Trump : « Surtout ne pas passer pour un imbécile ! »

Quand, au début de la crise du coronavirus, Trump refusa que les passagers d’un paquebot de croisière infecté ne débarquent, « parce qu’ils viendraient s’ajouter au nombre de cas recensés », ce n’était pas – comme certains l’ont supposé alors – parce qu’il imaginait qu’un cas non-comptabilisé n’existait pas, c’était plus banalement « parce qu’on aurait l’air d’imbéciles ! ».

De même, quand il a affirmé ces jours-ci qu’il encourageait à ce que l’on fasse moins de dépistages parce que « Eh ! Devinez quoi ? Quand on dépiste davantage on trouve davantage de cas ! », et que sa secrétaire de presse avait déclaré alors qu’« il s’agissait bien entendu d’une boutade », et qu’il était revenu à la charge en disant : « Non, non, je suis sérieux ! », ce n’était pas non plus parce qu’il imaginerait qu’un cas non-comptabilisé n’existe pas, c’était là aussi plus banalement « parce qu’on aurait l’air d’imbéciles ! ».

Pourquoi cette obsession chez Trump de « ne pas passer pour un imbécile » ? Parce que ses camarades d’enfance et d’adolescence l’ont abondamment rapporté : il a toujours passé pour un imbécile. Et la raison n’en était pas un manque d’intelligence flagrant mais sa détermination – qu’il continue de manifester aujourd’hui – à ne jamais reconnaître s’être trompé, aussi insignifiant que soit l’enjeu (le nom exact d’un sportif, par exemple) et aussi grotesque que soit son entêtement.

Malheureusement pour nous, un nombre significatif d’autres individus également bornés ont pu constater que cela ne l’avait pas empêché de devenir Président des États-Unis, voire même avait été un atout dans son accession au poste, et en ont fait leur héros – juste retour des choses à leurs yeux sur les prétentieux qui deviennent fameux sans autre mérite que d’avoir vu juste, et de reconnaître leurs torts les rares fois où ils se trompent.

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9 réflexions sur « Trump : « Surtout ne pas passer pour un imbécile ! » »

  1. Ah oui excellent
    Une société d’hypocrite ça donne un foutraque au pouvoir.
    C’est d’ailleurs pour ça qu’il doit se sentir légitime le pauvre petit pépère !
    Il a combattu des gens qui ont abusé de l’après-rasage toute leur vie!
    Donc même si lui a des goûts tout à fait bizarre, ce qu’il dit ou écrit il le pense (et c’est bien la seule chose que les Européens lui trouvent, Pitchounninets,) non mais je comprends Nietzsche oulala.

  2. Qui traitant « d’imbécile », sans vouloir avoir l’air d’être trop pris à la légère, ou trop pris au sérieux, évite la critique de l’attitude patriarcale de l’arbitrage privé (combien ont été « dispensé de peine, pour négligence »…?) des échanges monétaires, commerciaux, etc, vus à la sauce Trump (patriarcat au sens aussi bien religieux, « nouvelle religion féroce », qu’héritant du passé d’une nation enrichie, « grandie » sur l’esclavagisme, ses massacres, le mythe de la « conquête »), de la sphère du paternalisme « occidental » (au sens de « l’origine du mal », du dit règne du patriarcat… qui va du colonialisme des « terres sauvages inconnues » – avec « l’exterminisme » des « indigènes », « autochtones » de la « découverte des Amériques », aux guerres, tortures, meurtres dans les colonies occidentales – aux commerces triangulaires du transport/conditionnement/apparentement de la vente d’esclaves, à la promesse du « monde d’après » du déclin de l’occident croulant sous l’explosion de la croissance démographique, de la misère, des inégalités…) est le mieux placé pour donner des « leçons de morales », d’histoires, de philosophies, sociologies, sciences… ?

    Est-ce de ce « coté de la rue »…?

    « Si le « monde d’après » devait avoir quelque chose de rassurant… dans un imaginaire loin d’être réellement collectif… comme loin d’être tangible aussi… ce serait en fouillant dans de ce « l’élite » y est capable de dénicher comme concepts, « méritants » à la croire…

    Après avoir répété en boucle, le mantra reconnu maintenant de toutes et tous, prétendant « qu’on a arrêté l’économie, pour sauver des vies… C’est un fait historique, du jamais vu… », on découvre que la contamination du « schisme dans le domaine scientifique », ne concerne pas que le monde médical… La philosophie et la sociologie peuvent se vanter d’avoir leur « Prof. Raoult »… incarné par Frédéric Lenoir (qui était invité sur lci vers les 14 heures).

    « Les marchands de doutes » ont une telle presse qu’on ne se demande même plus comment aucune critique objective, neutre, impartiale… n’a pas suffisamment de présence d’esprit… voir de présence pluraliste tout cours… à opposer à l’ineptie présumant que « le confinement historique ayant sauvé des vies », a endommagé toute « l’économie mise à l’arrêt »… comme celle de la « grande distribution alimentaire », de l’industrie agroalimentaire, pharmaceutique… (de la vente de masques respirateurs, médicaments…) « marchés » qui se sont gavés sur la privatisation/privation de la distribution gratuite (ou à pas chère) de repas aux enfants des familles les plus pauvres, modestes, dans les cantines scolaires qui ont fermé, dans un service public de la l’éducation et de la solidarité nationale, qui a été confiné, réduite au silence… et se sont goinfrés sur la gestion de la pénurie (du « trie sélectif », « darwinisme social ») dans les hôpitaux ou le manque de masques… au début, mais surtout de lits de réa, de personnel de la santé publique, de produits pharmaceutiques, de respirateurs… n’ont pas pu sauver autant de vies, qu’il aurait pu être souhaitable (comme en Seine Saint-Denis, à New-York, etc, par exemple) … ?

    L’Héroïsme de la « seconde ligne » (parmi laquelle des travailleur.e.s précarisé.e.s, mères isolées, etc, de la grande distribution… sont décédé.e.s contaminé.e.s, sans n’avoir jamais eu assez de protections pendant la gestion de la crise sanitaire et après que celle ci soit vendue dans l’ouvrage du philosophe/sociologue – couverture maladie, reconnaissance de maladie prof, etc), appréciera certainement que l’idéologie du discours, lui conseil seulement… de profiter du « moment présent », « d’être dans l’instant présent lorsqu’est pris une douche », « bu un café le matin », « admiré un paysage » (celles et ceux ayant vécu le confinement dans l’exiguïté et la promiscuité du nombre, de l’insalubrité d’un logement et le face à face d’une fenêtre donnant sur murs de l’immeuble d’en face, apprécieront… ?). Parce que cela favorise la fabrication « d’hormones du bonheur, du plaisir », suffisamment en tout cas pour que l’organise trouve son équilibre, pour commencer la journée… de labeur toujours plus dur, toujours plus long, toujours moins payé, encore mois protégé… faut-il faire pareillement, « profiter de l’instant présent » se « shooter » à sa capacité individualiste de produire des « hormones du bonheur, du plaisir », lorsqu’est subit une énième discrimination à l’embauche, un énième contrôle aux faciès, violent, brutal… ? Tant qu’on y est, pourquoi ne pas dire « oui Monsieur » (voir le dernier commentaire publié si dessous) aux insultes, injures, racistes, misogynes, homophobes, etc, etc, de policiers, de fachos, etc – cela dit, en soupçonnant qu’une idée sous-jacente vienne suggérer à certain.e.s, que quitte à user, voir abuser « de substances produites par le corps », pour trouver le « bonheur, le plaisir », pourquoi ne pas légaliser certaines drogues…?

    Faut-il être médecin, prof reconnu… philosophe et sociologue de renom… pour savoir que si « on médite, mieux vaut avoir le ventre plein, que vide » (que même les moines Tibétains reconnaissent), cette expression extrapolée au sens large, reviendrait à conseiller à celles et ceux toujours plus nombreuses et nombreux à subir des discriminations, brutalités, inégalités territoriales, scolaires, « sociétales » (chômage, précarité et paupérisation du travail de l’emploi « ubérisé ») et « des inégalités de destin » (NON RECOURS concernant 30% des « bénéficiaires » du RSA qui ne touchent en réalité aucun « pognon de dingue mis dans mes minimas sociaux qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent ») reviendrait donc à leur conseiller d’être « rien » si « elles-ils ne rêvent pas d’être milliardaire », « de porter un costard »…?

    Comme si trouver l’équilibre, le bonheur, le plaisir, ne devait plus exister pour cette classe sociale n’ayant que de moins en moins de « représentativité », politique et « sociétale » (dans les médias de masse, etc), dans le fait de profiter du moment présent du renouveaux des luttes de mouvements sociaux (syndicales, gilets jaunes, eXtinction Rébellion, etc), du moment présent du déconfinement des débats démocratiques, politiques, l’idéologie du bouquin et de son auteur, semble réconforter, rassurer le plaisir qui profite à la classe CSP+… aux patrons assistés sans contreparties, par ailleurs… qui pour une part conséquentes vivant dans la capitale… s’est confinée dans ses résidences secondaires, tertiaires, et/ou envisage de s’y installer définitivement à la campagne… pour une autre part… et surtout, pour ne plus revivre pareille confinement de ce « monde d’avant »… dans le « monde d’après »… Est-ce que leurs doutes, incertitudes de « sachants », « savant.e.s »… qu’un « monde d’après » ou l’alternative possible, unique voir, d’un nouveau « confinement », puisse les persuader, de quitter les grandes agglos… doivent « nous » rassurer, pauvres de « nous »…?

    Et cette analyse sociologico-philosophique des meilleurs leçons de « morales », de vies… à tirer du « moment du confinement » pour « nous » aider à mieux aborder le « monde d’après », avec sa « solution clef en main », marche aussi pour les « souffrances » des « caisses automatiques » défiscalisées et désocialisées des « grandes enseignes de la distribution… », du Trading Haute Fréquence »… tous algo, logiciels, automates, robots… de propriétaires privés assistés sans contreparties… ?

    Est-ce que cette idéologie ose vanter le taux record d’épargnes, de dividendes, etc… encaissés encore plus indécemment que lors du « monde d’avant » (tiens, « La Stratégie du choc » est passée par là…?)… que cette classe s’est constituée, durant le confinement, avec une autre partie de « l’économie », qui n’ a confiné que le « silence est d’or » (déclaration en chômage partiel, malgré l’exercice d’un « télétravail »…), que « l’immoralité optimisée », de son activité, ayant parié nu, spéculé à découvert, sur la gestion en flux tendu de la hausse ou baisse (pénuries, problèmes d’approvisionnements) des stock et de leurs prix, de masques, respirateurs, médicaments, denrées alimentaires, manque de lits de réa, etc, etc, etc… ? »

  3. Au jeu de « c’est celui qui le dit qui l’est » (façon cous de récréation », autant le « patriarcat… » que le « paternaliste… » n’ont intérêt de dévoiler leurs stratégies, qui pourraient s’avérer choquante, ne vendant que des doutes, tant dans les fins que les moyens visés par les deux joueurs…

    1. Lorsque je constate, en découvrant le « fil d’actualité… » – tant d’infos en chassant d’autres… que… – que d’autres esprits critiques, voudraient prêter à M. M. Onfray, le « titre honorifique » de « faire son Prof. Raoult », en se croyant « autorisé » par ailleurs, d’être « d’autorité », pour se féliciter au passage, d’avoir été subjugué, pour ne pas dire hypnotisé (« emportée par la foule… » ?), par la prestation « politique » du dit Prof Raoult lors de la « Commission… » (attention à ne pas confondre avec d’autres commissions, plus mal-odorantes, et encombrantes…), lorsqu’il est constaté cela donc, dans « l’indéboulonnable » mécanique de la prévision des « torts et des raisons » (qui est fou de chercher à prévoir, par rapport au fait d’avoir prévu si peu, que le flou de l’interprétation du réel peut finir par sembler lui donner « raison »…? Là n’est-ce en réalité la « folie » de réduire à si peu de chose la complexité…?) « torts et raisons » de la connaissance scientifique, (laissant à l’Histoire, ou à ceux qui l’écrivent, le rôle d’en juger…?) du savoir pris dans l’horizon d’un trou noir distordant l’espace-temps à tel point, que la distinction entre le temps court-termiste médiatico-politico-financier, et celui plus long, demandant moins d’interférence, d’ingérence, de la démocratie, de l’étude d’impact, de la recherche… est quasiment insondable… dois-je seulement penser à « profiter du moment présent » en existant ma production « d’hormones du bonheur, du plaisir » (ou autres) pour réfléchir à l’ écriture de ses quelques lignes… ou dois-je céder « simplement » à la « tentation »de « croire »… en n’importe quel « radicalité en puissance »… qui finira par convaincre les « esprits faibles » – avez vous entendu comment sur les chaines d’info en continue, aujourd’hui, fut défendue les thèses du plus fervent adeptes du « transhumanisme », Laurent Alexandre, lors de sa prestation donnée à une conférence devant « l’élite » de Polytechniciens », « dieu » du « monde d’après », les gilets jaunes…?

  4. Pas toujours facile pour un petit garçon, à la merci de son paternel, de sa maternelle, de ses frères ou soeurs, de tout faire pour éviter les sévices dès que l’on passe pour un imbécile!

  5. Bon, d’accord pour Trump.
    Sans oublier Trump, surtout pas, n’oublions pas aussi que nous avons le même à la maison.
    D’ailleurs, les Britt aussi.

    Riche période , pleine de potentialités.
    Va falloir réviser le darwinisme historique (téléologique) . Le Monde évolue ‘grâce’ à la présence d’idiots aux manettes. En 1789, nos ancêtres le savaient. Dommage de devoir en passer par là, diront certains.

  6. Mais qui est pris pour « imbécile » « à tort ou à raison », lorsque qu’une affaire « d’impartialité et d’indépendance douteuse de la justice » fait un étrange écho silencieux, au fait que des dirigeants. du secteur public et privé… s’inquiètent en se demandant « comment lutter contre la menace de justice sociale »…?

    Cela dit est a contextualiser comme suit… : Les éditorialistes, se croyant autorisé, d’user jusqu’à l’abus, de « l’autorité » de « donneurs de leçons de morales »…les politiques de droite extrême, de l’extrême droite, et d’autres, s’autorisant à jouer le rôle du « juge et parti pris »… ne font-ils pas un deux deux mesures, dans leurs indignations visant les doutes sur l’indépendance et impartialité judiciaire, révélés derrière l’affaire dans les affaires de « l’ex-usurpateur d’identité » de président… oups… d’un « illustre anonyme inconnu »… alors que durant tout le temps de l’application de « l’Etat d’urgence », pendant la crise sanitaire, etc… la substitution de veille au respect de « l’Etat de droit », de la séparation des pouvoirs… pour tous.e.s citoyen lambda (affaires de violences policières contre des manifestant.e.s, contre des personnes qui n’avaient de « laissez passer »…), donna tout les pouvoirs judiciaires, à une « justice administrative », politique en somme (dans le cadre des « manifestations interdites », de gilets jaunes, eXtinction Rébellion, de syndicats, de décrocheurs de portraits, Zadistes, et autres mouvements « sociétaux »… contre les violences policières… le racisme…)…?

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