5 réflexions sur « L’économie de guerre de la Grande-Bretagne (1940-1945), par Vincent Burnand-Galpin »

  1. « en raison de la mixité sociale résultant de la guerre » :

    Hénaurme effet que cette mixité pour nos voisins britanniques, en particulier à la lumière du dernier Piketty qui évoque le haut niveau de « l’idéologie propriétariste » telle que le Parlement l’incarne via sa structure sociale (vote censitaire ou son déguisement, etc., si on veut, on peut y voir le prolongement tardif des Enclosures …).

    On ne peut s’empêcher de mettre en avant l’insularité, qui aide à former un moral de fer (et pas qu’à Houat, où ce n’était pas coton non plus).

  2. Il faut rendre un hommage tout particulier à Clement Attlee, vice premier ministre dans le cabinet de guerre mené par Winston Churchill. Clément Attlee avait spécialement en charge toute la gestion du ‘back office’ de la guerre, dont les aspects militaires étaient plutôt gérés par Winston Churchill.
    Arrivé au poste de premier ministre au sortir de la guerre, en tant que keynésien, son action a été déterminant pour la société britannique : création du système de santé, nationalisations des grandes entreprises, amélioration des conditions de travail, sécurité sociale, etc..
    Cela ne fut pas sans peine car la Grande Bretagne sortait de la guerre quasi ruinée et c’est l’aide des USA qui a pu l’épauler dans cette récupération économique via des prêts spécifiques et surtout le plan Marshall.

  3. On voit bien là, dans toute cette organisation d’une économie de guerre mettant en ordre de marche sous la houlette de l’Etat toutes les forces du pays l’exemple à suivre et qu’il faudrait généraliser sur l’ensemble de la planète pour livrer « bataille au climat ».
    La difficulté tient aux Etat mêmes qui ne voudront partager ni leurs ressources ni leurs savoirs ni leurs indépendances en matière militaire. Dit autrement, cette organisation « d’économie de guerre »reposant sur l’Etat et la Nation ne peut se constituer contre lui.
    Pourtant, il n’y a pas d’autres solutions. C’est une utopie. C’est la mienne. Il faut parvenir à ce que les Etats puissent cesser de ponctionner chacun dans son coin des sommes gigantesques dans la recherche en armements, dépensent inutilement les ressources de la planète et la sueur de chacun pour construire des châteaux forts et des hallebardes nouvelles générations.
    La question se pose, comment désarmer les Etats pour armer un Etat Monde qui mènerait la guerre au climat ?
    Faudrait commencer par l’Europe.

Les commentaires sont fermés.