30 réflexions sur « Pourquoi n’a-t-on pas un tel réseau de Nouvelle-Gauche en France et en Belgique ? »

    1. Tiens ! vous ayant déjà remis à votre place un certain nombre de fois j’espérais ne plus vous revoir.

      Mais vous êtes sympa, il y a une constante chez vous : vous ne pouvez jamais vous empêcher de vous tirer dans le pied avec le choix de votre pseudo. Continuez !

  1. Medellín, le 25 juin 2019

    Une bonne idée, et, pour renforcer la proposition de Paul Jorion: il y au moins trois pays dans le Nord de l’Europe où l’on ne pense, et n’écrit pas seulement, mais où l’on applique aussi les idées et les plans de gauche et de changement progressif développé.e.s.

    (Ce qu’on ne peut pas dire, malheureusement, du gouvernement de la droite à Londres; soyons gentils et ne parlons pas d’Edimbourg..).

    (1) L’Islande: https://www.government.is/government/current-government/ (avec madame la Première Ministre Jakobsdóttir, du parti Vert Gauche)

    (2) Le Finlande: https://www.transform-network.net/en/blog/article/lot-of-hopes-for-new-government-in-finland/
    (avec un Premier Ministre socialdémocrate de gauche: Antti Rinne)

    (3) La Suède: https://www.government.se/speeches/20192/01/statement-of-government-policy-21-january-2019/
    (avec un Premier Ministre socialdémocrate fort, intelligent, et persistant: Stefan Löfven)

    (oui oui, calmez-vous, je m’attends déjà des attaques quant au Norvège et le drame éternel du Danemark, les dernières/ers sont des demi-anglais.e.s comme nous le savons depuis Shakespeare/Hamlet).

    Ma proposition serait que je traduise dans les prochains jours les programmes des trois gouvernements de gauche de la Scandinavie, que je les publie ici au BLOG, pourque vous puissiez suivre ce qui se passe au Nord de l’Europe et pourque vous puissiez combiner les propositions des non-gouvernant.e.s avec les programmes en exécution.

    ¨Ceterum censeo¨: il faut que le francais, l’anglais l’allemand, l’espagnol, le portugais et l’italien soient obligatoires dans toutes les écoles primaires et secondaires en Europe, et que l’on réintroduise une conscription sociale / de solidarité civile / de coopération internationale au niveau européen, avec l’interdiction de servir dans le pays de sa naissance, ainsi cassant dès la jeunesse les phénomènes incestueux-nationalistes que nous pouvons observer de tous les cotés actuellement (les néo-etc.)

    Le modèle idéal d’un tel service obligatoire social / de solidarité civile / de coopération internationale s’est développé au Ghana.

    Sans droits d’objection de conscience et sans droits d’exception.

    1. J’ai tendance à partager dans l’ensemble vos idées et aspirations.

      Mais je crois que le billet de Jorion semble pointer vers d’autres changements, et notamment une tentative de refondation de la pensée économique à gauche. Effectivement, il est affligeant que pour certaines personnes de gauche, la pensée se soit arrêtée à Marx et Keynes. Ce totémisme a stérilisé la réflexion et a offert un boulevard politique au déploiement du néolibéralisme. Maintenant, un autre danger, c’est de rejeter dans un même mouvement l’idéologie néolibérale et la réflexion économique néo-classique sur lequel le néolibéralisme a fleuri.

      La science économique a offert des résultats mathématiquement séduisant, qu’il ne faut pas rejeter en soi, mais qu’on a échoué à confronter aux données du monde réel. Le travail d’économistes de gauche me semble devoir non pas rejeter l’intégralité de la réflexion néo-classique, mais d’engager un vrai débat et un rapport de force pour permettre à la science économique d’évoluer vers une meilleure prise en compte de la réalité et des aspirations des gens.

      Il suffit de mentionner le théorème d’Arrow-Debreu à un contestataire du néolibéralisme pour se rendre compte que les gens ont vraiment du mal à faire la part des choses entre un théorème mathématique intéressant et parfaitement vrai et une idéologie économique brutale. On peut rejeter l’un sans rejeter l’autre. Mais cela fait travailler un peu les neurones…

      Malheureusement, l’expérience a montré que les universitaires économistes sont dans l’ensemble assez impuissants mentalement à faire la part des choses. C’est paradoxalement au reste de la société à qui revient la tâche de se mettre à sérieusement réfléchir, malgré son incompétence intellectuelle à priori à se saisir d’un sujet de ce type, assez complex… Et pour permettre cela, nous devons nous en donner les moyens par des formes diverses « d’éducation populaire ».

      1. @F68.10

        1. Merci pour vos mots de soutien, de critique, et d’élaboration.

        2. Je me rends compte de l’ambition de Paul Jorion en ce qui concerne une ¨tentative de refondation de la penseée à gauche¨, et aller plus loin que citer (jusqu’à l’irritation complète) des ‘pensées’ du monsieur mort sans barbe et sans cheveux à Londres (KM).

        3. Quant à J.M. Keynes, c’est un cas totalement distinct. Ses analyses précises (notamment son travail essentiel de 1919, Economic consequences of the Peace) et ses préscriptions politiques et ses interventions directes dans la lutte politique (Versailles, Bretton Woods), comme aussi ses défaites dans la traduction pratique de ses propositions, considérées ‘trop avancées, trop révolutionaires’, le mettent au premier plan considérant des alternatives de politique.

        Paul Jorion y a dédiqué un livre, et pas mal des lignes écrites ici au BLOG et ailleurs, et il se trouve dans le cercle de Zhou Xiaochuan (central bank of China), Johan Witteveen (ancien DG FMI) et d’autres.

        Moi de ma part, j’aimerais y ajouter des penseurs et analystes comme Eduardo Sarmiento, ici en Colombie, qui ont contribué beaucoup à une refondation des politiques socio-économiques, en réponse au modèle néolibéral / Consensus de Washington / mondialisation totale, et proposant une réactivation des poliques régionales, insérées dans un renforcement de la démocratie participative et directe.

        A mon avis, mais veuillez lire s.v.p. avec des yeux critiques la série de traductions des accords gouvernementaux (Islande, Finlande, Suède) que je vais publier ici au BLOG, c’est précisément ce qui se passe dans les ‘refondations’ des lignes politiques au Nord de l’Europe: un retour à la position fondamentale de Keynes (HALTE au laissez faire), et une repensée profonde de ce qui veut dire le bonheur des gens au niveau local.

        Dans ce sens, une réponse ‘critique’ au slogan des défenseuses/eurs de la mondialisation sans frontières, qu’il nous faudrait ¨penser mondialement, mais agir localement¨.

        Alors, ma conclusion est la suivante:

        * oui, une refondation de la pensée critique quant au slogan du néolibéralisme central de TINA, ce qui veut dire essentiellement: laissez faire, ce qui ce traduit dans l’histoire et la réalité de tous les jours du renforcement des ‘déjà riches et puissant.e.s’;
        * oui, ne pas oublier qui ont dit tout cela sans arrêt, et dans un sens pratique: J.M. Keynes, Jean de Sismondi, Joan Robinson, Zhou Xiaochuan, Johan Witteveen etc;
        * oui, ne pas seulement lire et relire les analyses, mais chercher surtout les applications pratiques, et directes et évaluer et étudier en détail les problèmes pratiques.. (entre autres: le fonctionnement des mafias, sur TOUS les niveaux, et sans grâce, veuillez voir par exemple Andreas Bergh, université de Lund, Suède, quant à la corruption municipale en Suède: https://www.ifn.se/eng/about_ifn/news/headlines_2013/2013-04-09-corruption-in-sweden

        Ouvrir les yeux des personnes qui ne lient, ne comprennent rien que le francais pour des alternatives concrètes développées en Europe, et copiées à grande échelle ailleurs (Chine, Corée du Sud, Nouvelle Zéelande, Chile etc), me paraît une tâche importante, à laquelle Paul Jorion a contribué d’une facon incroyable dans les 12 années passées.

        Conclusion:
        Refondation? Oui.
        Y inclure la tradition scientifique et pratique du passé? Oui.
        Analyser pour mieux distinquer ¨la bonne chance, le hasard¨ de la ¨politique d’intervention précise¨? Oui.
        Rester ultra-critique et ouvert aux cygnes noires? Evidemment, oui!

        b.à.v. JL

    2. N’entend-t-on pas déjà l’objecteur de conscience : « Hors de question d’aller chez ces barbares ineptes tout juste bon à servir d’esclaves. » (Merci Aristote[*] encore une fois, et à M. Jorion de m’avoir fait découvrir ce niveau zéro de l’éthique.)

      Sinon, pas certain que toutes les têtes soient aptes à apprendre 6 langues ; pas non plus évident que l’on puisse trouver des gens pour les enseigner ; pas plus facile d’ailleurs que de créer un contexte motivant pour nos chers têtes blondes. Pour ne reprendre que l’une de ces trois objections, quand on sait la difficulté a trouver des instituteurs capables de comprendre les multiplications (et pas seulement d’en ânonner l’algorithme), on doute fortement de l’applicabilité de la mesure proposée, dont le principe paraît pourtant salutaire. Le problème paraît même ontologique si on s’en réfère à l’étymologie d’instituteur qui nous rappel qu’il ne s’agit pas exactement d’un enseignant.
      Peut-être que juste organiser des échanges sur le mode des jumelages, mais sensiblement plus développé serait déjà une avancée utile plus sérieusement envisageable ?

      [*] Cf. Politiques livre 1 où l’auteur me semble défendre benoîtement cette idée fort sympathique, et qui ferait pourtant hurler probablement même chez nos plus belles chemises brunes.

    3. @Johan Leestemaker(26/6 à 3h55) écrit:
      … » Ma proposition serait que je traduise dans les prochains jours les programmes des trois gouvernements de gauche de la Scandinavie, que je les publie ici au BLOG , pour que vous puissiez suivre ce qui se passe au Nord de l’Europe et pour que vous puissiez combiner les propositions des non-gouvernant.e.s avec les programmes en exécution « …

      A priori génial… Au travail..!… °(^!^)°…

    4. Le plus significatif en Suède, Finlande et Islande : la faible densité démographique.
      Ce qui rend possible ce qui ne l’est pas dans les contrées surpeuplées telle la Belgique. La France est un cas intermédiaire.

  2. Peut-être parce que en France (en Belgique je ne sais pas), la gauche c’est essentiellement s’intéresser à changer les têtes au pouvoir — Discours politique : « L’argent ne doit plus aller dans les poches de ces horribles gens de droite au pouvoir. » Aux copains, en aparté : « Ils pensent comme nous mais ne sont pas de notre parti ! » — et chercher plus activement encore que la droite à déstabiliser les structures sociales élémentaires (familles) au nom d’un auto-proclamée progressisme pour créer les conditions de l’avènement d’un hyper-capitalisme toujours plus puissant. En effet, quand les consommateurs n’auront mêmes plus de structure familiale à laquelle se rattacher, quand il sera devenu naturel que l’humain soit un marchandise comme une autre, le pouvoir de résistance au marché des individus sera encore plus réduit. Et c’est bien ce qui est promu par ces gauches qui d’une part promeuvent le commerce des êtres humains (GPA, PMA récréative, et en conséquence dérive de la médecine qui s’écarte du soin pour s’orienter vers le commerce) ; et d’autres part ont une vision totalitaire de l’état (mariage pour tous -> l’état a un droit naturel de savoir avec qui je vie. À opposer au mariage à l’ancienne : l’état contrôle les couples qui désirent se reproduire afin d’offrir sa protection aux enfants. ).
    Le plus triste c’est que ces deux caractéristiques majeures et ridicules de la gauche à la Française paraissent les conséquences l’une de l’autre. Quand on n’a pas d’idée à défendre, il faut en trouver. Alors quand de grands cabinets de lobbying de firmes pharmaceutiques et de business médicale à l’américaine vous en propose de toute prête, quoi de plus naturelle que d’en faire son étendard ?
    Heureusement les Français ne sont pas complètement ingénus, et ont bien compris que quant à voter pour le capitalisme débridé, il valait mieux le faire ouvertement pour M. Macron que pour des apparatchiks hypocrites nous conduisant dans la même direction, mais les yeux bandés.

    1. @PAM….!!
      Vous auriez du vous arrêter à la fin de la troisième ligne….!
      Pour la suite… sans doute vaut-il mieux de pouvoir lire ça que d’être aveugle… Quoique..?!

      1. Probablement. Entrer dans le détail de récents errements de partis dépourvues d’idées politiques était vraisemblablement inutile et brouillait le constat. Constat qui était simplement que la logique partisane avait largement prévalue et expliquait l’absence de proposition (utile), et le net alignement de tous les partis plus ou moins gouvernants dans une belle logique de castes défendant leurs prérogatives. Un peu dans la logique de la fixation des prix selon Aristote si on en croit PJ. Le but étant simplement d’augmenter les avantages acquis sans écrasé trop immédiatement le reste des populations.

  3. Simple retard ?

    Houellebecq est encore une icône de la droite ici, et la « gig economy » (deliveroo, uber-eats, etc.) n’a pas fait les mêmes dégâts que chez nos amis anglo-saxons, ou pas encore.
    Plus le confusionnisme Hollandien, qui colle comme la glu aux pieds et mains des quelques bons cerveaux qui furent embarqués dans la chose (p ex Delphine Batho ?).

    1. Si seulement le confusionnisme à gauche se limitait à Hollande, les choses seraient bien plus simples et rapides à régler. Elles le seraient d’ailleurs probablement déjà. Malheureusement le problème est nettement plus profond que cela. C’est à minima toute la « génération Mitterrand » qui est contaminée par l’attrait aux thèses néolibérales. Pire encore, il ne s’agit pas que d’un problème de personnes mais d’un effet de système. C’est l’idéologie même du P.S. qui a changé et qui a fait changer tout le paradigme de la gauche, entrainant dans son sillage presque toute la classe politique « progressiste », même parmi la plus soit-disant radicale, au cours des dernières décennies.

      Comment se fait-il par exemple qu’un parti dont le sigle proclame son anticapitalisme fasse de la défense de l’emploi l’un de ses sujets centraux, comme si l’emploi n’était pas le mode spécifiquement capitaliste d’organisation du travail? Mon hypothèse personnelle est que le NPA ne peut pas se permettre d’un point de vue communicationnel de se mettre en rupture totale avec le discours dominant sous peine d’être encore plus marginalisé qu’il ne l’est déjà. Il doit donc, bon gré mal gré, porter un discours positif sur l’emploi, comme tout le monde. Et que pourrait-on raconter à tous ces ouvriers et employés licenciés du jour au lendemain, et à qui la société toute entière a inculqué depuis fort longtemps des notions comme le mérite, le travail comme valeur morale, etc? Comment déconstruit-on des siècles d’un tel bourrage de crâne?

      Dans le même ordre d’idées, à la question posée dans le billet, je répondrais par une autre question: Pourquoi faudrait-il un réseau d’économistes « de gauche » en France et en Belgique? D’ailleurs n’existe-t-il pas déjà au moins en germe dans une organisation telle que celle des économistes atterrés? Et pour quel résultat? Ces gens si apparemment disposés à remettre en cause le capitalisme (quoi que, pas tous, loin de là) ne le font jamais qu’en surface sans remettre en cause ses mécanismes les plus fondamentaux: Le productivisme et consumérisme, par exemple. Il ne s’agit jamais pour eux, en fin de compte, que d’aménager le capitalisme pour le rendre un peu moins douloureux. Or on serait en droit d’attendre mieux que ce genre de soins palliatifs, parce qu’il ne s’agit que de ça, avec le résultat qu’on peut d’ors et déjà prédire: La continuation du même à quelques amendements près, jusqu’à la destruction pure et simple de l’humanité.

    2. Quelle chance nous avons, que Houellebecq écrive en français, ça nous donne de l’avance dans la critique du capitalisme. J’avoue ne pas comprendre, comment on peut ranger cet auteur à droite : il est la critique la plus acerbe du capitalisme et de la religion qui soit… (et il ne faut pas écouter ce qu’il dit !)

      « La possibilité d’une île » est un livre marque à vie, un peu comme « le meilleur des mondes » ou « 1984 », vous ne l’oublierez jamais ! J’espère qu’on le donne à lire à l’école…

  4. Gouvernement d’Islande, 2017. (Traduction grâce à deepl.com):

    ACCORD
    entre le Parti progressiste, le Parti de l’indépendance et le Mouvement vert de gauche sur la collaboration au sein d’un gouvernement de coalition et le renforcement des capacités de l’Althingi [ = Parlement].

    INTRODUCTION
    ——
    Au sein du nouveau gouvernement, les partis politiques de gauche à droite ont l’intention d’établir un nouveau ton, de concentrer leurs énergies sur des projets clés qui feront de l’Islande un pays de premier plan et de prendre des mesures qui feront de ce pays un endroit où il fait bon vivre pour petits et grands.
    La situation en Islande en ce qui concerne les questions sociales est à bien des égards inhabituelle. Si l’équilibre des finances publiques a été atteint, il reste des défis urgents à relever dans les structures fondamentales de la société. En termes de moyennes nationales, la situation financière des gens s’est rapidement améliorée ces dernières années, mais il est important de maintenir l’équilibre et de s’assurer que tous les habitants de ce pays ont les mêmes chances.
    Nous devons viser la stabilité à long terme, avec une plus grande transparence dans l’économie et dans l’ensemble de l’administration publique, afin de renforcer la confiance du public dans la manière dont les entreprises, le secteur financier, la politique et les institutions sociales sont gérés. De nombreux succès ont été obtenus depuis l’effondrement économique, mais la réconciliation sociale que la nation réclame depuis longtemps ne s’est pas encore concrétisée. Nous devons travailler dans ce sens. Dans le même temps, nous devons réagir aux changements rapides et aux nouvelles attitudes sociales dans de nombreux domaines, ainsi q’aux inégalités et aux troubles mondiaux.
    L’Islande peut faire entendre sa voix sur la scène internationale en étant un modèle en matière d’égalité entre les sexes (où il y a encore place à l’amélioration), en se fixant des objectifs ambitieux dans la lutte contre le changement climatique, en protégeant ses paysages naturels intacts et en prenant soin de l’environnement naturel et de la faune. Le développement durable doit être notre principe directeur lorsque nous prenons des décisions, conformément à nos obligations internationales et aux objectifs que nous nous sommes engagés à respecter.
    Une consultation plus large et une communication plus efficace doivent sous-tendre toute planification à long terme. La collaboration entre les partis au sein de l’Althingi (parlement) doit être renforcée ; l’Althingi lui-même doit être rendu plus indépendant et son cadre procédural, son soutien professionnel et son statut doivent être améliorés. Une consultation plus approfondie du marché du travail doit être mise en place afin de renforcer la société dans le plus grand nombre de domaines possible. Enfin, la concertation avec les autorités locales et le soutien aux municipalités concernant le renforcement des infrastructures, le développement régional et les relations financières doivent être renforcés.
    Des circonstances inhabituelles exigent un changement d’approche, avec une administration plus ouverte, plus transparente et plus respectueuse des projets auxquels nous participons. C’est la volonté des parties qui s’engagent maintenant dans une collaboration au sein d’un gouvernement de coalition et le renforcement de la capacité de l’Althingi à relever ces défis d’une nouvelle manière dans l’intérêt du peuple de ce pays, notamment en prenant des mesures délibérées pour renforcer l’Althingi et accroître son influence.

    RENFORCER LA CAPACITÉ DE L’ALTHINGI
    ——
    Les fonctions législatives, budgétaires et de contrôle de l’Althingi seront renforcées au cours de cette législature par un soutien supplémentaire aux travaux de ses commissions et à ceux des partis représentés au Parlement. En outre, le gouvernement vise à lancer un nombre considérable de projets par le biais d’une approche consensuelle (non spécifique à un parti), garantissant ainsi, dans une plus large mesure que cela n’a souvent été le cas, que les compétences, les connaissances et la polyvalence des ressources humaines dont dispose l’Althingi seront utilisées au service de l’Islande et de son peuple, quels que soient les partis au pouvoir ou dans l’opposition à un moment donné. Au début du mandat de ce gouvernement, des groupes de travail dont les membres seront issus de tous les partis politiques seront nommés, en consultation avec les ministres concernés, pour travailler sur des questions telles que la création d’un parc national à l’intérieur du pays, une politique sur l’innovation, l’élaboration d’indicateurs pour mesurer la prospérité économique et la qualité de vie, une politique énergétique, la constitution, l’application et la révision des lois sur les ressortissants étrangers et un  » comité futur  » pour relever les défis et les possibilités associés aux changements technologiques.
    Nous devons parvenir à un consensus sur la structure future du système financier. Un livre blanc sur une vision future du système financier islandais sera soumis à l’Althingi pour discussion avant que des décisions ne soient prises sur la politique du système financier.
    Les principales priorités du gouvernement, qui sont interdépendantes et se soutiennent mutuellement, peuvent être regroupées sous les rubriques suivantes :
    – Une société forte
    – Une économie vigoureuse
    – Environnement et climat
    – Innovation et recherche
    – Égalité des chances
    – Démocratie et transparence
    – Affaires internationales

    UNE SOCIÉTÉ FORTE
    ——
    Soins de santé
    Le système de soins de santé de l’Islande devrait se comparer aux meilleurs au monde. Toutes les personnes en Islande devraient avoir accès à des services de qualité, quels que soient leur situation financière et leur lieu de résidence.
    Le gouvernement élaborera une politique de santé globale pour l’Islande, en tenant compte des besoins de tous les habitants du pays et en définissant mieux le rôle des différents aspects des services de santé et leur interdépendance. Les objectifs en matière de soins de santé et les moyens de les atteindre seront définis en collaboration avec la profession et la Direction de la santé publique, l’objectif étant de promouvoir une bonne santé publique et de créer un environnement de travail attractif pour les travailleurs de la santé. Les cliniques de soins de santé primaires bénéficieront d’un soutien accru en tant que première destination pour ceux qui utilisent le service. Les travaux de construction d’un nouveau centre de traitement à Landspítalinn (hôpital national et universitaire) commenceront l’été prochain.
    L’innovation dans le domaine des soins de santé bénéficiera d’un soutien supplémentaire afin que l’Islande soit au premier rang et adopte l’utilisation des dernières technologies dans ce domaine, par exemple pour le télétraitement.
    Le gouvernement a l’intention de réduire la participation des patients aux coûts du service de soins de santé dans le but de le rendre plus transparent et efficace. Dans ce contexte, les résultats produits par le système actuel doivent être examinés pour les patients les plus gravement malades, en même temps que les questions non couvertes par le système actuel, comme les frais de déplacement et d’entretien et le coût des soins dentaires et des services psychologiques.
    Un programme de santé mentale jusqu’en 2020 sera financé et lancé. Les services de santé mentale dans les cliniques de soins de santé primaires et les hôpitaux du pays seront renforcés et le financement du service psychiatrique d’urgence et du service psychiatrique pour enfants et adolescents de Landspítalinn sera assuré afin de couvrir leurs coûts opérationnels. Les services de santé dans les écoles secondaires supérieures seront élargis, l’accent étant mis sur la santé mentale.
    Le gouvernement accordera une priorité particulière aux mesures préventives et à la santé pour tous, y compris dans le système éducatif et le système de santé, ainsi qu’au soutien du sport, aux activités des jeunes et au travail des personnes âgées. L’utilisation d’incitations économiques pour promouvoir la santé pour tous sera examinée.
    Le manque de places dans les maisons de soins infirmiers a accru la pression sur les hôpitaux et réduit la qualité de vie des personnes âgées. Il est clair qu’il y a un besoin important de développement des foyers de soins au cours des cinq prochaines années. Une importante campagne de développement dans ce domaine sera lancée et cela se reflétera dans les projections budgétaires du gouvernement. Une partie du Fonds national proposé pourrait être utilisée à cette fin. Une attention particulière sera également accordée à l’amélioration du fonctionnement des foyers de soins et à d’autres aspects des services, y compris les soins infirmiers à domicile, les activités physiques quotidiennes et la réadaptation.
    Enseignement et recherche
    Un système éducatif efficace est une condition préalable au progrès, et le gouvernement propose de lancer une vaste campagne dans ce domaine. La pensée créative et critique, l’alphabétisation et la participation à la société démocratique continueront d’être le fondement du système scolaire islandais. Une grande priorité sera accordée à l’amélioration de l’enseignement en Islande, avec pour principe directeur l’intérêt des élèves et de la société dans son ensemble. L’innovation et le développement doivent être soutenus à tous les niveaux du système éducatif, car l’éducation sera un élément central de l’innovation à l’avenir.
    Il est important de promouvoir la reconnaissance et le respect du travail accompli par les enseignants, d’accroître leur indépendance professionnelle et de se concentrer sur le développement institutionnel à tous les niveaux du système éducatif. La pénurie d’enseignants doit être abordée conjointement par le gouvernement central, le gouvernement local et les syndicats.
    L’objectif du gouvernement est de garantir aux établissements d’enseignement secondaire supérieur la liberté et les ressources financières nécessaires pour adopter leurs propres politiques dans le cadre de la loi sur l’enseignement secondaire supérieur et d’examiner les avantages de permettre aux élèves de passer d’un niveau du système scolaire à l’autre à leur propre rythme plutôt que selon leur âge.
    Le gouvernement a l’intention d’accorder une attention particulière à l’éducation artistique et à l’acquisition de compétences techniques supplémentaires dans le but de rendre la société islandaise plus compétitive par rapport à la concurrence internationale. Un soutien supplémentaire sera également apporté aux études dans le domaine de l’artisanat et des métiers industriels ainsi qu’à la formation pratique et professionnelle afin de favoriser la diversité et une société plus forte fondée sur un éventail plus large de compétences.
    L’un des principaux objectifs du gouvernement est d’assurer l’égalité d’accès à l’éducation, quel que soit l’endroit où les gens vivent et leur situation dans d’autres domaines. La législation sur l’enseignement secondaire supérieur et supérieur doit être révisée et un cadre clair doit être établi pour les activités des établissements d’enseignement et la collaboration avec le secteur privé.
    L’objectif est que l’Islande atteigne la moyenne de l’OCDE en ce qui concerne le financement de l’enseignement universitaire en 2020 et la moyenne nordique d’ici 2025, conformément aux projections du Conseil scientifique et technologique ; cela revêtira une grande importance pour l’enseignement et la recherche dans les universités du pays. On s’efforcera de résoudre les problèmes d’adaptation de l’Académie islandaise des arts au cours de la législature. Un financement sera alloué pour un plan d’action sur les technologies de la langue afin de garantir que l’islandais soit utilisable dans la cybersphère.
    Une refonte du système de prêts étudiants sera entreprise en collaboration avec les mouvements étudiants, l’accent étant mis sur l’égalité des droits à l’éducation, l’efficacité et un système de bourses d’études basé sur le modèle nordique.

    Développement régional
    L’une des conditions préalables fondamentales au bon fonctionnement d’une société est la sécurité du logement, indépendamment de la situation financière des personnes ou de leur lieu de résidence dans le pays. L’un des facteurs les plus importants pour y parvenir est de veiller à ce que la gestion de l’économie favorise une baisse continue des taux d’intérêt. Le gouvernement entend user de son influence pour mettre en œuvre des réformes visant à stimuler le marché immobilier et à le rendre plus stable. Les différents défis posés par le logement dans différentes régions du pays seront examinés, ainsi que les problèmes hérités du passé. Des mesures doivent être prises pour garantir qu’à tout moment, des analyses et des statistiques sur l’offre et la demande de logements soient disponibles, en fonction des tendances démographiques et des aléas de la planification.
    Les locations à court terme de logements résidentiels destinés aux touristes se sont fortement développées au cours des dernières années, ce qui a eu un impact significatif sur le marché immobilier dans de nombreuses régions d’Islande. Des règles plus claires sur ces locations doivent être fixées, en collaboration avec les autorités locales et l’industrie touristique, et le contrôle des opérations non autorisées doit être renforcé. La possibilité d’accorder aux autorités locales des pouvoirs accrus pour contrôler le marché locatif doit également être examinée.
    Un meilleur accès du grand public à un logement sûr doit être obtenu en renforçant les systèmes de soutien et en adoptant des politiques coordonnées sur le développement de l’aide sociale au logement, une plus grande transparence sur le marché locatif et une meilleure information sur le logement.
    Le gouvernement prendra des mesures pour abaisser le seuil auquel sont confrontés les jeunes et les personnes aux moyens limités pour accéder au marché du logement. À cette fin, les systèmes de soutien public seront revus de manière à ce que le soutien profite principalement aux personnes appartenant à ces catégories. La possibilité d’utiliser l’épargne-pension à cette fin sera notamment examinée.
    L’augmentation du nombre de terrains à bâtir et les prélèvements sur les nouveaux bâtiments feront l’objet de négociations entre le gouvernement central et les autorités locales sur les bases de revenus et le financement, de même qu’un examen de la structure administrative applicable aux activités de construction. Le soutien sous forme de subventions d’établissement de la part de l’État aux associations de location à but non lucratif fonctionnant sur une base sociale doit être poursuivi.
    Le gouvernement prendra des mesures délibérées au cours de la législature en vue d’abolir l’indexation des hypothèques ; en même temps, des mesures compensatoires seront prises pour préserver les possibilités offertes aux jeunes et aux personnes aux moyens limités d’acquérir une propriété. Une priorité particulière sera accordée au maintien de la stabilité économique. De plus, le gouvernement a l’intention de créer des mesures incitatives et de soutien pour permettre aux ménages qui le désirent de convertir des prêts hypothécaires indexés en prêts non indexés.
    Les prix de l’immobilier sont l’une des composantes de l’indice des prix à la consommation en Islande, et la forte hausse des prix de l’immobilier au cours des dernières années a donc eu pour conséquence que le principal des prêts hypothécaires indexés a augmenté beaucoup plus rapidement qu’il ne l’aurait fait autrement. Le gouvernement entreprendra un examen de la façon dont les biens immobiliers peuvent être retirés de la base de calcul de l’indice des prix à la consommation.

    Transports et télécommunications
    Partout au pays, il y a des aspects de l’infrastructure civile qui exigent une attention urgente. On en trouve des exemples dans les structures de transport, les télécommunications, les systèmes de services publics et autres travaux publics. Dans les années à venir, il sera possible d’utiliser les revenus des actifs de l’État pour de tels projets, ce qui permettra d’assurer une infrastructure fiable, condition préalable à une activité économique saine dans toutes les régions.
    Le gouvernement a l’intention d’accélérer le développement du réseau routier et des autres infrastructures de transport, tant sous la forme de nouveaux projets de construction que de travaux d’entretien. Lors du choix des priorités concernant le réseau routier, une attention particulière sera accordée aux différences de niveaux d’équipement entre les différentes régions, aux besoins de l’industrie touristique et aux considérations de sécurité. On s’efforcera de rendre les vols intérieurs plus attrayants sur le plan économique pour les résidents des régions rurales. Le développement des transports publics dans toutes les régions du pays doit se poursuivre et un soutien sera apporté au système de transport à grande vitesse proposé dans la zone métropolitaine, en collaboration avec l’Association des municipalités de la zone métropolitaine. D’autres installations doivent être aménagées pour les piétons et les cyclistes dans les zones urbaines. La possibilité d’ouvrir davantage de points d’entrée internationaux dans le pays doit être envisagée, afin d’augmenter le nombre de régions locales qui peuvent bénéficier du tourisme.
    L’installation de câbles à fibres optiques dans toute l’Islande sera achevée en 2020, ce qui permettra d’améliorer la qualité de vie et de créer des emplois. Le gouvernement souhaite vivement que l’Islande reste en première ligne en matière de télécommunications et d’informatique et considère comme une priorité une collaboration plus étroite avec les télécommunications pour le développement des infrastructures de base dans ce domaine.

    Application de la loi
    Une application efficace de la loi est l’une des conditions nécessaires pour assurer la sécurité des citoyens. Un projet de nouveau plan d’application de la loi pour l’Islande a été élaboré, qui traite des niveaux de sécurité, des niveaux de service, des besoins en personnel et des allocations financières. Ce plan doit être achevé et les travaux doivent se dérouler conformément à celui-ci. L’augmentation du nombre de touristes rend nécessaire une augmentation des allocations financières, et l’application de la loi dans les zones centrales inhabitées du pays doit être renforcée pendant la saison touristique la plus chargée. Les garde-côtes islandais doivent se voir garantir un financement suffisant pour pouvoir mener à bien leur mission.
    La politique des peines sévères pour l’usage de drogue devrait être abandonnée, tandis que le soutien aux mesures de lutte contre le trafic de drogue et l’importation et la production de drogue doit être renforcé. Il faut garantir aux toxicomanes un traitement approprié grâce à la collaboration entre le système judiciaire, les services sociaux et les services de santé.

    Culture, industries créatives et sport
    L’accès aux équipements culturels est un élément important de la vie dans une société libre. Par conséquent, il est important que toutes les personnes en Islande puissent jouir de la culture et des arts et participer aux activités dans ces domaines. Le rôle des pouvoirs publics est de créer les conditions d’épanouissement de la diversité, de la créativité et de l’initiative dans le domaine des arts et de la culture du patrimoine culturel des peuples. Un plan d’action en la matière sera élaboré sur la base de la politique culturelle approuvée.
    Une attention particulière sera accordée pendant le mandat électoral au soutien des activités des trois principaux musées islandais. Dans ce cadre, le Muséum d’histoire naturelle d’Islande bénéficiera d’une subvention pour l’inauguration d’une exposition de ses collections, et la conception d’un bâtiment pour un nouveau musée sera prévue dans le budget sur cinq ans.
    Il sera envisagé de modifier les taxes sur la musique et les publications en islandais et dans les médias. La première étape sera l’abolition de la TVA sur les livres. Des indicateurs économiques seront établis pour la culture, les arts et les professions créatives. Les travaux se poursuivront pour soutenir les professions créatives en tant que secteur de plus en plus important de l’économie islandaise.
    Les redevances perçues par les associations reconnues de titulaires de droits de propriété intellectuelle seront imposées en tant que revenus d’investissement (revenus du capital). Le travail se poursuivra sur le soutien des fonds qui soutiennent les artistes avec des salaires honorifiques et des subventions pour des projets particuliers.
    Le sport et le travail social des jeunes jouent un rôle important dans une communauté prospère et saine. Le travail avec les ONG dans ce domaine se poursuivra, en vue de développer le travail au niveau local et d’obtenir le soutien de personnes très performantes. Des travaux seront entrepris, en collaboration avec la ville de Reykjavík et le mouvement sportif, en vue de la construction d’un stade sportif national à Laugardalur (Reykjavík).  

    UNE ÉCONOMIE VIGOUREUSE
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    La force économique est à la base de la stabilité sociale, de la prospérité et de la qualité de vie à long terme. Le gouvernement s’attachera en priorité à ce que les finances publiques reposent sur des bases saines qui permettront de s’engager dans l’investissement et le développement et de transmettre ainsi les choses dans de bonnes conditions pour les générations futures à construire. Le Comité chargé de l’examen de la politique monétaire devrait achever ses travaux, après quoi les modifications nécessaires seront apportées au cadre de la politique monétaire.
    Le gouvernement accorde la priorité au maintien de la diversité de la vie économique et à la préparation de l’Islande à relever les défis et à tirer parti des possibilités offertes par les changements technologiques toujours plus rapides. Celles-ci s’accompagneront de nouvelles exigences en matière de formation et de compétences du personnel et imposent de maintenir un environnement qui encourage l’innovation dans tous les domaines, y compris dans les professions et métiers d’État et les professions établies de longue date.
    Un fonds souverain sera créé pour détenir les revenus tirés des ressources naturelles du pays, en commençant par les ressources énergétiques naturelles. Le rôle du fonds sera de renforcer la capacité de faire face à des chocs économiques importants. Une partie délimitée des avoirs du fonds servira à stimuler l’innovation et à soutenir la croissance et le développement des entreprises en démarrage. Cela jettera les bases du développement d’emplois nouveaux et bien rémunérés à l’avenir. De plus, une partie du fonds servira à financer une campagne visant à agrandir les foyers de soins pour personnes âgées.

    Le marché du travail
    Le gouvernement lancera un effort coordonné impliquant les partenaires sociaux pour s’assurer que les conventions collectives apporteront des gains réels aux salariés et à la société dans son ensemble. La paix sur le marché du travail est une condition nécessaire pour pouvoir travailler à la stabilité et à l’équilibre des prix, créant ainsi les conditions économiques nécessaires à des taux d’intérêt plus bas et à un niveau de vie amélioré. Le gouvernement entend travailler avec les partenaires sociaux pour s’assurer que
    un marché du travail responsable. Des dispositions sur la responsabilité en chaîne couvrant les sous-traitants dans toute une série de professions doivent être introduites ; les travaux doivent se poursuivre pour supprimer l’écart de rémunération entre les sexes et lutter contre le dumping social, la traite des êtres humains et la pratique des entreprises qui changent de numéro d’identification, et des mesures doivent être prises pour assurer un contrôle plus efficace de la sécurité et de la santé au travail.

    Fiscalité
    Les hausses salariales de ces dernières années, conjuguées à l’augmentation des cotisations patronales aux régimes de retraite et à un taux de change plus élevé, ont réduit la compétitivité des entreprises islandaises, en particulier dans les industries exportatrices. Il est vital que le gouvernement et le marché du travail cherchent des moyens d’améliorer la position concurrentielle des industries islandaises tout en continuant d’améliorer les salaires et les conditions de travail du grand public dans le cadre des négociations de conventions collectives qui s’annoncent. Afin de favoriser un résultat positif, le gouvernement a l’intention d’accorder la priorité à la réduction du taux réduit de l’impôt sur le revenu. La réduction de la taxe d’assurance sociale pendant la période électorale sera également l’une de ses priorités.
    La priorité absolue pendant la période électorale sera de maintenir la stabilité économique et de veiller à ce que les mesures prises concernant le marché du travail se traduisent par des gains réels en termes de salaires et de conditions. C’est pourquoi le calendrier et la mise en œuvre des mesures visant à atteindre les objectifs susmentionnés dépendront de l’issue globale des négociations collectives au cours des deux prochaines années.
    L’impôt sur le revenu des investissements sera porté à 22 % au début de la législature dans le but de rendre le régime fiscal plus équitable, quelle que soit la source des revenus. Simultanément, l’assiette fiscale des revenus de placement sera revue.
    En vue d’améliorer la position concurrentielle internationale de l’Islande, le gouvernement réévaluera les modalités de remboursement des frais de recherche et de développement afin de supprimer le plafond qui s’applique à ces remboursements.
    L’augmentation prévue de la TVA sur les services touristiques sera abandonnée, tandis que d’autres types de taxes seront examinés en consultation avec l’industrie touristique, y compris la possibilité d’imposer aux visiteurs du pays des frais à l’arrivée ou au départ.
    La perception du droit d’occupation de nuit facturé aux touristes passera aux autorités locales pendant la période électorale dans le cadre des arrangements négociés entre le gouvernement central et les autorités locales sur la révision des assiettes fiscales. Les frais seront modifiés ; au lieu d’un tarif forfaitaire, il s’agira d’une proportion du tarif facturé à l’hôte.
    Une attention particulière sera accordée aux modifications des taux d’imposition de la musique, des imprimés islandais et des médias. La première étape dans cette direction sera l’abolition de la TVA sur les livres. Les redevances perçues par les associations reconnues de titulaires de droits de propriété intellectuelle seront imposées en tant que revenus d’investissement.
    Le moment est venu de procéder à un réexamen complet des prélèvements imposés sur les transports, à savoir les « taxes vertes » et les allégements fiscaux, afin de les mettre en conformité avec les objectifs concernant les mesures relatives au changement climatique. La taxe carbone sera augmentée de 50% dès le début de la législature, puis encore plus dans les années à venir, conformément au programme d’action sur le changement climatique prévu. Le nombre d’exonérations de la taxe carbone accordées sera réduit.
    Des ressources supplémentaires seront allouées aux enquêtes fiscales dans le cadre de l’effort impliquant les partenaires sociaux pour parvenir à un marché du travail plus responsable. La collaboration internationale contre l’évasion fiscale doit rester une priorité, l’Islande étant au premier rang des pays qui font pression pour l’abolition des paradis fiscaux.

    Agriculture
    L’Islande devrait être un chef de file dans la production de produits agricoles sains. L’accent sera mis sur l’innovation et le développement de produits afin de soutenir des communautés rurales viables, de stimuler la création de valeur et d’exploiter les possibilités offertes par l’intérêt pour la culture alimentaire, avec comme principes directeurs la durabilité et la qualité.
    L’objectif principal est que l’agriculture islandaise soit durable et que la protection de ses stocks animaux soit garantie. L’une des premières tâches du gouvernement sera de répondre aux problèmes auxquels sont confrontés les éleveurs d’ovins à court et à long terme. Parallèlement à une nouvelle « génération » d’accords agricoles, des accords spéciaux d’adaptation seront introduits pour couvrir de nouvelles activités dans les zones rurales. Cela ouvrira la voie à la création de nouvelles activités agricoles ou à l’installation d’agriculteurs dans d’autres professions. Les accords d’adaptation de ce type couvrant les changements d’activités agricoles seront d’une durée limitée et seront soumis à des conditions concernant la stabilité du domicile régional, la création de valeur et l’occupation des unités agricoles en question, et ils contribueront à l’innovation, à la protection de l’environnement naturel et aux nouvelles orientations de la recherche et de la formation.
    La stabilité de la production, l’efficacité du suivi et l’innovation sont des conditions préalables pour que le secteur agricole puisse tirer parti des opportunités que l’avenir lui réserve. Le gouvernement entend faire davantage pour garantir le droit du consommateur à l’information sur l’origine des produits, les méthodes de production, l’utilisation des médicaments et l’impact environnemental de l’agriculture.
    Le gouvernement prendra des mesures pour développer encore davantage la bioéconomie, pour promouvoir des solutions  » vertes  » et des moyens de réduire l’impact environnemental de la production alimentaire par le biais d’incitations et de soutien visant, entre autres, à rendre le secteur agricole neutre en carbone. Un soutien particulier doit être accordé à l’agriculture biologique.

    Pêche
    Le secteur islandais de la pêche occupe une place très importante dans la comparaison internationale en raison de l’importance accordée à l’utilisation durable des ressources et à la recherche et au développement. Sa compétitivité sur les marchés internationaux doit être assurée, et elle doit également pouvoir continuer à s’engager dans l’innovation et le développement de produits afin d’accroître la valeur de ses produits. En outre, des mesures doivent être prises pour rendre la pêche neutre en carbone, par exemple en intensifiant la recherche sur l’utilisation de sources d’énergie renouvelables pour la flotte de pêche. La recherche marine joue un rôle clé dans l’utilisation durable des ressources de la mer et doit être développée. Lors de la révision de la législation sur les redevances de pêche, l’objectif principal doit être d’assurer à la nation une part équitable des bénéfices tirés de l’utilisation de la ressource et de faire en sorte que la redevance tienne compte de la rentabilité des entreprises de pêche. Les redevances sur les ressources devraient être, d’une part, le paiement de l’accès à une ressource limitée et, d’autre part, le paiement d’une partie des bénéfices réalisés grâce à son utilisation.
    Il est important de soutenir les villages de pêcheurs et de maintenir une variété d’options dans leurs possibilités de croissance afin d’assurer leur viabilité économique. L’arrangement concernant les permis de capture administrés par l’État, y compris ceux qui s’appliquent à la pêche côtière, doit être évalué en vue de mieux assurer la stabilité de la population des districts ruraux et les possibilités offertes aux nouveaux venus dans
    l’industrie.
    La pisciculture est une industrie en expansion qui offre des possibilités d’emploi, mais elle doit être développée avec la plus grande prudence et conformément aux avis scientifiques afin de ne pas mettre en péril la diversité biologique. Au fur et à mesure de la croissance de l’industrie, des mesures doivent être prises pour assurer les études et le suivi nécessaires de l’impact sur le milieu de vie, et l’arrangement futur concernant les droits de licence doit également être discuté.

    Tourisme
    Une politique touristique à long terme sera définie en collaboration avec les acteurs de l’industrie touristique et dans une perspective de durabilité. Du point de vue de la protection de l’environnement et de l’activité économique régionale, il est souhaitable que le flux de touristes vers l’Islande soit mieux réparti sur l’ensemble du pays. Les autorités régionales de commercialisation doivent être soutenues. La priorité sera donnée à l’identification des limites de capacité en ce qui concerne l’environnement naturel, la communauté locale et l’économie. Il convient d’évaluer la nécessité d’un contrôle d’accès aux attractions touristiques qui appartiennent à l’État ou à l’administration publique, ainsi que la nécessité d’utiliser des déclarations de statut d’aire protégée pour réduire la pression sur les sites vulnérables. Les travaux déjà entamés pour résoudre les conflits d’intérêts entre l’industrie du tourisme et les lois régissant le droit à l’accès à la terre doivent être menés à terme.
    Un soutien substantiel sera apporté aux études et aux travaux d’analyse sur le tourisme et sur la mise en place d’infrastructures et le travail des gardiens. Il faut veiller à ce que le développement de l’industrie touristique n’entraîne pas la perte de l’attrait des destinations touristiques populaires et à ce que certaines régions continuent d’être largement dépourvues de population, tant pour protéger l’environnement naturel que pour offrir une expérience spéciale aux visiteurs.
    L’augmentation prévue de la TVA sur le tourisme sera abandonnée et d’autres types de taxes seront examinés en consultation avec l’industrie touristique, y compris la possibilité d’imposer des frais aux visiteurs du pays à leur arrivée ou à leur départ. Une politique des propriétaires sera élaborée pour ISAVIA.
    Le système financier
    Le système financier doit être solide et servir la société de manière équitable et efficace. Le niveau de propriété publique des entreprises financières en Islande est le plus élevé d’Europe, et le gouvernement cherche des moyens de le réduire. Il est néanmoins clair que l’État sera un investisseur de premier plan dans au moins une des institutions financières qui jouent un rôle important dans le système global.
    Un livre blanc exposant une vision future du système financier islandais sera soumis à l’Althingi pour discussion avant que toute décision influençant la politique du système financier ne soit prise.
    L’objectif principal des travaux sur le livre blanc sera de stimuler la confiance dans le marché financier islandais et d’accroître la transparence et la stabilité financière. Même si d’importantes réformes ont été apportées à l’environnement juridique des entreprises financières, de nouvelles améliorations sont nécessaires. La propriété des institutions financières qui jouent un rôle clé dans le système doit être transparente. Le gouvernement souhaite que les travaux visant à accroître l’efficience du système financier se poursuivent dans le but de réduire les coûts pour les consommateurs. Il est important de réduire les risques associés à des aspects non liés des activités des entreprises financières. Pendant l’élaboration d’un futur arrangement, une attention particulière devrait être accordée à l’expérience acquise dans d’autres petites économies ouvertes et dans les autres pays nordiques.

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    ENVIRONNEMENT ET CLIMAT
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    Questions climatiques
    Dans sa politique climatique, l’Islande est guidée par l’objectif de l’Accord de Paris de 2015 de limiter l’augmentation moyenne de la température de l’atmosphère terrestre à 1,5°C par rapport au niveau de référence. L’objectif principal de la politique climatique du gouvernement est d’éviter les effets négatifs du changement climatique sur la vie marine. Dans aucune autre partie du monde, la température n’a augmenté autant que dans l’Arctique. Il incombe donc à l’Islande de mener des études plus approfondies sur l’acidification des océans en collaboration avec le milieu universitaire et l’industrie de la pêche. En outre, l’Islande est tenue de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2030, par rapport au niveau de 1990.
    Le gouvernement souhaite aller plus loin que ce qui est envisagé dans l’accord de Paris et viser à avoir une Islande neutre en carbone d’ici 2040 au plus tard. L’objectif est d’y parvenir en réduisant de manière permanente les émissions de gaz à effet de serre et en modifiant l’utilisation des sols conformément aux normes internationalement reconnues et en intégrant des approches qui tiennent compte de l’écologie et de la planification locales. Un soutien sera apporté aux secteurs industriels, aux entreprises individuelles, aux institutions et aux autorités locales dans leurs efforts pour se fixer des objectifs en matière de changement climatique. Le gouvernement vise à faire évaluer tous les grands projets publics en fonction de leur impact sur les objectifs de la politique climatique. Les concessions pour les nouveaux projets d’investissement seront subordonnées à la condition que les projets aient été évalués du point de vue de leur impact sur le climat et de leur conformité avec les engagements internationaux de l’Islande en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’accent sera mis sur la participation de tous les acteurs de la société et du grand public à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et un soutien sera apporté à l’innovation dans ce domaine.
    Un conseil sur le climat sera créé et un plan d’action sur la réduction des émissions sera élaboré, assorti d’un calendrier, et financé. Le plan d’action comprendra des objectifs concernant les transports et la proportion de véhicules alimentés par des carburants respectueux de l’environnement par rapport au nombre total de véhicules en Islande, l’utilisation de ces carburants et leur utilisation.
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    dans le commerce et l’industrie, l’introduction de conventions internationales sur la protection des océans, l’adoption de mesures écologiques dans les opérations de l’État et la création d’un Fonds pour le climat, et des mesures seront prises pour interdire l’utilisation du pétrole lourd dans les navires à l’intérieur de la zone économique de l’Islande.
    Une collaboration sera établie avec les éleveurs d’ovins en vue de neutraliser les émissions de carbone provenant de l’élevage ovin, conformément à un plan d’action. D’autres secteurs de production seront invités à collaborer à des projets comparables.

    Questions environnementales et ressources naturelles
    Un parc national sera créé dans la région des hauts plateaux du centre du pays, en consultation avec un comité composé de membres de tous les partis politiques, du Ministère de l’environnement et des ressources naturelles, des autorités locales, des associations de protection de la nature et de vie en plein air et d’autres acteurs. La possibilité de créer des parcs nationaux dans d’autres régions sera également examinée.
    L’un des projets prioritaires de ce gouvernement sera d’utiliser l’énergie déjà exploitée en Islande de la manière la plus efficace économiquement possible. À cette fin, des mesures doivent être prises pour rendre le réseau de transport et de distribution de l’électricité plus fiable, pour mieux relier les régions clés et pour assurer la sécurité de l’approvisionnement en électricité dans toutes les régions du pays. La mesure dans laquelle les câbles de mise à la terre pourraient être utilisés de manière économique dans ces connexions devrait être étudiée. Aucune ligne électrique ne sera construite dans la région des hautes terres centrales.
    Le traitement par le secteur administratif des décisions relatives à la construction des lignes électriques a pris beaucoup de temps pour diverses raisons. Il est important d’accélérer ce processus dans la mesure du possible, conformément à la législation en vigueur, par exemple en renforçant le Comité d’appel des questions environnementales et des ressources naturelles. En outre, le gouvernement est d’accord sur la nécessité de revoir, au cours de la première moitié de la législature, les dispositions relatives à l’accès des ONG aux décisions en matière d’environnement afin de garantir ce droit dès les premières étapes de la procédure d’autorisation, ce qui permettrait un traitement plus rapide et plus sûr des licences sans pour autant réduire ce droit. En outre, les obligations internationales de l’Islande au titre de l’accord d’Aarhus doivent être mises en œuvre.
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    Une législation doit être promulguée sur les parcs éoliens et des travaux doivent être entrepris avec les autorités locales sur les lignes directrices concernant les décisions de planification et d’autorisation.
    Une politique énergétique à long terme sera adoptée pendant la période électorale en consultation avec tous les partis représentés dans l’Althingi. La politique sera fondée sur les besoins énergétiques prévus à long terme, en tenant compte des intentions du gouvernement en ce qui concerne, par exemple, l’approvisionnement du public et des industries. Une « politique du propriétaire » pour Landsvirkjun tiendra compte de la politique énergétique.
    Une priorité particulière sera accordée à l’octroi du statut d' »aire protégée » aux sites identifiés dans le plan directeur pour la protection de la nature et l’utilisation de l’énergie comme appartenant à la catégorie « Protection », ainsi qu’à d’autres aires protégées conformément au plan de conservation de la nature, en tenant compte des plans pour la création d’un parc national dans la région des montagnes centrales. Grâce à la comptabilité des ressources naturelles, il est possible d’avoir une meilleure vue d’ensemble des ressources naturelles de l’Islande et de définir leur utilisation dans une optique de durabilité.
    Une campagne à long terme sera lancée contre l’utilisation de plastique jetable, l’accent étant mis en particulier sur les mesures préventives et sur le nettoyage et l’élimination des polluants plastiques de l’environnement, tant sur terre que sur les plages. Des efforts doivent être faits pour améliorer le traitement des eaux usées, en impliquant le gouvernement central et les autorités locales ; il y a un besoin urgent de travail de développement dans ce domaine.
    La faune islandaise fait partie de l’environnement naturel qui doit être protégé. En outre, l’environnement naturel est le plus grand atout touristique de l’Islande. La législation sur la protection, le bien-être et la chasse des oiseaux et mammifères sauvages doit être révisée.

    L’INNOVATION ET LA RECHERCHE
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    L’innovation et la canalisation de l’ingéniosité sont importantes pour le développement d’une économie à multiples facettes, d’une position concurrentielle forte, de la croissance économique et du bien-être dans tout pays, compte tenu notamment des changements sociétaux auxquels on peut s’attendre en matière d’emploi et d’éducation en raison des changements technologiques rapides. Une partie du Fonds national proposé pourrait servir à appuyer des initiatives dans ce domaine.
    Une politique globale en matière d’innovation doit être élaborée pour l’Islande en collaboration avec les représentants des partis politiques et en étroite consultation avec le secteur privé et le monde universitaire. La consultation sur cette politique doit également impliquer le système éducatif afin d’assurer son intégration dans la vision d’avenir de l’éducation à tous les niveaux, du préscolaire au postsecondaire.
    Le gouvernement appliquera les mesures prévues dans le récent plan d’action élaboré par le Conseil pour la politique scientifique et technologique, parmi lesquelles la mise en place d’un « panneau » sur les infrastructures de recherche. Le gouvernement veillera à ce que les conditions de vie des entrepreneurs et des entreprises en phase de démarrage en Islande soient exceptionnelles. Il est clair que l’environnement de travail de ces entreprises doit être simplifié, avec un système de soutien plus développé et un accès plus facile au financement et aux experts étrangers, et qu’il faut soutenir les tentatives de pénétration des marchés internationaux.
    En vue d’améliorer la position concurrentielle internationale de l’Islande, le gouvernement réévaluera les modalités de remboursement des frais de recherche et de développement en vue de supprimer le plafond qui s’applique à ces remboursements. Un soutien généreux continuera d’être accordé aux fonds de la concurrence, conformément à la politique définie par le Conseil de la politique scientifique et technologique.
    La priorité sera donnée à l’encouragement de l’innovation dans les services publics et l’administration, les services sociaux et les projets visant à atteindre les objectifs en matière de lutte contre le changement climatique. Le cadre et les possibilités de financement collectif seront examinés et les activités du New Business Venture Fund seront examinées à la lumière des recommandations attendues d’un groupe de travail nommé pour l’examiner. Les possibilités qui s’offrent à Promote Iceland (Íslandsstofa) de mieux faire connaître l’Islande en tant que berceau des projets de recherche et de développement seront examinées. Des travaux seront lancés en vue de l’élaboration d’une politique sur les groupements d’entreprises pour l’Islande, dans laquelle les forces des différents secteurs professionnels pourront être mises à profit : celles du système éducatif, des organismes de recherche, du secteur privé, des autorités locales et d’autres acteurs.  

    ÉGALITÉ DES CHANCES
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    L’Islande devrait être un pays d’opportunités pour tous. Pour que cela devienne une réalité, des mesures spéciales doivent être prises pour améliorer la situation de ceux qui se trouvent dans les situations les plus précaires. Une enquête doit être menée sur la situation économique des groupes les moins bien rémunérés de la société islandaise. Les propositions de mesures correctives doivent être faites, appliquées et faire l’objet d’un suivi. Une attention particulière doit être accordée à la situation des enfants qui vivent dans la pauvreté, car ils constituent l’un des groupes les plus vulnérables de la société.

    Égalité entre les sexes
    Le gouvernement considère l’égalité des sexes comme une priorité. L’allongement du congé parental (congé de maternité/paternité après la naissance d’un enfant) et l’augmentation de la rémunération pendant le congé parental figurent parmi les questions à mettre à l’ordre du jour en concertation entre le gouvernement et les partenaires sociaux.
    Des mesures délibérées seront prises pour éradiquer la discrimination salariale fondée sur le sexe. cette fin, il sera nécessaire, entre autres, de mieux faire connaître l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes, par exemple dans les états financiers annuels des entreprises. Il faut veiller à ce que des emplois comparables soient évalués d’une manière comparable, conformément aux exigences imposées aux entreprises par la loi et qui sont censées se refléter dans la nouvelle norme sur l’égalité salariale.
    Le nouveau plan d’action pour l’amélioration du traitement des infractions sexuelles sera appliqué et financé intégralement. Dans le cadre de ce plan, il est prévu de renforcer les mécanismes du système de justice pénale afin d’améliorer la situation des victimes dans le système et d’améliorer et de coordonner les services aux victimes dans tout le pays, notamment dans le système de santé. L’environnement juridique dans lequel les infractions sexuelles sont traitées sera examiné dans le but d’améliorer la situation de ceux qui portent plainte pour des infractions sexuelles. La Convention d’Istanbul sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique sera ratifiée. En outre, le gouvernement fera élaborer, en collaboration avec les autorités locales, un plan d’éradication de la violence sexuelle, notamment dans la cybersphère.
    Le gouvernement vise à placer l’Islande au premier rang en ce qui concerne les questions des personnes LGBTI avec une législation ambitieuse sur l’autodétermination basée sur la sensibilisation aux questions de genre, conformément à la résolution récemment publiée sur les droits humains des personnes intersexuées. La législation devrait prévoir des dispositions permettant aux individus de déterminer leur sexe et leur identité de genre ; leur conscience de genre doit être respectée, les individus doivent jouir du droit au respect de leur personne physique et à l’égalité devant la loi indépendamment de leur orientation sexuelle, de leur conscience de genre, de leurs caractéristiques sexuelles et de l’expression de leur identité sexuelle.

    Questions relatives au bien-être
    Une bonne société est une société qui assure la qualité de vie des enfants. L’Althingi a reconnu la nécessité de combler l’écart entre la fin du congé parental (congé de maternité/paternité après la naissance d’un enfant) et le moment où l’enfant commence l’école maternelle ; l’allongement du congé parental est une contribution importante de l’État à la construction de ce pont. Les dispositions conjointes de l’État, des autorités locales et d’autres acteurs doivent garantir à tous les enfants l’égalité des chances en matière de loisirs et d’activités culturelles. Les dispositions de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant doivent être appliquées, notamment en ce qui concerne l’influence accrue des enfants sur la communauté dans laquelle ils vivent.
    Le montant que les personnes âgées sont autorisées à gagner en travaillant sans réduction de leur pension d’État sera porté à 100 000 ISK à partir de la fin de cette année. Les tarifs des soins dentaires pour les personnes âgées et les bénéficiaires de pensions d’invalidité seront mis à jour afin de réduire les coûts payés par ces groupes.
    Le gouvernement consultera les représentants des bénéficiaires de pensions d’invalidité au sujet des changements à apporter au système de prestations en vue de parvenir à un consensus sur la simplification du système, de s’assurer que les bénéficiaires de pensions d’invalidité ont assez pour vivre et de les mettre dans une meilleure position pour participer à la vie de la collectivité. Dans le cadre de ce processus de consultation, le gouvernement s’entretiendra principalement avec l’Organisation des personnes handicapées.
    Les personnes se trouvant en Islande (Öryrkjabandalagið) et l’Association nationale des personnes présentant une déficience intellectuelle (Þroskahjálp) et viseront à achever l’examen dès que possible. La première étape du gouvernement consistera à organiser l’offre d’emplois à temps partiel dans le secteur public pour les personnes à capacité de travail réduite ; par la suite, il sera important que le secteur privé joue un rôle actif dans ce projet. La situation financière des bénéficiaires d’une pension d’invalidité qui ont des enfants de plus de 18 ans qui poursuivent des études sera renforcée en maintenant inchangées les cotisations de soutien versées au parent pendant les périodes d’études normales.
    La ratification du droit à l’assistance personnelle définie par l’utilisateur, avec amendement de la loi sur les personnes handicapées, doit se poursuivre. La Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées sera mise en œuvre. Des dispositions doivent être introduites dans la loi sur le droit des individus à l’assistance d’interprètes en langue des signes dans la vie quotidienne.
    Jamais auparavant il n’y avait eu autant de réfugiés dans le monde en raison de conflits armés, de persécutions et de catastrophes environnementales. L’Islande apportera sa contribution pour résoudre la crise des réfugiés et accueillera davantage de réfugiés. Les considérations humanitaires et les obligations internationales seront à la base de ces actions et l’importance sera accordée à la qualité et à l’efficacité du traitement des demandes de protection internationale. En outre, la continuité et la cohésion des services seront assurées et une assistance sera fournie à ceux qui bénéficient de cette protection. Un comité interpartis de parlementaires sera chargé d’évaluer l’application de la loi sur les étrangers et, le cas échéant, de réviser cette loi.

    DÉMOCRATIE ET TRANSPARENCE
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    Le gouvernement accorde la priorité à de bonnes méthodes de travail, à une administration ouverte et à la transparence. Tous les efforts seront faits pour rendre disponible et accessible l’information sur les décisions et les procédures qui ont une incidence sur l’intérêt public.
    Le gouvernement a l’intention de poursuivre l’examen complet de la Constitution dans le cadre d’un processus de collaboration faisant intervenir tous les courants d’opinion politique, avec la participation du public, en utilisant, entre autres, des méthodes de consultation publique à cette fin. Un comité sur la question commencera ses travaux au début de la nouvelle session parlementaire et le gouvernement considère qu’il est prioritaire de parvenir à un consensus sur la voie à suivre pour ce travail.
    Le gouvernement vise à cultiver la confiance dans la politique et l’administration publique. Il s’agira notamment de revoir les règles relatives à l’inscription des intérêts des ministres et des membres de l’Althingi à la lumière des recommandations reçues et des normes internationales. Un autre élément portera sur des modifications législatives concernant la protection des dénonciateurs et l’amélioration de l’environnement administratif et commercial, en partie pour se conformer aux recommandations des organismes internationaux. Le gouvernement se dotera d’un code d’éthique au début de la période électorale. Il sera également proposé que les comptes de l’Althingi soient ouverts à l’inspection conformément à ce qui a déjà été fait dans les ministères gouvernementaux.
    Une enquête sur les services sera menée dans les organes de l’État en 2018 en vue d’apporter des améliorations efficaces aux services publics. Un portail électronique de services sera également mis en place pour permettre aux citoyens d’accéder aux services publics et de correspondre avec les autorités gouvernementales. En outre, un portail consultatif sera ouvert au public, par le biais duquel des commentaires seront sollicités sur la législation et les projets qui en sont déjà au stade préparatoire, ce qui permettra d’améliorer la transparence. Une campagne sera lancée pour simplifier la réglementation dans l’intérêt du secteur des entreprises et du grand public. Le gouvernement considère comme une priorité d’avoir une administration publique efficace et juste.
    Le gouvernement améliorera l’environnement de travail des médias, par exemple en réexaminant la structure fiscale dans laquelle ils fonctionnent.
    Les ONG joueront également un rôle clé dans un large éventail de questions et il est important de soutenir ce travail. Ces questions comprennent l’égalité des sexes, le sport et le travail des jeunes, la protection de l’environnement et la protection de la nature, la santé mentale et les questions LGBTI.
    Avec l’enregistrement et le partage toujours plus nombreux de données à caractère personnel et les nouvelles techniques permettant d’exploiter ces données, il est encore plus important que par le passé de protéger les droits fondamentaux de l’individu dans ce domaine, par exemple en matière de vie privée. Une nouvelle législation sur la protection des données personnelles sera introduite au cours de la législature et les activités d’éducation et de sensibilisation seront renforcées.

    34 —

    – — 35
    AFFAIRES INTERNATIONALES
    ——
    Europe et termes de l’échange
    La coopération nordique restera l’une des pierres angulaires de la politique étrangère de l’Islande. L’intérêt de l’Islande est mieux servi si elle reste en dehors de l’Union européenne. Le gouvernement estime que l’un des intérêts les plus vitaux de l’Islande est d’accorder toute son attention à la mise en œuvre de l’accord EEE et que l’Althingi devrait être davantage impliqué à cet égard. Une attention particulière doit être accordée à la protection des meilleurs intérêts de l’Islande dans le cadre du retrait de la Grande-Bretagne de l’UE, car ce pays est l’un des principaux partenaires commerciaux de l’Islande. Un commerce international libre et ouvert est avantageux pour les petites économies ouvertes et favorise leur bien-être. L’accent sera mis sur la conclusion d’un plus grand nombre d’accords de libre-échange, qu’il s’agisse d’accords bilatéraux ou d’accords conclus de concert avec d’autres États de l’AELE, et sur la levée des obstacles au commerce. Lorsque de tels accords sont conclus, une attention particulière doit être accordée à la promotion des questions environnementales et des droits de l’homme, y compris les droits des femmes.
    L’Arctique et les questions climatiques
    L’Islande occupe une position particulière en tant qu’État arctique puisqu’une grande partie de la zone économique du pays se trouve dans l’Arctique. L’augmentation du trafic maritime et d’autres activités dans la région offrent à la fois des possibilités et des défis en matière d’environnement, de biosphère et de modes de vie traditionnels. L’écosystème fragile et vulnérable de l’Arctique devrait toujours jouir du bénéfice du doute. L’Islande présidera le Conseil de l’Arctique en 2019-2021. Les questions arctiques touchent à presque tous les aspects de la société islandaise et sont prioritaires dans la politique étrangère du pays. Au sein du Conseil de l’Arctique, l’Islande mettra l’accent sur les objectifs mondiaux de l’ONU, les questions climatiques et les questions concernant l’océan. Conformément à sa politique approuvée pour l’Arctique, l’Islande mettra l’accent sur le respect des droits des peuples autochtones et l’égalité des sexes.
    36 —
    Sécurité et développement
    Le gouvernement considère qu’il est prioritaire que les questions de sécurité nationale soient en ordre. La politique de sécurité nationale approuvée par l’Althingi servira de ligne directrice dans ce domaine. L’application de la politique doit se faire en étroite consultation avec l’Althingi en tout temps. La politique étrangère de l’Islande repose sur des principes clairs en matière de démocratie, de droits de l’homme, d’égalité des sexes, de développement durable et de règlement pacifique des différends. Le gouvernement a l’intention d’augmenter la contribution du pays à l’aide au développement dans les années à venir et vise à atteindre 0,35% du PIB dans cinq ans. La participation de l’Islande aux projets d’aide au développement se fera sous les auspices d’institutions civiles.

    1. Ce catalogue de mesure (que j’avoue avoir lu en diagonale), ne semble pas à la hauteur des problèmes qui vont se poser. Les aspects concurrentiels sont sans cesse rappelés, aussi je pense que ces mesures n’émergent pas à l’évidence d’une critique sur les dysfonctionnements structurels du capitalisme. C’est donc « business as usual », et il ne faut pas espérer changer quoi que ce soit avec de tels programmes.

      Une ébauche de programme alternatif pour faire la différence :

      Fiscalité : abandon des paris financiers, et réglage des prélèvements pour assurer indépendamment de la conjoncture, le financement de la gratuité sur l’essentiel (nourriture, soins, logements, réseaux)

      Culture : suppression de la publicité sur les médias de masse (financement des médias : on se débrouille autrement, avec les 140 milliards/an – voir ci-dessous – , on a de la marge..)

      Energie : abandon du nucléaire « pressurisé » au profit des énergies renouvelables, soutenues par un nucléaire à combustible liquide au Thorium, sans déchets de plus de 300 ans (expérimenté dans les années 60 par A. Weinberg). Passage au tout électrique, et abandon total des énergies fossiles.

      Transports : TVA différentiée sur les moyens de transports, en fonction de leur consommation d’énergie, de leur poids, et de leur puissance, taux de tva différents décidés en concertation. Politique fiscale vis-à vis des moyens de transport, extensible à tous les produits de consommation, en fonction de leur impact environnemental.

      Agriculture : passage à l’économie mixte, de sorte à faire entrer les enjeux environnementaux défendus par le public, dans les moyens de production. Produits agricoles non concurrentiels ? On les aide à le devenir, par un surcroît de tva sur les produits importés, non conformes à nos standards environnementaux. (protectionnisme ou écologie ? il faut choisir…on ne fera pas d’écologie en pouvant tout importer…)

      Budget : fin des 140 milliards/an de subvention aux entreprises (la moitié du PIB de 1973), transfert du tout vers la gratuité sur l’essentiel, et une véritable politique industrielle, décidée en concertation. Le chômage grimpe ? On s’en fiche, de toute façons, le travail disparaissant inéluctablement, on ne fait que reculer pour mieux sauter dans la gratuité. Inutile donc de continuer à subventionner les emplois. On en profite également pour mettre fin aux « jobs à la cons », gaspillant inutilement du temps et des ressources.

      Technologie, recherche : on fonce dans tout ce qui est alternatif et intéressant, sans aucun égard pour les profits des uns ou des autres, une fois la gratuité sur l’essentiel assurée.

      Forcément, ça décoiffe un peu, mais on est pas obligé de tout faire du jour au lendemain. Ce serait peut-être plus à la hauteur non ? M Jorion un commentaire ?

      Vincent Rey
      findutravail.net

  5. Medellín, le 26 juin 2019

    Alors, le numéro deux, le Finlande.

    Un gouvernement de gauche, de ce mois (juin 2019), qui vient de publier son programme. Tellement épaix (230 pages), que je ne vois pas bien comment traduire tout cela de l’anglais en francais.

    Commencons avec une petite introduction en francais:
    https://www.arte.tv/fr/videos/090840-000-A/la-finlande-championne-de-l-ecologie/

    Et voice le texte ‘original’ en anglais:

    http://julkaisut.valtioneuvosto.fi/bitstream/handle/10024/161664/Inclusive%20and%20competent%20Finland_2019.pdf?sequence=7

    Je vais chercher un peu plus, si par hasard, on l’a déjà traduit en francais.

    JL

  6. Medellín, le 26 juin 2019

    Grâce à deepl.com (Gereon Frahling, gracias!) j’ai pu tradudir une section importante de l’introduction, et de la politique sociale, financière, économique, fiscale et anti-mafieuse du nouveau gouvernement finlandais:

    quote

    Programme du gouvernement du Premier ministre Antti Rinne 6 juin 2019
    Une Finlande inclusive et compétente, une société socialement, économiquement et écologiquement durable.
    Le changement climatique, la mondialisation, l’urbanisation, le vieillissement de la population et le développement technologique transforment la Finlande et le monde peut-être plus rapidement que jamais. Cette transformation offre de grandes opportunités pour le développement de notre pays, mais elle crée aussi de l’insécurité et des inquiétudes quant à l’avenir. Au milieu de cette transformation, nous avons besoin de mesures politiques qui offrent aux gens un sentiment de sécurité et l’espoir d’un avenir meilleur.
    Les incertitudes sur le lieu de travail et dans les activités commerciales, les préoccupations concernant le sort de la planète et la vie de nos enfants, ainsi que les tensions croissantes entre des personnes d’origines différentes ont créé une atmosphère instable dans la société.
    Nous ne vivons plus et ne pensons plus de la même façon qu’avant, et nous n’avons plus à le faire. Cependant, trouver des solutions dans notre monde en mutation signifie que nous devons être prêts à réduire nos divisions. La Finlande doit trouver une ligne de conduite commune. Ce gouvernement s’engage à faire tout ce qui est en son pouvoir pour y parvenir.
    Les fondements de notre société sont solidement en place. Au cours des dernières années, nous avons observé de fortes tendances positives dans l’économie et l’emploi. Notre société nordique d’aide sociale est un modèle durable, juste et équitable qui nous permet de relever les défis futurs. La sécurité du revenu, le bon fonctionnement des services de santé et des services sociaux et une éducation solide constituent les fondements qui garantissent à tous des chances égales de réaliser leurs rêves.
    Toutefois, l’évolution du monde et les défis futurs nous obligent à réformer et à renforcer davantage le modèle nordique à l’aube des années 2020. Notre objectif est de transformer la Finlande en une société socialement, économiquement et écologiquement durable d’ici 2030. Dans un État providence nordique, l’économie est gérée pour le peuple, et non l’inverse.
    La durabilité sociale signifie que nous prenons nos responsabilités les uns envers les autres et envers notre avenir commun ; il y a égalité entre les personnes, et cela est perçu comme juste et équitable. Un niveau élevé de services sociaux et de santé crée le bien-être – et un sentiment de confiance que nous serons tous pris en charge lorsque nous ne serons plus en mesure de le faire nous-mêmes. Nous construirons une Finlande amie des enfants, un pays où les familles et leurs possibilités de faire des choix seront soutenues et où les parents contribueront également aux soins de leurs enfants. Pas un seul jeune ne devrait être menacé d’exclusion et pas un seul senior ne devrait avoir peur de vieillir. Un État-providence socialement durable accorde une attention particulière à la participation des personnes handicapées et à la possibilité pour elles de mener une vie indépendante, de recevoir une éducation et de participer à la vie professionnelle. Nous voulons nous assurer que tout le monde est à bord.
    Dans les années 2020, le bien-être et la prospérité continueront d’être fondés sur les connaissances et les compétences ainsi que sur le travail et l’esprit d’entreprise. Au milieu de la transformation de la vie professionnelle, des bases solides et solides
    Les aptitudes, la capacité et le potentiel des personnes à apprendre de nouvelles choses et à actualiser leurs compétences tout au long de leur vie et de leur carrière sont d’une importance capitale. Notre objectif est d’avoir la meilleure vie professionnelle au monde, d’être une nation avec des professionnels et des experts heureux et compétents, où les connaissances et les compétences de chacun sont mises à profit.
    De nouveaux emplois sont créés, en particulier dans les petites et moyennes entreprises. Nous visons une Finlande encore plus favorable aux entreprises et plus compétitive, où les entreprises ont de bonnes conditions pour réussir, où le recrutement du personnel est facile et où la fiscalité incite à travailler et à faire des affaires. La prise de décision par les autorités publiques est souple et facilite la conduite des affaires.
    La confiance entre les individus et entre les différents acteurs de la société est une condition essentielle à la construction d’une société socialement durable. Des règles équitables dans la vie professionnelle et une culture de la conclusion d’accords contribuent à assurer la position et les moyens de subsistance des employés. Cela garantit également un environnement stable, encourageant et prévisible pour les entreprises, ce qui leur permet de réaliser de nouveaux investissements et de créer de nouveaux emplois.
    La durabilité sociale, c’est aussi prendre soin de l’ensemble du pays et veiller à ce que la Finlande se développe de manière équitable. Nous voulons que les gens aient une véritable opportunité de construire leur propre chemin de vie, quel que soit l’endroit où ils vivent. Cela signifie des infrastructures qui fonctionnent bien, des liaisons de transport sans faille, des emplois, des possibilités d’éducation, de formation et d’entrepreneuriat et l’accès aux services sociaux dans toutes les régions du pays. Il est important de veiller à ce que l’agriculture puisse être pratiquée d’une manière durable et rentable dans toute la Finlande.
    Une Finlande dynamique, prospère et socialement forte s’appuiera sur les succès combinés de la région du Grand Helsinki, des régions urbaines, des sous-régions et des zones rurales en expansion.
    Les villes sont très importantes pour la vitalité de la Finlande. mesure que l’urbanisation rapide se poursuit, les zones urbaines à croissance rapide jouent un rôle clé dans la promotion d’une croissance et d’un emploi durables, la lutte contre le changement climatique et la prévention de l’exclusion.
    Une croissance économique durable s’appuie non seulement sur un taux d’emploi plus élevé, mais aussi sur une productivité du travail plus robuste. Notre succès dépend de notre capacité à tirer parti des possibilités offertes par le changement et à développer davantage les forces que nous avons déjà. Nous devons maintenir le niveau d’éducation et de compétence de la Finlande au sommet de la ligue mondiale.
    Les activités publiques et privées de recherche, de développement et d’innovation doivent être placées sur une voie ascendante afin de créer une nouvelle croissance et de trouver des solutions aux mégatendances mondiales. Outre les secteurs traditionnels dans lesquels nous avons réussi, les secteurs émergents, tels que la neutralité carbone, les investissements écologiques, les technologies propres, la bioéconomie et l’économie circulaire et la rareté des matières premières, peuvent créer de nouveaux relais de croissance dans l’industrie manufacturière finlandaise, qui sont à la base de notre bien-être et de notre bien-être.
    L’économie prospère lorsque la société et les entreprises investissent dans les sources de croissance. Une population hautement éduquée et qualifiée, une atmosphère axée sur la recherche et favorable aux entreprises et une utilisation ouverte des nouvelles technologies seront les clés du succès dans les années 2020. Nous devons nous efforcer de les garantir également à l’avenir.
    Le modèle nordique d’aide sociale, combiné à une utilisation responsable et réduite des ressources naturelles, est un modèle qui garantira la compétitivité future de notre pays. Nous sommes en train de tracer une feuille de route pour une Finlande sans émissions. Elle garantira aux jeunes générations le droit à un environnement viable et à une économie durable.
    Le monde des années 2020 a besoin de pionniers. Une Finlande écologiquement durable montrera la voie à suivre pour atténuer les changements climatiques et protéger la biodiversité. En prenant l’initiative, la Finlande peut jouer un rôle plus important que la taille de la nation ne le suggère pour trouver des solutions au défi commun de l’humanité. Cela ouvrira de nouvelles portes à la recherche, à la compétence, à l’innovation et aux entreprises finlandaises. Nous devons veiller à ce que notre utilisation des ressources naturelles soit proportionnée aux objectifs du développement durable. Nos solutions dans les secteurs manufacturier, forestier et agricole serviront d’exemple pour les autres. Les forêts finlandaises et leur utilisation durable constituent un élément important de la lutte contre le changement climatique et non la source des problèmes.
    La Finlande peut également avoir une influence mondiale si nous faisons notre part pour renforcer la coopération internationale fondée sur des règles. Tout le monde doit adhérer aux décisions prises ensemble. L’engagement de limiter l’augmentation de la température moyenne mondiale est particulièrement important. Nous visons la paix, le respect des droits de l’homme et la coopération entre les États, proches et lointains.
    La Finlande est un pays ouvert et international. En tant que démocratie occidentale, la Finlande promeut l’État de droit et les droits de l’homme. Grâce à nos deux langues nationales, le finnois et le suédois, la Finlande est une partie importante des pays nordiques. La Finlande est un acteur constructif prêt à prendre l’initiative au sein de l’Union européenne et des communautés internationales.
    Il n’est pas toujours facile d’être au milieu de changements et nous savons que nous aurons aussi des difficultés. Nous pouvons réussir lorsque nous participons tous à la transformation et à la réalisation des objectifs.
    1.1. Nos engagements envers les citoyens en matière de réformes politiques
    Nous voulons réformer notre culture politique et notre processus décisionnel. La réforme de la société et l’accroissement de l’égalité ne peuvent réussir que si nous renforçons la confiance des gens dans la capacité de notre système démocratique à fonctionner.
    C’est pourquoi nous prenons les engagements suivants concernant les réformes politiques à l’intention de nos citoyens :
    1. S’engager à favoriser l’apprentissage continu au gouvernement
    Au milieu de changements constants, nous n’imaginons pas savoir à l’avance ce qui fonctionnera et ce qui ne fonctionnera pas. Au lieu de cela, nous chercherons à obtenir de l’information et nous mènerons des expériences afin de pouvoir agir dans l’intérêt de nos concitoyens.
    2. S’engager pour un nouveau type d’interaction
    Nous avons besoin d’une approche plus intersectorielle pour la préparation des questions et la prise de décision. Nous élaborerons des moyens de faire participer un plus grand nombre d’intervenants à la réforme de la société. Un nouveau type d’interaction implique à la fois une participation beaucoup plus forte des citoyens aux activités de l’administration publique et la recherche et l’expérimentation de nouvelles façons d’interagir.
    3. Engagement en faveur de l’élaboration de politiques à long terme
    Nous nous engageons à tenir compte des objectifs à long terme et à engager une coopération parlementaire systématique entre le Gouvernement et le Parlement. Nous pouvons atteindre nos objectifs à long terme en introduisant de nouvelles pratiques de coopération entre le Parlement et le gouvernement.
    4. Engagement en faveur de l’élaboration de politiques fondées sur la connaissance
    La préparation d’une législation de qualité est une condition essentielle de la crédibilité et de la légitimité de l’élaboration des politiques. Nous nous engageons à élaborer des politiques fondées sur la connaissance et à procéder à une évaluation systématique de l’impact dans le cadre de toute préparation législative. Nous nous engagerons dans une coopération plus approfondie avec la communauté scientifique.
    5. Engagement de non-discrimination
    Les droits de l’homme et la dignité humaine nous appartiennent à tous. Nous nous engageons à construire une Finlande tolérante, qui respecte et promeuve les droits de l’homme de chacun. Notre pays n’a aucune tolérance à l’égard de l’intimidation et du racisme. Nous voulons bâtir un pays égal, accessible et solidaire.
    6. Engagement en faveur d’un traitement juste et équitable d’une génération à l’autre
    Les personnes âgées s’inquiètent de la disponibilité et de la qualité des services et de la façon dont elles pourront y faire face. Les jeunes s’inquiètent des conditions de vie sur terre en raison du changement climatique, mais aussi de leurs possibilités d’éducation, de formation et d’emploi dans un contexte d’incertitude croissante sur le marché du travail. Nous voulons construire une Finlande amie des enfants qui soit un bon endroit pour aller à l’école, travailler et avoir une famille. Nous voulons nous assurer que chaque jeune a l’occasion d’étudier, de participer et de réaliser ses rêves. En même temps, nous voulons garantir une vieillesse digne pour tous afin que personne ne soit laissé seul. Nous ne voulons pas non plus vivre aux dépens des générations futures, et c’est pourquoi nous nous sommes engagés à atteindre un taux d’emploi de 75 % et à équilibrer les finances publiques d’ici 2023.
    En respectant ces engagements, nous pouvons atteindre des objectifs politiques audacieux et une Finlande socialement, économiquement et écologiquement durable.
    1. La Finlande en tant qu’économie durable
    Tableau 1 Situation budgétaire et dette des administrations publiques si les mesures budgétaires directes sont intégralement mises en œuvre et si le taux d’emploi cible de 75 % et l’objectif fixé pour le projet de productivité sont atteints
    2023
    Taux d’emploi, % 75,0
    Taux de chômage, % 4,8
    Capacité de financement nette des administrations publiques, en % du PIB 0,0
    Dette des administrations publiques, en % du PIB* 57,1
    *L’évaluation du taux d’endettement repose sur l’hypothèse que les mesures seront mises en œuvre de manière égale au cours de la législature.
    Les principaux objectifs de politique économique pour la durée du mandat du gouvernement :
    – Le taux d’emploi sera porté à 75 % et le nombre de personnes ayant un emploi augmentera d’au moins 60 000 d’ici la fin de 2023.
    – Dans des conditions économiques mondiales normales, les finances publiques de la Finlande seront en équilibre en 2023.
    – Les décisions du gouvernement réduiront les inégalités et les écarts de revenus
    – Les décisions du gouvernement mettront la Finlande sur la voie de la neutralité carbone d’ici 2035.
    L’objectif de la politique économique est d’accroître le bien-être et la prospérité. Cela signifie qu’une croissance économique écologiquement et socialement durable, un taux d’emploi élevé et des finances publiques viables, ainsi qu’un niveau de stabilité de l’économie, permettraient d’éviter des effets imprévus sur le bien-être des personnes.
    Le gouvernement portera une attention particulière aux effets des décisions à long terme. Des indicateurs qui décrivent le bien-être économique, écologique et social seront utilisés pour aider à la préparation des décisions, parallèlement aux indicateurs économiques conventionnels et à l’appui de ceux-ci.
    Lors de la prise de décision en matière de politique économique, il sera tenu compte de l’objectif de neutralité carbone de la Finlande et des objectifs et engagements de la Finlande en matière de politique climatique européenne et mondiale. Une politique climatique ambitieuse, cohérente et prévisible créera un environnement stable pour les investissements, ce qui offrira des opportunités aux entreprises et à l’emploi finlandais.
    La croissance économique de la Finlande découle principalement de la croissance de la productivité, et les facteurs clés à cet égard sont les compétences et l’innovation. Le succès de l’État-providence, l’efficacité des infrastructures, de l’éducation, de la formation, de la recherche et de l’intégration étroite à l’économie mondiale sont les fondements de la réussite et de la croissance économiques de la Finlande. Ces facteurs se renforcent mutuellement. La politique économique du gouvernement vise à renforcer cette base.
    Il est essentiel que le taux d’emploi soit plus élevé dans les années 2020 et au-delà si nous voulons assurer la viabilité des finances publiques à mesure que la population vieillit. Pour atteindre cet objectif, des réformes visant à stimuler l’emploi seront introduites. Ces mesures seront mises en œuvre de manière à accroître la confiance et l’inclusion et à réduire l’incertitude des gens au sujet de leur emploi et de leur sécurité du revenu, dans toutes les régions du pays. Les réformes visent à promouvoir l’égalité des chances et donc la mobilité sociale.
    L’augmentation des exportations permet une croissance durable de la demande intérieure et de l’emploi. Les objectifs du gouvernement sont de préserver la compétitivité réelle et la compétitivité des coûts, d’assurer la stabilité et la prévisibilité du processus décisionnel, d’élargir la base des exportations pour y inclure de nouvelles entreprises, de nouveaux secteurs et de nouveaux marchés, et de stimuler la valeur ajoutée.
    Une attention particulière sera accordée à l’attrait de l’environnement d’investissement en Finlande. Les possibilités offertes par les technologies climatiques et la production à faible émission de carbone seront pleinement exploitées. Une croissance économique durable et de nouveaux types d’exportations verront le jour grâce à la participation de la Finlande à l’élaboration de solutions aux problèmes mondiaux et aux mégatendances. Nous accorderons une attention particulière à la compétitivité industrielle.
    Le gouvernement encouragera le travail autonome et l’entrepreneuriat. La société doit veiller à ce qu’il y ait des incitations à cet effet ainsi qu’à ce que les entreprises créent des emplois.
    Viabilité des finances publiques
    La protection de services décents et de qualité et l’assurance que chacun a les moyens de s’en sortir exigent que les finances publiques reposent sur des bases solides et soient gérées d’une manière durable.
    Le gouvernement s’est engagé à renforcer constamment la viabilité à long terme des finances publiques afin que nous ne soyons pas entraînés dans une voie insoutenable d’endettement croissant, qui nous obligerait à réduire les dépenses ou à augmenter les impôts.
    La croissance des dépenses liées au vieillissement se poursuivra tout au long des années 2020 et au-delà. L’ampleur de l’écart de soutenabilité est estimée à trois ou quatre pour cent du PIB. L’estimation de l’écart de soutenabilité est par nature une  » projection de pression  » qui comporte une incertitude considérable, car il est difficile d’anticiper les évolutions économiques et démographiques.
    UNE FINLANDE INCLUSIVE ET COMPÉTENTE – UNE SOCIÉTÉ SOCIALEMENT, ÉCONOMIQUEMENT ET ÉCOLOGIQUEMENT DURABLE
    La diminution du nombre de personnes en âge de travailler affaiblit le ratio de dépendance économique et pose des problèmes de disponibilité de la main-d’œuvre. Le moyen le plus durable de renforcer les finances publiques à long terme est la croissance de l’emploi, y compris la migration de main-d’œuvre, d’une manière qui renforce également les finances publiques.
    Outre la croissance de l’emploi, la durabilité peut être renforcée plus efficacement en améliorant la productivité de la prestation de services financés par les fonds publics. La croissance de la productivité dans les services sociaux et de santé et les autres administrations publiques sera renforcée par des mesures organisationnelles et technologiques. L’efficacité sera améliorée dans les marchés publics et la gestion des installations. Des mesures préventives en matière de compétence, de santé et de politique sociale, en particulier, seront utilisées pour freiner la croissance des coûts.
    Le Gouvernement élaborera des mesures de productivité qui seront préparées et suivies dans le cadre d’une procédure de négociation entre les régions et le gouvernement central, mise en œuvre dans le cadre du Plan budgétaire du Gouvernement général.
    Le gouvernement s’est engagé à poursuivre la mise en œuvre de la réforme des retraites de 2017 en coopération avec les organisations du marché du travail.
    Les décisions relatives aux dépenses et aux impôts seront planifiées en tenant compte du fait que, dans des circonstances économiques mondiales normales, les finances publiques de la Finlande seront en équilibre en 2023 et que le ratio de la dette publique au PIB diminuera. En outre, l’équilibre des finances publiques peut être maintenu en utilisant les gains de productivité cumulés pour financer toute augmentation des dépenses après la fin de cette période d’administration publique en raison des politiques en cours de définition.
    Les décisions prises suivront le principe selon lequel l’examen des activités inscrites au budget est basé sur des chiffres ajustés en fonction des acquisitions d’avions de combat.

    Politique de l’emploi et du marché du travail
    L’objectif de la politique économique et de l’emploi du Gouvernement est que le taux d’emploi atteigne 75 % dans la tranche d’âge des 15-64 ans en 2023, compte tenu de la situation économique mondiale et de la situation économique intérieure normale. plus long terme, la viabilité des finances publiques exige un taux d’emploi encore plus élevé, raison pour laquelle une attention particulière sera accordée aux mesures dont l’impact sur l’emploi ne sera visible qu’avec un certain retard.
    L’évolution de l’emploi sera suivie au moyen d’indicateurs plus détaillés. L’analyse du taux d’emploi examinera également en parallèle le taux d’emploi des 20-69 ans. En évaluant la tendance de l’emploi, nous examinerons également le nombre d’heures travaillées,
    le taux d’emploi équivalent temps plein, ainsi que le type et la nature des relations de travail. L’objectif est que les emplois créés soient de haute qualité et garantissent la capacité de subsistance des personnes.
    Un taux d’emploi élevé nécessite également un marché du travail qui fonctionne bien et une politique active de l’emploi, et en particulier un soutien aux personnes ayant de mauvaises perspectives d’emploi pour ce qui est de leur accès au marché du travail.
    Le plus grand potentiel de croissance de l’emploi se trouve dans les groupes où l’emploi est actuellement faible, soit en raison du chômage, soit parce qu’ils sont en dehors du marché du travail. Ces groupes comprennent les personnes âgées, celles qui n’ont qu’une éducation de base, celles qui ont une capacité de travail partielle, les personnes handicapées et certaines de celles qui sont issues de l’immigration.
    Le nombre de personnes employées pourrait être augmenté en augmentant le taux d’emploi de ceux qui ont déjà émigré en Finlande et en améliorant leurs possibilités d’éducation, et en stimulant la migration de main-d’œuvre, en particulier des travailleurs qualifiés. Le renforcement de la migration de main-d’œuvre passe par le bon fonctionnement et l’égalité des règles sur le marché du travail ainsi que par un contrôle efficace et complet de ce dernier.
    Dans les mesures de renforcement de l’emploi, une attention particulière sera accordée à leur rapport coût-efficacité, à leur impact et à la justice sociale.
    Afin d’assurer la coordination de la politique économique et de la politique du marché du travail, le gouvernement agira en collaboration avec les organisations du marché du travail et également en consultation avec les organisations professionnelles. En outre, les accords d’entreprise seront encouragés dans le cadre de l’accord tripartite élargi. Les objectifs de cette collaboration sont la stabilité du marché du travail et la croissance de l’emploi, un développement équilibré de la vie professionnelle, une évolution positive du pouvoir d’achat des ménages et une compétitivité réelle et compétitive en termes de coûts. En outre, une attention particulière sera également accordée à la préparation et à la réaction aux fluctuations conjoncturelles et aux ajustements structurels. La réalisation des objectifs climatiques nécessite également une évaluation sectorielle en particulier, ainsi que la coopération des partenaires sociaux.
    Engagement à l’égard de l’objectif d’emploi
    Le Gouvernement s’est fermement engagé à atteindre un objectif d’emploi de 75 % dans des conditions économiques internationales et nationales normales. Par rapport aux prévisions du printemps 2019 du ministère des Finances, cela signifie que 60 000 personnes supplémentaires seront employées en 2023. Ce taux d’emploi plus élevé est l’élément individuel le plus important de la base des recettes du programme gouvernemental.
    Le gouvernement évaluera continuellement l’évolution de l’emploi et la réalisation de cet objectif. Cela comprendra une évaluation à chaque session du Plan financier général du gouvernement et à chaque session du budget du gouvernement, ainsi qu’à l’occasion de l’examen à mi-parcours de la politique du gouvernement. S’il semble que l’objectif ne sera pas atteint, le gouvernement prendra des mesures déterminées pour l’atteindre. Le gouvernement n’exclura aucune mesure visant à améliorer l’emploi de l’examen.
    Pour atteindre l’objectif en matière d’emploi, il faut prendre des mesures qui soutiennent l’offre et la demande de main-d’œuvre et qui atténuent l’inadéquation du marché du travail :
    – L’emploi des personnes âgées et des autres personnes ayant de mauvaises perspectives d’emploi sera accru.
    – La sécurité de l’emploi sera réformée et les mesures de politique active du marché du travail seront renforcées, dans le but de raccourcir les périodes de chômage et de prévenir l’emploi prolongé. L’utilisation des subventions salariales sera considérablement élargie.
    – Les compétences sur le marché du travail de ceux qui ont déjà émigré en Finlande seront améliorées et la migration de main-d’œuvre, en particulier de main-d’œuvre qualifiée, sera accrue.
    – Les accords au niveau de l’entreprise seront encouragés.
    – Des mesures seront prises pour accélérer l’entrée sur le marché du travail des personnes ayant fait des études supérieures.
    L’objectif est que, dans les conditions économiques normales décrites ci-dessus, l’effet combiné de ces mesures et d’autres mesures soit d’au moins 60 000 personnes supplémentaires employées. Parmi les mesures mentionnées ci-dessus, la moitié sera en place d’ici la session budgétaire du gouvernement en août 2020. Si tel n’est pas le cas, la session budgétaire du gouvernement évaluera les augmentations de dépenses précédemment décidées, qui ont été faites par rapport au Plan budgétaire général technique du gouvernement. Le gouvernement ne prendra pas de mesures de politique de l’emploi qui ont un impact négatif sur l’emploi sans prendre simultanément des mesures plus efficaces pour améliorer l’emploi.
    Le Gouvernement entamera des travaux préparatoires tripartites en vue d’élaborer des propositions de mesures visant à soutenir la réalisation de l’objectif du Gouvernement en matière d’emploi. La préparation tripartite comprendra au moins une réforme du système de sécurité du chômage et des mesures connexes de politique du marché du travail, l’amélioration de l’emploi des groupes ayant de mauvaises perspectives d’emploi et des accords d’entreprise. Parmi ces mesures, les accords d’entreprise seront examinés dans le cadre de l’accord tripartite élargi.
    Les préparatifs se dérouleront en deux étapes, la première partie étant achevée pour la session budgétaire du gouvernement à l’automne 2019 et les propositions pour la deuxième partie étant disponibles dans le cadre de la discussion du plan budgétaire général du gouvernement au printemps 2020. Les organisations du marché du travail mèneront les négociations salariales sectorielles et les autres négociations collectives de la manière et selon le calendrier qu’elles auront convenus.

    Politique budgétaire
    Le gouvernement mettra en œuvre une politique budgétaire active et responsable qui sera adaptée à la conjoncture économique.
    Les dépenses supplémentaires permanentes discrétionnaires du gouvernement seront principalement couvertes par des recettes supplémentaires permanentes discrétionnaires. Par décision du gouvernement, les dépenses permanentes au niveau de 2023 seront supérieures de 1,230 milliard d’euros à celles prévues dans le Plan budgétaire technique du gouvernement général du printemps 2019. De nouvelles dépenses permanentes seront affectées, par exemple, au renforcement des compétences et de la justice sociale ainsi qu’à des mesures de politique climatique. Une liste des changements apportés aux dépenses figure à l’annexe 1.

    Le Gouvernement s’est engagé à respecter le système de limitation des dépenses concernant les dépenses de l’administration centrale. La règle des plafonds de dépenses est décrite à l’annexe 3.
    Les dépenses supplémentaires discrétionnaires de 1,230 milliard d’euros fondées sur des décisions seront financées de telle sorte que les recettes fiscales augmenteront de 730 millions d’euros et que 200 millions d’euros de recettes et de dépenses inscrites au budget seront réaffectés, dont 100 millions d’euros en subventions aux entreprises. En outre, la réalisation de l’objectif de 75 % en matière d’emploi renforcera les finances publiques dans la mesure où une partie de ce niveau renforcé pourra être affectée à des dépenses supplémentaires, atteignant ainsi l’objectif d’équilibre des finances publiques.
    Au cours de la législature, le gouvernement mettra en œuvre un programme unique d’investissements prospectifs qui contribuera à la réalisation des objectifs du programme du gouvernement et à la viabilité à long terme des finances publiques. Dans le cadre de ce programme d’investissement, jusqu’à 3 milliards d’euros seront consacrés à des investissements ponctuels et à des projets expérimentaux d’importance sociale. Il s’agit de mesures non récurrentes qui n’augmenteront pas les dépenses de l’administration centrale en 2023. Ces mesures seront financées en grande partie par les revenus de la propriété, de sorte qu’elles n’entraîneront pas une augmentation du fardeau de la dette en 2023. La session plénière gouvernementale décidera de l’utilisation de ces fonds sur la base des préparatifs du Comité ministériel de politique économique. Une liste du contenu du programme et des procédures d’investissement figure à l’annexe 2.

    L’adaptation de la politique budgétaire aux conditions économiques signifie avant tout que les recettes et les dépenses des administrations publiques peuvent être ajustées automatiquement en fonction des conditions économiques. Les ressources destinées à une politique active du marché du travail seront échelonnées en fonction de la situation économique.
    Le cas échéant, la demande sera également soutenue par des mesures discrétionnaires. Les outils d’ajustement cyclique discrétionnaire comprennent les fonds extrabudgétaires, les investissements financiers, les mesures fiscales et les projets d’infrastructure échelonnés. Dans le cadre de la règle des plafonds de dépenses, un mécanisme sera mis en place pour faire face à une situation économique exceptionnelle. Ce mécanisme contribuera à préserver la capacité de la politique économique à réagir de la manière requise par la situation économique, et il peut être mis en œuvre en cas de ralentissement économique d’une gravité exceptionnelle.
    Ce mécanisme permet d’affecter jusqu’à 1 milliard d’euros, mais pas plus de 500 millions d’euros par an, à des dépenses ponctuelles dans une situation où les conditions d’utilisation du mécanisme sont remplies. Le recours au mécanisme ne sera pas automatique, mais fondé sur la discrétion quant à la nature de la situation économique et à l’efficacité des diverses mesures visant à équilibrer la situation conjoncturelle. Le Comité ministériel de politique économique décidera si la définition d’une situation économique exceptionnelle est respectée et fera une recommandation au gouvernement sur l’utilisation du mécanisme. L’ampleur du mécanisme et les principes de son utilisation sont énoncés dans la règle des plafonds de dépenses de l’annexe 3 et la définition d’une situation économique exceptionnelle est précisée dans le procès-verbal de l’annexe 6.
    Une meilleure adaptation du système de sécurité sociale à la situation économique sera examinée avec les organisations du marché du travail, en plus d’autres aspects du système. Une façon de se préparer aux menaces qui pèsent sur l’économie internationale consiste à renforcer les réserves cycliques du Fonds pour l’emploi.

    Prise de décision en matière de politique économique
    Le gouvernement surveillera la situation économique et la mise en œuvre des objectifs en matière d’emploi et d’équilibre et réagira en fonction de la situation économique. Les mesures prévues dans le programme du gouvernement et ailleurs seront mises en œuvre dans les limites des dépenses établies pour la période électorale, tout en tenant dûment compte de l’objectif du gouvernement en matière de finances publiques (solde des finances publiques en 2023). Le gouvernement s’engage à réexaminer les mesures prévues dans le programme gouvernemental au cas où leur mise en œuvre compromettrait les objectifs des finances publiques.
    L’ensemble des mesures de politique économique sera examiné chaque année dans le cadre de la session consacrée au plan budgétaire général du gouvernement et des sessions consacrées au budget du gouvernement. Il sera procédé à un examen des politiques à mi-parcours du mandat du Gouvernement, à l’occasion duquel des décisions seront prises sur toute autre mesure d’envergure qui s’avérerait nécessaire.
    Les objectifs liés à l’emploi et à l’équilibre des finances publiques n’empêcheront pas une politique d’équilibre des fluctuations conjoncturelles. Les objectifs sont de nature structurelle. Un affaiblissement de la croissance, de l’emploi et des finances publiques résultant d’une performance moins bonne que prévu de l’économie mondiale ne doit pas être interprété comme un écart par rapport aux objectifs. En revanche, une telle situation causée par des circonstances nationales serait interprétée comme un écart de ce genre et conduirait à une révision de la politique.
    Afin d’assurer une prise de décision de haute qualité, les décisions seront préparées avec soin et basées sur les données de la recherche. C’est la raison pour laquelle certaines esquisses de politique économique nécessitent une préparation plus poussée afin de définir les moyens et les détails les plus appropriés pour atteindre les objectifs convenus. Des décisions détaillées peuvent alors être prises, par exemple dans le cadre de la première session du plan budgétaire du gouvernement général et après la présidence finlandaise du Conseil de l’Union européenne au début de l’année 2020.
    La budgétisation par phénomènes et notamment la budgétisation du développement durable sera développée sur la base des propositions du rapport du groupe de travail publié par le ministère des Finances. Ils seront utilisés comme un outil pratique et utile.
    Marché financier
    Prévenir le surendettement des ménages
    L’endettement croissant et rapide du secteur des ménages le rend vulnérable à une baisse des revenus et à une hausse du niveau des taux d’intérêt. Sur la base des travaux préparatoires d’un groupe de travail, des décisions seront prises sur les mesures nécessaires pour freiner l’endettement direct et indirect croissant des ménages et pour assurer la stabilité financière.
    Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme
    Des ressources suffisantes seront garanties pour les autorités, l’échange d’informations sera amélioré et la surveillance intensifiée pour lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
    Préparation en cas d’incidents graves sur les marchés financiers
    La préparation aux incidents graves et aux situations d’urgence dans le secteur financier sera améliorée grâce à l’élaboration d’une réglementation des dispositifs nationaux de sauvegarde d’un bon rapport coût-efficacité.
    La gestion stratégique au sein du gouvernement sera rendue plus efficace et les mesures concernant l’information, les réseaux d’information et les systèmes d’information essentiels pour assurer le fonctionnement de la société dans un environnement numérique opérationnel seront définies.

    1.1. La fiscalité dans un monde en mutation
    Situation actuelle
    Deux pressions majeures influencent actuellement l’économie finlandaise et mondiale : le changement climatique et le progrès technologique, notamment la robotisation, la numérisation, l’économie de plate-forme et l’intelligence artificielle. La fiscalité doit donc mieux prendre en compte un développement socialement, économiquement et écologiquement durable.
    La mondialisation de l’économie et le progrès technologique menacent la fonction principale traditionnelle de la fiscalité : le financement des services et des bénéfices des sociétés. Le principal problème du système fiscal actuel est que la réglementation demeure largement nationale, même si les capitaux circulent librement à travers les frontières et que les entreprises opèrent au niveau international.
    La Finlande doit promouvoir des solutions nationales et internationales qui sécurisent et renforcent son assiette fiscale d’une manière globalement durable. L’assiette fiscale du capital mobile fuit. L’objectif théorique à long terme devrait être l’imposition des groupes de sociétés en tant qu’entité unique. Nous devons d’abord nous attaquer à la planification fiscale agressive en renforçant l’assiette fiscale et en prévenant l’évasion fiscale liée aux activités d’investissement international. Des mesures nationales et internationales doivent être prises pour lutter contre l’économie souterraine.
    La Finlande doit participer à l’élimination de la concurrence dommageable sur les assiettes fiscales en s’engageant à adopter des règles communes et équitables dans le cadre de l’OCDE, de l’ONU et de l’Union européenne. Cela profitera à la Finlande, qui s’est abstenue d’une telle concurrence et soutient donc systématiquement la coopération.
    Le financement durable des services publics exige un renforcement de l’assiette fiscale tant au niveau national qu’international, en vue de réduire la charge pesant sur les salariés et les entreprises finlandais et d’améliorer les conditions de la croissance. Le public peut alors également trouver que la fiscalité est équitable et, dans le monde des affaires, une véritable concurrence sera favorisée.
    Une autre fonction de la fiscalité est la redistribution des revenus au profit des personnes à faibles et moyens revenus, ce qui est possible en tenant compte de la capacité de payer dans les assiettes fiscales. La fiscalité doit également tenir compte de l’écart croissant entre les richesses.
    Une taxation équitable des services numériques exige également un élargissement de l’assiette fiscale finlandaise, et les travaux de l’administration fiscale finlandaise sur la taxation de l’économie de plate-forme devraient être soutenus.
    La fiscalité doit renforcer le développement durable et s’efforcer d’atténuer les changements climatiques aux niveaux national et international d’une manière socialement juste et sûre pour l’assiette fiscale. La fiscalité doit encourager des choix plus durables dans la fabrication et la consommation.
    La fiscalité doit soutenir les objectifs assignés à la politique économique et de l’emploi, ainsi que la compétitivité internationale et la vitalité de la Finlande dans son ensemble. Les subventions fiscales doivent se concentrer systématiquement et de manière prévisible sur les réformes économiques et les mesures qui stimulent la recherche et l’innovation.
    Nous devons également garder à l’esprit que la fiscalité n’est pas toujours la solution la plus efficace aux défis sociaux. Nous avons également besoin d’une réglementation systématique et d’autres instruments d’orientation.

    Objectif 1 : Fiscalité internationale
    Le gouvernement cherche à assurer la base de financement d’une société d’abondance dans une économie numérique mondiale en rapide évolution.
    Les mesures
    La Finlande encouragera activement et de manière proactive la coopération internationale au sein de l’Union européenne, de l’OCDE et de l’ONU, en tenant dûment compte de ses intérêts nationaux.
    La Finlande soutiendra les solutions visant à combattre et à entraver le fonctionnement des paradis fiscaux, tant au sein de l’Union européenne que dans le monde entier, afin de garantir que les bénéfices et autres revenus des sociétés soient imposés une fois pour toutes de manière transparente. L’objectif est d’élargir et de renforcer les assiettes fiscales pour lutter à la fois contre la planification fiscale agressive et les stratagèmes d’évasion fiscale des entreprises internationales et contre la concurrence fiscale dommageable entre États. Le gouvernement est également disposé à renégocier les conventions fiscales bilatérales si cela est nécessaire pour prévenir l’évitement fiscal.
    Les incitations fiscales qui faussent la concurrence et les autres formes de concurrence fiscale dommageable doivent être identifiées et traitées efficacement. La Finlande doit jouer un rôle actif dans la coopération internationale pour confirmer la taxation des plateformes et des entreprises de l’économie numérique. Les entreprises dans lesquelles l’État détient une participation majoritaire montreront un exemple de responsabilité d’entreprise en déclarant leur empreinte fiscale dans chaque pays conformément aux lignes directrices en matière de propriété. La planification fiscale abusive ne sera pas tolérée.
    Un organe national de collaboration sera mis en place en Finlande (par exemple, un conseil consultatif parlementaire à large assise) pour rester au fait de la situation actuelle en matière de fiscalité internationale, suivre l’évolution de la fiscalité internationale et évaluer l’impact des différentes propositions sur la Finlande.
    Dans les réformes concernant le financement des activités de l’UE, la Finlande doit veiller à ce que ses intérêts nationaux soient suffisamment pris en compte. Les décisions relatives au financement de l’UE continueront à relever de la compétence des États membres.
    Il conviendra de collecter toute nouvelle ressource propre de l’Union européenne auprès de sources mieux adaptées à une fiscalité internationale élargie qu’à la fiscalité nationale d’un pays donné. Lors de la réforme du financement de l’Union européenne, nous devons évaluer comment un modèle de financement de l’Union européenne peut être lié à d’autres réformes en cours, telles que la lutte contre le changement climatique.
    Objectif 1 : Renforcement de l’assiette fiscale
    Le renforcement de l’assiette fiscale est particulièrement important dans une économie mondiale où les flux de trésorerie franchissent les frontières internationales. Une base d’imposition solide permet également des taux d’imposition bas et une fiscalité équitable, favorisant la libre entreprise, l’emploi, la croissance, le bien-être et la prospérité.
    Les mesures
    Retenue à la source sur les dividendes
    Le gouvernement étudiera la possibilité d’instaurer une retenue à la source de 5 % sur les dividendes payables à des fonds étrangers (et à d’autres sociétés exonérées d’impôt sur les dividendes) d’ici 2022 afin de renforcer l’assiette fiscale.
    Outre une comparaison internationale, l’étude évaluera également l’impact de la retenue à la source sur divers opérateurs en Finlande, et notamment sur les organisations à but non lucratif. Le niveau global du financement de la science, des arts, de la culture et des sports ne diminuera pas en raison de l’impôt sur les dividendes. Un examen des conventions fiscales sera également effectué afin de s’assurer que leur renégociation ne limite pas la portée de la retenue à la source.
    Autres mesures visant à renforcer l’assiette fiscale
    Le gouvernement poursuivra la politique des administrations précédentes consistant à supprimer progressivement la déductibilité fiscale des paiements d’intérêts sur les prêts au logement. La déduction fiscale restante sera complètement éliminée pendant la durée du mandat du gouvernement.
    Une enquête portera sur les perspectives de réforme de la fiscalité de l’investissement dans le logement en limitant le droit de déduire du revenu locatif les remboursements des primes d’emprunt des sociétés de logement. Grâce à cet avantage fiscal, le ratio d’endettement est passé à plus de 80 % dans de nombreuses sociétés d’habitation neuves.
    D’ici 2022, les perspectives de perception d’un impôt raisonnable sur les bénéfices tirés des placements immobiliers de fonds étrangers et d’autres sociétés exonérées d’impôt seront examinées.
    Le crédit d’aide ménagère sera ramené à 40 % du paiement de la main-d’œuvre ou des services et à 15 % du salaire, le plafond annuel du crédit étant ramené à 2 250 euros. Les recettes fiscales annuelles augmenteront ainsi d’environ 95 millions d’euros.
    Une étude examinera les conditions nécessaires à l’introduction d’un système parallèle de subventions qui permettrait également aux ménages à faible revenu de bénéficier d’un régime correspondant au crédit d’aide domestique.
    Lutte contre l’économie souterraine et la planification fiscale agressive, et numérisation de l’administration financière
    La société perd des recettes fiscales annuelles substantielles en raison de l’économie souterraine et de l’évasion fiscale. Non seulement cela sape le statut des opérations commerciales légales et saines sur le plan éthique et celui de leur personnel en les soumettant à une concurrence déloyale, mais cela entraîne également une baisse des recettes fiscales qui accroît la charge des impôts et des taxes perçus auprès d’autres personnes afin de financer les dépenses publiques.
    Pour réduire ce déficit, le gouvernement élargira et intensifiera ses contre-mesures à l’économie souterraine grâce à un programme global soutenu par un financement supplémentaire de 20 millions d’euros répartis sur la période électorale. Un précédent crédit distinct pour les opérations de police visant à lutter contre l’économie souterraine sera mis en place de manière permanente, avec un financement supplémentaire continu de 1,3 million d’euros pour les autorités d’exécution et le Bureau du médiateur des faillites afin de combattre la criminalité financière. Des mesures substantielles seront prises en même temps pour promouvoir la numérisation et l’économie en temps réel de l’administration et de la société dans son ensemble. Les obligations administratives des entreprises et du grand public seront également allégées à long terme. La Finlande participe également activement à la coopération internationale pour lutter contre l’économie souterraine.
    De nouvelles mesures seront prises pour automatiser complètement l’administration financière de l’entreprise en utilisant des reçus et des factures électroniques structurés. L’administration fiscale sera dotée des pouvoirs légaux et des instruments technologiques nécessaires pour soutenir la collecte d’informations automatisée de manière optimale en ce qui concerne la taxation des opérateurs dans l’économie de la plate-forme numérique. Les perspectives de collecter davantage d’informations à partir des déclarations de TVA seront étudiées. Quelque 30 millions d’euros seront réservés pendant la période électorale à des projets de R&D requis par l’administration fiscale pour la numérisation de l’administration et la promotion d’une plus grande transparence.
    Le système de numéro d’identification fiscale qui a bien fonctionné et qui a empêché l’économie souterraine dans l’industrie de la construction sera introduit dans la construction navale. La nécessité d’introduire le système du numéro d’identification fiscale dans d’autres secteurs à haut risque tels que le tourisme et la restauration sera évaluée. Le Système d’information administrative et commerciale de l’administration fiscale (YTJ) pourrait être élargi pour inclure des détails plus complets sur la gestion des principales obligations commerciales. Une liste plus détaillée des mesures gouvernementales de lutte contre l’économie souterraine figure à l’annexe 4 du programme gouvernemental.
    La Finlande poursuivra ses efforts nationaux de lutte contre l’évasion fiscale internationale et la planification fiscale agressive au moyen d’un programme d’action spécial visant à élargir son assiette fiscale et à améliorer la transparence. Les mesures du programme figurent à l’annexe 5. Le Gouvernement surveillera l’efficacité des mesures nationales et internationales visant à prévenir l’évasion fiscale.

    Objectif 2 : Réforme fiscale en faveur du développement durable
    Les mesures
    Une feuille de route pour une fiscalité durable sera élaborée pour servir l’objectif climatique du gouvernement. La première étape de cette feuille de route sera terminée à temps pour la discussion du gouvernement de 2020 sur les limites de dépenses. Les préparatifs viseront à trouver des solutions qui favorisent les objectifs du gouvernement en matière de climat de la manière la plus efficace économiquement, en accélérant l’abandon des combustibles fossiles tout en respectant les exigences de la justice sociale. Le gouvernement encouragera également la réalisation des objectifs climatiques dans les réformes fiscales au niveau de l’UE.
    Le paquet comprendra une réforme de la taxation de l’énergie, une réforme de la taxation des transports, la promotion de l’économie circulaire et une étude de la taxation de la consommation basée sur les émissions.
    Réforme de la taxation de l’énergie
    L’orientation en matière d’émissions dans la production d’énergie sera renforcée par la suppression du système de remboursement de la taxe sur l’énergie industrielle et la réduction de la taxe sur l’électricité de catégorie II au niveau du taux minimum autorisé par l’Union européenne. La révision s’effectuera sans incidence sur les coûts pendant une période de transition. Les pompes à chaleur et les centres de données produisant de la chaleur pour les réseaux de chauffage urbain seront transférés à la taxe sur l’électricité de catégorie II.
    La réduction des subventions fiscales pour la production combinée de chaleur et d’électricité et l’augmentation de la taxation du mazout de chauffage augmenteront les recettes fiscales d’un total de 100 millions d’euros au cours de la période électorale. Des incitations à la flexibilité de la demande seront encouragées, par exemple par le biais d’une taxation dynamique de l’électricité. La double imposition de l’accumulation d’électricité pour les installations d’accumulation par pompage et les petites batteries sera supprimée.
    Réforme de la taxation des transports
    Les réductions d’émissions requises pour les transports sont substantielles, de même que les changements rapides de la force motrice des transports qui en découlent, la percée technologique continue liée à l’automatisation et l’expansion de la mobilité en tant que service. Des travaux seront lancés en relation avec ces changements, en cherchant à garantir l’assiette fiscale de la taxation des transports sur une période s’étendant au-delà du mandat de l’actuel gouvernement, et en tenant compte de la justice sociale et de l’égalité régionale à mesure que les objectifs en matière d’émissions deviennent plus sévères.
    Les taxes sur les combustibles fossiles seront augmentées de 250 millions d’euros au cours de la période électorale, conformément à l’augmentation prévue des prix à la consommation. Les modifications apportées à l’impôt sur le revenu et aux prestations tiendront compte de l’impact sur les personnes à faible revenu.
    Il sera veillé à ce que les conversions des technologies de propulsion des véhicules permettant une mobilité à faibles émissions soient prises en compte dans la taxation des voitures, des véhicules et des sources d’énergie.
    Une réforme des prestations liées à l’emploi dans le secteur de l’automobile favorisera considérablement le choix de véhicules à faibles émissions. Les avantages liés à la recharge des véhicules électriques ne seront plus imposables. Une réforme concomitante de la taxation des autres prestations liées à l’emploi apportera également un soutien plus équitable aux modes non motorisés et aux transports publics, ainsi qu’à l’utilisation des services de mobilité (Mobility as a Service, MaaS). Une législation sera introduite pour permettre l’introduction d’une tarification de la congestion de la circulation dans les régions urbaines, dans le but de gérer la circulation.
    La Finlande est favorable à l’extension de l’échange de droits d’émission à toutes les émissions de l’aviation ayant un impact sur le climat. L’introduction d’une taxe sur le carburant d’aviation ou d’une taxe sur les vols dans l’ensemble de l’Union européenne ou au niveau mondial est une autre option qui pourrait être étudiée.
    L’exonération de TVA pour les produits d’une valeur inférieure à 22 euros importés de l’extérieur de l’Union européenne.
    L’Union européenne sera abolie au plus tard au début de 2021. Les recettes de TVA devraient ainsi augmenter d’environ 40 millions d’euros. Outre la réduction des émissions dues aux transports, cette réforme réduira l’économie souterraine et améliorera la compétitivité de la distribution intérieure.
    Promouvoir une économie circulaire
    D’ici le débat gouvernemental du printemps 2020 sur les limites de dépenses, le gouvernement examinera en détail les conditions d’utilisation de la politique fiscale pour promouvoir une économie circulaire, par exemple par le biais d’une taxe générale sur les emballages fabriqués à partir de ressources naturelles non renouvelables, une taxe sur l’énergie et les émissions de dioxyde de carbone provenant de l’incinération des déchets, et une augmentation des taxes sur les déchets perçues sur les déchets de décharge. L’objectif est de mettre en œuvre les modifications fiscales à partir du début de 2021.
    Taxe à la consommation basée sur les émissions
    Des évaluations des émissions sur le cycle de vie des aliments et autres produits de consommation seront élaborées en vue d’orienter les taxes à la consommation de manière à tenir compte des impacts sur le climat et l’environnement.
    Fiscalité minière
    Les mines seront transférées à la taxe sur l’électricité de catégorie I et exclues du champ d’application du système de remboursement de la taxe sur l’énergie industrielle. Les perspectives d’introduction d’une nouvelle taxe minière seront étudiées afin de s’assurer que la société reçoit une compensation raisonnable pour l’extraction des richesses minières. La possibilité d’imposer les bénéfices sur la vente de droits miniers en Finlande même lorsque des sociétés étrangères détiennent ces droits sera examinée.
    Objectif 3 : Incitations fiscales en faveur de l’emploi et de l’entreprise privée
    Les mesures
    Imposition des revenus du travail
    Bien que le gouvernement ne juge pas opportun de réduire l’impôt sur le revenu en général lorsque l’économie connaît une croissance normale, il réservera néanmoins 200 millions d’euros pour une modeste réduction de l’impôt sur le revenu afin de compenser les augmentations des impôts indirects qui touchent les employés, les retraités, les entrepreneurs et les travailleurs indépendants dans les tranches à revenu faible et moyen. L’impôt de solidarité continuera jusqu’à la fin du mandat du gouvernement. L’imposition des revenus du travail sera ajustée chaque année en fonction de l’augmentation des revenus et de l’inflation.
    Subvention au revenu gagné et promotion de la mobilité de la main-d’œuvre
    Les perspectives d’introduction d’une subvention aux revenus du travail mise en œuvre au titre de l’impôt sur le revenu de l’État seront examinées d’ici 2022. Cela signifierait que l’imposition du revenu gagné pourrait être négative pour les employés, les retraités, les entrepreneurs et les travailleurs autonomes qui font partie de la tranche de faible revenu. La subvention au revenu gagné constituerait un incitatif à l’emploi dans des domaines comme le travail à temps partiel et le travail à temps partiel, en plus d’étendre la progression de l’impôt sur le revenu à des niveaux de revenu moins élevés où aucun impôt n’est payable sur le revenu gagné. Les travaux préparatoires porteront sur la façon dont la subvention au revenu gagné peut être combinée de façon appropriée avec d’autres prestations.
    La mobilité de la main-d’œuvre en Finlande et en Finlande sera favorisée par l’ajustement de la composante imposable de la rémunération versée par l’employeur au titre des frais de déménagement.
    Soutien aux petites entreprises et aux entreprises en croissance
    La Finlande demande une dérogation à l’Union européenne permettant de relever le seuil de TVA pour les entreprises à 15 000 euros afin d’alléger la charge administrative des petites entreprises.
    Les problèmes qui se sont posés lors de l’introduction du registre des revenus seront étudiés et des corrections seront apportées pour faciliter le fonctionnement des petites entreprises et des organisations de la société civile. Un soutien sera offert aux petits entrepreneurs nouvellement établis en introduisant des calendriers de paiement plus souples pour le paiement anticipé des impôts.
    Le gouvernement introduira une nouvelle législation concernant la rémunération du personnel des sociétés de croissance non cotées, en s’inspirant du modèle élaboré lors des travaux préparatoires de la législature précédente. Un montant de 10 millions d’euros sera réservé à cette fin sur une base annuelle.
    L’allégement fiscal pour le personnel clé qui s’installe en Finlande en provenance de l’étranger sera rendu permanent.
    Objectif 4 : Promouvoir la santé par la fiscalité
    Les mesures
    Taxe sur le tabac
    Le gouvernement poursuivra la politique d’augmentation progressive de la taxation des produits du tabac et de la nicotine d’un montant total de 200 millions d’euros au cours de son prochain mandat. Ces conseils fiscaux favorisent la santé publique.
    Taxe sur l’alcool
    Le gouvernement poursuivra la politique consistant à augmenter modérément la taxe sur l’alcool de 50 millions d’euros, compte tenu de l’évolution de l’environnement opérationnel, en surveillant l’impact sur les importations de passagers.
    Taxe sur les boissons gazeuses
    Le gouvernement va lever 25 millions d’euros supplémentaires en taxes sur les boissons rafraîchissantes, en concentrant l’augmentation sur les boissons riches en sucre pour renforcer l’effet directeur de la taxe dans le domaine de la santé publique. Le gouvernement étudiera la possibilité de restructurer la taxe pour exclure les jus de fruits et de baies. Les perspectives d’un relèvement du seuil d’exonération fiscale pour les petits producteurs seront également étudiées.
    Étude de la taxe de promotion de la santé
    Le gouvernement étudiera les perspectives d’introduction d’une taxe de promotion de la santé publique sur des produits tels que le sucre. Elle présentera également activement son point de vue au niveau de l’UE sur les possibilités d’introduire de nouveaux types de taxes de promotion de la santé.

    Objectif 5 : Fiscalité immobilière
    Les mesures
    La réforme de la fiscalité foncière vise à assurer une meilleure adéquation globale entre les valeurs fiscales foncières et la juste valeur des immeubles. La préparati

    1. et même au BLOG Jorion il y a des limites! 😉

      Voici la fin de texte en ce qui concerne l’objectif 5, et la fiscalité des Comtés (¨counties¨):

      quote

      Objectif 5 : Fiscalité immobilière
      Les mesures
      La réforme de la fiscalité foncière vise à assurer une meilleure adéquation globale entre les valeurs fiscales foncières et la juste valeur des immeubles. La préparation de la réforme doit accorder une plus grande attention à la valeur marchande réelle des terrains et des bâtiments.
      La réforme de la taxe foncière ne doit pas entraîner de changements déraisonnables dans l’impôt foncier de qui que ce soit, et elle sera évaluée du point de vue d’un changement raisonnable avant d’être introduite. La réforme s’accompagnera d’une enquête sur les moyens de tenir compte de la solvabilité réduite d’un contribuable.
      La réforme de la fiscalité immobilière tiendra compte des aspects environnementaux, avec une réduction de la taxe foncière due sur les parcs éoliens offshore. Les zones protégées en vertu de la loi sur la protection de la nature seront exonérées de l’impôt foncier. Les terres utilisées pour l’agriculture et la sylviculture continueront de ne pas être assujetties à l’impôt foncier.

      Objectif 1. Comtés
      Les mesures
      L’introduction d’un impôt sur le revenu dans les comtés ne visera pas à augmenter les niveaux d’imposition.

      unquote

      grâce à http://www.deepl.com

    2. DeepL sait préserver la surprise:
      « L’Union européenne sera abolie au plus tard au début de 2021. »

      Mais dans l’ensemble quel plat! Et quels engagements!
      On comprend mieux pourquoi notre National président s’est refusé à envisager un programme pour son propre compte.

      Je note que ce programme veille avec attention à préserver ou améliorer les richesse de la nation Finlande. Alors que nous français, sans programme, bazardons à l’encan notre base industrielle et technologique, donc commerciale.

      Merci Johan.

  7. @ (1) Romain Vitorge et (2) Daniel et (3) Hadrien

    Medellín, le 27 juin 2019

    1. Merci, un grand merci, pour vos troix commentaires. Ce n’est pas tu tout facil d’entamer une ‘discussion’ ici au BLOG, surtout parce que l’échange, l’échange COMPARATIF:
    (a) des lignes politiques (et leur analyse précise, notamment quant au niveau de ‘refondation’ des lignes théoriques, alors, de l’emploi des ‘valeurs’),
    (b) des appareils / instruments d’application
    (c) l’innovation sociale-démocratique-participative (et alors, une critique implicte et explicite à Pareto, et pas mal d’autres qui se sont mis aux genoux devant les solutions autoritaires, comme également, et helas, Robert Michels),
    (d) le monitoring et évaluation scientifique PERMANENT.E et la DISSÉMINATION forte et large et démocratique des pratiques des nouvelles lignes politiques, comme en Islande, Finlande et Suède, bref, la transparence totale, et,
    (e) (très important:) les analyses au plus plus niveau d’abstraction de retro-alimentation de (a), (b), (c) et (d) faisant la comparaison entre (1) les ambitions et (2) les réalisations (en véritié).

    Grâce à Romain nous pouvons revoir ce que nous avons déjà échangé ici au BLOG, gràce à Daniel, nous avons un premier ‘cadre’ comparatif, et Hadrien nous impose la rigueur de BIEN définir les termes du cadre comparatif.

    Et pour répondre à sa critique: non, pour moi la ‘densité’ démographique n’a pas de sens dans l’inventaire et l’analyse des informations récoltées (et son emploi dans la cadre comparatif), parce que le seul niveau sur lequel la pression démographique s’exprime est aux niveaux de la demande des plusieurs services sectoriels et thématiques, c.a.d., au niveau de la planification sectorielle et thématique, ce qui nous renvoie (fondamentalement) à une critique ultra-précise à la vision/théorie des équilibres ‘durables’ sans que la demande ‘totale’ soit définie (en termes d’un bilan entre valeurs, discuté et approuvé démocratiquement, dépourvu des pressions maffieuses, et analysé critiquement en ce qui concerne les factibilités classiques: technique, sociale, écologique, financière, économique et institutionnelle: pas possible, vous me dîtes? Venez voir.)

    Dans ce sens, on peut comparer sans aucun problème, les systèmes tellement divers au monde, à la condition que la définition de la ‘réponse’ (¨l’offre¨) à la ‘demande effective’ soit présentée en DÉTAIL, sectorielle/thématique et quant au niveau, quant à son TAUX d’ inclusion.

    (Alors Hadrien: vous voyez que la densité n’y dit rien, mais OUI son taux d’inclusion.)

    Les analyses SECTORIELLES et THEMATIQUES sont beaucoup plus relevantes et riches, que les analyses macro-économiques qui ne touchent d’aucune manière à la vie RÉELLE des gens, des animaux, des plantes, de l’eau, de l’air, du sol et de la planète même.

    Alors:

    (1) dans l’échange et la comparaison, je continuerai aujourd’hui avec la traduction du (nouveau) programme du (nouveau) gouvernement de la Suède, et je la publierai ici (pourvu que Paul me le permets);

    (2) je vais réfléchir sur la présentation (ici au BLOG) d’un ‘cadre comparatif’ qui n’incluira pas seulement les éléments innovatifs des trois gouvernements en Scandinavie (Islande, Finlande, Suède), mais qui implique aussi les éléments critiques formulés par Paul Jorion d’une refondation de la pensée socio-éco-opi-déci-démo-cultu-finan-écono-institutionelle.

    Y compris une réflexion quant aux vitesses de changements, réels ou non-réels, tenant compte de quelques observations fondamentales de Immanuel Wallerstein à cet égard.

    Je vous remercie d’avance pour votre appui critique et solidaire, je ne le peux pas faire sans vos apports.

    (NB: je reviendrai séparément à la critique féroce de PMA quant à mes remarques de l’urgence d’une rénovation profonde du système d’éducation solidaire, massive, et publique de la jeunesse. )

    B.à.v. toutes et tous, un petit peu de la patience s.v.p., nous avons d’autres obligations ici aussi.

    1. addendum ad (1):

      ¨Ce n’est pas tu tout facil d’entamer une ‘discussion’ ici au BLOG, surtout parce que l’échange, l’échange COMPARATIF:¨

      j’avais oublié de terminer la phrase:

      ¨Ce n’est pas du tout facil d’entamer une discussion ici au BLOG parce que l’échange comparatif implique de regarder simultanément les 5 niveaux (a, b, c, d et e) de présentation et d’analyse.

      C’est pour cette raison qu’il nous faut un cadre bien défini, dans lequel nous n’échappe pas d’information essentielle (en termes de la classification analytique), mais qui nous permets d’observer et raisonner avec un peu plus de confort, de l’aise.

      JL

  8. Medellín, le 27 juin 2019

    Commentaire intermédiaire:

    J’ai traduit quelques lignes essentielles publiées il y a quelques instants dans The Guardian, avec les mots sages de Philip Alston, rapporteur spécial des NNUU sur la pauvreté extrème. Ce qui souligne l’importance de la définition de la demande effective avec l’inclusion de toutes et tous:

    quote

    Johnson, s’il devient Premier ministre, a l’intention de réduire les impôts dans une mesure visant en grande partie les personnes les plus riches qui coûterait au moins 10 milliards de livres sterling, selon l’Institute for Fiscal Studies. M. Hunt a proposé une réduction de l’impôt sur les sociétés et de l’assurance nationale qui coûterait plus de 37 milliards de livres, selon l’IFS.

    M. Alston a déclaré qu’il était faux de prétendre que de telles réductions stimuleraient la productivité et la croissance économique, ce qui aurait des répercussions sur les plus pauvres. « Il n’y a aucune preuve de cela dans aucun autre pays. Les réductions d’impôt américaines de Donald Trump n’ont pas eu de répercussions. Ils se sont égouttés. »

    Il a cité les travaux de l’Organisation de coopération et de développement économiques et du Fonds monétaire international, qui suggèrent que l’accroissement des inégalités est contraire à la croissance.

    Vendredi, les diplomates britanniques devraient une nouvelle fois repousser les conclusions d’Alston, en dépit du fait qu’un haut fonctionnaire du ministère du Travail et des Pensions ait déclaré au Parlement en juin qu’il avait « fait valoir de nombreux points positifs ».

    D’autres pays commenteront également l’évaluation accablante de la pauvreté au Royaume-Uni, le cinquième pays le plus riche du monde.

    Alston a déclaré lors d’une réunion parallèle organisée par Human Rights Watch que le Royaume-Uni avait  » un problème majeur de pauvreté et que les questions clés n’avaient pas encore été abordées par le gouvernement « .

    Il a dit que, malgré le fait que les ministres aient claironné presque le plein emploi et la croissance économique, cela n’a  » fait aucune différence pour les 12 millions de personnes qui vivent dans la pauvreté et celles qui font la queue chaque jour dans certaines des 2 000 banques alimentaires qui ont vu le jour dans le pays « .

    Il a ajouté :  » J’aimerais voir des changements très importants. Je crois que nous y parviendrions sans grands frais. Je crois que la situation sociale en Grande-Bretagne pourrait être transformée du jour au lendemain, même par ce gouvernement. »

    Mais il a dit que la philosophie semblait être que « si vous avez du succès, que vous êtes riche et que vous avez des privilèges derrière vous, vous réussirez bien et le gouvernement vous aidera de bien des façons », a-t-il ajouté : « Si vous avez des problèmes, vous êtes seul. C’est une philosophie qui n’est pas conforme aux droits de la personne. »

    Le ministère du Travail et des Pensions a été contacté pour commentaires.

    Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator

    unquote

    Source: https://www.theguardian.com/politics/2019/jun/27/un-rapporteur-tax-cut-plans-of-both-johnson-and-hunt-a-tragedy

    Sur Philip Alston: https://www.ohchr.org/EN/Issues/Poverty/Pages/SRExtremePovertyIndex.aspx

    1. Et dans la lutte pour une refondation totale de la démocratisation et de la transparence de la prise de décisions, (à voir les remarques en Islande et en Finlande à ce sujet!), il me paraît essentiel de citer l’article suivant, aussi d’ajoud’hui du même Philip Alston et de Christiaan van Veen, impliquant une critique profonde et dure au transfert des décisions à l’Intelligence Artificielle et à la négation de la nécessité urgente d’une refondation et une ré-approfondissement de la démocratisation:

      https://www.theguardian.com/commentisfree/2019/jun/27/britain-welfare-state-shadowy-tech-consultants-universal-credit

  9. Medellin, le 27 juin 2019

    La Suède alors, déclaration de la Politique du (nouveau) Gouvernement, le 2 janvier 2019:
    https://www.government.se/speeches/20192/01/statement-of-government-policy-21-january-2019/

    (¨Président¨, veut dire: ¨président du Riksdag, le Parlement de la Suède, unicamara, 349 membres.)

    quote

    Énoncé de politique gouvernementale, 21 janvier 2019
    Publié le 21 janvier 2019

    Premier ministre Stefan Löfven, Riksdag, 21 janvier 2019

    Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés du Riksdag suédois,

    Partout en Europe, les mouvements d’extrême droite se répandent. Dans plusieurs pays, des forces ayant un programme antidémocratique sont parvenues jusqu’au gouvernement. Mais en Suède, nous défendons l’égalité de tous les citoyens. Nous choisissons une voie différente.

    Nous entamons maintenant une forme historique de coopération. La Suède disposera désormais d’un gouvernement composé du Parti social-démocrate et du Parti des Verts qui coopérera sur le budget et l’orientation de la politique dans plusieurs domaines avec le Parti du Centre et le Parti libéral.

    Maintenant, nous pouvons enfin prendre un nouveau départ. Les problèmes de la société ne peuvent pas attendre.
    Les emplois doivent augmenter et les émissions climatiques doivent être réduites.
    Le bien-être social doit s’améliorer et l’intégration doit devenir plus efficiente et efficace.
    La sécurité doit augmenter et la criminalité doit être combattue.

    La Suède a besoin de réformes majeures. Nous pouvons maintenant nous attaquer à ces problèmes, ensemble, à travers les anciens blocs politiques.

    Monsieur le Président,

    Ce matin, des centaines de milliers de Suédois sont sortis du lit, ont pris une tasse de café, ont préparé le petit déjeuner, ont rappelé à leurs enfants de ne pas oublier leur sac de gym.

    Il y a peut-être eu une petite bataille dans le couloir au sujet des manteaux et des gants avant que tout le monde sorte. Les enfants vont à l’école maternelle et à l’école. Les adultes au travail. Et la plupart des gens sont trop occupés pour écouter l’Énoncé de politique gouvernementale d’aujourd’hui. C’est le dur labeur des gens ordinaires qui construit la Suède.

    L’économie suédoise est forte. Le déficit budgétaire s’est transformé en excédent, les niveaux d’emploi sont à leur plus haut niveau depuis plus de 25 ans et la dette publique est à son plus bas niveau depuis les années 1970.

    Nous disposons à présent d’une marge de manœuvre. Nous avons maintenant de grandes possibilités. Quand les choses vont bien pour la Suède, tout le monde devrait en profiter.

    Au cours de la dernière période électorale, des investissements historiques ont été faits dans le bien-être social. Au cours des quatre prochaines années, ces ressources seront renforcées de 5 milliards de couronnes suédoises supplémentaires par an pour l’aide sociale.

    Les pensions augmenteront pour ceux qui ont travaillé toute leur vie professionnelle avec de bas salaires. Ils se sont battus avec acharnement pour le bien-être de la Suède. Maintenant, ils devraient obtenir le respect qu’ils méritent.

    Les cotisations de sécurité sociale des employeurs seront réduites. Il sera moins coûteux pour les propriétaires d’entreprise d’embaucher leur premier employé.

    Les premiers pas seront faits vers une semaine familiale. Les parents de ce pays devraient avoir plus de temps avec leurs enfants.

    Les générations futures doivent avoir accès à un air pur, à des océans sains et à des milieux naturels prospères. La transition climatique imprégnera la politique.

    Notre société doit être forte – et notre développement durable.

    * * *

    Tous ceux qui peuvent travailler devraient travailler. Notre économie doit être maintenue en bon état. L’accord sur le cadre de la politique budgétaire demeure en place. Il faut être tout à fait prêt à faire face à un ralentissement de l’économie.

    Une nouvelle réforme fiscale majeure sera mise en œuvre. C’est ainsi que nous allons promouvoir l’emploi et la compétitivité, réduire les disparités et accroître l’égalité. C’est ainsi que nous garantirons le bien-être et contribuerons à la réalisation des objectifs climatiques et environnementaux.

    Les derniers vestiges de l’impôt sur les pensions seront abolis. La taxe d’austérité et la taxe supplémentaire sur les changements de génération seront supprimées. Les déductions fiscales pour les travaux ménagers seront élargies. L’industrie et les entreprises suédoises, petites et grandes, doivent disposer de bonnes conditions pour croître et employer davantage de personnes. Le problème de l’expulsion de personnes qualifiées de Suède doit être résolu.

    La Suède est l’un des principaux pays de recherche. Nous défendrons cette position. Il faut garantir l’indépendance de la recherche et, dans le même temps, la politique de recherche doit répondre aux défis mondiaux et nationaux de la société.

    Le travail du Conseil national de l’innovation se poursuivra. Une initiative d’exportation visant à créer plus d’emplois dans l’ensemble du pays sera mise en œuvre. Les obligations écologiques seront mises à l’essai. La collaboration, l’innovation et la transition climatique font des entreprises suédoises des leaders mondiaux.

    Ensemble, nous nous équipons pour l’avenir.
    Ensemble, nous construisons une Suède forte.

    * * *

    L’objectif du gouvernement n’est pas seulement de faire vivre le pays tout entier. Tout le pays doit prospérer.

    Le plan national d’investissement de 700 milliards de couronnes suédoises dans les routes et les chemins de fer sera achevé.

    De nouvelles lignes principales pour les trains à grande vitesse seront construites et les chemins de fer du nord de la Suède seront agrandis. Le transport de marchandises sur de longues distances passera du camion au train et au bateau.

    Un système national de billetterie sera mis en place pour tous les transports publics dans toute la Suède. La déduction pour frais de déplacement sera basée sur la distance et sera neutre en termes de mode de transport. Les voyages en train à l’étranger seront facilités – davantage de personnes devraient pouvoir prendre le train pour se rendre sur le continent.

    Les trains doivent être plus ponctuels. Les investissements dans l’entretien des chemins de fer augmenteront. Les déplacements à vélo seront facilités. L’entretien des routes s’améliorera.

    Les services à large bande et mobiles seront étendus à l’ensemble du pays et d’autres points de service seront ouverts.

    Il doit être possible de vivre et de travailler dans tout le pays. La Suède doit rester unie.

    * * *

    Rarement les gens ne se sentent aussi libres que lorsqu’ils mettent la clé dans la porte de leur premier appartement.

    La construction de logements doit être plus rapide, moins chère et plus durable. La mobilité sur le marché du logement doit augmenter. Le modèle locatif sera réformé en permettant la libre fixation des loyers pour les constructions neuves. La qualité et l’emplacement d’un appartement auront une plus grande influence sur la façon dont le loyer est fixé.

    L’aide à l’investissement pour la construction de logements locatifs sera concentrée, rationalisée et ciblée sur les logements locatifs dans tout le pays. L’intérêt sur le montant reporté lors d’un déménagement sera supprimé. Les sanctions prévues pour la vente de contrats sur le marché noir seront plus sévères et l’achat de tels contrats sera criminalisé.

    La pénurie de logements disparaîtra, réforme par réforme.

    * * *

    L’industrie forestière suédoise doit être durable et elle doit se développer. Les droits de propriété des forêts privées doivent être garantis. Les propriétaires fonciers doivent recevoir une compensation financière équitable pour les restrictions à leur droit de propriété et à leur droit d’usage.

    Il devrait être beaucoup plus facile de construire près des rives dans les zones rurales inexploitées. En même temps, la protection du littoral et le droit d’accès commun seront garantis dans les zones exploitées.

    Un ensemble de mesures efficaces en faveur de l’agriculture sera élaboré pour renforcer la production alimentaire suédoise. La dépendance de l’agriculture à l’égard des combustibles fossiles doit être réduite.

    Il faut répondre à la demande des consommateurs pour des aliments biologiques et s’attaquer au problème des déchets alimentaires.

    Monsieur le Président,

    La Suède sera la première nation de protection sociale du monde à être exempte de fossiles. Nous n’avons pas le temps d’hésiter.

    La transition requise est considérable. Il reste beaucoup de travail à faire. Mais nous sommes à l’avant-garde. Avec camions électriques et transports en commun. Avec l’augmentation de la construction en bois. Avec une production d’acier sans charbon et de nouveaux textiles à partir de vêtements recyclés.

    Le cadre de la politique climatique reste en place. Toute la législation pertinente sera réexaminée. Les objectifs climatiques doivent être atteints.

    L’accord énergétique sera mis en œuvre. Il devrait être facile et rentable d’investir dans votre propre production d’énergie renouvelable.

    La Suède fera pression en faveur d’une loi sur le climat au niveau de l’UE. Les efforts de réforme visant à mettre en œuvre l’Accord de Paris seront intensifiés. L’objectif de 1,5 degré doit être atteint.

    Un virage fiscal vert vigoureux sera mis en œuvre. Les impôts seront augmentés pour les activités nuisibles à l’environnement et réduits pour le travail et l’esprit d’entreprise.

    L’impact majeur de l’aviation sur le climat doit être réduit. Les exigences climatiques pour l’aviation seront renforcées. Il devrait être possible de charger et de ravitailler en carburant des véhicules non fossiles dans tout le pays. Les primes et redevances climatiques pour les voitures seront renforcées et simplifiées. Aucune nouvelle voiture à essence ou diesel ne sera vendue après 2030. C’est ainsi que nous réduirons les principales émissions climatiques du secteur des transports.

    La prospection et la nouvelle exploitation du charbon, du pétrole et du gaz fossile seront interdites. Un important effort sera entrepris pour séquestrer certaines émissions antérieures.

    Les programmes d’investissements climatiques et les accords sur l’environnement urbain encouragent les investissements locaux en faveur de la durabilité mondiale et ils seront développés et rendus plus efficaces.

    Les enfants devraient pouvoir se rendre à l’école à pied et à bicyclette en toute sécurité, et les activités de plein air devraient être encouragées.

    La Suède doit poursuivre le développement d’une économie circulaire, efficace en termes de ressources et fondée sur la bioéconomie. Les consommateurs suédois devraient pouvoir faire des choix durables et sans toxines.

    D’autres mesures seront prises pour faciliter le recyclage et la réutilisation. Un niveau minimum de service pour les déchets ménagers sera introduit. Des exigences de dépôt seront introduites pour un plus grand nombre de produits et la propagation des microplastiques sera combattue.

    La diversité biologique doit être protégée. Les services écosystémiques doivent être sauvegardés. Les crédits destinés à la protection des milieux naturels précieux seront augmentés.

    Les milieux marins doivent être améliorés. L’eutrophisation, l’utilisation de toxines environnementales et les émissions de déchets pharmaceutiques doivent être réduites au minimum. La pêche doit être durable. Les contrôles seront renforcés pour mettre fin à la pêche illégale et le chalutage de fond sera interdit dans les zones protégées.

    Les niveaux des eaux souterraines seront sécurisés et l’accès à l’eau potable sera protégé.

    Il y a vingt ans, le Riksdag a pris une décision cruciale : nous transmettrons à la prochaine génération une société dans laquelle les grands problèmes environnementaux auront été résolus. Le système des objectifs environnementaux doit maintenant être développé et de nouveaux objectifs intermédiaires doivent être fixés.

    La magie des vieilles forêts suédoises. Le trille de l’alouette. Le bourdonnement des abeilles mellifères. Il est de notre devoir de préserver l’environnement naturel de la Suède pour nos enfants et petits-enfants.

    Monsieur le Président,

    La langue et le travail sont la voie d’accès à la société.

    Au cours de la période électorale, des réformes globales pour une meilleure intégration seront mises en œuvre. Les accords d’entrée négociés par les partenaires sociaux pour les immigrants nouvellement arrivés et les chômeurs de longue durée seront lancés. Ce modèle devrait pouvoir être utilisé par les agences de travail intérimaire ainsi que par les entreprises sans convention collective. Une déduction d’entrée sera introduite, en vertu de laquelle les cotisations patronales de sécurité sociale pour les jeunes sans diplôme de l’enseignement secondaire supérieur et les immigrants nouvellement arrivés seront supprimées pendant les deux premières années.

    Une année d’intégration – le nouveau départ suédois – sera introduite avec un enseignement intensif de la langue suédoise axé sur les métiers, une expérience professionnelle, un enseignement et une formation professionnels, une orientation civique obligatoire et un programme de mentorat d’un an.

    Les femmes et les hommes doivent avoir des chances égales de subvenir à leurs besoins et de contrôler leur propre vie. Une attention particulière sera accordée à l’établissement des femmes sur le marché du travail.

    Les dispositions de la loi sur l’accueil des demandeurs d’asile et autres relatives à la prise de dispositions concernant les conditions de vie de chacun seront limitées afin de réduire la ségrégation.

    La réussite d’un examen en suédois et d’études civiques de base sera une condition préalable à l’obtention de la citoyenneté. Nous relevons nos ambitions et nous redoublons d’efforts pour faire en sorte que chacun apprenne le suédois, par le biais d’une obligation linguistique, d’un renforcement du suédois pour les immigrés, d’une formation linguistique préscolaire et linguistique pour les personnes en congé parental. Davantage de postes de carrière pour les enseignants seront créés dans les domaines de l’exclusion sociale.

    Le fait d’établir des normes élevées pour les gens et de leur donner beaucoup d’occasions de s’épanouir les aide à s’épanouir.

    * * *
    Nous vivons dans une société du savoir moderne. Chacun doit être en mesure de développer ses connaissances et de remodeler ses compétences.

    Le marché du travail suédois doit être caractérisé par la sécurité et la flexibilité. Le droit du travail doit être adapté au marché du travail d’aujourd’hui, tout en maintenant un équilibre fondamental entre les partenaires sociaux. Les entreprises auront davantage de possibilités d’adaptation et les travailleurs individuels seront protégés contre le licenciement arbitraire.

    Si les partenaires sociaux ne parviennent pas à un accord, une modification législative sera mise en œuvre afin d’étendre clairement les exemptions aux règles relatives à l’ordre de sélection. Dans le même temps, un droit renforcé au développement des compétences sera introduit et un meilleur équilibre sera créé dans la protection de l’emploi pour le personnel ayant des conditions d’emploi différentes.

    Arbetsförmedlingen, le service public suédois de l’emploi, sera fondamentalement réformé. Des acteurs indépendants contribueront à mettre en relation les personnes avec les employeurs et à équiper les demandeurs d’emploi. L’assurance-chômage sera développée de manière à ce qu’un plus grand nombre de personnes puissent prétendre à une indemnisation, et les incitations à postuler à de nouveaux emplois et à se recycler seront renforcées.

    Dans le même temps, le système d’aide aux études sera rendu plus généreux pour les personnes âgées qui souhaitent poursuivre leurs études ou se recycler. Le soutien de l’État en faveur du travail à temps partiel sera développé. Des périodes de perfectionnement professionnel seront introduites pour permettre le développement des compétences et de l’esprit d’entreprise.

    L’Initiative d’éducation des adultes sera élargie et l’accès à l’enseignement supérieur et à l’enseignement à distance augmentera dans tout le pays.

    De cette façon, tout le monde peut être équipé pour faire face à un marché du travail en évolution rapide.

    * * *

    Grâce aux efforts importants des chefs d’établissement, des enseignants et des élèves, les résultats scolaires s’améliorent en Suède.

    A Södertälje, une campagne de qualité à travers les blocs politiques a contribué à améliorer les performances scolaires pour la huitième année consécutive. A Hovsjöskolan, le nombre d’élèves ayant obtenu les notes nécessaires pour obtenir le diplôme d’études secondaires supérieures a doublé.

    Néanmoins, un important effort de réforme est encore nécessaire pour que notre pays redevienne une nation du savoir de premier plan.

    Tous les élèves doivent avoir une chance équitable, quels que soient leur origine et leur lieu de résidence. L’accent mis sur les connaissances sera renforcé et les exigences en matière de qualité seront accrues dans toutes les écoles. Les propositions de la Commission scolaire pour une plus grande égalité dans les écoles seront mises en œuvre. Le soutien de l’État sera augmenté.

    Du matériel sera produit en vue d’une décision qui créera les conditions nécessaires pour que les écoles soient responsables devant le gouvernement central. Il y aura un moratoire sur la création d’écoles secondaires obligatoires et supérieures indépendantes à caractère confessionnel.

    La formation des enseignants sera réformée, les normes seront relevées et les conditions d’admission seront relevées. Il sera plus facile pour les universitaires de choisir la profession d’enseignant. Des ressources seront ajoutées afin d’embaucher plus d’aides-enseignants.

    Les enseignants doivent recevoir le soutien dont ils ont besoin pour que la notation soit juste et équitable dans tout le pays. Les écoles qui le souhaitent devraient être en mesure d’introduire la notation à partir de la quatrième année. Les classes par matières seront introduites dans les écoles secondaires supérieures. L’inflation des grades doit être combattue.

    Un plan national pour des environnements d’étude pacifiques et la sécurité dans les écoles sera élaboré. Des interdictions concernant les téléphones portables seront introduites. Des mesures énergiques seront prises pour lutter contre l’intimidation. Il devrait être plus facile d’exclure ou de déplacer les élèves qui ont menacé les autres ou les ont soumis à la violence.

    Aucun élève ne devrait être laissé pour compte et ceux qui le souhaitent devraient pouvoir prendre de l’avance. La garantie lecture-écriture-arithmétique deviendra une réalité. Une proposition sera élaborée pour rendre possible une école obligatoire pendant dix ans. Les groupes d’accueil préscolaires et extrascolaires seront réduits. Il devrait être plus facile d’obtenir un soutien spécial dans les petits groupes d’enseignement. Le soutien aux enfants atteints d’incapacités neuropsychiatriques augmentera. Des écoles-ressources seront créées et les écoles destinées aux élèves ayant des troubles d’apprentissage seront renforcées.

    Une garantie de devoirs et un emploi du temps prioritaire seront mis en place afin que les élèves qui risquent de ne pas obtenir les notes nécessaires pour accéder à l’enseignement secondaire supérieur puissent recevoir davantage d’enseignement dans les matières dont ils ont besoin. Un rythme d’étude accéléré sera proposé aux élèves qui peuvent atteindre les objectifs de connaissance plus rapidement. Les élèves des classes supérieures de l’enseignement obligatoire devraient pouvoir suivre des cours du deuxième cycle de l’enseignement secondaire et les élèves du deuxième cycle de l’enseignement secondaire devraient pouvoir suivre des cours de l’enseignement supérieur.

    Qu’il n’y ait aucun doute sur la direction que nous prenons. Le système scolaire suédois doit être la plus grande fierté de notre société.

    Monsieur le Président,

    Quand une nouvelle vie est en route. Quand quelque chose fait mal, ou ne se sent pas bien. Quand la douleur est constante. C’est alors, aux moments les plus fragiles de notre vie, que le système de santé suédois devrait être là pour offrir la sécurité.

    Personne ne devrait avoir à attendre trop longtemps pour un traitement ou une opération. Un plan général de réduction des files d’attente sera élaboré, ainsi qu’une  » liste d’attente d’un milliard  » actualisée. Une attention particulière sera accordée à la mauvaise santé des femmes. Il y aura de nouveaux investissements dans les soins ambulanciers, les soins contre le cancer et les soins de maternité. Une vaste réforme des soins primaires sera mise en œuvre. Il doit être plus attrayant pour les médecins de travailler dans le domaine des soins primaires et plus facile de fournir des soins de santé dans les zones rurales.

    Une personne malade devrait être informée de son plan de soins et de la personne qu’elle devrait appeler. Le système de contrats avec les patients sera développé. Le droit à la continuité des soins dans la pratique générale sera garanti. Il devrait être possible d’imposer des amendes ou des sanctions aux prestataires de soins qui ne respectent pas la garantie de soins.

    L’assurance maladie doit assurer une sécurité financière en cas de maladie. Il devrait être facile de reprendre le travail une fois rétabli. Les services de réadaptation et de santé au travail sont essentiels.

    Les conditions et l’environnement de travail des travailleurs de la santé et des services sociaux doivent être améliorés, afin que davantage de jeunes choisissent de postuler dans le secteur et d’y rester, sachant que leur emploi est non seulement important, mais aussi stimulant. Le rôle professionnel des infirmières auxiliaires sera renforcé au moyen d’un registre ou d’un titre professionnel protégé. Un plus grand nombre de personnes devraient être en mesure d’étudier à plein salaire pour devenir infirmières spécialisées.

    Les soins psychiatriques seront élargis. La santé mentale doit être abordée. Une nouvelle forme de soins pour les patients ayant des problèmes de santé mentale mineurs sera étudiée. Un objectif de file d’attente zéro sera introduit pour les services psychiatriques pour enfants et adolescents.

    Les enfants vivant dans des logements protégés ont besoin d’un meilleur soutien.

    Les soins aux personnes âgées devraient maintenir un niveau élevé de qualité. La continuité des soins dans les services d’aide à domicile sera introduite dans tout le pays. Le personnel d’aide à domicile devrait recevoir gratuitement des uniformes de travail.

    Les perspectives d’un emploi, d’une bonne qualité de vie et d’un temps de loisir significatif seront améliorées pour toutes les personnes handicapées, quelle que soit leur forme. Le droit à l’assistance pour les soins personnels, la respiration et l’alimentation par sonde devrait être réintroduit. La définition de la responsabilité parentale normale sera restreinte. Le droit à l’assistance en raison d’un besoin de supervision sera renforcé. La question de savoir qui devrait avoir la responsabilité globale de l’assistance personnelle sera examinée.

    Toute personne qui a droit à une aide personnelle doit la recevoir.

    Monsieur le Président,

    Il y a un siècle, le Riksdag a pris la première des deux décisions qui donnaient aux femmes et aux hommes le même droit de vote. La meilleure façon de rendre hommage à ceux qui ont montré la voie dans la lutte pour la démocratie est de poursuivre leur travail dans une nouvelle ère.

    La démocratie en Suède est forte, mais nous ne pouvons jamais la tenir pour acquise. Elle doit être constamment défendue – génération après génération, période électorale après période électorale.

    Les institutions démocratiques doivent être protégées. L’indépendance des tribunaux et des médias de service public doit être renforcée. La résilience du système électoral à la manipulation sera améliorée. Le système de soutien aux médias créera de meilleures conditions pour un journalisme indépendant dans tout le pays.

    Nous préserverons la réforme en garantissant la gratuité de l’accès aux musées publics. Des écoles culturelles seront développées et tous les enfants devraient avoir la possibilité d’en bénéficier.

    Astrid Lindgren a dit un jour que « les enfants font des miracles quand ils lisent ». Elle avait raison. Pour cette raison, l’accès aux bibliothèques scolaires avec des bibliothécaires formés augmentera. Les propositions de la Délégation de Lecture seront mises en œuvre. Nous voulons plus de miracles en Suède !

    Le mouvement sportif et les organisations civiques devraient être soutenus et encouragés. La sécurité financière des artistes et des créateurs culturels devrait être améliorée.

    Nous sommes un gouvernement féministe. L’Agence suédoise pour l’égalité des sexes restera en place. Les droits des personnes LGBTQ seront renforcés. La loi sur la discrimination sera rendue plus stricte.

    L’autodétermination et l’influence du peuple autochtone sami seront renforcées. Une institution indépendante des droits de l’homme sera créée.

    Les travaux sur le plan national de lutte contre le racisme se poursuivront. Les crimes haineux xénophobes contre les minorités seront combattus avec vigueur.

    Partout où l’antisémitisme existe et quelle que soit la façon dont il s’exprime, il doit être identifié et combattu. En 2020, la Suède accueillera une nouvelle conférence internationale sur la mémoire de l’Holocauste, et les jeunes Suédois devraient avoir la possibilité de visiter des monuments commémoratifs en Europe. Un nouveau musée sera créé pour préserver et transmettre la mémoire de l’Holocauste.

    N’oubliez jamais – c’était la promesse que nous nous étions faite l’un à l’autre. La Suède n’oubliera jamais.

    Monsieur le Président,

    La criminalité doit être combattue avec tout ce que la société possède. Un nombre record de femmes et d’hommes s’inscrivent maintenant à des programmes de formation policière. Ils devraient être soutenus par des ressources substantielles, des agences coordonnées et une législation plus efficace.

    Dix mille personnes supplémentaires devraient être employées par la police suédoise d’ici 2024. La police doit être une profession attrayante. Il faut renforcer la protection des policiers et des autres membres du personnel des services d’urgence. Les peines pour les infractions liées à des litiges entre criminels devraient être plus sévères. Une nouvelle législation sur le stockage des données sera présentée prochainement au Riksdag. La police aura le droit de prendre des décisions sur la surveillance par caméra dans les lieux publics.

    La peine minimale pour entrave à la bonne marche de la justice sera sensiblement alourdie. Un système de témoins de la Couronne fera l’objet d’une enquête. Les cartes SIM mobiles prépayées non enregistrées seront interdites. Les peines pour ceux qui transfèrent des stupéfiants à d’autres personnes seront durcies.

    Les infractions graves commises par des jeunes de moins de 15 ans doivent toujours faire l’objet d’une enquête policière. Les actions de lutte contre l’évasion et la fraude fiscales seront renforcées. Des mesures seront prises contre l’utilisation de faux documents d’identité et contre la criminalité organisée visant nos systèmes de protection sociale.

    Les personnes arrêtées et condamnées doivent se voir infliger des peines effectives qui peuvent entraîner des changements dans leur vie. Les peines devraient être plus sévères pour ceux qui recrutent des jeunes pour des activités criminelles. Les détenus qui ne coopèrent pas aux soins et au traitement devraient voir leur séjour en prison prolongé.

    La prévention du crime commence par la lutte contre la pauvreté et la ségrégation. Un programme national de sortie sera mis en place pour permettre à un plus grand nombre de personnes d’échapper à la criminalité, et un plus grand nombre d’agents de liaison communautaire et de policiers communautaires seront employés pour faire en sorte que moins de personnes soient attirées par la criminalité.

    Nous sévissons contre la criminalité et ses causes.

    La société est toujours plus forte que les gangs.

    * * *

    La nouvelle loi sur le consentement permet d’engager davantage de poursuites pour viol. Les travaux visant à instaurer une culture du consentement vont maintenant se poursuivre.

    Davantage de ressources seront allouées aux efforts de prévention et l’enseignement de la sexualité et des relations dans les écoles sera modernisé. La peine minimale pour viol sera augmentée. Une nouvelle classification des infractions d’agression sexuelle grossière sera introduite. Les délais de prescription prévus par la loi seront prolongés et entièrement supprimés pour les infractions sexuelles contre les enfants. Davantage de centres d’accueil pour les victimes d’infractions sexuelles seront créés.

    Le Gouvernement intensifiera ses initiatives contre la violence familiale. Cela s’applique à l’aide immédiate aux victimes et à leurs enfants, aux efforts de prévention et aux initiatives visant à amener les auteurs de ces violences à modifier leur comportement.

    * * *

    Il faut beaucoup de courage pour défendre sa vie et son amour, même quand on sait que sa famille refuse de l’accepter. Et il faut encore plus de courage pour en parler au monde afin d’apporter des changements pour les autres.

    Fadime Sahindal a eu ce courage. Et à cause de ça, elle a été assassinée, il y a exactement 17 ans aujourd’hui. C’est ainsi qu’elle a conclu son discours au Riksdag quelques mois avant son assassinat :

    « Il devrait être acquis que vous pouvez avoir à la fois votre famille et la vie que vous voulez pour vous-même. Malheureusement, ce n’est pas une évidence pour beaucoup de filles. J’espère que vous ne leur tournerez pas le dos. Que tu ne leur fermeras pas les yeux. »

    J’aimerais pouvoir dire que la culture de l’honneur a été supprimée. Mais ce n’est pas le cas. Elle persiste et menace toujours la liberté et la sécurité des personnes. Les mesures antérieures n’ont pas été suffisantes. Nous devons faire plus. Nous en ferons plus.

    Nous devons imposer des sanctions plus sévères, accroître la sensibilisation et renforcer les efforts dans les écoles et les services sociaux.

    Il devrait être plus facile d’expulser les citoyens non suédois qui commettent des crimes d’honneur et des crimes haineux. Dans le même temps, les victimes de crimes d’honneur devraient bénéficier d’une meilleure protection contre l’expulsion.

    Il devrait être possible d’offrir aux jeunes un plus grand degré d’intervention sans le consentement de leurs parents lorsqu’il y a suspicion de crime d’honneur. La société doit agir immédiatement en cas de suspicion qu’une personne va subir une mutilation génitale féminine ou être mariée contre son gré.

    Monsieur le Président,

    La lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent doit être sans compromis. Le projet de loi sera rendu plus sévère. La participation à une organisation terroriste sera criminalisée. Le service de sécurité suédois aura la possibilité de lire le trafic crypté. Les contrôles aux frontières intérieures resteront en place aussi longtemps que nécessaire.

    Le terrorisme et l’extrémisme ne sont malheureusement qu’une partie de la menace complexe qui pèse sur la sécurité de toutes les sociétés ouvertes et démocratiques.

    Les travaux visant à créer une défense totale moderne se poursuivent. La stratégie de sécurité nationale doit être mise en œuvre sur la base d’une vaste analyse de la sécurité. Un centre national sera mis sur pied pour accroître l’information et la cybersécurité. Un nouvel organisme gouvernemental sera créé pour renforcer nos défenses psychologiques contre les opérations d’influence et autres. Notre préparation civile sera équipée pour mieux faire face aux crises liées au climat telles que les menaces pour la santé, les incendies, la sécheresse et les inondations. Notre vigilance contre les tentatives étrangères d’acquisition d’infrastructures sensibles s’intensifiera.

    La Suède maintiendra sa politique de sécurité. Les crédits de défense seront progressivement augmentés pour renforcer les capacités militaires de la Suède et notre coopération avec d’autres pays et organisations sera approfondie.

    Notre non-alignement militaire sert bien notre pays. La Suède ne demandera pas à adhérer à l’OTAN. Toutefois, nous préserverons le lien transatlantique, développerons notre coopération en matière de défense, en particulier avec la Finlande, et approfondirons la coopération pour renforcer la sécurité autour de la mer Baltique.

    Si un autre pays nordique ou de l’UE est victime d’une catastrophe ou d’une attaque, la Suède ne restera pas passive. Nous attendons de ces pays qu’ils agissent de la même manière si la Suède est également touchée.

    * * *

    L’adhésion à l’Union européenne est la pierre angulaire de l’action nationale, européenne et mondiale de la Suède.

    La Suède œuvrera pour une UE efficace – une UE pour les citoyens, qui crée des emplois et renforce la sécurité de ses citoyens. Une UE qui s’attaque à la menace du changement climatique et améliore sa compétitivité dans l’économie mondiale.

    Avec le reste de l’UE, la Suède continuera de veiller à ce que le retrait prévu du Royaume-Uni de l’UE se fasse de manière ordonnée. Nous sommes prêts à faire face à divers scénarios.

    Les États membres qui rompent avec les valeurs de l’UE et l’État de droit devraient faire face à de graves conséquences. L’histoire nous apprend ce qui peut arriver si nous fermons les yeux sur les violations des droits et libertés démocratiques.

    * * *

    Notre mandat au Conseil de sécurité de l’ONU est maintenant terminé, mais le travail international de la Suède pour la paix et la démocratie se poursuit.

    Un certain nombre de défis importants doivent être relevés :

    Les conflits en Syrie et au Yémen font peser de graves menaces sur la sécurité avec des conséquences humanitaires catastrophiques. L’annexion illégale de la Crimée par la Russie et son intervention en Ukraine constituent des violations flagrantes du droit international. Les Rohingyas du Myanmar sont victimes de crimes contre l’humanité. La violence doit cesser et les responsables doivent être traduits en justice. La péninsule coréenne doit être débarrassée des armes nucléaires. Une paix durable entre Israël et la Palestine exige une solution à deux États.

    La Suède s’emploie activement à promouvoir les réformes nécessaires de l’ONU. Le droit international doit être sauvegardé. Le rôle des femmes dans les processus de paix doit être renforcé. La paix et la démocratie doivent être promues par des efforts en faveur de la non-prolifération des armes nucléaires, de l’apaisement des tensions et du désarmement, de la médiation et du dialogue. La confiance entre les peuples et les pays est un outil puissant contre la guerre et les conflits.

    C’est ainsi que se crée la sécurité commune.

    * * *

    Le droit d’asile doit être garanti en Suède, en Europe et au niveau international. Davantage de pays doivent assumer une plus grande responsabilité. L’accueil des réfugiés en Suède doit être durable à long terme. La loi limitant temporairement la possibilité d’obtenir un permis de séjour en Suède sera prorogée de deux ans, tandis que les personnes pouvant bénéficier de la protection subsidiaire se verront accorder le même droit au regroupement familial que les réfugiés.

    Le gouvernement s’efforcera d’établir un régime d’asile commun dans l’UE qui répartira l’accueil des réfugiés de manière équitable et proportionnée. Les demandeurs d’asile devraient se voir offrir un accueil juridiquement sûr avec des temps d’attente courts. Ceux qui ont des motifs de protection doivent rapidement s’intégrer dans la société, et ceux qui n’ont pas de tels motifs doivent rentrer rapidement.

    L’outil le plus important pour arrêter les catastrophes provoquées par les réfugiés est l’action pour le développement et la résolution des conflits.

    La politique étrangère féministe sera développée. Les droits des femmes et des minorités dans le monde doivent être renforcés. L’égalité des sexes et la santé et les droits en matière de sexualité et de procréation sont des éléments essentiels de la politique mondiale de développement.

    En temps de guerre commerciale, la Suède doit défendre le libre-échange et défendre des conditions équitables. Les investissements en Suède et les accords commerciaux internationaux doivent protéger l’environnement, la santé humaine et les droits des travailleurs.

    L’initiative suédoise Global Deal rassemble près de 100 gouvernements, entreprises et organisations. L’OCDE prend désormais le relais en tant qu’organisation hôte. La Suède continuera à promouvoir le dialogue social pour de meilleures conditions de travail et une productivité accrue.

    Le Gouvernement poursuivra l’importante coopération au développement de la Suède et maintiendra une aide au développement équivalente à 1 % du RNB. L’aide au développement devrait être encore plus axée sur la promotion de la démocratie. Nous restons attachés à des ambitions élevées en matière de financement de la lutte contre le changement climatique. Notre leadership en matière de durabilité des océans à l’échelle mondiale se poursuivra.

    Alors que d’autres pays réduisent leurs efforts en faveur de la durabilité à l’échelle mondiale, la Suède les intensifiera. Nous devons être à l’avant-garde de l’Agenda 2030.

    * * *

    Monsieur le Président,

    La période électorale a commencé à l’automne. L’hiver est arrivé, mais aujourd’hui, 21 janvier, un nouveau gouvernement va commencer ses travaux. Nous avons moins de temps que d’habitude, mais ensemble, et dans le cadre d’une large coopération, nous pouvons et nous accomplirons d’autant plus.

    C’est une ère nouvelle, une ère difficile et cruciale. La coopération parlementaire qui commence aujourd’hui est historique.

    unquote

    Traduction grâce à deepl.cpm avec quelques adaptations nécessaires.

    JL

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