Hubert-Félix Thiéfaine, par Arkao

Bonsoir,

Je me demande souvent, quand on a un accès de déprime, s’il vaut mieux écouter de la musique gaie pour tenter de se remonter le moral ou à l’inverse, de la triste, ce qui a généralement pour effet (salutaire ?) de faire chialer un bon coup.

Pour dire qu’en ce moment j’écoute beaucoup Hubert-Félix Thiéfaine. Et ce n’est pas par hasard. A 71 ans, l’artiste termine une tournée ayant pour thème ses 40 ans de carrière. Cet auteur-compositeur-interprète chante sa sinistrose depuis longtemps (au point d’avoir failli en crever, à cause entre autre du nomadisme et de la solitude des nuits d’hôtels imposés par le métier), boudé plusieurs décennies par les médias mais soutenu par un public très fidèle multi-générationnel.

Parfois seul sur scène avec sa guitare devant 15 000 spectateur à Bercy, ou en groupe avec de bons musiciens – dont ces dernières années son jeune fils, ce que je trouve assez émouvant (quel vieux père n’aurait pas envie de vivre ces moments de complicité autour de la musique ?)

Bon, je ne suis pas un fan absolu de Thiéfaine (la différence entre « j’aime ça » et « j’aime vraiment ça »). Mais son succès pose la question du goût qu’on peut avoir pour une expression artistique à caractère triste, pessimiste, voire morbide.
A part ça, et ça ne va pas vous plaire politiquement, Thiéfaine est plutôt du genre désabusé et nihiliste (voir ci-dessous si vous avez le courage) :

Bonne soirée musicale, si vous avez le temps entre Trump et le Brexit 😉

Réponse PJ : Bof, je ne suis pas sûr d’être entièrement imperméable au « genre désabusé et nihiliste ». Je crois avoir une vague idée de quoi ça parle 😀 .

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