage…..
    Dans les deux hypothèses , il faudra un sacré rapport de force, pour que la majorité des travailleurs, puissent vivre de leur travail et de leur salaire, exiger une meilleurs redistribution des richesses. les 1% ne voudrons rien céder, de leur richesses, c’est simple , regardé!, constater!…le peut qu’a concéder Macron aux gilets jaunes, malgré plusieurs semaines, mois, de manifestations. ils n’ont eut que le bâtons , et d’infimes miettes . la manifs des syndicats , Nada!.Le libéralisme macronien montre sont visage autoritaire, imposer ses réformes par la force, passer en force, comme Teatcher. Il faudra donc de manif encore plus gigantesques, avec un maximun de gens.un arrêt totale de l’économie. on en est loin, pour l’instant…..
    Les gilets jaunes, au lieux de se perdre dans des débats futiles (ric, référendums, réinventer la démocratie…) , devrez construire un rapport de force pour imposer leur revendications.Un exemple , mêmes si on est pas pour la violence, les travailleurs Polonais, à l’époque de solidarnosc , ont paralysé l’économie totalement, tant , que le pouvoir n’a pas céder, nous en sommes loin en France.
    Le pouvoir n’a rien a craindre, en jouant du bâtons , très peu de la carotte, et surtout en manipulant l’opinions , par les médias et un pseudo débat, il arrive a ses fins.
    Alors l’Etat providence la dedans, le revenus universelle, ont en est très loin. !!!
    Macron arrive mêmes a faire passer encore son programme libérale, s’en prendre au chômeurs, remettre les gens au travail, diminuer les revenus….Formidable
    Et après , vous me dites que les gilets jaunes sont, ont un QI politique élevé ?!!!
    Ils, ne s’en prennent mêmes pas au patronat, la question du chômage n’existe pas, les paradis fiscaux, …..
    Ils sont au tout début de la conscience politiques , mais la prise de conscience peut aller très vite
    A la limite, s’ils étaient rester dans une démarche , disons , purement syndicale, ils auraient du réclamer au moins 250 euros pour tous, augmentation du smig, travailleurs, chômeurs retraités, au lieu de réclamer un RIC

  18. à Bob, si vous revenez sur ce sujet.
    (il y a quelqu’un encore ? On est tous si habitués à surfer d’une opinion à l’autre qu’on reste sur « le vague »…. )

    Désolée de ne répondre qu’aujourd’hui à votre commentaire ci-dessus
    lequel réagissant au mien : 7 février 2019 à 19 h 30 min) en réponse au vôtre : 5 février 2019 à 15 h 38 min (que c’est compliqué de suivre et d’échanger !)

    J’ai apprécié ce commentaire auquel je vous répondais et regrette de ne pas vous l’avoir dit. Je le trouve réaliste dans le fond et plein de « bon sens » (ce n’est pas péjoratif dans mon propos, d’autant plus que mon appréciation de votre bon sens ne dépend que du mien et de ce qu’il vaut). Je l’apprécie sans être d’accord avec vous pour tout, comme vous ne l’êtes pas avec moi : d’où l’intérêt d’une discussion (si c’était le cas, du moins par la pensée critique, nous ne serions que des clones… )

    Quant à ma remarque sur le QI :
    à la définition que j’ai donnée étant celle relevée de mémoire, il y a longtemps, dans une revue scientifique (laquelle j’ai résumé, pour faire court, de manière très approximative dénuée du jargon spécifique que je ne maîtrise pas n’étant pas « une scientifique »), j’y ai ajouté des définitions personnelles un tantinet ironiques :
     » il pourrait y en avoir bien d’autres comme QL : quotient de lucidité, ou QJ : quotient de jugeote, ou QC : quotient de clairvoyance… »
    pour montrer le mépris que j’éprouve pour cette mesure généralisée et banalisée de notre « matière à penser », qui la rend d’une vulgarité crasse en la faisant une « chose mesurable  » ; nous réduisant de la sorte , nous tous humains dotés de cette intelligence qu’elle soit humble ou remarquable , à n’être qu’un simple outil exécutant et exploitable à souhait, tel un robot doté d’une intelligence artificielle.
    (note : la mesure du QI a été inventée en tout premier pour les besoins de l’armée, laquelle ayant besoin d’officiers qui réfléchissent vite. De mémoire)

    N’y voyez donc rien d’autre que du mépris pour cette mesure « pseudo scientifique », mesurée par des tests hypothétiques qui ont conclu un jour que j’étais « surdouée », un jour J où j’étais en forme, alors que je peux être si souvent très médiocre. Comme tant d’autres.

    Quand aussi j’ai écrit « alors que précisément ce sont ceux qui dénoncent le mieux les abus et le dysfonctionnement de la politique actuelle à l’échelle internationale » :
    je n’ai pas voulu dire qu’ils ont « un QI politique élevé » , je n’en sais rien et pas plus que vous quand vous le trouvez faible. J’ai voulu dire que leur manifestation (à laquelle je ne participe pas), ou leurs refus et leur colère qui la justifie, a su mieux que « journalistes d’investigation, économistes, politologues, mathématiciens statisticiens … etc. (c-à-d. toutes ces professions respectables résultant d’études universitaires censées rendre plus « intelligent » que le commun), a bien su sensibiliser l’opinion publique, unanimement, sur le dysfonctionnement de notre politique. Et cela, au point d’amener chacun , en France et ailleurs, comme vous, comme moi, mais aussi comme tous ceux qui ne s’intéressent qu’aux soldes ou au dernier smartphone à la mode (« ah non ! c’est dépassé »), ou à qui sera le prince de l’amour…. etc, , de s’interroger, de débattre, d’approuver ou critiquer, voire se disputer, chacun à sa manière ; et donc d’avoir à l’unisson une « conscience politique de citoyen », même si pour nombreux ce n’est qu’une ébauche.
    Pour moi, rien que cela est remarquable et digne de respect, quand bien même je n’apprécie pas les revendications hâtives et non encore bien pensées où se mêlent tout et son contraire.
    Mais qui ne fait pas « de pèle-mêle » ? de confusions ? Qui est toujours cohérent ?
    Même nos » gouvernants » (diplômés de l’ENA ou pas) accumulent du pèle-mêle, à la va-vite, sans cohérence (5 ans c’est si vite passé !)
    Alors que, eux, ne devraient pas.

    Notes :

    Si depuis plus de 20 ans je suis persuadée qu’il ne pourra plus y avoir du travail pour tous, progrès technologique oblige, j’avais aussi pensé aux 7 milliards d’alors vite devenus 8 milliards, mais pas à « 20 milliards » d’habitants  que la terre pourra ou ne pourra plus nourrir (!). Merci pour l’information (elle vient d’où celle-là ? Scientifiques démographes ? Statisticiens?).
    Admettons :
    Quelle solution selon vous, :
    – Recourir à l’eugénisme ? Qui alors devrait-on « éliminer » ? Qui serait si « supérieur » aux autres pour avoir cette prétention ignoble de « devoir » radicalement les supprimer, ou, version plus soft  mais efficace, de ne plus leur accorder de soins médicaux ?…
    – Ou permettre que des millions – milliards ! – de personnes puissent vivre plus décemment, puissent être tous écologistes et ainsi, besoins vitaux assouvis tant pour notre habitat Terre que pour notre individualité commune à tous (quitte à en devenir plus égoïstes encore), régulent la croissance démographique selon le fait souvent remarqué qu’une majorité de ceux qui ne sont plus dans le besoin vital n’éprouvent plus le besoin de procréer nombreux enfants ?
    Mais même cela si « idéal » créerait toujours des « injustices », par rapport à ceux qui refuseraient une telle standardisation mondiale (comme celle que crée Ikea par ex. pour ne citer qu’elle), préférant rester pauvres mais conserver leurs particularités, leur identité propre et leur fraternité (dans le sens de « fratrie »).

    Ou alors s’expatrier sur la lune…  On y serait encore « chez nous »… bien qu’à l’étroit mais…… « c’est mieux que rien » :
    ça se dit si fréquemment quand on demande une aide (malgré les droits accordés par l’État Providence), une plus grande justice (malgré la démocratie), ou plus d’équité (malgré les droits de l’Homme)… qu’à force on finit par le croire.

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