URGENT : Lettre ouverte à l’attention de Nicolas Hulot, par Philippe Soubeyrand

Billet invité.

Monsieur Nicolas Hulot,

Envoyé spécial du Président de la République pour la protection de la planète [1],

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La cigale ayant chanté tout l’été – photo prise le 26/07/2015 – Abbaye Saint André

À l’issue du Sommet des Consciences pour le climat ce mardi 21 juillet 2015 [2] au cours duquel une quarantaine de personnalités ont pu s’exprimer [3], notamment autour de la nécessité de mobiliser plus de consciences face aux dangers bien réels du réchauffement climatique [4], vous êtes intervenu personnellement ce samedi 25 juillet 2015 à la radio [5], afin d’exposer une nouvelle fois les grands enjeux de la conférence de Paris, la COP21, dont la date butoir est d’ores et déjà fixée au 11 décembre prochain. Vous étiez déjà intervenu publiquement en mars dernier à la télévision aux côtés de Samuel Le Bihan, afin de lancer un appel solennel aux citoyens [6]. Ce jour là, vous disiez notamment, en évoquant les engagements à venir des Chefs d’États à l’issue de la COP21, je cite :

« Très sincèrement, il faut que chacun d’entre nous, quelle que soit notre influence, quelle que soit notre responsabilité, il faut qu’on se manifeste d’une manière ou d’une autre parce que c’est à nous de leur donner mandat, leur dire soyez inspirés, soyez innovants, soyez ambitieux, écrivez l’Histoire, construisez le monde et ne regardons pas le monde se défaire devant nos ordinateurs. »

Je me dois de vous poser cette question : êtes-vous vraiment certain, Monsieur Nicolas Hulot, que les Chefs d’États des 195 pays qui seront bientôt présents à Paris, seraient prêts à nous écouter ? Mais aussi et surtout, seraient-ils prêt à entendre réellement ce que nous avons à leur dire ? Et si tel était le cas, seraient-ils prêts à prendre toutes les mesures d’exception nécessaires au regard par exemple de l’opinion que je m’apprête à vous confier ?

Voyez-vous, vous n’êtes pas sans savoir que notre monde bascule peu à peu arbitrairement, voire violemment, de tout côté. Et lorsque certains « invisibles », ou anonymes, prennent le risque inouï de sacrifier leur carrière, voire leur vie, pour lancer la moindre alerte, il est généralement pour habitude de les écarter, de les évincer, de les stigmatiser, de les humilier, de les isoler, voire de les oublier… Et croyez-moi, ce ne sont pas ces nouvelles lois dites de protection des lanceurs d’alerte qui feront la différence [7]. Pire encore si l’on tient compte de ces nouvelles lois sur le renseignement qui fleurissent un peu partout comme ce fut le cas tout récemment en France, ce sur quoi le Conseil Constitutionnel vient d’ailleurs de rendre ses décisions, maintenant la loi quasiment en l’état [8].

Qu’il est bon parfois de se souvenir de certaines choses, et notamment quel fut l’avis rendu par la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme le 16 avril 2015 [9], je cite :

« Dans son avis, la CNCDH s’interroge avec inquiétude sur le déplacement dangereux du curseur en matière de protection des libertés. A terme, l’État d’exception est-il appelé à se substituer à l’État de droit, signant ainsi une régression de nos démocraties ? »

Pour autant, cet avis du CNCDH était-il surprenant ? Non ! Dans son livre, La Guerre civile numérique, paru en mai 2011 aux éditions Textuel [10], l’anthropologue Paul Jorion écrit dès sa quatrième de couverture, je cite :

« Cette « guerre civile » est technologique et mobilise l’ensemble de la communauté numérique : du pirate informatique aguerri jusqu’au fan de Twitter. En face d’eux, une coalition de gouvernements et de milieux d’affaire, de plus en plus ouvertement dédaigneux des valeurs démocratiques. Qui l’emportera ? »

Bref, être lanceur d’alerte dans le contexte actuel, cela ne se calcule pas, cela ne se désire pas. Cela vous tombe dessus alors que vous ne vous y attendiez pas, alors que vous faisiez simplement ce que vous aviez à faire. Et la peur indescriptible qui vous gagne au moment où vous vous décidez à briser le mur du silence et des cloisonnements qui vous entoure, devient votre seule alliée, votre seul ressort, votre seul moteur dans un contexte aussi délétère, tant vous avez conscience à ce moment là que vous n’avez plus le droit de reculer. Et peu importe votre personne. Vous devez aller seul au bout de votre engagement quoi qu’il arrive, là où ni l’autocensure, ni la résignation, ne pourront vous corrompre…

Aussi, j’espère très sincèrement, Monsieur Nicolas Hulot, que cette lettre ne sera pas lettre morte. Puissent ces 195 Chef d’États vous entendre enfin lorsque vous leur ferez part de tout ceci aussi rapidement que possible.

Mais avant d’aller plus loin, si vous me le permettez, je souhaiterais citer quelqu’un qui je crois nous a quitté beaucoup trop tôt, quelqu’un qui nous manque cruellement, et qui aurait pu très certainement participer au Sommet des Consciences pour le climat, je veux parler de Georges Charpak, prix Nobel de physique. Dans son dernier livre, Mémoires d’un déraciné, physicien, citoyen du monde, paru en juin 2008 aux éditions Odile Jacob [11], Georges Charpak se souvient de l’une de ses correspondances datant de 1984 relative au « désamorçage d’un conflit nucléaire » dans laquelle il écrivait, je cite :

« Pourquoi devons-nous nous insurger ? Après Tchernobyl et les accidents de Challenger, il faut traiter par le mépris ceux qui affirment que les systèmes de sécurité sont sans faille. Plus ils sont secrets, plus ils sont difficiles à vérifier. […] Que savons-nous de leur fiabilité ? […] Un débat n’est-il pas nécessaire devant le pays, au lieu que les décisions soient laissées à des politiciens écrasés par l’ampleur des responsabilités face à des lobbies qui ont le monopole de l’expertise scientifique et technique. »

Qu’aurait dit Georges Charpak devant l’ampleur du désastre dû à la catastrophe nucléaire de Fukushima du 11 mars 2011 [12], ce « cliquet long » pour reprendre les termes de Paul Jorion tant, nous le savons bien aujourd’hui, rien n’est encore résolu ?

De quoi en tout cas, faire pâlir, ne trouvez-vous pas, tous ceux qui ont voté ce mercredi 22 juillet 2015 pour la loi sur la transition énergétique, une loi aux jalons pour le moins délirants et dont la préparation, notamment lors du débat public, laisse apparaître un certain nombre de zones d’ombre [13] ?

Puis, quelques pages plus loin, Georges Charpak de rajouter dans son livre, je cite :

« Nous avons traversé un siècle où ont abondé les exemples de chefs militaires illustres incapables de prévoir des évolutions stratégiques évidentes. Des hommes politiques aveugles ont lancé des guerres qui ont causé […] des […] millions de morts […] et, peut-être pire encore, à long terme, des situations sociales qui ont profondément perturbé le comportement de la bête humaine. Ils nous lèguent de vastes groupes d’humains habités par la folie d’une haine incontrôlée, fruit de notre indifférence aux souffrances de leurs peuples. Mais les horreurs du passé ne sont rien comparées à celles que va permettre le flot intarissable des découvertes […] scientifiques, couplé à l’existence de centres puissants voués à un terrorisme sans pitié. »

En attendant, cette alerte, qui était lancé en 2008 par le biais du livre de Georges Charpak, n’était certainement pas la dernière à en juger notamment par l’interview récente de Noam Chomsky sur euronews datant du 17 avril 2015, durant laquelle le philosophe plante un décor bien sombre, et ceci dès les premières minutes [14] :

« Au niveau mondial, nous courons vers un précipice : nous ne pouvons que chuter dans l’abîme, ce qui réduit fortement nos chances d’une survie décente. […] Une catastrophe écologique est imminente, et nous n’avons que très peu de temps pour la limiter. Nous n’allons pas dans le bon sens. L’autre [catastrophe] date de 70 ans, c’est la menace d’une guerre nucléaire, qui est en fait toujours croissante. »

Voyez-vous, Monsieur Nicolas Hulot, je souhaitais vous parler de tout cela, car je crois que les engagements qui devront être pris à l’issue de cette conférence de la dernière chance sur le climat devront être en réalité beaucoup plus courageux que ceux que vous et moi pouvons imaginer. Il est temps en effet pour l’Humanité de refermer le volume le plus inique de son Histoire, un volume qui ne devra jamais être oublié par les générations futures afin que cela ne puisse plus jamais se reproduire, et ceci dès nos propres enfants qui doivent à tout prix retrouver le droit d’espérer. Nous le leur devons bien il me semble ! Mais pour y arriver, nous allons aussi devoir faire preuve d’une humilité infinie en reconnaissant une bonne fois pour toute notre impuissance, voire notre incapacité scientifique à modéliser le présent à l’aide du passé pour simuler l’avenir [15].

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La sécheresse est là, le nombre d’or aussi – photo prise le 26/07/2015 – Abbaye Saint André

Lors de votre passage à la radio ce samedi 25 juillet 2015 [5], vous avez déclaré, je cite :

« l’alibi du doute ne tient plus puisque la science a tranché, et qu’on a tous les outils technologiques, économiques et même institutionnels si on voulait faire un saut qualitatif et ouvrir vraiment une nouvelle page de l’aventure humaine. »

Or, sauf votre respect Monsieur Nicolas Hulot, vous vous trompez lourdement sur ce point, car la science n’est pas en mesure de trancher quoi que ce soit dans ce cas précis :

  • il n’existe actuellement aucun supercalculateur capable de venir à bout du modèle climatique idéal permettant de comprendre avec précision l’ensemble des interactions du système complexe observé au sein duquel nous évoluons [15]
  • il n’existe qu’une seule école d’économie qui soit actuellement reconnue par nos élites, et c’est une religion, une « véritable machine à concentrer la richesse », qui refuse systématiquement le débat et la concertation avec les autres écoles d’économie ; cf. Misère de la pensée économique, Paul Jorion, aux éditions Fayard, 2012 [16]
  • il n’existe actuellement aucun outil institutionnel adapté au rythme temporel exponentiel de base inconnue mais >1 du fait de l’emballement climatique en cours, ce qui signifie que nous sommes après chaque étape institutionnelle encore bien plus en retard qu’auparavant, et ceci d’une façon que nous ne parvenons même plus à imaginer [15]

Pire encore, je vous avoue d’ailleurs avoir été littéralement désarçonné en écoutant votre déclaration de samedi matin à la radio, m’obligeant à vous écrire sous la forme d’une lettre ouverte, puisque des rapports récents de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), que vous ne pouvez ignorer, laissent sous-entendre sans ambiguïté possible que tous nos modèles climatiques actuels seraient d’ores et déjà, une fois n’est pas coutume [15], beaucoup trop optimistes, voire obsolètes… ce ne serait d’ailleurs pas la première fois que le GIEC reverrait ses prévisions à la hausse…

A l’heure tardive où j’écris ces dernières lignes, loin du confort luxueux de la minorité vaniteuse, égoïste et matérialiste, la majorité « invisible », l’Humanité, est parfois profondément meurtrie. Et vous le savez. Elle souffre à la fois physiquement et psychologiquement à un point tel qu’il n’est bientôt plus possible pour les gouvernements de tous pays de contenir la colère bien légitime qui monte silencieusement de tous côtés. La crise systémique globale qui trouve sa source dans celle du capitalisme prédateur et ravageur, et dont le réchauffement climatique n’est en réalité qu’une des conséquences, au même titre que toutes les crises auxquelles nous sommes confrontés, qu’elles soient énergétiques, biologiques, écologiques, économiques, stratégiques, politiques ou philosophiques, vient de passer un cap extrêmement dangereux qui n’est absolument pas perçu par une large partie de la communauté scientifique, voire académique. Seuls quelques « invisibles », loin de toute forme de décorum, sentent que quelque chose ne va plus sans toutefois pouvoir l’expliquer de manière exacte. Mais une conviction profonde les anime, les regroupe, les émule, voire les transcende virtuellement sans qu’ils ne sachent réellement pourquoi.

Cela fait maintenant plus de 8 ans que j’observe sans relâche l’Internet, que je prends des notes, que je cartographie l’information, et par là même la propagande redondante que l’on nous sert avec abondance depuis les grands médias de masse, traquant ainsi les moindres signaux faibles, ces silences sans lesquels toute harmonie est quasiment impossible au sein d’un groupe de musique…

Voyez-vous, Monsieur Nicolas Hulot, les 195 Chefs d’États doivent comprendre qu’Internet est devenu fondamental pour la survie de l’espèce humaine, voire de la biodiversité en général. Ils doivent absolument comprendre qu’entraver ce système de libre circulation des idées, cet écosystème des pensées, cette espace unique de liberté à l’échelle de l’Humanité, conduirait l’ensemble de notre espèce à sa perte, eux compris tant ils ne sont pas prêts. À l’inverse, s’ils se décidaient enfin à composer avec Internet, ce lieu de frémissement d’une démocratie mondiale, à la fois nouvelle et liquide, alors ils refermeraient bel et bien ce volume inique de notre Histoire, et l’Humanité pourrait enfin saisir sa chance, aussi infime soit-elle, de découvrir la solution à tous ses maux. Nous n’éviterions certainement pas l’impact et ses ricochets du « soliton » pour autant [17], mais nous aurions peut-être une chance, « tous ensembles », d’en limiter fortement les dégâts.

Internet n’est la propriété de personne. Internet, c’est l’Humanité connectée, et ce ne sont pas des lois scélérates et liberticides qui changeront quoi que ce soit.

D’ailleurs, n’oublions pas ce qu’écrit à ce sujet Bernard Werber, lorsqu’il compare La Révolution des Fourmis, qui est aussi le titre de son livre paru en 1996 aux éditions Albin Michel [18], à « Une révolution qui ne fait pas couler le sang mais qui utilise Internet. Pour que les idées soient jugées sur leurs valeurs et non sur l’apparence ou le statut de celui qui les émet. Les fourmis ont un système où les idées circulent de manière fluide. Internet aussi. »

Là je crois que nous touchons du bout des doigts la seule réponse possible à la question que nous serions tous en droit de nous poser à cette heure sombre, et qui nous renvoie indirectement à la question déjà posé par Paul Jorion [10], et qui serait celle-ci : de l’IA polymorphique ou de la fourmi polygame, laquelle des deux l’emportera ?

Vous l’avez sans doute compris en parcourant mes lignes, j’ai bel et bien ma petite idée sur la question, et la voici que je vous livre pêle-mêle :

L’Humanité connectée pense, donc elle est ! C’est donc à elle et à elle seule d’en décider !

Comment ?

Une fois n’est pas coutume, la Grèce nous a montré tout récemment qu’il était possible d’organiser un référendum en une semaine [19]. Nous avons donc quatre mois pour organiser via Internet le premier référendum du nouveau volume de l’Histoire de l’Humanité. A cette occasion, l’ensemble de l’Humanité devra répondre simultanément à cette question simple :

Faut-il dès 2016 tout stopper afin d’enrayer l’emballement climatique en cours, abolir toute forme de propriété et partager les territoires cultivables, ne laisser tourner que le strict nécessaire à la survie de l’Humanité tout en redistribuant à chacun une part du travail en découlant, et nous laisser du temps pour réparer l’environnement, sauvegarder la biodiversité et repenser ensemble notre nouveau modèle de civilisation dont les valeurs communes étendues seraient celles-ci : sensibilité, sobriété, humilité, équité, dignité, liberté, fraternité ?

OUI ou NON

Ma réponse personnelle à cette question est OUI sans la moindre hésitation [15] !

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Projection infinie d’une inversion de pôle O et de rapport 1 – photo prise le 26/07/2015 – Chartreuse-Notre-Dame-Du-Val De-Bénédiction

Récemment, suite au commentaire de Jacques Seignan, un Ami du Blog de Paul Jorion, qui comparait l’Humanité à « un troupeau de lemmings se dirigeant inexorablement vers la falaise » [20], je répondis ceci :

« Si nous détruisons notre écosystème actuel, c’est que notre espèce actuelle n’est tout simplement pas prête, son extinction pouvant être finalement le prix à payer pour une évolution allant dans la bonne direction ! L’ultime question étant alors de savoir si notre espèce serait enfin prête à un éventuel sursaut pour cette seconde chance qui fit tant défaut aux dinosaures ? Cette question demeure entière et débouchera sur une réponse avant la fin de l’année ! »

Je vous remercie, Monsieur Nicolas Hulot, de m’avoir lu jusqu’ici.

Un « invisible ».

***

[1] http://www.elysee.fr/communiques-de-presse/article/entretien-entre-le-president-de-la-republique-et-m-nicolas-hulot-president-de-la-fondation-pour-la-nature-et-l-homme-2/

[2] http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/07/21/le-sommet-des-consciences-grand-messe-du-climat_4691905_3244.html

[3] http://www.lecese.fr/content/le-sommet-des-consciences

[4] https://www.whydoicare.org/fr

[5] Nicolas Hulot, envoyé spécial du Président de la République Française pour la protection de la planète – Europe 1 – C’est arrivé cette semaine du 25/07/2015 – à partir de 9:34

http://www.europe1.fr/emissions/c-est-arrive-cette-semaine/cest-arrive-cette-semaine-alexandre-kara-250715-1370574

[6] Hulot / Le Bihan : l’appel aux citoyens – Canal Plus – Le Grand Journal du 11/03/2015

http://www.canalplus.fr/c-emissions/c-le-grand-journal/pid5411-le-grand-journal.html?vid=1229842

[7] http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000027324252&categorieLien=id

[8] http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2015/2015-713-dc/decision-n-2015-713-dc-du-23-juillet-2015.144138.html

[9] http://www.cncdh.fr/sites/default/files/15.04.16_avis_pjl_renseignement.pdf

[10] La Guerre civile numérique, Paul Jorion, aux éditions Textuel, 2011

http://www.editionstextuel.com/index.php?cat=020407&id=522

[11] Mémoires d’un déraciné, physicien, citoyen du monde, Georges Charpak, aux éditions Odile Jacob, 2008

http://www.odilejacob.fr/catalogue/documents/biographies-memoires/memoires-dun-deracine-physicien-citoyen-du-monde_9782738121844.php

[12] http://www.fukushima-blog.com/

[13] http://www.pauljorion.com/blog/2015/07/24/la-loi-sur-la-transition-energetique-a-ete-votee-helas-par-philippe-soubeyrand/

[14] http://fr.euronews.com/2015/04/17/noam-chomsky-l-interview-qui-denonce-l-occident/

[15] http://www.pauljorion.com/blog/2015/07/21/nous-ne-sommes-pas-dieu-le-scenario-rcp2-6-du-5e-rapport-du-giec-dores-et-deja-compromis-par-philippe-soubeyrand/

[16] Misère de la pesée économique, Paul Jorion, aux éditions Fayard, 2012

http://www.fayard.fr/misere-de-la-pensee-economique-9782213666310

[17] http://www.pauljorion.com/blog/2014/11/06/la-question-du-soliton-est-devenue-indecomposable/

[18] La Révolution des Fourmis, Bernard Werber, aux éditions Albin Michel, 1996

http://www.albin-michel.fr/La-Revolution-des-fourmis-EAN=9782226086365

[19] http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/02/en-grece-un-referendum-express-a-organiser_4668200_3234.html

[20] https://fr.wikipedia.org/wiki/Lemming

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78 réflexions sur « URGENT : Lettre ouverte à l’attention de Nicolas Hulot, par Philippe Soubeyrand »

  1. si extinction de la race il y a, il ne saurait y avoir de seconde chance …CQFD. de toute façon ça ne fonctionne pas ainsi, la nature et la planète ne distribuent pas de seconde chances ou je ne sais quoi . seul l’homme peut se prendre en charge ou pas et notre «  »météorite » » est notre nature profonde qui est le fruit d’une malfaçon, nous n’avons pas en nous le désir de prendre en charge la planète d’en être le garant. l’espèce qui serait celle dont le don est la vie et la multiplication de celle-ci ( excepté le fait que nous sommes en surnombre ! je ne parle pas de la multiplication de celle -ci bien entendu; elle est à notre image ). nous avons des dieux pour nous pardonner nos offenses! inutile de vous dire que votre article est un très bon article mais que je le conclue pour ma part de la manière la plus noire qui soit . nous ne serons certainement pas de l’après monde et c’est bien triste au regard de ce que certains d’entre-nous ont fait, écrit, créer, aimer, cela ne suffira pas, ne pèsera rien, et : c’est bien dommage !

  2. Je trouve que c’est faire beaucoup d’honneur à Nicolas Hulot que lui écrire cette lettre ouverte qu’il ne lira probablement pas et qui de toute façon ne changera rien à la face de la Terre. Car il n’y a définitivement rien à attendre des dominants. En attendant… (pour ceux et celles qui ont la possibilité d’accéder aux articles de Mediapart):

    http://www.mediapart.fr/journal/international/250715/new-york-et-shanghai-noyees-dici-2100

    Catastrophiste? Réaliste? Lucide? Hélas, mille fois hélas, cette Cop 21 ne sera qu’une sinistre farce. Ce qui est dit là, c’est qu’il faudrait immédiatement cesser toute émission anthropique de gaz à effet de serre. Alors, Nicolas Hulot…

    1. Oui, immédiatement… Et vous verrez qu’ils y viendront… Ils n’auront pas le choix…

      Puis, ensuite : capter de tous côtés les WMGHG présents dans l’atmosphère…

  3. Bonjour Monsieur, félicitations pour cette lettre remarquable et merci à M. Jorion d’en avoir permis la publication.

    Deux questions me préoccupent:

    – Cette lettre a-t-elle été adressée à son destinataire?

    Si tel est le cas, j’imagine aisément que M. Hulot pourrait être invité à mûrir une réponse bien avant la tenue de cette conférence sous la forme – non pas de propositions -, mais bien au contraire de questions exigeant un engagement irrévocable des participants.

    -Dès lors, pourriez-vous inviter M. Hulot à déjà répondre, en qualité d’invité sur le présent Blog?

    Cordialement,

    Renaud Bouchard

    1. Merci monsieur Bouchard.

      Pour répondre à vos questions, nous l’avons fait.

      So, wait and see…

  4. Merci pour cette initiative tout à fait utile, nous devons agir chacun à notre manière sur le plan des solutions à apporter au réchauffement climatique. Un sol labouré dégage 1 tonne de carbone par hectare et par an, un sol couvert en agroécologie séquestre 3 à 4 tonnes de carbone par hectare et par an sous forme d’humus en plus de l’économie de carburant qui peut aller jusqu’à trois fois moins. Des agriculteurs vont dans ce sens là et c’est très bien expliqué par Konrad Schreiber. C’est à mes yeux une des choses des plus urgente à entreprendre, de mon côté j’essaye de l’appliquer au potager collectif auquel je participe. Quand Konrad Scheiber qu’il s’agit d’une révolution culturelle, il a parfaitement raison, pour lui cela 10 000 ans qu’on fait les cons.

    Bien sûr la question de la propriété privée doit être posée, la question de l’autonomie de l’individu aussi et d’autres innombrables, mais c’est chacun à son échelon que cela se passe et il me semble que l’agriculture est un vecteur très important.

    1. L’agriculture n’est qu’une branche d’un problème beaucoup plus général.

      Il faut voir le Système actuel comme un machin qui cherche à maximiser son agitation, pour maximiser une production de « richesses » (par ailleurs captées par une minorité), et qui donc maximise aussi des pollutions de toutes natures, et tout ceci à l’aide d’une débauche de consommation d’énergie fossile.

      On peut faire l’analogie avec une ampoule à incandescence:  On chauffe énormément un matériau, ce qui agite énormément les particules de la chose, qui émet un peu de lumière…

      Par contre on a compris l’absurdité de ce système de production lumineuse, on a étudié comment améliorer son efficacité dans des proportions considérables, ce qui a donné, entre autres, les diodes électroluminescentes…

      La politique économique, elle, n’a jamais été pensée.

      On ne fait qu’y appliquer des recettes d’un autre âge, car elles arrangent bien les dominants, qui ainsi conservent leurs privilèges…

      1. Bonjour monsieur Gagnot,

        L’économie est continuellement pensée tout autour des dogmes…

        D’ailleurs, j’ai personnellement augmenté ma cagnotte pour un livre qui, je crois me souvenir, sort le 2 septembre…

    2. Michel,

      T’es-tu seulement demandé, une seule fois, pourquoi tous ceux qui sont nés à la terre ont tous quasiment cherché à la fuir quand ils ont pu ?

      1. Très bonne question, d’autant plus qu’elle me concerne puisque j’y suis né.

        Alors pourquoi l’ai-je quitté (fin des années 60) puisque j’étais appelé à reprendre la ferme laitière de mes parents. Je ne te cacherai pas de dire qu’une des premières raisons était que les filles ne voulaient plus de fermier (il faut être honnête). La deuxième raison était l’appel de la ville et de ses secrets, ce qui m’a permis de vivre et de comprendre le système industriel. Mais il y avait une raison plus sournoise qui me disait de ne pas m’engager dans une course au gigantisme et à la maximalisation des exploitations, c’est seulement après coup que je l’ai compris (vers le début des années 80 correspondant à ma prise de conscience écologique).

        Maintenant avec l’expérience de la vie et l’expérience technique que j’ai acquis tout le long de ma profession et de mes pérégrinations sur internet je suis certain qu’on peut arriver à vivre honnêtement de l’agriculture si on se tourne vers l’agroécologie. Maintenant à 66ans et retraité quel peut être mon rôle pour promouvoir une telle agriculture ? Et bien c’est que je vous raconte et c’est loin d’être terminé (sauf si je me casse la pipe)

        Une chanson que j’adore

      2. Michel,

        D’abord, évite de casser ta pipe avant encore un bout de temps, puis évite de prendre pour toi des mots qui ne te sont pas destinés et qui sont figuratifs, comme « bouseux » sur un autre sujet. Bref.

        Ecoute, faut pas se la raconter l’agriculture, le monde paysan, ça n’intéresse presque personne quand tu as goûté à la vie « citadine ». Je ne parle pas du lopin de terre plaisir, ou du bout de jardin en complément, je parle de vivre véritablement de la terre. C’est un métier trop dur et trop exigeant même mécanisé.  Cette salope de terre est vachement ingrate. Et comme tu dis, pour les filles… Sauf si t’es un grand vigneron ou un gros céréalier, là je dis pas ! Mais la terre, comme ça en vendant quelques légumes, quelques fruits, en élevant soi-même quelques lapins, poules, brebis voir cochons, c’est juste pas possible si t’es pas né dedans.

    3. K Sheiber va un peu trop vite en affirmant que cela fait 10 000 ans (en gros depuis les débuts de l’agriculture) qu’on fait les cons. Il y a eu des sociétés qui ont pratiqué une agriculture « raisonnable » (une vrai, pas le produit marketing actuel). Par exemple, l’agriculture médiévale européenne a su trouvé un équilibre entre polyculture vivrière / élevage / ressources en eau, en appliquant des rotations triennales avec mise en jachère, apport d’engrais naturels des animaux participant au travail de la terre, une irrigation maitrisée, etc.

      Si la « permaculture » est tout à fait pertinente pour les petites surfaces comme les potagers familiaux ou collectifs, j’estime qu’il y a une forme de tromperie a la promouvoir comme solution miracle adaptable aux millions d’hectares de céréales et de pomme de terre qui constituent une grande part de notre alimentation quotidienne (à moins que Vigneron n’invalide cette assertion avec des statistiques dont il est friand)

      1. K Schreiber ne promeut pas la permaculture mais bien l’agriculture de conservation en couverture permanente en culture céréalière sur grande étendue, aujourd’hui il réalise aussi des essais sur les vignes. Il s’agit de considérer le sol comme un capteur solaire qui doit forcément être couvert le plus longtemps possible durant l’année par des plantes vivantes, c’est ce qui constitue la réserve d’humus et par conséquent la durabilité du système. Un tel système n’a jamais existé même si comme vous le dites par des rotations triennales et des jachères  dans un système agro-sylvo-pastoral on s’est raproché de la durabilité.

        Aujourd’hui nous consommons 12 calories d’énergie fossile pour une calorie agricole produite et d’autre part dans 50 ans nous n’aurons plus que le 1/3 de disponibilité actuelle de pétrole. Alors prétendre que l’agriculture actuelle ne changera pas c’est il me semble quelque peut prématuré. Que sera-t-elle dans 50 ans, je n’en ai aucune idée

         

  5.  » Sommet des Consciences […] 195 chefs d’États « 

    En soi, c’est une plaisanterie, et si N. Hulot, comme n’importe qui d’ailleurs, espère infléchir suffisamment l’un ou l’autre de ces 195 pour que se réveille sa conscience, et bien, c’est que nous aurions affaire à un rêveur.

    Nous sommes en fait beaucoup plus près de l’aiguillage observé par René Dumont: « L’utopie ou la mort ».

    Et il faudra une sorte de mort pour que les consciences survivantes apprennent l’harmonie, fondement du respect de l’environnement, complètement à l’opposé des « meilleures » politiques, si tant est qu’il puisse en exister une seule de « bonne ».

  6. @ Soubeyrand

    100% d’accord c’est un OUI.

    Il faut stopper complètement tout ce qui est inutile, fermer le maximum d’usine relié au non nécessaire.

    Rediriger la main d’œuvre vers l’agriculture, moins de travail par individus mais plus d’individus au travail….. moins de tout ce qui se termine par  »cide » etc……

    Instituer un revenu de base…..

    Reprendre le contrôle de l’argent….. saisie des banques….élimination des dettes,exercer par ce contrôle une véritable gestion des ressources tenant compte de la capacité de renouvellement par l,action des écosystèmes(irremplaçables)reliés à la qualité de l’eau et de l’air etc…..

    Il y a encore  beaucoup à énumérer mais le principe est là il s’agit de l’appliquer

    1. Merci monsieur Audet,

      Plutôt que revenu de base, ne vaut-il pas mieux parler de revenu universel transitoire le temps que nous repensions tout proprement ?

  7. A 100% dans cette tentative quasi désespérée de stopper la machine folle. Certes, et certains l’ont déjà exprimé il n’est pas vraisemblables que les inconscients avaricieux qui dirigent les pays croiront nécessaire de prendre cette décision.

    Mais on peut l’imposer. Ce référendum que vous proposez sera une alerte pour bien des gens qui croient que rien n’est possible.

    Je reste positif, s’il y a moindre chance qu’à travers ce genre d’action on puisse faire changer les choses, il faut essayer. Cela ne coûte que le mal qu’on se donne et c’est un moyen d’éveiller les consciences. Merci pour l’idée

  8. Je suis pleinement en accord avec cette lettre ouverte et souhaite y ajouter un petit témoignage personnel, au sujet de l’extinction des espèces et de la catastrophe écologique à venir :

    Je rentre d’un voyage en Bavière et au Tyrol, en voiture diesel (honte sur moi, mais c’est bien moins cher que le train, mais qui fonctionne indirectement avec du charbon en Allemagne, je suis à moitié pardonné).

    Bref,
    1388 km effectuées à environ 70% sur autoroute, 20% sur départementales, et 10% de routes de montagne.

    Deux, je dis bien « 2 », DEUX et seulement DEUX insectes se sont écrasés sur mon pare-brise. En 1388 km. A travers la campagne allemande, sur des autoroutes bordées de champs et de forêts.

    Bon, en regardant de plus près, il y a bien quelques autres impacts minuscules dont je n’avais pas vu la présence, mais je ne saurais distinguer s’il s’agit de poussières ou d’insectes. 

    Il y a seulement moins de 5-6 ans, le moindre trajet en été provoquait une pluie, une déferlante de moucherons/insectes de toute sorte jouant les kamikaze sur mon pare-brise.

    Ont-il appris à esquiver les voitures ?  Je ne le pense pas.
    La réalité de leur extinction ne fait pas le moindre doute.

     

  9. Un peu obsolète la métaphore des lemmings:

    http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20031031.OBS9002/les-lemmings-des-suicides-maquilles.html

    il n’existe actuellement aucun supercalculateur capable de venir à bout du modèle climatique idéal permettant de comprendre avec précision l’ensemble des interactions du système complexe observé au sein duquel nous évoluons

    Si je suis le résonnement jusqu’au bout, voila de quoi apporter de l’eau au moulin des climato-sceptiques, non ? Ou j’ai mal interprété ou cela est mal formulé.

    sensibilité, sobriété, humilité, équité, dignité, liberté, fraternité

    Je signe

    Par ailleurs, les débats sur le climat ne doivent pas masquer trois autres problèmes fondamentaux pour la survie de l’espèce : la pollution chimique généralisée, l’épuisement des terres arables et leur érosion.

    Ce n’est pas d’une conférence sur le climat dont nous avons besoin, mais d’une préservation globale de l’environnement qui dépasse largement la question du CO2.

    1. Bonjour arkan, et merci pour votre remarque.

      C’est la technologie qui nous fait défaut. Pour vous donner une idée :

      Le traitement simultané de 3 matrices carrées de dimension 1500 (nombre de variables observées en quasi temps réel, granularité une minute), comprenant des traitements, d’interpolation, de synchronisation, de normalisation, de corrélation (variance/covariance, corrélation croisée pour les retards entre les variables nécessaire à l’ordonnancement, corrélation de Pearson), avec environ 1 an de données collectées, sur un serveur classique doté de 8 processeurs Pro de l’ordre de 2,4 GHz et 32 Go de RAM…

      Algorithmes implémentés en JAVA 64 bits…

      Temps de traitement ~30 mn… Les 8 CPU tournant simultanément à 100%…

      Alors je vous laisse imaginer pour un système complexe observé doté de 10000 variables pour 8 ans de données stockées dans les datawarehouses…

  10. La COP21 n’accouchera que d’une souris et il ne peut en être malheureusement autrement.

    Le système capitaliste mondialisé n’a que faire de prévisions alarmistes concernant l’environnement. Les lanceurs d’alertes ne seront pas même écouté poliment mais bien considérés comme irresponsables, troublions inconscients des risques anxiogènes ou d’instabilités politiques que leurs propos généreront auprès de populations désirant accéder à toujours plus de conforts (la soit disant mondialisation heureuse) fusse au prix d’un air irrespirable (voir la Chine et autres pays dit émergents) et à des pollutions dramatiques pour des millions d’êtres humains.

    La marchandisation exponentielle du vivant, l’exploitation des sols et matières premières génèrent des profits colossaux qui resteront les seuls priorités jusqu’à épuisement total. Comment serait-il possible de conscientiser ou sevrer cette minorité de drogués du toujours plus de profits qui règnent en maîtres absolu?

    Et pour la multitude est-il seulement encore possible, de lui demander de se passer de ses joujoux électroniques et autres objets usinés à l’autre bout du monde par des petites mains invisibles dont ils se soucient à peine?

    Avons nous réellement conscience que notre petit confort nous conduit à scier la branche sur laquelle nous sommes assis? Pour certains plus et mieux informés sans doute la réponse sera oui, mais, pour l’immense majorité l’égoïsme prévaudra et le fatalisme ou l’insouciance l’emportera, « après nous les mouches » restera leur credo. A moins que les temps ne deviennent vraiment très très durs et que rapidement ils soient contraints et forcés de vivre frugalement. En attendant aucune conférence n’inversera le processus mortifère en cours.

  11. Je suis d’accord avec ce qui est écrit en gras: il faut refroidir l’humanité, faire une pause dans cette crôassance et ce praugrès délirants. L’effet de serre capitaliste (la serre des oiseaux de proie!) réchauffe l’atmosphère sociale comme le dioxyde de carbone réchauffe l’atmosphère terrestre. La surchauffe sociale s’est toujours mal terminée (guerres, parfois civiles).
    L’image de l’inversion inspire au matheux que je suis l’idée de révolution anti – capitaliste: la terre ne nous appartient pas, c’est nous qui lui appartenons. Est ce pour cette raison que vous l’avez insérée dans votre texte?
    L’image du fossile spiralé renvoie pour moi à l’exclamation typiquement platonicienne de Jacob Bernoulli lorsqu’il modélisa mathématiquement cette forme par la spirale logarithmique: « Eadem mutata resurgo ». Je suis  certain que PJ aura été sensible à votre délicate attention!  🙂

    1. Merci.

      Et pour l’inversion, votre interprétation et bonne, sans quoi, cela ne peut pas tourner rond.

      Car l’inversion se pose surtout lorsqu’il s’agit « d’aplatir » un espace euclidien de dimension n en un espace euclidien de dimension n-1.

      Pour un cercle, il s’agit de la droite…

      Les hypersphères ou les n-sphères… De quoi vous donner des migraines durant des mois.

      1. Je vous laisse la responsabilité de vos affirmations mathématiques. 🙂

        Je préfère l’inversion par invagination qui échange continûment l’extérieur et l’intérieur d’une sphère en passant par le plan projectif cher à Lacan. Prise de tête garantie avec la conscience à l’extérieur et l’inconscient à l’intérieur. Thérapie sur le divan. Application à la transformation soft du capitalisme en communisme (et réciproquement). 🙂

      2. Bien entendu le capitalisme se voit à l’extérieur de la sphère: image de l’aigle impérial enserrant (effet de serre*) le globe terrestre.

        * Je suis content de mon effet de serre … même s’il est plus que probable que je n’en suis pas l’inventeur.

  12. Totalement d’accord avec tout ce que vous écrivez, par contre la question que vous soumettez à référendum doit être totalement retravaillée : elle est trop complexe, elle ne prévoit pas de phase de transition etc…

    Posée ainsi, le non ne peut que l’emporter… Ce n’est pas ce que vous souhaitez, je pense.

    1. Merci monsieur Vermont,

      Il est certain que cela peut-être reformulé autrement. Toutefois, le danger d’y insérer une transition, serait que celle-ci devienne loi aux yeux de certains. Or, cette transition ne doit pas durer, d’autant que certaines populations très fragilisées ont déjà suffisamment attendu et en paye le prix fort sur l’Autel de notre orgueil… Aussi, il me semble, si l’Humanité doit exprimer son opinion, c’est bel et bien sur l’objectif visé, la transition devant demeurer sous-jacente.

  13. 1er marché du monde : les armes

    2ème marché du monde : la publicité

    Entre ceux qu’on effraie ou qu’on tue, et ceux qu’on lobotomise, reste-t-il une place pour la minorité qui est prête à tout pour la survie de l’espèce ? J’en doute  …

  14. Si ce que vous dites est vrai, et je vous crois, tout est d’ores et déjà fini. Rien, il n’y a plus rien de possible, ce changement radical que vous appelez de vos vœux n’est plus possible, pas dans ce contexte. Il faut tout arrêter, supprimer les automobiles, cesser de construire des routes, des parkings, des centres commerciaux, des aires de loisir, des aéroports, des barrages, et même des ordinateurs et donc l’Internet… Imaginez un peu ce qu’il va falloir déployer comme énergie pour convaincre tous les états de la planète que notre monde est en train de s’éteindre et que nous sommes les ultimes représentants de l’espèce humaine. Voyez les forces en présence et les haines multiples qui s’entrecroisent, tout est perdu, nous ne pouvons plus renoncer à ce confort, plutôt mourrir penseront la plus grande part d’entre nous, (parcequ’ils n’y croient pas, n’oubliez pas qu’un grand nombre croient en Dieu, et que celui-ci ne peut pas les abandonner), et c’est effectivement ce qui adviendra.

    1. D’accord avec l’analyse. J’ajouterai que je sais comment sera la fin: les ressources s’ amenuisent,  les plus forts s’ en accaparent après moults bagarres et avanies et à la fin…la Terre continue son périple dans le système solaire,  pensant ses plaies et, peut être,  si nous ne l’avons pas trop abîmé, offrira-elle leur chance à d’autres espèces qu’elles quelles soient.  Notre tour étant passé,  c’est l’avenir le plus optimiste que je puisse espérer.  Cela prendra certainement plus de temps que de l’écrire, c’est certain.

  15. Le Sommet des Consciences, c’est quand même encore un pince fesses auquel se rendent des tas de gus ovnis gourouesques en Boeing ou Airbus cramant des litres de kérosène pour peu de temps de séjour, alors qu’ils auraient pu faire ça en vidéo conférence. Bonjour l’exemple et la modernité !

    Ça fait très style les sachants brahmanes qui vont nous expliquer la vie, sobre si possible, et comment sauver la planète quand la plupart d’entre eux sont gavés de pognon médiatique.

    On y trouve la chère physicienne philosophe écologue… Vandana Shiva, sorte d’écolo-réac spirituelle :

    https://blogs.mediapart.fr/blog/yann-kindo/240814/vandana-shiva-demythifiee

     

    1. Les gouvernants mondiaux actuels sont incapables d’affronter les conséquences du défi qui s’impose à l’espèce.

      Ils vont ergoter sur la nature des mesures nécessaires. Tarifaires? Non ! Contraignantes ? Non ! Volontaires et optionnelles mon Cher ou ma Chère.

      Il suffit déjà de considérer la préparation au Parlement européen de la question de « la traçabilité des minerais  » vous savez bien ces précieux minerais indispensables à nos tablettes, ordi etc. Ces minerais suant le sang et la mort dans certaines régions.

      Vraiment il ne reste que l’ Utopie.

      Comment accoucher d’une Utopie ?

      Il faut beaucoup de grandes catastrophes avec beaucoup de morts bien visibles. Alors là les responsables politiques commencent à s’ inquiéter pour de bon.

    2. Obligée d’intervenir : Vandana, dont je connais un peu les conditions de vie modestes, à Delhi, possède un doctorat es biologie et physique (le NY Times se plante – à dessein, disent certains  – et Médiapart suit, il n’a pourtant pas la contrainte de vendre des publicités. Mais là n’est pas l’important : c’est d’abord une disciple de Gandhi lancée dans un courageux combat pour la vérité (satyagraha).

      Son étonnant talent de logicien et d’orateur terrifie l’agro industrie. Il a beaucoup gêné le GATT et l’OMC dans la privatisation des semences, des animaux et des gènes humains. Une telle intelligence étonne venant de l’Inde. On oublie que ce pays sustente tant bien que mal 1 milliard d’habitants (dont un certain nombre de matheux au cours des millénaires comme aujourd’hui).

      Durant la résistance contre les Anglais ses parents ont choisi le nom de Shiva « par référence à quelque chose de plus ancien que le système des castes » si bien qu’elle ignore leur caste d’origine – normalement indiquée par le nom. Je ne vous ferai pas l’injure d’ajouter qu’il s’agit d’une divinité.

      Vandana travaille avec les enfants des écoles de sa ville à la transmissions des recettes médicinales, des grands mères aux petits enfants; et au pied de l’Himalaya a la conservation des variétés et systèmes agricoles ayant traversé les âges dominés par les empires égyptien, grec, romain, ou anglais et qui pourraient survivre aux Etats-Unis. Sa parole étant très efficace, on l’invite, et elle se fait payer pour financer ses actions.

      Elle s’associe à des paysans qui nous semblent très pauvres, car ils ne portent qu’un pagne au champs. Son organisation Navdania, de « nav » (neuf, dans les 2 sens du terme en sanskrit) renvoie à la technique de semer en mélange neuf graines (dont des légumineuses, pour les lecteurs sachant le rôle fertilisant symbiotique de leurs bactéries), récoltées à mesure de leur maturation.

      Vous en trouverez la liste, établie par mes soins, dans « Ethique et agro industrie » titre imposé par l’éditeur (l’Harmattan), lors de ma traduction, en 1993, de Captive minds, captive lifes, autrement dit : Esprits captifs, vies de captifs (je tiens au « de » de vies de captifs, le français préfère le substantif). Il y’a aussi un système à 12 graines, mais je l’ai appris ensuite et ne les ai pas toutes identifiées.

      A croire Vandana, le premier acte officiel de la couronne anglaise en Inde fut de prendre les forêts. Et aujourd’hui Monsanto réduit en esclavage les agriculteurs,  c’est sa déclaration de la semaine dernière. Mais à la lire, il y’a déjà vingt ans, la Nature n’est pas un capital mais une travailleuse dont on n’évalue pas l’apport en richesses (ni celui du travail des femmes du reste) . Elle m’a dit en 2012  » on sera tous un peu agriculteur ». Ey ça me semble tomber à pic pour ne pas vous ennuyer plus longtemps.

       

  16. Ce n’est pas que les lanceurs d’alerte ne soient pas écoutés:  les « y a qu’à /faut qu’on » sont nombreux et font consensus en ce domaine. Une redite ad nauseum d’un catéchisme écologique ne changera pas notre mode de vie. Pourquoi ? Parce que ce mantra est l’exutoire parfait à notre mauvaise conscience collective.  Pourquoi alors ne peut il y avoir de prise de conscience massive suivi des saines réactions pragmatiques au futur désastre ? Parce que nous nous sentons tous « à moitié pardonné » comme le dit plus haut Olivier, c’est à dire que nous n’avons DE FAIT aucunement l’intention de renoncer à notre mode de vie. Combien de végétaliens ? Combien de décroissants ? Nous n’avons que les marchands que l’on mérite.

  17. Avons nous réellement conscience que notre petit confort nous conduit à scier la branche…

    Mais arrêtez avec ce discours moralisateur!

    Il masque les causes profondes, à savoir un système économique conçu non pas pour améliorer les conditions d’existence de tous dans le respect de la Nature, mais de permettre à une poignée d’hyper friqués de concentrer toujours plus richesses et ressources.

    Si vous croyez que réduire notre petit confort résoudra quoi que ce soit (sauf de manière marginale), vous faites totalement fausse route.

    C’est le capitalisme des rentiers et la propriété privée des ressources primaires qui sont la base de nos problèmes…

    Il faut un système pensé de manière scientifique, afin de (…), tout comme on l’a fait pour envoyer des types sur la Lune.   (Notez que ce ne sont ni des politiques ni des économistes, qui en ont été chargés…)

    1.  
      @ Dominique Gagnot dit :  27 juillet 2015 à 21:36
       
      « Mais arrêtez avec ce discours moralisateur! Il masque les causes profondes, à savoir un système économique conçu non pas pour améliorer les conditions d’existence de tous dans le respect de la Nature, mais de permettre à une poignée d’hyper friqués de concentrer toujours plus richesses et ressources. »
       
       
       
      Pour traiter correctement un problème, il est indispensable de n’exclure aucune des données à prendre en compte.
       
       
       
      Ne tenir compte que de l’objectif d’égale répartition des richesses, en tirant à boulets rouges, comme vous le faites, sur les capitalistes rentiers propriétaires privés des ressources primaires, peut faire perdre de vue la nécessité, pour une communauté considérée, d’adapter sa consommation globale à la richesse globale produite.
       
       
       
      L’expérience prouve que l’atteinte de ce dernier objectif visant en final à consommer globalement moins, de sorte à capitaliser pour investir et s’adapter afin de faire face aux contraintes futures, est souvent le fruit d’une inégale répartition des consommations, c’est-à-dire des revenus nets d’impôts et taxes.
       

      1. Jducac vous caricaturez mes propos. (jamais je n’ai souhaité une « égalité »)

        Je ne comprends pas que la modération vous laisse indéfiniment sortir vos raisonnements dignes de TF1 (pour enfumer?)  Mais je ne vais pas non plus tout le temps les corriger…

      2. Nicolas Hulot est quelqu’un de sincère et d’engagé, je pense qu’il a conscience que face à de gros groupes de pressions, on ne va pas renverser la vapeur du jour au lendemain. Dans cette quête il  n’y a pas de petites victoires, nous ne serons jamais de trop et nous n’aurons jamais assez de beaux et nobles objectifs m^me  si ils paraissent utopiques; pour continuer à semer et  à construire des mieux possibles et viables pour une majorité d’entre nous, le monde du  VIVANT sur notre belle maison la terre et au dessus et autour avec l’immensité des galaxies.

        Cela va au delà de croire ou pas mais plutôt du faire ensemble, et egalement en soi et sur soi , les changements  intérieurs dont nous ne pourrons plus longtemps faire abstraction non plus, cela va de pair , bien entendu et est totalement relié,  avec le ce qu’il se passe dans notre environnement extérieur.

        Merci à vous pour ce texte et ces belles photos.

        basic, ce n’est pas un fossile , c’est un escargot (en veille ou mort, la faut le soulever pour savoir, sa coquille est opaque)

        Je trouve cette cigale vraiment agréable à regarder avec ses ailes fines, comme un fin vitrail mordoré et son « bigoudis  » (elle a pas fini son repas ?)

      3.  
        @ Dominique Gagnot dit : 28 juillet 2015 à 12:08
         
        Pour progresser il nécessaire d’admettre qu’il faut de tout pour faire un monde. Y compris des TF1, des France Culture, des Michel Onfray, des Jean Pierre Le Goff, et même des jducac, que les modérateurs éclairés laissent s’exprimer dans l’intérêt des débats.
         
        http://www.franceculture.fr/emission-contre-histoire-de-la-philosophie-la-resistance-au-nihilisme-dialectique-de-mai-68-2015-07-
         
        Je vous souhaite une très bonne audition.
         

      4. Bonjour Gudule,
        « Nicolas Hulot est quelqu’un de sincère et d’engagé, je pense qu’il a conscience que face à de gros groupes de pressions, on ne va pas renverser la vapeur du jour au lendemain. Dans cette quête il  n’y a pas de petites victoires, nous ne serons jamais de trop et nous n’aurons jamais assez de beaux et nobles objectifs même  si ils paraissent utopiques; »
        Nicolas Hulot est quelqu’un de sincère et engagé, conscient et persévérant, intelligent, que je respecte infiniment. Il a été et est une sentinelle. Pour autant est-il cohérent en misant encore aujourd’hui sur des grandes messes dites internationales appelant à la raison  qui toutes dans le passé récent ont abouti a un flop puisque nous en sommes aujourd’hui arrivés au COP21 de la dernière chance ?
         « La folie, c’est de faire tout le temps la même chose et de s’attendre à un résultat différent ! » [Albert Einstein]
        Il me semble qu’une pétition telle qu’énoncée en soutien a son action, même signée par des millions de personnes aura autant de force de persuasion que le référendum a pu en avoir pour Alexis Tsipras. Des milliards ? Hum hum.
        Nous ne qualifions pas ou plus les réfugiés de sociaux, économiques, politiques, environnementaux, climatiques afin de leur porter aide et assistance. Nous les qualifions désormais pour évaluer leur niveau de culpabilité, les abandonner en toute légitimité puis légalité.
        Quel est la menace in fine dans l’avenir proche ? Éviter que la planète soit peuplée à 99% de réfugiés et leurs kyrielles de dénominations justifiant leur disparition puisque la planète ne sera plus habitable pour notre espèce et la plupart des autres.
        Les 1% ? Qui sont-ils armés de leurs pouvoirs de destruction, de vie, de mort. Qui croient-ils être ? Quelle foi les anime, quels pouvoirs croient-ils détenir pour être persuadés qu’ils seront dans tous les cas plus forts que la nature elle-même, c’est-à-dire qu’eux ne disparaîtront pas ? Des titans, des dieux, Gaïa, leur mère, tout ça … Sept millions. Rude cohabitation entre eux. J’imagine qu’il doit toujours y en avoir un plus dieu que les autres !
        Faire signer une pétition, faire un référendum s’apparente désormais à faire une prière en déposant une offrande.

  18. Pas si invisible…Philippe Soubeyrand
    Si 1.32 % (score de Réné Dumont en 1974) des 195 représentants succomberait, ce serait une performance.

    Mais votre programme 2016 ferait un sérieux film catastrophe au regard de la potion qui gave les grecs.

  19. Bravo ! Félicitation pour cette idée élégante mais néanmoins percutante, simple à réaliser avec un peu de volonté politique.

    On va voir ce qu’il a vraiment dans le ventre ce cher Nicolas Hulot (que je crois pour ma part profondément sincère).

    J’ai l’adresse de messagerie (véridique et certifiée) :

    secretariat.hulot@elysee.fr

    Devrions-nous lancer une campagne ? Sous quelle forme ? Change.org ? Avaaz ? Relayée face de bouc bien sûr, twitter, etc. Mais ça demande de la logistique non ?

  20. C’est beau d’y croire.
    Pour ma part, je vois mal comment les choses bougeraient.
    L’utopie de la société sauvée par la technologie me semble relever de la science-fiction.
    C’est trop tard.
    Ici à l’ouest, nos cerveaux ont déjà été ramollis par les messages alarmistes des institutions, par la soupe médiatique qu’on nous sert à longueur de journée, par nos vies compliquées ou la difficulté de faire juste vivre les siens empêche toute réflexion plus « globale ».
    Ailleurs on se demande ce qu’on va bouffer ce soir.
    Cette situation est voulue. Elle maintient les peuples en état de besoin. Pas d’alternatives possibles.
    Les élites, qui elles ont le loisir de réfléchir à tout ça, profitent en général de ce système qu’elles ont créé et font tout pour le maintenir. Coûte que coûte.

    Au delà des beaux discours, combien seront vraiment capables de tout changer et d’abandonner ce pour quoi ils ont travaillé toute leur vie ?

    J’espère me tromper de tout coeur.

  21. En lisant ces lignes, me revenaient à l’esprit les images vues un peu plus tôt de Lord John Sewel, respectable (forcement) membre de la chambre des Lords, snifant sur la poitrine d’une prostituée de la cocaïne à l’aide d’un billet de banque roulé en cornet.  
    Question : par rapport à ses confrères oligarques, quelle que soit leur nationalité, ce personnage est-il ?
    a) exceptionnellement cynique et dépravé,
    b) banalement dans la norme.
    Si l’on pense comme moi, que l’évolution a orienté le primate humain vers la satisfaction impérieuse et immédiate de ses désirs, au détriment de ses capacités à se projeter dans l’avenir -le fameux après-moi-le-déluge-, alors poser cette question est une perte de temps (le bestiaire étant vaste et toute règle souffrant ses exceptions, il existe aussi de vrais illuminés, à l’image de M. Schäuble, prêt à sacrifier des peuples entiers sur l’autel de leur croyance. La forme est certes beaucoup moins ludique, mais le résultat est tout aussi dévastateur).
    Dit autrement, dans un monde où la submersion de New-York ou de Shanghaï, où bien la vente d’ADM, représentent une chance de voir augmenter le PIB, est-il bien raisonnable d’espérer être entendu ?
    Bien sûr que non ! Nous ne changeons pas ! Un Sénateur ou un Centurion de la Rome antique seraient sans doute extrêmement impressionnés, déboussolés même, par nos réalisations techniques, mais je gage fort qu’ils s’adapteraient quasi instantanément au fonctionnement d’un parti politique ou d’un conseil d’administration de transnationales.
    Dans ces conditions, penser l’utopie est certainement notre seul espoir de survie. Mais si nous voulons la voir se réaliser, nous ne devons pas oublier un seul instant ce que l’évolution a fait de nous.
    Comme nous sommes des animaux humains (ça n’est pas une insulte, juste un constat), cela signifie probablement devoir prendre notre évolution en main… avec notre conscience et notre intelligence si limitées. Une sorte de fuite en avant pour échapper à l’extinction ; évolue ou crève en quelque sorte.

    1. Ah zut ! La thèse de « Le dernier qui s’en va éteint la lumière » (Fayard, janvier 2016) dévoilée prématurément !

      Tant pis, il faudra que je vive avec !

    2. « Évolue ou crève »

      « L’évolution des sociétés est lamarckienne, cela ne fait aucun doute, et je crois qu’il en va de même en biologie. » Thom, filmé par JL Godard, 40′, dispo sur le net.

      Nos élites croient dur comme fer au darwinisme.

      Anecdote. Une amie de mes enfants bosse à la BCE sur un programme lancé tout récemment de surveillance des banques de l’UE. Son nom de code est… Darwin.

  22.  
    Nicolas Hulot utilise son aura médiatique pour porter un message que nous partageons, sauver la planète(ou plutôt nous-mêmes). Il ne se revendique d’aucun parti politique et souhaite rallier le plus grand nombre à sa cause, la survie de la planète.
     
    Il sait sûrement que peu de choses seront décidées en décembre. Mais c’est déjà un défi de réunir du monde autour d’une  table sur ce sujet…Essayez dans votre village, votre quartier, de convoquer une assemblée sur ce thème : « Qu’allons nous faire en 2016 pour sauver notre nature nourricière, notre planète généreuse de son ébullition terrestre… ? » 3 pelés, un tondu, et un touriste égaré sûrement.
     
    Une réunion de cette ampleur c’est de la couverture médiatique, c’est du message qui passe au plus grand nombre et c’est pour cela que tous veulent en être. Pour l’image. La photo de famille. Et tant pis s’il ne se passe rien. Car il ne se passera rien. Comme chaque fois, des bonnes intentions, des poignées de mains chaleureuses, et de retour à la maison, le traintrain.
     
    Changer c’est changer tous un peu. Economiser, vivre simplement, prendre le vélo, marcher pour aller chercher le pain (et c’est bon pour la santé…) Si chacun fait un peu, c’est déjà beaucoup pour tous. Changeons, un peu, montrons tous que ça marche, faisons des émules… c’est un bon début.
     
    Après il faut peser dans les urnes, et ce n’est pas gagné. Nicolas Hulot ?
     
    Le changement viendra seulement de la politique, car c’est la loi qu’il faut changer ou améliorer dans toutes sortes de domaines.
     
    Le référendum, aucun gouvernement n’a  voulu  s’y risquer dernièrement.
     
    Ce que le peuple veut, dieu le veut ? (Sauf le traité européen, pin, pin)
     

  23. Merci ! Clair, limpide, argumente.

    Tel l’equilibriste agonisant au sol qui pensait finir son chemin sans encombre, jusqu’a ce que surpris de son echec il s’en mourit betement sur le sol de ne pas avoir voulu porter sa securite.

    Ils pensent encore faire le show, mais deja la corde vacille.

    Tres personnellement je me fou de ce systeme economique, cette maniere deguise de mettre le monde en esclavage me fatigue, me repulse, I fell so lazy about it, cependant ce qui m’inquiete le plus c’est d’avoir le sentiment qu’elle nous a aussi confisque le choix de la refuser, cette institution. Car, imho, ils ont tout vole lorsqu’ils ont mis main basse sur le pouvoir et les flux financiers, ne nous laissant rien d’autres que des contrats d’employes, des dettes a rembourser et, ces jours sans fin dont l’accomlpissement est devenu futile tellement l’un peu remplacer l’autre dans cette machinerie fordienne.

    Peut etre avons nous pu garder cet outil `cheap` qui est internet, mais tout le reste, les moyens de production, les connaissances scientifiques, ils le gardent pour eux.

    Et c’est peut etre cela notre veritable echec, d’avoir perdu nos moyens d’impacter le cours de choses independament des institutions et structures sociales qui nous formatent.

    En cela esperons qu’internet soit reellement une composante de la solution, mais ne nous leurrons pas imho.

    1. Je crois moi aussi que Nicolas Hulot est sincère, mais je ne crois pas du tout à la réussite de cette conférence sur le climat, pas plus d’ailleurs que sur une réelle prise en compte globale (à court et à moyen terme)  de la donne environnementale. D’abord parce que l’inertie et les forces à combattre (industrielles, économique, financières, idéologiques, militaires, etc.) pour arriver à un vrai changement sont considérables. Ensuite parce que les solutions vont à l’encontre du fonctionnement du système capitaliste (dans sa dernière version néolibérale) qui ne peut que fonctionner sans une expansion continue, et sans aucune autre limite que celle du marché. Enfin et dernièrement,et ce n’est pas le moins important, je crois profondément que seule une infime minorité de la population est prête à faire les efforts nécessaires (par rapport à son mode de vie) pour donner un coup d’arrêt à cette marche délétère vers l’abîme. Et quand je parle « d’efforts nécessaires », je ne parle pas seulement des actions comme le tri  des déchets ou de la consommation de produits bio (même si c’est mieux ou nécessaire), mais bien d’un changement radical de notre façon de vivre. Il est à noter que je ne vois pas bien non plus (car ça fait partie du problème), comment  on pourrait s’affranchir  du problème de la démographie mondiale, alors qu’on prévoit 11 milliards d’habitants sur terre au début du siècle prochain. Pour toutes ces raisons, et aussi en raison de l’impossibilité d’arrêter dans des délais raisonnables les effets du changement climatique, j’ai bien peur (comme Paul Jorion l’a décrit)  que l’Humanité ne s’oriente vers un scénario à la Mad Max. Alors pourquoi se battre?

      Peut-être tout simplement, parce que rester juste témoin de la catastrophe qui s’annonce sans rien tenter, serait une façon de nier notre Humanité, et que je ne peux pas me résoudre à laisser en toute connaissance de cause, à mes enfants et mes petits enfants, cet « héritage empoisonné ».

      1. seule une infime minorité de la population est prête à faire les efforts nécessaires

        Mais comment pouvez connaître les « efforts nécessaires » alors que JAMAIS le système économique n’a été pensé pour satisfaire les besoins réels des humains, dans le respect des contraintes naturelles!

        A la grosse louche, 90% des « richesses » (chères à Jducac…) que nous produisons, ne servent à rien (ex: la pub), pire sont négatives : (ex: armements), ou sont produites en dépit du bon sens pour renouveler les produits aussi souvent que possible, sans aucune considération quant à leur utilité, du moment que ça se vend.

        Il faut remettre la question économique tellement à plat qu’il faut aller jusqu’à définir son but!… C’est incroyable, mais jamais cette question n’a été débattue. On a décrété que la course à la captation des richesses (autrement dit le capitalisme) était le meilleur moteur économique, sans du tout en analyser les conséquences désastreuses…

        Le véritable problème est que les actuels dominants n’ont aucun intérêt à ce que ça change.

        Si seulement on pouvait faire sauter ce verrou, je dirais que ensuite, c’est « y a qu’à… », en y mettant des moyens en rapport avec l’énormité du problème.  Mais ils existent.

        Encore faudrait il le poser, donc.

  24. La Plateforme – Paul Jorion :
    « créer les conditions pour que l’espèce puisse continuer de vivre à la surface de la planète ».
    Créer les conditions et non des conditions.
    Au pied du précipice de l’ordre des choses naturelles, la proclamation d’un état d’urgence local (après une catastrophe) (Wiki)
    ·         ne permet pas de déroger à certains droits fondamentaux et interdictions absolues, dont en particulier le « droit à la vie », l’interdiction de la torture et des traitements inhumains et dégradants, l’esclavage et la servitude et la « liberté de penser, de conscience et de religion ».
     
    Issu du XXème siècle, il se contente d’un « ne permet pas de déroger », il sonne comme une recommandation à suivre si possible  et non comme une obligation nécessaire et inconditionnelle. Le déclin d’un état d’urgence en état de siège est légitimé par anticipation puisque les évènements et eux seuls pourront être incriminés. J’voudrais bien, mais j’peux point.
    Il y a climat et climat.
    Dans le climat que nous vivons de compétitivité fondamentaliste, de défiance programmée  et de mort annoncée légitime légale et acceptable créant des races sociales, votre appel me semble malheureusement inaudible. Formulé de cette façon il annonce une forme de précarité prématurée à ceux qui se sentent encore protégés par leurs biens et avoirs puisqu’en réciprocité vous leur offrez les seuls mots-promesses-alibis à l’opposé de leurs expériences politiques et de leurs quotidiens, mots à l’origine de toutes les duperies dites démocratiques et humanitaires. Un tien vaut mieux que deux tu l’auras.
    Il y a moyens et moyens.
    Notre espèce n’improvise pas les cultures lui permettant d’avoir les moyens scientifiques technologiques et logistiques de lutter avec la nature. Cette même culture dispose de son volet social politique et économique lui offrant les moyens de lutter contre la misère la pauvreté la précarité et l’exclusion.
    Pour se donner une chance de gagner sa lutte avec la nature notre espèce doit mobiliser tous ses moyens et ressources culturels. Aucun de ne peut et ne doit lui faire défaut.  L’équilibre de la balance culturelle est nécessaire à la création des conditions permettant aux espèces vivantes de continuer à vivre sur la planète. En l’occurrence, nécessité fait loi :
    Au pied du mur de l’ordre des choses culturelles, conjoncturelles et structurelles, la proclamation de l’état d’urgence international devant les périls mondiaux imminents
    ·         Annihile et interdit toute discrimination fondée sur la race, la couleur, le sexe la langue, la religion ou l’origine sociale
    ·         impose certains droits fondamentaux et interdictions absolues pour toutes les espèces vivantes, dont en particulier le « droit à la vie », l’interdiction de la torture et des traitements inhumains et dégradants, l’esclavage et la servitude et la « liberté de penser, de conscience et de religion ».
     
    Il y a peur et peur
    La peur est salvatrice et meurtrière. Ouvrir les volets d’un futur accessible pour regarder en face tous  les dérèglements imputables à notre espèce culturelle lui impose d’en accrocher les deux battants. Laisser un des deux claquer aux vents mauvais signe que son processus de deuil par rapport à elle-même n’est qu’amorcé et qu’elle sera bien dépourvue quand les catastrophes lui tomberont dessus.  Un battant culturel (sciences), un battant resté naturel (société) ? Au royaume des aveugles les borgnes sont rois.
    Merci Monsieur Soubeyrand de faire place à l’exigence des faits.

      1. Ca y’est. J’ai médité.
         
        « Tant va la cruche en poterie artisanale  à l’eau de source immaculée, qu’elle se casse ».
        C’est la VO du XXème et des autres j’imagine
        https://www.youtube.com/watch?v=yRhq-yO1KN8
         
        Au XXIème
        « Tant va la cruche en fer cabossé à l’eau du puits asséché, qu’à la fin, elle se casse »
        Objet je casse ma cruche.
        Sujet je ne disparais pas, je ne casse pas, je meurs.  
         
        N’être que. Deuil. Naître. Que. Alter native. Au moment du virage, être, vulgaire, ordinaire, ses
        https://www.youtube.com/watch?v=TSq3TPmcsu0
         
        Venus des sens, du ventre d’internet, fulgurants, consansuaire
        « Not in my name » 4 mots
        « Je suis Charlie » 3 mots.
        Sans aucun doute effets mère autre part flash mob
        https://www.youtube.com/watch?v=IEexx5BR5eY
         
        Mon réel ? Les mots internet ont des sens, la suite sera intuitive ou ne sera pas.
         

  25. La question qui est posée dans cet article est celle de notre capacité à mettre en œuvre une quelconque intelligence collective. Le prérequis minimum à la mise en œuvre de l’intelligence collective est celle du statut de l’objection et de celui de l’objecteur. L’objection est le minerai de l’intelligence collective et à ce titre, l’objecteur (le lanceur d’alerte par exemple) doit être protégée le plus possible. Sinon, c’est le simple rapport de force qui domine et comme chacun sait, dans ces conditions, celui qui dit la vérité, comme le poète de la chanson, je cite: « il doit être exécuté »!

    Bien entendu, cela ne suffit pas de protéger l’objecteur pour prétendre au développement d’un peu plus d’intelligence collective. Chacun sait que la démocratie, c’est « cause toujours ». Encore faut-il donc écouter les objections, les travailler, comme un minerai, pour en extraire les informations, pour profiter de ces signaux, ces alertes sur la divergence, la contradiction, entre nos objectifs affichés et notre direction réelle.

  26. Mouais ! Voyons s’il répond à cette lettre…… Sans attendre, il conviendrait de diffuser celle-ci partout sans oublier les sites institutionnels, les sites d’entreprise, médiatiques lorsqu’il est possible d’en diffuser le lien.

    Nous avons l’habitude d’appuyer une demande « anonyme » par un nom connu. Est-ce encore possible ? Mais, il faut tenter bien sûr.

  27. Mais enfin, de quel emballement parle-t-on ? Dommage que la lettre ne suive pas son propre fil conducteur pour aller jusqu’au bout de ses propres conclusions, en comprenant que le fait qu’il n’existe aucune simulation capable de démontrer ou de prédire un problème climatique d’origine anthropique conduit à une conclusion assez simple : on ne peut rien affirmer à ce sujet, et surtout pas un quelconque consensus.

    Je crève d’impatience de voir l’homme se concentrer enfin sur les vraies urgences écologiques, liées par exemple à la destruction des terres arables, à l’empoisonnement des eaux et des océans, ou à la destruction de la biodiversité par la pression territoriale et la chasse aux ressources, plutôt qu’à se laisser détourner son attention et son énergie vers un thème manipulé et politisé qui est celui du « réchauffement anthropique », au sujet duquel l’esprit critique est non seulement trop peu usité mais aussitôt disqualifié et insulté dès qu’il se manifeste.

    Plus le troupeau bêle à propos de ce réchauffement, moins il raisonne à propos des causes qui produiront bientôt des conséquences, concernant le dépeuplement des océans, une pénurie à venir d’eau potable, l’empoisonnement de l’environnement et des habitations par les perturbateurs endocriniens, et à terme, des guerres attisées par tous ces phénomènes, qui elles produiront d’authentiques réfugiés non-climatiques, mais aussi de vrais morts que l’on ne pourra plus comptabiliser. La famine et la guerre, destins bien connus, déjà maintes fois joués et répétés dans l’histoire de l’homme, sont en effet les résultats à attendre de ces catastrophes. L’on passe son temps à gueuler à l’irresponsabilité des climato-sceptiques, jusqu’à vouloir les lyncher, quand une grande partie d’entre eux ne font que dénoncer l’escroquerie intellectuelle de la chose et demander à reconcentrer l’attention sur les vrais problèmes, les écueils qui nous attendent et qui sont la résultante inévitable d’un mode de vie qui, quoiqu’il en soit, met en péril l’écosystème global. Nous avons donc tous, dans le fond, une même perspective en commun. Sauf que certains se laissent abuser par une manipulation politique, tandis que d’autres s’exaspèrent à ce sujet, ce qui conduit à une division, et de toute façon, à une perte de temps, quand on occupe son énergie à ce faux-débat autant qu’à lutter contre un phénomène dont l’existence n’est pas prouvée, et dont les conséquences néfastes sont de toute façon constamment exagérées en comparaison de la réalité à laquelle nous confronterait une disparition des réserves de pêche mondiale par exemple. Conséquence probable, voire inévitable à long terme de certaines pratiques anti-écologiques qui n’ont strictement aucun rapport avec le CO2.

  28. « Je ne comprends pas que la modération vous laisse indéfiniment sortir vos raisonnements dignes de TF1 (pour enfumer?)  Mais je ne vais pas non plus tout le temps les corriger… »

    @Dominique et jducac,

    J’me disais , tiens, c’est bizarre, ils n’ont pas encore renoué…..avec les fondamentaux, et je vous jure que je dis cela en toute humilité car Basic et votre humble servante , n’ont rien à vous envier…. et ce n’est pas faute de faire des efforts considérables, que nous avons bien l’intention de poursuivre, jusqu’au Thom suivant….         🙂

    Bref, n’énervez pas les têtes de pont, après on a tous le mal de mer….

    Frère Julien, j’implore votre clémence pour ces pauvres pêcheurs…

    Gudule, faudrait , pt’être voir à pas m’énerver non plus tout de même !

    Mais Môssieur JA, ben moua , chui gentille, si, si , promis, craché, juré sur la tête de mon amoureux !

    Seule, dans le règne végétal, la vigne nous rend intelligible ce qu’est la véritable saveur de la terre. (Colette) 😉

      1. En effet. Après avoir beaucoup hésité, je me suis convaincu que jducac croit vraiment ce qu’il écrit (je conviens que cela frise l’invraisemblance !) et qu’il est donc utile – comme sur un champ de manoeuvres – de confronter nos arguments aux siens.

      2. Ok, mais si on confronte nos arguments au sien, sans cesse rabâché, (notez bien le singulier de « au sien »), il va falloir décupler les effectifs de la modération…

  29. Formidable billet.

    Bref, être lanceur d’alerte dans le contexte actuel, cela ne se calcule pas, cela ne se désire pas. Cela vous tombe dessus alors que vous ne vous y attendiez pas, alors que vous faisiez simplement ce que vous aviez à faire. Et la peur indescriptible qui vous gagne au moment où vous vous décidez à briser le mur du silence et des cloisonnements qui vous entoure, devient votre seule alliée, votre seul ressort, votre seul moteur dans un contexte aussi délétère, tant vous avez conscience à ce moment là que vous n’avez plus le droit de reculer. Et peu importe votre personne. Vous devez aller seul au bout de votre engagement quoi qu’il arrive, là où ni l’autocensure, ni la résignation, ne pourront vous corrompre…

    Alors si vous êtes dans le Nord de la France… bande de veinards, allez-y mais après avoir monté une pétition pour que le donneur d’alerte et tenancier de ce blog soit sur la photo 😉

    On poursuivra par une petite mise à jour en mesurant la température de l’eau de la casserole ou nous commençons tous à avoir très chaud , ça pourra servir… appréciant à sa jute valeur la réthorique de son Article 34 (je souligne) :
    34. Considérant, en premier lieu, que les dispositions contestées prévoient un examen systématique par la commission nationale de contrôle des techniques de recueil de renseignement siégeant en formation plénière d’une demande de mise en œuvre d’une technique de renseignement concernant un membre du Parlement, un magistrat, un avocat ou un journaliste ou leurs véhicules, bureaux ou domiciles, laquelle ne peut intervenir à raison de l’exercice du mandat ou de la profession ; que la procédure dérogatoire prévue par l’article L. 821-5 du code de la sécurité intérieure n’est pas applicable ; qu’il incombe à la commission, qui est destinataire de l’ensemble des transcriptions de renseignements collectés dans ce cadre, de veiller, sous le contrôle juridictionnel du Conseil d’État, à la proportionnalité tant des atteintes portées au droit au respect de la vie privée que des atteintes portées aux garanties attachées à l’exercice de ces activités professionnelles ou mandats ; qu’il résulte de ce qui précède que les dispositions de l’article L. 821-7 ne portent pas une atteinte manifestement disproportionnée au droit au respect de la vie privée, à l’inviolabilité du domicile et au secret des correspondances ;

    Bien que sonnés, Maître Eolas vous aidera à y voir plus clair, mais sans doute pas à vous rassurer.

    Alors, notre Guerrilla Civile civile numérique individuelle devrait commencer par ceci : chiffrons et cryptons : passons tous par des serveurs VPN et cryptons nos messageries.

    Moi, c’est fait 😉 désormais je fais mien cet… apophtegme

    Et vous ?

  30.  
    @Paul Jorion

    Certains étudient les catastrophes.
     
    Vous étudiez les catastrophes.
     
    Merci de donner l’alerte, de permettre le débat.
     
    Je ne pense pas que l’humanité périsse de ses excès.
     
    La civilisation occidentale est maintenant presque planétaire: elle oui. Une nouvelle fin de civilisation.
     
    Peut-être un scénario guerrier, pourquoi pas à la « Mad Max ».
     
    Nous voudrions l’éviter.
     
    Nous ne l’éviterons pas.
     
    L’Hominidé est ainsi fait qu’il ressemble, vous le soulignez, aux Lemmings.
     
    Un changement ne peut venir que du peuple, (et il devrait venir très vite).
     
    Qui obligerait une inflexion politique (qui ne viendra pas, tant sont éloignés les dirigeants de ces problématiques « écologico-financiaro-incompréhensibles »).
     
    Nos élites veulent le pouvoir et s’y accrochent quand elles l’ont. Rien d’autre.
     
    Seuls les mouvements populaires les font sourciller : les agriculteurs et éleveurs français, un report de dettes…un report de peine, comme les Grecs.
    On a oublié qu’ils nous nourrissent, et sont victimes de ce même système ultralibéral capitaliste qui nourrit mieux les financiers, les intermédiaires, que les producteurs.
     
    Les prochaines émeutes de la faim, sont sûrement pour bientôt, nous pourrons étudier cette nouvelle catastrophe.
     
    On veut mettre les humains dans des cases et c’est difficile, merci les humains.
     

    1. « les agriculteurs et éleveurs français, un report de dettes…un report de peine, comme les Grecs.
      On a oublié qu’ils nous nourrissent, et sont victimes de ce même système ultralibéral capitaliste qui nourrit mieux les financiers, les intermédiaires, que les producteurs. »

      Les éleveurs qui ont suivi l’agroindustrie se font piller d’un côté par leurs dépenses et de l’autre par les distributeurs. La question que je me pose, c’est pourquoi le mouvement actuel des éleveurs ne pointe que la chaine de distribution? En effet, dans son livre « Le scandale de l’agriculture folle » paru en 2009, André Pochon donne des chiffres de valeur ajoutée pour l’éleveur (en gros, sa marge) comparée pour le kg bœuf vendu sur pied selon un mode agroindustriel (ceux qui étaient dans les manifs récentes) et selon un mode dit « durable » assez écologique. Cette comparaison porte sur plusieurs exploitations de la même région et me semble très représentatif. La valeur ajoutée pour l’éleveur par kg de bœuf agroindustriel est d’environ 0,25€, alors que celle dégagée pour le bœuf agriculture durable est de 1,30€, soit environ 5 fois plus. Le prix de vente est sensiblement le même vers les 2,5€/kg. La productivité à l’ha est sensiblement la même. La différence: les investissements, les intrants, les frais sanitaires (vétérinaires), les achats de soja… en bref, les dépenses. Qui profite de ces dépenses et a intérêt à continuer à faire croire que nous n’avons le choix qu’entre l’agriculture agroindustrielle et l’agriculture d’antan, alors que l’agriculture durable a fait des progrès considérables?

       

  31. @ Baleine

    bonjour Baleine,
    « Nicolas Hulot est quelqu’un de sincère et engagé, conscient et persévérant, intelligent, que je respecte infiniment. Il a été et est une sentinelle. Pour autant est-il cohérent en misant encore aujourd’hui sur des grandes messes dites internationales appelant à la raison  qui toutes dans le passé récent ont abouti a un flop puisque nous en sommes aujourd’hui arrivés au COP21 de la dernière chance ? »

    Je suis d’accord, tout cela parait, à priori, totalement dérisoire et il y a peu encore, je pensais la même chose que vous.
    Pour autant, Baleine, vous et moi savons trés bien, qu’un arbre ne pousse pas en une nuit . Je pense que comme tous les défenseurs et les personnes engagés, cohérentes et fidèles à leur conviction, NH s’est fait « rinçé » en se frottant aux multiples techniques de manip et d’instrumentalisation voire de récupération, ou d’inertie quand ce n’est pas d’enterrement du dossier pur et simple….On connait la musique…

    C’est quasiment inévitable quand on se frotte aux cercles des décideurs qui ont certains pouvoirs (pas tant que ce que nous l’imaginons), et ce qu’il soit politique, économique ou bureaucratique.

    Il est bon de savoir, qu’il y a également dans ces cercles paraissant perméables aux idées défendues sur ce blog, des individus, certes peu nombreux, qui m^me si leur regard est différent sont parfaitement conscients des désastres actuels en cours.

    Cela dit, ceux qui ont un « certain pouvoir », en ont mais pas, uniquement, par ce qu’ils en ont les moyens financiers (un des leviers), mais également par le pouvoir que nous leur avons délégué et l’attention que nous leur portons. Il s’agit bien, donc, dans ce cas d’une attention et d’une intention d’un psychisme humain qui donne du pouvoir à un individu ou à un groupe d’individu.
    Bien, cela entendu, à qui et vers quoi dirigez vous votre attention et votre intention ?
    Et donc vers qui et vers quoi s’oriente votre pouvoir et votre énergie et dans quel but ?

    Ne sous estimez pas ce pouvoir là. En outre, si vous orientez votre esprit et donc votre énergie dans un sens et lui opposez constamment un mouvement contraire (auto sabotage), le mouvement sera neutralisé….
    Là clairement ça peut pas remuer grand chose..
    En clair, ça s’appelle se tirer une balle dans le pied !
    Bien différent de l’esprit critique.

    La caricature et le simplisme ne sont pas les meilleurs conseillers, et ce quelque soit le sujet abordé.

    Tous les moyens constructifs mis en oeuvre ont leur utilité, même les plus dérisoires, en apparence. Il n’y aura aucun sauveur, il n’y aura aucun coup d’éclat, et encore moins de grand soir, pour la bonne et simple raison que ça c’est du gros pipeau à 2 balles pour anesthésier le populo, ce n’est pas rêver, mais c’est bien révasser, nuance, soit avoir la t^te dans le tunnel…..pour être poli.

    Nous sommes ce corps en cours de constitution pour la mise en oeuvre de nos idées.

    Le rapport de force semble totalement inégal. Pourtant, ce sont bien la ténacité et la cohérence de ces individus et de ces groupes, qui ont fait avancer et évoluer leurs idées et ce malgré le découragement et le ras le bol qu’ils traversent et que nous connaissons tous à des degrés divers.

    A un degré différent, lors de sa création , la résistance française était un joyeux bordel. Des individus et des groupes disséminés et en désaccord et en opposition pour certains. On peut même se demander par quel miracle ces hommes et ces femmes ont bien pu achever leur oeuvre ?…Si il n’y avait eu que De Gaulle et Moulin, comme ce serait simple…

    http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/bac/2GM/sujets/02resistance.htm

    Donc, je vous donne mon avis, je ne connais pas le point de vue de NH. Le fait qu’il continue d’agir en accord avec sa conscience et sa probité voire sa naïveté apparente , ça me va.

    J’ai des principes et des convictions, et dans cette sphère, j’aime toutes les couleurs et leurs nuances , même celles qui n’en sont pas, comme le noir et le blanc, mais qui pourtant, portent aussi en elles des nuances colorées (noir rouge, noir bleu etc..) Et puis il y a aussi les ombres , les lumières, les clair obscur, tout, absolument tout, participe de la création, et d’un mouvement, que vous , nous lui donnons, point barre.

    Il y a des vents porteurs et des vents contraires , sachons nous servir des vents porteurs et  border les voiles avec habileté par gros temps, nous servir  de nos instruments de navigation : Paul Watson s’est tanké (en toute légalité) contre des baleiniers japonais (entre autres ); il continue !

    Lire : http://www.seashepherd.fr/who-we-are/our-history.html

    En clair, je n’ai aucun conseil à donner et aucune recette magique !

    Rubriques citations…               🙂

    « Pour s’améliorer, il faut changer.Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent. »

    « Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté. »

    « Le succès c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. »

    « Le succès n’est pas final, l’échec n’est pas fatal: c’est le courage de continuer qui compte. »

    « On vit de ce que l’on obtient. On construit sa vie sur ce que l’on donne. »

    « Si vous traversez l’enfer, continuez d’avancer. »

    Sir Winston Churchill.

    Au plaisir, Baleine !

    1. @Gudule et @Baleine

      Ne perdez pas espoir s’il vous plaît, car vous pourriez bien être surpris !

      Cette après-midi, je répondais ceci à quelqu’un :

      L’espoir sera bel et bien le dernier à mourir !

  32. Bonjour

    Je ne résiste pas à faire ici un lien avec « l’éco-socialisme » porté par le Parti de gauche.

    Quand bien même l’on me reprocherait du prosélytisme, les propositions et les analyses qui sont dans ce texte me semblent à même de nourrir le débat relancé sur cette page.
    A propos du « Manifeste écosocialiste » du Parti de Gauche.
    Auteur de L’impossible capitalisme vert, Daniel Tanuro propose dans cet article une analyse du Manifeste écosocialiste du Parti de gauche. Mettant en évidence les avancées réelles contenues dans ce texte mais aussi ses limites, il contribue ainsi au débat crucial sur la nécessaire stratégie écosocialiste.

    Manifeste pour l’écosocialisme adopté par le Congrès du Parti de Gauche du 22 au 24 mars 2013

    L’écosocialisme est le mélange détonant entre un socialisme débarrassé de la logique productiviste et une écologie farouchement anticapitaliste. Loin d’un modèle abstrait, il propose une alternative concrète pour affronter la crise écologique qui menace l’humanité. En défendant l’intérêt général humain, il renouvelle la pensée républicaine en proposant aux peuples souverains de remettre le système productif et l’économie au service du progrès humain et des besoins réels.

  33. Certains doutent encore de l’origine anthropique du réchauffement climatique alors qu’est devenu l’énergie libérée dans l’atmosphère en un peu plus d’un siècle qui c’était lentement constituée et accumulée pendant des millions d’années ?

    cela ne ressemblerait-il pas à l’effet d’une bombe à l’echelle du temps géologique?

    1. Oui…

      Et c’est ce que nous appelons aussi l’anthropocène qui succède à l’holocène…

      Sauf qu’a priori les stratigraphes ne seraient pas tous d’accord sur la période de début de cette nouvelle ère, ou donc de fin de l’holocène que certains concidèrent toujours en cours…

      La révolution industrielle… selon le prix Nobel de chimie Paul Crutzen.

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