Vidéo – Cinéma anglais (1959-63) V – « A Taste of Honey »

Shelagh Delaney, autrice de la pièce adaptée en film Joan Littlewood à laquelle Delaney rend hommage sera la compagne de…

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15 réflexions sur « Vidéo – Cinéma anglais (1959-63) V – « A Taste of Honey » »

  1. Bonjour monsieur Jorion,

    Un petit commentaire sur votre série de vidéos peu discutée…

    Je me demande si vous ne souffrez pas dans ces vidéos d’un rien de « lansonisme » latent ? If you see what I mean.

    Je m’explique : si la situation historique, le cv et le jeu des acteurs, de même que le synopsis, sont bien déroulés et clairement expliqués, on n’a rien sur « l’objet » film en lui-même. Est-ce qu’on ne reste pas ainsi à la surface des choses ? La « liste des courses » en somme.

    Qu’est-ce qui justifie alors le jugement que vous portez de « chef d’oeuvre » sur ces films ? Votre appréciation personnelle ? On se retrouve un peu, me semble-t-il, dans le cadre de la discussion que nous avions avec Pierre-Yves sur l’esthétique en général, du jugement de valeur (voir le vocabulaire que vous utilisez) non ?

    Voilà, voilà…

    (À quand « Mes vacances à Cotonou » ?!)

    1. Quelques remarques en vitesse.

      Ces films britanniques 1959-63 m’intéressent en soi en raison de leurs objectifs : représenter de manière véridique

      1. la classe ouvrière
      2. des « jeunes gens en colère »

      Objectifs qu’ils atteignent plus ou moins bien, et j’analyse alors pourquoi.

      Si vous lisez The Guardian vous devez connaître cette rubrique « Les 20 plus beaux… » ceci ou cela où l’auteur vous démontre en long et en large à quel point il est un excentrique. Je suis beaucoup plus banal : quand je vous dis que « The Taste of Honey » est un chef-d’oeuvre j’arrive derrière le jury à Cannes qui a attribué en 1962 le prix d’interprétation féminine à Rita Tushingham et le prix masculin à Murray Melvin. Vous me direz que ce jury était lui aussi assez subjectif… Oui, bon, d’accord !

      1. En quoi cette représentation est-elle véridique et comment cela est-il rendu ? Peut-être est-ce l’objet de ma question. L’avis des jurys endogames autopromus autorités … Mmmh, bon, d’accord ! Une histoire de baromètre et de petit détail qui fait vrai…

        Je ne suis pas scientifique, je ne fais pas d’épistémologie. Je ne suis pas artiste-plasticien, je ne fais pas d’esthétique. Je ne suis pas musicien, je ne fais pas de critique musicale. Heureusement que mon mécano fait pas la bouffe ! 😉

        Je ne lis pas le Guardian.

  2. Rhaaa, m’sieur Jorion, on vous imagine plus philosophe que cela. Vous n’êtes pas économiste et pourtant… il y a le côté « technicien de la finance », comme il y a des techniciens (praticiens) de la science, de l’art et de la musique, et sans doute du cinéma, c’est tout ce que je voulais dire.

    Mais les gens trop bien dotés n’aiment sans doute pas que les « dispensables » discutent leurs nombreux talents et mérites.

    Il n’en reste pas moins que ma critique formelle est toujours d’actualité. Quels plans ? Quelles scènes ? Quelle mise en scène ? Quels cadrages ? Quelle bande son et quelle sonorisation ? Quelle lumière ? Quels décors ? Qu’est-ce qui fait vrai ? Juste le jeu des acteurs qui quitte le domaine de la théâtralité et la caution du festival ? C’est un peu court je trouve, compte-tenu de votre talent.

    Ne prenez pas systématiquement mal les remarques que l’on peut vous faire, j’essayais juste de lancer le débat sur une série qui ne mobilise pas les foules. Un petit peu susceptible au final quand vous vous rabattez systématiquement sur une attaque personnelle dès que l’on vous contredit, non ?

    Il me semble avoir une idée assez juste de mon absence de talent, c’est déjà pas si mal. Et effectivement j’ai toujours privilégié le loisir, chuis une grosse feignasse en fait. Amateur, j’en foutiste et… il me manque le troisième. Un brave dilettante, en somme.

    Bon, après tout, c’est vous le génie, pas moi. Petit loufiat, vous savez bien… Chacun à sa place et tout ira bien.

    Bonne soirée !

    (Ah si « mécano/bouffe », poulet bicyclette bien sûr !)

    1. Ne prenez pas systématiquement mal les remarques que l’on peut vous faire, j’essayais juste de lancer le débat sur une série qui ne mobilise pas les foules. Un petit peu susceptible au final quand vous vous rabattez systématiquement sur une attaque personnelle dès que l’on vous contredit, non ?

      Où est-ce que vous avez vu ça ?

      Je recopie ce que je vous ai répondu, et j’en fais ensuite une analyse de texte

      Quelques remarques en vitesse.

      Ces films britanniques 1959-63 m’intéressent en soi en raison de leurs objectifs : représenter de manière véridique

      1. la classe ouvrière
      2. des « jeunes gens en colère »

      Objectifs qu’ils atteignent plus ou moins bien, et j’analyse alors pourquoi.

      Si vous lisez The Guardian vous devez connaître cette rubrique « Les 20 plus beaux… » ceci ou cela où l’auteur vous démontre en long et en large à quel point il est un excentrique. Je suis beaucoup plus banal : quand je vous dis que « The Taste of Honey » est un chef-d’oeuvre j’arrive derrière le jury à Cannes qui a attribué en 1962 le prix d’interprétation féminine à Rita Tushingham et le prix masculin à Murray Melvin. Vous me direz que ce jury était lui aussi assez subjectif… Oui, bon, d’accord !

      1° Vous me demandez pourquoi je m’intéresse à ça. Je vous réponds : mon intérêt pour deux soucis, la représentation de la classe ouvrière et ses représentations à elle de la « bonne vie », la représentation dans ces films du ou de la jeune rebelle.

      Notez que je ne dis pas que je vais m’intéresser à la technique cinématographique : je fais ça en sociologue, pas en critique de cinéma (cf. aussi mes entretiens avec Marina Vlady et Luc Dardenne, dans le même esprit).

      2° Vous me dites que mon jugement de ce qui est un « chef d’oeuvre » est subjectif. Je vous rappelle alors que les 5 films que j’appelle « chefs d’oeuvre » sont des films également considérés comme des chefs-d’oeuvre par le milieu du cinéma (nombreuses récompenses).

      J’ai du mal à voir où il y aurait dans des remarques aussi factuelles une attaque personnelle, ni même non plus une marque de susceptibilité.

      Vous laissez entendre que vous auriez fait personnellement de ces films une critique technique plutôt qu’une analyse sociologique. Très bien : il y a de la place pour tout le monde !

      1. Bonjour monsieur Jorion,

        Tout d’abord il me semble que vous confondez talent et compétence. Vous rabattez sur le talent (que j’aurais tendance à rapprocher d’une forme d’innéisme) ce qui ressort des compétences (acquises). Vous avez un talent mathématique mais vous avez des compétences en finance. Je vous dis que je ne suis pas « compétent » et vous me parlez « talent ». Là est mon reproche, vous visez la personne (qualités) et pas l’activité. Je vous concède sur ce point que ma formulation « vous souffrez de « lansonisme latent » aurait dû être celle-ci : « votre analyse souffre de… »

        Car c’est bien de l’analyse que je parle et non de votre personne. Ce qu’implicitement vous me déniez dans votre commentaire.

        Va pour l’analyse sociologique. Vous êtes sociologue et faites de la sociologie, tant mieux. J’ai dû passer à côté de quelque chose.

        Quant à l’analyse technique d’un film, il me semble que c’est comme en Littérature, sur un « artefact » quelles catégories sociologiques utiliser ? Et mes questions restent d’actualité, toujours. C’est marrant, comme si on ne parlait pas de la même chose… Dans le cas de Meschonnic par exemple, la critique est décisive et laisse son travail sans objet puisque le projet littéraire est ailleurs. Vous n’utilisez donc que deux ou trois éléments (jeu des acteurs, scénario et biographie et contexte historique) et puis voilà. Peut-être Lanson faisait-il de la socio-histoire après tout ?!

        Je crois que mes profs d’analyse filmique auraient porté le même genre de critique (sans doute avec plus de… compétences, raison pour laquelle je m’abstiendrai aussi de faire de l’analyse cinématographique), il n’y a pas de dichotomie entre les moyens (techniques et formels) et la fin poursuivie.

        Que pensez-vous de l’utilisation de la psychanalyse en Littérature ?

      2. Va pour l’analyse sociologique. Vous êtes sociologue et faites de la sociologie, tant mieux. J’ai dû passer à côté de quelque chose.

        On aimerait savoir à côté de quoi vous êtes passé 😉

        Vous me dites maintenant que les critiques de cinéma n’aiment pas qu’on parle de films autrement qu’eux ne le font. Ça ne m’étonne pas, j’ai déjà pu observer de mon côté que les économistes eux aussi n’aiment pas que les anthropologues économiques parlent d’économie autrement qu’eux ne le font 😀

        Quant à Lanson dont vous me rapprochez, apparemment en vous bouchant le nez, j’ai retenu de lui qu’il fallait faire son travail consciencieusement. Là aussi je comprends que ça ne plaise pas aux étudiants d’aujourd’hui, mais je doute que ça ait plu davantage à ceux de son époque.

      3. Pirouette, cacahuète ! 😉

        Trois points :

        1/ Talent / compétence ?
        2/ Dichotomie moyens (techniques formels) / fins dans le cas d’un artefact ?
        3/ Psychanalyse en Littérature ?

        Consciencieusement ne vaut-il pas aussi pour les réponses ?

        L’éternel étudiant s’efface devant la figure du Maître.

        Bonne soirée !

      4. La liste des tâches mal accomplies à l’agenda des inspecteurs des travaux finis, rédigée sur du papier à cigarettes, va d’ici à la lune, quatorze fois. Mais il y a une erreur à corriger par eux à la page 2298.

      5. Décidément.

        Dieu merci ma consommation de Rizzla Croix, pour intense qu’elle ait été, ne m’a jamais conduit jusque-là, même si elle m’a beaucoup fait voyager…

        Nous en resterons donc là.

        C’est étonnant de ne pas voir aborder pour un objet formel destiné à produire du sens de manière entièrement autonome, les procédés techniques par lesquels il est supposé produire du sens justement. Qu’il soit celui que vous évoquez (la peinture réaliste du milieu ouvrier, les jeunes gens en colère) ou un autre d’ailleurs.

        Je ne voulais pas être désagréable mais je ne vois pas d’analyse là-dedans, au mieux une contextualisation.

        Enfin… me voilà en bonne compagnie avec Juan !

      6. C’est le troisième ou le quatrième commentaire où vous m’expliquez que vous feriez de ces films un autre compte-rendu que le mien, et troisième ou le quatrième commentaire de ma part où je vous encourage à le faire. Je ne désespère pas mais je me contenterai, après celui-ci, d’attendre.

      7. En brave dilettante amateur j’en-foutiste que je suis, je me contente, par paresse et économie de moyens, d’aller à l’essentiel et d’analyser vos commentaires sur ces films. Ce sont eux mon objet, à savoir votre discours sur ces films et leur éventuelle valeur ajoutée. Au-delà de vos réactions maintenant bien sûr. Je note à ce propos que vous en êtes à « compte-rendu ».

        Mais je ne suis pas psychanalyste…

        « Kitchen sink », qu’un élément de décor donne pour partie son nom à cette filmographie ne vous interpelle donc pas ? Si « Angry young men » en est le pendant, votre propos sur le jeu des acteurs peut s’avérer intéressant. Un partout, la balle au centre ?

        Quant aux films, je veux bien y jeter un oeil mais ça va finir par vous faire un gros colis ! 😉

        Pas sûr non plus que cela me passionne et, je le confesse, je ne m’astreins à rien qui ne me passionne. D’où mon piètre parcours sûrement.

        Bonne nuit !

  3. Quoiqu’il en soit, merci pour votre patience et votre disponibilité face à mes impertinences !

    (Cette fois encore on est parti pour le désert des Tartares)

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