YouTube qui connaît désormais mes goûts mieux que moi-même …

… me conseille de regarder ceci :

et comme je suis toujours prêt à partager mes plaisirs avec vous …

Ceci dit, c’est beaucoup mieux qu’Amazon qui, à intervalles réguliers, me signale qu’après avoir beaucoup réfléchi à la personne que je suis, me signale avec sagacité que j’adorerais lire … un de mes propres livres.

Ouvert aux commentaires.

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12 réflexions sur « YouTube qui connaît désormais mes goûts mieux que moi-même … »

  1. Ben oui. Moi, comme j’ai acheté deux livres sur Amazon (sic ! ), il me bombarde de mail pour me faire un « cadeau » pour des livres « audios », en me présentant les plus grands succès du jour. Alors c’est quoi: la plupart, ce sont des livres pour devenir (très, très) riche, ou pour avoir le pouvoir ; ou encore, l’art de (bien) manipuler son prochain (pour réussir) (sic !). Voilà le hit parade des meilleures ventes de livres audios d’Amazon, qui ferait dire que ce qui ferait avancer le monde ce serait l’argent, le pouvoir (et le sexe ?). Un peu désespérant (comme Machiavel)…

  2. C’est de ma faute 😉
    Dans un précédent commentaire j’ai mis en lien une vidéo des Chœurs de l’Armée Rouge.
    Youtube vous a catégorisé russophile potentiel.

  3. Bonne stratégie d’influence à l’égard des masses occidentales (softpower in novlangue).

    Avant même de démarrer la vidéo, nous voyons trois dames aussi rigolardes que bien en chair, à des années lumières de l’image de l’ours russe et de la violence qui lui est associé.

    Ensuite que voit-on ? Un temple de la consommation occidental, le supermarché, où des gens habillés comme vous et moi font leurs courses comme vous est moi au milieu des racks de Coca-Cola.

    Comme vous est moi est donc la première information à retenir.

    La chanson, même si l’on peut supposer qu’elle est perçue par tous comme désuète et folklorique, identifie aussitôt le pays même pour l’internaute le plus distrait. Et la bonne humeur qui s’en dégage, l’ambiance bonne enfant, les jeunes femmes qui dansent avec des petites filles, les gens surpris et renfrognés au début (tout comme nous on vous dit !) qui affichent un large sourire et finissent par dégainer leur smartphone (tout comme…) est avouons-le, très contagieuse !

    Sympas et gais sont donc les deuxième et troisième informations à retenir de la vidéo.

    Un peu moins sympa bien sûr, l’envers du décor : Kaliningrad, l’ancienne Königsberg prussienne, est une enclave russe entre Pologne et Lituanie et les Baltes se disent que les États-Unis ne feraient peut-être pas jouer l’article 5 du traité de l’OTAN si Kaliningrad servait de pince sud à l’armée rouge russe pour les réintégrer de force à la Mère Patrie (les Pays baltes n’ont pas le même poids historique et émotionnel que la Crimée et on voit mal Poutine risquer la 3ème GM –et son pouvoir- pour si peu, mais chat échaudé…).

    Naturellement dans une parfaite logique mimétique de celle régnant aux États-Unis où la fabrication d’un Ennemi est toujours bonne pour le complexe militaro-industriel, le pouvoir russe cherche à militariser la société civile (https://laviedesidees.fr/Galia-Ackerman-Le-Regiment-Immortel.html) et propose de jouer à qui a le plus gros bouton rouge en installant des missiles pouvant être porteur de charges nucléaires dans l’enceinte de Kaliningrad :

    http://www.rfi.fr/europe/20180206-europe-nord-missiles-iskander-enclave-russe-kaliningrad

    Le tout pour la plus grande joie de l’US Air Force :

    https://breakingdefense.com/2019/09/target-kaliningrad-eucom-puts-putin-on-notice/?utm_campaign=Breaking%20Defense%20Networks%20%26%20Cyber&utm_source=hs_email&utm_medium=email&utm_content=76947735&_hsenc=p2ANqtz-_IZJOI5okHWSy2rkWB9B0L3MF757VW0MlWIeIDInlT9oW9sjueaKKsBG8dZNTDk_uZj4zd9purg-pigKkh5EjCALU5EA&_hsmi=76947735

    Pour se détendre, une simulation de l’université de Princeton :

    https://www.thesun.co.uk/tech/9943745/simulation-nuclear-war-us-russia/

    Allez, tous en cœur, kalin kakalin kakalin kakala.

    1. Salut Roberto,

      Les magasins russes sont mieux achanlandés que du temps des soviets dis donc ! Voir que tout le monde aime chanter et faire quelques courses pour passer un bon moment en famille, c’est effectivement rassurant. Comme disait Sting en son temps, « I hope the russians love their childen too ! ».

      Sinon en regardant la simulation de Princeton, sur un conflit nucléaire, me viennent quelques réflexions que je te livre en vrac :

      – L’agresseur est la Russie.
      – La France, membre NATO, est étrangement peut impacté sur son sol par les frappes.
      – Les pays du centre européen sont dévastés
      – Ce sont encore les nations occidentales qui foutent le bordel et qui se retrouvent à terre.
      – Cette fois les USA sont touchées sur leur sol plein fer aussi.
      – Etrangement les puissances montantes (Indes, brésil, chine) sont « épargnées ».
      – Des régions entières sont totalement épargnées des frappes (mais pas des retombées).

      On dirait une sorte de remake de la seconde guerre mondiale, et étrangement, on peut se demander en regardant juste la carte, qu’est ce que les USA en ont à foutre de ce qui se passerait sur le continent européen si ce n’est le traité NATO, en repli sur lui même l’United States of America ne serait même pas impacté… Je dis ça je dis rien. Mais je serai ricain, je me dirai peut-être en matant cette vidéo. Hey man, UE ? What else ?. Vu qu’ils sont tous comme nous. Qu’on vende à une UE/UE ou une Russo/UE, what else ? ! Je pense que ce genre de vidéos présente en fait, pris dans leur ensemble, une double lecture dont je viens grossièrement d’en délimiter le contours.

      Pour le dire clairement c’est très occidentalo-centré ce truc. Pour le dire encore plus clairement, ce plan A ça serait juste un suicide occidental. Et il y a très peu de risque que cela soit le cas. Quoique, par deux fois…

      Que se passerait-il, une fois les retombées assimilées, quelques dix ou vingt plus tard, les autres, sur Terre, manqueraient de quoi ? D’un peu de vins élégants, des sacs Vuitton et des Mercedes, de la City et des vacances dans des villes musées ? Un peu d’agro alimentaire ? Quelques machines outils ? Un peu de Science ? Pour le reste manquerions nous véritablement au reste de la planète ? Poser la question c’est y répondre.

      1. Salut et radioactivité camarade CloClo,

        Les études sont formelles, les Russes aiment leurs enfants au moins autant que les Lapons et les Berrichons. Là où le doute s’installe, c’est que ceux qui contrôlent le cœur du réacteur – les fameuses 147 transnationales de l’étude de l’Université de Zurich – aiment également leurs enfants… tout en leur assurant une mort certaine par leurs actions qui nous mènent tout droit à un monde à +7°.

        Les limites de l’espèce et le paradoxe de notre intelligence : nous avons fini par créer grâce à la technoscience des problèmes que nous pourrions résoudre, mais qu’apparemment nous ne pouvons pas résoudre car dépassant notre entendement (le fameux nous savons mais nous ne croyons pas).

        Concernant la simulation de Princeton, très occidentalo-centrée et même américano-centrée, la vidéo ne précise pas qui est à l’origine du conflit. Seulement que devant l’avancée des troupes américaines, les Russes lancent un missile à tête nucléaire comme ultime avertissement, et que l’Air Force réplique avec des bombes à gravité B61. Cette première partie du scénario n’est pas crédible car même si les États-Unis ont récemment remis sur la table les « snap mobilizations  », ça n’est pas avec une ou deux brigades envoyées d’urgence du Texas ou de Caroline du Nord que l’on envahit la Russie. Le problème de Washington est la Chine, pas la Russie, et les maigres troupes US ne sont là que pour un facteur d’ordre psychologique et non d’efficacité opérationnelle. Simplement pour dire aux Russes que s’ils attaquent ils tueront forcément des Américains, ce qui provoquera automatiquement en retour leur intervention.

        Il semble que le scénario le plus crédible pour le tir d’un missile isolé reste toujours celui de l’accident.

        La simulation démontre par contre l’extrême dangerosité du concept du nucléaire « tactique ». Comment une fois le pas franchi, enrayer l’escalade vers le stratégique et les frappes anti-citées ?

        La question faut-il sacrifier Riga, Tallinn et Vilnius pour sauver Washington, Londres et Paris se pose en miroir pour les Russes : faut-il risquer Moscou, Saint-Pétersbourg et Novossibirsk pour conquérir les Pays baltes ? Des questions politiquement insensées, mais avec Homo-« sapiens », il ne faut jamais jurer de rien…

        PS : même si les occidentaux (en incluant donc les extrêmes-occidentaux que sont les Russes et les Étasuniens) se font joyeusement sautés la tête et que les autres peuples survivent aux effets d’un hiver nucléaire moins terrible que prévu, il ne leur faudra probablement qu’une ou deux générations pour en oublier la leçon et recommencer.

        Finalement le seul espoir sérieux d’unifier la planète réside peut-être en une attaque des Martiens ?

      2. Salut Camarade Roberto !

        Tu as mis le doigt sur l’idée principale de cette simulation. L’utilisation du nucléaire tactique !

        Le truc le plus débile qui soit militairement. En tout cas, le plus risqué. Le problème c’est que ces malades y pensent très sérieusement, avec des bombinettes capablent de nettoyer des champs d’opérations limités mais conséquents. Très, très, très efficace, mais terriblement, terriblement, terriblement, dangereux. Moins de 15 bombinettes et plus de forces navales aéro-portées US. Tous par le fond. Non la riposte ne pourrait qu’être totale et massive. Sinon adios la persuasion. Donc ce n’est pas risqué, c’est du suicide le nucléaire tactique. Quoique…

  4. Dans un supermarché,
    Parfaitement représentatif de la perte de charme que fait subir notre cher société de consommation à œuvre artistique populaire.
    Tenez bon mon capitaine

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