72 réflexions sur « Une taxe robot ? Les fabricants de robots en parlent ! »

  1. Les performances des robots de Boston Dynamics sont tellement époustouflantes qu’on se demande parfois s’il s’agit de la réalité ou d’une manipulation (robot téléguidé par un humain hors champ caméra, par exemple). La culture du secret de cette entreprise n’arrange rien. Des vidéos, certes, mais aucune publication scientifique.

  2. La marque de fabrique de Boston Dynamics, c’est de singer des performances, des attitudes, des formes corporelles de vertébrés vivants (chien, homme, oiseau coureur pour le dernier). Cela ressemble plus à du marketing qu’à un usage réellement fonctionnel. Une usine entièrement automatisée ne s’embarrasse pas de ces faux-semblants.
    https://youtu.be/o3qNKg2y3N4
    Pour les performances « tout-terrain », à quoi bon un robot humanoïde qui fait de lentes et maladroites galipettes quand les véhicules à chenilles ont montré une excellence inégalée dans ce domaine depuis un siècle ?
    Je veux bien voir un duel entre le robot « Atlas » et un bon vieux char T 34 soviétique de 1944.

    1. On nous montre ce qui est spectaculaire mais une grosse partie de l’automatisation en cours n’a rien de spectaculaire.

      Les robots de la video de Boston Dynamics ça correspond dans ta vidéo au Fenwik qui récupéré les panneaux solaires une fois qu’ils sont terminés pour aller les mettre dans le camion, ce qui ne correspond en fait qu’à une petite partie du travail effectué.

      Jusqu’ici je pensais qu’ils visaient surtout des marchés militaires. À propos de ceux-la ils expliquent qu’il s’agit de se déplacer dans des bâtiments industriels mais ils expliquent aussi que la chose difficile c’est pas la mécanique mais les logiciels et qu’une grande partie est commune à tous ceux qu’ils proposent.

    2. Je lisais sur le guide printemps l’usage
      d’un robot de tonte pour des superficies qui vont de 500 à 5000 m2.
      Si l’usager employait un jardinier qu’il payait à l’heure, il va falloir qu’il refasse son contrat d’emploi ou que le temps libre soit utilisé pour d’autres tâches. Ce robot doit fonctionner avec une batterie, il n’y a pas d’informations sur le sujet.
      En France l’information n’est pas au top.

  3. Selon les prévisions, il y aura dans le monde trois millions de robots industriels en 2020. Les Chinois en seront des champions; environ 138 000 robots vendus par an. Cette nation fait des énormes efforts pour robotiser leur industrie, et non seulement la production. il y a deux ans, ils ont acheté la société allemande Kuka, ultra-perfomante celle-ci, qui compte parmi les trois premiers constructeurs de robots.
    Je ne pense pas que le travail disparaîtra pour autant, ils se transformera, mais de nombreux activités disparaîtront à jamais, ca c’est sûr. Donc il faut régler le problème social qui en découlera de tout ca. Mais qui payera? Une taxe? Je connais le comportement cupide des « humains ».

  4. Le gros hic selon moi, ce sont les starts up se développant à vitesse grand V dans le monde…. Comment vont-elles survivre ?
    Ce pourquoi je préconise depuis + de 20 ans les pépinières de PME ou auto entreprises pour celles qui nous nourrissent, nous habillent, réparent nos plomberies, construisent nos logements, réparent nos chaudières, isolent nos maisons…. etc.
    Quant à ceux qui réclament encore du « travail pour tous », ils n’ont qu’à redescendre dans les houillères dans lesquelles les petits enfants pouvaient se glisser dans les trop petites veines, et leurs mamans triaient à la main et à la chaîne les morceaux de charbon pendant que leurs papas faisaient fonctionner les marteaux piqueurs ; ou aller en Indes des premières années délocalisation, où des ouvriers nourris au bol de riz se doublaient sur les centaines de machines à coudre des chaines de montage, un qui poussait devant la machine le tissu à coudre un qui le tirait derrière, faisant presque regretter le travail de Charlot dans « les temps modernes ».
    A chacun de voir ce qu’il préfère….

  5. C’est bien ça une taxe robot, mais au delà, ne serait-il pas plus profitable en fait de mettre en place une cotisation assise sur le Chiffre d’Affaires pour toute entité économique. Cela quelque soit la nature du CA, et qui rémunère en fait le droit d’exercer ou de vendre dans une société civile qui a des infra structures performantes, une population éduquée, un système de santé performant, un système de justice et de droits de haut niveau, où règne une relative paix civile et sociale, un bien commun quoi, qui ensemble permettent en fait la prospérité économique des agents entreprenants. En simultané, on pourrait de fait pourquoi pas, mais cela n’est pas nécessaire, baisser la fiscalité sur les bénéfices à un taux moyens relativement bas. Cela permettrait de faire payer à sa juste mesure l’accès aux marchés solvables et stables à toutes les entreprises quelles soient nationales ou extra nationales. Bien entendu cette cotisation devrait être plutôt établit au niveau européen et affecté à un budget européen pour la transition énergétique, et l’harmonisation sociale. Les sommes dégagées sont potentiellement gigantesques. Pour entrer dans le club des populations européennes, il faut payer, non pas une taxe, mais une cotisation à proportion du CA qu’on y réalise. Pourquoi cela ne se met-il pas en place ?

    1. Pourquoi ? Parce que dans un contexte concurrentiel, tu as des entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires qui peut sembler confortable mais qui ont des marges peau de chagrin et un bénéfice nul voir des pertes.

      1. Taxer les robots, c’est faire du transfert entre lieux/firmes de forte et de faible productivité. Cela pose la question du « progrès », quelle « faible productivité » voulons nous maintenir, et comment ? La réponse de base de celle qu’on veut maintenir me semble être « celle d’un EPHAD » . Mais Alain Supiot dirait aussi qu’il y a le paramètre « sens » dans le travail, dont on souhaiterait qu’il soit associé à la faible productivité.

        @ arkao : Je suis tombé sur le petit livre de Mary Douglas (Paul connait je suppose) « Comment pensent les institutions », qui repasse par Evans-Pritchard (les Nuers sans l’orage), Merton et d’autres, entre anthropologie et sociologie, avec au coeur une forme de mémoire qui — dit-elle– « patterne » le social via la cognition, celle du ressemblant et du dissemblable.

        A la lecture de ce que tu dis de Boston Dynamics, la perception des robots dépend tout à fait de cette cognition, très humaine-occidentale (« les robots sont des oiseaux » :-;) .

        Façon Stiegler, ce qui fait sens dépend de nos « rétentions tertiaires ».

        En combinant tout ça et en écoutant les jeunes en thèse aujourd’hui parler des séries télés , les emplois du futurs autres que les EPHAD seraient peut-être de faire des séries « Games of Throne » pour un millions de HBO qui les distribueraient à 10 milliards d’humains, qui gratifieraient ainsi leur rétention tertiaire et leur cerveau disponible de quelques bonnes vibrations ?

        Le travail doit hélas avoir aussi comme but fonctionnel de maintenir les inégalités (le cas limite du chômage étant inclus). Une société qui ne s’attaque pas fortement aux inégalités laissera un prestige à la gens managériale suffisant pour oblitérer u obvier le sens que l’on voudrait mettre au travail des managés.

      2. C’est très intéressant ta remarque, parce que c’est exactement ce à quoi je m’étais initialement référé pour ne pas envisager cette option de cotisation indifférenciée sur le CA.

        Elle s’entend, certes, et peut se défendre, mais on pourrait aussi tout à fait défendre que taxer le bénéfice c’est taxer la bonne gestion par exemple, taxer ceux qui réussissent donc punir l’excellence économique et financière. Mais en fait quelque soit le sens, et les penchants « politiques », cela n’est pas le problème. Car dirais-tu que les cotisations sociales dans un contexte concurrentiel sont un problème de marge ? La TVA est-elle un problème de marge ? L’augmentation du SMIC est-il un problème de marge ? Dans un contexte concurrentiel comme tu dis, il n’en demeure pas moins que les agents sont responsables de leurs prix, donc de leur marge. Mais si tout le monde a une contrainte commune alors tout le monde conserve son autonomie et ses marges (bonnes ou pas).

        Mais en fait cela n’est même pas le problème, c’est en fait la seule manière de faire payer à sa juste proportion l’accès au gigantesque marché européen, de populations qui ont depuis des décennies fait des choix de stabilité et de cohésion qui est la condition sine qua non à tout développement économique et innovation technologique.

        Quelqu’un ici croit sérieusement que les voitures électriques vont circuler sur des routes ailleurs qu’en chine, en amérique du nord et dans l’UE par exemple ? Quelqu’un ici croit sérieusement que les techniques d’IA et de communication THD ont un avenir ailleurs que sur ces 3 marchés par exemple encore ? Quelqu’un ici croit que les GAFA peuvent exister ailleurs que sur ces 3 marchés ? idem pour toute la santé, pour tout les secteurs. Bien évidemment que non, donc tout agent économique doit maintenant intégrer ce coût collectif fruit de l’intérêt général pour en bénéficier. Une taxe de 5% par exemple dégagerait des sommes considérables (env 850 milliards d’euros par an) politiquement arbitrables. Avec cette cotisation, l’UE pourrait emprunter des montants gigantesques sur les marchés financiers pour financer une politique visionnaire. Une cotisation sur le CA est le seul moyen de faire payer toutes les intervenants d’où qu’ils soient, quoiqu’il fasse. C’est un droit d’entrée.

      3. Et je précise un droit d’entrée sur un marché qui n’existe que par la volonté générale,. Et cette taxe au CA est la seule qui ne soit pas déloyale, discriminante, protectionniste, et pénalisante. Quelle est alors une vraie objection
        à cette décision fiscale ? Il faut bien voir ce que veut dire imposer une cotisation d’entrée, c’est un coût à intégrer pour tous.

      4. Si l’on s’intéresse à l’impact de la fiscalité sur la vie des entreprises ( au sens large , allant de la petite entreprise individuelle à la multinationale ), il y a , à ma connaissance 4 niveaux actuellement présent un peu partout dans le monde , avec des taux et bornes assez distincts , ( et c’est un grand écart à l’intérieur même de l’Europe , même s’il y a des contacts franco – allemands depuis longtemps pour essayer d’aller dans le sens d’une convergence ou d’une moindre divergence ) qui influe sur la motivation des entrepreneurs et des entreprises ( et selon que le chef d’entreprise est le seul actionnaire ou seulement un salarié plus ou moins « intéressé » , différentes pondérations sont évidemment possibles ) :

        – l’impôt sur le revenu ( entreprise individuelle , SNC ,SARL imposée à l’IR …)
        – l’impôt sur les sociétés IS ,
        – l’impôt sur la fortune ( là où il existe c’est à dire pratiquement nulle part )
        – la TVA
        – les charges sociales ( « patronales » et salariales )

        En France ( j’ignore pour les autres ) , le Chiffre d’Affaires ( avec un seuil qui était à 7 630 000€HT ) et le bénéfice quand il y en a , impactent indirectement le taux de l’IS selon des formules dont seul un crane de Bercy ( on a une réputation mondiale de fiscalistes d’élite ) a le secret , et que je suis bien incapable de juger .

        C’était mon interlude pour meubler ce moment suspendu .

      5. @Timiota :

        « Robots , taxation , forte et faible productivité  »

        Est ce que ce lien pertinent ( et pas souvent démocratiquement perçu ) n’existe pas déjà via les types de fiscalité actuels , au même titre que les fameuses règles comptables ?

        Je vous rejoins complètement sur la mesure à prendre entre productivité / nature des « emplois » / formation et épanouissement de la personne par « l’activité ».

        La taxe Sismondi est peut être le bon moment pour traiter de ces liens ( et savoir ce qui et qui les anime) .

      6. J’avais entendu que c’était le cas d’Amazon, qui cherche avant tout à avoir une position dominante, mais depuis j’ai eu des informations contraires. Il faudra bien y venir, à la taxe sur le chiffre d’affaires (autrement dit à la TVA), si on ne veut pas fermer les frontières, puisque les bénéfices peuvent s’envoler en 2 clics en Irlande ou au Pays Bas. J’ai lu quelque part que jusqu’en 2015, même la TVA s’envolait en Irlande !

        Que se passerait-il si on supprimait TOUTES LES TAXES ET IMPÔTS dans notre pays, en basculant TOUS LES BUDGETS (état, collectivité locales et séc soc) sur la consommation , autrement dit sur la TVA, que l’on surmonterait d’une taxe progressive sur le montant annuel de sa consommation ? (terminaux de paiement reliés aux ordinateurs des impôts)

        J’imagine bien que ça poserait quelques problèmes, notamment quand on achète une maison, mais ce n’est peut-être pas impossible, et ça aurait l’avantage que l’Etat pourrait ainsi orienter l’activité, sans être obligé d’ interdire quoi que ce soit.

        En couplant ça avec la gratuité sur l’essentiel, et une taxe progressive dans le temps, sur l’épargne des entreprises non investie dans l’économie réelle, on aurait peut-être plusieurs bons effets :

        1 – on ferait un coup de ménage sur ces activité assimilables au dumping,
        2 – un autre coup de ménage sur toutes ces activité inutiles, n’existant que par la seule nécessité de gagner sa vie (ce que D. Grabber appelle les « Bullshit Jobs », et qu’il estime à 1/3 de l’activité humaine)
        3 – un coup d’accélérateur à l’investissement, qui serait invité à être utile, pour ne pas être trop taxé.

        V. Rey

      7. Julien Alexandre (et CloClo)
        Je vous donne raison, mais je pense que la donne est entrain de changer via les start up surtout, et via les reconversions plus adaptées aux besoins actuels qu’on peut constater de plus en plus pour certaines sociétés revenues des délocalisations (non généralisées encore).
        Par rapport aux années 80/90 alors que les délocalisations se généralisaient, à partir de ce que j’ai pu constater lorsque je travaillais avec nombreuses entreprises, de la petite à la très grosse dans le textile et la confection, je ne peux que vous donner raison (certaines travaillaient même à perte) : leur chiffre d’affaire se réduisait comme peau de chagrin jusqu’à la faillite inexorable. Je connais(sais) aujourd’hui ou il y a peu, des entrepreneurs (PME, auto entreprises, commerçants…) toujours dans ce cas tant ils ne sont pas aidés par l’Etat. Ils restent nombreux.
        Je continue de penser que ma suggestion de « pépinière d’entreprises » faite il y a longtemps….
        (qui est devenue exclusivement j’en suis désolée, « pépinières d’entreprises innovantes », autrement dit presque toujours start up high tech = robotique, IA… alors qu’on n’a pas besoin que d’innovation)
        …. pourrait aider ces entreprises en premier lieu à ne pas faire faillite au bout de 2 ou 5 ans d’exercice, et à pouvoir rapidement en 2ème lieu s’adapter aux nouveaux besoins (exemple : un maçon aujourd’hui ne construit plus comme il y a 50 ou 20 ans mais utilise de nouveaux matériaux isolants qui demandent une nouvelle technicité, tout en gardant les bases du savoir faire des anciens maçons) .

        Mais par rapport aux changements qui s’opèrent actuellement plus en Europe qu’en France, notamment grâce aux nouvelles technologies que Paul Jorion propose de taxer par la loi Sismondi, la remarque de CloClo me parait Pertinente. Elle pourrait même se « combiner » avec la loi Sismondi pour le côté pratique. À réfléchir.

        Il demeure hélas que trop nombreuses entreprises ne recherchant que du profit, et donc de gros bénéfices (qu’elles savent facilement camoufler via paradis fiscaux et/ou triche d’écritures comptables), continuent à fabriquer du jetable, de « l’inutile » de la surconsommation, et de l’obsolescence programmée, toujours et encore en délocalisation, toujours et encore au « prix le plus bas » chez les exploiteurs d’esclaves…. C’est là le vrai combat prioritaire selon moi (je le rabâche plein de fois). Et pour eux, la loi Sismondi n’aurait aucun effet.
        Tant qu’elles existeront, la nouvelle éthique entrain de s’installer reste le pot de terre contre le pot de fer.

      8. @Timiota :

        Dans la rubrique dégradation de la qualité du travail , la tendance actuelle est d’ailleurs donnée par ce qui s’appelle le micro-travail , avatar et suite logique de l’ubérisation .

        C’est en fait une réinvention du travail  » à la tache » , impulsée par Amazon depuis une quinzaine d’années . Conçu en théorie pour donner des petits jobs et revenus d’appoint ( identifier des objets sur une image , traduire des morceaux de textes, trier des photos , répondre à des sondages, alimenter des bases de données de machine Learning , annoter , documenter …) , le truc a rapidement pris la dimension d’un « marché du travail parallèle  » . En France , près de 350 000 personnes seraient inscrites sur ces plateformes souvent colorées de « work ».

        Moyennant quoi pour dix heures de travail par moi , vous arrivez à toucher 50 à 70 euros .

        Ne parlons pas de contrat de travail ou de cotisations sociales , les « employeurs  » étant situés « à l’étranger » ne sont que très difficilement attaquables juridiquement par l’état ou la Sécu .

        Mais ça permet à monsieur Bezos de dire à ses clients qu’il  » met de l’humain en tant que service  » à leur disposition .

        Cet homme là est plein d’attentions .

      9. @ Germanicus,

        Le CA ne veut rien dire. Je peux en convenir, on reste dans un cadre disons, d’économie de marché, mais vous devez admettre que toute la comptabilité privée et publique ne veut rien dire, car elle ne tient pas compte des stock physique réel, des avantages collectifs accumulés au fils des générations et des aléas, des impacts réels des activités dans le temps, de vos rêves de vos aspirations et de l’ordre absurde de l’Univers mon bon. Autant vous dire qu’on n’est pas rendu.
        En fait, ce que je trouve intéressant dans le fait d’établir une cotisation d’ordre générale comme ticket d’entrée à ce que vous appelez le « Marché » c’est qu’au moins on valorise à minima ce marché au lieu de l’offrir tout cru à la population des entreprenants. Et de ces sommes ont peu collectivement les affecter à une vision sociale, démocratique et humaniste de notre continent en parallèle d’une adaptation aux contraintes climatiques.

        Mais vous avez raison, cela ne veut rien dire.

      10. Dans la mesure où la taxe Sismondi s’intéresse plus au sort du salarié qu’à celui de l’employeur actionnaire ou pas , je m’en veux de n’avoir pas inscrit au point n° 5 , le terme « salaires » avant et avec celui de « cotisations sociales » .

        En tout cas la taxe Sismondi , dans la mesure où elle assure une « ressource différée » ( une forme indirecte de « salaire » ) devrait fortement motivée les syndicats , qu’ils soient ceux de « la fiche de paie » ou pas .

        On remarque au passage qu’en se focalisant sur le salariat et le salaire , le mouvement syndical ( de ce que j’en connais en France , mais , sous réserve d’inventaire , j’ai l’impression que c’est une insuffisance mondiale ), a trop longtemps négligé la fiscalité globale et ses imbrications avec l’avenir du travail lui même .

        C’est ce qui a pu me faire écrire dans ma prise de tête « libéralisme  » que le capitalisme avait pu ruiner les luttes ouvrières , simplement en parvenant à se passer du travail de salariés .

        On attend l’Internationale « des salariés » qui prendra à son compte la fiscalité dans son ensemble et l’extermination des paradis fiscaux .

        Je me recouche .

    2. Cela s’appelle déjà « taxe ou impôt sur les sociétés » me semble-t-il, mais sur les bénéfices uniquement (facile de faire faire des fausses factures pour camoufler les bénéfices).
      Sur le chiffre d’affaire, c’est une bonne idée. Mais il n’en resterait pas moins que les entreprises voulant faire plus de bénéfices pour grossir les dividendes des investisseurs (et le salaire des PDG) soit continueraient à se priver le + possible de salariés, soit continueraient à diminuer le salaire de ceux-ci, soit les 2 (il faut toujours de la main d’œuvre pour actionner les machines et assurer leur entretien).
      Il y a des choses dans l’humanité qu’on ne peut pas changer (malgré les tables de la loi) :
      depuis des temps immémoriaux, il y a toujours eu des avares et des goinfres (et des envieux). Pour autant faut-il leur donner tant d’importance ?

      Je n’étais pas bien grande dans les années 50/60, mais je me souviens que mon père étant entrepreneur pouvait nous faire vivre ma nombreuse fratrie et moi avant même qu’il existe les allocs, mes copines dont le ou les parents étaient ouvriers ou employés n’étaient privées de rien y compris de vacances à la mer (voir Trafic de J. Tati) et les travailleurs étaient déjà assistés du progrès technologique pour rendre leur travail moins pénible en pouvant de la sorte travailler moins dans la journée et sur 5 jours de la semaine (pas comme le « travail pour tous » misérable de la fin du XIXe début XXe).
      La plupart des entreprises n’étaient pas géantes, il y régnait un esprit de corps et la fierté d’être ouvrier (qui « oeuvrait »). Ils étaient même fiers de ce qu’ils fabriquaient… Je me souviens de mes oncles et tantes, comme ils riaient, étaient joyeux (côté maternel, pas les bourgeois plein de principes côté paternel).
      Non non, je ne suis pas nostalgique. J’aime entretenir dans ma mémoire les souvenirs intéressants uniquement.

      A ce moment-là il est vrai, il n’y avait pas encore de TVA…. (créée en 66 par Giscard d’Einstein ministre de l’économie et des finances). La France s’en portait-elle plus mal alors que les services publics fonctionnaient à plein tube ? (c’est vrai, c’était avant la généralisation des surfaces commerciales géantes, des multinationales et du marketing)

      Mais vous me direz, c’était encore « la reconstruction d’après guerre et les 30 glorieuses, la croissance était permise par une énergie à bas coût, il y avait une croissance démographique importante (baby boum) permettant la compétitivité des entreprises …. »

      Mais je m’interroge scrogneugneu… Pourquoi s’est-elle réellement arrêtée cette croissance ? Ou du moins pourquoi ne s’est-elle pas stabilisée en diminuant encore plus les jours et heures de travail et la pénibilité du travail grâce au progrès technologique ? A cause du choc pétrolier ??? Vous êtes sûrs ? (Il n’est pas encore passé le « choc pétrolier » ?! Pourquoi ?)

      Pourquoi donc ce ne serait toujours pas possible aujourd’hui alors que le progrès permet l’énergie solaire bien moins onéreuse, qu’on sait de mieux en mieux isoler les maisons et les ateliers, qu’on peut avoir moins besoin de se déplacer en voiture grâce à internet, et qu’on en a tous marre d’être gavé d’inutile insipide qui nous rend obèse… ?
      Et pourquoi donc toujours la TVA qui augmente les prix de vente aux particuliers au point que toutes les entreprises recherchent à produire au prix le plus bas (il y a toujours tant d’avares, de goinfres et d’envieux !) en rognant sur les emplois et les salaires des travailleurs qui « n’oeuvrent » plus mais « triment » … ?

      Je m’interroge…. Vous avez des réponses ? Moi j’ai du mal, ne suis pas experte…

      1. Faut aussi taxer les robots de pirate des caraïbes à disneyland ils prennent l’emploi de figurants !

  6. Et le Macron, pourquoi il ne se précipite pas à nous remplacer ses flics par des robots ?
    Ce serait très start up tendance de nous faire fliquer par des robots. Les robots seraient peut-être moins dangereux que des vrais flics ?

  7. Tiens ! Géo Trouve Tout m’a illuminée soudainement….. (bon, un petit peu, à développer, GTT n’a fait qu’un passage furtif)
    Et pourquoi pas une taxe robot au prorata du nombre de salariés…….? Plus il y aurait de salariés (travaillant sans pénibilité, sans sur stress, avec salaire décent selon coût de la vie) moins serait onéreuse la taxe Sismondi….

    1. @jac
      Non, pas d’accord. Ce sont bien les robots qui remplacent les salariés.
      Il faut détruire les robots pour permettre aux salariés de bosser.

      1. Je vous recommande (à tous idem) cet article sur The Conversation sur la paresse.

        https://theconversation.com/nous-sommes-programmes-pour-la-paresse-113770?utm_medium=email&utm_campaign=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%204%20avril%202019%20-%201277511852&utm_content=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%204%20avril%202019%20-%201277511852+CID_22a22288ce6f16366866b06c3eddbc6c&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=Nous%20sommes%20programms%20pour%20la%20paresse

        (témoignage : je suis naturellement une grande paresseuse, ce qui fait de moi une très grande travailleuse extrêmement organisée – pour avoir plus de temps pour moi -. La paresse rend très ingénieux et libre. Le travail imposé ne rend qu’esclave)

      2. @Adoque :

        Comme dit par Paul Jorion dans sa sixième conférence , on prend plutôt la direction d’être purement et simplement remplacé , et parfois , quand on peut œuvrer , c’est plutôt en position d’assistant de robot ( cf. commentaire sur le micro-travail ) , ou de jobs précaires de type « mission à durée très déterminée » ( c’est déjà le cas d’ailleurs pour les cadres de très haut vol , qui vont servir de modèle standard de recrutement ) .

        Bernadette est l’héritière des luddites . On lui souhaite de ne pas finir comme eux .

      3. Autre témoignage, à l’attention de Paul Jorion qui a appris à être très organisé en « se défendant le plaisir dans le labeur » (c’est bien un héritage de la révolution industrielle du XIXe s. ça !)

        Je (non je corrige, je vais agacer un certain J…) Une personne que je connais très bien a dirigé il fut un temps de très grand labeur (pour elle) un bureau de style & bureau de méthode. Elle y créait avec 2 autres collaborateurs nombreux produits vestimentaires, il y en avait pour tous les goûts, dont accessoires divers type chaussures, bagages etc
        Nombre de personnes au total : 21 (dont une handicapée) quand bureaux de styles & méthodes de toutes autres sociétés concurrentes et de même importance représentaient au moins 40 personnes.
        Il est vrai que les 30% d’augmentation du CA par saisons (= tous les 6 mois) que cette équipe de 21 personnes permettait par le succès de son travail, a engendré quelques problèmes structurels du fait d’un tel volume de production en croissance si rapide. Service production : 3 personnes (encore plus efficace) le travail en aval dans le bureau style & méthode étant bien exécuté.
        Pourquoi ?
        Parce que cette personne qui travaillait sans compter ses heures (mais en comptant les heures de travail de son équipe pour préserver les vies privées) tout en réservant du temps libre pour élever seule ses enfants, était naturellement très bien organisée (OST les doigts dans le nez) et parce que toute son équipe ( dont elle) travaillait avec plaisir : beaucoup de rigolades, parlottes, râleries parfois des uns ou des autres mais vite passées avec bonne humeur, et même plusieurs moments de flemme pour éviter les crampes…..

        Conclusion : Le plaisir est le meilleur moteur de toute activité efficace. Et les collègues & employés complices en sont bien plus heureux pour mieux aimer leurs enfants. Idem pour cette personne. Pas de burn out.

        Question : est-ce que les robots (technologiques ou humains) ont du plaisir ?

      4. @Jac (6 AVRIL 2019 À 18 H 12 MIN

        yepa Jac, se « bouger » n’est pas burn-aouter !

        L’oisiveté sauvera-t-elle le monde ?
        https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/loisivete-sauvera-t-elle-le-monde

        https://www.icigrandsboulevards.fr/product/1971/l-art-d-etre-oisif-dans-un-monde-de-dingue

        https://podcloud.fr/podcast/rfi-7-milliards-de-voisins/episode/lart-de-la-paresse

        L’art de l’oisiveté H.Hesse
        « Ecrits entre 1899 et 1962, les 37 textes de ce volume, la plupart inédits en français, parlent de la musique, de la peinture, de livres, de paysages, de rencontres avec des hommes. Hesse propose un nouveau rapport à l’existence, une sorte de programme qu’il nomme « l’art de l’oisiveté » : un art du regard qui prône l’humour, le scepticisme, l’esprit critique, bref, la liberté de l’individu. »
        https://www.babelio.com/livres/Hesse-LArt-de-loisivete/2472

      5. Zut ! Me suis trompée. Cf témoignage ci-dessus :
        Après consultation plus attentive de cette personne, il n’y avait que 18 personnes…. Un instant, cette personne me parle… « qu’est-ce que tu dis ? »…. Ah oui. Elle me précise qu’il y avait aussi un super ordinateur très intelligent pour faire les gradations (évolution du modèle dans différentes tailles ), et 2 formidables ordinateurs très bien conçus pour faire les graphismes (ça aide pour bonne communication avec sociétés tissant les étiquettes, imprimeurs pour PLV, sérigraphes et brodeurs), 2 autres super chouettes ordinateurs pour faire les dessins techniques (ça aide pour bonne communication avec service production et industries de confection) et conception des motifs pour tissus exclusifs (ça aide pour bonne communication avec industries textiles chargées de les réaliser).
        Et cela aide bien pour un travail bien réussi qui donne bonne humeur.
        Elle me précise aussi que pour choisir ces supers machines, elle a embarqué avec elle chez les fournisseurs les graphistes chargés de s’en servir ensuite (elle, elle n’y comprend rien en informatique).
        Ah ! Si toutes les sociétés faisaient pareil ! Il y aurait mois de gâchis en investissements non adaptés et en déprime des techniciens…..

      6. @dundee

        Clin d’Œil . Super le lien H. Hesse (non, pas hors service) ! C’est un collègue à moi : grand paresseux qui a dû bcp travailler, à réfléchir avec humour, esprit critique, scepticisme, mais beaucoup d’ingéniosité (sûrement)… Libre ! Et sûrement aussi (pas lu le livre) sans hésiter de se servir d’exemple pour mieux partager ses expériences…
        Fauché lui aussi ? quand on l’a mis au rebus parce que gênant pour les grandes industries exploiteuses de mains d’œuvre à salaires riquiqui contre jours sans fin de dur labeur, et qui exigeaient du travail sans plaisir, sans rires, sans bavardages, sans râleries et sans flemmes ?

      7. Encore un exemple, mais d’une autre personne.
        Un des confrères et ex ami de la personne ci-dessus citée, star internationale dans la mode jeans ware, a créé un jean révolutionnaire (mais très cher encore) de coupe 3D, grâce au super ordinateur de son bureau de style. Ce jean par sa forme donne un confort absolu. Jamais il n’aurait pu être conçu sans cet ordinateur (même pas dans la haute couture). Il a fait exploser le CA de la marque pour laquelle il travaillait.

      8. Oui Jac vos comment-réponse (7 AVRIL 2019 À 0 H 54 MIN et 1h54), illustrent très bien le point de vue que je partage avec vous, plaisir, désir, désir, plaisir, and joy, crevée ? Cuite ? YES !!! Kissa ? Koissa ? Oussa ? Plaisir, désir, désir, plaisir, and joy, so enjoy !
        See ya 😉

        Let’s play and have fun !
        https://www.youtube.com/watch?v=6GYt6mzQ3Xo

        Et avec une couette à la barbichette, yepa, ça le fait très bien itou. Trop mimi.
        https://www.youtube.com/watch?v=ZdfQ-fruMdg

        Ces révolutions que font des individus quand ils ont leur vie en main: A LIRE, passionnant et lucide !

        « Un million de révolutions tranquilles

        « Ils sortent de la faim et de la pauvreté des centaine de milliers de personnes. Ils sauvent des entreprises. Ils construisent des habitats coopératifs, écologiques et solidaires. Ils ouvrent des cliniques gratuites, des microbanques, des épiceries sans but lucratif ou des ateliers de réparation citoyens. Ils reverdissent le désert et régénèrent les écosystèmes. Ils financent des emplois ou des fermes bio. Et partout dans le monde, ils échangent sans argent des biens, des services et des savoirs, redynamisent l’économie locale ou rendent leur village autonome grâce aux énergies renouvelables. »

        « Qui sont-ils ? De simples citoyens et citoyennes. Mais ils sont les pionniers de nouveaux modes de vie, qui sont en train de transformer la planète. Bénédicte Manier, journaliste, a parcouru plusieurs pays et observé la réussite de ces révolutions silencieuses. Son livre est le premier à appréhender la dimension mondiale de ces alternatives qui foisonnent depuis trois décennies et ne cessent de se développer. Des initiatives qui n’émanent pas de groupes marginaux, mais de classes moyennes bien intégrées, aspirant à vivre dans un monde plus juste. »

        « Il s’agit là d’un mouvement inédit, mené par une société civile lucide, ayant décidé de reprendre en main les enjeux qui la concernent et qui, des États-Unis à l’Inde, du Canada à la France, de l’Argentine au Japon, fait émerger des solutions innovantes à la plupart des maux de la planète. Peu à peu, elle dessine ainsi les contours d’une société plus participative, plus solidaire, plus humaine. (4ème de couverture) »
        https://www.franceculture.fr/oeuvre-un-million-de-revolutions-tranquilles-travail-environnement-sante-argent-habitat-comment-les-

      9. Dundee
        « Plaisir, désir, désir, plaisir, and joy, so enjoy ! »

        C’est une déclaration d’amour ? Je suis prise (avec mon chat… lol, il est si exclusif !). Bon, si je vous fais sourire, ça me fait plaisir aussi. (attention, vous savez ce qu’on dit : ça rend sourd)

      10. Re Dundee

         » Un million de révolutions tranquilles »
        Je suis au courant, je fourre mes yeux et mes oreilles partout surtout si ça soulage mes colères. Ce pourquoi je suis confiante en la jeunesse. Il n’y a pas besoin de parcourir le monde tellement les besoins « fondamentaux » sont communs à tous (et que les prises de conscience se généralisent petit à petit – il était temps -). Tout près de chez moi, de chez vous sûrement aussi, il en est de même. Mais ça se voit bcp moins que les gilets jaunes, c’est « tranquille ».

      11. « Bon, si je vous fais sourire, ça me fait plaisir aussi. »

        Yepa, c’est ça, c’est aussi simple et tranquille que… fraternellement vôtre.
        Joie, plaisir, désir, pour moi sont liés quand ça « roule » , so simpeul !
        Je suis d’accord avec vous, sans enthousiasme…pô terrible, voili, voilou.
        On se comprend, cool. Moi aussi mes 2 chats sont exclusifs, 🙂
        Tout va bien pour mes oreilles itou,mdrr, heureusement, c’est le printemps et ça chante de folie, entre autres !

      12. « c’est « tranquille ». »
        D’apparence, par ce que dans les faits c’est l’inverse, il faut avoir une certaine aptitude à ne pas avoir peur de sortir de sa ou de ses « zones de confort », bullshit, il me semble que vous connaissez non ? En tout cas pour moi, c’est évident.
        Tout sauf tranquille, je dirais plutôt vivifiant comme un superbe torrent frais et fougueux de montagne. Comme la voile qui claque quand on change de bord. Ceux qui veulent changer leur vie et la prendre en main, n’ont pas attendu les gilets jaunes. Je ne sais pas ce que va devenir cette lame de fond. Tant qu’elle n’est pas récupérée par des extrémistes et qu’elle est accompagnée avec intelligence, écoute et qu’elle réveille, ouvre les esprits et vivifie la démocratie, fait bouger les lignes du cynisme et des conservatismes dépassés, ça m’intéresse, donc à suivre.

        “L’esclavage prend de graves proportions lorsqu’on lui accorde de ressembler à la liberté.”
        Ernst Jünger

  8. Je doute que ce soit une bonne idée d’encore faire une aide à des victimes sous réserve de paperasse administrative. De manière générale les systèmes d’aide actuels me semblent être devenu une sorte de revenus pour les amoureux de l’administration. Beaucoup d’ayant-droits ne font d’ailleurs pas toutes les démarches nécessaires. Globalement le système industrie-état-capitalisme valorise les comportements sociopathes et procéduriers… les personnes « normales » et relativement saines sont écrasées ou transformées.
    Pour ce qui est de la taxation en elle-même… taxer les robots, pourquoi pas, mais du coup les entreprises qui utilisent des humains comme des robots ne sont pas particulièrement taxées, comme si l’asservissement était une bonne idée. On pourrait peut-être faire une taxe sur le chiffre d’affaire (et plus seulement le revenu) lié à des tâches automatisables, et sans considérer un équivalent homme. J’ai vraiment du mal avec l’idée que usiner une personne pour la faire fonctionner comme une machine ce soit le standard à partir duquel on calcule tout en fait et je trouve que c’est plutôt à la base le problème que nous devons chercher à régler.

    1. J’ai pas compris grand chose .

      Qui a écrit ici qu’en taxant les robots qui remplacent un humain ,on ne « taxait plus les humains qui travaillaient encore , ne serait ce que pour leurs cotisations sociales ?

      Par contre si on veut remplacer toute la fiscalité directe ou indirecte sur le travail et ses résultats financiers , il n’y a pas besoin de réfléchir longtemps pour vérifier que toutes les ressources actuellement procurées ,et à différentes fins , ne peuvent être remplacées par la seule taxe Sismondi .

      Cette obsession de la « simplicité » par une taxation unique simple sur le travail est d’ailleurs la trace d’une incompréhension totale des mécanismes financiers de la vie sociale s’appuyant sur le travail .

      Les syndicalistes , les fiscalistes et les financiers , les anthropologues et sociologues , les matheux ont et auront des idées plus sérieuses pour éviter les chamboule tout des fiscalistes du café du commerce , et proposer des pistes d’évolution des systèmes actuels , héritages de dosages et arbitrages fins depuis un siècle , aux décideurs , afin d’harmoniser à la fois la finalité sociale , la maitrise des temps et les équilibres financiers .

      Pour moi, il est clair que la taxe Sismondi ne peut que constituer un nouveau rouage dans la gestion des ressources financières , qui devra trouver sa place dans l’ensemble du mécano qui ne pourra se modifier et possiblement se simplifier que sur un temps long d’une génération au moins .Elle peut d’ailleurs contribuer à permettre des convergences fiscales internationales , et à leurs éventuelles simplifications .

      Toute solution aussi radicale que simpliste serait une insulte faite à la vie réelle des gens .

      1. On est en droit de penser que « les héritages de dosages et arbitrages fins depuis un siècle » sont aussi inappropriés que l’héritage fiscal de l’ancien régime l’était en 1789. On peut être en même temps conscient de l’énorme difficulté qu’il y a à concevoir et à faire accepter ce qui devrait le remplacer…

        Il y a quelques ministres des finances de Louis XVI qui sont restés célèbres à cause de leurs vaines tentatives d’y remédier:

        les 16 ministre des finances des 6 dernières années du règne de Louis XVI:

        10 avril 1787 – 2 mai 1787 : Michel Bouvard de Fourqueux ;
        1er mai 1787 – 25 août 1788 : Étienne-Charles de Loménie de Brienne ;
        3 mai 1787 – 31 août 1787 : Pierre-Charles Laurent de Villedeuil ;
        31 août 1787 – 26 août 1788 : Claude Guillaume Lambert ;
        26 août 1788 – 13 juillet 1789 : Jacques Necker ;
        13 juillet 1789 – 16 juillet 1789 : Joseph François Foullon ;
        13 juillet 1789 – 16 juillet 1789 : Louis Auguste Le Tonnelier de Breteuil ;
        16 juillet 1789 – 4 septembre 1790 : Jacques Necker ;
        4 septembre 1790 – 4 décembre 1790 : Claude Guillaume Lambert ;
        4 décembre 1790 – 27 avril 1791 : Claude Antoine de Valdec de Lessart ;
        27 avril 1791 – 29 mai 1791 : Claude Antoine de Valdec de Lessart ;
        29 mai 1791 – 24 mars 1792 : Louis Hardouin Tarbé ;
        24 mars 1792 – 13 juin 1792 : Étienne Clavière ;
        13 juin 1792 – 18 juin 1792 : Antoine Duranthon ;
        18 juin 1792 – 29 juillet 1792 : Jules-Émile-François Hervé de Beaulieu ;
        29 juillet 1792 – 10 août 1792 : René Delaville-Leroulx.

      2. @Juannessi
        « Toute solution aussi radicale que simpliste serait une insulte faite à la vie réelle des gens . »

        Mais, ce serait une erreur grossière de considérer les gens simples comme simplets.
        En fait, c’est… au moins par ceux qui ont obtenus leurs diplômes, à l’ENA par exemple (non limitatif).

        Il me semble que tout effondrement emporte avec lui, une simplification majeure, tant de choses « arbitrées si finement » y perdant leur objet…

      3. Quand je pense  » simple » , j’écris simple .

        Quand je pense  » simpliste » , j’écris simpliste .

  9. Bonjour tout le monde,
    Si une taxe robot existe, c’est parce qu’il y a des robots.
    Il est vrai que les chaînes de montage auto, agro equipiment tournent avec des machines. Les hommes contrôlent le bon fonctionnement de ces chaînes.
    Donc l’homme est soumis depuis longtemps à la machine.
    Productivité – rentabilité – performance sont sur la scène d’un capitalisme financier dont chacun de nous doit s’adapter physiquement et mentalement.
    Pourquoi produire autant. A quoi sert tout cela ? C’est inhumain.

    1. Concernant les chaînes de montage, il y a une chaîne de montage du nucléaire. C’est en Amérique. Ils sont forts les américains lorsque le chef d’État veut une guerre nucléaire, c’est son objectif.

      1. C’est vrai qu’existe déjà un superbe couvre-chef : la retraite chapeau à gros glands, d’heures à pas d’heure.

  10. Andrew Yang est un candidat à la prochaine élection US qui prend la question des robots au sérieux et ne se contente pas d’affirmer que ça va s’arranger tout seul.

    https://www.wired.com/story/andrew-yangs-presidential-bid-is-so-very-21st-century/

    MS : Alors, qu’en est-il de la taxe sur les robots ? Vous remplacez un emploi par un robot, vous êtes imposé et nous utilisons cet argent pour nous recycler.

    AY : Je suis un fan d’une sorte de transfert de valeur de la part des gens qui sont en mesure de bénéficier fortement des nouvelles innovations pour aider à atténuer le coup porté aux personnes qui vont être déplacées. Une taxe locale sur les robots, comme on l’envisage à San Francisco, pourrait donc avoir beaucoup de sens.

    Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (tiens, un robot, justement !)

    Comme il est difficile de définir ce qu’est un robot il finit par proposer une TVA et 1000$ par mois à tout le monde mais bon, c’est intéressant de voir comment les américains s’y mettent eux aussi.

  11. Mes amis,

    Voyons seulement à qui profite le crime (contre l’humanité) qui consiste à penser
    Qu’une machine peut décider à la place des hommes.
    Ces machines seront au service de ceux qui, malgré les alertes,
    Continuent à produire en grande série des objets qu’ils appellent richesses,
    Alors qu’ils appauvrissent la planète
    Sous prétexte de soutenir la croissance.
    Les instruments sont faux, et ceux qui les ont conçus
    Pour contrôler leur propre folie ne l’admettront pas.
    Aucun voyant d’alerte à leur tableau de bord…
    La raison est seule à pouvoir les vaincre,
    Mais la folie est déjà ordinaire et c’est celui qui la dénonce
    Que l’on dit fou.
    Dépêchez vous de m’entendre!
    Deux liquides instables sont en passe de se mélanger
    Et de produire pas si loin de chez nous le plus effrayant des poisons
    Sur les étiquettes des réservoirs: Communisme et capitalisme.
    Il n’y aura bien-sûr que des victimes, mais toutes responsables.
    C’est maintenant qu’il faut hurler.
    Et se battre.

    Il faut aux humains, une voix, un mouvement humaniste.
    Torpedo.

  12. Je ne sais pas bien sur quel billet (encore consulté) je peux poster ce commentaire ci-dessous, alors je le poste ici en hors sujet (encore que….)

    Les Crises :
    Débat : « Gilets jaunes : une dérive anti-démocratique ? » – 28 minutes – ARTE
    Jac
    Toute manifestation de colère porte en elle le germe de la violence, la colère étant par définition « une émotion vive qui se caractérise par un sentiment de rage intérieure, qui monte crescendo ».
    Si l’on se réfère à la révolution française par exemple (1- je me méfie toutefois de la manière dont sont rapportés les faits dans les livres d’histoire, 2- je n’y étais pas, lol, donc je ne peux apporter de témoignage selon mon propre regard… ) le peuple souffrant de causes communes (misères mortelles, faim, insalubrité des logements, analphabétisme – hors pater noster de la messe – donc grande dépendance des élites cultivées : noblesse, clergé, bourgeoisie) avait en réaction UNE même colère unanime, la colère de l’un attisant la colère de l’autre et ainsi de suite jusqu’à une explosion commune de violences.
    Or le mouvement des gilets jaunes n’exprimait pas UNE colère mais DES colères diverses, chacune à des degrés divers (majoritairement non violentes, il faut le reconnaître si on n’est pas de mauvaise foi). Dont les colères des extrêmes confondues -droite et gauche – minoritaires mais plus violentes, lesquelles ne reconnaissant aucun pouvoir officiel autre que le leur ; et généralement dans l’histoire l’une putschiste, l’autre anarchiste (les anarchies plus démocratiques donc moins totalitaristes que les putschs, il faut le reconnaître idem).
    De ce fait, parmi les observateurs, chacun perçoit cette manifestation selon ses propres ressentiments.

    Quelques commentaires que j’ai coupés et dont j’ai effacé nom ou pseudo :

    S. (…) Arte c’est la caution de la classe moyenne intello bobo, et c’est à destination de cette caste que ce genre d’émission est faite. Il faut éviter que la classe moyenne ne se tourne vers les Gilets Jaunes. Cela marche bien, d’ailleurs, je vois une classe moyenne coincée et verrouillée, haïssant l’élite, haïssant le peuple, donc inutile et seule, alors que la seule chose qu’elle a c’est son langage et son art, qui pourraient servir le mouvement, et qui ici ne font rien.
    A. C’est tout à fait ça. Il est vraiment frappant de constater à quel point des gens qui devraient objectivement partager les revendications des gilets jaunes se refusent à le faire (voire même de refusent à les connaître, confortablement aidés par les médias) simplement par peur de “déchoir”(…).

    Jac // 06.04.2019 à 17h12
    Par rapport aux nombreux “bobos” que je connais, je ne trouve pas qu’ils haïssent élites ou peuple, ils sont tout simplement indifférents. Pour certains, s’intéresser au peuple c’est fun, ça fait “gauche”, ça fait intello; ou à la rigueur ils s’intéressent à leurs proches faisant partie du peuple. Ce ne sont pas de mauvais bougres, ils sont même souvent très sympas, mais leur carrière passe avant la politique. Pour les problèmes populaires, ils n’y comprennent pas grand chose à l’exception de quelques actrices très “sentimentalistes” à qui ils font pleurer. Mais on ne comprend pas mieux quand ce n’est que l’affect qui interprète. Pour comprendre tout problème, il faut le vivre (j’ai été bobo). C’est vrai aussi pour les bobos faisant partie du gouvernement Macron ou de la technocratie chargée de mettre en place des mesures sociales…. Mais bientôt ce sera l’IA qui s’en occupera, pas sûre que ce soit mieux.
    Aujourd’hui et depuis longtemps je vis les problèmes du peuple, j’en fais partie et je les comprends très bien (avoir été bobo permet de faire la comparaison), cela ne m’empêche pas d’apprécier Arte.

    Jac // 06.04.2019 à 17h32
    De toute façon “la population citoyenne” est composée de tous ceux qui ne font pas partie de l’élite politique,
    c-à-d.:
    les classes riches, les classes moyennes, les classes populaires, les classes pauvres. Aucune n’a les mêmes problèmes.

    1. J’ajoute :
      « Aucune n’a les mêmes problèmes », mais toutes ont les mêmes besoins fondamentaux.

      Besoins fondamentaux = cf mon commentaire 5 avril 2019 à 20 h 33 min adressé à Juanessy , billet :
      80 réflexions sur « Pour que Paul Jorion soit député au Parlement européen : la presse en parle ! »

    1. Juanessy
      J’adore Eli Baddou, il m’impressionne de sa grande intelligence « tranquille », sans colère, sans provocation. C’est un très bon interviewer. En prime, il est charmant (ce n’est pas pour me déplaire…).

      1. Mince, des journalistes qui portent la contradiction, c’est forcément les signes avant-coureurs de la dictature !

        Ou bien serait-ce le fait que l’on crie à la censure dès qu’on ose porter la contradiction qui est un signe avant-coureur des futures dictatures populistes ?

      2. @Julien Alexandre(10/4 à 10h32)
        Un (petit) rappel… si j’ose..
        Jac vantait bien les qualités d’ Ali Baddou.. :  » il m’impressionne de sa grande intelligence « tranquille », sans colère, sans provocation. C’est un très bon interviewer  » …
        Ayant vu (et revu en dissection suite à l’article d’Acrimed) en direct l’émission, je comprend les raisons de mon sentiment de malaise de l’époque… d’autant plus qu’à au moins deux autres reprises j’avais vu M.P.-Ch. pouvoir s’exprimer « normalement » sur le même sujet.

        En particulier, je confirme ceci : (extraits du lien Acrimed)
        … » Commençons par quelques données quantitatives. Sur une émission de 54 minutes, le sujet dédié au dernier livre co-écrit par Monique Pinçon-Charlot en sa présence dure 17 minutes. Le temps de parole de l’invitée au cours de ce plateau ? 5 minutes. Soit moins d’un tiers de sa durée totale.
        …(…)…
        plus des deux tiers du temps de parole sur ce plateau ont été trustés par les autres éditorialistes présents, en particulier par Jean-Michel Aphatie, Nicolas Domenach et Maurice Szafran.
        Ces deux derniers, invités en tant qu’auteurs d’un livre-conversation avec Emmanuel Macron, ont eu pourtant tout le loisir de s’exprimer dans le premier temps de l’émission.
        Et de le faire sans que Monique Pinçon-Charlot ne soit présente
        .
        Mais l’éditocrate est une espèce insatiable : non contents de ce temps d’expression, non contents de s’exprimer même quotidiennement dans les médias dominants, les deux journalistes sont intervenus pour couper la parole de la sociologue, se poser en contradicteurs, répondre à sa place, et lancer des réquisitoires. Par leurs interventions intempestives, ils se sont donc ajoutés à la brochette des trois chroniqueurs permanents et de l’animateur.
        Poursuivons : sur (ses) 5 minutes de temps de parole, Monique Pinçon-Charlot sera interrompue pas moins de treize fois. Dont trois fois avec l’impossibilité nette de pouvoir reprendre le cours des propos qu’elle était en train de tenir….

        A nouveau ….Il s’agit de s’exprimer sur les « qualités » d’interviewer d’Ali Baddou sur un sujet donné… !!!

        Quant à votre douteux emboîtement des clignotants « contradiction », « dictature », « censure ».. (et autres si affinités)… son analyse me semble plutôt relever d’une des spécialités de notre hôte P.Jorion.

      3. @Julien Alexandre 10 avril 2019 à 10 h 32 min
        Le problème n’est évidemment pas que des journalistes portent la contradiction. C’est plutôt préférable à la génuflexion devant l’invité venant faire sa promo.
        Le jour où Luc Ferry ou BHL recevront le même traitement sur un plateau de télévision que Monique Pinçon-Charlot alors je serai d’accord avec vous.
        Le jour ou Bernard Arnaud se fera étriller comme un vulgaire délégué syndical (« condamnez-vous ces violences ? ») votre remarque sera parfaitement justifiée.

      4. @ Otromeros
        Vous faites fausse route. Ou bien, et en même temps, vous vous assignez une mission impossible.

        Faut vraiment être bouché à l’émeri pour être insensible au signe avant-coureur des futures dictatures populistes.
        A mon avis, vous devriez dire merci à notre gardien, Julien, pour sa clairvoyance, encore une fois pas prise en défaut.
        Ou bien, et à la place de votre tentative, hausser les épaules.

        Justement, le Centre Commercial où ma femme se ravitaille fait une promo, 18,05 Euro au lieu de 19 Euro prix conseillé, une affaire irrésistible. Elle n’a pas résisté.
        L’ objet qui a fait chauffer sa Carte Bleue? Suffit de demander:
        Juan Branco. Crépuscule, Macron et les oligarques; avec une préface de Denis Robert ( un illustre inconnu, naturellement) . En 4.ième de couverture: « Ils ne sont pas corrompus, ils sont la corruption ».
        Editeur(s): Au diable vauvert. Massot Editions. ISBN: 979-307-0260-6.

        Remarquez que lui, Juan Branco, n’est pas comme Monique Pinçon-Charlot. N’est pas un boute-feu irresponsable. Va pas exciter les foules vengeresses, grosses de dictature, si on les laissaient seulement faire.
        Non mais!

      5. @daniel; 10 AVRIL 2019 À 18 H 46 MIN

        Bon sang de bois Daniel, préfacé par Denis Robert, vous êtes sur ?
        En tout cas merci pour l’info. 😉

      6. oui. Je viens de voir, sur l’xpress, ce livre est préfacé par Denis Robert.
        no comment !
        Merci bien Daniel.

  13. @Jac
    « Question : est-ce que les robots (technologiques ou humains) ont du plaisir ? »

    Je (non je corrige, je vais agacer un certain J…) Une personne que je connais très bien
    s’est trouvée un certain temps dans la peau d’un robot humain: tâche répétitive et fastidieuse.
    Elle a éprouvé, et en conserve le souvenir précis, du plaisir.
    Cette activité lui a même été enrichissante: elle lui a permis de faire l’apprentissage de la méditation !

    1. adoque,
      Je suis assez d’accord.
      Ex : les derviches tourneurs se transformant en toupies , ex qui me vient spontanément, moins illustratif certes mais quel pire robot que celui qui se transforme en rouage tournant, tournant, tournant sans cesse…. D »autres ex moins excessifs comme celui d’un ami qui aime faire le repassage (il repasse très bien) par gestes automatiques répétitifs, ça l’aide à se détendre et à réfléchir dit-il… Encore un ex. : Des ouvrières d’usine travaillant à la chaîne, à qui je proposais de travailler avec moi (je cherchais une mécanicienne) parce que je pensais que le travail que je proposais était plus intéressant que le leur. Quelle fut ma surprise alors quand elles m’ont répondu à 99% unanimes : « non merci, ici on peut travailler en pensant à autres choses… » Mais il y avait aussi d’autres raisons sensées, telle une organisation bien rodée de leur vie familiale tout près de leur lieu de travail que ma proposition aurait perturbé (besoin de se lever plus tôt – plus loin – donc moins de disponibilité pour accompagner les enfants à l’école sans devoir les réveiller trop tôt, ou pour certaines des primes « d’efficacité » -rapidité sans erreurs- qui les arrangeaient bien)
      Je suis au courant depuis longtemps (et je pratique l’OST pour mes tâches ménagères qui me barbent, vite fait bien fait)
      La méditation c’est bien un temps. Agir ensuite est nécessaire et cela prend plus de temps ( et c’est bien plus difficile).
      Perso, je sais alterner. C’est un atout d’être aussi paresseuse. On ne dort pas dans les moments de paresse : on rêve, on réfléchit, on médite, on calcule, on trouve… avec plaisir. Sans contrainte, donc plus densément.

      1. @Jac
        tout à fait… en gagnant du temps lors de certaines tâches (OST*), on peut en « perdre » à d’autres, a priori moins rentables: c’est plutôt « prendre son temps » pour des activités/séquences agréables.

        * OST: Organisation S. des Tâches, pas forcément du Travail 😉

        La méditation, c’est aussi ce qui permet l’action débarrassée des hésitations !

        Juannessy décrivait très bien, il y a quelque temps, l’alternance des journées du retraité: certaines bien remplies avec beaucoup d’activités, d’autres bien remplies à farniente

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