81 réflexions sur « Une autre bonne nouvelle ce matin »

  1. Je proposais naguère de constituer une cagnotte pour élever une statue au Covid-19 mais pour la canonisation, je vais en parler au Pape.
    Aussi sec !

  2. Plusieurs États du Sud et de l’Ouest constatent une augmentation du nombre de nouveaux cas, ce qui incite certains à reporter les plans de réouverture.
    L’appel à la mise en place de masques a été lancé le jour même où l’expert en maladies infectieuses Anthony Fauci a déclaré à un panel du Sénat que les États-Unis « vont dans la mauvaise direction » dans leur effort pour contenir le nouveau coronavirus et que le nombre de cas quotidiens pourrait plus que doubler si les comportements ne changent pas.
    Repérant les rassemblements à l’intérieur, en particulier dans les bars, où les files d’attente sont à l’extérieur et où les clients se tiennent côte à côte, M. Fauci a déclaré que le nombre de nouveaux cas de Covid-19 pourrait atteindre 100 000 par jour, contre environ 40 000 actuellement.
    Pence a dit de « porter un masque, partout où c’est indiqué ou là où vous n’êtes pas en mesure de pratiquer le type de distanciation sociale qui empêcherait la propagation du coronavirus ». Il a également précisé qu’il n’est pas prévu d’émettre des exigences nationales sur les masques, permettant aux États de gérer leurs « circonstances uniques ».
    « Et nous continuerons à utiliser ce modèle, en respectant les décisions que les gouverneurs prennent », a déclaré M. Pence.
    Mais M. Adams a demandé que les Américains portent des masques – pas seulement là où il y a des mandats pour le faire – et a dit que les masques ne limitent pas les libertés.
    « C’est en fait un moyen d’atteindre nos objectifs, il ajoute à votre confort et à votre liberté, parce qu’il nous permet d’ouvrir plus de lieux et il permet à ces lieux de rester ouverts », a-t-il dit.

    Le président Donald Trump s’est moqué de son adversaire démocrate Joe Biden parce qu’il portait un masque et n’en a jamais porté publiquement, bien qu’il ait été appelé à le faire.

    Dans certaines régions du pays, la question est passée d’un problème de santé à un problème politique.

    Dans le Colorado, mardi, le gouverneur Jared Polis a déclaré qu’il pensait « qu’il y avait eu une percée parce que Mike Pence portait un masque ». Le gouverneur du Texas et de l’Arizona a déclaré que tout le monde devait porter un masque. Ce sont des républicains conservateurs convaincus. Ce n’est pas une question idéologique et partisane. C’est une question de science ».

    « Pendant un certain temps, malheureusement, comme trop de choses dans la société, tout cela semblait devenir une chose idéologique ou même une chose de parti », a déclaré Polis, un démocrate, aux journalistes à Denver.

  3. Le plus grave problème est qu’il « va / est en-train de » (rayez la mention inutile) péter un câble… et qu’il n’y a pas pire qu’un fou qui est dans cet état là. Espérons que les « garde-fous » du deepstate seront efficaces.

  4. Il y aurait donc 2,6% d’américains qui ne connaissent pas Trump ou s’en foutent , ce qui fait environ 8 500 000 yankees .

    Pas grand monde en effet , et on conçoit qu’avec une pareille polarisation et une telle violence , une guerre civile est un risque qui n’est pas forcément un épouvantail facile .

  5. Un microbe qui dégomme Trump au prix de quelques dizaines de milliers de morts – j’ai du mal à partager l’enthousiasme.

    1. C’est parce que vous ne pensez pas aux millions de morts (guerre civile + thermonucléaire) que sa disparition pourrait nous épargner, l’enthousiasme vous reviendrait !

      1. A moins d’un accident , que Trump s’endorme et tombe sur le bouton nucléaire, pour le moment Trump a fait moins de guerres que ces prédécesseurs.
        Je suis en général tres méfiant de la politique des USA vis-à-vis du reste du monde quelque soit le président.
        L’actuel est moins malin, tout aussi nossif que ses prédécesseurs , mais pas plus.
        Ce Trump bashing me déplaît pour la simple raison que ca présente les administrations précédentes sous un aspect positif.

  6. Je me pose la question de savoir si son « show » produit un certain effet et si à Tulsa ça tousse là…..? Je suppose que ses partisans ont dû essaimer du covid. depuis….?

  7. Depuis début mai, 5% d’Américains en plus critiquent le travail de Trump comme président et 3% d’Américains en moins approuvent son travail – total 41% maintenant. L’évolution est bien marquée. Et les chances de réélection de Trump ont diminué.

    Attention toutefois à ne pas conclure trop vite. D’une part, sur le site utilisé (1) on peut constater que l’approbation de Trump était encore plus faible fin 2017 qu’elle ne l’est aujourd’hui, vers 38% – ce qui ne l’a pas empêché de remonter par la suite.

    D’autre part, même si on ne peut plus l’afficher sur ce site, son approbation était vers 37%/38% début novembre 2016… au moment précis où il a été élu !

    Le paradoxe n’est qu’apparent. Les Américains n’ont pas de premier tour dans leurs élections, le vote à tour unique est en pratique un vote doté seulement d’un deuxième tour, celui auquel on élimine « le pire des deux » : ce qui s’est passé en 2016 n’était pas seulement le choix de Donald Trump, c’était aussi le refus de Hillary Clinton. Autant dire que c’est aussi de l’image et de la confiance et de l’approbation de Joe Biden et de ce qu’il propose que dépendra l’élection américaine de 2020.

    Biden a aujourd’hui un niveau de préférence nettement meilleur que Trump, autour de 8 ou 10 point d’avance. Mais la campagne est loin d’être terminée.

    (1) https://www.realclearpolitics.com/epolls/other/president_trump_job_approval-6179.html

  8. Bien sûr que si , j’ai déjà « remarqué »! que Trump est un facho doublé d’une inteligence assez moyenne , ce qui fait un mélange assez dangereux.
    Mais j’ai du mal à trouver des circonstances atténuantes à ses prédécesseurs qui ont semé la morts et installer des dictatures partout dans le monde.
    C’est un Grec qui vous le dit, qui a vécu sous une de ces dictatures installées par les US .

    1. Je n’ignore pas de quoi vous parlez : je conduisais la brouette que je remplissais consciencieusement de briques que nous allions lancer dans les vitres de l’ambassade de Grèce à Bruxelles lors du 1er anniversaire du coup d’état militaire (1° j’imagine qu’il y a prescription [touchons du bois !] ; 2° je laissais le jet à mes petits camarades aux biceps plus épais que les miens ; 3° c’était Melina Mercouri en personne qui nous encourageait : « Allez les jeunes ! »).

      Mais concentrez votre énergie, la nostalgie au placard : le danger immédiat ce ne sont ni Reagan, ni Bush I, ni Bush II, ni Obama, c’est TRUMP !

  9. Bonne nouvelle, mais toute relative, le graphique l’enjolive, l’échelle des ordonnées de va pas de 1 à 100 mais seulement de 42 à 56. Et puis, si en novembre Trump est battu et Biden élu, y aura-t-il lieu de pavoiser ?

    Trump : ses incroyables conversations privées avec Poutine, Erdogan ou Macron, via @LePoint
    https://www.lepoint.fr/tiny/1-2382609

    Une question : si Bernstein dit juste, comment nos dirigeants acceptent-ils de se faire traiter par Trump aussi ignominieusement ?

    1. « y aura-t-il lieu de pavoiser ? »

      Si Trump est battu ? Bien entendu, même si c’est par un âne déguisé en zèbre !

      Mais, rassurez-vous, vous serez toujours le bienvenu à venir exprimer ici votre nostalgie des jours heureux.

      1. Les jours que nous vivons pourraient nous paraître rétrospectivement heureux en comparaison de ceux qui nous attendent. L’élimination d’un homme, fut-il Trump, n’a pas – n’a plus – d’effet magique.

      2. Je ne soutiens en aucune façon Trump et vous le savez bien. Je ne suis en rien un cynique et vous le savez bien aussi. Le problème du monde n’est pas Trump, il est la soumission, notre soumission, à l’hégémonie des USA. Soumission qui n’a pas commencé avec Trump et ne s’achèvera pas avec son départ.

      3. Les choses ont eu un début et auront une fin, en effet. Nous sommes mortels, nos nations et civilisations aussi, ainsi que l’humanité elle-même. Nous ne nous en inscrivons pas moins dans le cours de l’histoire… c’est un état de fait, en quoi un tel constat nuit-il à l’espérance ?
        L’hégémonie US n’est pas nouvelle, elle se nourrit de notre soumission.
        Nous ne changerons pas le monde en cherchant à changer autrui mais en changeant nous-mêmes.

      4. L’hégémonie US n’est pas nouvelle, elle se nourrit de notre soumission.
        Nous ne changerons pas le monde en cherchant à changer autrui mais en changeant nous-mêmes.

        Nous nous changeons nous-mêmes dans un premier temps. Et le but n’est pas de sauver le genre humain, mais de cesser d’être soumis à l’hégémonie US.

        De même, le souverainisme auquel nous devrions revenir n’a pas pour but d’améliorer le sort du peuple français mais que la France se retire de l’OTAN.

        Il m’a fallu un certain temps pour que vous me deveniez transparent : vous êtes habile et/ou moi stupide. Un petit test (ne pas répondre sera considéré comme une mauvaise réponse ; un botter en touche sera jugé sur pièces) : Que pensez-vous de la Crimée ?

      5. Un pays souverain a sa propre politique, cela ne préjuge pas de ce que peut être cette politique.

        Cependant, oui, en effet, si une France souveraine peut rester dans l’Otan, elle peut difficilement rester dans le commandement militaire intégré de l’Otan.

        Êtes-vous sûr que je vous sois transparent ? Peut-être après tout…

        Sur la Crimée ? Je cède à l’ultimatum…
        Les USA et sa fidèle affidée, l’UE, ayant entrepris une action délibérée destinée à intégrer l’Ukraine dans l’Otan et accessoirement dans l’UE (voir les discours enflammé de BHL à ce sujet), la Russie n’a pas accepté que sa base de Sébastopol se retrouve en territoire otanien. Ça peut se comprendre, non ? sans être particulièrement russophile ni adepte de Poutine. La Russie ne pouvait tout simplement pas accepter ce qui se profilait à l’horizon, l’annexion de sa base militaire. Elle a donc ré-annexé la Crimée.
        Elle n’a pas envahi la Crimée comme il est dit parfois. Elle y disposait d’une garnison de plusieurs milliers d’hommes, ils ont été placés en quelques points névralgiques et, sous les yeux goguenards d’une population principalement russe, les soldats ukrainiens ont déguerpi sans qu’une seule goutte de sang ne soit versée. Nous, américains et européens, avions semé le vent, nous avons récolté la tempête.
        Sur le plan géopolitique, nous avons été en l’affaire d’un aveuglement et d’une stupidité sans nom.
        Sans oublier que la situation sociale, économique, politique de l’Ukraine est plus de désastreuse que jamais et que la guerre civile s’y poursuit (même si elle a déserté la 1re page de nos journaux).
        Fiasco sur toute la ligne !…
        Pardon, je n’ai rien compris, nous gentils démocrates sommes blancs comme neige, tout est de la faute du méchant tyran Poutine…

      6. Merci ! J’y vois beaucoup plus clair. En fait ce sont tous vos commentaires depuis des années qui s’éclairent. J’aurais dû vous poser une question-test comme la Crimée depuis longtemps, j’aurais compris le degré exact dans lequel vous n’êtes « pas particulièrement russophile ni adepte de Poutine » : vous ne lui donnez pas un 10 mais seulement un 9 pointé.

        Merci quand même pour toutes vos digressions sur la France au fil des années : vous nous avez bien baladés !

      7. Je ne pense pas que l’opinion au sujet de la Crimée suffit à diagnostiquer une position de soumission et d’admiration envers Vladimir Poutine.

        A titre d’exemple, Valéry Giscard d’Estaing a pu affirmer à la télévision américaine en 2015 qu’il approuve la position russe sur la Crimée (1) et qu’on soit d’accord ou pas je ne crois pas que Giscard soit dans une relation de soumission envers le président russe, ni qu’il soit moindrement atteint d’un affaiblissement mental.

        « Surpris d’entendre VGE défendre l’annexion de la Crimée par les Russes, Charlie Rose a fait répéter l’ancien président français. «Oui j’approuve ce que les Russes font en Crimée», a-t-il expliqué. »

        (1) https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Valery-Giscard-d-Estaing-approuve-l-annexion-de-la-Crimee-777310

      8. « Le 10 juin, devant la Libye, la frégate française Courbet, alors placée sous commandement de l’OTAN, avait été visée par les radars de tir d’une frégate turque, l’Orucreis, qui escortait un cargo soupçonné de transporter des armes vers Tripoli. Le 17 juin, la ministre Florence Parly a porté l’incident sur la table de l’OTAN, recevant le soutien public de huit alliés européens. Le secrétaire général, Jens Stoltenberg, a accepté une « enquête » sur ce que Paris dénonce comme un acte « extrêmement agressif ». »

    2. @ Denis
      « si Bernstein dit juste, comment nos dirigeants acceptent-ils de se faire traiter par Trump aussi ignominieusement ? »

      Je crois que la plupart de « nos » dirigeants sont des professionnels avec un comportement de professionnel. Ils ne prennent pas en considération d’abord leurs sentiments personnels, mais ce qu’ils conçoivent (à tort ou à raison c’est une autre question) être les intérêts de leurs pays respectifs. C’est certainement vrai au moins de Macron, de Merkel, de May et de Poutine. Et encore Abe qui n’est pas cité dans l’article mais qui a eu à faire face à de sérieux manques de respect de la part de Trump. Et Xi bien sûr.

      « Face à de telles attaques, la chancelière est restée imperturbable, se contentant de lui opposer les faits » – c’est la marque d’une personnalité stable et assurée, convenant bien à la direction d’un Etat, où les gens excitables n’ont pas leur place.

      Je ne mettrais pas Erdogan, ou encore Kim Jong Un, dans le même panier. Ceux-là explosent et éructent facilement. Un peu comme Trump.

      Mais c’est là un facteur personnel, une fragilité de l’ego que le porteur ne sait pas ou ne veut pas contrôler ni dissimuler, sans guère de rapport avec la nature du régime. Ni Poutine ni encore moins Xi ne dirigent des Etats démocratiques mais cela ne les empêche pas d’éviter l’ostentation de leurs faiblesses de caractère. Trump dirige une démocratie, et cela n’a rien empêché du triste spectacle qu’il donne.

      1. J’ai en effet écrit « nos dirigeants ». La formule est sibylline. Elle ne cherchait à désigner des individus en particulier, mais la fonction qu’ils occupent.
        Qu’ils sachent supporter les algarades téléphoniques insensées de Trump en gardant leur calme est tout à leur honneur mais, à travers eux, c’est nous qui sommes collectivement insultés, pourquoi lui parlent-ils encore au téléphone ? S’il ne sait pas se tenir, qu’ils empruntent le canal diplomatique pour s’adresser au président des USA !

      2. La fonction est en un sens le plus important, mais c’est la personne qui l’occupe qui lui donnera une coloration particulière, qui l’animera. Et la capacité à se comporter en professionnel et à conserver son calme tout en appuyant sa position n’est pas une caractéristique de la fonction, mais une caractéristique personnelle et individuelle : une Merkel un Xi et d’autres en disposent, un Trump ou un Erdogan non.

        Je pense qu’un échange personnel direct fournit beaucoup plus d’information qu’une conversation téléphonique sans parler d’un canal officiel. C’est la raison pour laquelle des dirigeants choisiront de le maintenir, même avec un responsable étranger dont le comportement de malotru le leur rend personnellement désagréable.

        Quand un Erdogan ou un Trump se comportent mal envers Emmanuel Macron, il est vrai qu’étant citoyen français je pourrais me sentir indirectement insulté. Mais je n’ai pas l’impression de l’être… les Arabes n’ont-ils pas un proverbe au sujet de chiens qui aboient et d’une caravane qui passe 🙂 ?

        Plus sérieusement, c’est si Macron se comportait ainsi envers des dirigeants étrangers que je me sentirais humilié, mais il ne le fait heureusement pas. Et je comprends les Américains qui se sentent personnellement humiliés par le comportement du 45ème président de leur pays.

      3. Vous avez raison, que le ciel nous protège d’avoir un président semblable à Trump !….

        Il n’empêche je ne suis pas fier de Macron. Quand il s’est publiquement vanté de sa première poignée de mains avec Trump, ou quand il a laissé Trump, en représailles, épousseter le revers de sa veste, je me suis senti humilié, je me suis demandé ce que nous avions fait pour mériter d’avoir un gamin comme lui à l’Elysée.

      4. Épousseter le revers de la veste de Trump, était une réponse humoristique à la familiarité condescendante de Trump se conduisant en gorille mâle dominant. C’était ça ou le gifler.

    3. Laissez tomber Denis , Paul Jorion ne fait pas dans la nuance , ça doit être pour cette raison qu’il a été écarté du domaine de la politique et du poste au parlement européen , très dangereux ce genre d’attitude , faut avoir un minimum le sens de la mesure et des priorités !

  10. Bon, d’accord pour Trump.
    Sans oublier Trump, surtout pas, n’oublions pas aussi que nous avons le même à la maison.
    D’ailleurs, les Britt aussi.

    Riche période , pleine de potentialités.
    Va falloir réviser le darwinisme historique (téléologique) . Le Monde évolue ‘grâce’ à la présence d’idiots aux manettes. En 1789, nos ancêtres le savaient. Dommage de devoir en passer par là, diront certains.

      1. Une droite extrême, politiquement autiste, consacré exclusivement à satisfaire ses donneurs d’ordre et en conséquence extraordinairement violente dans son emploi de la police, quel nom peut-on lui donner?
        Pour ma part, je n’en vois qu’un.

  11. Ne vous échinez pas de trouver un point positif à Trump, je sais que c’est une tâche ardue, mais même si vous trouvez , par exemple la femme qu’il a acheté canon ! Jorion vous dira que non , un fasciste n’a pas à avoir une telle femme !
    Bon je sors !

    1. Engels : {Ainsi, l’héritage que le mariage par groupe a légué à la civilisation est à double face, comme tout ce que crée la civilisation est à double face, équivoque, à double tranchant, contradictoire: ici la monogamie, là l’hétaïrisme, y compris sa forme extrême, la prostitution. L’hétaïrisme est une institution sociale tout comme une autre; il maintient l’antique liberté sexuelle … en faveur des hommes. Non seulement toléré en fait, mais allégrement pratiqué, surtout par les classes dirigeantes, il est condamné en paroles. En réalité cependant, cette réprobation n’atteint aucunement les partenaires masculins, mais seulement les femmes; on met celles-ci au ban de la société, on les repousse, afin de proclamer ainsi, une fois encore, comme loi fondamentale de la société, la suprématie inconditionnelle de l’homme sur le sexe féminin.]

      Marx : [ Nos bourgeois, non contents d’avoir à leur disposition les femmes et les filles des prolétaires, sans parler de la prostitution officielle, trouvent un plaisir singulier à se cocufier mutuellement. Le mariage bourgeois est, en réalité, la communauté des femmes mariées. Tout au plus pourrait-on accuser les communistes de vouloir mettre à la place d’une communauté des femmes hypocritement dissimulée une communauté franche et officielle. Il est évident, du reste, qu’avec l’abolition du régime de production actuel, disparaîtra la communauté des femmes qui en découle, c’est-à-dire la prostitution officielle et non officielle. ]

  12. Un indice supplémentaire laissant voir le changement en cours dans la société américaine : AOC vient de remporter la primaire démocrate à New-York contre Michelle Caruso-Cabrera, laquelle était pourtant soutenue par les milieux financiers de Wall Street et de la chambre de commerce… 🙂

  13. Je proclame Trump vainqueur devant le covid-19, dans la classe des révélateurs du délabrement moral de nos sociétés capitaliste/(démocratiques).

    Ce qui ne veut pas encore dire qu’il soit détrôné un jour prochain. Il y a sûrement un grand capitaine d’industrie qui ronge son os en attendant son heure. Sauveur devant l’éternel des emplois et des salaires.

    Dis Papa, c’est loin l’Amérique, tais-toi et rame !

  14. « Nous ne changerons pas le monde en cherchant à changer autrui mais en changeant nous-mêmes »: c’est cela la pensée magique ?
    Manque l’exemple pratique.

    Si le changement du monde passe par le changement chez autrui , je vois pas comment une sentence philosophique à deux balles pourrait s’adapter à ce genre de situation.

    1. Ce n’est pas une sentence philosophique à deux balles, c’est le constat d’une vérité élémentaire, élémentaire mais trop facilement oubliée : nul ne saurait penser, parler, agir pour autrui, sinon bien sûr par la coercition ou la violence.
      Ce qui est vrai pour un individu l’est aussi pour une nation.
      J’avais fait cette remarque au sujet de notre relation avec les USA. Nous ne les changerons pas mais nous pouvons, nous devrions, changer notre attitude, celle de la France, vis-à-vis d’eux. Nous pouvons et nous devrions, quoi qu’il en coûte, renoncer à notre position de vassal.
      « Soyez résolus à ne pas servir, et vous voilà libres »

      1. Vous êtes en train de m’expliquer que l’on ne peut changer, ni le monde ( exemple des USA ) ni autrui , autrement que par la coercition ou la violence ?
        Votre exemple semble dire que l’on ne peut changer un tyran mais que le simple fait de s’affirmer empêche celui ci d’être un tyran ? C‘est là où l’on voit , une fois de plus , que votre milieu ainsi que la certitude orgueilleuse d’être le plus fort influence votre pensée .Cela vous empêche de comprendre l’utilité de faire passer , en certaines occasions, l’amour propre après la notion de survie.

        « Soyez résolus à ne pas servir, et vous voilà libres« ….ou mort .
        L’audace n’est pas déraison.

        Mais surtout , je me demande comment Monod -enfant est devenu Monod -adulte , sans pour autant que l’on ait pensé , parlé , agit à sa place ? Les enfants rois , que nous avons tous été
        plus ou moins ont besoin pour changer … d’amour , de patience .

      2. Je ne comprends plus rien à ce que vous racontez.

        Élever un enfant, ce n’est pas agir à sa place.

        Discuter, argumenter, chercher à comprendre et à se faire comprendre, ce n’est pas non plus agir à la place d’autrui.

      3. Vous avez écrit «  ce qui est vrai pour un individu l’est aussi pour une nation « .
        Partons de cette hypothèse , bien que cette sentence soit elle aussi sujet à caution.

        Un enfant est un bon exemple d’individu dont on peut favoriser le changement ( pour rappel vous avez écrit : « Nous ne changerons pas le monde en cherchant à changer autrui mais en changeant nous-mêmes ».Pour exemple , ça ne marche pas avec les enfants.
        J’évoque l’enfant pour amener à la notion d’enfant roi , parce que celui ci ressemble fortement à un Trump de nos temps modernes.

        Pour ce qui est de cette discussion , et la réponse aux questions que je vous posais , je savais votre difficulté à répondre simplement par un oui ou par un non .
        Mais ces échanges m’ont été utiles parce qu’ils posent la question du changement et de ses conditions.Au delà de notre cour de récré , où j’aime bien vous mettre quelques baffounettes , j’apprécie les questions existentielles qu’il en ressort.
        Comment sauver le genre humain de la pollution si quelques nations refusent de participer aux innovations que cela impose… sachant que leur refus peut être dûs à un besoin de survie à court terme …( du coup, peu leur importe le long terme) .
        Exemples pratiques :Impossible de demander à la Chine de se passer de charbon si aucune alternative de remplacement ne leur est accessible.Pour les mêmes raisons , impossible de demander à la France de se passer du nucléaire .

  15. Pour l’instant, à part qu’il est mal élevé, qu’il fait étalage d’ignorance, et que les gens intelligents et instruits écrivent du mal de lui, je ne vois pas ce qu’il a fait de pire que ses prédécesseurs. Pas de guerre nouvelle, des gestes qui tombent bien (par exemple l’ambassade à Jérusalem, qui n’a rien déchaîné), l’annonce que la mondialisation n’est pas que du bien. Mais non, il y a des gens qui disent que l’épidémie est une bonne nouvelle, puisque elle lui fait (peut-être) du tort. Aussi bien, s’il perd les élections, il sera remplacé par un politicien sénile qui sera une marionnette dans les mains de gens pas plus appétissants que ceux de maintenant.

    1. Ebolavir :
      Je suppose qu’en présence d’un tas de corps humains poussés dans un trou au tractopelle par la Fema sous le gouvernement de Trump, vous persisteriez à dire qu’un autre n’aurait pas mieux fait.

      C’est la définition même d’indefectible.

      Qu’alors y faire ?

      1. Comme dit le rabbin à son adversaire qui l’accuse de ne pas connaître la Bible au lieu de parler du sujet : « Ce n’est pas un argument. »

      2. Je ne suis pas sûr si vous voulez qu’on comprenne votre histoire du rabbin comme une plaisanterie ou comme une réponse sérieuse.

        Comme réponse sérieuse, je la comprends. Si c’est une blague, il faudra me l’expliquer.

      3. « Ce n’est pas un argument », j’ai placé cette phrase que j’aime bien dans un emballage minimum. Je l’avais tiré d’un fioretti juif (lu je ne sais plus où, peut-être dans Joseph Telushkin, auteur de « Jewish Literacy »): Il y a une discussion très chaude entre le rabbin Aaron et le rabbin Zvi, et voici que l’Ange du Seigneur apparaît dans la salle d’étude: « Le raffut de votre discussion monte jusqu’au ciel, le Seigneur m’envoie vous dire d’arrêter, que c’est Aaron qui a raison, et pour prouver que c’est bien Lui qui m’envoie, le mur du fond va se gondoler.  » Les assistants regardent le mur du fond, et quelqu’un s’écrie: « Ce n’est pas un argument. » Le mur gondolé peut être vu encore aujourd’hui, mais la discussion ne s’était pas arrêtée ce jour là.

        Pour revenir au sujet: j’ai été un rien indigné de lire que le dégât du virus est une bonne nouvelle, parce que cela porte tort à l’avenir de Trump. Donc la haine de quelqu’un d’instruit et expérimenté, qui pense bien, pour ce président élu régulièrement mais par les citoyens « déplorables » (citation de Hillary C.), va jusqu’à lui faire écrire cela (si j’ai bien compris). Et je viens de lire avec ahurissement un autre instruit invoquer une image (je ne l’ai pas trouvée, existe-t-elle ?) qui télescope la fosse à Hart Island où on aligne des boîtes rectangulaires (c’était dans Paris Match) avec la pelle mécanique qui enterrait des cadavres roulés dans des nattes pendant les évènements du Rwanda ; comme si c’était Trump qui l’avait voulu.

        J’ai du mal à comprendre pourquoi Trump suscite de telles réactions de la part de gens intelligents. Ce n’est qu’un président des USA de plus, comme il y en a eu 44 avant lui, pas tous géniaux, certains médiocres. Le livre de Bolton que je suis en train de lire démontre, involontairement, que les institutions des USA sont tellement robustes et stables qu’elles sont à l’épreuve d’un personnage comme Trump ou n’importe qui d’autre. Alors pourquoi insister à ce point sur l’idée que sa non-réelection sauverait le monde ? Obama, si beau et intelligent, n’a rien fait de ce qu’on espérait de lui. Longtemps avant, Nixon, autre déplorable, avait reconnu la Chine, fini la guerre américaine au Vietnam, écarté la menace de l’anéantissement atomique, avant de succomber devant une conspiration de bas niveau (je sais, c’est tout le contraire d’une météorite). Trump sera peut-être crédité d’un nouvel équilibre autour d’Israel, sait-on jamais. Ou bien on oubliera son absence de réussite, en gardant le souvenir d’un personnage qui a donné, le temps d’un ou deux mandats, aux Américains ni riches ni instruits l’illusion qu’un des leurs a été au gouvernement.

      4. J’ai du mal à comprendre pourquoi Trump suscite de telles réactions de la part de gens intelligents. Ce n’est qu’un président des USA de plus, comme il y en a eu 44 avant lui, pas tous géniaux, certains médiocres.

        Vous êtes de mauvaise foi. La preuve en est que l’ensemble de votre commentaire prouve que vous êtes concerné avec empathis par le présent comme par l’avenir du monde en général, seul Trump mérite que dans son cas particulier nous basculions soudain et provisoirement de notre engagement généreux dans une indifférence cynique (un président parmi d’autres !).

        Vous l’aimez bien, c’est tout. C’est-à-dire que vous aimez bien un fasciste du type le plus classique, un suprémaciste blanc, une honte pour le genre humain.

      5. Mais non, mais non, je n’aime pas Trump. Je préfèrerais que la moitié de citoyens américains qui a voté pour lui soit représentée par quelqu’un de plus décent et de moins égocentrique, de plus capable de se comporter en dirigeant ; un peu comme je souhaite au tiers des citoyens français qui vote pour Marine Le Pen quelqu’un de plus intelligent et de plus capable. Je suis content que, pour une fois, cette moitié (ou ce tiers) que les gens instruits veulent tenir hors des affaires, se sente représentée en haut de l’Etat par « un des leurs » (illusion, mais ça fait tout drôle à quantité de gens qui ont l’habitude d’écrire, de parler, et d’être applaudis par leurs pairs).

        Quant à Trump fasciste, à moins que ce ne soit juste une insulte générique, je croyais qu’un fascisme est caractérisé par la présence à la tête de l’Etat de quelqu’un qui prétend avoir une relation directe avec le peuple, tout en ayant à son service une organisation armée qui a asservi l’Etat et la société. Dans cette définition, Hitler était fasciste, Staline aussi, Mussolini et Franco peut-être, ; Xi Jinping successeur de Mao l’est certainement ; mais pas Bolsonaro ni Poutine (ils aimeraient bien, mais ils n’ont pas de Parti, l’Etat et la société existent à côté d’eux), et sûrement pas Trump, rendu impuissant par une machine politique et sociétale ancienne et d’une stabilité sans pareille. Si on en croit des témoins, Roosevelt aurait rêvé d’avoir le pouvoir de Hitler ou de Staline pour changer l’Amérique; il y est arrivé autrement; Trump n’arrivera pas à grand-chose, sauf à faire horreur aux gens qui pensent bien et à se faire traiter d’ennemi du genre humain.

      6. P.S. Je suis assez sidéré du nombre de gens qui (même ici) se sentent obligés d’avoir un bon mot pour Trump, voire de voler à son secours.

        Et puis on s’ébahit du nombre d’Allemands qui furent prêts à suivre Hitler. Ça montre simplement l’incapacité des gens à reconnaître la vermine et à l’appeler par son nom.

        « Oui mais Trump n’a pas encore (PJ : Notez le « encore ») mis de gens dans des camps de concentration ! » Ah oui ? Vous n’avez pas vu les cages dans lesquelles ont été mis les enfants des Amérindiens (PJ : « Hispaniques » dans la novlangue du pays) séparés de leur parents ?

      7. Il ne s’agit pas « d’avoir un bon mot pour Trump », il s’agit 1/ d’essayer de comprendre pourquoi ce type est là où il est, 2/ de se garder d’assimiler un homme à de « la vermine », 3/ de ne pas, comme lui, estimer souhaitable l’élimination d’autrui.

      8. Votre sévérité objective (et juste !) envers les opinions généreuses, complétée de votre infinie charité (ruisselant de compassion !) envers la médiocrité, la xénophobie, l’amour de la mort contre la vie, finiront par démontrer par opiniâtreté (mais avec une rigueur mathématique !) la personne que vous êtes en réalité !

        C’est vous-même qui vous aurez à l’usure – bon courage, tous mes voeux vous accompagnent !

      9. DMB,

        Dans ta tronche ! Et a bien y réfléchir, parce que en fait tout cela ne coule jamais de source, sauf dans les fontaines de jouvence, tu le mérites vraiment bien. Même si une lecture rapide pourrait parfois faire penser que tu es la victime d’un mode de pensées.

        Non, t’es complètement à la ramasse mec, et c’est en fait la seule justification qui te permet, ahma, de continuer à intervenir ici.

        Une vieille bigote hurlait en son temps : « NO PASARAN ! »

      10. « … complétée de votre infinie charité (…) envers la médiocrité, la xénophobie, l’amour de la mort contre la vie »

        Où avez-vous bien pu lire ça dans mes propos ?

        Eh bien, disons les choses autrement, au risque de tous les points Godwin du monde : Hitler a pu mener son aventure assassine aussi loin car, exaltant la force et offrant un rempart contre le bolchevisme et contre les Juifs, il a longtemps eu le soutien de beaucoup d’Allemands, de beaucoup d’Européens, de beaucoup d’Americains.
        Mutadis mutandis, les USA peuvent mener leur domination du monde aussi loin car, exaltant la force et offrant un rempart contre l’URSS puis contre la Russie et contre les Musulmans, ils ont le soutien de beaucoup de leurs citoyens, de beaucoup d’Européens (et de l’Etat d’Israël).
        Il me désespère d’être, que la France soit, du côté de la force et de la folie meurtrière.

      11. Hitler […] offrant un rempart contre le bolchevisme et contre les Juifs

        Bon, cher ami, c’est la vox populi du Blog de PJ qui va déterminer maintenant si votre aventure de commentateur ici se poursuit ou a atteint sa limite logique.

      12. Mais pourquoi cherchez-vous à me faire honte en citant ces quelques mots qui, sauf pour quelques révisionnistes et négationnistes, expriment une vérité historique incontestable ? Hitler n’a-t-il pas combattu la Russie soviétique et les Juifs ?

      13. Vous tombez dans l’abjection !

        Hitler… « offrant un rempart contre les Juifs » (vos termes).

        « Hitler n’a-t-il pas combattu les Juifs ? » (vos termes).

        Les SS entrant dans un village après l’autre et tuant tous les Juifs qui s’y trouvent, les précipitant d’une falaise et autre fantaisies. Tu parles, Charles, d’un combat ! J’ai fait une vidéo hier sur le film « Saturday Night, Sunday Morning » (1960) de Karel Reisz, l’un des 669 enfants juifs exfiltrés de Tchécoslovaquie en 1938 : Kindertransport. Ses parents ? morts à Auschwitz !

        Écoutez, ça suffit : je n’ai pas besoin de la vox populi du Blog de PJ : vous nous avez assez baladés avec vos pseudo-bons sentiments, dissimulant mal l’abjection. Adieu !

  16. @ Denis Monod-Broca, votre 3 juillet 2020 à 16 h 25 min :

    J’vais pas faire dans la dentelle mais dire simplement que votre résumé me semble juste et équilibré.

    Tout au plus, avez-vous oublié les méfaits de l’alcool :
    Dans les années 1950, un Khrouchtchev, rond comme une queue de pelle, a attribué la Crimée à l’Ukraine sans justification, sauf une peut-être: Khrouchtchev était d’origine ukrainienne, mais version bourreau de l’Ukraine pour une période avant 1941.
    https://www.lemonde.fr/europe/article/2014/03/15/d-un-simple-decret-khrouchtchev-fit-don-de-la-crimee-a-l-ukraine_4383398_3214.html

    J’ajoute que le référendum de rattachement à la Fédération Russe a tous les attributs de la régularité, sauf à prendre les Russes de Crimée pour de parfait idiots administratifs, ce qu’ils ne sont pas. Principalement parce que la Crimée Ukrainienne bénéficiait au sein de l’Ukraine d’une bonne autonomie administrative et politique interne. L’Ukraine se proclame toujours république unitaire. Alcool aussi?

    Bien que ça n’a pas grand’chose à voir, j’habite une région détachée de l’Etat Piémontais-Sarde et rattachée à la France par un référendum parfaitement entaché d’irrégularités. Une grosse minorité de certains ‘cantons’ voulait un rattachement à la République de Genève. La corruption est plus visible dans l’oeil du voisin, bien sûr.

    1. Oui mais les Tatars (bien vivants en Crimée) ne sont pas les allobroges (qui ne connurent pas le début de l’esquisse du royaume de Piémont-Sardaigne, à moins d’exhiber quelques ossements des fin fonds de Hautecombe comme pseudo-preuve).
      C’est un peu sur eux (les Tatars) qu’on s’est assis, ils auront continué de devoir se la fermer côté russe au moins autant qu’ils devaient côté ukrainien…

      1. Et encore, j’ai failli parler des Gaulois Cisalpins…

        Les populations de la Crimée ont été violemment perturbé par Staline. Tous des traitres ayant accueilli la Wehrmacht avec le pain et le sel, comme en Tchétchénie. Réprimés, déportés et dispersés, naturellement. Les vides ont été comblés par des russophones. Les Tatars actuels sont des revenants, d’ailleurs super courageux.

  17. Il y a le test Crimée, il y a aussi le test Kosovo…

    Je ne suis pas tellement favorable au déboulonnage des statues, il n’efface rien de horreurs du passé, mais je rêve au déboulonnage de la statue de Bill Clinton que les Albanais kosovars ont érigé à Pristina pour le remercier d’avoir arraché le Kosovo à la Serbie, en violation honteuse et flagrante du droit international et des promesses faites à la Serbie (Les USA se fichent bien du Kosovo mais ils avaient besoin de cet Etat-croupion pour y installer une base militaire, camp Bondsteel)

    https://en.wikipedia.org/wiki/Bill_Clinton_Boulevard

    1. Ah ben c’est bien, vous ne cachez plus votre jeu : vous jouez maintenant cartes sur table !

      (Ça tombe bien, notre commentateur « La main du Kremlin » est très silencieux en ce moment).

      1. Vous combattez Trump et ses manières de « dictateur fasciste » mais vous défendez les USA dictateur fasciste du monde (ce que disait déjà Noam Chomsky il y a 60 ans)

        Je finis par me dire que vous devez être un agent de la CIA.

      2. « Paul Jorion, agent de la CIA » ?

        Ouh la la ! Mais vous perdez votre sang-froid, mon cher ! Avec des agents de la CIA comme moi, pas étonnant que les Etats-Unis soient mal barrés ! (Je ne devrais pas rire : on ne tire pas sur une ambulance !).

        Je trouvais que vous vous en étiez bien tiré avec ma question sur la Crimée ! Alexis Toulet vous avait même accordé une « mention honorable ». Mais je crains vous avoir quand même désarçonné ! Pourquoi sinon auriez-vous voulu en remettre une couche [une couche épaisse je vous l’accorde !] sur le Kosovo ? Alors que je ne vous avais rien demandé ! Et que vous n’y êtes pas allé avec le dos de la cuiller !

        Le test ce sera le suivant : qui de nous deux sera le plus rapidement rappelé à son QG ? Moi à Washington, ou vous à Moscou ? Les paris sont ouverts !

    2. Je connais bien cette statue , assez mal réussie d’ailleurs ( elle a le bras gauche levée bizarrement tordu ) . Ceci étant , les kosovars , dans leur immense majorité, comme montré dans pas mal de sites de Pristina dont le musée qui rappelle l’historique de la guerre , vouent un réel remerciement aux américains ( quelque soit les réelles arrière pensées américaines ) pour les avoir soulager du joug de la minorité serbe . La ville de Mitroviça , pas très loin , à la frontière serbe ( mais la Serbie revendique toujours sa légitimité sur le Kosovo) est l’illustration des déchirures serbo-kosovar , souvent entre famille voire dans les couples ( un peu comme flamands et wallons ).La KFOR est j’imagine toujours sur place , comme dans pas mal d’autres sites ou monastères serbes sous protection ( on y trouve des popes et moines serbes qui ressemblent plus à des GI qu’à des religieux !)

      Bref , le secteur est clairement depuis longtemps un secteur explosif où les Russes jouent leurs pions et où les Américains ( voire  » l’occident » ) jouent aussi les leurs .On souhaite aux kosovars , aux albanais et aux serbes de ne pas être les dindons d’une farce qu’ils ont contribué à permettre dans la longue suite des tensions balkaniques .

      La France et l’Allemagne qui s’y sont affrontées , ont une responsabilité européenne certaine pour garder cette région sous une forme de Pax Europa . Il y a déjà , via la KFOR , des forces internationales sur place ( beaucoup d’italiens d’ailleurs ) , mais c’est donc la place et le rôle de l’Otan qui doit être réexaminé dans le contexte de remis en cause que l’on connait .
      Sans faiblesse vis à vis de Poutine .

      1. « … pour les avoir soulager du joug de la minorité serbe » : vous répétez votre catéchisme, là.
        Et que faites-vous de l’UCK ?
        Pourquoi avons-nous pris le parti de cette organisation terroriste contre la Serbie ?

        Parmi les Albanais au Kosovo certains étaient là car ils avaient réussi à fuir le régime stalinien puis maoïste d’Enver Hodja et que la Serbie les avait accueillis. Elle en a été drôlement remerciée…

        KFOR, MINUK, EULEX… oui, le Kosovo est toujours plus ou moins sous tutelle, avec l’UE en relais de l’Otan et des USA. Nous sommes là aussi coupables ou au moins complices d’un crime.

      2. Moi je dis ce que j’ai vérifié sur place , en circulant très librement et en parlant ( enfin avec un interprète ….suisse marié à une albanaise !) avec qui je voulais et où je voulais .Et je n’ai pas entendu un kosovar ( ni un albanais d’Albanie ou du Kosovo ) regretter l’UCK , mais plutôt les 1100 disparus sans laisser de trace de Pristina . ,

        Mais je vous accorde que dans cette région du monde tout le monde sait se servir d’une Kalachnikov , et qu’on y enseigne plus volontiers la haine que la concorde (et c’est bien pour ça que l’Europe a intérêt à veiller au grain pour que Serbes , Kosovars et Albanais ne soient pas pris en otages d’antagonismes qui ne sont pas les leurs ) .

        Surtout quand tout autour on trouve Macédoine , Grèce , Turquie pas loin ( ce sont des entreprises turques qui ont construit avec des fonds américains l’autoroute Tirana – Pristina ), Bosnie , Croatie ,Monte Negro , Roumanie , Bulgarie ( mon grand père maternel y a laissé en 1915 des jambes brisées et des éclats d’obus dans le corps pendant près de 30 ans ) , la Hongrie , et l’Ukraine pas loin .

      3. Au passage , les dingueries dictatoriales et terrorisantes d’Enver Hodja vis à vis des albanais , n’ont pas gêné l’URSS pour y implanter, avec la bénédiction d’Hodja , une base sous marine assez imposante sur le site d’Himara sur l’Adriatique . Les dignitaires russes ne refusaient pas non plus les séjours touristiques dans l’Albanie du cinglé sanglant .

Les commentaires sont fermés.