3 réflexions sur « Trends-Tendances : Covid-19 : premières leçons, le 28 mai 2020 »

  1. Bonjour, c’est très bien de protéger nos vies, dans nos pays riches, avec nos réflexions intellectuelles et scientifiques à n’en plus finir, heure après heure. Prédictions, qui fait mieux, qu’elle est le dixième de point que personne à vue, là, et qui change toute la lecture de l’épidémie. Et lui il a dit ça, et moi je pense que peut-être la semaine prochaine… Super. Mais, qu’en est-il des millions de vies sur la sellette dans des pays moins touchés par ce virus, mais déjà en permanence touchés depuis des années par la première des dignités humaines, manger à sa faim, avoir des soins santé basiques ? Ces millions de morts supplémentaires, ajoutés à ceux existants chaque année, pour cause d’arrêt économique des pays riches qui n’apportent plus l’aide de survie -miettes du partage, à défaut de partager les richesses dès le début- (cf papier unicef). J’attends ces horribles chiffres, les vrais bilans, dans 1 ou 2 ans. Triste à en mourir. Excédé par l’arrogance de nos choix égoïstes. Je résume : pas le système de santé au niveau de nos richesses ; peur inconsidérée de la mort due à un sentiment de surpuissance matérielle et une éducation et une société qui éradique totalement la mort, décision de confinement égoïste sans mettre dans l’équation les répercutions de sa mortalité dans le monde entier ; les petites vies et morts de mon chez moi ; débouche sur un monde avec encore moins de liens et plus de technologies. Chapeau les sachants.
    Bon, j’avais besoin que ça sorte.
    Salut à tous, que les idées continuent à circuler bien sûr. Mais je trouve que l’on perd bien trop souvent la boussole de la simplicité, de la générosité, et de l’humilité face au vivant qui nous entoure, qui nous fait vivre. Le monde est parfois dangereux, parfois clément, il faudra bien l’accepter pour vivre harmonieusement en son sein. Tchao

    1. Je retiens avec vous , qu’il y a plus de leçons à tirer du traitement réservé à la misère que du traitement des pandémies ( dont les miséreux n’ont plus rien à apprendre )

  2. Jorion 28/5/2020 – Je suis incapable d’imaginer ce que pense une « foule », encore moins un peuple. J’aurai tendance à imaginer qu’il pare au plus pressé sans réel souci écologique. Du côté des dirigeants, l’égo reste le même : ils ne savent pas faire autre chose que de s’appuyer sur les autres. Ils cherchent donc la meilleure technique pour reprendre pied après avoir été ballotés par des flots impétueux, le réchauffement et la câblage de la planète aidant.
    Chacun est devenu suspicieux du voisin, plus précautionneux et fait facilement un détour. Le temps a ralenti et que ça a un impact économique : on réfléchit par deux fois avant de se jeter dans une consommation devenue moins urgente ; c’est une autre hiérarchisation des priorités dans un contexte nouveau.
    Mais un abîme s’est ouvert. Etienne Klein et ses amis s’inquiétaient depuis plus de 10 ans de la dévaluation de la « Science » et de tous ceux qui s’en réclament. Reconnaissons que « nous » ne sommes pas encore sortis de cette auberge espagnole où communications et réseaux ont pris leurs aises. La technique de « sauvetage » retenue, le confinement généralisé, est basée sur un degré d’ignorance maximum de la pathologie, véritable peste moyenâgeuse. Nous vivons une pathologie dont nous ignorons presque tout bien que disposant d’une étude génomique considérée comme une technique de pointe sensée « tout nous révéler ». Médecine et science ont du mal à rester crédibles ! Depuis 50 ans et plus, un chercheur qui a du mal à trouver 3 sous pour financer un programme, sait qu’il est de bon ton de suggérer que dans ses travaux se trouve peut-être la solution Cancer. Après plus de 4 millions de références sur la base de données PubMed, et plus de 500 références quotidiennes, le Cancer est devenu les cancers mais l’interrogation demeure et les inquiétudes suivent. Avec plus de 15.000 références en moins de 6 mois, la Covid-19 y a probablement établi un nouveau record ? Même si l’heure n’est plus à la performance sportive. Il faudra quand produire une synthèse digeste de tant de « connaissances » et des traitements efficaces, sans trop tarder et aussi « scientifique » que possible, par de là des statistiques impuissantes. Cette pandémie produit un immense questionnement scientifique qui bouscule toutes nos activités.
    Et tout ça pourquoi ? Parce qu’une particule virale est mieux adaptée à notre physiologie, elle va plus vite que ses cousins prédécesseurs à se reproduire et est ainsi plus rapide-ment envahissante. Et de par cette cinétique de réaction elle détraque le fonctionnement sociétal mondial : chapeau l’artiste ! En fait c’est ce que chacun fait dans sa spécialité au quotidien : aller plus vite que le voisin en espérant rafler la mise avant les autres. Puisque des lois mondialisées d’une extraterritorialité bien ordonnée disent que le premier prend tout ! Coronavirus SARS-CoV 2 renvoie tout le monde à la case départ. Alors on reprend la course comme avant ? Ou bien, à titre d’exemple, on interdit les Jeux en bourse basés sur une plus grande vitesse de décision ?

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