46 réflexions sur « Vidéo – « Oh boy ! » = « Ô mes amis ! » »

  1. Et pourtant, ce seraient les services secrets de l’armée, la DIA, qui auraient jusqu’à présent sauvé les fesses de Trump des tentatives de le neutraliser par les gens de la CIA, FBI, DoJ, parti Démocrate… Si l’armée le lâche, c’est la fin, on reparlera peut-être même destitution, qui sait ?

    Autrement Rodney King n’est pas mort en 1991, son tabassage avait simplement été filmé sous un excellent angle. Puis les émeutes qui ont amené l’armée dans les rues de Los Angeles ont fait suite à l’acquittement des « policiers » responsables en 1992.

  2. Trump comme une sorte de virus mental pour de nombreux Américains continuera d’être dangereux pour la planète jusqu’à sa mort physique c’est à dire au-delà même de sa mort politique. Si le vieux Démocrate arrive par miracle à le chasser du pouvoir il laissera une société divisée par la haine et au bord en permanence d’une guerre civile rendue possible par la vente d’armes de guerre à la population. Quand la situation climatique, économique continuera de se dégrader le risque s’amplifiera dans toutes les sociétés habituées à un certain confort perdu brutalement. Alors la violence encore symbolique que nous pouvons lire sur les réseaux sociaux finira par se retrouver dans les rues. La fin de notre période historique prendra alors une réalité épouvantable c’est à craindre. Bernanos disait que les pessimistes sont des imbéciles malheureux et les optimistes des imbéciles heureux, mais comment imaginer après un XX° siècle d’horreurs multiples que le XXI° puisse être celui de la réconciliation et de l’apaisement ? Dans les conditions actuelles, je ne vois pas de futur possible autre que cauchemardesque, hélas, mille fois hélas.

    1. Il semble qu’Une énergumène dans son genre ne pourra pas rester en vie tout en ne disposant plus de ce pouvoir.

  3. Vous reduisez les propos de Ruffin, il dit que pour faire des choses il faut le soutiens de la population et espere le conquerir avec de petites victoires. Il pourrait etre premier ministre a ce jour si la population avait suivi en 2017… Lui reprocher ici a demi mots aujourd’hui hui de se contenter de petits pas et rappeler l urgence quand on connait la position de ce blog en 2017 c est limite je trouve…

    1. Nous échangeons, Ruffin et moi depuis 2011, 6 ans avant que LFI ne se rallie à sa candidature dans la Somme.

      Lors des élections législatives de 2017, il est élu député dans la première circonscription de la Somme, sous la bannière « Picardie debout », avec le soutien de plusieurs partis de gauche radicale, dont La France insoumise et le Parti communiste français.

      1. Raison de plus de considérer son idée de petites visctoires, non pas dans l optique du colibri pour s en laver les mains et dire j ai fait ma part, mais dans celle de mettre a mal le TINA dans l esprit des gens en esperant un regain de mobilisation en voyant qu un autre chemin est possible.

      2. Je lui dis : « Je peux aussi vous proposer des bottes de 7 lieues. Exemple : ordre monétaire international de Keynes au lieu de protectionnisme générique ».

      3. Ces bottes là sortent de l’hexagone …..

        Peuple /Etat / Nation / Nveau ( territoire ) pertinent / Alliances / Internationale(s) ….

      4. Pour faire adopter des lois protectionnistes il faut élire un gouvernement qui va dans ce sens mais comment s’y prendre pour contraindre les instances internationales à adopter l’ordre monétaire Keynesien ?

      5. La Chine est pour l’ordre monétaire keynésien (oui je sais : elle a mis au point un virus, grâce au double soutien de George Soros et de Bill Gates, pour mettre des bâtons dans les roues du sauveur universel qu’est ce brave homme de Donald Trump).

      6. @Halgand :

        Moi je souhaite élire un président ( on élit pas un gouvernement ) et une représentation parlementaire qui œuvrent pour un ordre monétaire international Keynésien qui justement pare à la fois au danger de l’ordre monétaire libéral mondial du dollar , et de celui des lois protectionniste nationalistes.

        Par le président je manifeste le mandat que je lui donne dans le champ international où se joue les concepts qui managent la marche du monde , les politiques locales et l’économie ( au sens des grecs qui est le seul sens qui vaille ). A lui je confie l’incarnation des bottes de sept lieues .

        Par le parlement , je manifeste en tant que citoyen français que je suis prêt à supporter les coups venant de l’extérieur et des milieux financiers , auxquels cette ambition va inévitablement m’exposer . A lui les petites bottes de sept lieues .

        Je manifeste cette détermination avec d’autant plus de force que le score de mon président et de mon parlement est écrasant ( disons de l’ordre de 60 % des votants représentant près de 50 % des inscrits .

        Si je n’en suis pas capable , le monde décidera pour moi sans m’attendre ( et le mieux qui pourra alors m’arriver , c’est qu’il adopte , sans se soucier de moi , les bottes de sept lieues qui m’inspiraient ).

        Mais ce n’est pas avec des petits pas que l’on conduit politiquement un peuple qui n’a pas d’ambition digne de ce nom . Il y a des syndics de copropriété pour ça .

      7. « oui je sais : elle a mis au point un virus, grâce au double soutien de George Soros et de Bill Gates, pour mettre des bâtons dans les roues du sauveur universel qu’est ce brave homme de Donald Trump »

        N’importe quoi. J’espère que ce n’est pas à moi que vous prêtez ces pensées.

        Sinon sur le fond, c’est tout ? Ce que vous appelez l’urgence d’aller plus loin que les petits pas c’est attendre que la Chine convainque le reste du monde, que les USA s’effondrent ?

    2. Il a bien rasion ( je l’avais relevé comme un point important dans l’entretien avec Clémentine Autain également ) , de penser et dire qu’on ne peut rien faire sans un assentiment et une force d’une part très importante de citoyens ( je préfère à  » population  » ).

      J’avais d’ailleurs fait la même remarque lors des élections présidentielles , aussi bien celle de Hollande que de Macron , pour mettre en avant que leur score riquiqui leur coupait les ailes au plan international où , personnellement , j’attends d’abord un président de la République , car c’est là que sont les clés des grandes ambitions nécessaires .

      Mais cet assentiment massif , il le faut d’abord dans l’élection ( sans manipulations ou délires de foule ) avant que de le conforter par , effectivement des premiers actes significatifs pour finir d’impulser et étayer la direction prise en commun , dans les fameux 100 premiers jours de mandature .

      L’ enjeu premier ( qui concerne tous les partis ) est donc de comprendre ce qui fait accord de masse par les français , pour se rassembler sur une direction commune qui y réponde de leur point de vue .Ça pourrait être ça la  » cristallisation » utile .

      Mais à voir ce qui se passe pour le deuxième tour des municipales , la « cristallisation n’a pas l’air à l’ordre du jour .

      La faute à qui ? La faute aux partis ? La faute aux français qui ne savent pas encore faire le choix et le tri de leurs projets d’avenir ( c’est un peu mon avis , et je garde encore , même si ça bouge un peu , mon ….diagnostic selon lequel le pays est coupé en 5 ou 6 « maisons » , et que c’est la contrainte internationale qui fera les choix que nous ne savons pas faire ) ?

  4. Je n’entends pas beaucoup parler d’une fiscalité confiscatoire sur les revenus, patrimoines et transmissions à partir d’un certain seuil, pas forcément très élevé. Une partie notable des Français n’y serait pas opposée et cela pourrait faire exemple pour le reste de l’Europe. Globalement on n’a pas besoin d’une importante épargne dite de précaution s’il y a un filet social efficace.

    1. La question a longuement été débattue sur le blog et Timiota a proposé une excellente approche. Le moment est sans doute venu de la remettre en avant ici. Je vais voir avec lui.

      1. Je vois ce commentaire à l’instant.
        « Piketty-Gattaz » ?
        Je viens de finir (ou quasi) le pavé de 1200 pages du « gros » Piketty.
        C’est une bonne idée sur le papier, qui n’est pas orthogonale à une grande planification, que de tout cadastrer
        y compris les valeurs mobilières, et de revenir aux progressivités très fortes des années Franklin-D-Roosevelt (80% sur le revenu)
        et des taux cohérent sur la propriété (que les grosses fondent vite et qu’en dix ans, on se retrouve avec des patrimoines distribués gentiment entre 0.25 et 10x la moyenne pour 99% de la masse concernée (la masse et pas des gens ! on sait qu’ils sont déjà que 0,1% etc. à caracoler très très haut).

        Comparée à la qualité de la construction socio-idéologique du camarade-collègue Thomas Piketty, je suis 1000 fois en dessous.
        Mais l’idée à retenir est de ratisser dans les flux des comptes bancaires directement, en tenant compte de leur asymétrie « locale » .
        Il suffit que la banque ait un indicateur même un peu flou des niveau de fortunes des « possédants de dernier ressort » et qu’elle soit obligée de prélever dans le sens inverse du cliquet actuel.
        Un riche vend 10 000 euros sa voiture à un modeste ? Il doit acquitter 2% de plus = 200 euros à répartir par un état ou par une banque.
        Un modeste vend 10 000 euros sa voiture à un riche ? C’est encore le riche qui va devoir trouver 200 euros de plus.
        On pourrait presque parler de taxe Tobin distribuée au niveau bancaire, mais pas pour freiner (idée de départ de Tobin: limiter les emballements en décourageant l’excès de fréquence des transactions), pour biaiser en toute connaissance de cause l’échange.

        Ainsi, on ne parlerait pas de spoliation, (quelques %).
        Et pas de véhicule financier à cacher ou d’impôt à détourner. Toute transaction a un émetteur primaire et un destinataire final.
        Si les comptes ne sont pas autorisés à se vider dans des « trous noirs », c’est assez étanche pour qu’on n’y échappe pas.
        C’est « juste » de la technique bancaire assise sur une connaissance des niveau de revenus (qui peuvent être laissé grossièrement au niveau du décile ou du centile en haut). Pas besoin de déclarer revenus, patrimoine, etc.
        Autrement dit, on remplace l’hélicoptère qui distribuerait des « crédits » récoltés dans un quelque part qui traduit néanmoins une certaine prospérité d’activité puisqu’il existerait des actifs pour adosser ces crédits, par des nano-hélicoptères qui interceptent l’échange inégal avant que celui-ci ait longuement mariné dans les circuits opaques qui les font devenir des actifs de tout poil dont on ne sait plus vraiment qui en faut quoi (spéculation au sens de PJ , donc, aussi, dans le tableau).

  5. Il faudrait une décroissance équivalent à un covid par an , ce n’est pas en mettant du gel hydroalcoolique dans les aéroports ou 2 % d’agrocarburant dans les réservoirs d’avions que ça va bouger , et cette folie de consommation qui s’empare des gens depuis le déconfinement c’est vraiment impressionnant ! Il n’y a que des catastrophes qui peuvent infléchir la courbe

  6. Monsieur Jorion, qualifier Trump de « monstre », comme vous le faites, conduit à penser que son élimination est nécessaire au salut du genre humain. Je pense que vous avez tort. Sauver le genre humain passe par la conviction qu’il ne compte ni monstres ni saints, les hommes étant tous semblablement capables du meilleur et du pire. Montrer du doigt des « monstres » supposés et rêver à leur élimination revient à rester prisonnier de la pensée magique, celle-là même qui, distinguant les Bons (nous) des Méchante (eux), nous a conduit là où nous sommes, au bord de l’effondrement.

    1. Le sale type qui passera une main à votre petite sœur est un malade mental et cela n’a rien de magique ni de rigoriste.

      1. Si vous n’arrivez toujours pas à faire le lien entre votre propos et le mien l’homme dont vous parlez à par exemple écrit qu’il fallait prendre les femmes par la chatte tout en sachant qu’il est très écoutés par 40 % de sa population.
        Allé salut
        PS. J’ai Essayé d’être gentil

      2. « Le sale type qui passera une main à votre petite sœur ». Ce propos ne mérite que le plus grand mépris.

      3. Vous confondez sûrement l’action avec la personne qui essaye de l’imaginer.

        Allez mépriser les pédophiles pas le pauvre clampin qui essaye d’enlever votre peau de saucisson.

      4. D’ailleurs pour revenir aux choses plus sérieuses, je déteste la façon dont le président brésilien prend les enfants par la gorge pour ses photos.

        Ce n’est sûrement qu’une histoire de goût et de vision méprisable.

        Piotr ??

      5. Vous êtes donc de ceux pour qui

        le mot violence policière n’a pas sa place en république française.

        Ce n’est pas vos propos qui sont méprisable, c’est donc votre personne qui cocotte l’after-shave.
        BEURK

    2. Sauver le genre humain passe par la conviction qu’il ne compte ni monstres ni saints, les hommes étant tous semblablement capables du meilleur et du pire.

      Vous confirmez par là que vous n’êtes pas psychanalyste. Non, Jean Moulin n’était pas capable du pire ! Non Hitler n’était pas capable du meilleur !

      Où est la source de votre navrante confusion ?

      … les hommes étant tous semblablement capables du meilleur et du pire…

      Mais non ! La phrase correcte, c’est « les hommes dans leur ensemble sont capables du meilleur et du pire » ! Vous avez confondu « semblablement » et « dans leur ensemble ». C’est là que votre raisonnement a lamentablement capoté.

      Et voyez le paradoxe : vous écrivez « le genre humain passe par la conviction qu’il ne compte ni monstres ni saints ». Pas de saints ? Malgré le prêchi-prêcha et les bondieuseries dont vous nous abreuvez habituellement ? Et c’est moi le mécréant qui doit vous dire « Mais si, bien sûr ! il y a des monstres (qui sont des approximations convaincantes du personnage mythique de Satan) et des saints (qui sont des approximations convaincantes du personnage probablement historique de Jésus de Nazareth) ».

      Vous voyez ce que vous êtes arrivé à faire en utilisant les mots avec une négligence coupable ?

      1. Bien renvoyé à l’expéditeur, à force de contorsions sémantiques et d’astuces dans le discours de manière permanente, DMB en arrive à dire l’inverse de ce qu’il disait ou à dit ou dit ou dira, et se retrouve devant nous comme un hamster dans une roue, un coup dans un sens, un coup dans l’autre. Et le pire, il ne produit aucune énergie, épuisement en pure perte. Sacré DMB.

      2. Pour une fois que vous étiez d’accord pour ne voir qu’une seule classe dans l’humanité !

      3. Désolé (enfin… façon de parler…) de ne pas bien rentrer dans la case que vous m’avez assignée.

      4. Puisque vous donnez dans la reductio ab Hitlerum, allons-y gaiement ! Les Bons G.I, qui nous avaient libéré du Mal, n’ont-ils pas rasé des villes entières en Allemagne, au Japon, jeté deux bombes atomiques, recommencé à raser des villes entières en Corée ? Cela fait-il d’eux et de Roosevelt, Truman, MacArthur et consorts des monstres ?
        Nos bons soldats de la France Libre qui avaient participé à la libération des camps de concentration n’ont-ils pas participé quelques mois plus tard aux massacres de Setif ? Étaient-ils des monstres, et leurs chefs et de Gaulle avec eux ?

        Je ne vois pas bien ce que la psychanalyse vient faire là-dedans.

        Je ne comprends pas non plus l’analyse grammaticale que vous faites de mon commentaire.

        Les hommes sont semblables, frères. On peut appeler cela une vérité ou une hypothèse ou une pétition de principe, une chose est sûre à mes yeux : en dehors d’elle nul salut n’est possible.

        Nulle bondieuserie là-dedans. La fraternité n’est-elle pas gravée dans la pierre des frontons de tous les bâtiments de la République ?

        Étant semblables, les hommes sont semblablement capables du meilleur comme du pire.

      5. Tiens j’avais écrit « sophismes » avant même d’avoir lu votre nouvelle liste. J’allais dire que vous vous surpassez, ce qui n’est pas un sophisme mais un truisme : vous le faites à chaque fois.

      6. Vous avez raison Denis , les monstres ils se les inventent , ils verront bien le jour où ils seront confrontés à des vrais tyrans , bande de privilégiés !

      7. Blinblin,

        C’est bien parce que la sensibilité à la monstruosité chez beaucoup d’entre les humains est très basse, heureusement, qu’on détecte les prétendants tyran avant l’heure et avant que les choses ne soient irrémédiables.

        En revanche on dirait que les pantins dans votre genre regrette presque de ne pas voir un sanguinaire totalitaire en place, ils ont une échelle de déclenchement tellement haut que c’est quand vous voyez un tyran que vous vous réveillez, ou vous vous agenouillez devant et généralement c’est bien trop tard. Grâce à plein de tes congénères tu es encore privilégié. Dit merci plutôt au lieu de mordre dans le vent.

    3. Denis, la formulation que vous utilisez me semble clairement erronée, mais je crois distinguer une autre idée qui est peut-être ce que vous voulez dire et qui est bien plus défendable.

      Nul ne naît ni monstre ni saint, et tout homme est sur le principe capable d’aller vers le meilleur ou vers le pire. Reprenant l’exemple choisi par Paul, l’enfant Adolf Hitler et l’enfant Jean Moulin sont tous deux capables du meilleur comme du pire. Sur ce point, tous les hommes sont semblables, oui.

      Mais Hitler à quarante ans, comment nier que dirigeant un parti tendu vers un objectif proprement maléfique – transformer son pays en ethnocratie exterminatrice et agressive – il mérite d’être appelé monstrueux, et Moulin à quarante ans, comment nier qu’il est un héros lorsqu’il résiste à la torture et choisit de se suicider plutôt que de signer une déclaration déshonorante attribuant à des soldats français noirs la responsabilité d’une atrocité de l’armée allemande, comme veut le lui imposer l’envahisseur ?

      La possibilité de la rédemption, de tout homme aussi loin qu’il ait été vers le mal, est non seulement pour les chrétiens un article de foi, c’est une vérité de la religion de Jésus qui s’appuie sur des exemples documentés et impressionnants (1) Mais cette potentialité ne signifie aucunement que l’homme ne puisse être monstre, là aussi les exemples sont hélas documentés et impressionnants.

      Appeler un homme « monstre » quand ses actes sont objectivement monstrueux est une description basée sur des faits., même si oublier qu’il changer serait faux et le désigner comme SEUL coupable serait évidemment une illusion dangereuse – le mécanisme du bouc émissaire contre lequel vous mettez en garde régulièrement et à raison.

      (1) Pour un exemple proche de nous, voir Joshua Blahyi ancien seigneur de guerre du Libéria http://www.noeud-gordien.fr/index.php?post/2017/11/05/Le-seigneur-de-guerre-p%C3%A9nitent-%E2%80%93-Expier-20-000-crimes-de-guerre

      1. Merci de ce soutien.
        J’admets bien volontiers m’être mal exprimé.
        Des crimes monstrueux sont commis, c’est malheureusement indéniable, de façon métaphorique on peut qualifier leurs auteurs de monstres, certes, mais je persiste à penser que les qualifier de monstres au sens propre constitue une atteinte à notre commune humanité.
        L’extrême virulence des réactions à mon modeste commentaire montre bien que le terme était à prendre au sens propre. Le refus de le faire, le refus de s’associer au chœur des accusateurs unanimes, vaut excommunication

      2. DMB,

        Arrêtez de faire vos enfantillages. Vous prenez les lecteurs de ce blog, voir le tenancier, pour des demeurés avec vos interventions la plus part du temps. Pour moi, vous tapez dans le mille oui, mais pour les autres c’est assez insupportable. Bien entendu que ce qu’explique Alexis Toulet (formaté à l’école du juste milieu et de l’analyse méthodique, grâce lui soit rendu…) est une évidence qui n’échappe pas à un seul des lecteurs du blog, qualifier de quelqu’un de « monstre » ou de « saint », n’enlève en lui rien de son humanité, de son appartenance au genre humain, ni ne préjuge de la bonté ou de la méchanceté de tous les autres, ce sont des mots imagés, pour brosser un portrait que tout le monde comprend très vite, cela attire l’attention sur un danger grave imminent.

        Oui actuellement bien des dirigeants se comportent comme des monstres, et c’est bien là le problème.

      3. Quel langage châtié, que ce commentaire est courtois ! J’en reste bouche bée… Nous serait-il possible de débattre courtoisement ?
        Si j’avais simplement manqué d’à-propos en confondant sens propre et sens figuré du qualificatif de « monstre » applique à un homme, mon commentaire m’aurait il valu d’aussi méprisantes répliques ? Je ne le pense pas. Je crois au contraire que j’avais vu juste.

      4. Disons les choses autrement.

        Changeons de point de vue, en suivant Camus dans Le premier homme.

        « Elle semblable à ce que la terre porte de meilleur, et lui tranquillement monstrueux. » c’est ainsi que Camus, dans les notes qui sont en annexe du livre, décrit sa mère et lui-même. Dans une autre il compare sa mère à Myschkine, l’Idiot de Dostoïevski : « un Myschkine ignorant ». Dans une autre il dit tout bonnement qu’elle est le Christ. Et lui, à plusieurs reprises, dans le cours du livre, comme en passant, sans bien l’expliquer, sinon pour la raison qu’il sait la vérité, se voit en « monstre ». Comment le comprendre ?

        La vérité est l’innocence des victimes, leur souffrance injustifiée et injustifiable, leur sort dépourvu de toute raison. Sa mère, pauvre, analphabète, presque sourde, ayant trimé toute sa vie, veuve très jeune, n’ayant jamais fait de mal à personne, aimante, ne s’étant jamais plainte, incarne la vérité de la victime, comme le Christ donc, et lui, Camus, lui qui la connaît, la vérité, lui qui l’a sous les yeux en la personne de sa mère, il l’a dédaignée, et il a parcouru le monde, connu tous ses plaisirs, rencontré la gloire et la richesse, ignoré tant de souffrances, il se voit donc comme un monstre.

        À cette aune-ci, nous modernes sommes tous des monstres. Là d’accord. Nous connaissons la vérité, la vérité de la violence, de la souffrance, de l’injustice, nous connaissons la vérité de l’innocence de la victime, de l’innocence de nos victimes, et pourtant nous nous obstinons, aveuglément, encore et toujours.

        Nous la connaissons, la vérité, et pourtant agissons comme si nous ne la connaissions pas. Convaincus de notre propre innocence, et pour bien raffermir notre conviction, nous désignons périodiquement des coupables, de vrais monstres à nos yeux, eux ! Et gare à celui qui n’est pas d’accord ! il ne peut qu’être un monstre, lui aussi…

  7. François Ruffin:
    « Leur grande trouille. Journal intime de mes pulsions protectionnistes »,
    Editeur: les lien qui libèrent. 2011.

    Au 19.ième siécle, le tarif douanier était une herse aveugle par exemple 60% sur l’acier, 12% sur le blé dur etc… Normal, le nationalisme et le libéralisme sont idiots.

    Aujourd’hui, ces mêmes tarifs sont très bas ou nuls. Normal, le capitalisme et le libéralisme sont idiots, en ce sens que Darwnistes, ils favorisent les puissants et épuisent les faibles.

    François Ruffin propose une action tarifaire ciblée donc intelligente. Et… temporaire.

    Un livre de combat qui n’a rien perdu de sa pertinence.
    Les velléités (?) gouvernementales de réindustrialisation en auraient besoin. Il est vrai qu’on entend aussi: « Tout cela est très, très, compliqué. Je crains que ce ne sera pas possible ». En fait, c’est possible avec une bonne boussole, comme celle que François Ruffin propose.

  8. « Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal.
    Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
    Dire d’un homme qu’il ne saurait être un monstre ! quel crime abominable ! »

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