Référendum sur la privatisation du Groupe ADP : « Une bataille est engagée, nous signons et nous ferons signer »

Voici la tribune parue dans Le Monde. Ouvert aux commentaires.

C’est maintenant à portée de main : un référendum, enfin. Un référendum sur la vente de Groupe ADP (ex-Aéroports de Paris). Un référendum pour ne pas laisser ce trésor à Vinci, qui a déjà emporté nos autoroutes. Un référendum, surtout, sur l’avenir : l’avenir que nous refusons, l’avenir que nous désirons.

D’emblée, le premier ministre, Edouard Philippe, s’est étranglé : « Cela pose un vrai et grave problème démocratique ! […] Cela créerait une situation dangereuse ! » Ils suffoquent, lui, les autres. Car ce n’est pas la question, seulement, des aéroports de Roissy, d’Orly, qui est soulevée. Cela va bien au-delà. C’est l’occasion d’un coup d’arrêt, d’un « non » franc et massif, d’un désaveu géant : nous ne voulons plus du monde qu’ils incarnent, qu’ils promeuvent.

Des mots cadavres

« Concurrence », « croissance », « compétition », « déficit », « mondialisation »… Ces mots nous sont répétés pour vendre les aéroports. Ces mots nous sont répétés depuis quarante ans pour vendre à la découpe le gaz, l’électricité, la santé et bientôt les retraites. Ces mots nous sont répétés comme des mantras, pour guider la société et nos existences. Ces mots sont désormais des mots cadavres. Nous n’y croyons plus. Nous n’en voulons plus : ils creusent notre tombe écologique. Nous aspirons au contraire à la coopération, à l’entraide, à placer les humains et la planète avant les chiffres, il en va de notre survie commune.

« Pour nous, la démocratie, c’est la reprise en main de notre destin commun »
Car le premier ministre a bien raison : c’est la « démocratie » qui est en jeu. Pour lui, pour eux, la démocratie, c’est quand ils s’arrangent en famille, quand ils confient les bijoux de l’Etat à leurs amis, et qu’ils en retirent des prébendes et des dividendes. La voilà, la démocratie qu’ils apprécient : la démocratie sans le peuple ! Ni dans la rue, ni sur les ronds-points, ni dans les urnes. Ou alors, une fois tous les cinq ans. Et entre-temps, circulez, braves gens ! Pour nous, au contraire, la démocratie, c’est la reprise en main de notre destin commun. Et il faut bien commencer par un bout, même petit : alors allons-y par le bitume des aéroports de Paris. Avant de passer à nos écoles, nos champs, nos hôpitaux, nos tribunaux, nos forêts…

Maintenant, une bataille est engagée. Nous, nous signons. Surtout, nous ferons signer, parmi nos collègues, dans les bureaux, dans les associations, dans les usines, dans les facultés, à la Fête de la musique et à la Fête des voisins, dans les vestiaires du club de foot et dans les colloques universitaires. Et cette belle bataille, populaire, démocratique, nous invitons à la mener ensemble, tous ensemble, par-delà les chapelles et les querelles, les « avec gilet » et les « sans gilet », les encartés et les non-encartés, les syndiqués et les non-syndiqués, unis dans une action. Unis pour produire une contagion de signatures, une épidémie de pétitions, et qu’on parvienne aux 4,7 millions. Aux stylos, citoyens ! Marchons ! Signons !

Les 16 premiers signataires :

Daniel Bertone, secrétaire général CGT d’ADP ; François Boulo, avocat « gilets jaunes » ; Dominique Bourg, philosophe ; Pauline Boyer, porte-parole d’Alternatiba ; David Cormand, secrétaire national de EELV ; Anny Duperey, comédienne ; Annie Ernaux, écrivaine ; Sébastien Jumel, député PCF ; Guillaume Meurice, humoriste ; Claire Monod, coordinatrice nationale de Génération.s ; Claire Nouvian, cofondatrice de Place publique ; Michel Onfray, philosophe ; Patrick Pelloux, médecin urgentiste ; François Ruffin, député LFI ; Marie Toussaint, eurodéputée EELV, initiatrice de « L’Affaire du siècle » ; Aurélie Trouvé, coprésidente d’Attac.

Partager :

60 réflexions sur « Référendum sur la privatisation du Groupe ADP : « Une bataille est engagée, nous signons et nous ferons signer » »

  1. Belle initiative, bien sur, mais ne perdons pas de vue que la loi permet aux députés et aux sénateurs, à l’issue de la consultation, de mettre ce texte à leur ordre du jour et que dans ce cas le référendum n’aura pas lieu.

    1. si 4 millions de personnes signent, je ne vois pas comment ils pourraient s’en abstenir.

      L’entre-soi oligarchique deviendrait trop évident, ça ne ferait qu’amplifier le problème du consentement, ce qui serait un risque, si cette oligarchie envisage de porter à nouveau au pouvoir, un de ses laquais.

      1. C’est pourtant bien ce que dit l’article 11 de la constitution.

        …/… Un référendum portant sur un objet mentionné au premier alinéa peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. Cette initiative prend la forme d’une proposition de loi et ne peut avoir pour objet l’abrogation d’une disposition législative promulguée depuis moins d’un an.

        Les conditions de sa présentation et celles dans lesquelles le Conseil constitutionnel contrôle le respect des dispositions de l’alinéa précédent sont déterminées par une loi organique.

        Si la proposition de loi n’a pas été examinée par les deux assemblées dans un délai fixé par la loi organique, le Président de la République la soumet au référendum. …/…

  2. Une occasion unique de voir si vous êtes vraiment sérieux là…
    Chiche………. D’autres ont déjà fait du chemin…. Pourquoi ne pas en profiter… ((source disponible of course))
    +++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
     »  » « 
    Ce 13 juin 2019, à 00:01, le gouvernement français a ouvert la pétition en ligne visant à réclamer la tenue d’un Référendum sur la privatisation des Aéroports de Paris.

    Le challenge est énorme mais crucial : il faut réunir 4,7 millions de signatures en 9 mois.

    Chaque citoyen français inscrit sur les listes électorales a donc la possibilité de signer cette pétition pour réclamer un référendum sur la question (qu’il soit pour ou contre cette privatisation).

    Malheureusement, cette procédure de signature est assez complexe. C’est pourquoi nous vous proposons de suivre pas à pas notre guide en 5 étapes.

    Pour celles et ceux qui souhaiteraient imprimer et déposer leur signature en mairie plutôt que de passer par le formulaire en ligne, voici le lien direct vers le formulaire PDF :

    https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/cerfa_15264.do

    Notre guide pour signer la pétition #RéférendumADP

    Voici le lien direct vers la pétition :
    https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-1

    Conseil : Désactivez votre bloqueur de publicités le temps de faire les démarches.
    ETAPE 1 : Sélection de la proposition de loi référendaire

    Une fois sur ce site, il vous est demandé de cocher la proposition de loi référendaire que vous souhaitez soutenir. Le choix n’est pas bien compliqué puisqu’il n’y en a qu’une seule.

    => Cliquez dans la case sous la mention « Je soutiens », puis cliquez sur « SUIVANT ».

    ETAPE 2 : Informations personnelles

    Vous arrivez ici à l’étape 2 : le renseignement de vos informations personnelles. Munissez-vous de votre Carte Nationale d’Identité ou de votre Passeport.

    Pour éviter d’éventuelles erreurs, voici nos conseils pratiques :

    Votre département/collectivité de vote correspond à celui/celle où vous résidez ;

    Pour renseigner votre « commune de vote », commencez simplement à écrire les premières lettres de la commune et le site vous la proposera. Il s’agit de la ville où vous êtes inscrit sur la liste électorale. Ne vous inquiétez pas, le code entre parenthèses ne correspond pas au code postal mais au code INSEE (la correspondance est disponible ici pour information, mais vous n’en aurez pas besoin) ;

    En cas de doute, prenez votre carte électorale et recopiez les informations à l’identique ;

    Si pas de menu déroulant pour les villes, essayez sur un autre support (pc, tablette ou smartphone) ;

    Votre nom doit figurer en MAJUSCULES ;

    Pour les femmes mariées : nom de jeune fille uniquement ;

    Inscrivez TOUS vos prénoms, séparés par 1 espace et non des virgules.

    Il faut mettre une majuscule à la première lettre de votre/vos Prénom(s) (et un tiret si besoin) ;

    Pour renseigner votre « commune de naissance », commencez simplement à écrire les premières lettres et le site vous la proposera. Ne vous inquiétez pas, le code entre parenthèses ne correspond pas au code postal mais au code INSEE ;

    En cas d’erreur 404, réactualisez la page.

    => Une fois tous vos renseignements fournis, cliquez sur « SUIVANT ».

    ATTENTION : Si, après avoir cliqué, la page se recharge à l’identique sans afficher de message d’erreur, recommencer depuis un autre navigateur.

    Pour rappel, les radiations de liste semblent avoir été nombreuses avant les élections européennes. C’est probablement une des raisons pour laquelle votre inscription au referendum peut être compliquée :

    Vérifier si je suis inscrit sur une liste :

    https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R51788

    Inscription en ligne aux listes électorales :

    https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R16396
    ETAPE 3 : Identité et contact

    Vous arrivez ici à l’étape 3. Munissez-vous à nouveau de votre Carte Nationale d’Identité ou de votre Passeport.

    Il vous est demandé de renseigner le numéro, date de délivrance, et département de délivrance. Ces informations se trouvent au recto et verso de votre Carte d’Identité, ou au sein de votre Passeport.

    => Renseignez enfin votre adresse email, puis cliquez sur « Valider le soutien ».

    ETAPE 4 : Le Captcha

    Ici, vous pouvez voir le récapitulatif complet de votre saisie. Vérifiez bien toutes vos informations.

    ATTENTION : Ne fermez pas la page ! Il vous reste encore une dernière étape #CAPTCHA

    Sous le récapitulatif, vous aurez à recopier un code de validation (ou captcha) en respectant les majuscules.

    ATTENTION : Il se peut que les lettres débordent de l’image (comme sur les captures ci-dessous). N’hésitez-pas à changer le captcha en cliquant autant de fois que nécessaire sur « Autre image ».

    La version audio du captcha n’indique pas les majuscules alors que celles-ci sont prises en compte. La pétition est donc de fait inaccessible aux personnes malvoyantes…

    => Une fois le code recopié, cliquez sur « Oui, confirmer mon soutien ».

    Conseil : En cas d’erreur du code de vérification, persévérez !
    ETAPE 5 : Conserver votre numéro de récépissé

    Bravo ! Vous êtes parvenus au bout de cette pétition ! Le site vous indique que « votre soutien a bien été pris en compte ».

    ATTENTION : N’oubliez pas de conserver votre numéro de récépissé ! D’ici une petite semaine, ce numéro vous permettra de contrôler que votre soutien a bien été pris en compte. Il est inscrit en bas à droite sous la mention « Récépissé ». Nous vous conseillons également de télécharger le récépissé en pdf, via le bouton cliquable dédié .
     »  » « 
    ++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

    1. merci Otroméros !

      Malgré mes craintes exposées plus bas, j’ai voté. Je reconnais que dans ce principe de votation tel qu’il a été fait, il n’y a qu’une interprétation possible : nombre de « j’affirme le caractère de service public… », ou rien.
      Pas d’ambiguïté.
      Si je n’avais pas lu ce blog (ou peut-être un autre, je ne sais pas, je ne consulte presque plus que celui-ci) je n’aurais pas eu existence de ce référendum. J’en ai parlé autour de moi, tous âges, qui ont pourtant accès à internet (ordi, smartphone …) personne au courant. Info sur TV peut-être ? Vous êtes au courant ? (je ne regarde pas les infos TV ni consulte les journaux régionaux – sauf quelques nationaux- ).
      Les séniors de + de 65 ans représentent près du quart des inscrits sur listes électorales et ils représentent le taux max de participation (entre 85% et 90%) et seuls 10% environ sont inscrits sur sites communautaires. Très nombreux n’ont pas internet (je n’ai pas de source) et la plupart ne consultent que les journaux télévisés et journaux papier régionaux. Pas de débat public avec arguments pour ou contre.
      J’ai voté faisant ainsi 1 voix de +, mais si le total ne représente pas un nombre suffisant pour être pris en compte, cette loi ne passera pas. Cela désengagera le gouvernement et les députés et légitimera le fait que « les Français ne se sont pas prononcés » (sous entendu pour le gouvernement : « on fait ce qu’on veut on en a toute la légitimité, poil au nez ») .

      Sceptique, mais je dois faire avec ce qui existe n’est-ce pas ? Je suis optimiste habituellement, là je suis pessimiste.

    2. Merci Otromeros, d’avoir pris la peine de détailler ce parcours du combattant.
      Personnellement cela fait bien six ou sept fois que j’essaie de répondre à ce référendum, mais une fois la page s’est bloquée, une autre fois, les « services de contrôle » n’étaient soi disant pas ouverts… Et toutes les autres fois on m’a dit que l’on ne me trouvait pas sur la liste électorale de ma commune.
      Je n’arrive donc à rien. Je vais aller à la mairie pour voir où le bât blesse. Avant ça, je vais réessayer, car sur ma carte mon nom de jeune fille apparaît entre parenthèses. Je vais tenter ça : mettre mon nom de jeune fille uniquement.
      Franchement, il faut s’accrocher pour donner son opinion !!!

      PS – Je lis que Jac parle des nombreuses personnes qui n’ont pas vent de ce référendum… Autour de moi c’est la même chose. Comme je ne regarde pas les infos à la tévé, j’ignore si les media en disent quelque chose.

    1. Bien reproduire les données figurant sur votre carte d’électeur notamment les prénoms s’il y en a plusieurs en les séparant d’un espace et non d’une virgule et en les mentionnant dans le même ordre que sur la carte.

    2. ça m’est arrivé . J’ai finalement remarqué que mon nom était mal orthographié sur ma carte d’électeur (un nom avec espace qui a été oublié). En réécrivant exactement comme sur la carte d’électeur ça marche .

    3. Bonjour
      J’ai eu exactement le même genre de problèmes pendant 2 jours.
      J’ai enfin réussi à signer en utilisant Firefox au lieu d’Explorer et ça a réussi en 3 mn maxi ET à la fin une, fois que j’ai eu mon récépissé, une belle page s’est ouverte indiquant que leur serveur ne fonctionne pas avec Explorer !!!!!! Cela aurait été sans doute trop simple de l’indiquer au départ………
      Bonne chance

  3. Tout à fait d’accord pour signer cette pétition.
    Il y a déjà si peu de biens qui appartiennent à l’espace public qu’il faut les sauvegarder.
    Hic :
    « Avant de passer à nos écoles, nos champs, nos hôpitaux, nos tribunaux, nos forêts… » :
    J’avais appris il y a longtemps que certaines personnes étaient propriétaires de forêts sans le savoir que je m’étais renseignée (impressionnant) et je viens de le refaire :

    Forêts : Rapport propriétés privées (A) / propriétés d’état (B) :
    A: 12,6 millions hectares / B: 4,3 millions hectares.
    Le – : Grand Est (Alsace Lorraine) de 25 à 50%
    Le + : tout le côté Ouest (Bretagne, pays de Loire, Nouvelle Aquitaine) : + de 90%

    Et le reste du sol autre que forêts, pas vérifié mais ce doit être pire.

    « Dans le droit français, cette tendance est poussée à son paroxysme. La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 pose en son article 17 que « la propriété est un droit inviolable et sacré ». Une telle proclamation fait de chaque propriétaire un roitelet en son domaine, lui attribuant en principe tout pouvoir sur la parcelle qu’il a eu la capacité d’acquérir. Confirmé par le Code civil de 1804, ce principe demeure au fondement actuel du droit français de la propriété. Compte tenu de cette tradition, on pourrait donc s’attendre à ce que, en France, le propriétaire du sol dispose de toutes les libertés pour s’approprier un espace. » : source :
    https://journals.openedition.org/norois/479

    A mon avis ce sont encore plus les propriétaires du sol français (où on peut développer des biens publics) qu’il faut convaincre.

      1. Bonsoir arkao

        Très intéressant. Donc il faudrait que les propriétaires des forêts (qui ne se savent pas propriétaires, paraîtrait qu’ils sont nombreux – pas moi c’est sûr-) puissent s’identifier pour faire barrage à ce projet dément.

    1. Au premier moyen age, les forêts n’appartenaient à personne, mais bien aux Communautés. Quand les forêts ont été prétendument des propriétés des seigneurs ou des moines (en tant que protecteurs de la population, que ayant reçu des dons, etc), ils ont voulu exclure les villageois mais ceux-ci ont pu faire admettre leurs droits pour le pâturage de leur bestiaux (lâchés en forêt jadis) sur base de la coutume antérieure. En 1200. Puis on les a accusé de ramasser et couper du bois de chauffage. Même procès pour leur droit ancestral. En 1350. Puis on les a accusé de couper du bois de charpente et d’usage. Même procès encore gagné ! Puis l’Etat révolutionnaire a nationalisé les forêts (dépossédant les seigneurs et ecclésiastiques) et les a revendues ou gardé (ONF). Encore une fois les communautés villageoises ont intenté et gagné leur procès sur base des anciens procès ! En 1805. Mais cela s’est perdu de vue..

      1. Chabian
        J’apprécie toujours bcp vos rappels historiques. Vous m’apprenez bcp de choses (je ne suis pas érudite, j’ai toujours besoin de personnes comme vous). Mais j’ai un certain bon sens qui sans être experte me fait supposer (deviner ! j’ose !) nombreuses choses, comme ceci :
        « Au premier moyen âge, les forêts n’appartenaient à personne » :
        Eh oui ! Il y a si longtemps ! Et jusqu’à 1805, que d’âpres combats pour obtenir le minimum légitime ! (Depuis, il y en a eu bcp des comme ça pour le bien public ?)

        « Mais cela s’est perdu de vue » : Et oui ! Déjà Sarko avait l’idée de mettre l’histoire en option dans l’enseignement secondaire… (une idée qui n’a pas fait si scandale que ça). Et pour beaucoup, déjà avant-hier est loin… Une majorité ne vivent qu’au jour le jour (sauf peut-être ne perdant pas de vue les échéances de leurs crédits, les chocottes !), tels enfants redevenus avec des politiques si infantilisantes et avec tant de surprotections qui détruisent les vigilances ! Ou tels des malades en sursis ne voyant plus que la mort devant eux… C’est d’ailleurs ce que recommandait Aides aux séropos ou pouvant potentiellement l’être -une floppée dans le monde !- : Cela crée des habitudes qui se véhiculent et se développent…
        Alors avec l’IA demain (dès aujourd’hui) qui décidera à leur place ! N’auront plus tous ces enfants baignant dans le bonheur de la non-contrainte qu’à danser la carmagnole sur le pont d’Avignon (en ruine). Youpi ! Ne sauront même pas ce qu’était la carmagnole.

  4. Bonjour. Ne pensons pas à nous mais à nos enfants.
    Imaginons un autre monde, autre que celui qui est sur le point de disparaître par la pollution du système économique. Il est impératif que le pouvoir économique d’essence libérale reçoive une grande claque. Sinon ce sera la fin de notre génération. Il faut absolument apporter notre soutien à la mise en place de ce référendum. Nous n’avons pas le choix ! Le pouvoir libéral vole nos biens; il pénètre insidieusement dans nos maisons pour se procurer nos biens qu’il transmet à ses inféodés. L’exemple des autoroutes est criant. Il s’agit d’une manifestation citoyenne qu’il ne faut en aucun cas perdre !

  5. Bonjour,

    Bon ben c’est pas gagné, sur mes 2 navigateurs :

    Forbidden
    You don’t have permission to access /soutien/etape-2 on this server.

    J’ai bien ma carte électorale devant moi….je crois pas que la plupart de mes relations vont s’acharner à revenir s’inscrire si le déni persiste – bref, enfumage techno-administratif qui en dit long sur la malhonnêteté de nos donneurs d’ordres.
    Bon Dimanche à tous & toutes

      1. Saliut Lionel…non désolé pas de solutions à ce problème itératif…j’ai donc décidé de dessiner un crop circle pour exprimer mon point de vue ^^
        Bien à vous

        Au plaisir de vous lire à nouveaux : )

  6. Bonjour à tous,
    Tout cela est bien joli mais depuis 2 jours j’essaie vainement de signer la pétition ADP et cela s’avère impossible: le formulaire en ligne me déclare systématiquement que ma commune de vote n’est pas conforme ( celle qui est pourtant inscrite sur ma carte électorale grâce à laquelle j’ai pu voter aux dernières élections européennes !!!! )
    Du coup j’ai été vérifier sur https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R51788 mon inscription sur
    les listes électorales et là curieusement on ne me trouve pas ………. or je rappelle que j’ai voté il y a moins d’un mois à mon bureau de vote habituel et j’apparaissais sur la liste sans aucun problème……….on me suggère sur le site ci -dessus mentionné- de me rapprocher de ma mairie pour vérification……..
    Quelqu’un parmi vous a-t-il une explication logique à cette situation ET y a -t-il d’autres cas similaires ? N’ y aurait il pas par le plus grand des hasards un bug savamment organisé de façon à rendre vraiment bien difficile le recueil du nombre de signatures nécessaires ???
    Je suis preneur de toute solution convaincante pour pouvoir enfin signer cette pétition !
    Merci d’avance pour vos conseils
    Jean-Luc RICHARD-PARGUE

    1. Bonjour
      J’ai rencontré ce problème: il ne suffit pas de taper le nom de votre commune, il faut qu’il soit sélectionné dans la liste des communes de votre département (et il apparait alors avec le code insee entre parenthèses). J’y ai perdu une demie-heure.

    2. Déménagez !
      Je plaisante mais ce n’est pas drôle. Vive internet n’est-ce pas ?
      Vous savez je connais quelqu’un qui a dû prouver qu’il était toujours vivant (erreur informatique) alors toujours votant, vous savez…. ! C’est presque moindre mal. Relativisez ! Ca vous mettra de meilleure humeur. Rien qu’ici 0,0 et quelques % de la population, je n’ai pas compté mais il semble y en avoir des problèmes abracadabrantesques (comme dirait Chirac), de quoi finir par nous faire regretter les erreurs humaines.
      A votre avis, c’est fait exprès pour tuer dans l’œuf le RIC ? (Sitôt créé sitôt caduque…). De quoi en décourager plus d’un …

  7. Je dois bien avouer ma difficulté à trancher sur ce sujet. Il me semble y avoir une quantité non-négligeable de biais idéologiques repliés dans cette question de la propriété d’adp, mais aussi de non-dits, qu’il conviendrait d’examiner soigneusement.

    J’ai l’impression entre autres choses d’observer un réflexe typiquement jacobin auquel je ne m’identifie absolument pas. J’y vois d’ailleurs une différence telle que toute comparaison avec le réseau autoroutier – qui n’est par définition pas centralisé dans la capitale – paraisse hors de propos. Pour des raisons à peu près similaires, la comparaison avec la santé publique me semble au moins aussi hasardeuse. Adp ne constitue pas à mon sens un « service public » au sens strict du terme puisque les services qu’il offre sont très fortement localisés, matérialisant ainsi une inégalité territoriale manifeste. On pourrait encore développer sur la question des financements respectifs qui ne sont pas de même nature (voir les travaux de Friot sur le différences entre impôt et cotisation) qui font de la santé publique un authentique service public quand Adp s’assimile d’avantage à un outil de capitalisme d’État. Une comparaison bien plus pertinente à mon sens serait par exemple la participation de l’État chez Renault, par exemple (bien que les niveaux d’engagement respectifs ne soient probablement pas les mêmes).

    J’estime en outre qu’au delà de la question de la propriété de ces installations, c’est plutôt la question de l’avenir du transport aérien, qui est parmi les plus polluants au monde, qui devrait être posée. Ainsi, dans une perspective écologique, il serait sans doute pertinent de prendre des décisions de limitation (drastique) du trafic, mais alors quel intérêt de conserver la propriété de ce type d’installations? Certainement pas la rentabilité en tout cas. Le problème étant alors qu’aucun gouvernement d’aucun bord ne puisse dire de telles choses publiquement sans immédiatement faire fuir la totalité des investisseurs potentiels.

    J’ajouterais enfin, au cas où les choses ne seraient pas claires, que j’estime Macron et son gouvernement comme les pires de la 5ème République, ce qui est en soi une performance, mais pourtant il arrive que même une horloge cassée donne l’heure juste, et que la question d’ADP ne doit en aucun cas se résumer à une opposition systématique au gouvernement en place.

      1. @arkao

        J’attendais avec impatience ce type d’objection, fondée sur l’idée que l’État est le garant intangible de l’intérêt général, comme si nous ne disposions pas de décennies de contre-exemples. Je me demande par ailleurs encore quel est exactement le lien de causalité ou même de simple corrélation entre un titre de propriété détenu par l’État et le caractère écologique de l’exploitation d’ADP.

        En outre, on peut réfléchir à l’alternative suivante: Soit l’État a du pouvoir qu’il entend exercer « souverainement », et alors qu’il soit propriétaire ou non n’est pas le sujet: Il peut toujours légiférer pour contraindre l’entreprise exploitante (ou les entreprises à l’échelle nationale, tant qu’à faire). Soit L’État n’a aucun pouvoir ou aucune intention de l’exercer, et qu’il soit propriétaire ou non n’est pas d’avantage le sujet: Il s’en remettra de toute façon aux « lois » du marché où à n’importe quelle instance supranationale (OMC, UE, FMI, faites votre choix) pour prendre les décisions à sa place.

        Concernant votre deuxième partie, elle est sans objet. J’ai parlé du transport aérien comme étant, je cite « parmi les plus polluants au monde » et non pas comme « le plus polluant au monde ». Je croyais la distinction suffisamment claire. Apparemment ce n’est pas le cas.

      2. L’aérogare est une gare. C’est un service public. Les aéroports sont majoritairement publics et rentables. Les autoroutes sont concédées, ici c’est une vente.
        L’essentiel est que l’endettement des états pour sauver, aider etc le capital demande à renflouer les caisses pour diminuer l’endettement. Son remboursement pompe nos revenus et d’abord pour payer des intérêts tandis que l’année suivante l’endettement s’alourdit de nouveaux intérêts.
        La pollution est une autre question, la fiscalité du kérosène aussi.

      3. @Chabian

        « La pollution est une autre question, la fiscalité du kérosène aussi. »

        Mon point est notamment de dire que ce sujet est loin d’être trivial et qu’il contient plusieurs problématiques distinctes. Merci de le confirmer, même si c’est à votre corps défendant.

        L’aérogare est une gare. C’est un service public. Les aéroports sont majoritairement publics et rentables.

        Sauf qu’il ne s’agit pas ici de « l’aérogare » en général ou en majorité mais d’un groupe d’aéroports en particulier, qui ne saurait résumer l’intérêt général à lui seul. Et parce qu’il n’existe pas de service public du transport aérien à proprement parlé, contrairement à ce qu’incarne(ait) la SNCF.

        L’essentiel est que l’endettement des états pour sauver, aider etc le capital demande à renflouer les caisses pour diminuer l’endettement. Son remboursement pompe nos revenus et d’abord pour payer des intérêts tandis que l’année suivante l’endettement s’alourdit de nouveaux intérêts.

        Je ne suis pas certain de savoir où vous voulez en venir, mais cela m’inspire les réflexions suivantes: L’inféodation de l’État au capital n’est pas une fatalité, c’est le produit d’un choix politique. Un choix qui a été validé en plein ou en creux par les électeurs depuis des décennies, indépendamment du camp choisi. Tout simplement parce que l’élection n’a jamais été une solution, et que depuis le temps la population aurait du le comprendre, ce qu’elle commence tout juste à faire mais pas au point encore de remettre en cause le système pour de bon. Les gilets jaunes n’étaient que le début. La démocratie représentative est un oxymore.

  8. A tous,
    J’ai enfin réussi à signer en utilisant Firefox au lieu d’Explorer et la ça marche sans accroc et à la fin s’ouvre une belle page disant que LE SERVEUR NE FONCTIONNE PAS SOUS EXPLORER !!!!!!!!!! mais cela apparait seulement après que l’on a demandé son récépissé de dépôt !!!!!!!! Bravo la start up nation version Macron ……… mais Est-ce vraiment un hasard ???

  9. Bonjour,

    Il n’y a rien à trancher! Cette privatisation est une pure manifestation de l’idéologie (qui est tout autant une pratique) de gouvernants entrés en sécession. Ils n’ont aucun argumen,t même pas dans leur cadre étriqué de la gestion qui remplace pour eux toute politique au sens un rien consistant du terme.

    Je note que s’il est bien vrai que D’emblée, le premier ministre, Edouard Philippe, s’est étranglé : « Cela pose un vrai et grave problème démocratique ! […] Cela créerait une situation dangereuse ! » Ils suffoquent, lui, les autres. », il est tout aussi exact que quelques jours plus tard le même premier sinistre (Sol, humoriste québecois) a fanfaronné: « «  »aucune votation, aucune élection, ne fait peur aux démocrates. » C’est sur https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/jour-j-referendus-interruptus?utm_source=neuf-quinze%2B-%2Bnon%2Babonn%C3%A9s&utm_campaign=e93404d245-neuf-quinze_20190613&utm_medium=email&utm_term=0_75a6d6eebb-e93404d245-195353681 que je recommande chaudement.

    Dans le même article, Schneidermann raconte comment sur le site du « référendum d’initiative partagée » il n’a pas réussi à valider son choix. Un ami de la Drôme a essayé le même jour, qui était le premier jour de la consultation: malgré tous ses efforts, le site lui a invariablement déclaré ne pas connaître sa commune, et à chaque réponse il modifiait son nom!

    Est-ce que depuis lors des lecteurs de Paul Jorion ont pu répondre?

    1. S’il n’y a rien à trancher, autant faire un référendum avec une seule réponse possible. J’admire votre conception de la démocratie… Elle vaut bien la leur.

  10. Pourquoi les aéroports doivent rester dans le giron public : parce que si les états n’avaient pas financé ces infrastructures elles n’existeraient pas.

  11. « Des mots cadavres »
    Du lavage de cerveau aussi. Comme disait Sarko il y a des nombreuses années: « que voulez vous que fasse, les caisses sont vides ». La vraie raison réside dans les manques en matière de rentrée fiscale, entre autres. Le tout est aussi une conséquence directe de la doctrine néolibérale, du type « chicago boys ». On a réussi à faire gober aux gens l’idée selon laquelle l’individu doit s’adapter, s’auto-faconner afin de se soumettre et servir à l’économie déchaînée, à la dictature de l’argent.
    Et c’est la gauche qui est coupable, elle joué un rôle méprisable dans tout cela. Elle s’est conformé au diktat de ces impératifs proclamés par les acteurs du capitalisme, formalisés par les « élites ».
    Mais on constate qu’il y a, en ce moment, un lent changement des mentalités au sein des populations en Europe. Le problème c’est qu’il existe d’innombrables analyses et suggestions comment mieux faire, comment résoudre tel ou tel problème, mais on ne parvient pas à changer les structures politiques pour ls mise en oeuvre – pourtant, sans misse en pratique, tout restera à un niveau intellectuel, théorique. Les partis politiques éablis sont obsolètes, elle ont mal vieillis, ils n’ont pas suivi les pas de l’histoire.

  12. D’où ma suggestion au billet « Malmédy, faut-il déclarer l’urgence….. » du 15/6.
    « De la discussion jaillit la lumière. » — (Charles Monnard, 1829 )
    Pas de désespérance : je viens d’une fête pendant laquelle j’ai discuté pendant une 1/2H (peut-être un plus, je suis bavarde) avec un électeur du FN (depuis lgtps) qui me ressortait la rengaine « tous ces faignants qui profitent des aides sociales au lieu de chercher du boulot ! Je les vois jouer aux boules… » : j’ai réussi à le faire changer d’avis sur plein de choses… (ce qui va le faire réfléchir j’espère). Donc de vrais débats en plein de petits comités conviviaux seraient encore plus efficaces pour convaincre un max de personnes. Et pour signer des pétitions.

  13. Récapitulons… (extraits significatifs pour les non-abonnés..)
     »  »  » Tout dans la privatisation de la société ADP permise pour 70 ans par les articles 130 à 136 de la loi PACTE n° 2019-486 du 22 mai 2019 est porteur, pêle-mêle : de conflits d’intérêts (v. en dernier lieu l’excellent article de Marc Endeweld, « Aéroports de Paris, petites concessions entre amis », Le Monde diplomatique, juin 2019, p. 1, 14 et 15) ; de risque de dessaisissement de l’Etat au profit d’une personne privée d’un actif parmi les plus stratégiques ne serait-ce que pour le tourisme en France ; de perte de revenus publics croissants qui deviendront autant de dividendes bénéficiant aux seuls actionnaires et, par compensation, d’impôts supplémentaires pour l’ensemble des contribuables (il faudra nécessairement remplacer les 185 millions d’euros qu’ADP apporte annuellement au budget de l’Etat via les taxes prélevées sur des usagers français ou étrangers du transport aérien par des impôts payés par les français) ; de perte de souveraineté au détriment d’un groupe multinational déjà plus puissant que l’Etat ; de désastres environnementaux pour satisfaire à la fois la cupidité des actionnaires d’ADP et l’insatiabilité des « investisseurs » comme des promoteurs immobiliers alléchés par les perspectives financières inouïes offertes par un territoire représentant les 2/3 de la superficie de la ville de Paris sans en avoir les contraintes en matière d’urbanisme (v. Nathalie Roseau, « ADP, un levier stratégique pour l’Etat ? », metropolitiques.eu, 13 mai 2019 : « Défendre ses fleurons dans la concurrence mondiale est un enjeu stratégique qui implique de conserver Aéroports de Paris dans le giron national. En retour, se poser comme acteur clé pour garantir aux générations futures le droit de vivre sur un territoire habitable est vital, et milite tout autant pour qu’Aéroports de Paris puisse rester un bien commun ») ; d’opacités et de complexités déjà dénoncées par la Cour des comptes dans son rapport annuel du 15 mai 2019 puisque le « fonds pour l’innovation de rupture » justifiant en partie la privatisation d’ADP sera hors du champ du contrôle parlementaire.

    Pour avoir un – minuscule – aperçu de ce crime quotidien contre la Nation qui pourrait être perpétré si une société privée devait gérer un bien commun stratégique tel que ADP, il suffit de se référer à la catastrophe pour les finances et la puissance publiques qu’est le partenariat public-privé du tribunal de Paris, où l’Etat est tout entier « otage » dans les mains de la société Bouygues, propriétaire des murs, laquelle prospère sur l’argent des contribuables pendant que le service public de la justice est financièrement exsangue (Jean-Baptiste Jacquin, « L’ubuesque gestion privée du tribunal de Paris », Le Monde, 13 juin 2019, p. 14 : « depuis un an, faire fonctionner le nouveau palais de justice est parfois coûteux et relève d’une gageure »).

    La privatisation de ces biens communs, c’est le Discours de la servitude volontaire de La Boétie à l’envers : l’Etat qui accepte d’abdiquer sa souveraineté et d’entrer dans un rapport de dominé au bénéfice d’intérêts privés déjà surpuissants  »  » « .

    dans :https://blogs.mediapart.fr/paul-cassia/blog/090619/apres-l-election-europeenne-le-referendum-adp-du-crepuscule-l-aube-democratique

  14. @ Dissonance
    Avec un peu de recul, je pense votre premier commentaire a été de loin le plus utile.
    Je ne dis pas le plus intelligent : votre fulgurance (« J’y vois d’ailleurs une différence telle que toute comparaison avec le réseau autoroutier – qui n’est par définition pas centralisé dans la capitale – paraisse hors de propos. » montre assez clairement vos limites d’analyses. On peut ainsi comprendre que vous disiez : « avouer [votre] difficulté à trancher sur ce sujet ».
    Il est inutile de développer plus d’arguments en rappelant par exemple la privatisation inepte et inacceptable de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Inutile de revenir sur l’escroquerie en bande organisée avec complicité des gouvernements de droite et de « gauche » de la privatisation des autoroutes. Etc.
    Visiblement à vous lire, on continuerait dans des échanges que vous pensez être de haute volée : on parle d’un truc, vous embrayez sur un autre (lié certes mais hors du sujet concerné).
    Non, ce que j’aime chez vous malgré tout est cet éclairage (involontaire) sur l’implosion démocratique liée au lavage de cerveau que nous vivons. Vous en êtes la preuve.
    Une majorité de lecteurs de ce blog trouve la question évidente et simple. Vous qui êtes, et je n’en doute pas, un anti-macronien (« un des pires gouvernements de la Ve), eh bien vous n’arrivez pas à vous convaincre que le refus de cette braderie est crucial pour d’une part essayer de l’empêcher et d’autre part passer un fort message tel qu’il est parfaitement décrit dans l’appel (« stop à la prédation ! »).
    Pour tout dire, une réaction telle que la vôtre pourrait nous démontrer qu’il n’y a vraiment plus rien à faire !
    Mais on aura la réponse dans quelques semaines.

    1. @Jacques Seignan
      Vous êtes sévère avec Dissonance…
      Comme son nom l’indique, il (ou elle) apporte au débat, ce qu’il promet sur l’emballage…
      Des notes que les mélomanes du coin trouvent discordantes,
      Et sans lesquelles on pourrait penser que tout le monde ici est d’accord.
      Quelle barbe si c’était vrai!
      Mais effectivement 4 Millions de signatures en soutien, c’est pas gagné…
      Alors je comprend la tentation d’essayer de faire taire les contradicteurs!
      Surtout quand il ne disent pas trop de bétises…
      Je me suis moi-même posé les mêmes questions que Dissonance avant de décider de voter le soutien.
      En fonction de la décision finale, mon cerveau après lavage est-il plus propre ou plus sale que le sien?
      Voilà… C’était ma phase essorage!
      Eric.

      1. @ torpedo,
        Je vois à nouveau une source de malentendu sur ce type d’échanges par claviers interposés. vous dites : «Quelle barbe si c’était vrai! [= tout le monde d’accord]».
        Évidemment comment nier que le consensus peut être stérile ? Mais à condition de bien préciser ce dont on parle. Dans son superbe oratorio, « La Création » Haydn utilise des dissonances pour décrire le chaos avant la Genèse. Après tout là, on peut aimer ou pas. Vouloir un accord dans des biens domaines de nos activités est vain et certes serait « barbant ».
        Par contre le jour où l’immense majorité des Terriens sera d’accord avec Greta Thurnberg (entre autres) le sauvetage de l’espèce aura avancé : il faut rechercher le consensus, convaincre !
        Mais vous démontrez (à l’instar de Dissonance) combien pour des objectifs politiques c’est presque impossible. J’accorde aussi que l’Histoire a montré des unanimités désastreuses.
        La question n’est pas de faire taire quiconque mais seulement d’essayer de montrer des incohérences cachées dans des raisonnements splendides et qui appellent l’approbation spontanée (comme le vôtre contre unanimisme implicite)
        Mais millions de millions de mille sabords, soyez un peu moins sophistiqués, vous ou Dissonance ! Agissez avant de penser ! Eh oui c’est une façon de biaiser avec nos réflexes conditionnés (la doxa) les mots scandaleux). Se poser des questions est indispensable ; se laisser entraver par des questionnements sans nécessité ou interminables ne l’est pas.
        Bon c’est mon jour de père sévère 🙁 . Désolé !

    2. @Jacques Seignan

      Je considère depuis un moment déjà, mais chaque nouveau billet ouvert aux commentaires me le confirme, que la « majorité » des commentateurs ici se paye de mots en évoquant des « rapports de forces » ou un « nouveau paradigme » mais réfléchit encore et toujours sur le même vieu logiciel qui vicie la gauche depuis des décennies, et qui a produit Hollande et même Macron. L’engouement ridicule pour PP et la débâcle qui s’en est suivie en est un des derniers exemples, probablement le plus croquignolesque.

      Vous aurez beau réciter avec application le catéchisme qu’on peut lire dans à peu près toute la presse de gauche, et même au delà, il n’en reste pas moins que ce discours est purement idéologique dans le plus mauvais sens du terme, c’est à dire dans le sens qui interdit la réflexion. Et pourtant sur un sujet aussi délicat il y en aurait bien besoin.

      Croire encore aujourd’hui que l’État est un rempart face au capitalisme alors qu’il en est depuis longtemps le plus fidèle soutien ne procède pas seulement de la foi mais du plus pur délire. C’est l’État qui a institué la puissance du secteur privé, et personne d’autre, en s’interdisant tous les outils qui lui permettrait de le contraindre, ou encore en laissant des hauts fonctionnaires pantoufler à loisir.

      Les entreprises encore vaguement publiques, et mêmes certains services administratifs (je pense notamment à Pôle Emploi) en savent quelque chose, les ministres ne se privent pas de faire circuler des consignes de rentabilité au moins aussi strictes que dans des entreprises privées. L’idéologie dominante ne s’est pas bornée à exister dans la sphère du privé, elle a également contaminé depuis longtemps les pouvoirs publics. En faire ainsi l’ultime recours contre la prédation capitaliste procède d’une bien mauvaise farce.

      Il y a en outre un certain degré de contradiction, sur un blog qui se revendique de l’héritage du socialiste libertaire, voir anarchiste, à trouver autant de gens si prompts à vanter les mérites de l’État jacobin qui est une entité généralement plutôt appréciée par les marxistes tendance stal…

      Je constate enfin qu’à cette heure, seul arkao a produit une objection valable à mes remarques…

      1. @Paul

        Vous tenez vraiment à ce que j’exhume les billets et leurs commentaires de novembre 2018 à mars 2019?

      2. @ Dissonance,
        Allez encore un petit effort : vous êtes sur la bonne voie. En effet vous dites : «C’est l’État qui a institué la puissance du secteur privé, et personne d’autre, en s’interdisant tous les outils qui lui permettrait de le contraindre, ou encore en laissant des hauts fonctionnaires pantoufler à loisir. »
        Nous sommes 100 % d’accord.
        Mais pourquoi l’État en est arrivé là depuis les règnes de nos « chers » (ou plutôt couteux) présidents, de Chirac (Juppé) à Hollande-Macron en passant par Sarkozy ??
        Là, il suffit que vous lisiez de bons livres : ceux de MM. Jorion ou d’Alain Supiot, par exemple, qui vous expliqueront la Révolution néolibérale. Elle passe par un démantèlement de l’État, de ses services, l’État-providence et quand ils ne peuvent être détruits par vente au privé, la colonisation énarchique (pantouflage) fait le reste du sale boulot.
        Ne pas lutter contre les privatisations en avançant que de toutes façons l’État n’est plus qu’un outil aux mains des capitalistes est gribouille : autant dire qu’on abandonne tout !
        Mais merci encore une fois pour vos commentaires : nous pouvons voir à l’œuvre une idéologie dominante dans son expression naturelle : oui, vous avez raison, elle contamine tout et surtout les individus qui croient penser par eux-mêmes et ne jamais être dupés…
        Y a du boulot comme on dit…

      3. @ Dissonance, anonyme et lâche.

        Vous êtes, en personne, un bel exemple des efforts de la distraction du vrai sujet de la discussion, comme bel et bien analysé par le prof George Lakoff.

        (https://twitter.com/georgelakoff/status/833498095153344512?lang=en )

        Si vous vous rappelez tellement bien les efforts de l’année passée d’organiser une mobilisation innovatrice du coté progressif en France, vous vous rappelerez sans doute les remarques auto-critiques de Paul Jorion en ce qui concerne sa ‘petitie folie’ de croire que Place Publique serait quelque chose sérieuse.

        Non, au lieu de nous présenter cette vérité, vous continuez à miner la crédibilité de vos propres remarques ici au BLOG.

        Si vous seriez VRAIMENT intéressé(e) au démantelement de l’état napoleonesque-absurde, avec son collège électoral, son sénat, son centralisme absurde, et, la chérise en ‘tope’ le ‘pauvre-clown-fou’ au sommet qui se croit roi, vous auriez le ZIVIL COURAGE de venir avec des VRAIES alternatives.

        En outre: une situation clownesque (l’état napoléonesque) qui obscurit CHAQUE effort de bien analyser ce qui est la vraie importance du poids de ce qui est ou devrait être public (et pas seulement en France)..

        Ce qui veut dire: l’expression du bien général du peuple, d’une facon démocratique, avec tous les détails et toutes les difficultés y lié.e.s.

        Rien de tout cela du coté de Dissonance: Uniquement des attaques lâches, personnelles et, le plus abject: anonymes.

        Honi soit qui mal y pense, oh (petite, très petite) Dissonance.

        Johan Leestemaker, Medellín, le 17 juni 2019.

      4. « Mais pourquoi l’État en est arrivé là depuis les règnes de nos « chers » (ou plutôt couteux) présidents, de Chirac (Juppé) à Hollande-Macron en passant par Sarkozy ?? »

        Vous pensez que nous sommes 100% d’accord, pourtant je ne souscris nullement à la chronologie que vous choisissez. De mon point de vue le mal est bien plus ancien et profond, dans le meilleur des cas depuis 1983, lorsque Mitterand a définitivement cessé de vouloir mener une politique de gauche, ou alors dès le congrès d’Epinay en 1971 quand la phagocytose de presque toute la gauche est initiée au profit du seul P.S. alors en germe, ou peut être même comme le disait déjà Marx, le ver était dans le fruit dès l’origine de ce socialisme « petit bourgeois ».

        Les présidents de droite que vous évoquez n’ont fait que parachever un mouvement qui avait été entamé depuis longtemps déjà, et alors que ce sont bien des gouvernements soit disant de gauche qui avaient enfoncé les coins les plus épais dans l’État social (pour ceux qui ont la mémoire courte, Jospin reste à ce jour encore le plus grand privatisateur de l’histoire de la 5ème).

        Paraphrasant Friot, je vais vous dire ce que je pense à propos du dossier ADP: En plus d’être un épiphénomène, c’est un combat strictement défensif, et c’est précisément ce manque d’ambition qui le voue comme beaucoup d’autres à l’échec chronique, car il n’est porteur d’aucune vision d’avenir et se content d’essayer de préserver les fruits d’un temps aujourd’hui révolu. Il faudra en effet bien un jour faire le deuil de L’État comme entité protectrice du bien commun, comme il faudra faire celui d’un P.S. qui est un canard sans tête depuis des décennies déjà.

        Au demeurant, le RIP ici envisagé n’est à mon sens qu’une manœuvre bassement politicienne de toutes les oppositions à Macron et son gouvernement pour le déstabiliser, non pas dans un soucis de bien commun mais dans l’intérêt de leur petit boutique électorale. Et ils y sont tous, du PCF au RN, une vraie coalition. Ce merveilleux consensus n’est-il pas curieux alors que la plupart de ses participants ont œuvré activement (et œuvrent toujours pour certains) à l’ouverture à la concurrence et autres privatisations rampantes sous l’instruction notamment de l’UE? Êtes-vous vraiment encore assez naïf pour croire ces (boni)menteurs professionnels?

        Serait-il question de refuser la vente d’ADP pour créer un grand pôle coopératif du transport aérien (et pourquoi pas du transport public en général?), dans lequel l’État comme le secteur privé seraient évincés au profit des travailleurs et travailleuses du secteur en premier lieu, avec pourquoi pas une représentation des usagers dans l’organe de décision, où l’on pourrait discuter enfin sérieusement de la couverture des zones rurales en matière de transports publics (où plutôt de son absence presque totale), par exemple, que je signerai des deux mains et des deux pieds, sans la moindre hésitation. Mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit. Il s’agit encore et toujours de la même vieille guéguerre entre le saint État et le diabolique secteur privé, le genre de conflit que j’estime pour ma part totalement périmé.

      5. @ Dissonance,
        Eh bien ça y est enfin ! vous avez parfaitement compris !
        Je cite : « Au demeurant, le RIP ici envisagé n’est à mon sens qu’une manœuvre bassement politicienne de toutes les oppositions à Macron et son gouvernement pour le déstabiliser, non pas dans un soucis de bien commun mais dans l’intérêt de leur petit boutique électorale. »
        OUI c’est exactement ça : déstabiliser Macron et sa clique !
        On a le droit de faire de la politique politicienne (sans abus, comme pour l’alcool).
        Se coaliser et c’est le point essentiel qui m’a convaincu pour soutenir cette initiative : elle est soutenue par la droite « classique ».
        PS – une précision quand j’ai dit que vous illustriez l’idéologie dominante, c’est bien sûr dans sa forme « gauchisante » et vertueuse, propre sur elle : la pire. Celle qui avance masquée.

      6. @Johan Leestemaker

        Pardonnez-moi mais les « analyses » twitter, je m’en moque, littéralement. Et pour autant que je sache, le seul à attaquer l’autre ici, jusqu’à l’insulte, c’est vous.

      7. @Jacques Seignan

        « On a le droit de faire de la politique politicienne (sans abus, comme pour l’alcool).
        Se coaliser et c’est le point essentiel qui m’a convaincu pour soutenir cette initiative : elle est soutenue par la droite « classique ».
        PS – une précision quand j’ai dit que vous illustriez l’idéologie dominante, c’est bien sûr dans sa forme « gauchisante » et vertueuse, propre sur elle : la pire. Celle qui avance masquée. »

        Je ne sais pas bien si vous vous rendez compte de ce que vous dites là, mais pour moi ça raisonne tout à fait comme un comble: A une alliance d’opportunistes, votre apparemment meilleure réponse est d’y opposer une autre alliance d’opportunistes. Les uns sont comme les autres porteurs de l’idéologie dominante, à quelques variantes près, mais c’est moi en rejetant l’ensemble de ce cirque qui en constitue l’illustration… On atteint des sommets en matière de dogmatisme et de travestissement de la réalité ici. Pour un peu, je croirais discuter avec Castaner.

  15. Medellín, le 17 juin 2019

    @ toutes et tous:

    1. Il me paraît important de se rappeler que Schiphol Airport (¨Amsterdam¨) détient 8 % des actions d’ADP, le reflet des 8 % d’ADP dans le capital de Schiphol.

    2. Il me paraît également important de se souvenir du contenu du débat féroce quant au désirs, dans le passé, du VVD (le parti de Bolkestein et de l’actuel PM Mark Rutte) de privatiser Schiphol.

    Ce qui n’a PAS eu lieu… et ce qui n’aura certainement pas lieu…

    Quels étaient les arguments à Amsterdam / La Haye?

    Plusieurs comme en France (à voir les échanges ici au BLOG).

    Mais il y a un argument que je n’ai pas encore vu ici, et c’est la raison mentionnée par les Compagnies Aériennes elles-mêmes dans les décennies passées aux Pays-Bas:

    Veuillez bien lire quelques règles que j’ai fait passer pour vous à travers de deepl.com:

    (source: https://nl.wikipedia.org/wiki/Schiphol_Group )

    quote
    Actionnaires
    69,77% du groupe Schiphol est détenu par l’Etat néerlandais (Ministère des Finances), 20,03% par la municipalité d’Amsterdam et 2,2% par la municipalité de Rotterdam[6] Aéroports de Paris détient les 8% restant depuis 2008. Schiphol Group détient une participation tout aussi importante dans Aéroports de Paris[7].

    Privatisation
    En 2006, le ministre des Finances de l’époque, Gerrit Zalm, voulait privatiser Schiphol. L’État des Pays-Bas détenait 76,0% des actions et la municipalité d’Amsterdam 22,0%. Zalm voulait faire entrer en bourse une partie des actions de Schiphol cette année-là et vendre le reste en privé.

    Avec l’approche de l’introduction en bourse, les intérêts de Schiphol dans l’immobilier se sont accrus. La société de développement Schiphol Area Development Company (SADC), à laquelle Schiphol participe, est engagée depuis de nombreuses années dans une bataille juridique avec son concurrent Chipshol, le plus grand promoteur privé de la région, au sujet des biens immobiliers commerciaux autour de l’aéroport.

    Les compagnies aériennes de Schiphol étaient opposées à la privatisation. Ils craignent que Schiphol, en tant que monopoliste, ne maintienne ses tarifs artificiellement élevés et que les compagnies et les passagers ne soient facturés pour cela. L’accord de coalition du gouvernement Balkenende IV (2007) stipulait que la privatisation de l’aéroport ne serait pas poursuivie.

    Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator
    unquote

    1. Très bon argument contre la privatisation.
      Tout est là : un service public (ici un aéroport) peut maintenir la concurrence entre compagnies et ne pas faire de profit : les « profits » obtenues des redevances sont intégralement utilisées en investissements d’amélioration.
      Ce principe élémentaire devrait guider toute politique de gauche radicale. En finir avec ces concurrences faussées (type autoroutes) qui ne servent que les profits d’actionnaires privés et qui on l’a vu souvent mènent à divers désastres à moyen terme.

  16. https://www.mediapart.fr/journal/france/200619/saint-denis-le-front-commun-des-elus-contre-la-privatisation-d-adp
    ((Extraits pour les non-abonnés..))
     »  »  »  » Macron sait faire des miracles « , glisse en aparté le sénateur socialiste Olivier Jacquin. Le miracle, c’est d’abord que 248 parlementaires de tous bords aient accepté de faire cause commune pour signer une proposition demandant la tenue d’un référendum sur le caractère public national d’ADP. Le deuxième miracle est qu’ils acceptent de faire front commun afin de recueillir les 4,7 millions de signatures nécessaires à la tenue de ce référendum d’initiative partagée sur ADP.

    Sur la scène et dans la salle, les élus et les parlementaires sont nombreux à avoir tenu à être là pour cette première réunion. Parmi eux, les députés Les Républicains Gilles Carrez et François Cornut-Gentille ainsi que le sénateur du même bord Philippe Dallier, les députés de La France insoumise Clémentine Autain et Éric Coquerel, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, le secrétaire national du Parti communiste français Fabien Roussel, la députée PS Valérie Rabault, les sénatrices Esther Benbassa (Europe Écologie-Les Verts) et Sophie Taillé-Polian (Génération·s), le patron des sénateurs PS Patrick Kanner ou encore le député Boris Vallaud.

    Tous tiennent à préserver cette alliance inédite. Alors ils s’entourent de précautions oratoires, cherchent leurs mots pour ne heurter personne, pour ne pas laisser s’installer la moindre fissure. « Camarades », a lancé naturellement le député PCF Stéphane Peu, organisateur de cette première réunion, pour tout de suite ajouter « alliés ». « Compagnons », précise Olivier Faure. « Citoyennes, citoyens », complète Éric Coquerel, jugeant que la formule avait le mérite d’unir tout le monde (même si sur la photo ci-dessus, on retrouve bien peu de femmes).

    Dans la salle, toute acquise à la cause, l’auditoire ne boude pas son plaisir de voir cette entente cordiale. La question de préserver le caractère public d’ADP ne fait pas débat. Les orateurs se succèdent pour dénoncer « le non-sens économique et financier » de la privatisation des aéroports de Paris.

    La pauvreté de l’argumentaire du gouvernement est taillée en pièces en quelques minutes : essayer de faire passer pour une bonne gestion le fait de se priver d’une infrastructure stratégique qui rapporte 180 millions de dividendes à l’État par an, pour placer une partie de la somme récoltée dans des titres d’État qui aujourd’hui ont des taux négatifs, ne résiste pas à l’examen des élus dont bon nombre siègent à la commission des finances soit de l’Assemblée nationale, soit du Sénat
    …(…)…
    « La privatisation d’ADP, ce serait pire », prévient Gilles Carrez, soulignant que la concession ne durerait pas 22 ou 23 ans comme les autoroutes, mais 70 ans. 70 ans pendant lesquels le concessionnaire ADP aurait tout pouvoir pour décider des créneaux horaires, des dessertes, des compagnies, pour balayer les impératifs environnementaux ou s’asseoir sur l’aménagement du territoire de la région parisienne : la puissance publique se sera départie de tout outil d’intervention. Dans le même temps, l’État s’apprête à dépenser 35 milliards d’euros (une estimation basse) pour réaliser le Grand Paris express, de nouvelles dessertes vont arriver là où ADP détient des emprises foncières, rappelle-t-il.
    « Cela représente des plus-values énormes. Et tout cet effort de la collectivité serait laissé au privé. C’est inacceptable », s’emporte Gilles Carrez, rosissant de plaisir sous les applaudissements.
    …(…)…
    Le ministre de l’intérieur a refusé de diffuser la moindre affiche pour informer le public. Quant au site pour recueillir les signatures, c’est une caricature selon les élus. « J’ai mis 26 minutes pour remplir le formulaire », avoue Clémentine Autain.
    Tout en ironisant sur la start-up nation qui ne sait même pas construire un site accessible au public, les parlementaires s’inquiètent de la multiplication des bugs et erreurs, faisant barrage à la volonté des signataires. « Castaner nous assure que le site fonctionne très bien. Mais rien ne va. Selon nos estimations, deux tiers des démarches tombent en échec », assure Stéphane Peu. « Si rien n’est fait, nous entamerons une démarche auprès du Conseil constitutionnel », prévient-il. Ce dernier est curieusement aux abonnés absents depuis le lancement de la procédure, bien qu’il ait pour mission de veiller à son bon déroulement
    .  »  » « 

  17. Pourquoi faudrait il que les infrastructures d’une source majeure du réchauffement climatique – le transport aérien -doivent restent dans le domaine public? Les écologistes veulent d’ailleurs limiter les déplacements court-courriers et instaurer une taxe carbone, donc baisser le trafic aérien, donc réduire les revenus des aéroports (dont les bénéfices viennent des boutiques de luxe).
    Plus on progressera en matière de lutte contre le réchauffement climatique, moins il y aura de déplacements en avions, et plus les aéroports seront en déficits, car ils ne pourront pas rembourser les investissements. La faillite des aéroports sera une excellente nouvelle pour le climat.

    Il faut au contraire se débarrasse de ces infrastructures climaticides tant qu’il y a des gogos pour acheter, en négociant la vente pour que l’essentiel du risque soit prit par le privé.

    (Si vous avez des doutes, lisez https://theshiftproject.org/article/aerien-climat-fiscalite-manuel-auto-defense-intellectuelle/ . Il n’y a pas de résistance climatique sans flygskam )

  18. Methode simple pour empêcher ce RIP : le code postal automatiquement proposé pour la ville de Saint-Pol deLéon (29250) est celui de l’île de Molène (29259)….aucune chance de nous trouver sur les listes électorales ! cqfd

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.