Trump et l’argent de la mafia russe

Yann :

Que pensez vous de ce que dit Gael Giraud de la Deutsche Bank et des liens entre oligarques russes et Trump ?

Ma réponse :

Comme je l’ai rappelé hier, on a beaucoup parlé de ça aux États-Unis il y a deux ans quand deux livres sont sortis à ce sujet : Craig Unger, House of Trump – House of Putin. The Untold Story of Donald Trump and the Russian Mafia (Bantam Press 2018) et Michael Isikoff et David Corn, Russian Roulette. The Inside Story of Putin’s War on America and the Election of Donald Trump (Twelve 2018).

Les auteurs des deux livres sont des gens très sérieux, même s’ils polémiquent entre eux comme des chiffonniers, et il y a beaucoup d’infos dans les deux livres, mais pas de « smoking gun » comme disent les Américains, pas de révolver encore fumant : pas de preuves irréfutables.

L’info la plus importante sans doute de ce point de vue est dans un livre qui vient de paraître : Disloyal (Skyhorse Publishing 2020) de Michael Cohen, l’ex-avocat de Trump, où celui-ci affirme que l’argent que Trump reçoit de Russie lui vient des oligarques plutôt que de la mafia : sous la forme de ventes à des prix surfaits. Je rapportais ça dans ma vidéo du 12 septembre :

La thèse de Cohen, c’est la suivante et il faut la situer dans le cadre où Trump dit à Cohen, au fil des années, qu’en fait, les oligarques russes ne sont que des prête-noms pour Poutine, que Poutine est l’homme le plus riche du monde et il est clair, selon Cohen, que l’admiration de Trump pour Poutine, c’est essentiellement ça : un gars plus riche que lui ! Ça, c’est quelque chose, dans le rapport de force, c’est quelque chose qu’il admire et Trump est convaincu que chaque fois qu’il fait des affaires avec des oligarques russes – et Cohen donne l’exemple d’une vente qui permet à Trump de gagner 15 millions de dollars – il dit à Cohen : « Voilà, c’est un cadeau que Poutine m’a fait ! ».

Et donc, ça, c’est très intéressant parce que, dans la perspective « Trump otage de Poutine », c’est une troisième option : pas « Trump agent russe », pas « Trump compromis d’une manière ou d’une autre », mais simplement Trump recevant des cadeaux à coup de millions de dollars de Poutine et lui étant reconnaissant.

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29 réflexions sur « Trump et l’argent de la mafia russe »

  1. Merci pour votre réponse bien étayée. On pourrait presque dire que oligarques russes, Poutine et mafia russe sont un même monstre à 3 tête semble-t-il.
    Concernant Trump qui est « reconnaissant » Gaël Giraud allait même plus loin en disant que Trump a été sauvé de la faillite.

  2. Comme Vladimir Poutine se comporte en présence de Donald Trump, je suis pleinement d’accord avec votre dernière hypothèse.

  3. Ou -Comment aider un idiot utile à prendre le pouvoir et devenir ultra-dangereux. J’espère que Poutine a un bouton pour couper les doigts de Donald si l’envie lui prend de bombarder je ne sais où. Aïe aïe aïe

    1. Hmmm, n’y a-t-il rien de dangereux dans la domination d’un chien idiot par son maître ?
      Car tout chien menacé finit par mordre…

  4. … l’argent que Trump reçoit de Russie lui vient des oligarques plutôt que de la mafia…..

    question: quelle est la différence entre un oligarque et un mafioso?

    :-))

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  5.  »  »  » … Michael Cohen, l’ex-avocat de Trump, … affirme que l’argent que Trump reçoit de Russie lui vient des oligarques plutôt que de la mafia : sous la forme de ventes à des prix surfaits … »  »  »

    Personnellement je serais (beaucoup)plus sensible à ce type d’argumentation au détriment de la notion d’ « agent » russe.
    Qu’un compte numéroté se rapportant à Wlad P. soit crédité d’une aumône au passage semblerait tout à fait vraisemblable.

    Surtout…Si vraiment , comme estimé dans la vidéo https://www.pauljorion.com/blog/2020/09/28/video-capitalisme-un-implacable-acte-daccusation/ à partir des 50 pages de l’article du N.Times , la situation financière de Donald « évolue en+ ou – » à chaque instant d’équilibre des « marchés » (financiers et immobiliers) , au point qu’il puisse , à l’instant T de chaque dépôt de déclaration fiscale sur 10/15 ans , faire quasi apparaître une situation d’ « indigent »… alors le problème du déséquilibre gigantesque entre sa situation potentielle à cet instant T de débiteur « too big to fail » pour chaque oligarque pris séparément (quoique solidaire des autres) est tel que sa vie physique (ou celle de ses « vrais » proches) ne tient qu’au fil des « accommodements » de géo/économico politiques qu’il leur consent de manière indirecte.
    Gros noeud de vipères…

  6. Le 17 septembre dernier Denis Robert recevait le journaliste franco-italiano-helvète Fabrizio Calvi sur la chaine LeMedia.
    La présentation écrite de l’entretien se termine par :
    « On touche surtout au génie malfaisant de Donald, caméléon putride a joué sur tous les tableaux : agent double, triple, quadruple. Endetté jusqu’à l’os, lié à des assassinats, à des dizaines de captations illégales, vendant des hommes ou des infos pour toujours retomber sur ses griffes. Jusqu’à la présidence des États-Unis. « 

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  7. Pensez vous que le NYT a sorti une première révélation pour préparer le public a une révélation plus grosse, cet argent russe ?
    j’avoue que je désespère vraiment que ça soit mis au grand jour, j’aimerai tellement voir sa base se rendre enfin compte que Trump les as trompé et a été un traitre du pays

  8. J’ai déjà mentionné le livre de Fabrizio Calvi :  » Un parrain à la Maison Blanche  » ed : Albin Michel :
    https://www.albin-michel.fr/ouvrages/un-parrain-a-la-maison-blanche-9782226448064

    Je poste un autre lien ici vers d’autres mécènes dans le sillage du projet politique de Trump – via son gendre et conseiller Jared Kushner – vis à vis de l’État Israélien :

     » Le Monde  » / Jean-Pierre Filiu :
    https://www.lemonde.fr/blog/filiu/2020/09/20/trump-cede-a-son-principal-mecene-la-residence-des-etats-unis-en-israel/

    N’oublions pas que Donald Trump le presbytérien, est convaincu qu’il est un élu de « Dieu »… le pétromonarque.

  9. Bonjour,
    Gaël Giraud dit d’autres choses fort interpellantes:
    – Les banques privées créent de la monnaie;
    – Il existe un moyen pour la banque centrale (la BCE chez nous, la banque de France au temps de De Gaulle) de financer l’état à quasi l’infini. J’en déduit que la dette publique ne serait pas un problème. Pourtant on se rappelle Weimar les années 30…
    Une analyse de P Jorion (et ou B Colmant) serait bienvenue.

    1. Merci d’avoir mentionné Weimar : la réfutation empirique est là.

      Quant aux deux mécanismes mentionnés, ils n’existent malheureusement pas.

      C’est de colporter des mythes tels ceux-là qui disqualifie les critiques de bonne volonté aux yeux du monde financier, avec lequel il est essentiel de maintenir un dialogue (ce que je fais, vous ne l’ignorez pas)

    2. Gaël Giraud dit plus précisément que les banques européennes se font payer par la BCE pour emprunter à la BCE. Elles se font des marges colossales puisqu’elles sont payées pour emprunter des sommes qui vont leurs permettent de « créer de la monnaie » pour prêter à leurs clients à taux positifs. Symétriquement la BCE demande aux banques de payer pour mettre une partie de leurs fond en dépôt à la BCE.
      Ces considérations s’insèrent dans son analyse de la disparition annoncée de la monnaie scripturale.

    3. Toujours dans cet entretien sur Thinkerview de Gaël Giraud, il nous dit :
      Une banque centrale a le droit de se recapitaliser elle-même, ce qui est interdit aux banques privées, ceci expliquant que les banques privées peuvent faire faillite.
      Gaël Giraud et d’autres font la proposition suivante : aujourd’hui la BCE a 2200 milliards de dettes publiques de la zone Euro dans son bilan, elle accepte l’annulation de cette dette, son non remboursement, elle fait une perte de 2200 milliards. Aujourd’hui ses fonds propres c’est 10 milliards, c’est ridicule, c’est rien du tout, il ne faut pas croire une demi seconde que la stabilité et la fiabilité de l’Euro dépend des fonds propres de la BCE, pour une zone dont le PIB est de 14000 milliards, c’est pas les 10 milliards des fond propres de la BCE qui garantissent la fiabilité de l’Euro. Elle fait une perte de 2200 milliards sur son bilan, donc elle a des fonds propres qui fond -2190 milliards, elle crée, c’est une pure opération d’écriture, qui ne coute rien à personne, elle crée la quantité qui va bien pour se recapitaliser elle-même et de nouveau avoir, admettons, 10 milliards de fonds propres.

      1. « Je me demande sincèrement qui lui raconte des trucs comme ça. »
        Il en revendique la paternité partagée avec Nicolas Dufrêne directeur de l’Institut Rousseau (https://www.institut-rousseau.fr/) Alain Grandjean associé fondateur de Carbone 4 (http://www.carbone4.com/staff/alain-grandjean/) Jezabel Couppey-Soubeyran (https://www.pantheonsorbonne.fr/recherche/page-perso/page/?tx_oxcspagepersonnel_pi1%5Buid%5D=couppey) Laurence Scialom (https://economix.fr/fr/page/scialom-laurence)

      2. Ok. Je vois assez bien qui sont ces 3 personnes (j’ai en particulier participé à des tables-rondes avec les 2 dames sur la liste), maintenant ma question : qui des trois serait prête à signer ce qui suit ?

        Elle [la BCE] fait une perte de 2200 milliards sur son bilan, donc elle a des fonds propres qui fond -2190 milliards, elle crée, c’est une pure opération d’écriture, qui ne coute rien à personne, elle crée la quantité qui va bien pour se recapitaliser elle-même et de nouveau avoir, admettons, 10 milliards de fonds propres.

      3. Le stock de dette publique que détient la BCE, c’est ce qui lui permet – comme à toute banque centrale garante d’une monnaie – de gérer son cours sur les marchés financiers, et les taux d’intérêt qui lui sont associés, par des ventes ou des rachats du stock.

        Effacer la dette de ces pays d’un trait de plume c’est supprimer cet outil : l’euro partirait à la dérive. Ce serait du vaudou, mais du très mauvais vaudou !

        Une chose me rassure en tout cas : Giraud dit dans ce passage que les banques privées ne peuvent pas créer de la monnaie « ex nihilo ». C’est une chose dont j’avais cherché à le convaincre dans une conversation privée (il affirmait le contraire jusqu’à très récemment) et j’avais cru avoir échoué, mais il se fait donc que j’ai donc réussi : c’est très encourageant, le dialogue peut poursuivre !

  10. Coucou,

    Je me souviens du pere ubu, de sa chandelle verte, de sa merdre et de sa pompe à phynance…. c’etait en 3 eme, au milieu des années 70.

    En 1 siècle, ces abrutis nous ont déclenché 2 guerres mondiales. Trump et les mini-trumps continuent de sévir de par le monde.( pinochet, sarkosy, poutine assad, erdogan, netanyaou , aux philipines, en inde, en iran, enfin presque partout, avant après) nous sommes entouré de pére Ubu !

    Il y a eu aussi, poincare, einstein, lemaitre, vienne, la mecanique quantique les antibiotiques et toutes ces inventions géniales .

    L’absurdité du monde et de l’existence ne doit pas se laisser engloutir par la bétise et la haine attisé par ces hableurs dégénérés.
    « que de temps perdu » .
    Il faut de « l’amitié, de l’amour et de la persuasion ».

    Sans cesse. et sans faiblesse.

    Bonne journée

    STéphane
    « 

    1. Mouai
      À part dire homme/femme/invalide ( bravo le prêtre) et être pro Euro sans parler des 27 vétos moi j’ai presque rien appris.
      Si ! Il a beaucoup de solutions dans sa valise 😊

  11. « DÉBAT » télévisé TRUMP///BIDEN…
    Je suppose que l’analyse de P.JORION viendra à son heure , compte tenu de ses disponibilité (de date).

    J’ai lu avec effarement ce « croquis d’audience » chez Médiapart ce matin : (journaliste Antoine PERRAUD)

     »  »  » Le premier des trois débats télévisés devant opposer Donald Trump à Joe Biden avant l’élection du 3 novembre s’est déroulé à 3 heures (françaises) du matin, mercredi 30 septembre. Le démocrate fut livide et le républicain monstrueux.
    Ils s’avancent comme pour un duel qui ne devrait pas avoir lieu tout à fait, puisqu’ils ne se font point face : ils se regardent en chiens de faïence, mais de trois quarts. Ils ont 151 ans à eux deux. S’ils n’en faisaient qu’un, celui-ci serait donc né en 1869 – lors de la « Reconstruction » américaine à la suite de la guerre de Sécession –, année où fut prononcée la dissolution du Klu Klux Klan et où un premier État, le Wyoming, accordait le droit de vote aux femmes.

    Si nous étions tous complotistes, nous y verrions un présage soit divin (Biden en signe du retour à la normale démocratique après le chaos), soit satanique (Trump en indice de la régression de son pays vers la guerre civile qui approche à grands pas).

    Arrivés à petits pas, ils adoptent les postures qu’ils ne quitteront plus. Donald Trump en adepte du rentre-dedans permanent, tel un dragon de Komodo renfrogné, éjecte des phrases au lance-flammes. Joe Biden, plus « jivarisé » que jamais, le nez dans ses notes, le ton exagérément convaincant des vieux rhéteurs de l’autre siècle, répond par un petit rire mécanique, momifié, aux charges incessantes de son adversaire qui interrompt comme il respire.
    « Tu vas la fermer, mon bonhomme ? » (« Will you shut up man ? »), lâchera le démocrate après plus d’une demi-heure de pilonnage. Ses partisans s’en félicitent sûrement, tout en ressentant peut-être une gêne inavouable. Nous assistons en effet, que cela nous plaise ou non, à un match de catch allégorique et pas à un débat policé – Trump ayant imposé d’emblée son style, son rythme, sa pulsation.
    Est-il habile, dans ces conditions, de réclamer, avec lassitude, que la brute qu’on affronte sur le ring se réfrène, lève le bras, se plie au rituel de la conversation ? Il faut cogner, nous sommes là pour ça, induit Dame Télévision. Un débat pareil appelle du sang métaphorique, tant le pays est sur les nerfs. De ce point de vue, Trump fait le boulot sans barguigner ; là où Biden choisit l’évitement et donne l’impression de se placer en retrait, flottant, dépassé sur son Aventin, donc perdant.

    Le candidat démocrate reçoit le soutien du journaliste-arbitre Chris Wallace, qui finit, au bout de 50 minutes, par élever la voix pour tenter d’imposer les règles d’un jeu renversé d’emblée par le président frénétique. Le piège se referme : Biden a besoin d’une béquille, il ne peut se débrouiller tout seul, les voilà deux contre un : « Je me retrouve à débattre avec vous et non avec Joe. Rien d’étonnant », balance le Donald au modérateur.
    Pour le coup, cela ne justifie-t-il pas que Trump s’agite comme un beau diable, face à une telle coalition : un journaliste de la vieille école et un antique notable de la politique ? Le milliardaire qui occupe la Maison Blanche réussit le prodige d’apparaître en candidat du peuple, se heurtant aux représentants de l’État profond : comment ne pas lui pardonner alors de ruer dans les brancards, de n’être qu’incartades, lazzi et injures ? Son électorat exulte, de toute évidence.

    Il décoche, en guise de piqûres de rappel, ses formules simplistes : « Obamacare is not good. » Il assène. Avec une efficacité au laser, tandis que son adversaire tente vainement de convaincre, tel un 33 tours qui craque sur son pick-up. Méfions-nous cependant du disque qui dort : Biden le mal éteint, de temps à autre, profère avec son maintien raide et son sourire gourmé des vacheries assassines bien senties, dont on retiendra le mot « clown », catapulté à l’encontre du Donald et qui lui alla subito comme un gant.

    Néanmoins, la partie fut d’office mal emmanchée. Trump s’adressa bille en tête à « Joe ». Biden ignorait son adversaire : il parlait de « lui », de « cet homme », sollicitant le meneur de jeu Chris Wallace, à la manière d’un parlementaire britannique se tournant vers le Speaker des Communes. Résultat : face au tapis de mots du guerrier à la chevelure orange en bataille, le frêle débatteur parcheminé semblait botter en touche.
    Mais alors, quid du fond – qui relève du trente-sixième dessous en un tel exercice ? Le fond est inaudible et c’est là que triomphe Biden, sans que personne s’en aperçoive. Le script de cette heure et demie lui donnera certainement raison, là où la captation audiovisuelle l’invalidait cruellement.

    Au bout d’une heure un quart, après que Biden eut regardé pour la première fois Trump droit dans les yeux pour évoquer son fils Beau mort d’un cancer (« Je ne connais pas Beau, je connais Hunter », balaya Trump), Chris Wallace, comme épuisé mais vaillant telle la chèvre de monsieur Seguin, mit l’essentiel sur la table : « Je voudrais que nous parlions du changement climatique. »

    Ce sujet comme les autres – la Cour suprême, la pandémie de coronavirus, l’économie du pays, les tensions raciales… – fut haché menu par les formules rudimentaires, narcissiques et délirantes de Trump (« Je veux un air pur »), auxquelles s’opposait avec un air de vieillard buté Joe Biden, qui semblait écarter la logorrhée trumpienne comme on refuse un dernier verre au comptoir : « Tout cela est faux », répétait le burgrave à la dignité compassée, essorée, face à la vulgarité faite homme, à la violence faite président.
    Il ne restait plus au candidat démocrate qu’à perdre en route sa gauche, ce qu’il fit au bout d’une heure vingt-cinq : « Je ne soutiens pas la nouvelle donne verte [Green New Deal]. » Il ajouta, dans un souffle qui sembla l’avant-dernier : « Je soutiens le plan Biden. »
    La fin devait se perdre dans des explications confuses sur le vote par correspondance, histoire de donner l’avantage au plus primaire, fruste et schématique – passant pour clair ; au plus sourcilleux, méfiant, complotiste – passant pour lucide : Donald Trump. Celui-ci n’est pas prêt à accepter sa défaite, tant elle ne pourrait à ses yeux que contrecarrer l’ordre des choses qu’il n’aura cessé d’incarner, pour le pire et pour le pire, au long du débat.

    « Merci pour cette heure et demie intéressante », conclut Chris Wallace. Évidemment, il n’y eut rien d’intéressant. Évidemment, ce spectacle télévisuel ayant vu le picador Trump s’acharner sur le saint Sébastien Biden ne fut qu’un brutal moment hypnotique, qui ne saurait se substituer à la réalité. Évidemment, un débat n’est pas l’élection et ne fait pas même l’élection. Évidemment, l’actuel locataire de la Maison Blanche a gagné selon les seuls critères cathodiques, mais Biden n’a point perdu pour autant, apparaissant même comme un roseau pensant face à la tornade timbrée Trump.

    Évidemment, ce fut tragiquement nul.
    Au point de donner raison à Baudelaire , mort voilà 153 ans, en 1867, deux ans avant la naissance de l’agglomérat Trump-Biden : le poète considérait l’Amérique comme « la barbarie éclairée au gaz »
    .  »  »  »

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