43 réflexions sur « Comment changer le monde ? Soyons pratiques ! »

  1. Bonjour,
    Non, je ne laisserai jamais une impression de vouloir changer le monde. Le monde est ce qu’il est et deviendra ce qu’il sera peut-être sans le genre humain.
    L’homme est tellement ambitieux et présomptueux qu’il pense le changer.
    Dès que l’homme disparaîtra de la Terre et la nature reprendra ces droits très facilement et rapidement.
    Les émissions documentaires de ABxplore ont très bien évalué le temps qu’il faut avant de ne plus laisser de traces.
    Il l’a depuis tellement peu de temps foulé de ses pieds à l’échelle de l’existence de la Terre…
    Alors, est-ce un bien ou un mal pour le système vivant qui lui seul est extraordinaire?

      1. La terre sans les humains.
        Plus de champs de blés qui ondulent sous le soleil de l’été, plus de verts pâturages, plus de vergers avec ses fruitiers croulant sous les cerises, les pommes, les poires.
        Ne plus bouffer que des glands, des faines et les pissenlits par la racine, non merci. On n’est pas des gorets.

      2. Ou initiez, sur le blog, un bon de souscription pour financer un film reprenant la feuille de route de « Comment sauver le genre humain »… la terre avec des humains responsables!

    1. « le système vivant qui lui seul est extraordinaire »

      S’ il y a pas une conscience pour le dire, le système vivant est simplement vivant , mais pas extraordinaire.

      1. Cher llavador,
        Le système vivant est bien plus extraordinaire que vous le pensez.
        J’utilise le verbe « penser » et pas « croire ». Encore une spécificité humaine.
        Le système vivant est seulement plus lent pour le réaliser.
        Récemment, on le découvre progressivement en copiant la nature du vivant.
        Si vous voulez des exemples, il y en a plein.
        Il faut seulement être curieux et parfois s’abaisser au niveau du sol.
        Je regarde actuellement « Le Jardin extraordinaire » à la télé.
        J’ai ajouté +1 à Monsieur Jorion….
        Revenir dans 500 ans, c’est possible selon les théorie d’Einstein. Il faut seulement partir très vite, très très vite…. et revenir plus jeune.

    2. Allusion,
      C‘’est tellement plus simple de se résigner à ce que l’espèce humaine disparaisse, plutôt que de dire tiens, si demain on supprime le capitalisme, que se passe-t-il ?

      4
      1. Bonsoir,
        Je n’ai pas de problème avec cette solution.
        Le capitalisme existe depuis tellement longtemps.
        De -3900 à -1600 AC: La Mésopotamie. Prospérité qui repose sur l’import-export.
        Entre le Tigre et l’Euphrate, la Mésopotamie peut être considéré comme fondatrice d’un capitalisme précoce puisque des joint-ventures en faisaient partie.
        Même les Etats travaillent avec les mêmes principes d’investissement.
        La monnaie et le livre « Le prix » des choses de Monsieur Jorion en parle avec beaucoup d’analyse.
        Elle a seulement permis de faciliter les échanges.
        Avant c’était le troc qui le permettait et cela marchait aussi.
        Ce sont les Etats qui ne prenaient pas leurs dîmes dans l’opération.

        1
      2. Oui, ça m’a toujours semblé le plus fou de cette histoire :

        Sacrifier une réalité tangible et magnifique au nom d’une représentation, assez moche et simpliste.

        Pourquoi serait on condamnés à attendre la toute fin de cette expérimentation , puisque le résultat est désormais connu ?

      3. Si j’ai bien compris c’est surtout le prêt à intérêt qui existait du temps de Sumer, et c’est une des raisons de l’invention de l’écriture, garder la trace de ces transactions. Ce sont les Juifs qui ont décidé d’annuler les créances à intervalles fixes, n’est ce pas ? Si seulement ils avaient gardé cette tradition !

    1. On va lui botter les fesses faut pas s’inquiéter outre mesure,
      et soutenir le seul type qui porte des valeurs de gauche en restant assez pragmatique et surtout prudent.
      Alors Philippe soutenez Jorion.

      1. Il faut ajouter que nous sommes tous plus ou moins attachés à Monsieur Mélanchon Sénateur !
        Cela ne fait aucun doute.
        Oulala comme ça a l’air dur la politique.

  2. Eh ! bien non Paul !

    Je n’ai rien contre Ruffin, mais si vous jouez cette carte ci, alors les ultralibéraux repartiront pour un tour en 2022 ; vous voudriez poursuivre sur la voie de la division de 2017 que vous ne pourriez pas mieux vous y prendre autrement…

    Décidément ! En tout cas, je prends ce billet pour une réponse…

    Paul ? Êtes-vous réellement certain d’être si flemmard que ça ?

    1
  3. Mais le monde change tout le temps, d’ailleurs par notre condition mortelle, nous lui assurons un renouvellement permanent – la question serait plutôt comment diriger le changement – et là se présentent ces questions :
    De la démocratie pour recueillir les voeux majoritaires ?
    De la scientocratie pour recueillir ce que nos connaissances prédisent ?
    Et le cadre civilisationnel occidental qui pose comme pierre angulaire à son système le respect des libertés individuelles – sous-entendu qu’il n’y a plus de système organisateur de la société hors consultation démocratique – bien sûr nous savons que cela est faux dans la pratique, le système économique, principal régulateur des inter-actions humaines, n’est pas soumis au processus de la démocratie – mais dans l’esprit de nos contemporains le cadre de la démocratie politique reste le garant de leur liberté ontique, ce cadre ne tient plus face au défi anthropologique de la survie du genre humain dans sa multitude, à préciser, car certain s’accommoderaient bien d’une réduction de 80 % pour sauver le genre humain ^^.
    Dès lors, pour faire avancer les solutions, il faudra bien désamorcer la prétention libertaire au profit de l’intérêt général, en évitant l’écueil des idéologies qui ont sacrifiées l’individu pour préserver le programme –
    Le défi auquel nous devons faire face est inédit, une religion de l’Homme doit émerger où le paradis sera terrestre ou la race humaine ne sera plus.

    1. N’étant pas français, pas sous la coupe de Macron, cette vidéo m’a amusé.
      En France, la gauche et la droite ont eu leur époque de gloire.
      Dans mon pays, en 2011, nous avions tous les records de la crise la plus longue.
      Nous pensions obtenir un gouvernement dans les prochains jours après des mois.
      Le Covid en a décidé autrement.
      Le gouvernement d’urgence, souvent appelé en affaires courantes, mis en place est prolongé jusqu’au 1er octobre.
      Madame Sophie Wilmes vient d’accepté la charge jusque là.
      Et la population qu’est-ce quelle en pense?
      En gros, ne le répétez pas, elle s’en fout.
      Bizarre, vous avez dit bizarre, comme c’est étrange

      1. …  » Et la population qu’est-ce quelle en pense?
        En gros, ne le répétez pas, elle s’en fout.
        Bizarre, vous avez dit bizarre, comme c’est étrange
         » …

         »  »  » En gros, ne le répétez pas, elle s’en fout.  »  »  »

        Ce n’est PAS ce que je lis dans la presse d’opinions belge ((« Le Soir  » , « La Libre belgique » , « RTBF info » ))…les journalistes veulent nous faire croire que les wallons sont congénitalement cons et , à la limite , ne s’intéressent qu’à la politique « locale »… tandis que les flamands seraient désespérés de « ruisseler » dans les nappes phréatiques wallonnes… jamais d’avis sur la minuscule population germanophone …

        Ce qui est certain , par contre , c’est que ces formes de gouvernement ( = par coalitions antagonistes « compromises » à l’exercice du pouvoir) et le vide post-électoral de plus d’un an ( précédé d’un autre du même genre dans un passé pas si lointain) ont eu comme conséquence paradoxale de « mettre un étouffoir » sur les formes victorieuses du capitalisme dévoyé prédateur des conquis sociaux qu’ont subies les français depuis une dizaine d’années…= la séquence qui démarre à partir des « lois El Khomri »……….. !
        Pas sûr qu’ « ils » s’en foutent… en tout cas ceux qui réfléchissent en comparant…

        1
  4. M. Jorion! Demandé au gens d’agir? C’est beaucoup plus commode de commenter l’actualité que d’en faire parti.

    Une pointe de désillusion matinale. Ça passera. 🙂

    Sincèrement, merci de nous montrer la voie à suivre.

  5. Nous ne savons rien en réalité de l’état dans lequel sera le monde une fois que les tempêtes – ( métaphore ! ) – auront brisé menu l’ensemble des constructions humaines.
    Inutile, alors, de compter sur les structures anciennes qui toutes auront été fragilisées voire même anéanties.
    D’ailleurs, tous les  »outils » démocratiques ne seront plus que fantômes. Imagine-t-on pouvoir organiser des élections ? Poursuivre les échanges internationaux ? Utiliser les systèmes médico-hospitalier, universitaire et éducatif, bancaire, fiscal, militaro-policier … etc ? Autant de systèmes fantômes.
    Il faudra se faire une raison, nous n’aurons pas d’autres choix que de vivre ensemble l »après-catastrophe, dans l’entraide. Et ce ne sera pas en remplissant des sacs de sable (- autre métaphore -).

    Le verbe maître sera : IMPROVISER. Improviser et faire pour le mieux avec pour seul viatique, la sauvegarde de la vie. Des vies. Pour une alternative unique.
    Il faudra bien alors se donner la peine d’écouter les poètes et les philosophes. Enfin tous ceux dont l’imagination permettra de créer un autre monde.

    Ruffin ? Trop tard, hélas ! L’ avenir n’est plus aux sauveurs suprêmes uniques mais à ceux qui – aussi nombreux que possibles – pourront entraîner leurs semblables et leur redonner l’espérance. Oui l’espérance.

    2
    1. En gros la vie des derniers Indiens d’Amérique il y a seulement 150 ans. Ils se foutaient sur la gueule entre tribus, mais le système était stable et surtout renouvelable.

      1. Euh… non, pas du tout, ils ont massacré l’environnement, la grande culture maya s’est effondrée pour cette raison là : dépassement de la capacité de charge. Tainter : « Les Mayas étaient une population de forte densité et sous tension, pratiquant l’agriculture intensive, vivant en grande partie dans des centres politiques, soutenant à la fois une classe d’élites et des programmes très importants de travaux publics, et se faisant concurrence pour des ressources limitées » (L’effondrement des sociétés complexes, p. 194). On les accuse même d’avoir changé le climat local par les ravages qu’ils exerçaient sur l’environnement !

        Quant aux Aztèques, j’ai vu un chiffre relatif aux surfaces de forêt à détruire pour faire les fresques de leurs temples. Si j’ai bon souvenir, c’est des centaines d’ha par mètre carré. L’un de vous qui connaît tout ça très bien va nous donner les vrais chiffres

      2. Ok pour les Indiens d’Amérique centrale. J’étais avec les Indiens des grandes plaines d’Amérique du nord. Je crois que le système a plutôt bien fonctionné pendant très longtemps avant l’arrivée des colons européens. Mais si ça se trouve ils auraient bien fini par tuer le dernier bison sans l’aide des Européens, va savoir… Comme ailleurs (Australie) ils avaient bien réussi à exterminer la mégafaune « nuisible », comme les lions à dents de sabre. Mais je n’y connais pas grand chose en fait, mes références sont les westerns humanistes de la fin des années 60 🙂

  6. Quel-est le modèle ? Holiste !
    Donc logiquement les actions pour changer le cours de l’histoire humaine se trouvent entre autre dans un modèle de l’humanité.
    Mettons-nous d’accord sur les « équations fondamentales » de l’humanité, l’IA est prié de nous donner un coup de main, et jouons ensemble des parties dans un espace qui permet de définir par exemple la température moyenne du globe, une population humaine qui se reproduit et un flux énergétique de la terre à l’équilibre.
    Le plus important, c’est d’abandonner l’illusion que les fourmis décident de leur destin.

  7. Bonne soirée à tous,
    Ce soir, je regarde un vieux film de 1961 « Diamants sur canapé »
    Je reviendrai si nécessaire.
    Mon pseudo Allusion veut dire « Manière d’éveiller l’idée d’une personne ou d’une chose sans en faire expressément mention. »

  8. Je ne suis pas sur que monsieur Ruffin ait introduit dans son logiciel « l’effort de guerre » qu’il faudrait soutenir pour ne pas dépasser les 2° en 2100.
    5% tous les ans (au dire de Jean-Marc Jancovici directeur du ShiftProject – ) à partir d’aujourd’hui, de réduction des émissions de gaz à effet de serre, c’est à dire le résultat que nous avons sous nos yeux de quelques mois de Covid planétaire en cette année 2020.

  9. L’oikos grec comme modèle ancien d’un paradis terrestre ?
    Sur un article récent du blog Comment changer le monde ? Soyons pratiques ! Du 13 sept 2020, , je suis intrigué par cette conclusion d’un commentaire :
    « Le défi auquel nous devons faire face est inédit, une religion de l’Homme doit émerger où le paradis sera terrestre, ou bien la race humaine ne sera plus ».
    Je suis vieux désormais et j’ai dans ma jeunesse appris , puis refusé, le sens religieux de cette image du Paradis, et aussi déjà prôné l’émergence d’un paradis qui ne serait pas promis au-delà de la mort, mais «  socialiste » ou « communiste » : J’ai cru en une possible mobilisation populaire, en tant que réponse nécessaire à un désir commun de partager la souveraineté de décision concernant les rapports de production et d’échanges localisés, nécessaires à la vie  sur terre donc et non pas dans l’Au-Delà…
    Aujourd’hui , cette phrase d’un commentaire me conduit à rechercher ( « soyons pratiques ! ») ce que signifie , étymologiquement ce mot : « Paradis » ? Une telle « image-mot », comme disait Paul Colin , grand affichiste publicitaire du siècle précédent , qualifia autrefois comme délicieux ces jardins avec animaux autour d ‘un riche palais persan, puis selon les dogmes monothéistes, le lieu primitif merveilleux où furent créés les premiers humains, comme aussi le lieu mythique peuplé d’anges où réside l’âme des justes en récompense de leurs activités individuelles bienfaisantes, etc….
    Mais sémantiquement – sans négliger que   le mot évoque le terme « parade » donc un arrêt du cheval monté, et le verbe « parer » ou « se parer d’un risque » – et plus sérieusement, l’étymologie renvoie au grec ancien, et se compose des radicaux « para » et-ou « peri » précisant le sens de   « dios » : la crainte…. « Para » indique le sens de « contraire à » comme dans « paradoxe » et «  peri » précise une fermeture ( un firmament, un alentour ) comme dans « périmètre ». Quel espace est ainsi localisé ?
    On trouve aussi une étymologie autour des mots deinos (= qui inspire la crainte) et , deima= le danger, l’étrange) . Un verbe deido signifiait craindre voir être effrayé. Le mot paradis tel qu’il est construit à l’époque grecque antique connote donc quelque chose comme un milieu de vie , cette Umwelt selon Heidegger s’inspirant d’Uexküll vers 1930, ou un environnement ( dans lequel peri inhibe toute crainte d’un au-delà ?. Le mot a donc du sens par lui-m^me, au-delà du sens mystique transmis jusqu’à nos jours. C’est donc bien ce qui est attendu d’un « jardin d’agrément » artistiquement paysagé, tel qu’il fut conçu au XVIIIeme siècle….
    Reste à définir ce qui se trouvait au centre d’un tel milieu de vie harmonieux, pour les grecs anciens, transmetteurs du terme. Evidement l’oikos ! Précisément ce terme qui a donné en langue moderne «  éco-nomie » puis « éco-logie »: l’oikos c’est la maison d’un maître de famille. Sa partie « foyer » plus strictement familiale  était sous le signe de la déesse Hestia . Mais il est en rapport avec une contrée qui l’environne ( que Socrate nomme la «  chora » dans le dialogue «  le Phèdre »), dans laquelle il s’insère comme espace de production, à gérer, avec une limite, et qui est placé sous le signe d’Artémis. D’Artémis le sociologue Jean-Pierre Vernant notait qu’elle prenait en charge l’ouverture éducative des enfants de l’oïkos dans cet espace intermédiaire entre le foyer, les travailleurs attachés au site , et le monde animal domestique et au-delà sauvage . Les dieux grecs ne sont pas des «   personnes » extérieures au monde concret mais surtout des  personnages  théâtralisés présentés dans les récits comme  exemples  instructifs . Ici, sur l’oikos , il convient d’ajouter Dionysos, ce personnage qui vient de l’extérieur ( au-delà de l’horizon familier local ), pour instiller sur le peuple une véritable épi-démie d’étrangeté. Rien à voir avec le covid 19 , hors l’aspect épidémique du désordre et des débordements qu’il suscite. Marcel Detienne a écrit un très beau livre sur ce dieu, qui «  renversait les toitures ».
    Mais je ne suis pas spécialiste de ces questions….

      1. Oui, Eve aussi est intéressante à détourner des clichés reçus: aurait-elle été créée comme on me l’enseignait enfant et selon l’autorité d’un servant de paroisse  » de la côte d’Adam », ou plus prosaïquement « à côté » d ‘Adam?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.