« Comment sauver le genre humain » : J-2

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Bon, lancer un livre quand les librairies sont fermées, et les voyages en train pour se rendre dans les studios de radio et de télé, déconseillés, ce n’est pas idéal pour l’audience, je vous l’accorde. Mais, à quelque chose, malheur est bon !

À quoi le malheur est-il donc bon ? À ceci : que le message de notre livre à Vincent et à moi, est déplaisant. Du moins en temps ordinaire. Car de quoi parle-t-il ? De la nécessité de repenser, devant le risque d’extinction, à des choses désagréables comme la planification contraignante, les mobilisations, le rationnement, les économies de guerre.

Et nous le disons de manière explicite (nous avons écrit cela plusieurs mois avant qu’il ne soit question de coronavirus) : si nous ne nous préparons pas, à notre manière : avec le souci des libertés individuelles qui nous caractérise, nous serons un jour obligés – dans la panique – d’adopter les solutions qu’a inventées la Chine (le seul pays qui se soucie aujourd’hui sérieusement de la survie de l’espèce et y travaille activement) et de leur acheter clé-en-main, leur système.

Si notre livre avait paru avant la pandémie, qu’est-ce que nous n’aurions pas pris comme volée de bois vert pour avoir écrit une telle ânerie ? Mais là, ce soir – à quelque chose, malheur est bon – qui oserait encore dire qu’il s’agit d’une ânerie ?

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17 réflexions sur « « Comment sauver le genre humain » : J-2 »

  1. Pour ceux qui ne vous connaissent pas, le titre à lui seul dans le contexte actuel est incontournable.
    Et pour tout le monde, la lecture va devenir un passage obligé.
    Alors…

  2. « Nous sommes en guerre »…

    Comment fait-on la guerre ?!

    Y a plein d’inconnues dans cette équation et on persiste dans la communication graduelle… Il faudrait vraiment revoir le casting politique !

    1. C’est certain, comment fait-on la guerre ?

      Avec des soldats, et des généraux, enfin généralement, puis au dessus, un civil, juste élu, juste aussi tarte que ces congénères en fait. Enfin en « démocratie ». Alors, comme les soldats, faut les motiver pour monter à l’assaut, soit en les gonflant à bloc avec une lubie (L’ennemi est bête : il croit que c’est nous l’ennemi alors que c’est lui ! où le nationalisme, ou la religion, ou ce que tu veux) soit en lui tapant un peu sur les fesses pour le pousser hors de la tranchée, puis les généraux généralisent, et le civile, civilise. Enfin donc, là où je veux en venir, c’est qu’une société c’est vaste, y a des malins, des bêtes, des qui comprennent vite, moins vite, des gentils, des méchants, des égoïstes, des généreux, des prix nobels, des idiots, des illuminés, des suiveurs, des contradicteurs, des chieurs, des enfants, des vieux, des handicapés, des rêveurs, des arrivistes, enfin quoi y a de tout, et ça ne peut pas avancer comme un troupeau de mouton entre deux chiens de berger sur les sifflements précis du berger, pour la version romantique, pour la version hard, sous les coups de bâton d’un dictateur qui aurait la science infuse et de la frustration plein les poumons.

      Oui il faut revoir le casting politique, puis d’autres trucs aussi, mais certainement pas pour laisser le champ libre aux détenteurs autoproclamés de la Vérité révélée, d’où, qu’ils viennent. Sur ce à bon entendeur salut !

      Car ce que je constate, c’est que la vieille folle du RN, ce soir, avec ces histoires de frontières, elle vient de marquer le coup pour le futur, et ça va percoler, pas sur que le monde d’après soit celui qu’on espère tous ici, toi y compris, parce que si t’as pas encore compris qu’on rame en fait dans le même sens mais avec nos propres moyens et perceptions, ben qu’est ce que tu veux que je te dise. A ciao et protégez vous, restez couvert, et n’oubliez pas que plein demain seront encore au front.

      1. « Et même question pour LA TENDRESSE ?
        BRAUDEL ! »

        Confinée itou ? AHHHH ça suffa !
        Déconfinez itou la tendresse Braudel et fissa !

      1. @ arkao,
        C’est trop tard pour les oranges amères et trop tôt pour les fraises (et les fraises bofbof). Enfin, je ne suis plus maitre de conf’.

        En revanche, on aura les abeilles les moins NOxées depuis longtemps pour la pollinisation des cassis.

        Mais les agriculteurs bossent, eux (la terre et le bétail n’attendent pas), et leurs néonic ne sont peut-être pas en rupture de stock ?

  3. D’habitude je commande mes livres chez l’héroïque libraire de la ville voisine (5800 habitants !) mais cette fois-ci j’espère qu’on pourra le commander à la FNAC ou chez Amazon, voire le trouver chez le marchand de journaux ou au rayon livre de l’hypermarché le plus proche.

    1. J’ai bien trouvé le dernier Todd entre les rayons mercerie et bricolage dans un supermarché de taille très moyenne 🙂
      Ce monde est plein de surprise !

    2. @Georges
      En attendant que les libraires s’organisent…
      https://www.stop-amazon.fr/Les-alternatives
      Livres
      Avec le prix unique du livre et des milliers de librairies encore présentes partout en France (dont certaines proposent la livraison), nous pouvons aisément éviter Amazon.
      Pour des livres d’occasion : Recyclelivre ou le rayon livres de la boutique Emmaus.
      Plusieurs sites existent pour trouver des livres neufs, vous les faire livrer, ou les récupérer chez un libraire proche de chez vous : lalibrairie.com, Place des libraires ou Librairies indépendantes.

      Pour les BD : BD Fugue
      A noter également, le module Amazon Killer pour les navigateurs Chrome et Firefox qui permet de rechercher des livres sur Amazon, mais de les commander en librairie.

  4. Aaaah mais vous ne me la ferez pas à moi, monsieur Jorion ! Il est évident pour qui veut bien réfléchir un petit peu (la concordance des dates, vos accointances avec la Chine, et j’en passe ! ) que toute cette histoire de corona virus n’est qu’une immense campagne de promotion de votre ouvrage ! Il est temps que le monde sache enfin de quoi il retourne !!! C’est bien mené mais personne n’est dupe…

  5. « Si notre livre avait paru avant la pandémie, qu’est-ce que nous n’aurions pas pris comme volée de bois vert pour avoir écrit une telle ânerie ? Mais là, ce soir – à quelque chose, malheur est bon – qui oserait encore dire qu’il s’agit d’une ânerie ? »

    En fait, l’idéal eût été que ce livre paraisse juste avant la pandémie… Ainsi, un certain nombre de ceux qui vous auraient envoyé une volée de bois vert auraient été obligés de se dédire… un peu à la manière de Monsieur Beulemans, déclarant à la fin de la pièce (« Le mariage de mademoiselle Beulemans », bien sûr) : « J’ai toujours dit que j’aimais ce garçon ! »

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