Où en sommes-nous ? par Dominique Temple

Ouvert aux commentaires.

La révolte qui gronde n’est pas due à une puissance révolutionnaire extérieure comme ce fut le cas du temps où les communistes, parfois les socialistes, prétendaient apporter une alternative : bien au contraire ces illusions ont disparu, avec le communisme avant hier, avec le socialisme hier et le syndicalisme aujourd’hui. Comme les signes qui annoncent un tremblement de terre, la secousse vient de l’intérieur du système. Le capitalisme en réalité se fragilise lui-même. Et l’épicentre se trouve où il est le plus avancé, la France. Alors la stigmatisation et la répression des victimes démunies n’est pas une solution. Comme le disent les partisans de l’ultra-libéralisme, elles n’ont pas d’alternative. Mais l’on ne peut non plus demander aux populations de reconduire les causes de cette crise. 

Autres signes l’Angleterre et les États-Unis se replient sur leurs frontières. L’Europe construit des murs de tous les côtés y compris maritimes pour endiguer les migrants qui fuient la famine provoquée par une exploitation insensée, ou encore les réfugiés des guerres qu’elle commandite pour ses profits financiers. Les États-Unis lui emboîtent le pas. Pourtant ni les murs, ni les camps, ni les expulsions, ni les meurtres par bombes ou noyades ne parviennent à suturer l’hémorragie humaine. Entre le pouvoir nu et la vie nue reste l’évidence du vide. Le vide entre d’un côté la force et la violence, la domination des uns sur les autres, et en face la démocratie et la liberté muselée ou trahie. 

La fragilisation du capitalisme est pour ses partisans une crise dont ils disent qu’ils sauront réintégrer la dynamique comme un organisme reconnaît des antigènes pour se fabriquer une solide défense d’anticorps, mais la fragilité vient de l’intérieur et non de l’extérieur : elle signifie que le système est arrivé à un point de saturation tel qu’il doit s’autodétruire pour perdurer parce qu’il ne peut plus détruire.

Néanmoins, l’Internet, la révolution numérique et les réseaux sociaux (le développement des forces productives) prennent peu à peu le dessus de l’ordre établi (les rapports de production) par le pouvoir pour se pérenniser. 

Ici commence la réflexion pour tous, pas seulement sur le pouvoir d’achat dans une économie qui serait débarrassée du profit mais sur la raison de la production et de la consommation et sur le développement de la conscience qui se nomme l’Humanité. Or, dans cette réflexion où en sommes nous ? 

[Lire le développement théorique sur le site de Dominique Temple à « Journal » 2019.]

Les nouvelles générations constatent les effets de l’aliénation de la liberté dans l’arbitraire : l’accumulation sans limite du capital, la destruction de la terre, de la vie et de l’homme sous l’aiguillon du profit. La terre, c’est-à-dire les conditions d’existence de la société, est en danger, la vie sur la planète est mutilée, l’humanité fuit de partout, mais tant que la cause de ces détériorations ne sera pas reconnue leur processus ne pourra pas être jugulé. Répétons encore une fois que la réflexion doit maîtriser son propre dérèglement. La démocratie ne devrait pas être le lieu de la liberté arbitraire où s’enchaîne le libéralisme au capitalisme. La définition de l’économie politique précise que la propriété doit être reconnue à chacun selon ses mérites pourvu que ceux-ci soient ordonnés à la consommation de tous en commençant par les plus démunis. La propriété, familiale, individuelle ou du chef d’entreprise des moyens de production nécessaires à leur activité, est définie par sa fonction sociale, subordonnée à la satisfaction des besoins de la communauté. La propriété est propriété d’usage, le fonds propriété universelle ou collective selon qu’il s’agit des biens de la nature ou des biens sociétaux. Et le cycle de l’économie politique couronne la liberté par la responsabilité. La responsabilité est en effet la raison de la réciprocité généralisée. En cas d’inadaptation des objectifs de l’entreprise individuelle et des besoins de la société, la crise est résolue par une assurance mutuelle. Mais le cycle économique de la vie est rompu lorsque s’interpose sur son cours un puits sans fonds où toute l’énergie de la production est capturée de façon irrationnelle au profit de quelques-uns aux dépens de tous. 

Cependant, si la démocratie ne peut aujourd’hui se délivrer du pouvoir de ceux qui se sont retranchés de leurs obligations morales par la privatisation non seulement des bénéfices de l’entreprise mais aussi de ses moyens de production (et en particulier de la force de travail des expropriés), elle peut se concilier avec une autre expression de la liberté : celle qui lui permet de participer à la genèse de l’humanité dans une organisation holiste de la société. La raison qui n’est plus assurée par la réciprocité généralisée l’est par une autre structure de réciprocité fondamentale qui peut prétendre à la même efficience, la réciprocité centralisée universelle. 

L’histoire ne se répète jamais. Le système de redistribution qui ressuscite de ses cendres est sans doute dégagé des imaginaires qui l’ont condamné et peut-être de la tentation du Pouvoir dont il prétend libérer l’humanité… c’est du moins ce que l’on peut oser espérer.

Il reste qu’il doit venir à bout du système capitaliste. 

Il semble que la stratégie en cours soit de retourner le capitalisme contre lui-même, et hâter son évolution jusqu’à la fin. La formule a été un jour exprimée par Charles de Gaulle lorsqu’il eut la prémonition que le fascisme et le national-socialisme seraient surpassés : une force militaire supérieure nous a vaincu, une force supérieure nous donnera la victoire ; une économie capitaliste nous a écrasés, une économie capitaliste supérieure l’écrasera. En retournant contre les capitalistes leurs procédés, la Chine et ses alliés, chaque jour plus nombreux, surpassent ceux qui se sont installés chez eux, mais il reste clair qu’ils doivent en débarrasser la planète (et espérons que les armes nucléaires ne seront pas nécessaires). Les victimes du colonialisme et du racisme ou de la solution finale  qui ont subi dans leur chair l’esclavage, l’humiliation de leur humanité, l’exploitation de leur force de travail, se rallient à cet espoir. Elles ont plus que le droit, elles ont l’obligation morale de faire en sorte que l’économie capitaliste aujourd’hui mondialisée sous le masque de la raison mutilée de sa définition éthique et réduite au calcul et à la trahison soit maîtrisée par une Parole responsable. 

Pour la société occidentale il faudrait un miracle : qu’une jeune génération tourne la page, et qu’elle soit capable de s’affranchir de son aliénation en inventant une économie fraternelle.

C’est là que nous en sommes ! 

Dominique Temple

Montarnaud, le 1er février 2019

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60 réflexions sur « Où en sommes-nous ? par Dominique Temple »

  1. A mon intuition , la perception psychique que le monde tel qu’il était ne répondait plus aux commandes a déjà une vingtaine d’années et l’attitude de la jeunesse d’alors , qui le « sentait » sans comprendre ou voir l’issue , le trahissait déjà .

    A mon bête niveau d’inconfort , c’est autour de l’an 2000 que j’ai ressenti , sans que l’âge du capitaine soit en cause , que la machine sociale patinait ici et ailleurs , et que les solidarités ( sauf familiales ) cédaient l’une après l’autre au fur et à mesure qu’il s’avérait que l’individualisme servait de soupape à la faillite accrue du système mondial en place .

    Nous n’en sommes encore , et sans doute pour quelques années ( moins de cinq ?) dans cette phase de destruction ( d’effondrement ) dont les manifestations ( pas les épicentres encore de quoi que ce soit ) sont la succession des seuls effets , encore loin d’être les amorces de parades et modifications de structure .

    Selon moi les secousses significatives ( et donc les tentatives efficaces de parade ) seront multinationales et simultanées .

    J’ai cru un temps que ça pouvait s’anticiper et que , potentiellement les chinois le tentaient ou le préparaient . Je crois davantage aujourd’hui que non , et que le mieux qu’on puisse faire , c’est de bien interpréter les craquements avec quelques a priori ( pas que ) sur les défaillances potentielles de la structure et des pièces à remplacer si on en a le temps , quand elles tomberont . En jouant international .

    1. Mon cher Juan, vous êtes d’un conservatisme étonnant, et inhabituel chez vous. Nous vous avons connu moins frileux, je pense.

      Résumons votre intervention : la structure menace ruine et vous voulez l’étayer afin qu’elle reste debout, inchangée pour le principal. Dans ces conditions, la précision finale apparaît comme une clause de style.

      Si la baraque craque, c’est pour des raisons maintenant bien connues. Vos étaies n’y pourront rien, même à courte échéance. Les efforts externes cumulés seront toujours supérieurs à vos poteaux et étrésillons.
      Poursuivons cette métaphore non en terme de résistance matérielle mais en terme de recherche d’étanchéité : la cuve en ébullition explosera même avec un couvercle renforcé, tant que le feu sera à fond la caisse. C’est en équivalence sociale le résultat habituel du conservatisme à tout crin pour ne pas dire borné. Agir sur la cause est la seule solution. Et miracle, ce sont précisément ce que font les Gilets Jaunes. Je vous accorde qu’ils n’en ont pas l’exclusive ni qu’ils soient les seuls mais ils ont pour eux le nombre et la visibilité.
      Second miracle, votre clause de style internationaliste a plus de chance de se réaliser avec eux qu’avec une structure vermoulue.

      Ils réclament le RIC que vous n’aimez pas, et le mot est faible.
      Le RIC éloigne pics, hallebardes, guillotine et pour finir le collapse général. Que 1789 nous serve.

      1. Je ne veux rien « étayer » du tout .

        J’ai déjà cité l’anecdote où pour mon premier gamin , je l’engueulais , briffais et surveillais pour qu’il ne grimpe pas n’importe où et comment sur les meubles et les tables . Epuisant et peu productif .

        Pour la seconde , je me contentais de lui dire « ne fais pas ça tu vas te faire mal » , sans autres salamalecs . Elle s’en foutait , grimpait sur la table , se cassait la figure et se faisait mal .

        Elle a appris à se tenir tranquille beaucoup plus vite que son frère , et moi que le métier de parent pouvait se simplifier ( pourvu qu’on garde un œil en coin malgré tout pour parer aux prises de risques trop dangereuses ).

        Sur les « pièces  » qui flanchent , je remets ça pour la cinquième fois :

        https://www.pauljorion.com/blog/2014/09/12/comment-rehabiliter-laction-politique-par-francois-leclerc/#comment-452406

        PS : si la percée internationaliste des gilets jaunes , c’est une rencontre avec Di Maio … Comment dire ?…Qui profite de qui ? D’autant que tous n’ont pas l’air d’apprécier cette rencontre . Ils devraient déjà se rencontrer entre gilets jaunes .

        Il y a déjà des liens de tous ordres entre organisations de tous types , dont syndicales , qui n’ont attendu personne depuis des décennies pour travailler ensemble , dont on aura beaucoup plus besoin.

    2. En embrayant sur la presque dernière phrase en deux lignes de ce billet , je dirai d’ailleurs que c’est dès la toute fin des années 1990 que  » la jeune génération » a tenté , sans bien savoir ce qu’elle faisait et comment le faire , de vivre autrement , avec d’autres rapports à l’autre , au temps , à la ville , sinon à la nature ( qu’elle n’a pas vraiment connue , dans son ensemble ) .

      Elle a aujourd’hui 40 à 25 ans , sans doute victime de la paupérisation ,et de l’ambiguïté entre ses désirs de consommations malgré tout persistants , qui l’a poussé vers de plus en plus d’individualisme de fait . D’une certaine façon le capitalisme ( l’accumulation ) et le marché ( l’exacerbation des jouissances ) ont brisé les aspirations de cette tranche d’âge , comme ils ont brisé avant elle les syndicats et les salariés . Et c’est maintenant le tour des tranches  » moyennes et moyennement supérieures  » en attendant les supérieures .

      Donc , oui , c’est bien de système qu’il faut changer , et c’est l’affaire de toutes les tranches d’âge si elles ne souhaitent pas voir leur situation empirer inexorablement .

    1. Autre suggestion, fromagère celle-ci : avancé se dit d’un fromage à pâte fermentée ou molle plus que ‘bien à point’, juste avant avarié. La transition entre avancé et avarié est très rapide. Généralement, l’odeur, épouvantable, ne permet pas de dire si l’état est simplement avancé ou franchement avarié… Le goût? d’abord faut aimer, c’est pas donné à tout le monde.

  2. Bonsoir,
    Pour cela, il faut développer un arrêt definitif de la haine.
    La haine de l’Autre détruit depuis la nuit des temps des lieux géographiques avec ses habitants et se développe souvent en sourdine par du complotisme. C’est la loi du plus fort contre le plus faible.
    C’est l’entendement qui est mis en jeu et les souffrances morales sont vécues d’une façon horribles..

  3. Il faudrait une réponse simultanée et multinationale, ambitieuse. Sauf que …
    * un ou plusieurs grandes nations pourraient ne pas jouer le jeu (comme les Etats-Unis pour l’accord de Paris), au nom de leur niveau de vie
    * on ne doit pas attendre que la première pièce tombe
    * quelle réponse(s) proposer ?
    Aller vers quel modèle ? Comment opérer la transition ?
    En attendant d’être conseillés par des représentants de civilisations extra-terrestres (parce qu’ils ont déjà fait cette expérience depuis des milliers ou des millions d’années), que penser ?

  4. Ce n’est pas un miracle qu’il nous faut, mais une détermination.
    Or, ces derniers temps s’il y a des gens qui ont fait preuve de détermination dans la parole d’opposition, ce sont bien les Gilets jaunes ! Il eut été opportun que vous le citiez.

    1. Tout a fait , ne pas se laisser à nouveau berner par les sirènes d’anciennes doctrines , au niveau mondial ça sera le chaos ingérable, trop d’erreurs commises , forces d’inerties énormes etc … Maintenant tout à chacun peut s’organiser au niveau local pour simplement survivre , il faut parfois savoir se bunkeriser pendant la tempête

    2. Oui les gilets jaunes sont les « commandos » de cette révolte, qui ont commencé à attaquer la falaise. « Fly rider » et d’autres représentants du mouvement n’ont pas toujours les idées très claires, mais écoutez ce qu’il disaient au Media :

      https://youtu.be/myibWP-5KXQ?t=2450

      C’est bien le signe d’une évolution idéologique du mouvement non ? Ils sont en train de comprendre que ce n’est pas l’Etat qui est contre eux, mais le capitalisme, et que l’Etat représente les intérêts du capitalisme.

      1. Bonjour
        il sont les commandos , mais pas les stratèges. Mais c’est tout leur mérite d’oser attaquer et persévérer, dans la résistance, face au pouvoir Macronien. Mais je ne suis pas totalement sur, comme vos dites , votre dernière phrase …ils sont en train de comprendre que ce n’est pas…..espérons le

  5. @ D. Temple, d’abord je dois vous dire que j’apprécie beaucoup tous vos écrits sur la réciprocité. Ils sont très éclairants et ils ouvrent des pistes pour penser le monde.
    Par contre en relisant votre billet, j’aurais souhaité qu’il soit plus explicite. Ai-je bien compris : l’écrasement du capitalisme est espéré par la victoire du capitalisme chinois (éventuellement avec utilisation des armes atomiques!) ?
    La France a été massivement bombardée après juin 1944 : environ 60 000 morts plus d’énormes destructions et il y avait alors ~40 millions de Français Ils ont ainsi été libérés. Ils ont payé ce prix fort et ensuite ils ont préféré l’oublier car l’oppression nazi était plus mortifère à terme. Est-ce ce type d’option que vous nous proposez ?
    Si c’est ça qu’espèrent les opprimés selon vous, c’est terrifiant. Libres mais vitrifiés ! Ou alors libres et facialement contrôlés…
    Quant au miracle en Occident, pensez-vous être capable de le voir si d’aventure il surgissait dan un coin comme la France ?

    1. « une économie capitaliste nous a écrasés, une économie capitaliste supérieure l’écrasera » est une contrefission ( figure de style qui appelle au désir mais pour en détourner).

      La finale semble faible, « Pour la société occidentale il faudrait un miracle : qu’une jeune génération tourne la page, et qu’elle soit capable de s’affranchir de son aliénation en inventant une économie fraternelle ».

      — « Pour la société occidentale il faudrait un miracle » est un astéisme (louange sous l’apparence d’un reproche)

      — « qu’elle soit capable de s’affranchir de son aliénation en inventant une économie fraternelle  » est une prétérition (feindre de ne pas vouloir dire)

      Relativement à l’ensemble du texte, la finale joue sur la métalepse (préférer l’exression indirecte à la forme directe) : Bravo les Gilets jaunes, allez-y et merci !

      C’est là que nous en sommes !

      1. Orthopia? Le blog a son Protagoras.

        « C’est là que nous en sommes ! » me pose problème.
        ‘que’ ?, Ah que , Ah que , une subtilité sans doute.
        Nous en sommes là, à approuver et supporter les Gilets Jaunes. C’est l’essentiel.

      2. @ Ortopia

        Cette construction reflète l’entortillement des affects ayant conduit à l’alignement de ses syntagmes.

        (Je me réfère au cadre conceptuel de l’inconscient radical).

        Bien sûr, nous n’allons pas perdre du temps dans l’exégèse du clivage « c’est là que », lequel, il me semble, manifeste l’aveu d’une réticence s’assumer comme partie de sa cause.

        http://www.dorif.it/ezine/ezine_articles.php?art_id=196

        Sophiste !? Ne croyez que je vous « lole », mais soyez prudent, le déguisement de votre de colère vous entraînerait vers une révolution qui reconduit à l’ancien .

        « Viva Villa .. deux fusils , quatre pistolets … »

        https://www.youtube.com/watch?v=l4jdforaNX4

  6. « économie fraternelle »
    Ca n’existe pas, ne peut exister. L’économie est toujours une économie des intérêts, des rapports de force, le reste c’est de la tartuferie. Par contre la solidarité est « existentiable » (néologisme de ma part), toute cohésion d’un group est fondé sur une solidarité, elle repose sur des lois, des accord, des règles communes. Je suis assez pessimiste pour plusieures raison. Exemple: au cas où il y aura de facto le Brexit, l’Angleterre sera très probabalement tenté d’attirer un maximum d’investisseurs pour maintenir un certain niveau budgetaire, elle menera une politique excessivement restrictive en matière sociale – le doit du travail inclus -, ainsi qu’une politique favorable au capital. L’Europa continentale sera donc la dernière bastion du social « ancien type ». La question est combien de temps pourra-t-elle tenir face à un monde de plus en rude en terme social et politique. Mais il vrai qu’il faut agir maintenant, et la France pourra montré l’exemple, ce ne serait pas la première fois dans son histoire..

      1. @juannessy,
        Personnellement je ne fais partie d’aucun groupe politique parce que la politique traverse une crise aiguë de mal être.
        Ce que je sais est que je dois payer le carburant plus chère parce que je pollue paraît il…..Ce qu’il manque est bien un transport pour aller à la ville, mais il n’y a plus d’argent dans la cagnotte. Je pense qu’à terme il va falloir supprimer des communes, j’avais entendu dire que 10000 communes étaient dans la balance. Quant au personnel employé quid ? ???

      2. @Juanessy
        A votre grand étonnement, le « groupe auquel j’appartiens » est composé de gens dont certains approuvent les actions des gilets jaunes, et ce ne sont pas des prolos, il y a aussi ceux de la haute aristocratie, des entrepreneurs, des scientifiques…….Car nous sommes d’accord sur le fait, que les sociétés européennes sont déstabilisées et sans projets réels, il manque la confiance en l’avenir. La classe politique est décriée presque partout en Europe et le projet européen est ce qu’il toujours été: un mirage. Le grand problème: il n’y a pas de réel leadership, nulle part, surtout pas aus sein des partis politiques. On note au contraire une peur d’assumer des responsabiltés, de démontrer du courage. C’est une époque pitoyable.

      3. @Germanicus :

        Changez d’époque ( je ne précise pas dans quel sens temporel ).

        Et quels sont « les solidarités , les lois , les accords , les règles communes » … qui unissent votre groupe , où « certains  » sont atypiques ?

    1. Peut-être, ou pas? , le bon endroit pour se rappeler l’utilité potentielle du « vrai débat » (pas le « grand »..) mise en valeur sur le billet du 4 février(TIMIOTA) par le commentaire in extenso de:
       »  »  » Rosebud1871
      7 février 2019 à 21 h 08 min
      Ces deux débats ouverts en ligne, et Paul Jorion restant belge, j’avais imaginé qu’au moins un ABPJ par exemple Dominique Temple (s’il est français) avec son « nous voulons » mouille la chemise.
      Je viens de recevoir un email de la FI que j’ai financé en 2017 pour me demander un nouveau soutien. Ils écrivent « Le programme l’Avenir en commun a pu être diffusé largement et aujourd’hui, on retrouve certaines des idées qu’il porte, dans les revendications des Gilets Jaunes…! » : Je n’en doute pas.
      Si P.J. est latent dans certaines propositions l’avenir en commun (lui, l’a dit !) logiquement, PJ est latent dans les mêmes, reprises par certains GJ.
      Diffuser, injecter bien sûr ! Il suffit d’un pour que d’autres s’y agglutinent ensuite

      https://le-vrai-debat.fr/consultations/economie-finances-travail-compte-public/consultation/consultation-6/opinions/economie-finances-travail-compte-public/restaurer-les-lois-de-1885-interdisant-la-speculation-en-france-les-paris-sur-la-fluctuation-des-valeurs-mobilieres

      6 votants 1 contre, aucun débat, mais Paul Jorion est cité comme référence !
      Qui s’y colle pour jouer le pour, qui s’y colle pour jouer le contre
      ?  »  »  »

      (avant que de disparaître dans les profondeurs des « pages » 2 et suivantes du blog….)

      1. Merci Otromeros,
        J’en profite pour adresser un salut fraternel à Gabriel Ray, qui sévit aussi sur la blague de 3% du PIB

        https://le-vrai-debat.fr/consultations/economie-finances-travail-compte-public/consultation/consultation-6/opinions/economie-finances-travail-compte-public/sortir-du-carcan-europeen-des-3-du-pib

        et sans doute d’autres marottes jorionesque qu’il déporte chez les GJ.

        Le souci, c’est quand on fait une recherche sur « Bourse » sur Le vrai débat, on s’aperçoit que ça leur évoque surtout celles que les gilets jaunes reçoivent mal ou pas pour les études de leurs enfants…

        Le comptage va permettre de mesurer si en acte les passants de ce blog soutiennent ou pas une des propositions phare et sans fard de PJ…

      2. @Rosebud1871 (8/2 à 21h08) …  » J’en profite pour adresser un salut fraternel à Gabriel Ray, qui sévit aussi sur la blague de 3% du PIB
        A tout hasard, à ma connaissance Guy ABEILLE est toujours vivant…et se verrait peut-être avec plaisir invité par des groupes(rassemblés) de gilets jaunes pour évoquer devant eux « le bon vieux temps »… :
        https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20101001trib000554871/a-l-origine-du-deficit-a-3-du-pib-une-invention-100-francaise.html
        Il est permis d’en rire…jaune…!

      3. Otromeros 9 février 2019 à 11 h 57 min
        J’avais un souvenir précis de la blague
        https://www.pauljorion.com/blog/2012/01/09/le-monde-economie-la-regle-dor-cette-blague-de-potache-lundi-9-mardi-10-janvier-2010/
        mais je n’ai pas le réseau pour répondre à votre suggestion !
        Quand bien même, convaincre des relations de cause à effet une assemblée de GJ, est un pari audacieux…
        Les pro se doivent d’être au courant de l’affaire…
        Et depuis le temps le TINA court toujours tel un canard passé à la guilloTINExpectation

  7. Bonjour
    Depuis plusieurs décennies, des hommes tirent la « sonnettes d’alarme », je risque dans oublier beaucoup , considérer comme utopistes, oiseau de malheur, catastrophiste, farfelu, et d’autres attributs. des hommes pourtant sérieux, humains, humble, et compétent dans leur domaine…
    Sont -il écouté?
    Ces personnes ont avertie que l’humanité ne pouvez continuer a fonctionner , sur une croissance (du capitalisme) sans fin, que le developement (du capitalisme) ne pouvez durer…..tant sur le plan écologique, économique , humain.
    certains , ont essayer de construire ou penser des alternatives , a ce système capitaliste, avec peu de succès.
    peux écouter à l’époque, trop en avance, ?, ….la plupart des oppositions aux capitalisme (partis, syndicats,organisations diverses) , mais aussi populations , continuer a croire ,au mythe de la croissance sans fin, a la possibilité d’un capitalisme sans chômage, sans exclusion, sans précarité, il faut dire que l’offensive libérale a perpétuer ce mythe, et donc retarder les questions fondamentales. Offensive idéologique et économique et aussi de répression.
    Tout reconstruire, tout repenser, tout remettre a plat, mais sans oublier ces gens qui ont poser quelques questions , qui ne sont pas dépasser.
    Bref des décennies de perdus….
    je cites quelques individus ; jacques Ellul, rené Dumont, jacques Duboin, B Charbonneau……pour les plus anciens
    les plus récents: Serge Latouche, Ingmar Granstedt, S Ravignan
    Et François Partant ,ses livres :La fin du développement, la Ligne d’horizon, que la crise s’aggrave, cette crise qui n’en est pas une …)
    On retrouve ses réflexions sur le site www. laligned’horizon

  8. Je parie que c’est Daniel qui vous a raconté ça . Il ne faut pas croire tout ce qu’il dit .

    Par contre , que la terre ne suffise plus à nous rassasier , c’est vrai , comme le fait que la plupart des bières artisanales soient médiocres .

    1. Tout bien réfléchi, et intensément croyez-moi, votre premier mouvement était le bon. Comme très souvent, la spontanéité parle juste. La correction devrait donc porter sur l’accord au féminin de l’article.

      En aparté:
      J’ai hésité entre fromage et viande. La transition comporte deux étapes de plus: avancée, faisandée, pourrie, asticotée (avec asticots).
      Trop long pour une bonne pédagogie, évidemment. Et pourtant, songeons que dire « capitalisme pourri » ne décrit pas son état terminal, seulement un souhait dans cette direction. Et comme la bête est résistante, cela peut prendre du temps, juste ce qui nous manque.

      Second truc défavorable à la bidoche. Si ‘épouvantable’ est facile à transmettre à l’écrit s’agissant de fromage, -tout le monde a oublié un bout de reblochon dans son réfrigérateur ou sur le rebord de la fenêtre- pour la bidoche c’est beaucoup plus difficile. Dans mon jeune temps, j’ai travaillé dans un abattoir pas très à l’aise avec l’hygiène des coins sombres et reculés. Croyez-moi à nouveau, l’odeur d’un tas de bidoche au stade terminal de la décomposition ne peut se décrire que par ‘épouvantable au carré’. Essayez intérieurement de créer cette odeur de charogne et la sentir. C’est difficile, n’est-ce pas? L’imagination olfactive montre vite ses limites.
      L’affaire était donc entendu.

      C’est une bonne cause que de montrer qu’entre le capitalisme ‘avancé’ et nous, la lutte demande et demandera encore beaucoup d’efforts. Même du tarin.
      Il est 13h25mn. J’espère que vous avez bien déjeuné…

  9. « La propriété, familiale, individuelle ou du chef d’entreprise des moyens de production nécessaires à leur activité, est définie par sa fonction sociale, subordonnée à la satisfaction des besoins de la communauté. La propriété est propriété d’usage, le fonds propriété universelle ou collective selon qu’il s’agit des biens de la nature ou des biens sociétaux. »

    Intégrer la propriété comme fondamental, « inviolable et sacrée » pour reprendre les droits de l’homme, c’est une grossière erreur selon moi si l’on veut tendre vers l’humanisme.

    Car la propriété n’est qu’un outil juridique pour consacrer l’instinct primaire qu’est la possession. On arrive uniquement à prévaloir des rapports de domination, même si l’on agrémente la chose avec des tournures de style « bien pensante ».

    Il faut s’en détourner, et revenir à la notion de vertu: le goût de l’effort, du courage, de la persévérance, cultivés par les héros de l’antiquité grecque, où prônés par un Sénèque.

    Se lever le matin et se dire: « Je ferai tout pour être quelqu’un de meilleur ce soir ». Pas compliqué, l’effort est quelque chose que tout le monde est capable d’appréhender. Et il y a tellement de manières de vouloir tendre vers le bien de chacun et d’autrui.

  10. Bonjour à tous.

    Article très intéressant qui complète bien celui : « réinventer l’ État providence …. »

    A prime abord j’étais d’accord avec l’article et particulièrement avec la conclusion qu’il faut réinventer une économie fraternelle. Et j’allais laisser un commentaire « réactif » favorable.
    Mais en le lisant avec plus d’attention cela m’a incité à y réfléchir plus intensément.
    Je relève donc quelques extraits qui m’ont laissée dans l’expectative, laquelle ensuite m’obligeant à développer plus amplement mon point de vue.

    Extrait :

    « Comme les signes qui annoncent un tremblement de terre, la secousse vient de l’intérieur du système. Le capitalisme en réalité se fragilise lui-même. »

    Ouh là ! Si certes « un tremblement de terre vient de l’intérieur du système » (capitalisme ou non) il ne faut pas oublier que malgré tout séisme, qu’il soit faible ou d’intensité dévastatrice, le déplacement des plaques tectoniques continue, lui, à demeurer inexorablement, que l’homme ait pollué la planète ou non. De même que malgré l’irruption meurtrière des volcans, le magma continue à bouillonner, sinon la Terre serait Mars : une planète morte.
    Et ensuite, lorsque l’un ou l’autre séisme s’apaise à la surface, le train train (la vie quoi!) se réinstalle avec ses rires, ses larmes, ses insouciances et ses colères.

    Bien sûr je ne suis pas à côté de « la plaque » (jeu de mot) et comprends très bien ce que cet extrait veut dire.
    Donc, le capitalisme (depuis l’intérieur, son noyau) « se fragilise(rait) lui-même ».
    ???
    Je pense au contraire qu’il est très résistant, et qu’il a un tel pouvoir d’adaptation à toute situation (paix, crises, guerres, révoltes, pouvoir à gauche, pouvoir à droite, récessions économiques, prospérités … etc.) qu’il est capable de prendre multi-formes.

    Venons-en aux sources du capitalisme (« origine » très personnelle )

    Je reviens très longtemps en arrière, très loin dans l’histoire des civilisations quand il ne pouvait encore être nommé.
    Dès lors que nos ancêtres homo-sapiens se sont sédentarisés, ils ont inventé la culture et l’élevage (ce qui d’ailleurs est commun à certaines sociétés d’insectes). Lesquels « culture & élevage » constituant des réserves permettant de se prémunir des impondérables (« réserve  économique » ou épargne) et profitant à la communauté sans laquelle ils n’auraient pu se sédentariser. Déjà alors celui ou ceux qui avaient le pouvoir sur le groupe (comme dans toute société animale) se servaient les premiers, puis le partage se faisait selon sa  hiérarchie . les derniers n’ayant que les racines ou les os à ronger. Encore fallait-il que ces réserves soient suffisantes et ne risquent aucun péril (climatiques, guerres et recels entre tributs … etc.)
    Très vite ensuite pour pallier à ces périls, le progrès aidant, ils pratiquèrent des greffes (quant à la culture) et sélectionnèrent les étalons reproducteurs (quant à l’élevage), soit : « multiplication miraculeuse des petits pains » (selon les évangiles), « miraculeuse » donc hypothétique  (spéculation)

    Personnellement je le nommerais « capitalisme protozoaire ».

    Puis :
    Petit rappel historique  (très très résumé)

    Je passe volontairement l’époque Gallo Romaine qui, selon moi, était une « exception » (Cinq siècles quand même!)
    Quoi que : Copié/collé Wikipédia : Un système féodal reposant sur le clientélisme paraît avoir existé en germe chez les Celtes et les Germains ; il fut régulièrement établi en Gaule à l’époque de la conquête par les Francs )

    Moyen-Age féodal : Xe s au XIIe s.

    Finie la res publica de l’Empire gallo-romain. Rois, Seigneurs, servage, greniers à grains… Providences, paradis céleste « méritoire » (méritocratie déjà !) et bénédictions papales. Le roi puis les Seigneurs se servant les premiers dans les réserves et les serfs les derniers, pour ce qu’il en restait. Grande époque où, pour multiplier les « greniers à réserves » et remplir les coffres, il y eut plein de conquêtes territoriales pour étendre et enrichir les royaumes (pas les serfs).

    Puis conquêtes étendues dès le début du XIIe s. quant aux « François », pour reconquérir la Terre Sainte occupée par les arabes. Prétexte ? Quant aux Rois bien sûr, pas quand aux Papes.
    ll y eut alors le « capitalisme primitif » mais qu’on ne nommait pas encore. Les bourgeois (déjà), « habitants des bourgs » (artisans, commerçants…) quand 95 % de la population en Europe (estimation personnelle très approximative) survivait de l’agriculture hors les bourgs, réalisaient des profits personnels, prêtaient aux Rois pour « guerroyer » tous azimuts , aux évêques pour élever des cathédrales, ou aux Seigneurs pour partir en croisade ; avec intérêts pas fous ! Ce qui a permis la création des banques (création de la banque au XIe en Italie). L’ordre des Templiers, tout nouvellement créé pour les besoins des croisades, n’y fut pas pour rien.

    Très vite ensuite, dès le XIIIe et au fil des siècles, les banques se sont développées, le commerce s’étant étendu grâce aux croisades qui ont ouvert les routes vers l’Orient. Elles ont pris dès lors un pouvoir supplantant celui des bourgeois (dans l’intérêt des Rois et nobles, « les bourgeois n’étant que de vulgaires roturiers, non mais… ».). Commença alors le « capitalisme » (en Italie d’abord) et la spéculation bancaire.
    Puis successivement dès le XVe. les conquêtes se sont étendues et il y eut plus d’ouvertures à la marchandisation : conquêtes de l’Amérique (portugais, puis espagnols, puis au nord anglais), routes des Indes et de la soies, comptoirs des Indes (anglais d’abord puis aussi français), puis comptoirs Indonésiens (hollandais d’abord)….etc. impliquant grands chantiers.
    Le tout développant la spéculation (abusive déjà sous Louis XV), laquelle enrichissant plus les bourgeois que les Rois, ils redevinrent une menace pour la monarchie. D’où, révolution française qui élimine la monarchie et crée la République.

    Le capitalisme ne se nommait toujours pas mais il était bien encré depuis le Moyen Âge.

    Puis vint le XIXe s. : L’aristocratie reprend le pouvoir par le 1er empire (noblesse d’Empire) puis le reperd. Puis le reprend : second Empire. Les révoltes populaires, la commune, menacent et les aristocrates et les bourgeois qui s’entendaient entre eux (les nobles rescapés de la Révolution Française mais ruinés, par exemple, vendaient leur particule et les riches bourgeois pouvaient l’acheter). Mais par la révolution industrielle née au XVIIIe mais se développant au XIXe, le pouvoir des industriels (bourgeois) supplantant celui de l’Empire. la bourgeoisie remet le pouvoir en question et revendique celui du capitalisme (donc des banques).
    Enfin, il se nomme ! grâce à notamment à L. Blanc, Proudhon, Marx, Engels… définissent et en devient de la sorte une « doctrine économique pré-politique » (définition personnelle)
    Puis enfin le XXe s. : Retour à la République devenue démocratique, et où le mot « capitalisme » entré dans le Larousse, « devient dans la terminologie marxiste un régime politique économique et social (…) source de nouvelles plus-values » (merci Wikipédia)

    Il prend ensuite plusieurs formes  politiques :
    Selon le sens du libéralisme des Lumières au XIIIe (contre « l’absolutisme ») il devient le « libéralisme » (pour la libre entreprise économique – donc capitalisme libre- mais ne reniant encore ni la morale philosophique, ni le social) en opposition au socialisme (progressisme social n’excluant pas le capitalisme économique ) et au conservatisme ( valeurs morales ancestrales comme principe de base mais n’excluant ni le social ni le capitalisme économique). Puis plus récemment le libéralisme devient « ultra-libéralisme » ou « néolibéralisme », jusqu’à renier les valeurs morales, le social, et la politique démocratique, en donnant ainsi aux banques et aux multinationales (multiples actionnaires ), le pouvoir « absolu » sans foi ni loi = la forme la plus anarchiste du capitalisme.

    Conclusion :

    Ainsi vous trouvez qu’il se fragilise en ce moment au point d’être entrain de disparaître !! !
    Il s’est fragilisé plusieurs fois depuis son origine mais a toujours existé. C’est peut-être même ce qui nous distingue de l’animal (lequel peut faire des réserves – de l’épargne- , mais pas de la capitalisation et pas de l’investigation spéculative)

    Vous ne croyez pas que c’est plutôt sa forme qu’il faudrait revoir ?

    Humour :
    peut-être si on le détruisait arriverait-on en compte à rebours au néolithique puis in fine redeviendrions-nous chasseurs cueilleurs ?
    (Ah non, « chasseurs » c’est Mal ; « végétariens », c’est Bien)

    Bien sûr je suis d’accord qu’il faut réinventer (ou inventer) une économie  fraternelle
    (ou solidaire, ou mutualiste = qui ne puisse exclure tout autre fratrie).

    Mais quant à : « Il reste qu’il doit venir à bout du système capitaliste » :

    Je pense qu’il serait plus réaliste et surtout moins utopique de revoir les fondamentaux du capitalisme, et de l’admettre de manière à ce qu’il n’engendre plus de pouvoir exclusif, ni des rois, ni des seuls bourgeois, ni des marchés.
    Malgré les préceptes fondateurs du communisme au XVIIIe qui ont engendré le concept marxiste du socialisme au XIXe, lequel ensuite déformé par Staline (puis Mussolini et Hitler) par une autre forme -politique et sociale- de dictature, l’URSS n’a pu détruire le capitalisme en son sein.

    1. Bonjour et merci pour cet excellent résumé montrant que sous diverses formes, le capitalisme s’est adapté et s’est renouvelé pour finalement toujours survivre.
      Pourquoi donc toujours s’en prendre et toujours vouloir l’éliminer alors qu’il vaudrait peut-être mieux le considérer comme un élément immuable et fondamental du temps qui, tout en passant, finalement se perpétue.
      Depuis près de 10 ans que j’interviens sur le site de Paul Jorion et bien que je me sente en dissonance avec la tonalité général dégagée ici, je suis enclin à soutenir le capitalisme et donc à soutenir le capital comme étant l’ingrédient de base, l’énergie indispensable à la poursuite de l’aventure du monde vivant dont nous faisons partie.
      C’est grâce au capital, c’est-à-dire à la réserve de « devenir » qu’il est possible, tout en permettant de vivre au présent, de préparer l’avenir en mettant en valeur les ressources encore existantes, et parfois non encore mises en évidence, qu’on assurera le devenir : l’avenir de demain.
      Les grands systèmes politiques visant à éliminer le capitalisme en divers endroits du monde, ont tous fini (ex URSS, Chine et autres) par adopter les outils du capitalisme pour s’imposer, vivre et se donner plus de possibilités de survivre dans notre monde où, inexorablement, ce sont les plus faibles du moment qui paient pour que les plus puissants survivent mieux pendant un temps.

      1. Pas encore mort ?

        On aura finalement compris que le capital est le garant de l’avenir des plus forts et la signature de la mort des plus faibles .

        Qu’est ce qu’il va y avoir comme cocus quand , d’ici deux ou trois générations , la lumière va s’éteindre , sans un seul spermatozoïde et une seul ovule pour relancer la cirque .

      2. .@ Juannessy 14 FEVRIER 2019 A 14 H 28 MIN
        Toujours vivant ? Non, encore vivant ……mais pas pour toujours.

        Le monde du vivant évolue très vite. Pourquoi voulez-vous que l’espèce humaine ne trouve pas de solution pour prolonger son existence face au problème de l’épuisement de sa planète nourricière ? Pourquoi ne pas tenter le recours, par exemple, à une évolution vers l’hermaphrodisme chez les humains après s’être fait la main sur des animaux ? L’espèce, avec les mêmes ressources encore disponibles pourrait ainsi prolonger sa survie.
        Voyez comme tout ce qui était spécifiquement masculin dans l’espèce humaine (métiers, habillement etc.) dérive peu à peu vers l’unicité. Voyez comme on s’y prépare dans tous les domaines (parent 1 & parent 2 lors de l’inscription des enfants à l’école) etc….

        Avant de s’éteindre, la lumière a encore de beaux jours devant elle. Ils permettront aux génies humains des communautés les plus fortes de survivre aux autres.
        https://www.youtube.com/watch?v=NQkjhugvekI

  11. ERRATUM par omission

    J’ai omis une parie de mon texte pré écrit sur mon ordi :

    Entre « Le capitalisme ne se nommait toujours pas mais il était bien encré depuis le Moyen Âge ».
    et « Puis enfin le XXe s. : Retour à la République devenue démocratique, ….. »
    Il y a :

    Puis vint le XIXe s. : L’aristocratie reprend le pouvoir par le 1er empire (noblesse d’Empire) puis le reperd. Puis le reprend : second Empire. Les révoltes populaires, la commune, menacent et les aristocrates et les bourgeois
    Puis vint le XIXe s. : L’aristocratie reprend le pouvoir par le 1er empire (noblesse d’Empire) puis le reperd. Puis le reprend : second Empire. Les révoltes populaires, la commune, menacent et les aristocrates et les bourgeois qui s’entendaient entre eux (les nobles rescapés de la Révolution Française mais ruinés, par exemple, vendaient leur particule et les riches bourgeois pouvaient l’acheter). Mais par la révolution industrielle née au XVIIIe mais se développant au XIXe, le pouvoir des industriels (bourgeois) supplantant celui de l’Empire. la bourgeoisie remet le pouvoir en question et revendique celui du capitalisme (donc des banques).
    Enfin, il se nomme ! grâce à notamment à L. Blanc, Proudhon, Marx, Engels… définissent et en devient de la sorte une « doctrine économique pré-politique » (définition personnelle)

      1. On espère que l’écriture ( merci Gutenberg et le moyen âge ) avec ou sans encre , vous a maintenant permis de bien ancrer votre prise de tête dans l’esprit .

      2. J’ai quand même fait des omissions que je rajoute ou corrige dans les phrases en majuscule :

        « Enfin, il se nomme ! grâce à notamment à L. Blanc, Proudhon, Marx, Engels… définissent LE CAPITALISME et en devient de la sorte une « doctrine économique pré-politique » (définition personnelle) »

        « Il prend ensuite plusieurs formes politiques :
        Selon le sens du libéralisme des Lumières au XIIIe (contre « l’absolutisme ») : LES LUMIERES = XVIIIe
        bien sûr !

        Je dois peut-être avoir fait d’autres bourdes.

  12. @Dominique Temple :

    Pourriez vous mieux développer plus simplement ( sans écrire un livre ) :

     » organisation holiste de la société … »

    et

    « réciprocité centralisée universelle … »

    1. Ce sont pourtant les points les plus clairs de l’analyse.

      Les points obscurs ont été levés par Jean-Luce, enfin disons qu’il a su faire parler le prétendu désir non dit du texte de manière à ce qu’on le comprenne dans le sens voulu par lui Jean-Luce, parce que les Gilets jaunes le valent bien 😉

      Réciprocité centralisée universelle, c’est l’Empire du Milieu régnant sur le monde, l’empereur ou ce qui en serait le substitut fonctionnel, faisant prévaloir le bien commun, l’harmonie sociale et écologique.
      On verrait apparaître un nouveau type d’élite, bienveillante à l’égard de ses administrés pour peu qu’ils acceptent et respectent la nouvelle norme universelle, en échange de quoi ceux-ci apporteraient leur tribut à leurs protecteurs.
      Toute la difficulté c’est qu’il faudrait une culture universelle, donc il faudrait que tous les terriens se mettent au chinois ou tout au moins embrassent cette culture. Ou autre solution que l’IA chinoise mette l’humanité au diapason. Dans le premier cas nous aurions une version confucéenne de la réciprocité centralisée universelle, dans le second cas une version taoïste-légiste (voir Han Feizi) de celle-ci, assez totalitaire. Ou encore un mixte des deux, ce qui a toujours été le cas, plus ou moins, en Chine.
      Ce ne serait pas la première fois qu’une nouvelle élite se constituerait autour d’une nouvelle puissance, et bien entendu des non-chinois pourraient y accéder, ce qui rendrait la « solution chinoise « attrayante pour ceux qui voudraient monter dans la hiérarchie sociale. A quand un Jacques Attali troquant sa foi dans le libéralisme compatible avec la démocratie contre la sinité universelle régulatrice ? 😉
      La Chine rejouerait en quelque sorte au niveau mondial la guerre pour l’hégémonie qui se joua pendant la période historique chinoise dite des Royaumes Combattants sauf que les Royaumes combattants partageaient largement une culture commune sous les espèces des liens de filiation d’avec la Maison Zhou et l’écriture chinoise porteuse d’une littérature, d’une pensée. Le prix à payer ce serait la fin de la société de la parole d’opposition et une société assez hiérarchisée.
      Et puis en Chine même, il n’est pas douteux, qu’il y a aussi des oppositions internes, tout n’y baigne pas dans l’harmonie du matin au soir, d’une année sur l’autre, loin s’en faut.
      L’histoire de la Chine est une suite de périodes d’unité et de divisions, donc pour que la Chine devienne le pivot du monde il faudrait qu’elle soit elle-même unifiée.
      La Chine dans sa course folle à la restauration de sa grandeur passée au service de laquelle furent empruntés les procédés du capitalisme pourrait fort bien précipiter la chute du capitalisme et d’un même mouvement la sienne propre en tant que grande puissance.

      A moins que la Chine elle-même se démocratise, qui sait ….

  13. Juanessy
    Quelle prise de tête, vous parlez de réflexions ?

    Vous savez, déjà en 88/89 je réfléchissais aux problèmes de l’époque, délocalisations, concurrence des + gros groupes qui dévastaient des régions entières en France et en Europe, cercle infernal que je constatais. Ma profession depuis début années 80, était styliste/directrice des collections dans l’industrie : encadrant donc d’autres stylistes, des graphistes, des modélistes, des techniciennes – pour coudre les prototypes-, détachée aux fiches techniques, secrétaire et… et, après l’avoir fait moi-même, j’ai embauché une responsable chargée de faire réaliser les échantillons de collections – des centaines de pièces au total- dans des ateliers filiales en France . Moi, en plus d’être styliste et de définir la ligne conductrice des nouvelles collections, je suivais les prototypes chez les fournisseurs fabricants – produits finis ou textiles – en France quant aux façonniers ou fabricants textile : petites à moyennes sociétés, en Europe quant aux produits finis ou fabricants textiles chez qui je faisais faire des tissus exclusifs : moyennes et grosses entreprises, à l’étranger de par le monde, tissus et confection des produits finis…. Je connaissais donc tous types d’entreprises, dont nombreuses que j’ai vu péricliter voire disparaître . Cela me faisait plein de nœuds dans l’estomac.
    Et je connaissais très bien les problèmes de la délocalisation ( dont : voir de très près une fillette de 5 ans travailler sur un de mes échantillons alors que ma fille cadette, guère plus âgée, allait à l’école et jouait comme tout enfant doit le faire = envie de vomir) ainsi que ceux de la concurrence des gros groupes et multinationales et le cercle infernal du néolibéralisme dans lequel on est embourbé…. SANS qu’on ait besoin de me l’expliquer.
    Puis en 94, alors que j’avais déjà quitté cette entreprise où j’étais cadre et que je faisais du free-lance, je m’apprêtais à créer une nouvelle forme de société (mutualisant bureaux de création, fabricants textile, détaillants….) et…… je suis tombée malade. Fin de ma carrière.
    Avant d’obtenir une AAH, je me suis retrouvée sans ressource (trop compliqué à résumer le pourquoi, trop personnel) avec un 3ème enfant très jeune à ma seule charge, sans logement. Mais ayant eu la « chance » d’être hébergée gracieusement (sans qu’on m’emmerde avec des CES devenus RSA), j’ai profité de ce temps libre forcé (au lieu de faire des ménages) pour combler a minima mes lacunes culturelles, lire quasi toute la presse française politique/économique… pour comprendre, et écrire des ouvrages (non publiés) armée de dictionnaires, vite abandonnés pour écrire des tonnes de lettres au gouvernement et politiques divers (de la participation citoyenne en quelque sorte) avec double à la presse. Ett j’ai continué ensuite grâce à mes allocations diverses et dans un logement social bien à moi, le tout pendant 10 ans environ : critiques, témoignages, suggestions – dont certaines ont été récupérées, gratos et très mal -, voire « engueulades » (me gênais pas ). Sarkozy a fini par m’écoeurer. Fin des lettres.
    Et cela, sans l’aide de Gutenberg, juste avec ma main et du papier que parfois je piquais dans le paquet de feuilles d’écolier de mon enfant, et mes fautes d’orthographe ( quand je n’avais pas encore Internet ni ordi avec fonction « corrector »).

    Si c’est cela que vous appelez une « prise de tête », alors oui, c’est sûr, c’en était vraiment une.

    1. Juanessy
      suite mon long exposé/résumé /témoignage ci-dessus
      J’ajoute pour finir :
      Ce que j’ai surtout compris le mieux, et depuis longtemps, c’est qu’à ne pas connaître le réel correctement (le concret de visu, pas la théorie, ni via les statistiques) et devant le constat de ses problèmes, on se trompe trop souvent de solutions et on ne résout rien.
      Ce pourquoi aussi j’insiste sur la précision des mots/noms en politique, lesquels, lorsqu’ils prêtent à confusion, déforment cette réalité.

  14. En parlant de réciprocité.

    Pour une nouvelle approche de l’idée de « nature »

    « Tant que l’on s’en tient aux équilibres de la nature, on perpétue les dualismes de la modernité (qui opposent l’homme et la nature, l’artificiel et le naturel, la culture et la nature) en se contentant d’en inverser les signes : au lieu de louer en l’homme le conquérant de la nature, on le dénonce comme son destructeur. »

    « Cela peut conduire à une dénonciation violente des hommes, au risque de susciter des critiques légitimes. Passer d’une vision statique à une vision dynamique, c’est surmonter ces dualismes, et inclure l’homme dans les processus que l’on veut encourager. Car l’écologie est la « science subversive » qui met en cause les certitudes réductionnistes de certains courants de la biologie (comme la biologie moléculaire), pour nous montrer que nous ne sommes pas des atomes indépendants, que l’homme n’est pas à part de la nature, mais en fait partie, appartient à un monde dont toutes les composantes sont interdépendantes. »

    « Telle est la bonne nouvelle que les éthiques environnementales – ou une « écosophie » comme celle d’Arne Naess – s’emploient à élaborer en termes philosophiques : comment développer une vision relationnelle du monde, comment passer d’une morale de l’arrachement (à la nature) à une éthique de l’attachement (à notre monde commun) ? »

    « Selon Philippe Descola, il faut apprendre à se situer « par-delà nature et culture ». Mais cela implique-t-il que, comme le déclarent Bruno Latour et Philippe Descola, il faille abandonner toute référence à la nature, et se préoccuper de constituer « un monde commun » réunissant « humains et non-humains » ? Ne faudrait-il pas plutôt considérer que l’un des effets de la crise environnementale est de remettre la discussion sur la nature dans le domaine de la philosophie, en enlevant à la science le monopole sur la question de la nature qu’elle avait fait sien dans la modernité ? »

    « Le souci de la nature procède de la modernité : c’est au moment où s’affirme la domination de la nature que l’on se met aussi à mettre en question cette domination et à préserver des espaces naturels. Que des éthiques environnementales aient pu, de l’intérieur même de la modernité naturaliste, mettre celle-ci en question, témoigne de l’inventivité qu’autorise l’idée occidentale de nature. La plasticité se trouve aussi dans la capacité de l’ontologie naturaliste à accueillir des segments d’autres ontologies, notamment animistes : l’intérêt que nous portons de plus en plus à la sensibilité animale va de pair avec une empathie à l’égard des animaux. Or, pour modifier notre attitude à l’égard de la nature, et d’une façon qui ne consiste pas seulement à la laisser en dehors de nous, mais à savoir y intervenir, il nous faut cesser de la considérer comme un pur mécanisme, et manifester une certaine empathie avec le vivant, et la nature en général. Nous pourrons ainsi tenter d’accorder notre attitude vis-à-vis de la nature et la conception que nous en avons. »
    https://theconversation.com/pour-une-nouvelle-approche-de-lidee-de-nature-49821

    1. Et c’est là amener à reconsidérer l’antinomie entre Nature et Raison , que le libéralisme philosophique résolvait en posant que la raison est maîtresse de l’univers , et à relire Goethe .

      cf première antinomie mise en avant dans cette prise de tête que je re-rentabilise :

      https://www.pauljorion.com/blog/2012/10/16/les-forces-collectives-proudhoniennes-un-complement-a-misere-de-la-pensee-economique-par-jacques-langlois/#comment-371300

      On progresse donc dans la réinterrogation du libéralisme philosophique dans trois des antinomie qu’il tentait de résoudre . Ça en fait déjà deux ( Nature vs Raison ; Propriété vs Égalité ).

      On aura peut être une chance de s’en sortir quand on apportera aussi et surtout notre réponse à la troisième (Individu vs Société ) .

  15. Vi, Vi; « Bon pied, bon oeil » Juan, cool !
    Ben concrètement, je viens de faire valdinguer par-dessus bord, une grippe komak, qui avait eu la très mauvaise idée de se taper l’incruste sur mezigue. La bête a bataillé, mais moi aussi, et du coup, je l’ai flingué grave façon Clint en colère. Aussi, elle a compris ce que no pasaran voulait dire, et qu’en mode viral…ou pas, c’était la baston assurée pour la bestiole et dégage le crobe ! Elle ne l’a pas ramené, comme quoi, m^me un virus peut devenir intelligent avec quelques méga-pains surboostés à la vit C. Il faut savoir causer, avec certaines micro-bébètes invasives porteuses de virus. Sur ces belles paroles philosophiques, bizz de loin (derrière l’hygiaphone..; 😉

  16. Oui Juan, soliton ou pas, cette révolution là est bien là, elle est en cours, ici et maintenant et elle bouleverse notre conception du vivant, pas moins que cela ! Et je pense aussi que ces évolutions sont inéluctables et qu’elles vont largement essaimer et infuser, pénétrer au coeur m^me bien d’autres aspects de nos sociétés et de nos conceptions, notamment ceux que vous évoquer.

    La révolution en cours de la biologie végétale bouleverse notre conception du vivant
    DOMINIQUE BOURG 19 SEPTEMBRE 2018

    « Remarquons au passage que ces bouleversements théoriques ne feront pas l’affaire des véganes et autres pathocentristes. Si les plantes peuvent exercer toutes sortes de fonctions sans organes appropriés, il n’est pas absurde de s’interroger sur un analogue à la sensation de douleur sans système nerveux. Quoi qu’il en soit, le vivant ne se laisse pas facilement enfermer dans les catégories modernes des pathocentristes. Les liens que les vivants nouent entre eux sont multiples et complexes ; la prédation en fait résolument partie, même si elle n’en constitue qu’une facette. »

    « La révolution épistémique en cours se déroule au moment le plus critique qui soit pour l’humanité et le vivant sur Terre. »

    « Celui où les effets de révolutions bien antérieures – celle mécaniste du XVIIe siècle, puis celle thermodynamique du XIXe siècle, voire la révolution informatique du XXe –, appuyées sur l’essor de la démographie humaine et la cupidité des élites économiques, avec le bras armé des techniques et de l’économie, sont en train, ni plus ni moins, de détruire le vivant sur Terre, en détruisant ses habitats ou en ruinant ses conditions d’existence par un changement climatique accéléré. »

    « Une récente étude publiée par les PNAS nous apprend que nous sommes sur une trajectoire qui pourrait conduire à des conditions de vie sur Terre limites, avec une humanité dont les effectifs auraient fondu. »

    « Or, cette révolution n’est nullement orpheline. Elle relève même d’un mouvement beaucoup plus large, affectant toutes les strates des sociétés humaines. Il est même possible d’évoquer un véritable changement de paradigme, un vaste mouvement en cours, tous azimuts, de réinsertion de l’humanité au sein de la nature. »
    http://www.up-magazine.info/index.php/decryptages/analyses/8023-la-revolution-en-cours-de-la-biologie-vegetale-bouleverse-notre-conception-du-vivant

    Conversation avec le biologiste Edward Farmer : « Ce que parvient à faire une plante est absolument fabuleux »
    https://theconversation.com/conversation-avec-le-biologiste-edward-farmer-ce-que-parvient-a-faire-une-plante-est-absolument-fabuleux-103464

    1. Je commence à m’entrainer pour ne bouffer que des smartphones ou des robots , assaisonnés à l’intelligence artificielle .

      Bise(s) et bonne nuit !

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