25 réflexions sur « « Ce sont les villes qui s’installent dans le monde des plantes », par Marie-Paule Nougaret »

  1. Merci !
    Tout ceci c’est passionnant. On attend la suite.
    Quel est le nom de la première plante dépolluante ? (Celle qui a sur ses feuilles des tâches brunes)

      1. J’ai souvent été frappé par le fait que ce qui est dit de la « plante invasive » est quasi substituable avec ce qui était dit du « dissident » en Union soviétique : une contrevenante à la suprême rationalité du Gosplan.

  2. Là , pas besoin de me taxer de bouche -trou anticipé , c’est un régal !

    Prochain numéro : respiration de jour et respiration de nuit . Je me souviens que ma mère allait jusqu’à virer , pour la nuit , les plantes qui trônaient dans nos chambres , et que c’était notre corvée du matin avec mon frangin que de les remettre en place . On a fini par les virer complètement assez vite .

  3. Un autre livre à lire pour moi écrit par une femme en plus de celui sur « l’économie symbiotique » écrit par Isabelle Delannoy découverte chez thinkerwiew.
    Les plantes, les champignons qui leurs sont associés, les bactéries du sol et toute la pédofaune font donc beaucoup plus que juste l’oxygène, elles régénèrent et reconstituent l’atmosphère vraiment fantastique ! Bientôt une architecture basée sur les bosco verticale ? Peut-être, ce serait tellement beau et agréable. En plus des études ont montré que 2h00 en forêt suffisaient à booster le système immunitaire… Ne jetez plus vos noyaux et pépins, plantez les ! En plus les forêts nous nourriront.
    Un petit tour avec Ernst Zurcher nous apprend comment les forêts alimentent les cours d’eau et plein d’autres choses :

      1. Au bois de Boulogne ce n’est pas le système immunitaire qui est stimulé ! a Vincennes aussi je crois.

      2. Sérieux Ecodouble, tu aurais demandé ça à Strauss ? CloClo ?

        Mon pseudo est un signe pour qui sait réfléchir.

      3. En fait CloClo c’est un sous-marin de Raoult le divin, entriste chez Jorion, pratiquant par précaution un traitement à la CloCloroquine et qui protège le blog très efficacement contre les têtes de noeud (comme son avatar le démontre sans Pen…).

      4. CloClo, si j’avais sous la main Do-mi-nique-nique, je crois que je me laisserais aller à des violences extrêmes contre son écœurante personne. Ce type est tout ce dont souffre le Monde. J’espère qu’il finira mal. Car môssieur continue tranquillement à faire des affaires ; en toute « l’égalité », cela va de soit.

        Sinon, pour la signification de votre pseudo, mis à part qu’il me fait penser au chanteur d’Alexandrie, je vois pas ! Preuve, finalement, que je réfléchi très mal. 🙂

    1. Question : pourquoi les archéologues sont-ils toujours prêts à nous proposer sur la moindre découverte, des théories abracadabrantesques, au lieu de nous dire : « Voilà qui est très curieux ! » ?

      1. Même problème en paléontologie, chaque morceau de mâchoire ou bout d’os donnent souvent une nouvelle espèce…

        Mais que voulez-vous, faut bien exister, tout le monde ne peut être en haut de l’affiche ! Alors on pousse le destin au cas où…

        Et ça ramène des fonds.

      2. Ha , si tous les archéologues étaient des anthropologues , on aurait plus de prophètes et moins de scénaristes …

      3. Ce sont surtout les journalistes qui étalent des théories abracadabrantesques pour vendre du papier. Il faut savoir que ces articles sont publiés sans relecture par les chercheurs interrogés. De plus en plus souvent, il y a aussi un interface « service communication » de l’institut de recherche entre les scientifiques et les médias.

      4. Les meilleurs, des archéos, en théories fumeuses (pas de pipe), c’est les égyptologues. Il n’y en a pas un ou une qui ait jamais pensé que les pyramides pouvaient être en béton.
        C’est pourtant le cas.
        Comme un météorologue sut donner une leçon aux géologues en matière de dérive des continents, un chimiste sera bientôt celui qui, aux yeux du Monde, aura fait redescendre sur Terre les égyptologues, et autres théoriciens, pseudos spécialistes de « La » technique de construction des Pyramides.
        Cher juannessy, comme le béton « ça vous connait », lisez : « Il n’y a pas de mystère concernant la construction des pyramides ».
        Sacré Davidovich !

      5. @Ecodouble :

        J’avais effectivement déjà vu des choses comme ça sur ARTE . Je ne me prononcerai que lorsque j’aurai ausculté l’affaire sur place en Egypte ( ce qui sera difficile car je ne peux plus me déplacer ) ;

        Ceci étant un béton ce n’es jamais que des granulats de ce qu’on veut , du sable , de l’eau et une colle ( ciment , glaise , colle qu’on veut ), et sous différentes latitudes on a depuis longtemps utiliser ce genre de bouillabaisse .

        Le véritable trait de génie , c’est le béton armé , qui allie les immenses qualités de l’acier à la traction et à la flexion , avec les qualités de résistance du béton à la compression .

      6. @ juannenny
        Sable et graviers, limon du Nil saturé d’eau (arrivé sur place tout seul par des rigoles), natron et un peu de chaux : voilà le mélange magique.
        Dans les blocs coulés les uns contre les autres, les fossiles ne marquent pas le plan de sédimentation, preuve que ce n’est pas du cailloux naturel.
        En plus, une étude de 2013 (faite par un tchèque et un égyptien) de paléomagnétisme sur 3 blocs montre que la base (8 « assises » je crois me souvenir) est en roche locale (on aurait creusé autour des monuments) et au dessus de ces 8 « assises », les molécules du matériau des autres assises « indiquent » le Nord, preuve qu’il y a eu phase liquide (des blocs ont été coulés ; avec les granulats du dégagement de la base)
        Cherchez un peu sur la toile pour plus de détails. C’est plus probable en tout cas que la théorie des ETs ou des rampes de sable et des carrières en amont du Nil, avec myriades de barges.
        Davidovits parle maintenant de certains temples Amérique du Sud. Là, par lames minces, il a mis en évidence la présence de matière organique dans des pierres énormes supposées être taillées dans des couches d’andésite (roche volcanique ; qui ne peut donc pas contenir de matière organique). En fait, l’andésite locale ne produit que des « gravats » altérés. Ceux-ci ont été facilement transportés, concassés, soumis à des acides organiques et, la pâtes ainsi obtenue, polymérisée dans des coffrages grâce à un ajout de guano. D’où les énormes pierres après décoffrage.

        Sinon, merci pour votre réponse sur les ponts. Réponse de « haut-responsable », acide un tantinet.
        Comme je préfère causer, je vais écrire peu :
        1- Pour mes diags de ponts, il était rare qu’on dispose de plans. Donc je faisais les plans – gratuitement, par passion, les plans d’archives devant sédimenter dans des placards de la DDE, trop difficiles à trouver pour le MO trop affairé.
        Bien sur, j’habillais mes plans de tous les désordres constatés. Puis je faisais les rapports. Je peux vous dire que, contrairement à ici, j’ai tjs été lu.
        2-Pour les carrières, j’ai beaucoup fréquenté pour des diags de stabilité (même les ardoisières d’Angers et où je fus le dernier géologue au fond, avec l’immense privilège d’être accepté très fraternellement dans ce monde par les derniers chefs clercs et mineurs de fond de France) et pour des diags de pollution.
        Ce que j’en ai écrit dans mon commentaire était concis. Donc peu précis (il n’est plus temps de discuter de savoir si c’est les petites lois des humains qui régissent le Monde ou si c’est les Lois de la Physique ; même si je comprends bien qu’un fonctionnaire ne l’entend pas de cette oreille). Ce n’est pas pour autant qu’il me semble que j’ai dit des bêtises.

      7. @Ecodouble :

        – Pour les archives , vous avez raison de vous inquiéter car , décentralisation aidant , l’attention à porter à ces documents , qui en général avait très bien été archivés ( j’ai eu en main des plans datant de l’époque colbertienne , qui est le vrai début des Ponts et Chaussées , et de véritables bijoux de dessins d’ensemble ou de détail qui étaient des œuvres d’art tout autant que les ouvrages du même acabit ), a passablement décru , en même temps que les  » cellules ouvrages d’art des DDE » ont été démantelées ou transférées aux départements sans toujours le même amour des choses à la réception .

        La remarque vaut aussi pour l’historique , parfois trois fois centenaires , des chaussées et de leurs assises , même si , heureusement , via le cadastre ( faux à 10 % cependant ) ou la fiscalité , on peut savoir cependant de quoi le gestionnaire ancien ou nouveau est propriétaire et maître d’ouvrage !

        – Côté Loi , j’ai effectivement moins d’incertitude avec les lois de la physique qu’avec les lois humaines : c’est un peu la même confrontation qu’entre Réalités et Vérités , d’ailleurs , et si les premières sont incontournables , les secondes sont indispensables aux fragiles humains qui veulent se faire plus gros que …je ne sais pas trop quoi ou qui .

        – Pour les bétons multimillénaires , faute de vraies études sur le sujet , je les appréhende avec le même esprit critique que les scenarii a posteriori des archéologues plus ou moins fous . Je ne crois pas par contre que ces recherches nous rendent plus pertinents que nous ne le sommes déjà sur les techniques de bétons actuels . S’agissant « d’armatures  » j’ai oublié de rappeler pourtant que la technique du  » frettage » ( qui a par exemple été reprise dans les années 70 comme une innovation , avec les murs de soutènements type  » Peller » ) est aussi ancienne et qu’on en retrouve des traces , via des « armatures végétales  » en Egypte précisément .

        Fin du cours , vous pouvez plier vos cahiers , et d’ailleurs c’est les vacances !

        PS : je n’ai pas exactement « imprimé « ce qu’étaient les  » diagnostics » que vous évoquez .

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