Tiens ! Lisez ceci et dites-moi ce que vous en pensez

Ce n’est pas de moi, je ne fais que recopier. La signature est au bout.

Le temps de la Grande remise à zéro

Les confinements dus à la COVID-19 seront peut-être assouplis progressivement, mais l’inquiétude face aux perspectives sociales et économiques du monde ne fait que s’intensifier. Il y a de bonnes raisons de s’inquiéter : une forte récession économique a déjà commencé et nous pourrions être confrontés à la pire dépression depuis les années 1930. Mais, bien que cette conclusion soit probable, elle n’est pas inévitable.

Pour obtenir de meilleurs résultats, le monde doit agir conjointement et rapidement pour repenser tous les aspects de nos sociétés et économies, de l’éducation aux contrats sociaux en passant par les conditions de travail. Chaque pays, des États-Unis à la Chine, doit participer, et chaque industrie, du pétrole et du gaz à la technologie, doit être transformée. Pour faire simple, nous avons besoin d’une « Grande remise à zéro » du capitalisme.

De nombreuses raisons justifient de lancer cette Grande remise à zéro, mais la plus urgente est la COVID-19. À l’origine de centaines de milliers de morts à ce jour, la pandémie représente l’une des pires crises de santé publique qu’a récemment connue l’histoire. Et, les victimes continuant d’augmenter dans de nombreuses parties du monde, nous sommes loin d’en avoir fini avec cette crise.

Elle aura de graves conséquences à long terme sur la croissance économique, la dette publique, l’emploi et le bien-être humain. Selon le Financial Times, la dette publique mondiale a déjà atteint son plus haut niveau en temps de paix. De plus, le chômage monte en flèche dans de nombreux pays : aux États-Unis, par exemple, un travailleur sur quatre a déposé une demande de chômage depuis la mi-mars, avec de nouvelles demandes hebdomadaires dépassant largement les records historiques. Le Fonds monétaire international s’attend à ce que l’économie mondiale diminue de 3 % cette année – une baisse de 6,3 points de pourcentage en seulement quatre mois.

Tout cela va aggraver les crises climatiques et sociales déjà en cours. Certains pays ont déjà utilisé la crise de la COVID-19 comme prétexte pour alléger les mesures de protections environnementales et leur application. Et les frustrations liées aux fléaux sociaux comme l’augmentation des inégalités (la richesse combinée des milliardaires américains a augmenté pendant la crise) s’intensifient.

Si elles ne sont pas traitées, ces crises, ainsi que la COVID-19, vont s’intensifier et le monde sera encore moins durable, moins équitable et plus fragile. Des mesures incrémentielles et des solutions ad hoc ne suffiront pas à empêcher ce scénario. Nous devons construire des fondations entièrement nouvelles pour nos systèmes économiques et sociaux.

Le niveau de coopération et d’ambition que cela implique est sans précédent. Mais il ne s’agit pas d’un rêve impossible. En effet, un des points positifs de la pandémie est qu’elle a montré à quelle vitesse nous pouvions apporter des changements radicaux à nos modes de vie. Presque instantanément, la crise a contraint les entreprises et les particuliers à abandonner des pratiques longtemps considérées comme essentielles, des voyages aériens fréquents au travail dans un bureau.

De même, les populations ont massivement montré leur volonté de faire des sacrifices au nom des travailleurs de la santé et autres professions essentielles, ainsi que des populations vulnérables, telles que les personnes âgées. Et de nombreuses entreprises se sont mobilisées pour soutenir leurs employés, leurs clients et les communautés locales, en évoluant vers le type de capitalisme des parties prenantes auquel elles n’avaient auparavant accordé qu’un intérêt de pure forme.

De toute évidence, la volonté de construire une société meilleure existe. Nous devons l’utiliser pour mettre en application la Grande remise à zéro dont nous avons tant besoin. Cela nécessitera des gouvernements plus forts et plus efficaces, sans impliquer une volonté idéologique en faveur de gouvernements plus grands. Et cela exigera l’engagement du secteur privé à chaque étape du processus.

Le programme de Grande remise à zéro se composerait de trois éléments principaux. Le premier orienterait le marché vers des résultats plus justes. À cette fin, les gouvernements devraient améliorer la coordination (par exemple en matière de politique budgétaire, réglementaire et fiscale), moderniser les accords commerciaux et créer les conditions nécessaires à une « économie des parties prenantes ». À l’heure où l’assiette fiscale se dégrade tandis que la dette publique monte en flèche, les gouvernements ont de bonnes raisons de poursuivre une telle action.

De plus, les gouvernements devraient mettre en œuvre des réformes, attendues depuis longtemps, favorisant des résultats plus équitables. En fonction du pays, cela pourrait inclure des modifications de l’impôt sur la fortune, le retrait des subventions aux combustibles fossiles et de nouvelles règles régissant la propriété intellectuelle, le commerce et la concurrence.

Le deuxième élément d’un programme de Grande remise à zéro garantirait que les investissements permettent de réaliser des objectifs communs, tels que l’égalité et la durabilité. Ici, les programmes de dépenses à grande échelle mis en place par de nombreux gouvernements représentent une opportunité majeure de progrès. La Commission européenne, pour sa part, a dévoilé les plans d’un fonds de relance de 750 milliards d’euros (826 milliards de dollars). Les États-Unis, la Chine et le Japon ont également leurs propres plans de relance économique ambitieux.

Plutôt que d’utiliser ces fonds, ainsi que des investissements d’entités privées et de fonds de pension, pour combler les lacunes de l’ancien système, nous devrions les destiner à la création d’un nouveau plus résilient, équitable et durable à long terme. Cela signifie, par exemple, la construction d’infrastructures « vertes » en ville et la création d’incitations pour que les industries améliorent leur bilan en matière de mesures environnementales, sociales et de gouvernance (ESG).

La troisième et dernière priorité d’un programme de Grande remise à zéro est d’exploiter les innovations de la Quatrième révolution industrielle pour soutenir le bien public, notamment en relevant les défis sanitaires et sociaux. Pendant la crise de COVID-19, des entreprises, des universités et d’autres intervenants ont uni leurs forces pour développer des diagnostics, des thérapies et d’éventuels vaccins ; établir des centres de test ; créer des mécanismes de traçage des infections ; et proposer des services de télémédecine. Imaginez ce qui serait possible si de tels efforts étaient déployés dans tous les secteurs.

Aux quatre coins du monde, chaque facette de la vie des gens est affectée par la crise de COVID-19. Mais elle ne peut pas uniquement être synonyme de tragédie. Au contraire, la pandémie représente une fenêtre d’opportunité rare mais étroite pour repenser, réinventer et réinitialiser notre monde afin de créer un avenir plus sain, plus équitable et plus prospère.

Le temps de la Grande remise à zéro a pour auteur Klaus Schwab, Fondateur et Président général, World Economic Forum (“Sommet de Davos”)

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126 réflexions sur « Tiens ! Lisez ceci et dites-moi ce que vous en pensez »

  1. “Ici, les programmes de dépenses à grande échelle mis en place par de nombreux gouvernements représentent une opportunité majeure de progrès.”

    L’image qui me vient à l’esprit est celle d’un chasseur à l’affût.

  2. D’où la question que je vous ai posé en début de semaine, conscience collective ou un pas de plus vers le cynisme le plus abject?
    J’ai encore envie d’espérer…

  3. Ce cher auteur aurait dû un peu plus écouter Albert Einstein lorsqu’il disait :

    “Nous ne pouvons pas résoudre nos problèmes avec la même pensée que nous avons utilisée lorsque nous les avons créés.”

    Or, les problèmes dont il parle ce n’est pas “le capitalisme”, mais l’utilisation de monnaie. Car la guerre économique engendre toutes les turpitudes possibles avec seulement 1 euro en poche, que ce soit “la concurrence exacerbée”, que ce soit “l’outil d’exclusion qu’est la monnaie”, etc.

    La réelle remise à zéro, ce n’est pas “vider les poches des “riches” et recommencer ce qui amènera à la situation actuelle”. C’est tous vider nos poches de cette monnaie et commencer à construire une civilisation de l’accès, sans monnaie ni troc ni échange.

      1. 😀

        Utiliser le coeur du monde monétaire comme métaphore, alors que c’est à la raison et la logique qu’il faut parler… Eternelle question de “quel est le moteur des changements profonds : les émotions ou la raison ?”
        Je n’arrive pas à me résoudre au 1er… parce qu’une foule dans l’émotion, est forte, mais sans avenir. Je réutiliserai une phrase d’Einstein :

        ” Je méprise profondément ceux qui aiment marcher au rythme d’une fanfare militaire : ce ne peut être que par erreur qu’ils ont reçu un cerveau ; une moelle épinière leur suffirait amplement. “

  4. Louable !
    Mais ce saut qualitatif ne dit rien du temps qui est le nôtre.
    Avant ne n’advienne ce demain radieux nous allons sérieusement dérouiller.
    Le temps des vaches maigres commence aujourd’hui.

  5. 34% de Jorion … et 66% de Junkers ?
    Bon, c’est déjà un gros bout du chemin, dans ce cas !

    Ceci dit, les déclarations “grand reset”, “grande réinvention” (Macron) sont faites quand les gens (y c les dirigeants) sont le plus touchés.
    Macron en fin mars, Schwab en début juin.

    Comment “contaminer” plus fortement ? Eh bien dans les AG, comme dirait un certain Ruffin, François !
    Quid de tenir en parallèle des grandes AG des grands groupes des “AG du reset, plus ou moins vertes” ?

  6. Tout cela dégouline de bonnes intentions. On se trompe en amalgamant la “justice” et le “durable”.
    Le problème qui se pose aux 8.000.000.000 d’humains est physique, pas politique et n’a rien à voir avec la “justice”.
    Les sociétés du passé préindustriel étaient durables, mais extrêmement injustes. Notre trajectoire actuelle commencera par la destruction de la démocratie (c’est en cours). Le manque de ressources pour une humanité trop nombreuse finira par des guerres.

    1. La rareté des ressources a été une réalité pour les 1er Humains, mais depuis le commerce, la rareté est organisée parce qu’ainsi, il est rentable de produire.
      Lorsqu’un système monétaire est inondé de tel ou tel produit, les prix s’effondrent et il n’est plus rentable de “ramasser les fruits” ou de “construire”.
      La pénurie est une question de système économique, pas une question de nombre (même si le nombre finira pas poser problème).

      1. Écodouble,
        Méfie-toi un peu tout de même des raisonnements d’Hadrien.
        Il semble très carré dans ses raisonnements ça oui, mais attention c’est de l’écologie de droite.
        Et là on est très loin des lois de la physique. Comme science l’écologie est neutre, ni de droite ni de gauche par contre les conclusions qu’on en tire pour les sociétés humaines peuvent être aussi bien de gauche que de droite.
        Rien ne prouve que les sociétés pré-industrielles étaient toutes plus injustes que celles d’aujourd’hui. IL y a eu différents modèles de sociétés préindustrielles. Lire Marshall Sahlins par exemple. Certaines étaient beaucoup plus justes que les nôtres. Cela l’arrange de dire qu’elles étaient injustes et durables pour faire accroire que démocratie et gabegie sont liées.
        Hadrien si tu le le sais pas encore prône la décroissance de la population comme seul moyen d’assurer la survie de l’espèce. Cet exclusivisme décroissantiste populationnel, en ce qui me concerne il me fait froid dans le dos. Il n’y a plus rien d’humain dans son raisonnement.

        1. Salut PYD,

          Très bonne analyse et compte rendu de la position d’Hadrien amha.

          En revanche, je suis pour une décroissance des consommations de biens et services quant à moi, cependant, sur de nombreux aspects de la chose, chaque fois je dois aussi me rendre à l’évidence que cela ne peut pas se passer sans un lien positif ou négatif ou conséquence sur les populations collectivement ou générationnellement. On constate chaque jour que des actions négatives sur un plan ont parfois des conséquences positives sur d’autres. Les réseaux d’égouts et l’eau courante, comme les médicaments sont un bien fait majeur en hygiène et qualité et espérance de vie, et aussi une catastrophe en terme d’impact et de concentration sur l’écosystème des eaux, et impliquent des processus industriels néfastes…

          Que ne suis-je resté à l’état de nature… Heureux les simples d’esprits comme disait JC ! Mais bon.

        2. “… c’est de l’écologie de droite…”
          Le fait que R/8000.000.000 est inférieur à R/ 7999.000.000 n’ a strictement rien à voir avec la politique.
          Mais bon, ça ne semble pas percoler chez les croyants.

        3. Salut Pierre-Yves
          Merci pour le conseil.
          En fait, dans le commentaire du bâtisseur de muraille militaire objet du présent fil, mis à part le trop brut “pour une humanité trop nombreuse” et le “n’a rien a voir avec la justice”, rien ne m’a choqué.
          Cela écrit, finalement t’as raison ! j’aurais peut-être dû relire l’écrit du Trump-antique avant de “laudater”.
          A l’occasion, s’il fait du Malthus bête et méchant, je saurais lui dire que le seul moyen acceptable pour faire baisser le nombre d’Humain est de long terme puisqu’il s’agit de faire en sorte que tous les enfants du Monde, filles et garçons, puissent aller à l’école pour apprendre à lire, écrire, critiquer un texte, compter, découvrir les Sciences, philosopher… bref ! être des citoyens et des citoyennes à l’esprit éclairé.
          L’école, comme la santé, “n’a pas de prix”. Et elle n’a pas la vocation à formater les enfants pour qu’ils deviennent des consommateurs et des consommatrices esclaves.

          Sinon, à cause de toi, je me sens un peu à l’étroit dans mes godasses, juste au niveau des chevilles.

  7. Entre l’été 1968 et le printemps 1970, la grippe A2, dite “grippe de Hong-Kong”, tuait près d’un million de personnes dans le monde.
    En France, durant l’hiver 1969-1970, plus de 30.000 personnes ont péri en deux mois. Les hôpitaux sont débordés. Pour les équipes soignantes c’est le surmenage, le travail intensif à la limite du possible. Aucune réaction politique et, dans les médias français, aucune mention n’est faite d’un nombre de morts important dans l’hexagone. Il faudra attendre 2003, et les recherches de l’épidémiologiste français de l’Inserm, Antoine Flahault qui s’est penché sur les chiffres de la surmortalité à cette période pour mettre en évidence que ce mois de décembre 1969 a été meurtrier en France.
    Il n’y a eu aucun impact notable sur l’économie mondiale et pratiquement plus personne ne s’en souvient.
    Aujourd’hui le Covid à tué 421 516 personnes au monde, et nous a valu, avec l’accord tacite de la grande majorité des citoyens, un recul considérable des libertés individuelles, des entorses historiques aux droits fondamentaux à la limite de la légalité, la paupérisation foudroyante d’une myriade d’humains qui sombreront dans la misère (péninsule indienne par exemple), et , pour parfaire le désastre, l’économie est déjà à 2 doigts de s’effondrer alors, que si l’on compare à la pandémie de la “grippe de Hong-Kong”, ne ne sommes qu’à la moitié du chemin de croix.
    Est-on sûr que cette crise est sanitaire ?
    N’y aurait-il pas là un sombre relent moyenâgeux ?
    M. Jorion, pouvez-vous, en temps qu’anthropologue et sociologue, envisager une analyse de cette différence de réponse.

      1. J’imagine que vous ne serez pas que deux à chercher . Je me souviens aussi que Attali avait tout de suite mis en exergue que pour la première fois dans l’histoire de l’humanité , on avait choisi la vie avant l’économie , un peu partout dans le monde ( à l’exception de quelques uns faciles à repérer ) .

        Je ne sais pas s’il y a une ou plusieurs causes objectives à ce ” tilt” , mais , à coup sur, c’est un craquement dans l’équilibre ancien des plaques tectoniques pour , en principe, prendre le chemin d’ un nouvel état de stabilisation .

        Tic , tac , tic , tac …..

        1. @ juannessy
          Ne serait-il pas possible que les milliardaires – souvent bien vieux – aient eu un temps plus peur pour leurs miches que pour leurs comptes, acceptant de voir leur revenus baisser le temps d’avoir du recul sur cette nouvelle maladie ? D’autant qu’en plus, la tempête s’annonçait ! (S’il vous plait, ne me sortez pas la théorie du complot ? J’ai bien précisé : …”le temps d’avoir plus de recul sur cette nouvelle maladie”).

          En effet, ce qui m’a paru drôle dans tout ce bazar, c’est que les bourses ne se sont pas enrhumées tout de suite quand l’Usine du Monde plongeait dans le confinement et l’incertitude à cause d’une petite bébête et ce alors que le prix du pétrole baissait, que le prix de l’or grimpait, que les taux semblaient vouloir remonter de pas haut, que les banques serraient la vis question attribution de prêts, que Bruno Le Maire sortait un arrêté, en octobre, pour que les intérêts des contrats d’assurances vie puissent devenir, pour 8 ans au moins, propriétés des assureurs en cas de coup dur financier, cela afin de renforcer les fonds propre de ces mêmes assureurs…
          Et puis que dire du record de dividendes attribués en 2019 ; le précédent record datait de 2007.
          Quelqu’un en ligne ici peut expliquer ?
          Ce qui parait évident, en tout cas, c’est que la bourse se serait enrhumé avant l’annonce des dividendes 2019 ceux-ci auraient été bien moins conséquents.
          Mais il y a un petit détail à ne pas oublier, en plus, coté énergie (je radote !) : en 2019, la quantité de pétrole dispo chaque jour par tête de pipe, comme en 2007, est passée à la baisse. Est-ce une coïncidence si trois ou 4 traders en pétrole de Singapour se soient casser la figure ces dernières années, le dernier il y a peu, laissant une ardoise de 4 milliards de roros au Crédit Agricole et à la Société Générale ; c’est-à-dire à nous, les actionnaires-pompiers “de quand il y a un trou dans le talbin”, autrement appelé(e)s “contribuables”

          Ce que je pense, c’est qu’on a pas eu de pot : ce p’tain de Covid est tombé au mauvais moment ; les chauves-souris nous ont pondus la mutation un peu trop tôt ; ce qui a permis aux banquiers d’avoir la possibilité de dire, à point nommé, compte-tenu des emmerdes qui semblaient bien devoir nous tomber dessus, vu les cours de bourse et les arrêtés discrets : “C’est pas nous, c’est le Covid !”
          Et hop, comme par enchantement, la planche à billets a redémarré illico.
          Ouais, on n’a vraiment pas en de pot !

          Ce qui est rigolo, c’est que les banques sont vraiment devenu accro au papier monnaie, et à tous les artifices comptables qui peuvent les sortir d’affaire : “Encore un peu de temps chers états ! Encore un peu de temps !”
          Cela me fait furieusement penser au caporal moustachu qui, à partir de 1941 et jusqu’à sa chute (bien trop tardive), s’est maintenu sous perfusion de tout ce qui pouvait shooter, pour être sûr d’arriver au chaos.

          Tic, tac, tic, tac…

      2. J’ai aussi le sentiment qu’il y a autre chose dont la compréhension nécessite la boite à outils de l’anthropologue, plus que toute autre.
        Todd a constaté que ses vieilles clés ne fonctionnaient plus bien avec les Gilets Jaunes. Avec la Covid-19, on passe à une autre échelle, un peu vertigineuse. Nous sommes en train de changer d’ère, c’est sûr, et de façon mondialisée semble-t-il.

        1. Et si c’était tout simple…??

          Ils ” sont TOUS vieux (60 , 65+) … ou leurs épou(x)(ses) … ou leurs parents … ou…

          Certains d’entre ” eux ” ont été directement touchés , voire sont morts…VRAIMENT morts..!.. du Co-truc… même ET SURTOUT ceux qui voyageaient “hors de la plèbe” en “classe affaires” …

          Ils ” ont VRAIMENT eu TRèS peur , dans une période de temps qui ne permettait pas de tergiverser …SANS le moindre moyen de protection … sauf à se les réserver et AINSI à montrer leur panique à tous ceux , innombrables , qui en seraient restés privés … et pas que quelques jours…! Et ” ils ” savaient avec CERTITUDE que leurs “experts” , SURTOUT médicaux , mais pas que.. , ne savaient RIEN … et “apprenaient” chaque jour quelque chose de différent , de contradictoire !

          Une fois démarré , le phénomène “panique” s’emballe tout seul , indomptable… le temps que l’été arrive.

          Pourquoi chercher compliqué quand on peut faire simple? Je m’interroge.

          1. Otromeros

            Je viens de dire un peu comme vous, juste avant ce fil.
            Il semble que l’on pense pareil. Et on n’a pas comploté ! 😀

    1. @Peccoud Laurent Merci de ce commentaire. Je viens d’en laisser un dans lequel je me demande si nous ne sommes pas fait rouler dans le covid-19 pour cacher une nouvelle grosse crise financière qui aurait explosé de toute façon.

      Pour développer un peu : ce qui me perturbe le plus dans toute cette affaire c’est la proposition d’aide des laboratoires vétérinaires qui auraient pu faire des centaines de milliers de tests de dépistage dès le mois de mars et qui n’ont jamais reçu de réponse des autorités.

      De mon côté j’avais trouvé l’email d’un responsable des achats de l’APHP pour leur signaler le gros stock d’oxygène et de masques dans les avions de ligne, ceux des pilotes en cas de dépressurisation. Jamais plus entendu parler. Ils sont fabriqués par Safran (avant Intertechnique) et sont toujours les même 50 ans plus tard pour des raisons d’homologation :

      https://youtu.be/SK00QlWms3E?t=125

    2. ON peut faire l’analyse inverse : aujourd’hui, préserver des vies importe plus que l’économie aux yeux des populations. N’est-ce pas un progrès de ce point de vue ? Le confinement effectivement a des airs de moyen-age, mais peut-on sérieusement parler de moyen-age quand tout le monde pouvait rester connecter avec ses amis, et le reste du monde. La preuve a été faite qu’en réduisant la voilure de la folle croissance, comme par enchantement la pollution atmosphérique baissait drastiquement. L’eau du Gange redevenait limpide…

      Nous ne sommes qu’à la moitié du chemin de croix non pas parce que c’est inéluctable, mais parce que nos décideurs sont incapables de penser en dehors du cadre.
      IL y a quelques exceptions, comme la jeune présidente de la Nouvelle Zélande qui a des idées à contre-courant : https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/un-monde-d-avance/en-nouvelle-zelande-la-semaine-de-quatre-jours-a-l-etude-pour-relancer-l-economie_3950745.html

      1. @Pierres-Yves Dambrine
        On peut aussi faire l’analyse que pour préserver la vie des vieux on a sacrifié l’avenir de la jeunesse par le chômage et la dette…
        Propos provocateur qui ne reflète pas forcément mon intime conviction, mais que j’ai pu entendre de la bouche de plus jeunes que moi et qui sont à prendre en considération en cas de deuxième vague.

        1. C’est un argument qui n’a pas attendu la COVID pour s’exprimer , et si on peut partiellement le recevoir relativement à l’organisation des sociétés européennes en particulier , depuis la fin de la deuxième guerre mondiale , ça me semble une rengaine un peu paresseuse pour expliquer la marche et les craquements du monde .

          Ce qui n’empêche pas , au contraire , de veiller à la solidarité transgénérationnelle ( dans les deux sens ) pour les changements à venir .

          La ballade de Narayama, c’est sublime ,mais surtout au cinoche ( oui , je sais , j’avais fait un exception pour celui là…) :

        2. @arkao, Justement on n’a pas sacrifié les jeunes ! On ne savait pas tout, mais si l’on avait confiné strictement tout les vieux (>65) en dirigeant les stocks de masques vers les EPHAD et les services indispensables à domicile et laissé faire la contamination de masse chez les jeunes, pour y atteindre une immunité de groupe effective, on n’aurait pas eu plus de morts (30 000 -10% de 300 000 – mais des jeunes) ,
          il n’y aurait quasiment pas eu de baisse de l’activité, mais surtout il n’y aurait plus de mesures barrières qui paralysent des activités économiques (restauration aérien ..) pour de long mois et sont la cause de mauvaises perspectives économiques pour les jeunes, qui ne sont pas dues au confinement proprement dit (la dette n’est pas près d’être remboursée),

          D’ailleurs sauf si le virus disparaît miraculeusement (cf voir Pekin ?) l’épidémie ne va-t-elle pas aboutir au même résultat au bout d’un très long délai avec maintien des mesures spécifiques et incidence économiques.

    3. “L’information” qui circule à grande vitesse agit comme une caisse de résonance sur la perception des gens puisque chacun a dans sa poche cet outil d’alerte qui est aussi une chaine que l’on traine.
      Cette technologie nouvelle qui s’est “imposée” à chacun peut expliquer par son effet de masse la différence d’impact que peut générer une pandémie à un demi siècle d’intervalle.

    4. Oui, comment expliquer ce changement radical de perspective en 50 ans ?

      Pourquoi ces décisions de confinement généralisé face au virus alors qu’il ne s’était rien passé de tel en 1969-1970 ?

      Est-ce l’effet de notre humilité retrouvée devant la vie ? Ou est-ce l’effet d’un orgueil sans limite, d’un sentiment de toute-puissance ?

      J’opte pour l’orgueil.

      Nous avons, nos élites dirigeantes plutôt, ont réagi ainsi car elles sont persuadées que vouloir c’est pouvoir, que rien ne leur est jamais impossible.

      Le confinement ne marque pas le retour de la suprématie de la vie sur l’économie, elle signe au contraire la soumission de la vie à la finance.

      « Ils » croient que l’argent peut tout et que, comme ils en ont, ils peuvent tout : on maintient les activités essentielles, on arrête tout le reste, on paie les gens à ne rien faire, on oublie tous ceux qui sont hors des circuits, et tout va bien se passer. Affaire à suivre…

      1. “Pourquoi ces décisions de confinement généralisé face au virus alors qu’il ne s’était rien passé de tel en 1969-1970 ?”
        N’est-ce pas du à une spécificité de la covid à savoir son traitement possible, par intubation en milieu hospitalier, et la promesse tacite du système médical de sauver les gens ?
        Combien avait-on de place de réanimation en 69/70 ?
        Traitait-on la grippe par intubation à l’hôpital ?
        Si la covid laissait les malades mourrir à domicile comme dans les Ephad est-ce que l’on recourerait au confinement ?
        On aurait pas eu besoin de réserver les masques pour les soignants hospitaliers et aurait recouru plus tôt à des gestes barrières et plus vite à des masques de fortune ou de production locale.
        Voire distribué quelques bouteilles d’oxygène comme au Pérou ….

        1. Des différences de cet ordre existent entre la grippe de HK d’il y a 50 ans et le Covid-19, oui c’est vrai, mais de nombreux hôpitaux étaient submergés et les journaux n’en ont a parlé, ça n’a ému personne en dehors des milieux hospitaliers, pourquoi ? Sans doute parce que les quelques personnes qui étaient au courant se sont dit que c’était l’affaire des hôpitaux, qu’il n’y avait rien d’autre à faire de toutes façons, que c’était la fatalité…

          1. L’idée d’un Dieu qui ne ferait que juger en a traumatisé plus d’un. On les reconnaît facilement , il tente le coup de la culpabilisation à outrance.
            Du coup, la religion enivre certains , pour en saoûler d’autres.
            « On est tous mauvais , seules les bondieuseries nous sauverons « ….

            Branca estime que l’orgueil des humains est LA cause à privilégier ( décision de confinement généralisé ) plutôt que l’un des derniers bonds technologiques , à savoir la rapidité de la communication , donc de l’information. Les dirigeants censés ( pas Trump ou Bolsonaro ) regardent sur l’épaule de leurs voisins , «  ils ont fait ou pas fait comment à côté , avec quels résultats ? ».

            On commence par croire que « Le confinement ne marque pas le retour de la suprématie de la vie sur l’économie, elle signe au contraire la soumission de la vie à la finance«  et puis… on sombre dans les théories complotistes : «  mais alors , c’est que c’est voulu , cette pandémie ! ».
            L’ extrémisme a trouvé un bon client en la personne de Monod.

            A ceux qui s’étonnerait qu’un chrétien critique un autre chrétien , je dirai que je n’ai pas l’esprit de clan mais l’esprit de famille.

  8. J’ai surtout retenu ” remise à zéro” .

    J’ai surtout noté que le nouveau mécanisme économique serait ” une économie des parties prenantes” , et pour le coup je suis allée voir de plus près ce que ça recouvrait déjà ;
    Si j’ajoute l’économie positive (ou de la vie ) chère à Attali , ça commence à faire pas mal de nouveaux concepts économiques ( tant mieux ) qui essaient de mieux coller à l’étymologie grecque de ” économie” .

    Peut on faire une remise à zéro sans remettre à zéro aussi les parties prenantes ?

    On devine , dans l’appel à plus de responsabilités des états , que le bancor pourrait commencer sa gestation .

    Je note qu’après Macron , Ruffin et quelques autres , la composante santé / soins dans l’organisation sociale et politique , prend du poids .

    Globalement l’idée que ce sont des rouages essentiels de la machine qu’il faut changer , progresse .

    Reste le tic tac de l’horloge qui , comme dans les films de James Bond , s’égrène avant que la bombe atomique n’explose pour le véritable zéro .

    Et pour le moment , le G 20 ou l’ONU ne ressemblent pas trop à James Bond .

  9. Plan de relance de l’aéronautique en France, 15 milliards d’euro sur trois axes:

    1/ Sauver les emplois (secteur employant 300 000 salariés)
    2/Transformation des PME (robotisation/digitalisation) 300 millions d’euro
    3/Décarbonation de l’industrie aéronautique (avion neutre en carbone pour 2035) 1,5 milliard d’euro sur 3 ans pour développer un GTR très haute dilution et avion à hydrogène.

    1. Je me demande s’il n’est pas possible de reconvertir l’industrie aéronautique en industrie de l’informatique (avec politique de recyclage et hausse de la durée de vie des produits + objectif de réduire l’empreinte carbone des activités humaines).

    2. C’est quoi, un avion neutre en carbone ?
      Parce que si on s’en réfère aux Lois de la Physique, ça ne peut pas exister.

        1. Cher Ruiz, je pense que vous ne savez pas ce qu’est l’énergie.
          Mais ce n’est pas grave car j’ai remarqué que plein de profs de physique ne savent pas eux non plus.
          L’embêtant, c’est que vous en causez tout de même en un lieu où vous avez grande audience.

          Alors, imaginez ! On est en 1909, Blériot est dans son avion, prêt à partir.
          Devant ce spectacle historique, n’importe quel technicien qui s’y entend en technique se dit, compte-tenu des connaissances d’alors : “Certes, c’est un peu léger, mais il y a du potentiel. Tout est améliorable, car on est en plein progrès sur les métaux et la mécanique de précision, deux choses à échelle humaine”.

          Il y a quelques année, c’est vrai ! un avion électrique a fait le tour du monde mais depuis, rien ! Alors que 4 ans après la Manche par Blériot, Roland-Garros traversait la Méditerranée ! Aussi, pourquoi donc n’y a-t-il pas une course au records de vitesse, de masse transportée, d’altitude, de distance, en avion électrique ? Comme ce fut le cas, pour les avions à essence, dans les années 1920, 1930 !
          En fait, si “solar truc” a bien fait son raid il faut tout de même faire remarquer certaines choses pour être honnête et ne pas se laisser aller à être seulement raide enthousiaste :
          – Primo, il a usé de cellules photovoltaïques (rendement 10 ou 15 %) collées sur une envergure égale à celle d’un Airbus A380, une telle taille pour transporter une seule personne (avec ses 8,5 m d’envergure, le Blériot XI avait peu ou prou la taille des 11 m d’un Spitfire, ou des 10,2 m d’un Dewoitine 520, ou des 9,9 m d’un Messerschmitt 109, ou des 10,86 m d’un Rafale) dans un confort très moyen pour une heure de vol et très très mauvais pour les journées entières de vol qu’il lui a fallu pour boucler le tour de Terre ;
          – Secundo, même si les cellules avait un rendement de 100% dans l’avenir (ce qui est impossible : DURA LEX, SED LEX !), l’avion ne pourrait transporter que 6 ou 7 personnes de plus, dans le même inconfort, et moins vite à envergure égale, à cause de choses qui se nomment “trainée”, “portance”, “incidence”, “résistance des matériaux”… (Timiota pourra vous expliquer) en tout cas des choses bien trop compliquées pour être évoquées dans les salons mondains plein de grands esprits ;
          – Tertio, il fallait, pour tous les vols, une météo optimale (sans vent de face et avec soleil).

          Ces trois remarques sont déjà suffisantes pour faire dire à un technicien – qui “technique” en sachant – qu’il ne faut pas s’attendre, avec pareille machine, à une évolution équivalente à celle qui vit le Blériot XI devenir le Spitfire – je ne parle même pas du Rafale !).
          Mais il y a en fait une donnée encore plus couperet : sur “solar machin”, l’énergie est tirée de la matière au niveau atomique et “photonique”, or, pour les Humains, il n’y a rien de disponible, pour obtenir de l’énergie, qui soit plus petit que “atome” et “photon”.

          En plus, je ne vous vois pas passager dans un avion électrique, quel que soit le rôle de l’électricité dans la fourniture de puissance (n’imaginez même pas un réacteur nucléaire !) et encore moins dans un avion à pédales, vous qui me semblez plus “poisson en société” “qu’athlète sur vélo”. D’ailleurs, le plus puissant dopage n’y suffirait pas !

          Voilà, je vous ai prouvé par ce texte, que personne ne lira – même pas juannessy (vigneron, lui, me dirait que j’ai fait trop long !) – que les gens qui parlent sérieusement de Physique n’ont pas la possibilité de pouvoir faire des boutades de moins d’une ligne de longueur.
          “Nez en moins”, n’hésiter pas à regardez les vidéos des 8 cours de Jancovici donnés l’an dernier à l’école des Mines de Paris pour vous en convaincre ; même si, à 2H30 par cours, je crains que ce ne soit un peu… long pour vous ; vous l’adepte de “la boutade à trois mot”, du genre de celles qui font briller dans les salons d’ignares, causant ainsi les maux du Monde ; du genre de celles qui font que les citoyens et les citoyennes qui les entendent se persuadent qu’il n’y aucun effort à faire pour s’informer de la complexe réalité et qui, en même temps, permettent de faire passer pour des imbéciles celles et ceux qui ont fait ces efforts et qui cherchent à transmettre, honnêtement, ce qu’ils et elles ont appris ; cela ne pouvant en aucun cas se résumer à une ligne.

          Alors continuez de rêver.
          Mais je vous préviens, compte-tenu de la réalité des Lois de la Physique et de la situation énergétique et écologique de notre Monde, votre réveil, et celui de votre descendance, va être difficile. Très difficile. Je dirais même “douloureux”.
          Pour tout dire, sur ce sujet, je fais des cauchemars éveillés depuis 30 ans… qui, hélas, les uns après les autres, se réalisent.

          En tout cas, votre boutade de même pas une ligne, si vous pouvez me la faire ici – c’est facile, je ne suis pas un cador du blog – ou la faire à un guignol de mon genre qui se serait perdu, par obligation, dans un salon plein de bobos et d’artistes très subventionnés, ou dans un barbeuq de bofs, ne vous avisez pas de la faire dans une assemblée d’ingénieur en aéronautique (mon pater étant un des pères du Concorde et d’Airbus, je connais l’ambiance qui règne dans ce genre d’assemblée : les mecs ne sont pas des tricheurs quand on parle “Lois de la Physique” !) car vous deviendriez d’un seul coup l’idiot de service ; “en mode”, comme disent les jeunes, invité à “un dîner de con”.
          Et ne vous avisez pas, encore moins, de faire pareille boutade à un type comme Jancovici : à cause de sa réponse, que j’imagine bien blessante, vous regretteriez votre bon mot toute votre vie.

          Caliméro vous salut bien

          1. C’est clair et net.
            Le TU 155 a volé au LH2 en 1988, puis au LNG. Depuis peu de chose sur un avion commercial. De toute manière c’est une catastrophe pour les émissions de vapeur d’eau (gaz à effet de serre) et 95% du LH2 est produit à partir d’énergie fossile.

          2. PAD
            Merci pour votre court et efficace commentaire.
            Je précise que le LNG, c’est du Gaz Naturel Liquéfié (hydrocarbure) ; qui est bien la principale source pour la “fabrication” de l’Hydrogène Liquéfié ; ce que confirmera volontiers la multinationale Air Liquide.

            Une encore plus mauvaise idée sur le plan du rendement énergétique, serait de “faire” une industrie de l’hydrogène par électrolyse de l’eau.
            D’ailleurs, c’est tellement mauvais qu’il y a fort à parier que même les Shadocks ne s’y essayeraient pas. Hélas, chez les Humains, il y a les politiques et les croyants, ce qui fait qu’il y a des chances, finalement, que l’on tente l’affaire.

        2. Une voiture électrique allemande est une voiture roulant au charbon, la française roule à l’uranium. La seule voiture non polluante est celle que l’on ne produit pas.
          Autrement l’alternative automobile reste le petit moteur thermique (petite performance en adéquation avec le code de la route 20/50/80/130) avec un poids réduit de la voiture.
          Autrement le piéton c’est pas mal … surtout s’il ne mange pas de viande 🙂

          1. Vérités en rapport avec la réalité.
            Ce qui en découle ferait un programme simple et efficace.

      1. Fusion nucléaire + hydrogène + planter des arbres pour compenser la construction : aucune loi de la physique ne l’interdit.

        1. Cher Dup, vous êtes aussi rigolo que Ruiz.
          Les dupes ne se laisseront pas prendre à votre technologie “thermodynamiqueuse” valide uniquement en espace imaginaire.
          En fait, je parie que vous connaissez, vous aussi, un inventeur du moteur à eau, qui serait mort d’une façon étrange.
          J’ai rencontré des gars comme vous dans chaque bistrot de France où je suis passé mais jamais, hélas, ni dans l’industrie, ni dans un laboratoire de recherche.

          Un costard assez court que celui là, n’est-il pas ? C’est Ruiz qui m’a inspiré.

          1. Salut écodouble,

            Belle niaque ! Tu nous as mis Ruiz et Dup en PLS vite fait bien fait. Relâche un peu le genou quand même !

            Tu fais de cauchemars les yeux ouverts depuis 30 ans ?

            Tu as fumé des clopes longtemps dans ta vie, ou picolé régulièrement plus que de raison ? Individuellement, alors que l’on sait pertinemment que c’est très mauvais pour la santé et que sur la durée c’est, toute chose égale par ailleurs, la mort assurée prématurée, il est plutôt pour la majorité difficile, voir très dur d’arrêter ces addictions, même quand pas mal de signes négatifs physiques et psychiques se manifestent et le malaise et le désagréable qui vont avec. Pourtant le seul moyen d’y mettre fin, c’est de le faire d’un seul coup. Pourquoi est-ce si dur de stopper, et pourquoi on tombe si facilement dedans ? Je me fais souvent ce parallèle, car j’ai bien tapé ces cochonneries, et nos comportements économiques et sociaux dans leur ensemble.

            On va dans le mur avec nos modes de vie et le système économique actuel, on embarque même quasiment tout l’écosystème complexe avec nous, et on n’arrive pas à arrêter. Au delà de la tristesse navrante de cet état, j’ai bien la crainte que cela soit irrémédiable, l’espèce n’est pas à la hauteur de ce cadeau extra-ordinaire qu’est la conscience de soi et des autres. Le plus absurde, c’est que c’était déjà écrit par les anciens dans des textes comme la Genèse, pour ne citer que celui là, où goûter à l’arbre de la connaissance amène la chute quand on est pas taillé pour…

            Bon c’est une petite réflexion un peu longuette d’un dimanche matin, jour du seigneur des anneaux ! 😀

          2. Ah pendant que je suis là, je suis passé en mode modération avant édition, depuis quelques jours. Aurais-je commis un crime de lèse majesté ? C’est bien possible, je suis un chenapan irrévérencieux, insolent et souvent trublion.

            1. “je suis passé en mode modération avant édition, depuis quelques jours.”

              Oui : les maintenances en soirée parviennent quand même à réparer quelques petites choses !

          3. Ah j’étais donc bien une erreur dans le système depuis quelques mois, un bug de la matrice ! Ouf ! Tout est rentré dans l’ordre plus besoin de s’auto censurer donc, j’ai de nouveau le filet du filtre maintenant pour tenter des saut périlleux et des salto arrière dangereux avec mes collègues commentateurs 😀

          4. L’espace est parfaitement imaginaire ne vous en déplaise, renseignez vous , et le temps aussi au fait 🙂 🙂 L’imagination quand à elle ??? c’est peut être simplement elle qui est réelle. Vous avez du rater des bars et plus vraisemblablement des labos de recherches…

          5. Cloclo,
            Je peux témoigner qu’Ecodouble est tout à fait sain d’esprit. Il est seulement très en colère. IL faut donc excuser sa véhémence.
            A son niveau, ‘dans la vraie vie’, il fait tout ce qu’il peut, et même plus, pour éveiller ses contemporains, avec son savoir, et aussi ses savoir-faire. Pour refonder nos sociétés on va avoir besoin d’hommes tels que lui, et malheureusement ils sont assez rares ceux qui cumulent savoirs pratiques et théoriques et la hauteur de vue qui va avec pour réparer les dégâts considérables qui ont déjà été faits.

            Que fait le ministère de l’écologie ?
            Il y a quelques années je l’avais nommé ministre de l’écologie sur ce blog, cette nomination est toujours d’actualité. 😉

            Lire par exemple son papier intitulé : « Définition des néologismes naturier et et naturière«  Tout est dit de ce qu’il faudrait faire au ministère de l’écologie, demain matin !!
            http://ecodouble.farmserv.org/index.php?post/2017/08/16/Définitition-des-néologismes-naturier-et-naturière

          6. PYD

            Je n’en doute pas, Ecodouble est très intéressant à lire. D’ailleurs c’est bête je n’avais pas lu son blog, chose que je viens de corriger en cliquant sur ton lien. Pas mal de jolis textes et de très bonnes idées.
            Très belle technique le mur en pierre sèche et en plus ça c’est vraiment très esthétique de mon point de vue, on touche à de la beauté même.
            Cependant, je ne sais toujours pas comment on atterrit tous ensemble sans casse massive. Chacun, là, de notre côté on peut faire notre petit potager, notre petite maison passive, notre autonomie énergétique frugale, nos toilettes sèches, se déplacer à pieds et à vélo, construire notre petit réseau amical et d’entre aide. Mais objectivement ça marche parce qu’on est immergé dans un monde démentiel de gabegie et d’abondance, de haute technologie et de lourdes infra structures, routes, industrie, transport, énergie …

            Sinon sans ça, …

          7. Cloclo,
            Je partage ton inquiétude. Le survivalisme à la Yves Cochet n’est pas à la hauteur des immenses défis. Je parie pour ma part sur l’érosion naturelle du système capitaliste.
            IL semble immuable, tentaculaire, mais sa carcasse s’érode sous les coups de boutoir des mouvements qui se succèdent et à cause aussi des lois de la physique qu’évoque Ecodouble.

            Ce qui se passe en ce moment avec le mouvement contre les discriminations raciales et les violences policères peut sembler anecdotique au regard de l’énormité de la tâche qu’il reste à accomplir, mais justement cela participe de l’érosion du système.
            Le système a besoin partout dans le monde du concours d’une police répressive pour maintenir un régime de la propriété qui détruit le monde et laisse sur le coté des populations innombrables. Au contraire, une police citoyenne rend la tâche plus difficile pour tous les Etats qui sont en dernier ressort les garants de la survie du capitalisme parce qu’ils apportent les infrastructures sans lesquelles il ne peut s’organiser.
            Le capitalisme est donc soumis, via la police qui est objectivement son bras armé, à une pression considérable car le combat contre les inégalités ne faiblit pas, au contraire il ne fait que se renforcer.
            Ainsi notre président Macron est aujourd’hui coincé entre la rue et la police, il va devoir choisir, ou bien répondre à l l’exigence de justice émanant de la rue ou le maintien d’une police répressive discriminante. Macron s’est piégé tout seul avec son « en même temps » à l’heure du capitalisme érodé.

          8. PYD,

            Oui, une érosion du système capitaliste certainement. Mais capitalisme ou productivisme d’Etat, ce qui selon moi en quelques lignes se joue et est en place c’est quelques trucs fondamentaux qui ne cessent de tourner en boucle sans solution réellement claire :

            Hier soir je matais le documentaire d’Arte sur Pompéi. Dans l’une des plus villas d’un des plus haut notable de la ville, la villa de 1000 m2 était entretenue et alimentée par environs 50 esclaves, il y a 1950 ans en gros. Un peu d’eau, de la nourriture, des vêtements, du jeu de pouvoir et plein d’inégalités. Presque pas de papier ou peu, pas d’hôpitaux, pas d’électricité, encore moins d’internet, la moindre grippe pouvait t’emporter… Jusqu’à il y a peu, et certains encore maintenant en souffre malheureusement, fallait avoir à minima 4 à 5 enfants pour espérer en avoir 1 ou 2 qui veilleraient un peu sur toi quand tu seras vieux… Et je ne te parle même pas du soin des dents …

            J’ai bien peur qu’il soit impossible de maintenir un semblant de vie “normale” et de qualité simplement sur une base par exemple des années 50 nous concernant, ce qui est déjà un sacré luxe. Il faut toujours entretenir le système productif et marchand, avoir des mines, du transport, des industries, des gens formés, de l’innovation. De l’envie.

            Il y a bien trop de paramètres pour ma petite cervelle, trop de curseurs, trop de voyants, trop d’inter actions, trop d’inter dépendance.

            Ou alors, il faut vraiment se poser, tous, s’asseoir, et prendre les décisions, mais lesquelles exactement, et est-ce possible vu le degré de complexité où l’on baigne ? Je lis Paul Jorion, gratuité de l’essentiel, bancor, interdiction spéculation et pari, finance contrôlée, mais il dit surtout je crois éliminer le capitalisme qui est l’accélérateur vers le mur. Admettons, on vire le capitalisme, mais on va toujours vers le mur, moins vite, mais toujours vers lui, trop vite.

            Il y a je pense une révolution plus profonde à mener, qui a à voir avec la conscience, avec notre rapport au réel, avec notre rapport les uns les autres. Afin que nous trouvions une place tous juste ici. Je pense que les religions ont été l’un de ses pas, les philosophes, les lumières, les sciences, encore d’autres. Chacun doit intégrer et assimiler ça comme il peut, le digérer. Puis il faut bâtir des Lois, avec le consentement d’une majorité.

            Mais je sais que tu sais que je sais tu sais. 50 ans à me demander comment, et toujours rien, dur dur d’être bête.

          9. @ Dup
            Vous me répondez :
            “L’espace est parfaitement imaginaire ne vous en déplaise, renseignez vous , et le temps aussi au fait 🙂 🙂 L’imagination quand à elle ??? c’est peut être simplement elle qui est réelle. Vous avez du rater des bars et plus vraisemblablement des labos de recherches…”

            Avec votre première phrase, vous me faites penser à des gens que je connais qui lisent “La tour de garde”. D’ailleurs, votre “renseignez-vous” m’évoque parfaitement le slogan de ce journal (source de PQ pour décroissants) qui est : “Lisez la Tour de garde et réveillez-vous !”
            Ensuite, votre “L’imagination quant à elle” avec les 3 “?” à suivre, me plonge dans une sorte de rêve mystérieux et fantasmagorique léger, léger… vous n’imaginez pas à quel point.
            Cela devient paroxysmique lorsque vous suggérez que l’imagination est la seule chose qui est réelle. Pour tout dire, c’est même une apothéose ! Tant et si bien que j’espère que l’on a un bar en commun quelque part, pour que le hasard bien inspiré fasse que l’on se rencontre. Faut que je consulte Isabelle Tessier.

            Et sinon, pour parler sérieusement, que voulez-vous dire sur le sujet de l’énergie ?

          10. Désolé, CloClo, je n’ai jamais fumé, pas même une bouffée. Pareil pour la boisson : jamais ivre !
            Un type triste en fait, mais assoiffé de réalité.
            Arrivé à 50+10%, c’est pas moi qui dois lâcher le genoux, c’est plutôt les genoux qui me lâchent ; trop usés ! les bougres.

            Désolé, Dup n’était pas en PLS.

            Sinon, pour tout changer, faut commencer par le primaire.
            Aussi brutalement que l’arrivée des tickets de rationnement ou que l’instauration du confinement on déclare illégaux les pesticides et leur interdiction absolue (sous peine d’expropriation des terres), avec les 17 milliards d’Airbus (qui va muter en producteur de drones et d’armements grâce à cette somme), les 5 milliards de Renault (qui, avec le Peugeot des origines devrait faire des vélos où des moulins à légumes manuel en inox – en tôles épaisses s’iou plait !), on plante des haies autour des champs (qui auront été diminués en taille au préalable), on restaure toutes les zones humides le tout sous la gouverne de naturiers et naturières (vous semblez connaitre ; les naturalistes, les géologues, géotechniciens et les petits terrassiers feront l’affaire dans un premier temps pour lancer la machine en attendant les formations), on instaure un service civique agricole de un an (deux ans pour les volontaires) pour participer à la production de nourriture et la restauration des campagnes et des sols (pour lancer la grande machine à fixer du CO2), on divise les grandes propriétés agricoles (pas plus de 40 hectares avec 2 personnes employées au moins par dizaine d’hectare), on rétablit tous les communs anciens et on déclare en tant que communs tous les corridors écologiques, on arrête toutes les subventions à la méthanisation, on revient au fumier, on systématise les circuits courts, on interdit le frais dans les supermarchés, on enclenche l’exode urbain pour le retour dans les campagnes, on rend obligatoire, pour tous et toutes, le devoir de travailler deux ou trois semaines par an en équipe à des travaux agricoles ou d’entretiens de communs, sur sa commune ou une autre voisine…
            Déjà, avec ça, le secondaire va alors devoir changer par lui même. Pour l’aider un peut, on interdit l’usage du ciment, tous les travaux sur les maisons anciennes et nouvelles devront se faire avec les techniques* anciennes (chaux, terre cuite ou crue de préférence, bois, paille, pierre mais avec acier, zinc et inox pour la couverture** , en sus de la terre cuite qui devra être de très haute qualité de durabilité pour ce qui est de cette dernière – j’ai déjà vu des tuiles romaines intactes de 1800 ans d’age servir de rigole dans une ferme).
            Garder à l’esprit que pour tout ça, il faut faire beau.
            Se fixer comme seul arbitre, pour savoir si on fait ou non quelque chose, les Lois de la Physique, qui permettent de faire les seuls bilans énergétiques et écologiques qui vaillent pour juger de la rentabilité d’une activité.
            Le pétrole doit être réservé un peu à l’agriculture et au Génie écologique, à la construction “durable” (évoquée plus haut), à la santé, aux secours, aux circuits courts (si pas d’alternatives animales ou vélocipédiques), à l’instruction, à la culture (avec un Internet sans le cul, la vidéo imbécile, la crypto-monnaie, le commerce tout azimut et Netflix) et à la production d’énergie (entretien d’ouvrages hydrauliques, de moulins aérogénérateurs et hydrogénérateurs**** d’électricité qui seraient à mettre en service (avec tous les moulins cadastrés en France, il y a au moins une puissance installable équivalente à deux réacteurs nucléaires, voire quatre ou cinq ; j’ai fait le calcul ; qui fait peur à EDF, j’en sais quelque chose).

            Je serais un haut fonctionnaire, je m’enthousiasmerais à l’idée de devoir planifier un tel programme. En tout cas, cela me semble plus existant que de faire du pantouflage. Hein , juannessy ?!!

            * Sur certains de mes chantiers de pierre sèche, ou de terre, j’ai vu des maçons traditionnels s’arrêter, s’informer, et baver d’envie en nous voyant travailler.
            **Gros travail de recherche à lancer pour trouver un système de couverture de maison capable d’être très durable et récupérable (bon boulot de transition*** pour les bureaux d’études voiture et avion).
            *** Il ne doit pas y avoir de transition écologique : il faut une rupture écologique avec exode urbain, seul moyen de déconcentrer la richesse.
            **** Faut aussi concilier avec la nécessité de continuité écologique des cours d’eau ; le Génie Civil “low-cost” à mettre en place pourrait se charger de ce défi.

          11. @ CloClo
            Qui a dit que vous étiez bête ?
            C’est faux ! Vous vous posez de bonnes questions.

          12. Ecodouble,

            J’entends très bien tes paroles. Vraiment. Même si certains de tes propos peuvent légitimement paraître inquiétants.

            Mais dans ce que tu décris, tu fais omission sur quelques aspects :

            – traitement des malades et des personnes très faibles, actuellement totalement dépendant des systèmes hyper perfectionnés de santé.
            – fourniture en bien et matériaux pour tous (métaux, bois, outils, ….)
            – production d’énergie pour la transition
            – entretien des système de distribution et d’échange actuel
            – collecte et traitement des déchets en phase de transition
            – action et réaction des groupes humains sur la planète ?

            Sans parler de tout ce que tu interdis en un claquement de doigt, on recycle comment les gens, très pragmatiquement ?

            Si tout le monde s’est barré des campagnes en son temps pour rejoindre la mornitude polluée et misérable des villes, c’est que les campagnes, comment dire, enfin tu comprends. Moi la terre me colle encore un peu aux pieds malgré tout, et la terre, cette salope, faut se la farcir sans tout le réel industriel et de service autour…

            Bref, tu saisis ?

            La bise !

  10. Pour Paul j’ai bien compris qu’un Klaus Schwab puisse écrire un tel texte, c’est optimiste. Comme d’habitude pour moi c’est très mauvais signe.

    Klaus met tout sur le dos du covid-19, comme prévu ici dans les commentaires il y a quelques mois. Si j’ai bien compris les grands organismes qui regardent l’économie, nous allons avoir autour de -5% de PIB mondial en 2020. Mais je crois, sans pouvoir le prouver, que nous aurions eu cette même dépression sans covid-19. Le signe avant coureur maintenant complètement oublié, c’est le blocage du marche REPO américain basé sur les bons du trésor américain, quand même, en septembre 2019 (idem turbulences des marchés en juillet 2007). Qu’aurait pu écrire Klaus dans ce cas ? Ou bien serait-il terré dans son chalet de Davos en attendant que la colère populaire retombe ?

    Pour reformuler : je pense que nous nous sommes fait rouler dans le covid-19. Comment le prouver ?

    1. En 2008 est-ce que les perspectives économiques étaient favorables avant l’incident (provoqué-mal estimé ?) de mi- septembre ?
      En 2001 est-ce que les perspectives économiques étaient si bonnes ?

      1. En 2007-2008, les perspectives étaient mauvaises ; parce que la quantité de pétrole disponible par humain commençait, pour la première fois de l’Histoire, à diminuer (Cf. Jancovici).
        Cette quantité est repartie à la hausse quand les banques, dopées à la planche à billets, ont prêté à des centaines de petites compagnies de fracturation pour aller chercher le très peu rentable, (énergétiquement et financièrement parlant) pétrole de schistes US.
        L’année dernière, l’augmentation de la population mondiale conjuguée à la déplétion de la plupart des gisements de pétrole du Monde, a vu la quantité de pétrole journalière disponible par humain de nouveau passer à la baisse.

        Il n’y a donc plus de croissance économique possible. Ce ne sera donc plus que crise perpétuelle si nous nous entêtons à conserver le système actuel qui ne peut ne pas être en crise que si un jour on brûle plus de pétrole que la veille.

        Pour 2001, concernant le pétrole, on pouvait prévoir ce qui est advenu en 2007 mais on a rien fait pour changer le système drogué à l’or noir comme la Wehrmacht le fut à la pervitine.
        En fait, rien ne changea à cause de l’optimisme imbécile de celles et ceux qui croient, encore et toujours, que les Lois de la Physique peuvent être ignorées.

        1. Et Jorion ditque c’est la faute aux capitalistes qui ont vendu des obligations pourries dans le monde entier.

          En fait c’est les deux.

          C’est bien d’avoir Jorion en Jancovici dans le même pays. Peut-être se parleront-ils un jour ?

  11. Davos, ça m’dit quequ’ chose…

    Oui, c’est bien ça. Davos, Terre Maudite pour la pensée ou le cirque des idiots essayant d’essaimer.
    Same old same. Le guépard, Lampedusa.

  12. 5 occurrences du mot “social”, 4 du mot “équitable”, 7 du mot “économie”. Quelques milliers de signes, et pas l’ombre du commencement d’une proposition concrète et au contraire des tournures suffisamment ambiguës pour que chaque partie prenante à la guerre de classes en cours puisse s’imaginer y trouver son compte… Au passage, entre “la fin du capitalisme” et “la grande remise à zéro du capitalisme” il y a comme une légère nuance (euphémisme), saurez-vous trouver laquelle? En bref, le pipotron dans toute sa splendeur.

  13. Pour moi, ce texte n’est que l’expression d’une pensée malicieuse de qui convient qu’il ne peut, somme toute, faire autrement mais faute d’une imagination féconde, demeure à l’intérieur du cadre habituel et se contente de proposer une pauvre vision. Bon devoir d’étudiant sérieux.
    Nous sommes d’ores et déjà sous les bombes et, sous les bombes, il m’étonnerait fort que nous ayons le loisir de ce type de préoccupations. Oui, dans un premier, les bombes de la pandémie et celles du dérèglement climatique qui explosent en cet instant. En attendant les suivantes déjà annoncées dans ce blog depuis des années. Bombes de la finance, de la démographie, de la disparition de la biodiversité, de la mort des terres et des océans, etc.
    La première chose dont nous devons nous préoccuper ce sont les ressources en nourriture et en eau pour près de 8 milliards d’hommes. Production de l’indispensable, circuits de distribution repensés et partage équilibré.
    Sans attendre. Pas dans six mois, pas davantage dans un mois, ni même demain. Immédiatement. Ce doit être le sujet unique de l’allocution de Macron. Il faut nourrir les humains, de toute urgence. S’il ne sait pas comment s’y prendre, qu’il démissionne !
    Évidemment, on peut discuter de tout et de rien… tant que nos assiettes sont pleines.
    On vous l’aura dit et répété.

  14. “..repenser, réinventer et réinitialiser notre monde afin de créer un avenir plus sain, plus équitable et plus prospère.”

    Voici les fins :
    – Avenir plus sain, plus équitable et plus prospère.

    Pour nous y conduire il y a “Le programme de Grande remise à zéro du capitalisme” aux mains des gouvernements.
    Il se divise en trois chantiers:
    – Nos gouvernement doivent se coordonner et reprendre la main en changeant les lois pour forcer le privé à viser les fins
    – Ils doivent investir dans des projets qui visent ces fins
    – Et toujours eux, doivent mettre la technique au service des biens de l’Etat.

    Se dessine une hiérarchie du type :
    1. Etat avec des gouvernements ayant la haute main
    2. Le privé avec le capitalisme réinitialisé et bridé par l’Etat
    3. L’économie, les marchés…

    Tout ça et très louable.
    Si ce monsieur est conséquent, il poubellise le “World Economic Forum of Davos” et organise le “World State leaders Forum of DAVOS”.
    Qui vivra verra.

    1. “Voici les fins : – Avenir plus sain, plus équitable et plus prospère. ”
      Quelles Multinationales ou quel gouvernement ne souscrit pas ?
      Il sont tous à Davos.
      plus prospère => plus d’activité, de consommation, de CO2
      plus équitable => tous au niveau de vie le plus haut
      plus sain => les hommes seront plus nombreux

      1. Parmi ces trois ” fins ” ( qui au sens où j’entends “fin” , sont des fins mineures ) , c’est effectivement la ” prospérité” qui est la plus ambigûe et , depuis la bible , la plus chaotique .

        Mais , ce qui me parait sibyllin , et qui ne fait l’objet d’aucuns détails dans le reste du texte , c’est :

        “Cela nécessitera des gouvernements plus forts et plus efficaces, sans implique rune volonté idéologique en faveur de gouvernements plus grands ” .

        Si je comprends entre les mots , là est le maintien ( j’allais dire idéologique et sacré ) du vrai credo libéral , plus ou moins néo ou ultra selon les goûts , et la sauvegarde de la main mise par les multinationales , trace d’une grande frousse d’une économie dirigée .

        Plutôt une économie des ” parties prenantes “.

        Touché mais pas coulé le libéralisme .

        Le capitalisme reculera peut être le premier .

      2. on aspire à la stagnation voir à la décroissance parce qu’on à eau et gaz à tout les étages , et encore on se verrait bien derrière le volant d’une tesla pour être plus écologiste , mais mettez vous à la place d’un africain de base , c’est tout simplement insoluble

  15. Cette crise sanitaire a notamment révélé la vulnérabilité due à l’interdépendance planétaire des approvisionnements en flux tendus. La probabilité non nulle d’une seconde vague cet automne et d’autres pandémies dans les années à venir, devrait nous amener dans l’urgence à envisager une certaine autonomie de nos approvisionnements par un retour à une production locale. Cette dernière ne pourrait être perenne sans une dénonciation unilatérale de tous les traités de libre échange qui pérennisent à travers les tribunaux d’arbitrage la prééminence du calcul de l’intérêt privé sur la loi au service de l’intérêt général.
    Plutôt qu’exprimer des intentions, ce texte aurait du mettre sur la table des mesures concrètes.
    Si une « économie des parties prenantes » revient notamment à redéfinir le statut de l’entreprise, alors je suis preneur. Un statut dans lequel par exemple siègeraient au conseil d’administration, les travailleurs, les associations environnementales, les usagers, les consommateurs, les patients (industrie pharmaceutique), les habitants (usine du coin) comme nous le proposait François Ruffin dans son dernier entretien avec Paul Jorion.
    Mais toutes les expressions suivantes, prises dans le texte, sans des mesures concrètes associées sont vides de sens ou sujettes à multiples interprétations :
    repenser tous les aspects de nos sociétés – chaque industrie […] doit être transformée – remise à zéro – des fondations entièrement nouvelles pour nos systèmes économiques et sociaux – des résultats plus justes – moderniser les accords commerciaux – mettre en œuvre des réformes […] favorisant des résultats plus équitables.

  16. Puis-je écrire, maintenant que je connais l’auteur de ce texte, qu’il est un salopard qui se fait au froc tout en se précipitant au confessionnal en espérant qu’il sera absout de tous les crimes qu’il a commis contre l’Humanité et la Biosphère.
    Je ne peux pas l’écrire !?!
    Ben tant pis, c’est fait !

    1. Sans doute , et il a quelques milliards de co-accusés en sa compagnie .

      Qu’est ce que ça change au texte , si on le prend avec la même logique que l’évangile selon saint Luc ?

  17. “Un niveau de coopération sans précédent ” demandé pour sortir de l’ornière.
    Oui, c’est plutôt l’inverse qui s’est offert à nous jusqu’à présent.
    Cette crise du Covid pourrait faire penser à un piège inattendu qui se referme sur une situation aux défis déjà inaccessibles.
    On pourrait aussi la voir comme une opportunité sans précédent. Mais dans ce cas se sera aux peuples de se prendre en main. Ont-ils senti le danger suffisamment près pour se réveiller ?

  18. Moins libéral qu’on le dit souvent, il déplore en 2009 : « J’ai créé le forum il y a quarante ans pour que les PDG rencontrent la société civile mais au fil des ans, leurs politiques de rémunérations ont rapproché les PDG des actionnaires et, parallèlement, les actionnaires sont devenus court-termistes. Il faut reconstituer un ethos professionnel ».

    En 2020 peu ou prou il prône désormais une version soft de l’altermondialisme, on est très loin Hayes et Friedman. Dont acte.

    Mais maintenant pour être un peu crédible, parce que les choses ne vont pas s’arranger d’elles-mêmes, il devrait se sentir acculé à faire autre chose que proposer un texte sans souffle, quelque chose qui ressemble plus à un motion de synthèse hollandaise qu’à une véritable action pour tenter de dévier le cours d’un capitalisme mondial qui nous conduit tous dans le mur.

    Donc en 2021, il devra faire un discours retentissant actant l’échec cuisant de Davos.
    IL annonce alors sa démission en plein Davos.
    C’est la seule conclusion logique à laquelle il devrait parvenir pour être un tant soit peu en accord avec ses initiaux..
    Dans le cas contraire, hypothèse la plus probable malheureusement, tout cela n’aura été une grande farce, une face à laquelle il aura sans doute lui-même cru.
    Mais la bêtise systémique a-t-elle des limites ?

      1. Eh bien, cela fait une illusion en moins.
        Et s’il existe quelques entrepreneurs réellement motivés, qu’ils fondent un groupe pilote pour mettre la pression sur les Etats au service du néolibéralisme.

          1. PS. Ma dernière proposition est ironique.
            Je maintiens que seuls des mouvements d’ampleur venus d’en bas font bouger les lignes.
            Me-too, Grata Thunberg, la lame de fond anti violences policières venue des US ce ne sont pas des initiatives émanant que quelque entrepreneur appartenant au cercle de Davos.
            Il n’y a rien à attendre du monde des affaires. Le monde des affaires pense d’abord affaires. Business as usual.

          2. Moi je garde tout ça et beaucoup d’autres choses encore, et de toutes façons je ne peux pas faire autrement .

            Et parfois je me dis “qu’on ” fait bouger les lignes ( je ne sais d’ailleurs pas trop où elles sont ces foutues lignes ) quand on s’aperçoit qu’elles ont déjà bougé , non pas “sans nous ” , mais à cause de tout un tas de choses dont nous ne percevions qu’une petite part .

            Pourquoi chercher à se débarrasser de quoi que ce soit qui remue un peu ?

  19. @ Denis Monod-Broca, Pierre-Yves Dambrine et Hervey

    Afin d’imaginer le “monde d’après”, il est sans doute bon d’analyser le monde d’avant.
    Et, pour ce faire, il nous faut absolument les avis des anthropologues et sociologues en premier lieu et entre autres .

    Dans l’analyse du monde d’avant, je me questionnais sur la différence de traitement mondial de deux épidémies notoires et quelque peu semblables survenues ces dernières décennies : l’absence de réponse en 1968-1970 face à la “grippe de Hong Kong” et celle énorme, brutale et globale, voire démesurée, face au Covid-19.

    Il y a peut-être une réponse dans la mondialisation elle-même, notamment dans le fonctionnement de l’OMS :
    Dans les années 60, l’OMS se préoccupe essentiellement des problèmes de santé publique qui ravagent les pays en voie de développement suite à la décolonisation, lutte contre le paludisme, vaccination, etc.
    “Les années 1960 sont marquées par les thématiques de la décolonisation et du manque de moyen des pays en développement, qui induit la relocalisation de ressources vers ces besoins, notamment en termes de formations de personnels. En 1963, un programme de vaccinations contre la rougeole est mis en place. En 1969, le premier règlement sanitaire international est créé pour la surveillance de 6 maladies infectieuses graves : choléra, peste, fièvre jaune, variole, fièvre récurrente et typhus. En 1972, un programme est promulgué visant à améliorer la santé sexuelle et reproductive.
    En 1958, Viktor Zhdanov, vice-ministre de la Santé de l’URSS, demande à l’OMS de lancer une initiative mondiale visant à éradiquer la variole, qui a abouti à la résolution WHA11.54. À cette époque, 2 millions de personnes mouraient de la variole chaque année. Lancé en 1959 à l’initiative des pays communistes, avec une accélération à partir de 1967 et jusqu’en 1977, le programme d’éradication de la variole enregistre d’importants progrès. En 1979, la variole est éliminée.” (source Wikipédia)

    Mais à partir de 1990 :
    “Lion Murard parle d’une « sorte de seconde naissance » de l’OMS. Selon l’historien Patrick Zylberman, cela s’explique largement par la recrudescence de maladies épidémiques telles que le sida, la tuberculose (en 1985-91 à New York), la peste (en Inde en 1994), l’Ébola (au Zaïre en 1995), etc. L’OMS met en place le programme DOTS visant à contrer le retour de la tuberculose (1995), la Division des maladies transmissibles (1996), le Global Outbreak Alert and Response Network (2001), chargée de signaler à Genève « tous les événements susceptibles de donner lieu à des urgences sanitaires de portée internationale » et non plus seulement les occurrences des trois pathologies quarantenaires traditionnelles (peste, fièvre jaune et choléra) .
    A partir des années 2000, l’OMS gagne un statut de première importance sur les questions des épidémies et des pandémies telles que la grippe aviaire, le SARS, Ebola. Le 12 mars 2003, l’OMS lance une alerte globale concernant les déplacements à destination de l’Asie et du Canada, sans y avoir été préalablement autorisée par les États, en raison de l’épidémie de SRAS, et s’oppose à la république populaire de Chine concernant les statistiques et le développement de l’épidémie. La même année, l’OMS met en place une convention cadre pour la lutte antitabac. En 2005, le Règlement sanitaire international est élargi au-delà des maladies spécifiques précédemment définies, qui dépossède les gouvernements de leur droit de veto sur le renseignement épidémiologique et accompagne le développement dans tous les pays de systèmes efficients de surveillance épidémiologique.
    En 2009, l’apparition du virus grippal H1N1 pousse l’OMS à collaborer au développement de vaccins contre la grippe. En 2014, la lutte contre la flambée épidémique sans précédent du virus Ebola met en avant le rôle de l’OMS.
    Le 31 janvier 2020, l’OMS déclare une « urgence sanitaire mondiale » devant l’épidémie de Covid-19. ”
    (source https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9#A_partir_de_1973_:_Strat%C3%A9gie_%22Sant%C3%A9_pour_Tous%22)

    Vu sous cet angle, en dépit des abus de pouvoir et des tours de vis opportunistes pratiqués par certains colosses aux pieds d’argile, signatures, je l’espère, de leur chant du cygne, la réponse mondiale actuelle, même si elle est manifestement désordonnée et s’apparente à un empilage de bricolages, pourrait être vue comme l’embryon d’une première conscience collective mondiale destinée à promouvoir le bien de l’humanité dans la ligne vertueuse de “la déclaration des droits de l humanité” (http://droitshumanite.fr/declaration/ ) et nous remplir de l’optimisme de Yuval Noah Harari dans sa “Brève histoire de l’avenir”.
    Le tribunal international, l’OMS, la déclaration des droits de l’humanité signée en premier par l’Union des Commores (!) le 18 novembre 2016, l’internet, seraient-ils les balbutiements d’une intelligence ou d’une conscience collective en gestation, propulsée par la “Spirale dynamique de l’évolution” ?
    Il nous faudra, pour dynamiser ce propulseur, nous battre contre des forces archaïques, et pousser l’humanité à passer de “la compétition dans l’individualisme à l’individualité dans la coopération ”
    J’approche de mes 65 ans, et je rêve de voyager un jour en Arcanie, pays de la misarchie d’Emanuel Dockès ( https://blogs.mediapart.fr/thomas-coutrot/blog/160417/la-misarchie-une-utopie-credible-et-jubilatoire)
    Peut-être serons nous bientôt tous citoyens du même monde.
    Bien à tous.

    1. Salut Laurent !

      Tu as 65 ans, et ta conclusion me ravit, ton rêve de voyageur et citoyens du monde est le mien, et nous sommes légions. Bon tu ne le verras certainement pas, moi non plus vu que je te suis de 15 ans de moins, mais on en devine la couleur de ce continent qui est pourtant juste là dans l’autre dimension, et de fait on y est déjà toi et moi, mais il n’est pas encore totalement construit pou tous. On est né trop tôt pour en profiter pleinement, ou alors faut voir ça comme une chance d’en être des générations qui le construisent. Ca pourrait aussi se faire d’un coup remarque. Je ne trouve toujours pas la clé pour cela en revanche.

  20. @ personne en particulier .
    Bouteille à la mer . A n’ouvrir que si curiosité maladive.

    Le patron du davos , il se réinvente, lui aussi , comme tout le monde .

    Le(la) Covid19 (quelque soit son genre , il sera toujours mauvais) continue de jouer son rôle de révélateur de nos faiblesses , nous les humains de ce début de siècle.
    Petites boîtes de l’isolement ( individuel ou par clans) dans lesquelles notre culture actuelle nous enferme , et verticalité du pouvoir qui ne donnera aucunes bonnes solutions.
    L’horizontalité du pouvoir , ce serait de dialoguer et ainsi , sur la base de concessions , trouver une direction commune. Management participatif.

    Au lieu de cela , deux manières de raisonner dont l’une triomphe encore pour l’instant.
    Soit la vérité est préconçue , et les arguments sélectionnés s’organisent de façon à conclure par cette vérité .Storytelling. Les arguments qui dérangent sont évacués .La donnée manquante finissant par faire écrouler des raisonnements travaillés certes , mais sans les fondations du bon sens. » Comment ça , nos pollutions n’ont pas d’avenir? » Réchauffement climatique.

    Soit la vérité se découvre sur la base des arguments de tous , le contraire de l’actuelle verticalité du pouvoir .
    Je n’ai pris ma retraite , j’ai exercé mon droit de retrait . Un management par verticalité du pouvoir est tout ce que je déteste , refusant à l’être humain le respect de son autonomie d’adulte .De quoi finir par le rendre fou furieux si on ajoute à cela la pression du temps qui s’accélère ,l’exigence du toujours plus de résultats alliés au toujours moins de moyens.
    Celui qui refuse cette logique tombant sous le couperet du jugement sans appel : « ne sait pas s’organiser « . D’autres y arrivent donc pourquoi pas lui ? Et « les autres «  se succèdent , un marathon ne se courant pas de la même manière qu’un cent mètres. Généralisation de la Technique du presse citron. Des vies de gladiateurs.

    De plus en plus à la mode , dans les entreprises , une forme d’infantilisation, prémisse de la robotisation . Le travail fournit dépendant exclusivement de la science de quelques sachants qui font de la gestion leur essentiel.La société ,en général , est devenue folle de la gestion ( Gaullejac) . Sauf que sans créativité, aucune entreprise humaine ne résiste à une crise sévère.

    Et la base de la créativité , c’est sortir de sa petite boîte , frotter les idées les unes contre les autres , jusqu’à temps qu’advienne …l’étincelle de génie.
    Les grands de ce monde pensent , en rêvant encore des seules vertus de la verticalité de leur pouvoir , nous construisant, une fois de plus les «  jours malheureux ».
    Énergie «  verte «  qui disait …

      1. Extrait :
        « La génération actuelle de révolutionnaires du management considère l’éthos artisanal comme un obstacle à éliminer. On lui préfère de loin l’exemple du consultant en gestion, vibrionnant d’une tâche à l’autre et fier de ne posséder aucune expertise spécifique. Tout comme le consommateur idéal, le consultant en gestion projette une image de liberté triomphante au regard de laquelle les métiers manuels passent volontiers pour misérables et étriqués. Imaginez à côté le plombier accroupi sous l’évier, la raie des fesses à l’air. »

        https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-_loge_du_carburateur-9782707160065.html

        Voilà qui donne envie de le lire .
        Merci.

        1. Curieux dans ce contexte qu’on parle de “télétravail” alors qu’en fait pour la plupart il s’agit de “télé emploi” !?!

  21. @ Otromeros
    et arkao qui fait référence à Todd à qui il est reproché des théories complotistes.

    J’ai la sensation que la théorie du complot, présupposant qu’une seule poignée de gens (les méchants) serait capable d’influer sur l’avenir du monde pour nous faire du mal, est, paradoxalement rassurante, puisqu’elle permet d’envisager qu’une autre poignée (les gentils, actuellement les victimes) soit en état d’y faire le bien.
    Cela expliquerait qu’elle soit si tentante dans notre inconscient.

    Ne faut-il pas se résoudre à l’évidence, histoire à l’appui, que le monde est si chaotique que jamais aucune machination privée n’a pu, à elle seule, en changer le cours ?
    Ne seraient-ce pas, avant tout, les tendances, les consciences collectives et/ou les fantasmes qui poussent le monde des humains de-ci ou de-là au gré des évolutions de la connaissance et des croyances ?

    Difficile de croire, par exemple, qu’Hitler et son équipe de voyous, soient seuls responsables de l’holocauste qui a suivi leur accession au pouvoir.
    Ne fut il pas, plutôt, la conséquence d’un lourd endoctrinement Prussien puis de la victoire totale infligée en 1918 par des maréchaux sabreurs stupides et bornés, promoteurs du “Diktat”, de l’effondrement économique et l’humiliation qui s’en suivit, le tout surenchérit par la crise économique de 1929 (voire “l’œuf du serpent d’Igmar Bergmann) . Les Nazis n’ont été que l’émanation des fantasmes d’un peuple militariste accablé par d’autres peuples militaristes, qui entrevoyait dans leur programme simpliste un avenir accessible vite fait bien fait. Puis se sont greffés la dessus une kyrielle d’intérêts privés d’opportunistes (lire “l’Ordre du jour” d’ Éric Vuillard), qui ont dynamisé son émancipation, toute cette sauce baignant dans le nihilisme généralisé de l’époque.

    Il en résulte que, sans cette rassurante théorie du complot possible, imaginer des outils et des actes pour changer le monde a tendance à faire que les bras nous en tombent.

    1. Peut-être préférable d’attendre demain dimanche soir pour affiner ce genre de jugement.

      Cependant , pour ne pas “passer” … si vous faites référence à mon commentaire du 12 à 22h31 , celui-ci n’a strictement aucun rapport avec quelque notion/soupçon de “complotisme” , ni de qui , ni de quoi que ce soit dans l’aventure-C19.

      Par contre , sur les gestions de crise-C19 à partir de février/mars 2020 , je maintiens que la peur , la double peur , celle de soi-même VRAIMENT mourir + celle de contribuer physiquement , par son contact même prudent , involontairement à la mort d’êtres proches et aimés… cette angoisse répétitive en fonction de circonstances qu’ ” on ” ne peut maîtriser à 100% , aussi puissant , notable , riche , intelligent , … soit- ” on ” , cette peur inavouable a joué un rôle important à l’intérieur de chaque “raisonnement” de chaque prise de décision. En tout cas dans le premier mois catastrophique de la “réponse” hospitalière. Après … c’est comme la boule de neige lancée sur les pentes des Andes et qui finit par déclencher une avalanche emportant le capitaine… (Haddock bien sûr… demain est un autre jour..) .

      1. Bien reçu, Otromeros !
        Mais c’est votre répétition des “ils ” et des “eux” qui donnait un parfum de “théorie du complot”

        1. Oui , je comprends.
          Toutes les décisions (médicales-politiques-socios-éconos-éducatos-…) , j’écris bien TOUTES ( y’ en a pas une à tirer hors du tas) ..ont été prises sous contraintes jamais reconnues , pire .. toujours niées en cas d’évocation-surprise publique et surtout jamais “explicitées” à une populace prise pour un gavroche inconscient… au mieux .
          Uniquement à postériori. Comme l’enfant qui remonte de la cave la bouche maculée de confiture et qui dénie , obstinément!
          Masques , gel , écouvillons et tutti quanti en “découvert structurel” … donc “inutiles” … avant de devenir brutalement indispensables du jour au lendemain. J’arrête là , ce serait trop long , trop triste , trop dramatique.
          D’autres feront le travail d’archive (et de poursuites) .
          La navigation à vue avec l’accompagnement cacophonique du milieu scientifique/scientiste , sous les acclamations avec constants retournements de veste de la sphère médiatique. “Le” merdier du siècle.

      2. Ils sont froussards , ces chinois et ces italiens .

        Mais les plus brouillards c’est les chinois qui viennent de reconfiner pour pas grand chose , alors qu’ils construisent des hôpitaux en une nuit , une dizaine de quartiers de Pékin .

        Les jaunes sont verts de peur . Rien à attendre pour la marche du monde de ce côté là .

    2. @ Peccoud Laurent

      Vous semblez défendre l’idée d’un peuple coupable de longue date, l’allemand dans ce cas, en faisant remonter la culpabilité à 1918, date de l’écroulement des rêves des Junkers.

      Je crois que c’est faux. Ou s’il y avait un semblant de vraisemblable dans ces idées, ce serait à désespérer.
      je crois qu’il faut s’en tenir à l’idée que le crime est individuel, ou limité à un nombre restreint de complices. Et puis, déclarer coupable un pays me semble un mépris du droit, en un mot un simplisme inacceptable.

      En résumé, votre idée est la porte d’entrée au conspirationnisme…

      1. Les nazis des années 1930 sont des enfants des années 1890/1910 lesquels ont été élevés selon certaines règles. Revoir “Le Ruban Blanc” dont c’est le thème selon Michael Haneke lui-même. Film très pessimiste qui m’a beaucoup marqué (ma mère est allemande).

  22. Medellín, le 13 juin 2020

    Klaus Schwab ne dit rien de neuf. Il suffit de lire son CV pour s’en rendre compte.
    (Une autre fois: un aspect TOTALEMENT négligé dans la version francaise de wiki.
    Veuilez les comparer vous-memes:
    en anglais: https://en.wikipedia.org/wiki/Klaus_Schwab
    en francais: https://fr.wikipedia.org/wiki/Klaus_Schwab

    Puisque, dans la version anglaise, on peut lire la référence a son livre de 1971,
    http://www3.weforum.org/docs/WEF_KSC_CompanyStrategy_Presentation_2014_DE.pdf

    (en allemand: ¨Moderne Unternehmungführung in Maschinenbau¨, en traduction: ¨Gestion moderne des entreprises dans le domaine de l’ingénierie mécanique¨ (merci a deepl.com).

    Qu’est qu’il dit, Schwab, dans ce ¨livre¨, un grand mot pour un ¨traite¨ de 95 pages, dans des ¨lettres de chocolat¨ comme on le dit de la presse de boulevard en néerlandais? Et veuillez lire bien vous memes ce ¨livre¨ de 1971 cité ci-avant…

    Si on me permet une analyse rapide et de fleche… rien de spectaculaire… ce que Klaus propose dans son ¨livre¨ de 1971 n’a meme pas rien a voir avec des propositions beaucoup plus avancées a l’époque (les années 1960…) notamment en ce qui concerne la propiété des entreprises et la démocratisation des prises de décisions a tous les niveaux, non seulement en ce qui concerne les entreprises, mais également les institutions (classiques) ‘fermées’ comme les hopitaux, les universités, les casernes et autres.

    Rien.

    Aucun mot sur ce sujet du coté de Schwab en 1971.

    Et qu’est-ce que dit Klaus Schwab presque 50 ans plus tard?

    Je cite:

    À cette fin, les gouvernements devraient améliorer la coordination (par exemple en matière de politique budgétaire, réglementaire et fiscale), moderniser les accords commerciaux et créer les conditions nécessaires à une « économie des parties prenantes ».

    Fin de la citatation.

    ¨Une économie des parties prenantes¨.

    Exactément ce qu’il disait en 1971: (voir page 20 du ¨livre¨ cité ci-avant):

    ¨Die Lebensfähigkeit und die Entfaltung des Maschinenbauunternehmens werden weitgehend davon bestimmt, wie es die
    zum Teil unterschiedlichen Forderungen und Wünsche seiner„Interessenten“ befriedigen kann.
    Voraussetzung ist die Kenntnis dessen, was den Entwicklungsprozess des Unternehmens beeinflusst, welche
    Grenzen die Unternehmensleitung beispielsweise aufgrund von Gesetzen und Verordnungen beachten muss, welche
    Möglichkeiten sie nutzen kann und welche Personenkreise innerhalb und ausserhalb des Unternehmens von bestimmten
    Massnahmen betroffen werden.
    Die „Interessenten“ über diese Zusammenhänge zu informieren,
    ihnen die Grundsätze, nach denen das Unternehmen lebt und handelt, zu erläutern, ist Aufgabe des von der
    Unternehmensleitung formulierten, in der Regel schriftlich vorliegenden und allgemein zugänglichen Leitbilds.¨

    Je vais vous le traduire:

    ¨La viabilité et le développement de l’entreprise d’ingénierie mécanique seront largement déterminés par la manière dont elle
    des exigences et des souhaits partiellement différents de sa
    “parties intéressées” peuvent satisfaire.
    La condition préalable est la connaissance de ce que le
    processus de développement de l’entreprise, qui influence le
    Les limites de la gestion de l’entreprise, par exemple en raison
    des lois et règlements qui doivent être respectés, qui
    les possibilités qu’elle peut utiliser et les groupes de personnes
    à l’intérieur et à l’extérieur de l’entreprise de certains
    Les mesures sont affectées.
    Informer les “parties intéressées” de ces connexions,
    les principes selon lesquels l’entreprise
    vit et agit, est la tâche de la personne responsable
    la gestion formulée, généralement par écrit
    une déclaration de mission présente et généralement accessible.¨

    [Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator%5D

    Eh bien… c’est assez maigre, n’est-ce pas, ¨une économie des parties prenantes¨….
    ¨Die „Interessenten“ über diese Zusammenhänge zu informieren¨….
    ce qui veut dire, lisez la traduction:
    ¨Informer les “parties intéressées” de ces connexions,¨

    Je constate, alors, un ¨trou démocratique¨ dans la proposition de Klaus Schwab, en 1971 et en 2020.
    Un trou démocratique avec une longue et profonde histoire.
    La définition de la démocratie comme un systeme ¨d´informer les ¨parties intéressées¨… un retour a des autocraties bénévolantes mais opprimantes…

    Pour le comprendre bien, il suffit de lire et relire les divers travaux de Paul Jorion en ce qui concerne la propriété des entreprises et, ensuite et évidemment, la maniere et la portée des prises de décisions.

    Klaus Schwab ne dit RIEN, absolument rien sur cet aspect, ni en 1971 ni en 2020.

    Pire, Schwab nous dit:
    ¨Grande remise à zéro dont nous avons tant besoin. Cela nécessitera des gouvernements plus forts et plus efficaces, sans impliquer une volonté idéologique en faveur de gouvernements plus grands. Et cela exigera l’engagement du secteur privé à chaque étape du processus.¨

    AUCUN mot sur l’urgence d’une ¨grande remise a zéro¨ en ce qui concerne la DÉMOCRATISATION profonde et non-reversible des relations de pouvoir.

    Jacques Attali nous a parlé de Gandhi ou l’éveil des humiliés. Un éveil qui ne va certainement pas venir du coté de Modi ou de ses copies autoritaires et rascistes de tous les cotés.

    Il nous faut un éveil plus large: inclusif, égale, social, culturel, écologique et surtout TRES démocratique.

    Paul Jorion et Vincent Burnand nous aident avec des outils de compréhension.

  23. Modeste constat personnel :
    Onfray et Ruffin sont idéologiquement proches, Ruffin et Jorion sont idéologiquement proches, Jorion est idéologiquement à mille lieues d’Onfray, le vouant même aux gémonies.
    Comment expliquer cette non-transitivité des positions idéologiques ?

    Modeste hypothèse :
    Onfray et Ruffin veulent sauver la France, Jorion ne se préoccupe pas de la France (ni de la Belgique), il veut sauver le genre humain.

    Réflexion :
    Sauver la France, sauver le genre humain, y a-t-il incompatibilité entre les deux objectifs ? La question renvoie à une autre question, essentielle : qui sont les sujets de l’Histoire ? Si les sujets de l’Histoire sont les nations, il faut commencer par les sauver, les sauver de l’actuelle folie du monde, afin qu’elles soient en mesure, elles, alors, de sauver le genre humain. Sauver les nations, c’est les dépêtrer des filets qui les emprisonnent : toute-puissance de certains organismes financiers, capitalisme effréné, idéologie du chacun pour soi, croyance magique en des fétiches tels que le dollar, l’euro, la concurrence, le progrès, etc., et du pire de tous les filets, l’envie, cette tentation universelle…
    Le salut des nations appartient aux peuples qui les constituent.
    Sauver la France appartient aux Français. Son salut passe par une souveraineté retrouvée.
    Une France à nouveau souveraine, libre, peut avoir une politique conforme au bien commun, porteuse d’espoir…
    Il en est de même des autres nations du monde.

    Si les sujets de l’Histoire ne sont pas les nations, qui sont-ils ?
    Si les nations ne sauvent pas le genre humain, qui le fera ?
    Si nous, individus et peuples, ne nous attachons pas à sauver les nations que nous constituons, qui le fera ?

    Une action a besoin d’un acteur, un objectif a besoin de sujets pensant et agissant pour le mettre en oeuvre. Qui, pour sauver le genre humain, sinon les nations ?

    1. “Onfray et Ruffin sont idéologiquement proches”

      Prémisse fausse, qui vous oblige à recommencer depuis le début. Ne prenez pas vos désirs pour des réalités.

      1. Eh bien si, sûr l’état du monde, le peuple, l’Europe, la souveraineté, surtout sur la souveraineté, ils sont très proches.
        Laissons mes désirs de côté, je lis ce que je lis.
        Sans aller plus loin, dans Leur folie – nos vie, Ruffin appelle à la souveraineté, tout comme le fait Onfray dans la présentation de sa nouvelle revue.
        Vous-même parlez du rôle des États mais jamais, me semble-t-il, de souveraineté, ni de peuple d’ailleurs.

    2. Le nationalisme des “petits” est l’arme suprême de leurs exploiteurs. La gauche a beau chanter l’internationale, il reste trop facile de monter l’ouvrier (et le “philosophe”!) français contre son collègue allemand ou autre, au profit de son patron français (et vice-versa).
      Considérer la nation comme indépassable revient à refuser de sortir l’humanité du tribalisme.

      1. Le nationalisme est une forme délétère de tribalisme, c’est vrai, il n’en reste pas moins que la nation est le cadre de la démocratie, de la loi, de la politique, qu’elle protège de ces tribalismes que sont les communautarismes, etc.

        On peut bien sûr voir la suppression des nations comme un remède contre le nationalisme, mais alors supprimons les malades pour guérir les maladies et supprimons les individus pour vaincre l’individualisme…

        Je ne sais pas si la nation est indépassable, certainement pas, mais elle est, mais le monde est fait de nations.

        1. Il ne s’agit pas de détruire les nations mais de les amener à coopérer. Comme par la (con)fédération européenne. En France, le chauvinisme régressif (de Lepen à Mélenchon, en passant par les Zemour, et autre Onfray) vante le futur dans le rétroviseur.
          Prenons le cas de la Bavière, une des plus vielles nations d’ Europe, elle prospère en RFA. Les nations sont mais les organisations internationales sont aussi. Qu’un Trump veuille les détruire est significatif.

          1. « Il ne s’agit pas de détruire les nations mais de les amener à coopérer. »
            « Les amener à coopérer », phrase sans sujet. Qui va les amener à coopérer ? La (con)fédération européenne comme vous dites ? Mais elle n’est rien cette (con)fédération européenne par elle-même. Pourquoi les Etats-membres ont-ils besoin de lui faire faire prendre, en leur nom, des décisions afin qu’elle les leur impose en retour comme venant d’elle ? C’est absurde !

            Les organisations internationales existent certes, elles ne sont pas, au sens où elle ne sont rien par elles-mêmes.

            « En France, le chauvinisme régressif (de Lepen à Mélenchon, en passant par les Zemour, et autre Onfray) vante le futur dans le rétroviseur » Quand on constate qu’on est dans une impasse, la seule façon d’aller de l’avant est, pour commencer, de faire demi-tour.

            « Prenons le cas de la Bavière, une des plus vielles nations d’ Europe, elle prospère en RFA », elle prospère, oui certes, mais elle n’est pas un acteur sur la scène du monde.

            « Qu’un Trump veuille les détruire est significatif. » On avait la reductio ab Hitlerum, on a aussi désormais la reductio ab Trumpum… Ce qui n’est pas anodin : comme Macbeth tue Cawdor et prend son rôle, les USA ont abattu l’Allemagne nazie qui voulait dominer le monde et ont pris son rôle…

    3. ” Si les nations ne sauvent pas le genre humain, qui le fera ? ”
      étonnant !
      il n’y pas si longtemps, j’ai bien cru entendre chanter que ce serait plutôt l’inter-national qui sauvera le genre humain …

      1. L’international(e) sera le genre humain, oui, ce fut une solide croyance…
        L’international est un concept, une abstraction, un absolu, une sorte de divinité.
        Les nations sont les sujets agissant du monde.
        Affirmer qu’elles sont vivantes vous fait traiter de vivaliste, ce qui est désormais mal vu, elles n’en existent pas moins et, que ce soit au Conseil de sécurité de l’Onu ou lors d’un mondial de foot, la vie, les gens, ne sauraient se passer d’elles…

      2. Effectivement ! La gauche française (Mélenchon, Onfray,..) dérape vers le socialisme national , abandonnant les valeurs d’universalisme.

        1. Vous faites un contresens, universel ne signifie pas uniforme.

          Que les hommes soient tous différents, que chacun soit unique, ne s’oppose en aucune manière à la quête de valeurs universelles. Il est de même exactement des nations, qu’elles soient toutes différentes, distinctes les unes des autres, que chacune soit unique, ne s’oppose en aucune manière à la quête et à la défense par elles de valeurs universelles. Bien au contraire.

          La fusion des nations poursuivie sans relâche par les promoteurs d’une Europe fédérale est guidée par la croyance en la force. Je me refuse pour ma part à considérer la force comme une valeur universelle, elle est à mes yeux au contraire, des valeurs universelles, le premier et le pire ennemi.

          « – rabbi, rabbi, pourquoi tous les hommes sont-ils différents ?
          – parce qu’ils sont tous à l’image de dieu »

          1. … ” La fusion des nations poursuivie sans relâche par les promoteurs d’une Europe fédérale ” …

            mérite , à mon sens , un mot d’explication..?

          2. Otromeros

            Le rêve des pères de l’Europe et de leurs continuateurs est de créer un État supranational, les Etats-Unis d’Europe, c’est-à-dire de fusionner les États-membres en un seul État. C’est de notoriété publique. Allez-vous dire que vous ne le saviez pas ? Allez-vous me dire que je fantasme ? À chaque crise, ils s’écrient, tous ensemble, comme un seul homme, que la solution est un nouveau « saut fédéral ». N’est-ce pas très exactement ce qu’ils font actuellement ?
            Que les peuples manifestement n’en veulent pas, de leurs sauts fédéraux successifs, que les choses aillent de mal en pis, que les mécontents soient de plus en plus nombreux à voter par dépit RN, ne les fait pas dévier d’un pouce de la route supposée mener à leur rêve..

          3. Merci pour ces précisions.
            Fusion , je ne vois pas d’avenir.
            Fédération… je serais moins affirmatif. Tout dépend bien sûr des spécificités revendiquées/conservées par chaque entité…et des rapports de force centripète mis en place.

          4. Qui dit fédération dit fusion.
            Les cantons suisses, les Landers allemands, les États américains, les États brésiliens, les oblasts et autres entités constituant la fédération de Russie… sont politiquement fusionnés, ils ne comptent pas sur la scène du monde. Ce n’est pas ce destin-là que je souhaite pour la France. Beaucoup de Français le souhaitent car ils trouvent la France trop petite, qu’ils estiment que, déjà, à leurs yeux, elle ne compte plus. Mais beaucoup de Français, comme moi, refusent un tel destin, un tel abandon.
            En 2005, les Français ont voté non, si je me souviens bien…

  24. Et si , pour relancer à partir de certaines réflexions précédentes , j’osais m’assurer que personne ne (re)désire cela :

    … ” Au matin du 17 avril 1975, les soldats des Forces armées populaires de libération nationale du Kampuchéa (FAPLNK, nom officiel des troupes khmères rouges) entrent dans Phnom Penh. Dans l’après-midi, l’ordre d’évacuation de la capitale commence à être mis à exécution : les soldats passent de maison en maison et annoncent aux habitants qu’ils vont devoir quitter leurs maisons « pour deux ou trois jours seulement », afin d’échapper à un prochain bombardement de la ville par les États-Unis23. Souvent sous la menace, les habitants de la capitale, soit environ deux millions de personnes dont beaucoup de paysans réfugiés en ville pour échapper à la guerre, doivent quitter leurs logements, dans l’urgence et dans des conditions désastreuses. Entre 15 000 et 20 000 malades sont tirés des hôpitaux ; certains doivent être poussés sur la route par leurs familles, sur leurs lits roulants24. D’autres, qui ne sont pas en état de partir, sont achevés à l’arme blanche25. Le cortège des évacués progresse vers le sud sous un soleil de plomb, dans des conditions désastreuses. Pensant partir pour quelques jours, les civils n’ont pas emmené les vivres nécessaires. Les officiers supérieurs de l’ancienne armée de Lon Nol et de la police cambodgienne sont amenés à sortir des rangs, emmenés dans les rizières et exécutés26. Entre 10 00027 et 20 00028 personnes trouvent la mort au cours de l’évacuation de Phnom Penh. Battambang, seconde ville du pays, est évacuée quelques jours plus tard, ainsi que plusieurs gros bourgs de campagne25.

    Le 20 mai, tous les responsables civils et militaires Khmers rouges sont convoqués dans la capitale vidée de ses habitants pour une conférence spéciale, qui se déroule quatre jours durant dans un ancien centre sportif. Pol Pot définit un plan comprenant l’évacuation de la population de toutes les villes, la sécularisation de tous les moines bouddhistes et leur mise au travail dans les rizières, l’exécution de tous les dirigeants du régime de la République khmère et l’expulsion de la minorité vietnamienne du Cambodge. Nuon Chea souligne pour sa part la nécessité, pour construire le « socialisme », de « débusquer » les agents internes de l’ennemi et de « rendre les gens purs », quitte à les tuer s’ils échouent à suivre la ligne définie29. La vie urbaine est vue par les Khmers rouges comme fondamentalement mauvaise, le retour aux champs étant censé renouveler le peuple en le libérant de la corruption moderne30. Pour l’Angkar, les citadins sont des « exploiteurs » et ont eu une vie « facile » alors que les paysans souffraient de la guerre. Toutes les autres villes du Cambodge sont évacuées dans les semaines qui suivent. Charrettes et voitures sont confisquées, et là aussi les civils doivent se rendre à pieds jusqu’aux coopératives rurales qui doivent constituer leur nouvel habitat. Le nettoyage des centres urbains a notamment pour conséquences de faciliter la constitution d’un pouvoir totalitaire, et de « khmériser » les villes, dont toutes les minorités ethniques non khmères sont chassées31.

    Dans un premier temps, les évacués sont relativement libres de choisir dans quel village ils s’installent, sous réserve de l’accord du chef de la localité : l’appareil Khmer rouge est, en 1975, encore trop faible pour gérer l’énorme flux des citadins. La société et l’équilibre alimentaire des régions rurales du Cambodge sont bouleversés par l’arrivée des ex-urbains, qui font plus que tripler le nombre d’habitants de certaines régions. Si, au début, l’accueil des nouveaux venus n’est pas forcément mauvais, pour peu que les communautés villageoises aient de quoi les accueillir, l’Angkar fait tout pour creuser le fossé entre les groupes sociaux : les nouveaux habitants des zones rurales sont consignés dans des quartiers à part des villages. Quelques mois après leur première déportation, une grande proportion des « Nouveaux » sont déplacés une seconde fois, cette fois sans avoir le choix de leur nouveau lieu d’installation. Les ex-urbains sont ainsi privés de toute possibilité de s’implanter dans leur premier lieu d’affectation et de tisser des liens avec les communautés rurales ; souvent, ils doivent partir une seconde fois sans pouvoir emporter les biens qui leur restent, ni récolter ce qu’ils avaient semé durant les mois précédents. Les transports se font souvent à pied, au mieux en charrette ou dans des trains bondés et extrêmement lents. Les conditions de voyage et la malnutrition entraînent de nouvelles vagues de décès parmi les déportés. ” …

    à partir de : https://fr.wikipedia.org/wiki/Crimes_du_r%C3%A9gime_khmer_rouge

  25. Yanis Varoufakis –
    > Julian Assange vient d’appeler pour parler de l’effet de la pandémie sur le capitalisme et la politique![https://braveneweurope.com/yanis-varoufakis-julian-assange-just-called-to-talk-about-the-pandemics-effect-on-capitalism-politics]()

    (deep L) *Julian m’a appelé un peu plus tôt, à 14h22 heure de Londres pour être précis. De la prison de haute sécurité de Belmarsh bien sûr. Ce n’est pas la première fois, mais, comme vous pouvez l’imaginer, chaque fois que j’entends sa voix, je me sens honoré et ému qu’il devrait composer mon numéro quand il a si peu de possibilités de passer des appels.*

    *”Je veux avoir une perspective sur les développements mondiaux là-bas – je n’en ai pas ici”, a-t-il dit. Ce qui, bien sûr, m’a imposé un fardeau considérable pour articuler mes réflexions sur le sort du capitalisme pendant cette pandémie et ses répercussions sur la politique, la géopolitique, etc. Le fait de savoir que les autorités pénitentiaires de Sa Majesté mettraient fin à nos discussions à tout moment a rendu la tâche plus difficile. .*

    *Dans une faible tentative de lui brosser un tableau sur une toile aussi large que possible, j’ai partagé avec Julian ma principale pensée des dernières semaines:*

    *Jamais auparavant le monde de l’argent (c’est-à-dire les marchés monétaires, qui incluent les marchés des actions) n’a été aussi dissocié du monde des vraies personnes, des choses réelles – de l’économie réelle.*

    *Nous observons avec effroi le PIB, les revenus personnels, les salaires, les revenus des entreprises, les petites et grandes entreprises, s’effondrer tandis que le marché boursier reste relativement indemne. L’autre jour, Hertz a déclaré faillite. Lorsqu’une entreprise fait cela, son cours de bourse devient nul. Pas maintenant. En fait, Hertz est sur le point d’émettre pour un milliard de dollars de nouvelles actions. Pourquoi voudrait-on acheter des actions d’une entreprise officiellement en faillite? La réponse est: parce que les banques centrales impriment des chaînes de montagnes d’argent et les donnent presque gratuitement aux financiers pour acheter n’importe quel morceau de camelote flottant autour de la bourse.*

    *«Zombification complète des corporations», c’est ainsi que je le dis à Julian. Julian a déclaré que cela prouve que les gouvernements et les banques centrales peuvent maintenir les entreprises à flot même lorsqu’elles ne vendent presque rien sur le marché. J’ai été d’accord. Mais, j’ai également souligné une énigme majeure à laquelle le capitalisme est confronté pour la première fois. C’est ça:*

    *L’impression de monnaie de banque centrale maintient les prix des actifs très élevés tandis que le prix des «trucs» et les salaires baissent. Cette déconnexion peut continuer de croître. Mais, lorsque Hertz, British Airways, etc. peuvent survivre de cette manière, ils n’ont aucune raison de ne pas licencier la moitié de la main-d’œuvre et de réduire les salaires de l’autre moitié. Cela crée plus de déflation / dépression dans l’économie réelle. Ce qui signifie que les banques centrales doivent imprimer de plus en plus pour maintenir les prix des actifs et des actions à un niveau élevé. À un moment donné, les masses se rebelleront et les gouvernements seront sous pression pour leur détourner des revenus. Mais cela dégonfle les prix des actifs. À ce stade, parce que ces actifs sont utilisés par les sociétés en garantie de tous les prêts qu’elles contractent pour rester à flot, elles perdront l’accès à la liquidité. Une séquence de défaillances d’entreprises commencera dans des circonstances de stagnation.*

    *Julian y a réfléchi un instant et m’a demandé: «Quelle est l’importance de la consommation pour le capitalisme? Quel pourcentage du PIB est en jeu si la consommation ne reprend pas? Les entreprises ont-elles besoin de travailleurs ou de clients? » J’ai répondu qu’il était suffisamment élevé pour rendre cette énigme réelle. Oui, les banques centrales et les robots peuvent faire fonctionner les sociétés sans clients ni travailleurs. Mais, les robots ne peuvent pas acheter ce qu’ils produisent. Donc, ce n’est pas un équilibre stable. Les pertes de revenus des personnes vont s’accélérer, générant ainsi un mécontentement crucial.*

    *Julian a ensuite dit quelque chose du genre: cela profitera à Trump qui sait comment nourrir la colère des multitudes envers les élites éduquées de la classe moyenne supérieure. J’ai accepté, disant que DiEM25 avertissait depuis 2016 que le socialisme pour l’oligarchie et l’austérité pour le grand nombre, au final, nourrissent l’extrême droite raciste. Que nous vivons à nouveau ce qui s’est passé dans les années 1920 en Italie avec la montée de Mussolini.*

    *Julian était entièrement d’accord et a dit: Oui, comme alors, une alliance se forme entre les riches et la classe ouvrière mécontente. Il a ensuite ajouté que la plupart des prisonniers et des gardiens de prison de Belmarsh soutiennent… Trump. À ce stade, la connexion a été coupée.*

    *Notre conversation a duré 9’47 ”. C’était plus substantiel, et bien sûr émouvant, que toute conversation que j’ai eue depuis un moment.*

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