Une réflexion un peu iconoclaste sur le triomphe flagrant du communisme

Une Belle-au-Bois-Dormant qui se serait piquée à la quenouille maudite il y a trente ans exactement et se réveillerait aujourd’hui, se serait endormie après avoir refermé le journal où s’étalait en gros titre « Le communisme : mort pour de bon ! »

Or, se réveillant aujourd’hui, elle n’en croirait pas ses yeux : le seul pays en bonne santé et sur le point de devenir par KO technique de ses principaux adversaires, la première puissance mondiale est … un pays dirigé avec une main de fer par un Parti communiste.

Je ne vous donne pas ici les détails dont la Belle aurait besoin pour relier les pointillés : vous êtes parfaitement au courant.

Le plus curieux sans doute pour elle serait l’enthousiasme avec lequel les pays capitalistes précipitent leur chute par des discussions à l’infini sur l’infraction rédhibitoire à la logique sacro-sainte des droits de l’homme que constitue le port d’un masque réduisant le risque de contamination dans la pandémie qui nous affecte, discussion évoquant, en pire, celle dans Byzance assiégée par les Ottomans, sur le sexe des anges, discussion qui n’en est pas une – nous le lui signalerions – dans le pays qui triomphe aujourd’hui.

Peut-être la Belle songerait-elle au processus d’auto-destruction des cellules appelé « apostose » qui conduit certaines cellules à « se suicider » quand elles paraissent condamnées ou pour faire la place à quelque chose ayant – au contraire d’elles – un véritable avenir. Comme dans la main en forme de moufle de l’embryon, pour les cellules qui s’apoptosent, laissant apparaître par leur sacrifice altruiste, les doigts, promis eux à un très bel avenir.

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47 réflexions sur « Une réflexion un peu iconoclaste sur le triomphe flagrant du communisme »

  1. « la Chine première puissance mondiale tout en étant dirigée par la main de fer d’un parti communiste »… mais P.C. chinois c’est à dire après un vécu plus que millénaire de civilisation extrême- orientale ? Selon un sens de l’harmonie ( cosmophanie) du monde radicalement autre que dans l’histoire des civilisations dites occidentales .

  2. « Fort de la théorie et de l‘expérience, j’ai le droit de soupçonner le premier venu d’être un porteur de germes. Vous, par exemple, absolument rien ne me prouve que vous n’en êtes pas un ». (Knock, ou le triomphe de la médecine, Jules Romains, 1924).
    « Les rapports de la science en général avec la nature et les hommes ne sont pas différents de ceux de la science des assurances en particulier avec la vie et la mort. Il est sans importance de savoir qui meurt ; ce qui compte ce sont les rapports entre les différents cas et les obligations de la compagnie. Ce qui revient toujours dans la formule ce ne sont pas
    l’ individualité, mais la loi du plus grand nombre » (La dialectique de la raison, Max Horkheimer, Théodor W. Adorno, 1944).
    « Les deux principaux traits de la mentalité progressiste à son époque triomphante, étaient la foi en la capacité de la science et de la technologie à maitriser rationnellement la totalité des conditions de vie (naturelles et sociales), et la conviction que pour ce faire les individus devaient se plier à une discipline collective propre à assurer le bon fonctionnement de la ma- chine sociale afin que la sécurité soit garantie à tous. On voit que ces traits, loin d’être effacés ou estompés, sont plus marqués encore dans ce progressisme honteux qu’est le catastrophisme. » (Jaime Semprun, René Riesel, Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable, 2008).

  3. Au-dessus du croissant fertile,
    un immense flocon d’eau fraîche se déplace vers le haut,. à son départ de la planète il gardera bien au chaud les plus jolis trucs comme le partage et l’amour, pour apporter à ma famille des étoiles le souvenir d’une vieille terre exténuée de servir de petites créatures ignorantes et qui font des bisous précieux.

    Bonne journée les loupiots

  4. Et merci à Paul de remettre les points sur les I . Sans lui bientôt on va nous dire que les chinois ne méritent pas de vivre car ils sont pas des démocrates. Et ça venu de bouseux. Alors MERCI

      1. Un obstacle ?
        Pas pour les quelques 80 marques internationales qui utilisent le travail forcé de ces turkmènes.
        La roue tourne et écrase tout sur son passage.

        Fiction : être terrien demain passera par l’obtention d’un passeport chinois.

  5. Par contre si la belle s’était endormie il y a 75 ans, elle n’aurait rien trouvé de bien changé à son réveil.

    Il y a toujours un peuple supérieur qui enferme dans des camps de concentration un peuple inférieur. Seul « détail de l’Histoire », les grands blonds fantasmés par un petit brun moustachu sont remplacés par les Hans et les juifs et autres tsiganes, par les Ouïgours.
    Mais à part ce point cosmétique, nihil sub sole novum, homo-sapiens est toujours égal à lui-même.

    1. Bof , moi vous savez , la propagande occidentale je prends ca avec d immenses pincettes , lui qui se débat au milieu de ses territoires perdus qui s étendent de jour en jour !

  6. Communiste, le Parti chinois ? Certes « Gongchandang » signifie « en commun, production, parti », ce qui traduit « communiste » si on veut. Pour le reste, c’est le parti d’un régime à parti unique, attaché à son monopole du pouvoir et rien d’autre, avec une balance presque harmonieuse entre l’enrichissement de ses membres et la satisfaction du peuple. Mes étudiants (j’ai fait des interims de prof de français langue maternelle dans une une université à Tianjin) disaient en blaguant que le communisme était réalisé en France (assurance santé, allocation chômage, revenu minimum assuré à tous), mais pas en Chine où tout cela existait à peine il a 15 ans et juste un peu plus aujourd’hui. L’inégalité économique et l’exploitation du travail y sont à un niveau dont nous avons à peine idée en Europe. Quand même, il y a l’insécurité des riches, qui peuvent en un instant être privés de leurs biens et de leur pouvoir (et c’est pour cela que tous ceux qui le peuvent ont un pied en Occident et que le transfert illégal de capitaux est une industrie majeure). Heureusement que l’étiquette « communiste » a été préservée. Sinon la Belle au bois dormant ne s’apercevrait de rien.

    1. En référence à la « main invisible« , comment dit-on
      « main visible mais avec un peu de brouillard de temps en temps  » ?

      C’est un peu la situation du capitalo-communisme chinois, il me semble :’ ‘ ‘ enrichissez vous, mais on garde un oeil sur comment ça « ruisselle », et tant que ça ruisselle  » bien », l’état poussera dans le même sens ‘ ‘ ‘ (de maitrise des masses migrantes ou d’aménagement des voiries et des lois de protections limitées de l’environnement.)

  7. Bonjour,
    Je ne crois pas qu’on puisse qualifier de communiste le régime chinois. Il s’agit d’une dictature de parti qui a choisi l’efficacité capitaliste et qui, jusqu’à présent semble réussir à éviter la pure cleptocratie de type Poutine ou autres. Sa principale réalisation fut la politique de l’enfant unique qui permit l’augmentation générale du niveau de vie.
    Il semble naître un consensus sur la nécessité d’un état fort. La question: un état démocratique peut il être fort ?
    La France (monarchie absolue élective) et la Belgique (dispersion et dilution du pouvoir) semblent dire que non.

    1. @Hadrien

      Il y a comme une contradiction dans vos dernières lignes: Si la France est une « monarchie absolue élective », elle ne peut être démocratique, et ne répond donc pas à la question que vous posez. C’est même le contraire: L’État français est plutôt fort (et de plus en plus ces dernières années), et cependant il s’avère également de plus en plus incapable d’assumer les enjeux de l’époque, preuve peut-être que la « nécessité d’un état fort » n’est finalement pas si nécessaire que ça. Le régime soviétique disposait d’ailleurs également d’un état fort, et il s’est écroulé pour bonne partie sous le poids de sa bureaucratie.

      Par ailleurs si je suis d’accord pour dire que le régime chinois n’a plus grand chose de communiste, pour peu qu’il l’ait été un jour, parler « d’efficacité capitaliste » me paraît pour le moins audacieux. Le capitalisme n’est efficace que selon ses propres critères, ce qui ne prouve à peu près rien. Si l’on en choisit d’autres, écologiques par exemple, c’est probablement le système le plus inefficace que l’humain ait jamais inventé, puisque le premier à mettre en œuvre une extinction de masse dont l’espèce humaine pourrait être elle-même victime.

      L’exemple chinois montre en définitive simplement que les dictatures disposent de certains avantages qui conviennent extrêmement bien à l’hégémonie capitaliste (ce qu’avaient déjà explicité les libertariens il y a plusieurs décennies si je ne m’abuse). Notamment, une bien plus grande réactivité en cas de crise, tant que cette crise est monétisable. Or la crise sanitaire présente l’est (pas pour tout le monde évidemment, mais le capitalisme n’a jamais eu pour objet de faire gagner tout le monde, n’est-ce pas). Mais c’est là que le bat blesse: La crise écologique n’est pas et ne pourra jamais être profitable au capitalisme. L’enfumage de la croissance verte et autres fariboles greenwashées, loin de résoudre cette crise là, l’approfondiront encore et encore jusqu’au point de non retour. Dans ce domaine, la Chine n’a rien fait qui démontrerait un quelconque triomphe de son régime.

      1. En fait, vous m’avez très bien compris, monarchie absolue élective signifie une démocratie avec état (exécutif) fort. Les Français ne s’y trompent pas en n’accordant de l’importance qu’à l’élection présidentielle.
        Le capitalisme est efficace pour augmenter le niveau de vie. Mais augmenter le niveau de vie est l’avers de la médaille dont le revers n’est autre que la destruction du milieu. On le voit très bien en Chine.Nous sommes donc d’accord là aussi.
        Prétendre qu’on peut se débarrasser du capitalisme tout en augmentant et notre nombre et notre niveau de vie est un mensonge.

      2. C’est prétendre que le capitalisme augmente le niveau de vie le mensonge. La plupart des progrès scientifiques, sanitaires ou sociaux ne se sont pas fait grâce au capitalisme mais malgré lui. L’industrialisation de l’agriculture n’a pas fait augmenter le niveau de vie des agriculteurs mais leur niveau d’endettement, au point de rendre leur travail non viable. Et il en va de même, ou va en aller de même pour tous les secteurs de l’économie capitaliste à plus ou moins long terme. La baisse tendancielle du taux de profit théorisée par Marx et vérifiée par la massification des productions (et donc la baisse de leur prix) s’est répercutée, se répercute et se répercutera systématiquement sur la population mise à l’écart de la propriété des moyens de production jusqu’à rendre le système irrémédiablement non-viable, y compris pour les capitalistes eux-même. L’uberisation d’un nombre croissant d’activités de services en est un signe évident et majeur.

        Pour ce qui est de la « démocratie » dont vous parlez, je vous invite à visionner la petite vidéo d’à peine 5 minutes linkée par Roberto Boulant un peu plus bas dans le fil de discussion. Elle démontre fort bien que régime électif et démocratie n’ont aucun rapport, que ce soit conceptuellement ou historiquement. La démocratie dont nos élus ont plein la bouche n’est qu’une fumisterie de marketing politique.

      3. C’est ce que je réponds quand à la fin d’une de mes conférences un intervenant de la salle invoque « Le capitalisme qui nous a tous rendus riches ! » : nous nous sommes enrichis en dépit de l’abominable boulet qu’il représente.

      4. @Paul Jorion

        Le lien qu’on établit à tort entre capitalisme et élévation du niveau de vie est un cas typique de corrélation fallacieuse, telle que celle que j’aime citer comme exemple dans cette blague: Je vis en Bretagne et afin de protéger mon potager des invasions de girafes, qui ne manqueraient pas d’y faire d’énormes dégâts, je plante des mixers un peu partout. Et c’est remarquablement efficace: Aucune girafe n’a jamais saccagé la moindre de mes plantations. (évidemment l’analogie serait plus réaliste si je disais que je plante des accacias plutôt que des mixers, mais elle serait aussi nettement moins drôle).

      5. Une remarque connexe histoire de faire preuve d’honnêteté intellectuelle: Une authentique réussite du capitalisme est d’avoir favorisé l’abolition de l’esclavage dans de nombreux pays du monde. Mais pas pour des considérations éthiques ou morales. Plutôt parce qu’il est moins économiquement optimal de devenir propriétaire puis d’entretenir un esclave que de verser un salaire à un employé.

      6. @Dissonance:
        « …La plupart des progrès scientifiques, sanitaires ou sociaux ne se sont pas fait grâce au capitalisme mais malgré lui… »
        Pouvez vous me citer UN capitaliste qui s’est opposé à la publication de la relativité d’Einstein ?
        Pouvez vous me citer UN capitaliste qui s’est opposé à la mise au point de la trithérapie ?
        Par contre, il est vrai que la majorité des capitalistes s’opposent au progrès social, mais, chez nous au moins, sans grand succès.

    2. Donc les mauvais sont la Chine et la Russie , opposés au camp du bien ?
      Dont je devine aisément les noms !
      Intéressante hypothèse brillant par son audacieuse originalité !!!
      Ahahah ce n est pas la Russie qui fait de l ‘entrisme comme le voudrait un certain !

      1. Vous êtes si mal informé ! Vous me faites douter que le Kremlin vous tienne vraiment au courant.

        Ici sur le blog : 21 décembre 2018, Russie-États-Unis : La nouvelle forme de la guerre

        Deux études décrivent la « doctrine Guérassimov » qu’applique la Russie dans la guerre de l’information qu’elle mène à ses adversaires : provoquer la zizanie au sein de leur opinion publique par une désinformation systématique mais aussi en exacerbant simplement les conflits latents et les questions sociales non résolues, comme aux États-Unis, les séquelles de l’esclavage dues à une fin de la Guerre de sécession bâclée, et à une restauration partielle tolérée dans un esprit d’apaisement.

    1. C’est clair que la considération respectueuse des civilisations différentes de la nôtre et donc de leurs choix politiques est sinon la au moins une condition pour trouver des « solutions communes »

      1. Lucas,
        C’est une erreur que d’établir un rapport de cause à effet entre civilisation et choix politique. Le facteur « civilisation » n’est qu’un facteur parmi d’autres qui détermine la politique, sinon comment expliquer qu’un pays comme Taiwan, de civilisation chinoise ait pu produire une société relativement démocratique ? On me répondra peut-être, oui mais Taiwan a subi l’influence du Japon ou de l’occident. Eh oui, et alors ? Si comme vous le dites il est possible de parvenir à des solutions communes, c’est que de part et d’autre on se sera mutuellement influencés. Le facteur évolutif, n’est-il pas un trait au moins aussi important que le facteur préservation des caractères identitaires (souvent mémoriels) pour appréhender la vitalité d’une civilisation ?
        Boniface pointe les incohérences des politiques occidentales, dans ce cas pourquoi ne pas pointer celles de la politique chinoise ? Elles existent : ses dirigeants prônent l’ harmonie sociale tout en se repaissant d’une croissance qui à terme corrompt et mine la dite harmonie chinoise et planétaire. Je n’ai aucun problème lorsqu’un dirigeant chinois ou un citoyen chinois critique tel ou tel aspect des politiques menées en Occident mais alors la réciproque doit aussi pouvoir exister. IL n’y a donc pas lieu de baliser le terrain pour savoir de quoi il faut pouvoir discuter et mettre entre parenthèses ce qui serait une chasse gardée, à ce compte là autant stipuler que Trump a raison d’ostraciser une partie de sa population, et XI d’interner les Ouïgours.
        Le préalable n’est donc pas le respect de soi-disantes valeurs de civilisation mais la recherche commune de solutions qui transcendent les valeurs identitaires. Tout doit donc être mis sur la table, de part et d’autre. La préservation de la biosphère et le respect de la dignité humaine ne sont pas des options de civilisation mais des impératifs communs. Car sinon, à quoi bon ?! Si d’emblée on se place du point de vue des dirigeants on peut être sûr que ce sont les valeurs identitaires au nom desquelles ils justifient l’injustifiable qui gagneront et le perdant indubitablement l’humanité dans les deux sens du terme.

      2. « Le préalable n’est donc pas le respect de soi-disantes valeurs de civilisation mais la recherche commune de solutions qui transcendent les valeurs identitaires.  »

        Dans valeurs mettez peut être
        – le respect des conventions/institutions, et ensuite il ira de soit que pour « la recherche commune de solutions » , elle deviendra bien plus effective en étant immanente aux habitudes du pays.
        Si le pays en a. Ça va de choi

      3. L’U.E ne vous a pas déjà vacciné contre un truc déconnecté des peuples qui les asservit ?

        Une instance écologique mondiale découlera de la volonté de chaque nations et non l’inverse.

  8. un communisme qui pratique un capitalisme d’Etat… je ne sais pas si les travailleurs sont propriétaires de leurs moyens de production. C’est juste un constat, même pas une critique…

  9. C’est pas une blague la géopolitique, il faudrait veiller à ne pas trop piétiner les règles élémentaires de la vie en vase clos.

    1. La définition de la démocratie selon Larousse:
       »
      Système politique, forme de gouvernement dans lequel la souveraineté émane du peuple. [La démocratie politique est née dans la Grèce antique. Pourtant, ce n’est pas avant le xviiie siècle que fut formulée la théorie de la séparation des pouvoirs (Montesquieu) et mis en place le suffrage universel (États-Unis, 1776), qui en sont deux des fondements. Le respect des libertés publiques est au cœur même du fonctionnement de la démocratie dite aujourd’hui « libérale ».]
      État ayant ce type de gouvernement.
      Système de rapports établis à l’intérieur d’une institution, d’un groupe, etc., où il est tenu compte, aux divers niveaux hiérarchiques, des avis de ceux qui ont à exécuter les tâches commandées.
       »
      La définition de la « VRAIE » démocratie selon beaucoup:
       » Système politique, forme de gouvernement qui fait ce que je veux  » 😉

      C’est quand même grave de constater que tant de gens instruits ne parviennent pas à regarder la réalité toute nue, sans voile idéologique. Nous restons bien loin de la révolution copernicienne.

      1. » Système politique, forme de gouvernement qui fait ce que je veux »

        C’est effectivement la meilleure définition de la démocratie dite « représentative » où l’argent présélectionne les candidats en charge de mettre en musique la seule politique possible, celle du TINA.

        Le dernier exemple en date, la contre-réforme des retraites, le démontre amplement. Malgré un rejet franc et massif d’une majorité de la population, la contre-réforme UE/BlackRock est passée en force. M Macron nommé Président de la république par la presse des milliardaires et tenant entre ses mains les pouvoirs exécutifs et législatifs est donc tout à fait à l’aise en provoquant les gueux, leur disant de venir le chercher.

        Il sait qu’il a les pleins pouvoirs pendant cinq ans.

        Maintenant l’économie, et donc la société, s’effondrant sous les coups répétés des fous furieux qui nous gouvernent, je crains fort que le premier prix de théâtre obtenu par M Macron en CM2 soit insuffisant pour faire taire les ventres vides.

  10. « Or, se réveillant aujourd’hui, elle n’en croirait pas ses yeux : le seul pays en bonne santé et sur le point de devenir par KO technique de ses principaux adversaires, la première puissance mondiale est … un pays dirigé avec une main de fer par un Parti communiste. »

    La Chine en 3 chiffres : 120 /36 / 5

    120 : rapport du nombre de graçons/filles à la naissance. La norme est de 105 à la naissance et la légère surmortalité des enfants mâles après la naissance le ramène à 100 après quelques mois. On considère qu’au-delà de 105, il y a un problème. En Chine, les progrès de l’imagerie médicale permettent de d’avorter prématurément les foetus mâles. Gros problèmes sociaux en perspective

    36 : 36 ans, âge médian. La moitié des 1,2 milliards de chinois est âgée de plus de 36 ans (40 ans en France). La Chine est un pays de vieux.

    5 : 5% d’une génération de jeunes chinois accèdent aux études supérieures (entre 25% (Allemagne) et 35% (Etats-Unis) pour les pays occidentaux. D’accord, sur la masse, ça fait beaucoup, mais c’est quand même peu en terme de développement.

    Je ne vois pas là les caractéristiques fondamentales d’une puissance conquérante, mais plutôt celles d’un pays qui va au-devant de graves problèmes sociaux (pas assez de femmes, trop de vieux), économiques (pas assez d’ingénieurs pour sortir de la copie et créer de sa technologie propre) et donc politiques.

    Franchement, le « péril jaune » me semble aussi hors-sol que complètement daté.

      1. Parler comme Richelieu d’un pourcentage d’une classe d’âge (ici 5% dont je ne sais pas la véracité) et d’un pourcentage d’une population donnée, ce n’est pas exactement la même chose mon cher Rosebud1871, si c’était de ta part une objection à son propos ! 😛

      2. Cloclo,
        « économiques (pas assez d’ingénieurs pour sortir de la copie et créer de sa technologie propre) » c’est ce à qui m’a agacé, pas de chiffres là dedans, Huawei et la 5 G ça n’a pas l’air de la copie. J’entendais ça dans les 60′ que les premières Honda étaient des copies de moulins italiens et que les japonais ne savaient pas construire des bagnoles. Il est vrai qu’en visitant le musée de l’automobile à Mulhouse, l’occidental est écrasant.

  11. Cet article c’est un peu le constat du triomphe de la dictature et donc l’échec des idéaux, quels qu’ils soient. Ça reviendrait à dire que nous n’avons aucune prise sur la marche du monde. Affirmation avec laquelle je suis plutôt d’accord…

    1. Ben, peut-être que leurs idéaux sont précisément placés dans la dictature. Pas un but en soi, mais le moyen. Juste une supposition…

      La marche du monde? On en reparlera plus tard.

      1. Je pense pas qu’on puisse appeler idéal une dictature, dans le sens où c’est l’instinct primitif qui reprend le pas sur la civilisation. Même si certains idéaux mènent de facto à la dictature. Le problème c’est l’homme et l’idéal qui est construit en lui prêtant des vertus qu’il ne possède pas. D’où l’adage : COMMENCE PAR CHANGER EN TOI CE QUE TU VEUX CHANGER AUTOUR DE TOI. (Gandhi)

      2. Du calme.
        La citation de Gandhi ramenée en minuscule :

        « Commence par changer en toi ce que tu veux changer autour de toi. »

        Peut-être un instinct, issu des racines ancestrales chinoises (4000 ans environ), et une profonde réflexion suggèrent aux Chinois que notre démocratie n’est pas le bon moyen. Peu d’expérience positive, il est vrai (Sun Yat-sen)

        Je défends, comme toujours avec d’autres peuples, qu’il faut foutre la paix aux Chinois, tant que certaines limites ne sont pas dépassées. Cesser de vouloir qu’ils soient autres et surtout à notre image. Nous n’avons en aucune façon l’exclusivité du bien et de la morale. Notre technologie de la démocratie n’est peut-être pas exportable.

        Pourquoi avons-nous oublié les Tibétains? Ils font partie des dépassements de limites inacceptables.

        Balayons notre cour:

        Pourquoi avons-nous oublié les Palestiniens? 75 ans de limites inacceptables pulvérisées.

      3. Désolé pour le majuscule, ça ne traduisait pas une volonté d’appuyer le message mais un copié collé tout simplement.
        Vous parlez de limites mais pour le cas des ouïghours on est déjà bien au-delà. Je n’ai rien contre les chinois mais contre son gouvernement, comme beaucoup de chinois du reste…
        Vous parlez du peuple palestinien. Je ne suis pas en désaccord avec vous sur le fond mais c’est hors-sujet. Nous sommes des spectateurs (certes coupables) mais pas des acteurs.

  12. Si le communisme sovietique avait sacrifié une génération de travailleurs a produire pour 3 fois rien tout ce que l occident demandait il serait encore la. Ça ma toujours surpris que les Slaves fiers et sauvages comme on les dépeint souvent se soient lancés dans cette aventure.

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