Xavier Dupret, Dis, c’est quoi le capitalisme ?, Postface : Dialogue entre Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin

Xavier Dupret, Dis, c’est quoi le capitalisme ? Waterloo : La Renaissance du Livre, vient de paraître. Ouvert aux commentaires.

Postface : Dialogue entre Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin

Quand Xavier Dupret nous a proposé de préfacer cet ouvrage, nous avons accepté avec enthousiasme. Son initiative ne pouvait être que soutenue de rendre accessible à tous une notion clé d’économie. Que ce soit dans la position d’anthropologue et économiste de Paul, professeur associé à l’Institut catholique de Lille, ou de Vincent en tant qu’étudiant en économie et statistique à l’ENSAE ParisTech, nous regrettons que l’enseignement des sciences économiques soit un discours opaque mais surtout formaté. Contrairement à nombre de nos contemporains, Xavier Dupret met ici en relief, avec clarté, les débats qui peuvent (et doivent !) traverser l’économie et son mode de production dominant aujourd’hui, le capitalisme.

À notre sens, préfacer cet ouvrage aurait été une source de distraction inutile, car il décrit méthodiquement l’état présent du capitalisme et met le doigt sur ses enjeux clés. C’est pourquoi nous avons proposé à Xavier Dupret, plutôt qu’une préface, une postface pour prolonger ce dialogue entre les générations. Si un demi-siècle nous sépare, les mêmes interrogations pourtant nous rapprochent.

VBG : J’ai beaucoup appris en lisant cet ouvrage, mais j’ai le sentiment que la discussion n’est pas allée jusqu’au bout de la logique. Le capitalisme est ici présenté comme une bombe à retardement à cause de la multitude de ses limites actuelles (concentration des richesses, financiarisation accrue du système, raréfaction du travail, crise de solvabilité des États…). Le capitalisme va-t-il nécessairement imploser ? Et si oui quand ?

PJ : Rappelons d’abord quelques vérités de base. Le capitalisme, c’est le système économique qui donne l’avantage sur le plan politique au capitaliste, le détenteur de capital. Or, qu’est-ce que le capital ? Ce sont les ressources qui, manquant à la place où elles seraient nécessaires pour permettre la production, la distribution ou la consommation des biens et des services, doivent être empruntées. Si les ressources manquent à la place où elles sont nécessaires, c’est que la propriété privée y fait artificiellement obstacle. Parce qu’il y a eu emprunt des ressources faisant défaut, il y a rémunération par une rente que l’on appelle les « intérêts » quand il s’agit d’un prêt de particulier à particulier ou bien a été accordé par une banque, mais aussi le « coupon » quand c’est l’État qui emprunte sous la forme de l’émission d’une obligation, et les « dividendes » quand les entreprises empruntent en émettant des actions de sociétés. Qu’il s’agisse d’intérêts, de coupon ou d’actions, ce sont là autant de variations sur le même thème : celui d’une formule traditionnelle du partage des revenus et du risque entre le prêteur (détenteur de capital) et l’emprunteur (bénéficiant provisoirement de l’usage de ce capital) dans un système « à la part », plus connu sous son nom ancestral de « métayage ». Dans ce type de contrat, l’emprunteur s’engage à reverser au prêteur une part de la richesse qu’il aura pu créer grâce à l’emprunt, le montant de la part étant défini conventionnellement par contrat. Ainsi, dans la formule fifty-fifty, le métayer conserve pour lui la moitié de la moisson et verse l’autre au propriétaire de la terre qu’il a exploitée.

Le système témoigne de son efficacité si la situation permet qu’une véritable richesse soit créée en tirant parti de l’opportunité qu’autorisent ce que Proudhon appelait les « aubaines » : la générosité que la nature autour de nous manifeste à notre égard et qui nous permet d’y jouer le rôle de modestes « catalyseurs » grâce à l’apport de notre travail. Quand une véritable richesse n’est pas créée à partir de l’emprunt – dont le crédit à la consommation offre le meilleur exemple –, le versement des rentes s’assimile à une pompe siphonnant l’escarcelle des pauvres en direction des coffres des riches. C’est là que nous en sommes dans notre société contemporaine. Notons que ce que l’on appelait « usure » au Moyen Âge – et qui était interdit – n’était pas comme on l’entend aujourd’hui un taux d’intérêt excessif, mais l’exigence d’un versement d’intérêts, alors que l’emprunteur était forcé au crédit par la nécessité, à savoir précisément ce que nous appelons « crédit à la consommation ».

Quant à l’implosion du capitalisme, j’ai rappelé dans Le capitalisme à l’agonie (Fayard, 2011) que la date du 18 mars 2009 serait retenue par l’histoire comme celle qui signalerait la fin du capitalisme. Ce jour-là, la Federal Reserve Bank, la Banque centrale américaine, avait annoncé son intention de racheter des bons du Trésor (dette à long terme des États-Unis) en quantités considérables (pour un montant de 300 milliards de dollars), sans jamais disposer du moyen de retirer ces sommes, toute tentative en ce sens étant condamnée à provoquer une crise obligataire du fait de la remontée des taux qui en résulterait, dépréciant alors l’ensemble des obligations en circulation.

Pareil au serpent ouroboros dévorant sa propre queue, les États-Unis avalaient désormais leur propre dette, un processus désigné par l’euphémisme sympathique de « quantitative easing ». La Banque centrale européenne suivrait le même exemple à partir de mai 2009.

Le dollar cessa de disposer d’un équivalent or quand, en 1971, le président Nixon mit fin à la parité du dollar avec ce métal. En 2009, le président Obama, en permettant à la Fed d’imprimer autant de dollars qu’elle le jugea bon, mit fin à la parité du dollar avec quoi que ce soit, faisant de l’arrogance de la nation américaine la seule mesure restante de la valeur de sa devise.

Anticiper une reprise de l’économie par une injection massive de liquidités aurait eu un sens si une garantie existait que les sommes faramineuses injectées se soient retrouvées dans l’économie sous la forme de pouvoir d’achat des consommateurs, mais dans un monde économique où les salaires stagnent depuis la fin des années 1970 – ayant décroché à cette époque des gains de productivité –, elles n’eurent d’autre exutoire que d’alimenter des bulles spéculatives, fragilisant l’économie au lieu de lui rendre la santé.

VBG : Presque dix ans après le 18 mars 2009, le capitalisme est pourtant toujours bel et bien le système économique dominant aujourd’hui.

PJ : Oui, mais le processus est en marche. Les grandes crises se déroulent par phases apparaissant sur un graphique comme une baisse en dents de scie, la situation se rétablissant toujours quelque peu avant que ne reprenne le déclin. C’est un processus qu’on appelle « fractal » du côté des mathématiciens et des physiciens.

VBG : Si je vous comprends bien, serait-ce en quelque sorte le chant du cygne que nous observons aujourd’hui ? Le dernier sursaut avant la mort définitive du capitalisme ?

PJ : Tout à fait ! Il suffit maintenant d’un grain de sable pour faire basculer le tout.

VBG : La future crise de solvabilité des États que dessine Xavier Dupret, peut-elle être l’élément déclencheur ? La prochaine crise économique sera-t-elle fatale pour le capitalisme ? Quel autre « grain de sable » peut-on imaginer ?

PJ : La spéculation gangrène l’économie depuis son autorisation (en 1860 en Suisse, en 1867 en Belgique et en 1885 en France). Elle est la principale source de risque systémique : qu’un établissement financier provoque, par sa chute, celle de la finance dans son ensemble. Les États se sont endettés à l’automne 2008 pour combler les pertes considérables qui avaient été essuyées. Mais il ne s’agissait pas que de pertes économiques : la moitié environ des sommes perdues l’avaient été à l’occasion de paris spéculatifs entre eux par des banques et des hedge funds (appelés à juste titre en français « fonds spéculatifs »). Les contribuables de toutes les nations réglèrent l’ardoise causée par l’hémorragie, sans même qu’un seul banquier fût inquiété.

VBG : Mais après, qu’adviendra-t-il ? Aujourd’hui, on voit progresser les populismes dans le monde entier, que ce soit Donald Trump (président des États-Unis), Viktor Orban (Premier ministre de la Hongrie) ou encore Jair Bolsonaro (président élu du Brésil). Tous, malgré leurs spécificités particulières, prospèrent sur les ruines du capitalisme. Est-ce le conservatisme moral, le repli sur soi et la haine de l’autre l’avenir de notre monde ?

PJ : Non. Le problème est que nos dirigeants sont à la fois frileux, car sans imagination, et inféodés aux schémas de pensée que véhicule la prétendue « science » économique : un dogme se parant des plumes de paon de la scientificité grâce à un recours caricatural – exagéré et hors de propos – à des modélisations mathématiques coupées de toute réalité, idéologie dont le principal usage est de servir aux financiers à terroriser intellectuellement la classe politique et la population dans son ensemble à sa suite.

Une sortie par le haut des impasses présentes s’impose. Il faut pour cela que les institutions internationales cessent de se préoccuper essentiellement de problèmes marchands. Il convient aussi, sans plus tarder, de remettre entièrement à plat la question du travail en rapide disparition (pas simplement celle de l’emploi) du fait des progrès de l’automation sous toutes ses formes, pour déconnecter une fois pour toutes le travail effectué des revenus perçus par les ménages.

VBG : Les populismes n’apportent pas non plus de réponses aux véritables enjeux auxquels le capitalisme ne sait pas faire face. Concentration accrue des richesses, raréfaction du travail, destruction de l’environnement, et ainsi de suite… que faire face à tous ces défis ?

PJ : En effet. Si, comme le rappelle Xavier Dupret, l’un de mes ouvrages s’intitule Se débarrasser du capitalisme est une question de survie, la solution ne viendra pas pour autant des populismes !

Pour commencer, il faudrait rédiger collectivement une constitution pour l’économie. On entendra cette constitution au sens où les constitutionnalistes parlent de « constitution cosmopolitaire ». À savoir une constitution au niveau le plus global, comme peut l’être une déclaration universelle, mais qui vaudrait ici pour l’économie et la finance.

Son principe fondamental devrait être la préservation non seulement de l’outil monétaire (le « système sanguin » d’une économie, nécessaire à son développement), mais aussi la préservation de l’homme et de la nature qui l’environne et à laquelle il appartient. Aujourd’hui, l’économie est tournée vers le profit à défaut d’être axée sur la survie de l’espèce humaine reposant bien entendu, comme sa condition, sur la préservation de l’environnement.

Une constitution devrait ainsi stipuler qu’il existe trois éléments à conserver à tout prix : la monnaie, l’homme en tant que tel (et non en tant que prétendu « capital » humain !) et la nature dans son ensemble, comme environnement de l’homme, car il n’y a pas d’économie florissante sans interaction harmonieuse entre les trois. Alors que la théorie néoclassique considère l’argent, l’homme et la nature comme des capitaux quasiment convertibles les uns dans les autres, une constitution pour l’économie devrait affirmer que ces trois entités – système monétaire, homme, nature – sont incommensurables. En effet, si l’humanité entend persister, les trois doivent être nécessairement préservés comme sources d’avances à l’économie : le travail humain constitue des avances dans la production et la distribution, la générosité de la nature constitue la source des avances, qui rend fécondes celles provenant des deux autres sources.

VBG : Donc, si je comprends bien, lutter contre la concentration des richesses et faire face au défi de la raréfaction du travail, c’est préserver l’homme. Comme le rappelle Xavier Dupret, aujourd’hui, l’enrichissement des plus aisés passe avant tout par la stratégie d’accumulation par dépossession que modélise David Harvey : les 90 % les plus pauvres s’appauvrissent, alors que les 10 % les plus riches s’enrichissent. Et la concentration des richesses est en lien étroit avec la raréfaction du travail : les individus les plus « employables » (les plus désirables sur le marché du travail) sont statistiquement les plus diplômés, et cette catégorie se recoupe avec les plus aisés. Les individus les moins employables sont les moins diplômés et donc, statistiquement, les plus pauvres, et le chômage de masse les touche en priorité.

PJ : Exactement, et quand le taux de chômage atteindra 30 ou 40 %, un abysse séparera ceux qui auront un emploi de ceux qui n’en auront pas, étant donné que, à l’exception de celui à même de vivre aujourd’hui de ses rentes, un emploi est indispensable à assurer une vie décente. Il faut donc dissocier travail et subsistance et c’est pourquoi je propose la gratuité pour l’indispensable (éducation, santé, alimentation, logement, habillement, transport et même connectivité).

Pour ce qui est de la préservation de l’environnement, la règle verte devrait être respectée : ne pas prendre à la nature plus que ce qu’elle peut produire dans son renouvellement naturel. La destruction de la nature est irréversible. Pour certains de ses composants, la nature se reconstitue très lentement et par elle-même. Voilà plus de trente ans que nous vivons à crédit sur la planète Terre. Chaque année, le « jour du dépassement » se rapproche du début de l’année. Ce jour correspond à la date, calculée par l’ONG américaine Global Footprint Network, à partir de laquelle l’humanité est supposée avoir consommé l’ensemble des ressources que la planète est capable de régénérer en un an. Passée cette date, l’humanité puiserait donc de manière irréversible dans les réserves non renouvelables de la Terre. En 1986, la date du dépassement était le 31 décembre, en 2018, c’est le 1er août…

VBG : Je comprends qu’il y ait urgence, mais la dimension des enjeux me dépasse ! À mon échelle de lycéen, d’étudiant ou de jeune actif, que puis-je faire ?

PJ : Taper du poing sur la table ! Vous faire entendre : faire comprendre que cela ne se passera plus ainsi, et coordonner les efforts en vue de rétablir un monde viable et prospère, ce qui ne pourra être le cas que s’il est juste !

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45 réflexions sur « Xavier Dupret, Dis, c’est quoi le capitalisme ?, Postface : Dialogue entre Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin »

  1. Bonjour,
    J’ignore complètement si cette ONG américaine a raison sur la consommation des ressources.
    Je pense que nos politiques ne font pas grand’chose car c’est le capitalisme qui commande le pays. Les spéculateurs spéculent beaucoup trop. Une entreprise doit être capable de régénérer des emplois.
    L’entreprise est le 1er maillon de l’économie. Le problème est que l’entreprise ne trouve pas d’employés est qu’elle doit faire avec de la population étrangère.
    Est ce que les entreprises utilisent un bon management ?

  2. En liaison plus ou moins directe…mais « tout » est dans « TOUT »… (avec un peu d’explications fondamentales..)

    Une technique  » légèrement  » coercitive « originale »  » locale « …
    …(( savoir qu’en Belgique, les « régions  » sont = +/- aux « départements » français….SAUF qu’il n’y en a que  » deux , linguistiquement réellement homogènes, dont les disputes kafkaïennes sont réputées internationalement, + une , croupion-résidu des « suites » 1945, homogènement germanophone « …. avec .. en prime une quatrième , légalement « réputée bilingue » (en réalité démographique: 93%/7 % , suprématie écrasante francophone « of course »… au coeur de toutes les frustrations de certains.. ) , quatrième Région donc « assise entre deux chaises » au centre géographique du « pays » et en quelque sorte enfant « bâtard » (au sens animal  » qui n’est pas de race pure « -Google-) du « fugace » esprit de compromis « flamands/francophones » lors de la division fédérale de la Belgique unitaire de l’époque en « deux » morceaux mutuellement exclusifs Nord/Sud .
    Cette quatrième « région » s’étend sur… la réduite superficie de la « Ville-encore capitale de nos jours.. » de BRUXELLES/BRUSSEL , étendue à sa périphérie , « séparant/reliant/… » les deux zones distinctes (flamande/wallonne francophone), de facto et géographiquement mono-linguistiques.
    C’est donc de cette quatrième Région qu’il s’agit dans l’article proposé dont le titre est explicite… :
    ( Question subsidiaire: Faut-il démarrer de la base pour ébranler l’édifice..?). …??

    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_la-region-bruxelloise-va-imposer-aux-particuliers-de-renover-leur-bien-immobilier?id=10221070

    ((j’ai synthétisé…n’étant ni historien, ni géographe… sous ma seule responsabilité…et mes erreurs/omissions potentielles seraient involontaires…)). °(^!^)°

  3. Personnellement je dirais (et ai déjà dit) que ce n’est pas tant le capitalisme le problème, mais l’évolution « dérégulatrice » (ça existe ce mot ?) du capitalisme.
    Je pense qu’elle va de pair paradoxalement avec la croissance anormale de la démographie mondiale, qui par les conséquences d’une résistance agressive ne fait qu’accentuer cette dérégulation.
    Je m’explique, ou plutôt je vais utiliser un commentaire que j’ai écrit en aparté (pour « tourner la langue dans ma bouche avant de parler ») en réponse à un intervenant sur un autre billet (je n’ai pas pu le poster, ai oublié entre temps quel billet et quel commentateur, oups, et ne l’ai pas retrouvé) lequel écrivait qu’il fallait une « réduction massive de la quantité d’humains sur terre » avec « empreinte écologique » :
    Ma réponse ci dessous :

    1. 2) On peut évoquer le besoin de nombreux enfants à cause de la mortalité infantile : ce n’est pas le cas de la Chine qui en 79 pratiquait déjà les vaccinations ; ou pour assurer retraite et main d’œuvre gratuite : ce n’est pas non plus le cas de la Chine communiste qui avait et a toujours une politique sociale. Donc pourrait-on dire que cela est dû aux multiples naissances illégales ? les chiffres démographiques mesurés ne concernant que les naissances « légales ».
      Peut-on changer la nature humaine (ou plutôt animale) du besoin de procréation pour la pérennité de l’espèce ?
      Qu’en conclure ?
      J’ai émis l’hypothèse avec humour (sur un autre billet, j’ai oublié lequel) : via « dialogue avec tonton Eugène », que l’humain est une espèce résistante survivant envers et malgré la sélection naturelle (issue de ceux que j’ai appelés en clin d’œil « enfants du milieu de la portée», me référant à ma propre personne, solitaire très résistante malgré plusieurs effondrements physique et traumatique née au milieu d’une grande fratrie).

    2. 4) Donc peut-être un retour à une vie écologique dénuée de chimies et allopathies agressives (ou sans l’abus de chimie engendrant la prospérité croissante des industries qui les produisent sans diminuer les maladies – au contraire : en créant d’autres – ) qui développent les résistances « parasitaires » (telle la résistance aux antibiotiques par ex, la plus connue, mais qu’on peut transposer dans multiples domaines), accompagnée d’une politique économique & sociale paisible non discriminatoire pour éviter les multiplications agressives de résistance (ex. entre autres : supprimer les compétitions – qui éliminent un maximum de concurrents – autres que ludiques sans profit financier) serait un moyen « naturel » de régulation démographique.
      En ce sens, l’écologie n’accompagnerait pas une quelconque politique d’équilibre démographique, elle serait LE MOYEN de cet équilibre ».

      1. C’etait moi l’auteur du commentaire.
        Ma réponse allait dans votre sens : celui d’un nécessaire contrôle autoritaire des naissances.

  4. (suite et fin)

    Quel rapport avec le capitalisme dérégulé ?
    Plus il créé de discriminations, plus il crée de résistances. Et ce sont ces résistances causes de tant de désordres qui ont permis au capitalisme de devenir l’ultralibéralisme qui ne profite qu’aux banques et multinationales, lesquelles cherchant toujours plus à se « protéger de ces désordres ».
    La « spéculation qui gangrène » est donc selon moi une conséquence (des politiques économiques & sociales discriminatoires dans les pays occidentaux, ou dictatoriales dans le cas de l’URSS par exemple) et non une cause.

    1. Le « capitalisme » selon cette version de la « vérité », serait donc « victime » des conséquences de son ultralibéralisme, de la dérégulation à laquelle il a tant œuvré, voir tant « qu’on » y est de la socialisation de ses pertes casinos, dettes privées pourries, ayant explosé les dettes publiques… déficits…. dérégulation elle même conséquente des réactions de résistances aux oppressions diverses, discriminatoires, qu’elles eurent été dictatoriales, ou persistent en mode « douce », soit de façon « démocratique » et « occidentale »… ? N’est-ce pas le discours de quelques un.e.s qui ne supportant pas les demandes de repentir, à la suite des épisodes colonialistes et esclavagistes, se justifient et s’excusent « qu’on » ne comprenne pas que l’esclavagisme et autres pratiques colonialistes (à ne pas comparer au niveau anthropologique avec le « capitalisme », qui n’existait pas sur ces « terres de sauvages ») existaient déjà de façon ancestrale, dans les pays ou ce « capitalisme » a apporté le « progrès », la « civilisation »… ?

      Quelle « civilisation » d’antan, et d’aujourd’hui (sur Mars…?)… ont pu échappé aux ravages d’une discrimination systématique à l’embauche, à l’accès aux logements… et aux brutalités et violences légitimées par des « Etats de droit », leurs bras armés…. leurs « ventes d’armements patriotiques » et autres « techniques et technologies sécuritaires »… en pu fuir les guerres commerciales, monétaires… jusqu’à que le « scientisme » du capitalisme libéral, néolibéral, ultralibéral, découvre que leur terre, climat, sous sol, niveau de pauvreté et de résistance si faible, si mal protégée, organisée… abritaient des ressources non renouvelables et/ou renouvelables (sources d’eau potable, terre arables…) qui feraient défaut aujourd’hui et aux « promesse de demain, d’après demain », aux « désideratas » quoi, de la « croissance démographique » de la « civilisation  occidentale » ou autres… ?

      1. @Juillot pierre(15/5 à 20h49) qui écrit incidemment :
        …  » ventes d’armements patriotiques « …

        Vous affirmant d’abord que je n’ai rien à redire/répondre au(sur le) fond de votre commentaire….merci de me donner (involontairement) l’occasion de mettre une partie du « billet de ce matin » (matinaute) de D.Schneiderman (ASI)…… accès payant…mais tellement (tristement) interpellant que j’en livre cette partie « in extenso » :

         »  »  »
        Scoop : les auteurs du scoop sur les ventes d’armes ne sont pas journalistes !

        Vous savez quoi ? Nos confrères du site Disclose ne sont pas des confrères. Ils ne sont pas journalistes. C’est du moins ce que leur ont signifié les policiers de la DGSI en les auditionnant, hier, à la suite des révélations du site sur les ventes d’armes françaises à l’Arabie Saoudite. Ces révélations avaient entraîné, entre autres, l’échec, le week-end dernier dans des conditions obscures, du chargement au Havre d’un lot de canons à destination de ce pays.

        «  »En préambule », indique Disclose, « les enquêteurs ont indiqué à Mathias Destal et Geoffrey Livolsi qu’ils n’étaient pas entendus en tant que journalistes » ». Ah tiens (comme Gaspard Glanz, soit dit en passant, à qui le ministre de l’Intérieur a aussi dénié la qualité de journaliste). Et en tant que quoi donc ? Livreurs de pizzas ? A raison, Disclose voit dans cette disqualification «  »une volonté d’exercer une pression personnelle en mettant tout en oeuvre pour tenter de détacher l’infraction pénale de compromission de l’exercice de notre devoir journalistique » ».

        Coïncidence ? Le 28 mars dernier, comme le rappelle notre confrère Olivier Tesquet, de Télérama, le Journal Officiel publiait un décret «  »relatif à l’échange réciproque et à la protection d’informations » » entre la France et l’Arabie Saoudite. En substance, l’accord entre les deux pays (signé par la ministre française des Armées Florence Parly, et le « prince héritier » saoudien Mohammed Ben Salmane, dit MBS, dont on connait depuis le découpage en morceaux de Jamal Khashoggi l’amour de la liberté de la presse), prévoit (je résume) qu’en cas de divulgation d’un document Confidentiel Défense (ce qu’a fait Disclose) les autorités du pays concerné «  »procèdent rapidement à une enquête » ». On peut donc supposer qu’avec la convocation des deux journalistes, les autorités françaises auront voulu montrer à leur riche client du Golfe qu’elles respectaient pleinement leurs obligations commerciales.

        On comprend que les révélations de Disclose aient beaucoup irrité les vendeurs et les acheteurs du magnifique canon Caesar, à portée de 40 à 50 kilomètres (les sources divergent). Sans craindre de se ridiculiser, le président français a dû assurer que toutes les garanties avaient été données par les Saoudiens, que ce canon n’avait pas été, et ne serait jamais, utilisée contre les populations civiles du Yemen, alors même que le croisement des cartes et des données de mortalité publiées par Disclose montrent clairement que «  »entre mars 2016 et décembre 2018, 35 civils sont morts au cours de 52 bombardements localisés dans le champ d’action des canons français«  » …(…)… [[suite aussi très intéressante indispensable à lire pour commenter correctement , donc morceau de texte uniquement destiné à lecture, lecture seule…ce qui n’empêche pas la réflexion/archivage/… Merci . ]] °(^!^)°

      2. Tout d’abord ce n’est pas une « vérité », c’est une hypothèse que la croissance démographique ayant considérablement augmenté ces 2 derniers siècles en même temps que la dérégulation du système capitaliste et financier (tel décrit par Paul Jorion), ainsi que les progrès croissants à vitesse grand V des sciences et technologies, sont liés entre eux. Pour moi, l’un n’existant pas sans l’autre (encore une hypothèse, je peux changer d’avis, je ne suis pas prophète). Donc, toujours à mon avis, on ne peut résoudre les effets pervers de l’un ou de l’autre si, tels les animaux dits « sauvages », on ne recourt pas à l’écologie avec ses « sélections naturelles » qui autorégulent. Mais il est vrai que depuis l’ère des temps (depuis l’élevage et l’agriculture) l’humain a lui même sélectionné et non pas la nature, pouvant de la sorte même avec des plantes écologiques nourrir, soigner ou empoisonner (les poisons létaux existent depuis l’antiquité). Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille renoncer au progrès ou accepter que des « enfants chétifs » ne puissent survivre, mais qu’en se rapprochant du « naturel » nous pourrions au moins mieux vivre en respectant la nature. Ce qui équilibrerait sans détruire notre nature humaine spécifique. J’aime le progrès ! et j’aime l’humain.

      3. J’ajoute (réponse à juillot pierre) que dans mon premier com découpé en plusieurs, il manque les 1) et 3). Peut-être s’ils avaient pu passer, auriez vous mieux compris ce que je voulais dire.

    2. Cause ou conséquence? Une histoire de mots sans importance, l’affaire est tranchée depuis longtemps : la spéculation est un mal absolu. Elle doit être éradiquée.

      Paul avait chiffré la perte pour le système bancaire, en cas d’interdiction de la spéculation, comme étant très élevée ( 80% , pas sûr du tout). C’est plus qu’assez pour avoir à se battre sur l’interdiction, à la mesure de nos moyens, et pas sur une question d’œuf et de poule, stérile par rapport à l’enjeu.

      1. Daniel, pas d’accord.
        Cause ou conséquence, cela change beaucoup. Paul Jorion l’a écrit lui-même, de mémoire « ce qui soigne les conséquences s’appelle de l’aspirine ». Cela ne résout rien.

    3. Jac, le « capitalisme dérégulé » c’est un truc très bizzar qui assemble deux univers hiérarchiquement séparés. Le capitalisme c’est un mode d’organisation humain très performant pour l’extraction de richesse dans un environnement qui abonde de ressource. La dérégulation, l’ultralibéralisme, la spéculation… sont de purs produits de la science économique constitué en corpus religieux par les détenteurs du pouvoir pour prendre la place de Dieux. Un commentateur célèbre du blog avait écrit : le spermatozoïde est capitaliste. Dans la perspective de la religion féroce, l’atome est capitaliste et Dieu est un milliardaire. C’est ce nihilisme à l’état brute qui nous entraine tout droit dans l’abime.

      1. Dominique Temple dans le billet « où en sommes nous ? » 7 février 2019
        https://www.pauljorion.com/blog/2019/02/07/ou-en-sommes-nous-pardominique-temple/#more-109150
        a écrit en conclusion :
        « Pour la société occidentale il faudrait un miracle : qu’une jeune génération tourne la page, et qu’elle soit capable de s’affranchir de son aliénation en inventant une économie fraternelle. »

        Pour moi, ce n’est pas un « miracle ». C’est un permutation des mentalités. Ca commence !
        Le capitalisme tel qu’il est devenu est la suite logique, à mon avis, d’une mentalité forgée par un mode de fonctionnement et hiérarchisation des sociétés. Dans un de mes 1ers commentaires, antérieur je crois à ce billet, j’avais fait un mini récapitulatif historique du capitalisme en commençant par « le capitalisme protozoaire » (nom que j’ai inventé). C’est cet état d’esprit qui fait croire par exemple que le spermatozoïde est capitaliste. Or si le spermatozoïde était capitaliste, ce serait le meilleur (celui qui donne le plus de profit) qui gagnerait la course vers l’ovaire. Cela n’a jamais été le cas puisqu’il y a toujours eu des nourrissons chétifs, malingres, fragiles, ceux qui ensuite dans la sélection naturelle chez les animaux constituent les proies des animaux carnivores parce qu’ils courent le moins vite. Chez les humains, ce qui est particulier par rapport à ceci est que certains ont pensé autrement en réfléchissant et trouvant! sur les moyens de permettre à ces enfants chétifs de survivre dès la naissance et vivre comme les autres. La mentalité de la hiérarchisation a nié ce processus humaniste pour développer encore plus la hiérarchisation de la société et permettre in fine que les plus forts, puis les plus riches le soient grâce aux plus malingres ou aux plus pauvres. Autrement dit plus il y a de pauvres (et fragiles) moins il y de riches tout en étant de plus en plus riches. C’est le cas non? C’est du cannibalisme qui n’existe pas dans la nature : Les animaux dits cannibales ne le sont que par nécessité de survie : ex lors de pénuries alimentaires, les mères mangent les petits pour que l’espèce survivent à ces pénuries. Chez les humains, cette « sélection naturelle » a été inversée par l’état d’esprit du « seul le plus fort gagne ». Et pour que le plus fort soit encore plus fort, il y a eu croissance du nombre des perdants.

      2. J’ajoute, quand je parle de « résistances » qui créent des « désordres » dont les capitalistes se sont protégés (il manque le 1) et le 3) de mon com ci-dessus découpé en 4 entre intro et conclusion), je voulais dire que plus il y a de pauvres, faibles, lésés, hors système (ce système du « plus fort qui gagne ») il y a de plus en plus de résistance. Les « désordres » (c’est à dire ce qui est hors fonctionnement social conditionné) conduisent à des révolutions. Ces révolutions mettent en péril ceux qui ont le pouvoir (les plus forts) ce pourquoi ils cherchent à s’en protéger. Et plus ils cherchent à s’en protéger plus ils se passent du nombre des plus faibles (ex de moins en moins besoin de main d’œuvre) et plus les résistants résistent en nombre croissant. Lesquels ensuite, en restant dans cette logique du « plus fort qui gagne », continuent à perpétuer le système mais en l’inversant (ex une dictature de droite remplacée par une dictature de gauche, ou vice versa).
        Cela a fonctionné ainsi depuis très longtemps. Le pouvoir des plus forts s’étant transformé en pouvoir des plus riches via le commerce, les nouveaux riches menacés à leur tour continuent à avoir besoin d’un nombre croissant de clients et ce nombre croît toujours grâce aux « résistances » (c’est un cercle vicieux).
        Comme c’est le constat de visu que les humains se mangent entre eux et en sont gravement menacés (depuis fin 80, ce que j’ai appelé perso dans ma profession « le signe révélateur du pull chaussette », lol) , alors automatiquement l’instinct de survie commence à faire permuter les mentalités. De plus en plus de jeunes « résistants » préfèrent vivre mieux que vivre plus forts ou plus riches. Mais ce qui manque encore dans ce mouvement social en germe d’un genre très nouveau (nécessité écologique oblige) c’est comment à présent organiser un nouveau mode de fonctionnement social & économique sans qu’il soit dictature (laquelle crée de nouvelles résistances). Paul Jorion essaie, plein d’autres aussi hors partis politiques existants. Mais il leur manque encore de la coordination entre toutes les idées nouvelles allant dans ce sens dans tous les domaines et secteurs d’activités. (perso, j’avais eu l’idée fin 80 d’une nouvelle forme -mutualiste- de fonctionnement d’entreprises et fin 90 d’un journal d’un genre inédit).
        Dans la panique, chacun a tendance à jouer perso…..

      3. Jac, dans les deux commentaires ci-dessus vous réunissez des arguments pour rester optimiste sur notre sortie du merdier dans des délais compatibles avec les conséquences du changement climatique. Je suis pour ma part un optimiste mais à la recherche d’une explication et d’un chemin vers la sortie qui trouve des justifications plus rationnelles dans les nervures de notre condition humaine passée et présente.

      4. un lecteur
        Moi aussi je suis « rationnelle » et ai cherché « un chemin vers la sortie dans les nervures de notre condition humaine passée et présente. » Ce pourquoi je m’apprêtais en 93 à créer une solution (mûrie depuis4 ans) à partir de ce qui existait mais en l’utilisant d’une autre manière (qui aurait été en mon sens – à démontrer – « autorégulateur ») J’avais compris où était le tendon d’Achille des multinationales qui s’appropriaient toutes les entreprises comme la mienne qui avaient du succès et autres de mon secteur d’activité (la mode et le textile) et qui les ont « mangées ». Je l’avais compris parce que j’y avais mis 1 pied dedans (pas les 2, pas folle). Mais pas fortiche pour convaincre avec les mots (pas spécialiste de la communication) je savais mieux convaincre par « le faire ». C’est plus sûr. Encore faut-il avoir les moyens de faire. Je les avais alors, ainsi que les collaborateurs ou associés et puis… zut… catastrophe personnelle : pas pu. Mais personne encore n’a fait ce que je m’apprêtais à faire (Je pense que ça se saurait et aurait été depuis développé ou amélioré). Alors ce qu’il me fut possible de faire ensuite était d’observer, écouter, entendre, voir, lire, ne rien oublier de ce que j’avais appris (pour ce qui était pour moi l’essentiel)… et continuer à réfléchir. Pas perdu mon fil. Il y en a des idées du même ordre que la mienne (sauf que la mienne était plus complète, pas hasardeuse) mais peu les voit, les saisissent, s’en inspirent. C’est du tâtonnement encore. Il manque juste du professionnalisme et cela pourra aller plus vite. D’autant plus que les géants se mangent tout seuls. Je ne désespère pas.
        Mais bien sûr, à toute création nouvelle, il faut d’abord essuyer les plâtres. Ca c’est moins confortable. Mais il faut savoir ce que nous voulons.

      5. Jac, le défi titanesque, qui place David contre Golliate dans la catégorie des pets dans l’eau, doit intégrer par ordre décroissant:
        – Le climate, l’air gavé de C02 qui nous cuit lentement mais sûrement
        – Les sols et la mer, pollué et affaibli
        – La diversité biologique, au seuil de l’effondrenment
        – L’Empire américain sur le déclin.
        – Toutes les nations satellites en compétition avec les multinationals pour pomper le solde de ressource humaine pour passer au tout robotique/IA
        – La technique qui nous remplace et nous augmente
        – Le vieillissement des sociétés occidentales


        – Vous et moi
        Penser que s’attaquer à l’un des niveaux puissent, dans le peu de temps à disposition, nous mener sur le chemin de nouveaux équilibres qui préserve l’essentiel (pour nous autre les humains), est actuellement totalement utopique.

      6. Un lecteur

        Vous avez raison, David contre Goliath est un mythe. Le mieux c’est de ne rien faire. D’ailleurs, je n’ai rien fait. Et vous ? Vous avez fait ?

      7. Je précise
        « Ce pourquoi je m’apprêtais en 93 à créer une solution »
        Pour ceux qui pourraient penser : pourquoi ne pas donner cette solution sur internet ? »
        Sur internet, c’est ouvert aux mille vents. Une idée, tant qu’elle n’est pas mise en forme, se récupère par n’importe qui pour en faire n’importe quoi. Cela même peut devenir tout l’inverse de l’intention initiale (c’était mon métier d’avoir des idées, je sais comment on fait pour s’inspirer d’autres idées, elles ne se trouvent pas dans une boule de cristal). Je l’ai d’ailleurs vérifié en donnant plein d’idées aux politiques il fût un temps. Quelques unes ont été récupérées pour en faire tout l’inverse.
        Donc, mon idée, je veux bien la donner, mais pas à n’importe qui.

      8. @Jac(17/5 à 13h22) qui écrit, en fin de réponse à « un lecteur » :

        … » Donc, mon idée, je veux bien la donner, mais pas à n’importe qui « …

        Oui, mais…. quant on suit l’emboîtement de vos commentaires (restons sur ce sujet sans allusions à vos suggestions antérieures dans des domaines variés..) c’est comme si je lisais un « Maigret » dont Georges, valeureux liégeois, aurait volontairement décidé d’éviter de révéler le nom du(de la,des) coupable(s)…!
         » Enfer et damnation « …!! grande est ma frustration.. et je ne suis sans doute pas le seul…!
        Pourriez-vous au moins me(nous) livrer quelques indices supplémentaires.. par exemple:
        ++de quelles caractéristiques (morales, professionnelles, tranche d’âge, comportement passé….autres..) devrait être pourvu celui(celle) à qui vous pourriez faire confiance.. et vous confier..?
        ++un exemple de personnage ayant réellement existé dans le passé, auquel vous auriez confié cette pépite..?
        ++et,  » business is business « , à quelles conditions (financières? statut proposé? ..autres…) ?

  5. @ Otromeros (15 mai 2019 à 22 h 28 min)

    Merci pour ce partage d’actualité démontrant l’ampleur d’un cynisme ambiant au plus haut sommet de la « cordée »… et pour ce pas de plus vers la gratuité de l’accès à l’information. Je profite à mon tour de cette opportunité que vous me donnez, pour corriger une faute sur ce précédent commentaire : Il faut lire « … a pu fuir les guerres commerciales… »au lieu de « … en pu fuir… »

    1. Ça me fait vraiment plaisir de voir que finalement PJ a rejoint LFI et son magnifique programme. J’ai même dû vérifier que je n’étais pas sur le blog de JLM (c’est vraiment vrai). Enfin je sais que je rêve. Il est tellement plus tentant d’aller quémander une place publique…

      1. Jacques Généreux et moi partageons des idées similaires depuis une dizaine d’années, cela ne signifie pas pour autant que l’un ait « rejoint » l’autre.

  6. @ Jac 15 mai 2019 à 22 h 30 min .

    S’il est vrai que je n’aurais pas du vous provoquer en utilisant le terme de « vérité », ces excuses faites, n’enlèvent en rien le reste de mon propos (posté le 15 mai 2019 à 20 h 49 min)… D’autant lorsque je lis le terme de « sélections naturelles », que j’apparente à une forme de « darwinisme social », quand il est accolé au fait qu’elles « auto-régulent »… peut-être que nous divergeons sur les définitions du terme de « progrès »… civilisationnels j’entends… et de a qu’elle « nature » « d’humain » ils ont profité le plus… Pour exemple, depuis le crack financier des Subprimes, et les crises politiques, des dettes publiques, de l’économie réelle, etc, qui s’en suivirent, plus des 60 plus grosses fortunes mondiales, ont accumulé de quoi posséder plus que ce que la moitié de l’espèce humaine, peine à mettre de coté, pas de la rue… mais pour hypothéquer ce qui manquera « demain, après demain », à ses futures générations… et encore… si elles survivent…

    Et donc au détriment de quelles autres « natures » « d’humains », ces « sélections naturelles » devraient exercer un pouvoir de « régulation » quasi « divin », pour décider quelles futures générations, parmi toutes celles menacées d’extinction (suivant une échelle de temps et un positionnement géographique, une incrémentation dans la « mondialisation », dans un processus démocratique, dans la démocratisation des protections sociales, droits services publics, etc… relatif/ve) devraient survivre…?

    Serait-ce celles menacées de pollutions, de perte de biodiversité, d’intoxication, de sécheresses, d’inondations, de dérèglements climatiques… par « l’irréversibilité » des « externalités négatives » des industries « occidentales », etc…?

    Ou serait-ce celles menacées indirectement par un énième crack financier, d’explosion des dettes publiques… des inégalités, du recul d’espérance de vie de retraité, en bonne santé, pour les plus paupérisées… et menacées de la disparition du partage et de la redistribution des richesses, « issues du travail » de l’emploi disparaissant se précarisant « s’ubérisant » (avec les savoirs, services publics…)…?

    Mais aussi serait-ce encore celles menacées d’avoir plus de 6 générations comme horizon, pour prendre place dans la file d’attendre de « l’escalier social »… des futures générations, « natures » « d’humains »… qui devraient être sacrifiées sur l’autel d’un consumérisme inférieur à l’épuisement d’1,7 planètes par an (raréfaction des ressources…), quand il ne pourrait rester que trois générations à l’espèce humaine…?

    1. Juillot
      Je ne me suis pas vexée rassurez vous (je me vexe rarement) et vous êtes tout excusé. Peut-être le voyez vous comme « le darwinisme social » mais pas moi (de plus la science elle même remet en question Darwin, moi je m’en moque). Ce que j’écris est du « Jacnisme » pur jus (MDR). C’est mon habitude entretenue depuis ouh! de penser par moi-même sans avoir peur du ridicule ni de me tromper (qui ne se trompe jamais ?). Dans le 1) qui n’a pas été retenu par Akismet, à la personne qui écrivait « qu’il fallait une réduction massive du nombre d’humains » (d’ailleurs si elle pouvait se manifester, je ne sais plus qui c’est) j’ai commencé ma réponse par « brrrrr » et à faire un bref rappel qu’Hitler y avait pensé. Puis j’ai cité la politique de l’enfant unique de Mao. Qui n’a pas vraiment marché. Voyez vous même sur Wikipédia le graphique d’évolution démographique de la Chine et faites le constat vous même. J’y ai parlé des enfants dits « noirs », ceux qui sont nés en toute illégalité et non déclarés ;donc sans identification et qui s’ajoutent, sans en connaître le nombre, à la démographie officielle. Ceux que j’ai perso inclus dans les « résistants ».
      Je pense au contraire que la nature se régule elle même (sauf dans le cas de parasitage anormal comme celui de produits chimiques et plastique qui polluent la mer, ou d’invasion anormale d’insectes que l’on a fait croître dans un milieu qui pour eux n’est pas naturel, etc… vous connaissez le problème) , mais bien sûr, comme tout et nous tous, elle finit par mourir, mais cela prend bien plus de temps. Tout (et tous) ce qui résiste(nt) le font dans des conditions anormales de risque de « mort précoce » (alors qu’un vieillard au bout de sa vie qui ne peut plus rien faire et s’ennuie à mourir est résigné). Quand l’humain (comme l’animal, comme la flore) n’est plus dans des conditions paisibles de vie, soit il meurt précocement, soit il résiste et croît anormalement. Je pense que l’humain est particulièrement résistant comme tout organisme vivant capable de s’adapter aux pires conditions. Ce qu’il nous reste à faire (vital) et de rétablir les meilleures conditions de « bien-être » pour tous (de vie et non de survie) et naturellement nul besoin de procréer en grand nombre. C’est de l’autorégulation (même dans ce qui reste de la forêt amazonienne, il y a auto régulation me semble-t-il, sinon les arbres pousseraient les uns au dessus des autres, comme des humains dans des gratte-ciels).
      Peut être (?) « ce n’est pas que la fonction qui crée l’organe, mais, dans certaines conditions l’organe peut créer la fonction ». C’est une invitation à cogiter…. ( ma version: les « robots et l’IA » seraient-ils organes humains artificiels ? parfois – comme un bras artificiel pour un manchot- mais pas toujours : un organe est ce que l’on maîtrise. Quand on ne le maîtrise plus, alors nous devenons nous-même l’organe de ce qu’on a créé pour faire à notre place et qui nous maîtrise. Nous ne sommes plus « humains ».)

    2. Si vous me permettiez une dernière provocation, sans que vous vous en sentiez insulté, j’oserais celle ci….

      Est-ce que la « sélection naturelle » devrait réguler a elle seule, selon un principe aussi mystique que ce que produit n’importe qu’elle « religion féroce » du « ras le bol fiscal », du « poujadisme »… le fait de laisser périr la « nature » « d’humains » réduite à leur propre sort… fatale s’il n’était d’autant plus tragique, dramatique pour l’aspect politique et démocratique du sujet, qu’il met enpériltoute conception large du vivre ensemble et de l’intérêt générale… les 30% de la population pauvre « de » France (sur 9 millions de familles, enfants, mères isolées… vivant sous le seuil de pauvreté, on parle du fait de subir aussi, les injustices des discriminations impunies à l’embauche, dans l’accès aux logements… dans les brutalités commises lors des contrôles aux faciès…) qui au lieu de bénéficier du RSA, sont victimes du non partage et de la non redistribution des valeurs républicaines (et européennes parait-il) des NON RECOURS quoi…?

      On parle d’une partie de la « civilisation » « occidentale » ou ayant du mal à s’y « assimiler »… qui subit les « inégalités de destin » par rapport à ses droits aux protections sociales, à l’accès aux services publics élémentaires, bafoué, empêché, corrompu, parasité par la culpabilité la plus indigne, ignoble, et injustifiée qu’il soit (surtout quand un macron parle de « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent », ou qu’un Wauquiez parle de « cancer de la société », quand le fhaine dit « fraude sociale » et que tout.ses se retrouvent sur la « déchéance de nationalité », sur la suppression des prestations de la CAF quand un enfant est suspecté par « l’État d’urgence à perpétuité » et ses lois d’exceptions », d’être « violent » pour s’adresser aux « temps de cerveaux disponibles » qu’à croire qu’à la « dictature des émotions » sondées) quand la « leçon de morale » vient du fascisme en col ou bleu, qui ne cessent de trouver des excuses et justifications aux fraudes impunies aux cotisations sociales patronales, à la TVA, aux IR, aux impôts sur société, à « l’immorale optimisation », pour faire comprendre que la notion de contribution fiscale à sa juste part doit disparaitre avec l’emploi, baisser l’impôt, justifier, la suppression partielle de l’ISF, la flat tax, l’exit tax, la baisse des impôts sur société, « l’assistanat » sans contrepartie, des prioritaires privés d’actions d’entreprises …

      Ou/et est-ce que cette « sélection naturelle » du « darwinisme social » devrait en profiter pour effacer de façon régulière et régulée… toutes traces de couples et de parts de responsabilités des « externalités négatives » « occidentales », etc, polluantes, aggravant les dérèglements climatiques… dans les misères du monde (morts de plusieurs centaines d’ouvriers népalais, au Qatar – client de « notre armement patriotique » qui extermine avec l’Arabie saoudite le peuple yéménite… – préparant sous les « ordres » de Bouygues, Vinci, etc, le prochain mondial de Foot de 2022 en plein désert et en pleine canicule. Morts de plusieurs d’ouvrières et d’enfants du Bangladesh, en confectionnant le textile et des vêtements de sport,de « mode », etc. Morts de centaines d’enfants africains, dans des mines illégales de minerais rares, de pierres précieuses… et exploitations de milliers d’autres dans la récolte de fève de cacao, d’huile de palme…) qui empêche dans le pays de la déclaration universelle des droits de l’Homme que le client/actif le plus modeste pauvre, se sente solidaire, de cette misère…?

      1. Bouh ! vous me donnez le tournis ! un tel condensé en un coup ! Vous êtes plus fort que moi…. (pourtant je suis assez bonne dans le genre)

         » laisser périr la « nature » « d’humains » réduite à leur propre sort…  » (heu, je fais aussi partie des fauchés depuis un bail maintenant- un peu moins depuis que je suis à la retraite mais ayant moins « d’aides » ça revient au même – et je ne péris pas -encore- je fais partie des « résistants » )
        Pourtant, les gilets jaunes, vous avez remarqué non ? Ils se laissent réduire à leur propre sort ? Même s’ils n’ont pas encore obtenu grand chose ni rien « révolutionné » et ne sont pas tous d’accord dans leurs « solutions ». Dans mon « exposé » je parle des plus nombreux qui résistent, ceux qui n’ont pas accès au « confort » ou « plaisirs de luxe » de ceux qui sont installés dans le système actuel. Mais outre les gilets jaunes (j’en connais 2 mais en sont encore à ce qu’ils ne veulent plus, c’est déjà pas mal) il y en a d’autres parmi ceux qui résistent qui font. Et je vous assure qu’ils ne se laissent pas abattre. Dans un autre commentaire sur un autre billet, j’avais écrit que quand les géants se seront mangés entre eux, comme les petites entreprises actuelles se font massacrer par des politiques qui ne les aident pas, seuls les plus fauchés habitués à se démerder avec des « bouts de ficelle » s’en sortiront. J’en connais, j’étais à une fête chez l’un d’eux il y a quelques jours, un chouette copain et sa compagne de l’âge de mes enfants . Ils se débrouillent bien et savent s’entraider, se réunir, rire avec les autres sans se regarder du coin de l’œil ni se juger ni se comparer, et chacun amène sa tambouille. C’est le mélange des genres tous azimuts et des générations (je n’y étais pas la seule 3ème âge). C’est le partage. Je le fais aussi chaque fois que je peux. Vous n’en connaissez pas ? Si vous en apercevez et allez parler avec eux, vous allez voir : ils ne mangent personne, ils discuteront aisément avec vous et ne sont pas avares de partager ce qu’ils ont. Et avec moi pareil ! On en voit aussi sur internet. Je n’ai pas de liens à vous donner parce que je ne les mets pas en favori ni en dossiers, ce sont des amis ou mes enfants qui me les envoient à l’occasion. Mais cherchez, vous en trouverez. Mes enfants en connaissent plusieurs aussi. Ils ne sont dans aucune organisation type syndicat, partis politiques… Cela fait plusieurs années qu’il y en a (bcp d’entre eux ne votent plus). Ce qui leur manque comme je l’ai écrit c’est du professionnalisme. Ils ne demandent qu’à apprendre pour peu que les anciens ne restent pas chez eux à ronchonner et leur donnent des conseils de « comment faire ».
        Même en Afrique il y en a de plus en plus. Il n’y a pas que des enfants exploités dans les récoltes de fèves de cacao et huile de palme. Mais vous pouvez faire quelques chose pour eux : ne plus acheter d’aliments à l’huile de palme et n’acheter que du chocolat bio dont les fèves sont récoltées dans des exploitations solidaires, c’est bien meilleur au goût (mais faut payer plus cher, avantage : on en mange moins et ça fait économiser les stages de régime pour maigrir). Quant au Bengladesh (ou en Chine dans les provinces où il y a nombreux enfants « illégaux » travaillant pour rien, ou ailleurs, là où la Chine délocalise ) vous n’avez qu’à acheter moins (ou plus du tout) de mode pas chère, moins de vêtements de sport, moins de baskets « tendance » et, si vous optez pour acheter moins mais mieux, ne plus mettre le prix sur la tendance des (fausses) marques à la mode dans les grandes enseignes mais sur la qualité qui dure. Ou encore faire des échanges si vous voulez vous renouveler, ça se trouve. Moi je n’ai presque que des fripes. Même quand je créais de la mode et étais « riche » je m’habillais en fripes (bon c’est vrai, j’achetais aussi, un peu, chez les vrais créateurs) Si vous avez des problèmes pour savoir quoi mettre avec quoi, vous avez de la chance, je suis là : vous me demandez, je vous conseille…..
        Macron ne les connait pas, peut pas en parler. Il ne connait que les investisseurs dans les multinationales (et ceux qui achètent des armes). N’attendez pas de lui qu’il vous propose des solutions. Mais ça, il y a longtemps que vous le savez j’espère !

  7. L’aliénation par le pouvoir de l’argent détruit le travail. Pour l’espèce travailleuse, elle a certainement raison de créer sa propre entreprise pour éviter l’esclavage.

  8. Bonjour et merci pour ces idées intéressantes. Je me demandais si l’interdiction de spéculation que vous préconisez pourrait fonctionner si elle était mise en pratique uniquement par un petit ensemble de pays. Vous dites que la surspéculation est la principale source de risque systémique. J’avais cru comprendre qu’aujourd’hui la prochaine crise pourrait prendre sa source dans la sphère réelle de l’économie (à cause du Brexit, de la guerre commerciale USA/Chine…) avant de se propager à la sphère financière. J’aimerais bien en savoir davantage aussi, avec le nouveau système économique que vous préconisez, sur ce que serait le rôle des banques et des entreprises en général. Est-ce que vos idées sont suivies par les responsables politiques de gauche ? Ils seraient je pense inspirés de vous écouter un peu car probablement que ce que vous et d’autres personnes dites sur le fait que l’accroissement des inégalités fait progresser le vote pour l’extrême droite est vrai sans parler de l’impact sur l’environnement (là-dessus je suis d’accord avec vous).

  9. @ Jac 16 mai 2019 à 23 h 01 min

    Encore une fois, je crois voir dans nos divergences, ce qui sépare l’individualisme exacerbé d’un modèle du « survivalisme » quelque part (mais je peux aussi mal interpréter vos propos), du risque que fait courir la vacuité du combat… et de l’absence du pluralisme politique. Et ce risque peut être fatal au dialogue social, à l’intérêt général au vivre ensemble démocratiquement… Il me semble que qu’il est question « d’effondrement », dont parle M. Jorion.

    Je ne puis qu’être empathique à votre situation personnelle peu enviable… la mienne ne l’étant plus par ailleurs… Mais l’exemple que vous prenez sous l’étendard des gilets jaunes est symptomatique d’une réponse soit disant « dépolitisée », violemment dispersée, à une « présidence et gouvernance » « jupitérienne » présumée « apolitique » d’un « roi te touche dieu te guérit » jouant sur les disruptions en tout genre (politiques, « économiques », etc)…

    Qu’il y est des poches de « résistances » qui se forment pour retrouver des élans de solidarités, qu’il soit possible comme vous le faites d’apporter des témoignages individuels de solidarité abandonnées, manquantes, reconstruites autour de rond-point, rencontres, entre-aides, débrouilles etc…. ne constitue pas en soi un socle suffisamment solide pour élaborer une réponse politique forte, cohérente, face à « l’apolitisme » (« Ni de droite ni te gauche », « et de droite et de gauche ») de la cuisse dont « Jupiter » est sorti… A savoir que le combat politique doit s’opposer aussi aux pantoufleur.e.s, du verrou de Bercy, les adeptes des conflits d’intérêts, des « secrets d’affaires », du favoritisme, clientélisme, carriérisme, de la corruption, qui incarnant « l’ancien monde », restent les fervent.e.s serviteur.e.s du capitalisme ultralibéral du « nouveau monde »…

    Que les combats des gilets jaunes, soient mis en exergue par exemple, sur « ce qu’ils ont pu gagné… beh il parait que pas un syndicat d’employé.e.s…. ne l’a obtenu en tant d’années de résistances, de luttes… « nous dit pas qu’aucun syndicat de salarié.e.s n’a jamais demandé que les forces patronales, et/ou actionnariales, assistées sans contrepartie, aient le « devoir » de s’exonérer du paiement d’une « hausse du  pouvoir d’achat » (exemple de hausse de la « prime d’activité » de 90 euros/mois pour plus de 6 millions de bas salaires) en gardant leurs mains invisibles (fraudes aux cotisations sociales patronales, à la TVA de « l’immorale optimisation » toutes impunies, »légalisées », dépénalisées) dans leurs poches…

    Quel syndicat de salarié.e.s, quel parti politique… assoc de la société civile, revendique que le patronat, l’actionnariat ne finance pas la hausse du salaire brut minimum, soit du salaire différé, soit du financement des protections sociales, droits de « l’Etat providence »… qui manquent, sont illégalement confisqués, au cas des NON RECOURS cités précédemment… ?

    Il paraît tout autant que 17 milliards d’euros ont été accordé aux revendications du mouvement des gilets jaunes… Suffisamment parait-il pour qu’il cesse de se plaindre, même des « interdictions de manifester »… De la même manière que ce discours disruptif politiquement sur cette « aubaine » financière, séduit certains « temps de cerveaux disponibles »… pendant qu’il jette comme une « grenade de dés-encerclement » , et lacrymogène, dans les pieds des cortèges de gilets jaunes, voulant se solidariser avec des manifs d’écologistes, syndicales… ou tire à bout portant dans les yeux, mâchoires, de celles et ceux voyant la poutre leur arriver dessus… hurlent dans le « silence médiatique »… tant de diversions n’ont-elles pas tendance à faire oublier que le financement en question, n’est pas trouvé, et exonère celles et ceux ayant le plus les moyens de contribuer fiscalement… ? N’est-ce pas à l’arbitrage du pluralisme politique et démocratique de trancher ces questions là si absentes du débat médiatique… ?

    Qu’ont à dire le et la politique, la démocratie, le dialogue social, et les gilets jaunes même… sur le fait que le personnel des CAF s’inquiète déjà qu’en répondant en urgence à cette mesure électoraliste de distribution de « prime d’activité »… il ne peut plus remplir la priorité de sa prérogative première, soit porter assistance aux personnes en dangers, comme les cas de NON RECOURS, l’accompagnement des personnes handicapées (nouvellement mutilées, etc), etc… ?

    1. Disons que je crois beaucoup aux idées, mais je crains toujours ce qu’on peut en faire.
      Pour moi ce qui se passe au niveau de tous ces jeunes (et de plus en plus, pas que des jeunes d’ailleurs, et dans le monde) qui mettent en place par « la débrouille », faute d’aide politique, des nouveaux systèmes de fonctionnement (de travail, de vivre ensemble) sont des mises en forme d’idées, quand bien même à échelle réduite. Il y en a toujours eu. Des communautés religieuses depuis le moyen âge (ce n’est pas pour rien que le pape Calixte ait considéré comme dangereux les cathares par ex. de plus en plus structurés), puis d’autres formes sur plusieurs siècles qui, parce qu’ils étaient une menace , s’établissaient ailleurs et à part; jusqu’aux hippies des années 60. On refusait leurs idées, on les traitait d’utopistes quant à ces derniers. Pourtant, particulièrement l’exemple que j’ai joint à mes propos en lien est une démonstration réussie (agricole il est vrai et non sociétale) de ce qu’il aurait fallu faire (ou plutôt qu’on aurait dû continuer à faire depuis le moyen âge). Et les sociétés se sont formées autour de l’agriculture, première ressource « économique » dans l’histoire de l’humanité, et à partir d’elle se sont développés des systèmes politiques qui ensuite ont évolués par rapport à d’autres besoins engendrant d’autres formes d’économie et politiques …
      Pour moi, tous, quels qu’ils soient, ils donnent une démonstration d’idées. Ils tentent de prouver que c’est possible, quand bien même ce peut être un échec . Et il est plus facile (et logique) de décider ou de tenter une nouvelle forme de politique sociale & économique à partir d’exemples concrets, et non de « supposé » même avec les meilleures intentions (l »enfer est pavé de bonnes intentions). Mais si ça ne marche pas, c’est parce qu’il y a eu depuis très longtemps dans l’histoire et encore aujourd’hui, un maximum de personnes qui ont les mêmes arguments que vous.
      La pensée pour moi, y compris la plus noble, y compris celle des plus grands penseurs, n’est pas supérieure à l’action.
      Mais là je ne parle pas de retour en arrière, je parle de ce qui pourrait inspirer avec les progrès actuels, avec les mœurs d’aujourd’hui… D’ailleurs, ces jeunes et moins jeunes dont je parle ne vivent pas comme au Moyen Âge, ils profitent aussi de notre progrès actuel (ils utilisent internet, écoutent de la musique électro, font des jeux vidéos, etc…)
      PS Ma situation et bien plus enviable que celle de nombreux qui vivent dans le luxe, que j’ai côtoyés, certains ont été des relations professionnelles et/ou amicales, il y en a aussi dans ma famille. Je ne suis pas du tout à plaindre et certains m’envient. C’est bien que vous ne me connaissez pas.

      1. Voudriez vous jouer « l’ancien monde » contre ce que vous semblez fantasmer comme généralité d’un « nouveau monde » « survivaliste », qu’en ce climat de pré-guerre commerciale, monétaire, et pire encore… vous seriez prête à risquer (qu’auriez vous à y perdre d’ailleurs…?) une guerre civile que même les « black-blocs », les plus désespéré.e.s des pacifistes… désespèrent de voir advenir… que vous ne vous y prendriez pas mieux pour éluder les questions problématiques « d’effondrement » démocratique, de « civilisation », de droit pénal et civil, de moral et d’éthique », que même Trump, ou Bannon, espèrent trouver dans le déclin « occidental »…?

      2. « si de plus en plus de monde qui tentent autre chose en démonstration positive parviennent à enlever la merde des yeux des sceptiques qui ne savent qu’aboyer ou blablater des rengaines d’apocalypse, moi je parle d’un monde, pas nouveau mais le nôtre, où on pourra VIVRE »

        Bonjour et merci Jac.
        Ras le bol de l’hystérie réglementaire paranoïaque d’un monde « malade » et qui n’a plus confiance dans ses valeurs, son intelligence, son imagination et son savoir-faire. Cet univers riche, celui que vous mentionnez Jac et qui est parfaitement illustré dans le livre de Bénédicte Manier (révolutions tranquilles), est à promouvoir, à valoriser dans sa diversité, son intelligence et sa créativité, et non à étouffer sous une règlementationite aigüe devenue excessive, cet excès étant le reflet d’un monde uniforme sclérosé et mortifère qui n’aime pas et ne respecte pas LA VIE, dans sa richesse et sa diversité.

        https://www.wedemain.fr/Essor-des-supermarches-cooperatifs-une-carte-pour-les-localiser-dans-toute-la-France_a4036.html

        https://reporterre.net/L-Europe-finance-largement-l-industrie-de-la-surveillance-des-citoyens

        « La vie aime la conscience que l’on a d’elle même. »
        René Char

    2. Vous ne parlez que de conséquences. Moi je parle de probables causes. Ces conséquences je les connais autant que vous (j’en connais même plein d’autres que vous n’avez pas citées). Les politiques eux aussi ne savent voir que les conséquences et n’agissent qu’à partir de celles-ci, jamais à partir des causes. C’est bien le drame. Il est vrai qu’en 5 ans, avec campagne électorale dès la 4ème année d’exercice (voire même avant) c’est un peu juste pour résoudre des causes… Donc si d’autres qu’eux ne le font pas, qui fera avancer les choses ? Râler, pleurer, se plaindre….. ça résout quelque chose ? Avoir les chocottes ça résout encore moins.

      1. Julio
        Vous dîtes que je fantasmerais sur un « nouveau monde survivaliste » : je ne dois pas parler français. La résistance est le survivalisme. Nous sommes déjà dans le survivalisme. Si on ne crève pas trop vite à force de ne plus pouvoir survivre (même les riches survivent en ce moment, ils ne s’en rendent pas compte mais ils vivent sur la même planète, c’est pas pour rien que les Chinois et le milliardaire d’Amazone se préparent à habiter sur Mars, les pauvres…), si de plus en plus de monde qui tentent autre chose en démonstration positive parviennent à enlever la merde des yeux des sceptiques qui ne savent qu’aboyer ou blablater des rengaines d’apocalypse, moi je parle d’un monde, pas nouveau mais le nôtre, où on pourra VIVRE. Je ne parle pas de Mars, le futur « nouveau monde » des plus riches (je ne sais ce qu’ils y feront de tout leur pognon… mais c’est vrai j’oubliais, l’argent est déjà fictif).

      2. Ecologie : défi majeur, action mineur
        BÉLIGH NABLI 13 MAI 2019 (MISE À JOUR : 13 MAI 2019)

        « Peut-on imaginer un autre avenir que l’artificialisation de cette terre agricole, qui pourrait aussi devenir la zone maraîchère de Paris et ses environs ? Pour rappel, en France, tous les dix ans, on dévore l’équivalent d’un département français à force de béton et de macadam. Or, comme le dit Alice Le Roy, enseignante en écologie urbaine : « qui décide qu’une zone sera dotée d’un poumon vert et qu’une autre en sera privée ? ».

        « Dans sa décision, le tribunal de Cergy-Pontoise indique que les autorités auraient dû être mieux informées, eu égard à l’impact potentiel sur l’environnement qui se traduit par la suppression de 280 ha de terres agricoles. Nous avons donc le choix entre un temple de consommation et de loisirs, et une autre vision d’aménagement respectant l’Accord de Paris et notre environnement. Choix cornélien dont débattront les opposants à ce projet, qui organisent les 24 heures du Triangle les 18 et 19 mai 2019. »

        « Concluons par les mots d’Alberto Curamil, représentant du peuple Mapuche qui a obtenu le prix Goldman en 2019, qui est actuellement emprisonné au Chili et que nous saluons fraternellement : « Nous sommes le peuple de la Terre et notre responsabilité c’est protéger tout ce qui rend la vie possible ».
        http://egalites.blogs.liberation.fr/2019/05/13/ecologie-defi-majeur-action-mineur

  10. La « règle verte » est inopérante pour les ressources qui constituent un stock fini (temps de remplacement supérieur à l’espérance de vie de notre civilisation)
    Parmi ces stocks l’utilisation des sources d’énergies carbonées provoque le dérèglement climatique qui va modifier notre écosystème au point de rendre la planète impropre à notre survie.
    Notre survie ne dépend-elle pas de notre aptitude à inventer une civilisation post-carbone ?

  11. https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/05/17/trump-accorde-six-mois-de-repit-a-l-industrie-automobile_5463626_3234.html

    Où l’on apprend que sur les 1300 milliards de CA du secteur automobile en 2017, la moitié est en fait produit par les Européens. Potentiellement, une réduction drastique et mérité de la bagnole, c’est une perte de 700 milliards pour l’UE et de 13 millions d’emplois… On comprend que ça doit freiner des 4 fers à Bruxelles dans ce secteur. Il est produit presque 70 millions de voitures par an.

    On va encore respirer des particules fines et se farcir des routes pendant longtemps ! Bye bye l’écosystème.

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