92 réflexions sur « Explosion à Beyrouth – L’avis des spécialistes ? »

  1. https://www.lorientlejour.com/article/1228338/nous-avons-alerte-la-justice-a-six-reprises-sur-la-dangerosite-de-stockage-du-nitrate-dammonium-au-port-en-vain-affirme-le-directeur-des-douanes.html

    extrait :

    «  »Sa cargaison avait été déchargée suite à une décision de justice. Cette cargaison de nitrate d’ammonium était stockée dans le hangar numéro 12 du port de Beyrouth », explique-t-il. Celui-là même qui a explosé hier. Dans une déclaration aux médias un peu plus tôt, M. Daher a également confirmé qu’il y avait effectivement « un entrepôt de feux d’artifices » à côté de l’entrepôt de nitrate d’ammonium qui a explosé. »

    Un entrepôt de feu d’artifice à côté de 2700 tonnes de nitrate d’ammonium…

    Non comment !

    1. Petit test. Disons qu’on soit en France, ou en Belgique, ou en Suisse. Quel est le service administratif qui s’assure qu’il n’y ait pas de dépôt de feux d’artifice à côté d’un dépôt de nitrate d’ammonium ? Et disons qu’une infraction soit constatée, combien de temps cela prendrait-il avant qu’il y soit remédié ?

      1. Aucune idée à vrai dire, doit bien avoir un service pour ça, mais on a quand même une cargaison sur un bateau pourrit qui ont été abandonnés dans un port. Moi je ne sais pas mais l’armateur et l’expéditeur de la cargaison on doit quand même savoir où ces gens là crèchent non ?

      2. alors en UE, ça tombe sous la directive SEVESO.

        En Belgique, l’application de la directive est confiée :
        – pour la partie risques physiques et santé, au fédéral : SPF ETCS (emploi, travail et concertation sociale)
        – pour la partie risques environnementaux, aux régions : en Wallonie le SPW Environnement.

        Pour un site « petit Seveso » (seuil bas) comme celui dont je suis responsable, les inspections communes fédéral/région ont lieux à minima tous les 12 à 18 mois. Si des infractions ou non-conformités sont constatées, des actions doivent être prises plus ou moins rapidement selon la gravité. Une réinspection à lieu pour constater la mise en application de ces actions dans les délais convenus ou imposés par les inspecteurs.

        Pour les sites seuil haut, je suppose que c’est le même système, en plus sévère….

      3. De plus le niveau local est aussi impliqué : les communes où se situent les sites SEVESO doivent être informée des plans d’urgence et de toute modification (les permis d’exploitations sont déposés via les autorités communales) et les zone de secours (pompiers) inspectent également les sites pour valider les plans d’urgences.

      4. Les plans de sécurité et d’urgence (validé par les autorités et les zones de secours) doivent tenir compte des influences extérieures : voisinage, risque sismique, foudre….et ce dans les deux sens : impact de l’extérieur sur le site et impact d’un accident sur le site vis-à-vis de l’extérieur.

      5. S’il y avait dans les trois Etats cités un Etat dans l’Etat qui en outre disposerait de l’intégralité Des prérogatives de l’autorité dans une bonne partie du port dans lequel personne d’autre n’aurait un quelconque droit de regard – c’est le cas à Beyrouth- il ne serait jamais remédié à une situation puisque tel remède mettrait en cause ledit Etat dans l’Etat que tout le Liban redoute

    2. CloClo,

      1) En France, les dépôts de nitrate d’ammonium sont autorisés jusqu’à 5.000 tonnes (entendu ce soir au JT de M6 je crois), soit presque 2 fois plus qu’à Beyrouth. Pour certaines entreprises, cela à l’air indéfini (ou infini, barrez la mention inutile). Pourrais-tu me dire le tonnage maximum indiqué dans le document (de décembre 2019) ci-dessous :
      http://www.haute-corse.gouv.fr/IMG/pdf/ppi_corse_expansif_271219_version_publique.pdf
      (aide : c’est à la page 9)

      2) Te rappelles-tu du suivi merveilleux de l’administration de la société Lubrizol, sise au sud de Rouen ? Qui a découvert après l’accident qu’elle avait stocké des produits SEVESO chez son voisin, sans réellement suivre les normes en vigueur, mais avec il me semble autorisation administrative (on ne gêne pas les entrepreneurs chez Macron).

      1. À noter que dans le document ci-dessus, un dépôt d’explosif est autorisé sur le même site ! C’est peut-être moins violent que des feux d’artifice ?

        Peux-tu également me donner le tonnage maximum d’explosif autorisé ? (aide : c’est toujours à la page 9).

      2. @François M
        Merci pour ce petit bijou.
        Le schéma d’alerte des services répond à la question précédente de Paul !
        La complexité, un des facteurs d’effondrement des sociétés, comme des accidents ponctuels.
        La caserne des pompiers en limite de la zone orange des dangers significatifs, c’est grandiose.
        J’en connais une autre, toute neuve, qui est en zone inondable (on se demande bien à quoi servent les Plans de Prévention Risque Inondations)

  2. En Belgique, ce sont les bourgmestres qui sont responsables de la sécurité de leur territoire et qui doivent s’assurer de la coordination des secours/plans d’urgence (et aussi les gouverneurs de Province).

    C’est un énorme mille-feuille la Belgique….et chaque couche peut/doit contrôler/inspecter….

  3. Ça sent surtout le gros fake à plein nez à partir d’une photo truquée à l’arrache afin d’exagérer un effet bien réel de reflet du brasier sur l’eau larguée, histoire sans doute de renforcer l’effet grand spectacle…

    Zoomez la photo sous l’hélicoptère, au contact gauche de la projection avec le sol embrasé, et vous observerez une bien jolie ligne verticale d’un montage photo totalement inachevé ; une autre ligne horizontale apparaissant cette fois-ci du côté opposé…

    La projection d’eau (et non du retardant) se devinant en outre par transparence logiciel (effets classiques de superposition de calques via Photoshop, Gimp, etc.) sous cette projection enflammée vraisemblablement mal photo-montée afin d’exagérer l’effet bien réel de reflet du brasier sur l’eau larguée ; voir les dernières images non photo-montées celles-ci, de cette vidéo pour s’en convaincre à 1:37 :

    https://www.youtube.com/watch?v=tk7R1PO9IRs

    Vive la télé-réalité volontairement exagérée au service de l’audimat…

    1. Je ne vois pas grand chose de truqué.
      La masse incandescente au sol est super chaude (T=2000K =1700°C à la couleur), la chaleur doit être énorme dans le voisinage.
      Du coup, je me demande ce qui maintient la réaction si chaude, ce ne sont pas des habituels hydrocarbure solides (bois, etc.) qui font ça et donc pas les grains du silo, ni les choses majoritairement entreposées dans des hangar à base de plastiques. Sans structure de haut-fournaux, ces choses là ne peuvent devenir si chaudes, seules les flammes sont chaudes (combustion de gaz dégagés par le bois), les braises ne vont dans le jaune (plus blanc disons) qu’en présence d’un très gros tirage autrement dit, donc rarement au sol, mis à part les effets d’incendie géant (Dresde, Hirsoshima) mais l’hélico n’approcherait même pas dans ce cas .
      En revanche, il est possible que les structures des hangars soient riche en Aluminium (pour que la toiture aient des grandes travées et soit légère, comme les échelles qu’on vend à M. toutlemonde en profilé d’alu), et qu’il y ait carrément une flaque d’aluminium liquide en combustion (très exothermique) avec l’air. Compte tenu des propriété de l’aluminium (émissivité), il pourrait être super chaud, se couvrant seulement d’un voile d’alumine Al2O3 qui se détruit et se crée en permanence.
      Mettre de l’eau là-dessus, ça doit encore être OK ou juste limite, mais en aviation, avec les métaux légers comme le magnésium Mg, on ne met pas d’eau car Mg+H2O=> MgO (ultra stable) + H2, il y a réduction de l’eau en hydrogène « et boum » (Zr fait un peu pareil, cf. Fukushima). La poudre de Mg était utilisée dans les premiers flash, d’ailleurs. Ces métaux sont d’ailleurs obtenus sans eau dans les étapes de traitement de leurs minerais. On passe par des sels fondus de fluorures pour l’Alu par exemple, + électrolyse en creuset de Platine, les mauriennais le savent bien (Péchiney Ugine Kuhlman, racheté par truc puis par Rio Tinto maintenant), parce que le fluor passant dans l’air de la vallée vient attaquer la silice et donc les carreaux des vitres !
      On sait fabriquer des formes « énergiques » de la matière, et si en plus on en met plein au même endroit…

      1. C’est pas faux…

        Mais la photo relayée par Pierre est vraiment bizarre… C’est possible aussi que le logiciel de traitement de la caméra numérique ait mal réagi du fait des contrastes de couleurs vives, d’où la photo pourrie en zoomant…

        Mais bon…

  4. @ Philippe Soubeyrand 6 août 2020 à 0 h 08 min, et à d’autres commentaires.

    Merci Philippe Soubeyrand et timiota (5 août 2020 à 23 h 32 min) de venir préciser dans vos interventions ce que j’ai peut être mal communiqué… Mon propos n’était pas de créer une polémique sur l’origine des explosions, et la manière de gérer les secours et l’extinction de l’incendie… Rien de tel a animé ma motivation, qui pensant aux victimes, familles et proches, au contre-coup qu’il va leur falloir surmonter, à leurs lentes et pénibles reconstructions qu’elles vont devoir opérer, pourraient, avec ce genre incongru de traitement de l’info, interférant sur le réel, s’ingérant dans un univers disruptif (le choc d’une photo » étrange par rapport aux circonstance, sans le « poids des mots », une légende explicative à minima, pourrait-il finir par être traduit par le choc des non-dits, genre indifférence… derrière le poids – valeur réelle – d’une photo perturbante…?) jusqu’à projeter le « temps de cerveaux disponibles »… à la limite d’un « monde à voir » dystopique, elles pourraient donc restaient tétanisées, tellement choquées, qu’ils pourraient être tentant pour certaines, de choisir la défiance envers tout et tout le monde (des bouc-émissaires), plutôt que l’espoir, la sérénité, l’apaisement…

    1. Ben là Pierre, sur ce point, je suis amplement d’accord avec vous, et c’est ce qui moi m’agace profondément avec ce type de manipulation de l’image au seul service de l’audimat, mais qui attise dans le même temps certains comportements ; car j’ai bien regardé, et cette image est bel et bien soit retouchée (via logiciel), soit déformée (bug caméra), ce qui exagère en effet le reflet du brasier déjà très vif, sur l’eau larguée par l’hélicoptère à la tombée de la nuit, ça ne fait aucun doute…

      Alors pourquoi on-t-il diffusé ça, si c’est bien eux qui l’ont fait bien évidemment, en se fichant éperdument de la manière dont cela pouvait être interprété par le public ensuite ?

      Moi je vois deux réponses possibles :

      1- c’est une énorme maladresse de leur part, les sociétés audiovisuelles travaillant le plus souvent en flux tendu, les rédactions n’ayant pas toujours le temps de tout vérifier, aussi grosse une boulette soit-elle, comme c’est hélas ! le cas ici, et hop, une photo truquée, voire boguée sortie de nul part, se voit ainsi diffusée publiquement en masse, alimentant dans le même temps certaines thèses conspirationnistes…

      2- c’est bel et bien volontaire comme je le disais, à savoir exagérer la réalité des faits afin de servir l’audimat ultralibéral grand spectacle, sauf que dans ce cas ci, les techos travaillant pour eux ont dû faire ça à l’arrache sans que ce soit proprement validé, faute de temps eux aussi…

      Voilà…

      1. Ou un peu des deux … c’est une photo bugguée (les contrastes forts, c’est toujours compliqué avec les objectifs, à mon avis encore plus avec le traitement numérique temps-réel (en mpeg4, découpage en carré de 16 x 16 (de mémoire) pixels avec images calculées et interpolées carré par carré entre deux images réelles, le tout pour optimisation de flux), et le bug donne « l’impression de… » qui augmente l’audimat. Sans forcément qu’il y ait du volontaire là-dedans.

  5. @ François M 6 août 2020 à 14 h 14 min

    Qu’il n’y ai pas eu de « volonté » de la part du photographe, du choix du matériel, de l’exposition, de l’angle du vue, etc, et/ou du travail de retouche numérique… etc. … mais disons un curieux « concours de circonstance »… rendant l’effet «spectaculaire » de la photo d’un hélico de pompier, semblant attiser le brasier conséquent aux explosions à Beyrouth… le RISQUE de choquer, laisser perplexe, embrouillée la raison et rationalité de populations déjà vulnérables… fragilisées par les séquences du jour focalisées sur les secours à porter, les familles à consoler, le voyage officiel du « roi te touche dieu te guérit » sur les lieux de la tragédie, catastrophe… ne s’accroît-il pas plus, quand le « sensationnalisme » de cette image tourna en boucle, en fond d’écran, en arrière plan de débats ayant semblé aseptiser toute contradiction, anesthésier toute réflexion sur la dichotomie apparue entre l’image non expliquée par les hypothèses avancées ici… et des discours monotones d’apaisement, des diversions allant de l’analyse politicienne « nationaliste », à des tergiversations géopolitiques … RISQUE s’accroissant au seul BENEFICE du « terreau » fomentant toutes les théories conspirationnistes possibles et inimaginables sur le NET (« ennemi » de la « presse officielle »)… et en pendant… en présumé opposition quoi… au BENEFICE de la « présomption d’innocence de la vertu » des décrypteurs/décodeurs officiels de la « vérité », des infos/infox (la Macronie et certaines presses de masse (médias mainstream, chaînes d’info en continue), ne sont-elles pas essayées à cette exercice « ministériel/institutionnel » d’être les tenants de la « vérité »…?)… ?

  6. Suite et fin du commentaire (Juillot Pierre 6 août 2020 à 15 h 53 min)

    Quelle sera la « vérité » officielle, au sujet de la diffusion de cette photo quelque peu apocalyptique « sans légende »… ? Sera t-elle : puisse que les décrypteurs/décodeurs d’infos/intox, et les politiques… ne parlent pas de sa contextualisation ne s’étalent, s’offusquent pas plus que ça sur l’abus, le détournement de son usage, sauf sur les canaux officieux bien sûr (cette fameuse « contextualisation » qui étant brandie si facilement par des « chien.e.s de garde », « donneurs de leçons de morales, politiques, économies, justices… » toujours en défense de propos… de « puissant.e.s – se demandant encore « comment lutter contre la menace de justice sociale ? » – que l’adversité chercherait soit disant à dénaturer, diaboliser…)… et que d’autres éditorialistes ne trouvent rien à redire à la beauté étrange, envoûtante et angoissante que cette prise de vue suggère par rapport à l’aspect terrifiant de l’évènement, elle obtient en cela une « valeur inestimable », « mérite » récompense même… ?

      1. A vrai dire, je ne pense pas être le mieux placé, pour juger (par « moi même » quoi) ce que peuvent produire, impacter – ou au contraire rendre répulsif avec toutes mes fautes, « outrances »… – mes tentatives de commenter de façon plus ou moins équilibrée… le traitement que je trouve si froid, technocratique, distancié, aseptisé, anesthésiant même, souvent de faits sociaux, « sociétaux », économiques, politiques, climatiques, écologiques… avec de l’autre coté de la balance, la chaleur que j’essaie de nuancer, de tempérer de la sensibilité, des émotions, de colères, que cette froideur, distanciation… me provoque, en combinant ce tout avec « l’humeur » du moment…Quant à la question, est-elle de me faire ranger ma chambre… de me différencier, pour me distinguer en classifiant dans l’une ou l’autre des catégories, l’irrationalité d’émotions, et la raison critique… ce en quoi je ne me retrouve pas, moi même, certains jours ou le règne de l’incertitude, gagne du terrai sur mes doutes… ?

  7. Après Toulouse et Rouen, l’Etat français se devait, en effet, de faire profiter l’Etat Libanais de son expertise en la matière.
    Et de fait, le président Macron en homme avisé, s’est rendu immédiatement au secours d’un pays ami pour des aides « conditionnées ».
    Les médias ont amplement relayé l’information et loué la démarche.

  8. On parle à juste titre des dangers de ces stocks (j’ai bien lu 5000 tonnes??).
    Mais on ne pense pas à rappeler que cette cochonnerie nous tue déjà à petit feu en étant larguée dans les sols. Lentement mais sûrement…

    1. Traductions:

      Article no 1: https://siberiantimes.com/other/others/news/first-pictures-emerge-of-a-russian-businessman-whose-ammonium-nitrate-cargo-detonated-in-the-port-of-beirut/

      (a voir, absolument recommendées, les photos dans l’article de la source)

      Les premières images d’un homme russe dont la cargaison de nitrate d’ammonium a explosé dans le port de Beyrouth

      Par un journaliste du Siberian Times05 Août 2020

      La cargaison de 2 750 tonnes de l’homme d’affaires Igor Grechushkin, né à Khabarovsk, a été détenue au Liban en 2013.

      [[Igor Grechushkin résiderait toujours à Limassol, à Chypre, avec sa femme. Photo : Ren TV]]

      Le père russe de l’un d’eux, qui vivrait actuellement à Limassol, à Chypre, a été accusé par l’équipage de son navire d’avoir abandonné à la fois les personnes et la cargaison.

      Le navire Rhosus naviguait sous pavillon moldave de Batumi en Géorgie au Mozambique. Il a été arrêté en octobre 2013 par les autorités libanaises après son escale à Beyrouth en raison d’un dysfonctionnement à bord.

      La cargaison a été contrôlée et immobilisée après que les autorités portuaires aient déclaré qu’elle « manquait des documents et des conditions nécessaires au transport ».

      L’équipage – huit Ukrainiens et deux Russes – a été contraint de rester à bord du navire tandis que le propriétaire Grechushkin se déclarait en faillite et « abandonnait le navire ».

      Les autorités libanaises ont accepté de laisser six marins sur dix quitter le pays, d’autres sont restés bloqués sur le navire pendant près d’un an.

      [[Quatre des membres de l’équipage photographiés dans le port de Beyrouth et plus tard à l’automne 2014 alors qu’ils rentraient en Ukraine. Photos : Boris Prokoshev, Fondation Assol]]

      Le propriétaire du navire, Igor Grechushkin, a effectivement abandonné le navire et l’équipage restant.

      Il ne nous fournit pas d’argent, il nous a complètement privés de tout moyen de communication.

      Il nous a dit qu’il avait fait faillite et bien que je ne le croie pas, le plus important est qu’il ait abandonné à la fois les personnes et la cargaison », a écrit le capitaine Boris Prokoshev en juin 2014 dans un appel désespéré aux organisations internationales, aux diplomates, aux autorités ukrainiennes et aux autorités du port de Beyrouth pour qu’ils soient libérés.

      Igor Grechushkin résiderait toujours à Chypre avec sa femme.

      Leur fils Artyom, âgé de 20 ans, étudie l’informatique en Écosse, paraît-il.

      Aucun commentaire n’a été fait jusqu’à présent par Igor Grechushkin ou des membres de sa famille.

      [[Igor Grechushkin résiderait toujours à Chypre avec sa femme (photo ci-dessous). Photo : médias sociaux]]

      (ensuite, les commentaires sont importants également… notamment en ce qui concerne la critique disant que UNIQUEMENT les autorités libanaises seraient responsables……. double évasion alors… premierement en ce qui concerne les ¨pavillons¨ employés: Moldavie, Chypres, Isles Marshall, et ensuite ¨l’abusus¨ spécifique de la propriété regardant les conditions techniques de la navire (!!) // son abondon ¨bien planifié¨ et également le traitement ¨spécial¨ de l’équipage par ¨monsieur¨ le propriétaire initial, Igor G.

      Soyez le bien venu au monde de la ¨liberalisation¨ et de la ¨flexibilisation¨. )

      Article no 2: https://cyprus-mail.com/2020/08/05/cyprus-link-to-devastating-beirut-blast/ :

      Chypre liée à l’explosion dévastatrice de Beyrouth (Mis à jour)
      Par Jean Christou 5 août 2020, 30 Commentaires

      Mercredi, les médias internationaux ont lié la cargaison explosive de près de 3 000 tonnes de nitrate d’ammonium qui se trouvait dans le port de Beyrouth depuis 2013 à un homme d’affaires russe qui vivrait à Chypre.

      Selon Reuters, shiparrested.com, un réseau industriel qui s’occupe d’affaires juridiques, a déclaré dans un rapport de 2015 que le Rhosus, propriété de la Russie et naviguant sous pavillon moldave, a accosté à Beyrouth en septembre 2013 lorsqu’il a eu des problèmes techniques alors qu’il naviguait de la Géorgie au Mozambique avec 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium.

      Le rapport a déclaré que, lors de l’inspection, le navire avait été interdit de navigation et que peu de temps après, il avait été abandonné par ses propriétaires, ce qui a conduit divers créanciers à présenter des réclamations légales.

      « En raison des risques liés à la rétention du nitrate d’ammonium à bord du navire, les autorités portuaires ont déchargé la cargaison dans les entrepôts du port », a-t-elle ajouté.

      Les médias ont désigné le propriétaire russe comme Igor Grechushkin, « un ressortissant russe et résident de Chypre ».

      Selon les rapports, le navire aurait fait une escale imprévue à Beyrouth. REN TV à Moscou a déclaré que le navire a été arrêté et son contenu confisqué « en raison du manque de documents et des conditions nécessaires pour le transport ».

      L’homme qui a vendu le navire à la société de Grechushkin en mai 2012, l’homme d’affaires chypriote Charalambos Manolis, a déclaré au portail d’information alphanews.live, que le nitrate d’ammonium utilisé comme engrais agricole avait été chargé sur le navire en provenance de Géorgie ou d’Ukraine et qu’il devait être livré au Mozambique au nom du gouvernement de ce pays.

      En chemin, une compagnie maritime a demandé à la société de Grechushkin de transporter du matériel agricole depuis le Liban, ce qu’elle a accepté tout en recevant un acompte pour ses services. À l’arrivée du Rhosus à Beyrouth, il est cependant apparu qu’il était impossible d’installer ce matériel dans le navire en raison de problèmes techniques.

      L’homme d’affaires russe s’est alors retrouvé, selon Manolis, impliqué dans des problèmes juridiques avec les autorités libanaises mais aussi avec la compagnie maritime qui attendait le transport du matériel agricole qu’elle avait commandé. L’équipage du navire lui a également fait savoir qu’il ne les avait pas payés depuis des mois, alors que le gouvernement mozambicain réclamait la livraison du nitrate d’ammonium qu’il avait commandé.

      Au final, la justice libanaise a ordonné la confiscation des 2 700 tonnes de nitrate d’ammonium et du navire qui a été laissé au port de Beyrouth avec les résultats désastreux de mardi, rapporte le portail d’information.

      Manolis a déclaré à Alphanews qu’il était au courant de cette affaire parce que les bureaux de sa société à Limassol étaient juste à côté de celui de Grechushkin.

      Il a ajouté que la dernière fois qu’il a vu l’homme d’affaires russe, c’était il y a environ deux ans et demi, lorsque Grechushkin a déménagé ses bureaux.

      Le journal The Times a déclaré que la société Teto Shipping de Grechushkin, aujourd’hui disparue, était enregistrée dans les îles Marshall.

      ( Merci a dr Gereon Frahling et son invention et labeur formidable: deepl.com jl)

      1. Le tribunal qui a  » confisqué  » les 2700 t a sans doute rendu un fier service à Mr Greshushkin…

  9. On peut parler de SPECIAL SPECIALISTE ou de renard alléché quant à la venue précipitée de notre président français se portant au chevet d’une poule aux oeufs d’or dans un poulailler dévasté .
    Le Courrier Suisse a reniflé les motivations sous jacentes d’un VRP camouflé sous un discours rodé et qui fit son succès lors de son élection, le « tous pourris » versus haut de gamme.
    https://lecourrier.ch/2020/08/06/larmes-de-crocodiles/?fbclid=IwAR2wVBXnXGobZLFwq8yTTTzcO-cvTIlh-kPQU_lHJZpBWsKPu4zVYXG1t1c
    On notera encore que les armes utilisées contre les manifestants en rébellion sont françaises.
    Pas de petits profits.

  10. Scientifiquement , le stockage du nitrate d’ammonium en quantité importante ne permet pas à lui seul une telle explosion à reaction en chaîne à sa surface . En fait , il faut une réaction thermique à l’aide d’une bombe nucléaire miniaturisée bien placée au centre de gravitè de la masse moléculaire . Seul un expert a le secret d’une telle déflagration .la diversion des feux d’artifices ne permet pas d’atteindre le degrés de fusion nécessaire pour une telle masse…

    1. Salut Bri-med ! T’as l’air calé en analyse scientifique je le sens.

      Tu peux un peu aligner tes diplômes scientifiques quand même juste pour la forme, et surtout expliquer avec des mots simples et quelques formules pourquoi l’explosion de nitrate d’amomium ne peut pas produire une telle explosion ?

      Nan parce que bonhomme, balancer sur le blog de Paul Jorion, qui doit dormir un peu niveau filtre des commentaires à cause de la chaleur, que c’est obligatoirement le résultat d’une mini Nuke, faudrait arriver avec un peu plus d’argument dans la besace !

      Allez je suis tout yeux ouverts.

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