La borne naturelle du civisme

Je ne fais plus ma promenade habituelle sur les rives du Vincin. La dernière fois que je l’ai faite, une joggeuse a ralenti le pas arrivée à ma hauteur pour ne pas souffler tout l’air de ses poumons dans mon visage. Les autres n’ont pas voulu faire baisser leur moyenne : le civisme trouve sa borne naturelle là où débute le souci légitime de chacun de sa bonne forme personnelle.

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30 réflexions sur « La borne naturelle du civisme »

  1. Même remarque en ce qui me concerne mais vers fin mars, en plein confinement, sorti pour faire quelques courses, j’ai été obligé de traverser le halo de transpiration d’un grand gar qui courait au milieu de la rue.

  2. Un micro-trottoir à la sortie des rives du Vincin pourrait-être utile en complément de vos propres observations vis à vis de chaque individu dit joggeur que vous y croisez, afin de caractériser ce qui relève réellement de l’intention individuelle ou collective de chacun d’un côté, puis de la décision individuelle ou collective de chacun de l’autre…

    Cette joggeuse a peut-être « simplement » ralenti sa foulée en guise de politesse vu votre grand âge ? Ou bien encore s’est-elle dit tout « simplement » ceci : « Son visage me dit quelque chose, j’ai déjà vu ce monsieur quelque part. »… Etc.

    Il n’y a qu’un seul moyen de le savoir :

    AVIS DE RECHERCHE :

    Recherchons impérativement pour micro-trottoir en différé, les joggeuses des rives du Vincin ; attention, c’est très important pour notre étude, les joggeuses uniquement, « les passantes » s’abstenir, ça ce serait pour un tout autre sujet d’étude…

  3. Civisme ou liberté ?
    La liberté des uns commence avec celle des autres. Votre témoignage est intéressant car vous ne voulez plus faire vos promenades non pas parce qu’on vous empêche de les faire, mais parce que vous pourriez déranger des joggeurs. Mais, la joggeuse avait d’autres moyens de faire pour ne pas vous souffler dessus. Vous pouvez aussi avoir un masque sur vous lors de vos promenades.

      1. Quelle injonction !
        Paul (j’espère que je peux vous appelez par votre prénom), votre texte est trop court pour que l’on puisse se faire une idée précise de ce que vous avez en tête. On ne peut donc que conjecturer, comme vous ne pouvez que conjecturer au sujet de la joggeuse.
        Je ne vois donc dans ce texte qu’un moyen d’en tirer un enseignement.
        J’en profite pour vous dire qu’il est dommage de ne rendre accessible sur votre blog certains articles que sous condition d’abonnement. Ainsi, vous avez publié un article sur l’Eucharistie pour lequel on ne peut pas, ou plus, commenter. J’aurais aimé savoir si vous étiez au courant de ce passage d’Ezekiel :
        «Le Seigneur me dit : «Fils d’homme, ce qui est devant toi, mange-le, mange ce rouleau ! Puis, va ! Parle à la maison d’Israël. » J’ouvris la bouche, il me fit manger le rouleau et il me dit : «Fils d’homme, remplis ton ventre, rassasie tes entrailles avec ce rouleau que je te donne.» Je le mangeai, et dans ma bouche il fut doux comme du miel.» Ez 3,1-3
        Sachez enfin que votre interprétation de la parabole des mines est connu depuis longtemps. Il vous manque même certains ingrédients pour mieux justifier cette interprétation :
        https://contemplatif.frama.site/blog/la-parabole-des-mines

      2. Désolé pour ma grammaire et mon orthographe.
        Quand j’étais en CM2, mon instituteur retirait 4 points par faute dans une dictée. J’avais très souvent 0/20, mais je crois avoir fait des progrès depuis. Mais je dois absolument me relire plusieurs fois. Dommage que ce blog ne permette pas de corriger ses fautes (de toute nature).

      3. J’ai vu mon erreur : les autres joggeurs. Bizarrement, j’avais compris exactement l’inverse (le cerveau ne lit jamais toutes lettres et parfois tous les mots). J’avais cru lire que les autres joggeurs avaient ralenti pour se mettre au niveau de la joggeuse, ce qui peut être stressant pour celui qui est à l’origine de ce ralentissement et naturel pour les autres joggeurs, mais j’avais oublié la bêtise humaine. C’est l’histoire de la première joggeuse qui m’a sans doute trompé et votre comportement de ne plus vouloir aller à vos promenades, alors que personnellement avec un masque (FFP2 quand ils seront de nouveau autorisé pour le grand public ?) cela ne m’aura pas gêné de continuer. Il faut savoir s’adapter à la bêtise humaine, faute de pouvoir la corriger.

      4. A noter que le comportement que vous décrivez existe aussi entre les automobilistes. C’est vieux comme le monde. Tant que les hommes n’élargiront pas leur conscience pour intégrer des personnes qui leur sont étrangères, alors la règle d’or ne pourra jamais s’appliquer. Dans toutes les actions que l’on fait, on devrait penser d’abord aux conséquences possibles pour les autres, même quand ces personnes nous sont étrangères. D’abord les autres, après moi.

    1. Ca crève les yeux, mais on sent que cette interprétation doit poser des problèmes à l’Eglise, car parler du problème de l’accumulation de richesses devant des paroissiens d’aujourd’hui n’est pas aisé.
      Un jour, lors d’un repas paroissial, je parlais du problème posé par les riches à un jeune curé venant de Madagascar. Le courant passait très bien entre nous, mais une paroissienne qui était à côté du prêtre lui a dit que si j’étais curé je n’aurais plus de paroissiens !
      Vous comprenez maintenant pourquoi une majorité de catholiques pratiquants votent à droite (vous rendez-vous compte, un chrétien qui voterait pour quelqu’un qui a dit qu’il faut nettoyer les banlieues au Karcher !). Et je ne vous parle même pas des 29% qui votent pour l’extrême droite…

  4. De toute façon, si on est en plein effort, je ne crois pas qu’on puisse récupérer sa respiration normale suffisamment vite pour que ralentir sa course change significativement la portée des gouttelettes. De même, en plein effort à vélo (montées, vent de face, etc.), le masque ne me permet pas le débit d’oxygène nécessaire ; je ne le porte qu’en déplacement en ville. Personnellement, à vélo toujours, je retiens ma respiration quand je croise un ou quelques promeneurs, dans l’intérêt mutuel. J’ai aussi tendance à hocher du chef pour saluer puis à tourner la tête dans la direction inverse du ou des promeneurs, ce qui passe sans doute pour impoli car je ne suis pas du tout certain que les gens aient le virus en tête quand ils se promènent et qu’ils comprennent mon comportement.

    Le problème se pose quand on croise un de ces groupes de promeneurs qui ne s’écartent qu’au tout dernier moment et en se répartissant des deux côtés d’une route étroite. Ils vous ralentissent trop longtemps pour qu’on puisse retenir sa respiration, et vous ne pouvez pas détourner votre souffle sur le côté. Malheureusement, dans mon expérience de cycliste, c’est le comportement très majoritaire des groupes de promeneurs dès qu’ils sont plus de trois ou quatre. Idéalement, je devrais donc, chaque fois que je croise un tel groupe : anticiper leur comportement, m’arrêter, remettre mon masque, les croiser, m’arrêter pour enlever le masque, puis redémarrer et relancer mon effort. Que je sois fusillé, j’avoue que je ne le fais pas.

    Encore l’autre jour, j’ai eu beau user de la sonnette et faire de grands gestes de bras pour demander de s’écarter, un tel groupe de cinq ou six personnes, qui m’avait pourtant vu venir de loin, m’a forcé à quasiment m’arrêter et à passer lentement au milieu d’eux. Et comme j’essayais malgré tout de retenir ma respiration au lieu de les saluer, j’ai certainement passé pour le sale type de service. Pour eux, j’étais sans doute juste un con de cycliste incivique qui ne veut pas ralentir et ne mets pas son masque alors que, de mon point de vue, je fais des efforts et tiens compte d’autrui, et un comportement mieux adapté de leur part aurait réglé le problème pour tout le monde : simplement se ranger un peu en file sur le côté comme ils l’auraient fait pour un camion par simple instinct de survie, ce qui m’aurait permis de passer à deux mètres d’eux en soufflant dans l’autre direction.

    Bref, je me méfierais avant de lancer des jugements définitifs sur le civisme des uns et des autres.

    (Accessoirement, ce comportement des groupes de piétons par rapport aux cyclistes me fait souvent penser au comportement de nos sociétés par rapport à des dangers tels que le réchauffement climatique : on se comporte avec un gros camion qui nous fonce dessus comme si c’était un con de cycliste qui finira bien par s’arrêter, ne changeons rien.)

  5. Le théorème que vous exposez est un grand classique que j’expérimente chaque matin en me promenant sur la plage , ici, en 29 S : un jogger ne dévie jamais de sa trajectoire, quitte à vous frôler et vous postillonner dessus … Et pire que le jogger, il y a le « marcheur en groupe avec bâtons » : je crains, parfois, d’être piétiné par ces hordes jacassantes qui, manifestement, ne vous voient pas ! J’envisage de mettre un rétroviseur sur mon épaule pour pouvoir m’écarter à temps ! Bon, j’exagère un peu car il y a, fort heureusement, comme vous le dites, des joggers et marcheurs qui sont respectueux et, au prix, d’une baisse de leur moyenne, savent faire un léger crochet pour ne pas vous déranger…

  6. Estimez vous chanceux.

    Le petit jeu du parc parisien :

    éviter les heurts frontaux joggeurs/piétons et s’estimer heureux de n’être que frôler furtivement..
    Bien sur, estimer et effectuer séance tenante le décalage latéral pour echapper aux retombées saturées ou non en covid. 1 chance sur..

  7. Est-ce que dans la constatation que vous nous proposez d’observer, l’incivisme dans le « non respect des mesures barrières » (sont-elles adaptées/adaptables à la pratique du sport en tout lieu et circonstance…?), gagne du terrain (sauf que tout espoir n’est pas perdu, quand la gente féminisme montre l’exemple)… contre toute attente de prise en compte plus sérieusement du risque que la crise sanitaire peut redevenir aiguë, jusqu’à s’aggraver, s’intensifier même avec le risque d’une crise grave « sociétale »… quoi que la tentative médiatico-politique de minimiser, de dédramatiser, de »dé-diaboliser » la conjugaison de leurs conséquences (et causes), n’arrange pas les choses… au contraire même (manques de lits de réa, médicaments, respirateurs, tests, masques, personnel hospitalier et hôpitaux publics en zones rurales… = nombre de morts – en EHPAD, etc – a corréler à l’âge du taux de mortalité des décès… lié aux facteurs de comorbidité élevée chez les personnes précaires, pauvres, chômeur.e.s âgé.e.s… vivant dans l’insalubrité, la promiscuité du respect de mesures barrière, l’instabilité et insécurité « économique » « sociétale » – discriminations à l’embauche… à l’accès au logement, dans les brutalités policières impunies, commises lors de contrôles aux faciès, « manifestations interdites », contrôles de « laissez passer »… Recul de l’espoir de vivre l’âge de départ à la retraite, en bonne santé, jusqu’à l’aligner au dit taux de mortalité de ce coronavirus… Déconfinement/libéralisation du prix des masques, médicaments…. et socialisation des dettes fiscales, sociales, morales… des propriétaires privés des clefs de « l’économie » – baisse des salaires de 20 %, sacrifice des RTT, congés payé, majoration des heures sup), n’est-ce pas aussi la confusion entre le « bénéfice/risque » d’espérer entretenir sa « bonne santé personnelle » – « quoi-qu’il en coûte » – … par rapport à celle bonne santé mentale (individuelle et collective), qui est a souligner… ?

  8. Suite et fin du commentaire : Juillot Pierre 2 août 2020 à 16 h 38 min

    Est-ce que dans pareil contexte incertain à bien des égards, douteux à bien d’autres, anxiogène à tous les niveaux d’observations (débats médiatico-politiques du jours sur « l’immunité de groupe » qu’il faut permettre d’atteindre aux jeunes – de Saint Tropez, par exemple – ne respectant pas les mesures barrières, en suggérant qu’ils ne rentrent pas dans leur famille, n’aillent pas voir leurs grands parents… reconnaissant que cette mesure serait plus confortable, aisée à vivre pour les plus riches, que pour les plus pauvres de la population) ou les bornes des « promesses » d’une gouvernance, prévoyance, « disruptive » des évènements, et de notre vie quotidienne… s’effacent avec la démagogie, hystérisation des débats, à tous les étages… et sont rendues aussi confuses que les limites, les frontières dystopiques du « monde à voir », « d’après » quoi (qui ne déplaisent pas non plus à l’extrême droite et droite extrême, et leur adage prétendant « qu’il y a du bon dans le coté obscure de la force » – loi du plus fort, monopole de la « légitime violence des forces de l’ordre et de l’État »…), est-ce que des joggeurs (la joggeuse mise à part donc), qui même déconfinés, restent enfermés à ce point dans leur bulle (mode de la pratique du « sport performatif », avec le son à fond dans le oreilles par exemple) ne sont pas tentés par confondre – du genre si « l’exemplarité » ne se privent pas, d’être dans l’ambiguïté, le nihilisme… négationnisme… pourquoi pas moi – le « quoi-qu’il en coûte » de la nationalisation de leur salaire par exemple, de la « libéralisation » de leur « activité télétravaillée », et autres promesses de pas de hausse d’impôts, de continuer les réformes structurelles néolibérales… avec le « quoi qu’il m’en coûte » de ne pas respecter les « mesures barrières » (inadaptées au sport) censées protéger autrui, les personnes à risque que je croise… ?

  9. Le Vincin est quand même un beau petit coin de 16 km dans le golfe du Morbihan.
    Je trouve dommage que vous ne puissiez pas profiter de son bon air et de ces belles rives à cause d’une jogueuse ou de passantes !!
    Je n’y connais rien c’est vrai au Covid19 !!!

  10. La question à mon sens est éminemment politique (au sens des médiations humaines à la source de l’invention de la société).
    L’horreur des agonisants est invisible et n’interpelle pas une population de jeunes que la société de consommation veut écervelée pour qu’elle soit procuratrice de tendances « fashion », à des moins jeunes qui veulent le paraître plus (jeune). C’est au point qu’on peut parler « d’adulescent » pour un certain nombre de personnes d’âge respectable courant derrière tout ce qui les rapprocherait d’être perçu comme infantile donc jeune. Sitôt sortis de confinement, leurs premiers instincts les poussent à courir derrière le dernier iPhone, ou à faire des queues improbables devant le magasin de fringue « dernier cri », dont la marchandise provient de productions négrières. Comme pour les mourants du covid, l’atroce réalité de leur labeur n’est pas visible. Et même si l’on sait tout cela, le savoir n’est pas suffisant, car ce qui est fun c’est d’être « bête »; le savoir c’est un truc d’adulte et la bêtise est le marqueur publicitaire de ce qui est censé agacer les adultes ; donc le marqueur de ce qui fait « jeune ». Il faut courir, sauter être svelte et « con ». Voilà ce que des ringards de vieux publicitaires à la l’indispensable Rolex (de l’homme accompli d’après 50 ans), vous disent de ce qu’il faut faire pour être jeune (surtout quand on est moins jeune et qu’on peut s’acheter les accessoires qui disent le contraire et que paradoxalement les jeunes eux ne peuvent s’acheter).
    Pourtant il ya les « Greta Thunberg » (dans le genre trop sérieux peut-être) et bien d’autres que l’inertie de la société frustre; il y a les jeunes qui mordent à l’antiracisme comme un poisson à l’hameçon du pêcheur tant ils ont faim de changement . Le pêcheur étant ici le populiste en col blanc qui voulait faire d’une opération électoraliste deux coups, en s’en servant de subterfuge et d’écran de fumée pour dissimuler qu’en pleine période de crise il allait dévoyer les sommes exceptionnelles de la BCE vers autre chose que la résilience de la société… Au début je n’y voyais guerre d’espoir tant j’avais l’impression que les manipulations sociétales du politique fonctionnaient à merveille sur cette catégorie de population pour faire oublier l’économique (conçu comme une chasse gardée où il est interdit de consulter le peuple).
    Et puis Emmanuel Todd a trouvé qu’en fait il y voyait un signe que la banlieue était en train de s’organiser politiquement. L’hebdomadaire Slate a constaté aussi une convergence des luttes (verts, gilets jaunes, antiracistes…) et l’on verrait même poindre des revendications économiques remettant de façon égalitaire les destinées humaines au centre du jeu économique. Là où le politique (syndicats compris) cherche le clientélisme catégoriel qui exclu l’économique du champ de la négociation (la société d’avant sera celle d’après)…
    Franchement si la banlieue s’organise politiquement ce serait une bonne nouvelle dans une France apathique qui a laissé écraser les gilets jaunes sans se rendre compte que leur seul crime était de recentrer le regard sur l’organisation économique .
    Le pouvoir voulait seulement bénéficier d’un écran de fumée en déclenchant un feu de paille et il se retrouve avec un feu de tourbe dont les résurgences souterraines dépassent les lignes de son entendement. Dans un tel contexte, il est très tentant pour lui et les oppositions paresseuses qui ont vocation à faire du gras à l’assemblée, d’utiliser le covid pour bâillonner les mouvements socioéconomiques naissants.
    Quelle autre voie peut-on offrir aux jeunes que celles du choix cornélien entre vivre pleinement les enjeux sa vie et provoquer l’euthanasie forcée d’une catégorie d’âge, ou se conformer aux restrictions sanitaires et museler leurs légitimes souhaits de changer la société et l’économie en particulier… Il faut que les oppositions adipeuses bougent leur gras et se préoccupent de l’économique en forçant le regard démocratique à s’intensifier sur les vrais problèmes du moment et pas sur les subterfuges du sociétal.

    1. @DvL(2/8 à 17h48) écrit :
      …  » Quelle autre voie peut-on offrir aux jeunes que celles du choix cornélien entre vivre pleinement les enjeux sa vie et provoquer l’euthanasie forcée d’une catégorie d’âge , ou se conformer aux restrictions sanitaires et museler leurs légitimes souhaits de changer la société et l’économie en particulier…  » …

      Si je vous lis bien , on aurait donc , pour les jeunes (de l’actuelle génération-Covid) une confrontation entre :
      ==d’une part : « vivre pleinement les enjeux sa vie et provoquer l’euthanasie forcée d’une catégorie d’âge … et
      ==d’autre part :  » se conformer aux restrictions sanitaires et museler leurs légitimes souhaits de changer la société et l’économie  » .

      Pourriez-vous préciser (pour que je puisse contre?-argumenter , éventuellement… ) . Un cas concret serait bienvenu…

  11. Marcher est indispensable.
    Il y aurait bien une solution…mais qui équiper , le joggeur ou le passant ?

    1. Ahiii
      Je comprend mieux pourquoi les footballeurs plaisent aux femelles bonobo 😀 avec touuut mon respect.

  12. Quand je vois ou j’entends arriver les joggeurs sur mon chemin, je m’écarte pour qu’ils ne désunissent pas leur effort. Le coureur en action est dans un trip qui efface ceux qui sont autour de lui (pas d’elle, les filles ne sont jamais aussi gravement atteintes). Attribuer cette attitude (terrifiante pour le vieux que je suis, peu stable sur ses jambes) à l’incivisme, c’est transposer sa propre préoccupation (fort honorable) sur un autre.

    1. Je rejoins votre point de vue, sauf qu’en ayant voulu conclure dans ce sens, j’ai buté sur un paradoxe inconfortable. Je le présente comme une forme interrogative… Dans le cadre de faire cohabiter, « coexister », des activités différentes – l’une sportive, limite « performative », l’autre plus ludique et paisible dans une « promenade contemplative »… ou avec un enfant en tricycle, un bébé en bas âge dans un landau, etc – si le chemin praticable n’est pas suffisamment large, pour qu’en pareil circonstance exceptionnelle (de devoir respecter les mesures barrières, le port du masque, etc) puissent se croiser ces deux activités – ne peut-on pas dire qu’elles sont antagonistes d’ailleurs, quand autant l’une que l’autre peuvent se gêner mutuellement ?. Est-ce que les joggeurs et/ou promeneurs, prennent en compte ce facteur à risque aussi…? – qui des deux peut estimer avoir « légitiment » la priorité sur l’autre (céder le passage, s’écarter, ralentir… quoi), et à qui d’en décider…?

  13. Suite et fin du commentaire : Juillot Pierre 3 août 2020 à 11 h 19 min

    Comme il serait question de « coexister » avec cet « ennemi de guerre » (de guerres monétaires, commerciales, de « civilisation », pour avoir le plus de masques, médicaments, respirateurs, tests, et vaccins, de façon à ce que les « finances » publiques de pantoufleurs/privées, y gagnent – paris nus, spéculation à découvert sur la hausse ou baisse des stocks gérés en flux tendu et des prix des dits « marchandises » – … oui) plus longtemps encore qu’il soit imaginable de continuer de mettre en tension, d’hystériser même parfois, le civisme de chacun.e, sans que « l’ordre social », la démocratie, s’effondre … plus en tout cas qu’il est de plus en plus incertain, dans le temps et l’espace public/commun, de ne pas être obligé de revenir rapidement à des mesures de confinement (partiel, etc)… la question de faire cohabiter des activités à risques, avec d’autres plus conviviales, joviales, « grand public » etc, n’est-elle pas celle de nouvelles règles de civisme à consentir, définir, poser nettement, ensemble…?

    1. Question subsidiaire. Le comble du paradoxe, ne se trouve t-il pas dans le risque de « dénaturer » (en clin d’œil au choix des mots de « borne naturelle » que notre hôte n’a pas choisi, il me semble, innocemment. A moins que je me trompe…? Auquel cas veillez M. Jorion, m’en excuser.) un cheminement paysagé ombrageux dans un monde grisonnant citadin avec son béton accumulant et rendant les chaleurs encore plus insupportables, un chemin offrant fraicheur l’été, variété de couleurs chatoyantes et odeurs enivrantes au printemps, une diversité – que dis-je, un océan – de verdure et couleurs orangées, rougeoyantes en automne et hivers (l’important n’est-ce pas le cheminement, plutôt que d’arriver au bout du chemin, le plus vite, etc…?), un des rares espaces de « nature cultivée » par l’Homme, en agrandissant le parcours, pour que « coexistent » des activités à risque, avec d’autres ludiques, et enfin, cet « ennemi » …? Un serpent se mordant la queue quoi, quand reproduire la nuisance de l’activité humaine, dans l’aménagement de territoires végétalisés (sans aller jusqu’à parler d’espace primitif, primaire, qui disparaissent avec leur biodiversité…)… au fin expansionniste… colonisatrice (démographie)… pourrait au bout du compte, n’assurer que la survie de « l’ennemi », et de nouveaux…

      1. J’arrête »réellement » là, cette tentation si grisante, n’est-ce pas (?) – ce point interrogatif essaie de signifier, que bien que ne voulant pas « monopoliser » cette histoire « d’égalité du temps de parole »… au défunt pays de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen »…. il est à remarquer que « l’abstentionnisme » de réactivité aux commentaires qui sont faits de ma part (sera t-il remarqué l’effort personnel, de ne pas situer le « d’où vient qui parle », sur le banc déjà tant et et tant occupé par le populisme du fascisme en col blanc ou bleu, de la troisième personne du singulier- a ne pas confondre avec une personne ayant un compte bancaire nommé avec l’adjectif complémentaire de « moral » comme les « aléas moraux » d’ailleurs ?) – qui chemin faisant, découvrira toujours plus de portes, plus intéressantes que d’autres à ouvrir, sur les routes… qu’on ne peut qu’espérer les plus longues possibles pour l’espèce humaine, la biodiversité dont elle oublie sa dépendance, tant éblouie, qu’elle se laisse séduire/manipuler (si mal équipée qu’elle est… comme un lapin devant les phares d’une voiture, finit par se faire écraser, au pire) au point ou, il devient si facile, de lui faire croire le contraire, en ces temps ou « la peur d’avoir peur » règne dans le royaume de l’irrationnel, des fausses nouvelles théories complotistes, doutes incertitudes… de toutes les dystopies lui restant à écrire…?

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