19 réflexions sur « Comptes-rendus (« Comment sauver le genre humain ») »

  1. Ces trois livres nous donnent la preuve de notre capacité de simuler le futur en imagination, un saut de sept lieues vers le long terme du Vivant.

    « Nos corps sont « des machines à gênes » et nos cultures « des machines à mêmes », certes, mais nous pouvons nous retourner contre nos créateurs ; nous, les seuls sur terre à être capables de nous rebeller contre la tyrannie des réplicateurs égoïstes » R.D.

    1. D’où le haiku du jour :

      « Les gènes m’aiment.
      Les mèmes me gênent »

      (Et tout honte bue, je l’avoue, j’aime les genêts)

  2. Parfois, il me vient des envies de pick-up à charbon, à l’arrière duquel je materais du porno les mains grasses de Kentucky commandés sur Deliveroo, réglés en Bitcoins tout en faisant des lâchés de chats par centaines pucés à mon nom…

    Make Americats Great Again ! Putain.

    Double Byl, Yum Yum Yeah (2CoolCats Mix) : https://youtu.be/aHA2DGVHqBk

    Et puis je me dis que juger du style ou de la personnalité des gens ne sert à rien.

    Pourtant, on sent bien qu’autour de la cinquantaine, deux options s’offrent à nous : l’aigreur ou au contraire une certaine forme de sublimation.

    « Chaque jour comme si c’était le dernier ». Sov rajoute « Chaque jour comme si c’était le premier ».

    (Voilà qu’en matière de concision on a trouvé son Maître)

      1. Ils ne vous vient jamais des envies de sieste dans la rosée du matin D été une pâquerette au bec et une chérie dans la rivière ? Un rayon sur le bout du nez ! Et gratos

      2. Salut monsieur Lucas,

        On en sort ! Trois mois de perdus pour la compétitivité, la productivité et le bénef’… Et tous ces fainéants à la charge de l’État, des gens qui bossent (air connu) et des forces vives de la Nation. Il est grand temps de remettre tout ça en marche !

        Finie la bonne vie, finie la respiration de la Nature, fini de se réinventer.

        Au turbin les profiteurs, les cyniques et les traîne-savates.

        (Finalement c’est Arnould qui a raison 😉 )

        Bonne journée !

      3. Votre souhait en ce qui concerne ma journée , Après votre logorrhée qui n’apporte rien au débat Sinon du désespoir, tombe dans l’œil d’un aveugle.

      4. (qu’il est drôle d’être à sa place par un bipède fêtard et anonyme en mal d’affection, heureusement que je suis bien assis)

      5. D’ailleurs je voulais vraiment vous dire pas une question que vous avez l’air de poser mais pertinente. Elle dénote tous votre état d’esprit plein de désespoir. Je ne sais pas comment vous faites pour vivre.

      6. 2 casa J’ai vraiment impression que votre humeur déteint sur vos opinions et même votre éthique personnelle .

        Chez vous tOUt ça a l’air de tenir sur un fil

        Faites attention
        car dans de très sombres cavernes des femmes serpents se forment a être De redoutables Couseuses et
        elles savent plus que quiconque la fragilité de ses fils.

      7. Et si ça peut vous consoler, les fraises qui ont grandi dans le confinement sont tout bonnement succulentes.

      8. @ Arnould,

        De très bonnes idées peuvent être desservies par une forme déplorable.

        @ Lucas,

        Ne prenez pas tout ce que je raconte au pied de la lettre. Mon humeur est excellente en dépit de cette remise en marche absurde d’un système moribond et pourtant toujours mortifère. Finalement, je n’ai jamais autant apprécié mes concitoyens que pendant le confinement !

        Reste que certains comportements me heurtent, me laissent franchement perplexe… ou parfois m’agacent par leur gratuité stérile et méchante, rien de plus, rien de moins. Alors, à certaines heures, le soir vraisemblablement, lassé de mes contemporains pour la journée, quand je retrouve ici les mêmes postures, les mêmes attitudes, les mêmes luttes d’ego, c’est vrai que j’ai tendance à faire preuve de moins d’empathie, à moins chercher à comprendre les motivations et ce qui anime certains commentateurs. Du coup, je latte. Pas très malin, hein ?!

        Après… les éventuelles sympathies ou antipathies font que même à deux sur la planète, les humains trouveraient sûrement moyen de se taper dessus au bout d’un moment. Ça c’est désespérant, même face à des gens « intelligents », « cultivés » ou de « bonne volonté ».

        Ensuite, si vous voulez préciser certains de vos propos :

        17h46 : « remis » à sa place ? Qui est le fêtard anonyme ? Vous, moi ?
        17h50 : répondez-vous à une question que je ne pose pas mais pertinente ? Ou sinon ?
        20h31 : en matière de fileuses, les Moires ont ma préférence mais je n’ai pas le souvenir de les avoir vues représentées sous la forme de serpents. Mon fil est déjà bien tissé et déroulé, si Atropos pouvait attendre encore un peu…

        (Les blancs, ce sont mes tentatives infructueuses d’insérer le code pour les vidéos… quelque chose m’échappe encore. Mais j’ai trouvé le marquage de début de lecture, c’est déjà pas mal !)

        (À ce propos, les modos, je copie bien le code qui apparaît dans mon commentaire depuis les fonctions « partager » et « intégrer » de Youtube mais ça disparaît pendant la modération… si vous avez un tuyau ?)

      9. Eh oui ! Courage
        (plus de cette belle consolation que sont les fraises, il y a de bons’ analyste qui traîne dans le coin.)

  3. Medellín, le 15 juni 2020

    Comptes rendus de la Colombie / de Colombia….

    Le cri de coeur dès ¨Colombia¨: le prof. Eduardo Sarmiento.

    La précipitation vers l’abysse…

    quote
    El quiebre del balance económico
    El Espectador
    13 jun. 2020 – 9:00 p. m.
    Por: Eduardo Sarmiento

    Le quiebre de l’équilibre économique

    13 juin 2020 – 21h00
    Par : Eduardo Sarmiento

    La gestion de la pandémie ne progresse pas. Les prévisions officielles selon lesquelles le pic du coronavirus sera atteint en juin ne se réaliseront pas. Alors qu’en Espagne et en Italie, les pays d’Europe où le nombre d’infections est le plus élevé, la période entre les premières infections et le sommet de la courbe était d’un mois, la Colombie a déjà passé trois mois sans atteindre le sommet, et le gouvernement dit maintenant qu’il sera atteint en août. La vérité est que la quarantaine et les protocoles ont éloigné le sommet de la courbe et ont rendu la contagion et les décès incertains. Voilà pour les aspects sanitaires.

    Les faits montrent que le pays ne disposait pas des conditions minimales pour résister aux rigueurs d’une quarantaine. L’économie sortait d’une stagnation de plus de cinq ans aggravée par la chute des prix du pétrole et le plan de relance de l’administration actuelle, dirigée par le ministre Carrasquilla, n’avait pas donné les résultats escomptés. Le monumental déficit structurel du compte courant généré par l’échec de l’ouverture [JL: ¨apertura¨ de 1991, le traitement de choc de 1991, lorsque sous la pression du consensus de Washington, le gouvernement a ouvert le pays aux importations sans freins, suivant les recettes des Chicaco Boys…] a été cherché à être contrebalancé par une augmentation de la dette extérieure, ou si l’on veut entrer dans les devises étrangères, qui a conduit à une croissance de la consommation supérieure au produit national. L’équilibre interne entre l’épargne et l’investissement, que l’on présente dans l’orthodoxie comme une identité inébranlable, a été rompu. Les dépenses représentées par la consommation, l’investissement et le déficit des comptes courants ont augmenté de 3,3 %, tandis que la production est passée à zéro.

    L’emploi étant déterminé par la production, la différence est compensée par une demande de main-d’œuvre inférieure à l’offre. Ainsi, l’emploi, qui avait augmenté d’environ 2,5 % dans le passé, a diminué ces deux dernières années. La vérité est que la stratégie de réactivation n’a pas fonctionné, car elle a réduit la croissance de la production et de l’emploi, et de plus, elle a conduit à un grave déséquilibre structurel. L’économie a commencé à fonctionner avec des dépenses excédentaires par rapport à la production et une offre excédentaire par rapport à la demande d’emploi.

    Face à une économie fonctionnant dans des conditions aussi précaires, la quarantaine, qui a eu comme premier impact une réduction de la production et de l’emploi, n’était pas viable. La réduction des économies qui en a résulté et la chute des prix du pétrole ont creusé l’écart entre les dépenses et la production, ce qui a immédiatement entraîné un effondrement de l’emploi et de la production. En avril, l’emploi a chuté de 27 % et le chômage est passé de 11 à 20 %. En mars, la production industrielle a baissé de 8 %, et en avril, elle baissera encore beaucoup plus.

    La catastrophe entraînera une baisse de 12 % de la production et une augmentation de 10 % du chômage pour le pays cette année. Dans le cas contraire, elle précipitera une détérioration sociale importante. La part du travail dans le PIB continuera à diminuer, la pauvreté passera de 26 % à 33 % et le coefficient de Gini retrouvera les niveaux élevés de la fin du siècle dernier.

    Les agences internationales ont eu tort de considérer le confinement comme un effet à court terme qui serait compensé l’année suivante par un modeste soutien de l’État. Les dégâts structurels sur l’emploi resteront longtemps et ne pourront pas être absorbés par une économie dont la production croîtra à un rythme proche de zéro en raison de l’effondrement du secteur extérieur et de la détérioration de l’épargne, et qui sera confrontée à un sérieux recul de la répartition des revenus. Au fond, l’infaisabilité de la quarantaine est clarifiée par le verdict des faits. La quarantaine, ainsi que l’échec de l’ouverture et l’échec du programme de réactivation de Carrasquilla, ont provoqué la pire crise économique de l’histoire du pays.

    Tant que cette réalité ne sera pas reconnue et que le modèle économique qui a prévalu au cours des trente dernières années ne sera pas modifié, la production n’augmentera pas, le chômage suivra son cours et il ne sera pas facile de remédier au déclin social.
    unquote

    P.S. sur le prof. Eduardo Sarmiento:
    https://es.wikipedia.org/wiki/Eduardo_Sarmiento_Palacio

  4. Il y a bien un livre qui aurait l’adhésion de tout les lecteurs , de tout les critiques , c’est celui dont le titre serait «  Tournons la page ».
    Page après page , jusqu’à la fin du bouquin, tous se diraient : «  finalement , il a raison , tournons la page ».

    Laurent Testot , celui là ?
    Il me semble que l’on prévient les conséquences en cernant déjà au mieux les causes, de façon à les éviter , les empêcher ?
    « Capitalisme , économie de marché et libéralisme comme sources de la destruction de l’environnement « , c’est pourtant clair. Peut être faudrait il inviter ce journaliste scientifique pour lui faire préciser sa pensée?

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Testot

    Après …peut on contrôler la trajectoire d’une voiture roulant à 200 à l’heure sur route glissante en ayant ni accès au volant , ni accès à la pédale de frein?

  5. Hum ! j’ai comme l’impression que dans sa conclusion, Laurent Testot, sans en avoir l’air, interroge ses lecteurs : « Qui aura le courage d’être plus convaincants que ces quelques ouvrages, afin d’éviter la catastrophe en empruntant au moins une de ces voies de sortie ? »

Les commentaires sont fermés.