Covid-19 : Le virus sera-t-il impressionné par la fermeture des bars et restaurants à 22 heures ?, par Alexis Toulet

Selon le ministre de la santé espagnole Salvador Illa « les villes comptant plus de 500 cas pour 100 000 habitants devraient être fermées ». Il parlait de la situation à Madrid, où ce chiffre dépasse 720. Et il s’agit du taux d’incidence mesuré sur une semaine glissante.

Paris en est donc à 252 pour 100 000 habitants. Faisons un tantinet de prospective (très) grossière, basée sur la progression nationale de l’épidémie, plus précisément le nombre de cas quotidiens de contamination détectés en France, moyenné sur 7 jours. C’est la moyenne glissante qu’il faut considérer en effet, de façon à lisser les variations chaotiques d’un jour sur l’autre. Nous pouvons remarquer que ce nombre moyen a doublé en 24 jours, de 6 011 au 4 septembre à 12 083 le 28 septembre.

Où allons-nous à partir de là ? Eh bien, ***SI*** les mesures annoncées à ce jour suffisent à « casser » la dynamique de la seconde vague, tout ceci devrait diminuer doucement, et la situation rester « désagréable mais la vie continuer presque comme à l’accoutumé ». Si ces mesures suffisent… c’est-à-dire si le virus est impressionné par la fermeture des bars et restaurants à 22 heures, alors même que les mesures de sécurité dans les écoles et les universités sont relâchées. Bref, si le virus est très impressionnable. On aimerait y croire, mais…

Si d’un autre côté la progression du virus n’est qu’à peine ralentie par les mesures à Paris – à Aix et Marseille c’est un peu plus sérieux il est vrai – alors il n’est pas déraisonnable d’imaginer un nouveau doublement du taux d’incidence parisien en trois ou quatre semaines. Ce qui l’amènerait au-dessus du seuil de 500 défini par le ministre de la santé espagnol pour justifier le confinement d’une ville. Quelque part dans la deuxième quinzaine d’octobre donc.

Que déciderait alors le gouvernement français ? Il ne serait pas obligé de suivre la règle de Salvador Illa naturellement. Il est même assez possible qu’il continue à tortiller encore quelque temps plutôt que de prendre des décisions désagréables mais fortes plus tôt (diminuant d’autant les dégâts humains comme économiques). Rappelons que lors des tiraillements entre président et premier ministre ce printemps, il semble bien que c’est Philippe qui voulait agir davantage tandis que Macron était plus tenté par la temporisation. Rappelons encore que le premier ministre n’est plus Edouard Philippe, mais Jean Béni-Oui-Oui… pardon, je veux dire Jean Castex, toutes mes excuses pour avoir remplacé son nom par sa principale qualification pour le poste !

Mais en définitive, même après quelques tortillements de plus, si le virus ne se laisse pas impressionner par la fermeture des bars à 22 heures, il faudra bien placer Paris en confinement. Et probablement pas bien après la deuxième quinzaine d’octobre… parce que ça criera trop du côté des médecins, urgentistes et autres épidémiologistes pour que le « Château » reste sourd bien longtemps.

Bon, une petite conséquence pratique pour les parents d’enfant scolarisé à Paris : leur recommander de saluer bien sincèrement leurs camarades et leurs professeurs avant le début des vacances de la Toussaint le 17 octobre. Parce qu’ils ne les reverront pas de sitôt… ou alors seulement en télé-enseignement.

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56 réflexions sur « Covid-19 : Le virus sera-t-il impressionné par la fermeture des bars et restaurants à 22 heures ?, par Alexis Toulet »

  1. Philippe un parangon de prudence face au Covid ?
    Un petit retour en arrière pour nous rafraichir la mémoire n’est peut être pas inutile pour corriger cette image surfaite. Même s’il s’agit d’un fait qui est antérieur de quelques jours au printemps calendaire, il est vrai.
    Dans un premier temps Macron avait penché pour un report du premier tour des municipales tandis que le premier ministre Philippe, à l’unisson il est vrai du ministre de la santé, du président du sénat, de quelques ténors de la droite et même d’Aubry et Mélenchon, plaidait pour son maintien.
    https://www.lepoint.fr/societe/quand-macron-imagina-un-report-des-municipales-13-03-2020-2366975_23.php#

    1. Et l’on pourra de même s’interroger de l’initiative conduisant à la repriorisation de la réunion de crise fin février 2019, passant inopinément du Covid à la réforme des retraites ! Un signal de rase campagne. Qui a bien pu en décider ?

  2. Votre démonstration gagnerait en force – je ne dis pas que vos conclusions seraient différentes par ailleurs -si vous vous basiez sur l’évolution des hospitalisations ou réanimations et non pas le nombre de cas positifs (qui dépend du nombre de tests et de leur sensibilité)

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    1. Pour vous donner une idée, on parle de 1000 lits de réanimation occupés par des patients covid sur 1100 lits de réanimation disponibles en Île de France. Source prof B. Guidet

  3. Le virus ne va pas se coucher à 22h. Par contre, la fermeture des bars est censée enrayer le phénomène de boîtes de nuit clandestines qui se tenaient dans certaines arrières-salles…
    Sinon, un peu plus de respect des mesures de distanciation sociale dans les restaurants serait de bon aloi.
    Mercredi dernier, place d’Italie à Paris, au moins 3 d’entre eux entassaient les clients à 50 cm les uns des autres. On a fait un petit tour, on a poliment décliné et on est rentrés dîner à la maison.

    1. Vous avez eu la réaction qui vous convenez, comme ceux qui ont accepté de se mettre à table pour partager un repas en leur âme et conscience.

      1. Le problème est que ces âmes ne vivent pas seules dans notre beau pays. Peuvent-elles, doivent-elles faire ce qu’elles veulent, c’est-à-dire en contaminer d’autres ?

        D’autres âmes aimeraient rouler en contresens sur l’autoroute, d’autres encore récupérer quelques bijoux ou menue monnaie chez leurs voisins, … car, se disent-elles, puisque certaines s’autorisent ce qu’elles veulent, pourquoi pas nous ?

        On serait tellement bien dans du « ni foi ni loi »… Non ?

      2. François,
        Oui vous auriez peut-être raison.
        Cependant vous allez toujours vers le pire de l’être humain en écrivant ce que vous écrivez.
        Il faut comparer ce qui est comparable et ne pas prêter à mon propos d’autres intentions ou extensions que vous vous permettez.
        Même si je comprend bien que c’est pour nous faire pensez et réfléchir que vous le faites.
        Maintenant si je reste juste sur cette histoire de restaurant.
        Je peux entendre et comprendre que Beatrix ( je suppose que c’est un prénom féminin) décide de partir car elle a toutes les bonnes raisons de le faire.
        Raisons morales, éthiques qui correspondent à ses connaissances et ses croyances.
        Et je le respecte et si Beatrix par amitié m’invite à manger chez elle et qu’il m’est demandé de porter un masque je le ferais.
        Maintenant si je l’invite chez moi, je n’en porterais pas, et si elle veut en porter c’est son droit et du coup si elle ne veut pas dîner chez moi je ne lui en voudrais pas.
        Cela nous est arrivé d’avoir des personnes ( des soignants, car c’est mon domaine) qui sont venues à la maison avec un masque qui se sont installées et qui au bout de 10 mm s’en sont débarrassées alors que je n’avais rien demandé.
        Et c’est vrai aussi que depuis avec tout ces voisins nous avons fait des repas en commun sans que personne ne porte de masques.
        Et en plus « horreur » 40% sont des soignants dont 1 travail aux urgences.
        Vous allez dire « inconscient » de votre point de vue !
        Je ne vous relate qu’une histoire de vie au fin fond de la campagne Poitevine !!
        Pour répondre aussi à un de vos commentaires ci dessous sur la vie et la mort vous devez connaître cette phrase :
        « La vie est une maladie sexuellement transmissible qui se termine inéluctablement par la mort. »
        Bien entendu cela paraphrase Woody Allen.

    1. En effet : « un son de clocheS… » Tous les arguments dans leur liste ont été réfutés les uns après les autres, en particulier ici. On s’attendait évidemment à trouver Comte-Sponville dans la liste. On n’est pas déçu : il y est !

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      1. A propos de « cloche »… que j’accepte volontiers d’incarner dans cette circonstance sommant la philosophie de sonner à l’unisson de la « quantification »…

        « La philosophie pour les nul.e.s…?

        Il est un philosophe (André Comte-Sponville) qui recevant toutes les louanges des « donneurs de « leçons de morales » d’une chaîne d’info en continue (cnews ce matin), est encensé en affirmant en substance qu’il n’y a pas de raison de faire peur et d’avoir peur du nombre de mort que cause la covid-19… S’appuyant sur des « chiffres » affirmant toujours en substance qu’il y a plus de 31 000 décès, en France, qui sont imputables à la covid-19, quand plus de 600 000 personnes meurent tous les ans… et plus d’un million à ce jour, de décès sont comptabilisés au titre d’une infection à ce coronavirus… au niveau mondial, lorsque tous les ans… ce sont 57 millions de personnes qui meurent dans le monde… le philosophe veut démontrer son aisance à manipuler une « comptabilité »…

        Mais quel étrange « relativisme » « culturel », n’est-il pas vendu… qui banalisant, minimisant avec une approche de « relativiste généraliste », « toute mort se valant »…. amalgame, mélange, embrouille tellement la « pensée » à approfondir sur des décès de causes différentes, qu’il existe un risque de restreindre le débat public, politique (« relativité restreinte ») jusqu’à une réflexion philosophique « unique », empêchant de hiérarchiser, au moins moralement… la « nature » d’un décès survenu par arme à feu, ou blanche… par arme de guerre, arme chimique, bactériologique… par pathologie chronique, par infection virale, par vieillesse, par mal-nutrition, sous-nutrition, famine, par empoisonnement, intoxication, malbouffe, scandale pharmaceutique, chimique, par accident etc., afin de mieux discerner les parts de responsabilités individuelles, collectives… pour savoir qui, comment, quand… aurait pu t- « on » y remédié, ou pas… ?

        La philosophie nous enseigne t-elle pas aussi que si la mort est naturelle, un processus par lequel on passe toutes et tous, nul.e ne pouvant y échapper… cela ne veut pas dire pour autant que ce qui l’a causé, l’est tout autant « naturel »… Bien « qu’on meurt toutes et tous un jour », et dans ces cas là « puisqu’il faut bien mourir de quelque chose », autant mordre la vie à pleine dent, en profiter tant qu’on peut (certaines tribunes « d’artistes » à ce sujet ont fait polémique récemment) que le terme de mort puisse permettre d’assembler ces deux concepts, ne permet pas pour autant, en cas de pandémie, quelque soit son indice d’infectiosité, de faire prévaloir le droit de choisir leur mort pour les uns, individualistes, au détriment du risque de contaminer la collectivité, dont ses plus fragiles, vulnérables… A moins qu’on veuille mélanger une « mort naturelle »… soit de vieillesse… à la coïncidence d’un taux de létalité/mortalité élevé en cas d’infection à la covid-19 ou autres pathologies virales…. touchant les personnes âgées… y rajouter dans cette affaire de « comptabilité » des décès, celles morts occasionnées par d’autres causes, d’autres affaires donc, relève d’un procédé suspect…

        Indiquant que ce dont « il a le plus peur, c’est de la peur » elle même, il n’a pas peur en tout cas de « prendre si peu de risque », si ce n’est aucun, à « vendre sa science » sur des plateaux télé privés, ou le « relativisme », la « médiocrité », la « connivence », la « complaisance » sont les caractéristiques des « journaleux » y opérant, ridiculisés par une presse indépendante, et celle anglo-saxonne, voir de USA, n’ayant pas peur de pousser à la contradiction, de mettre face à leur mensonge, erreur, faute… les incohérences de leur invité…

        En quoi est-il cohérent d’amalgamer des décès de toutes « natures » si variées, que les différentes façon de mourir, les causes et conséquences de leurs souffrances, solitudes, etc, en sont banalisées, dédramatisées, « dédiabolisées » même… ?

        Il aurait été pris au minimum, en terme de comparaison, la « comptabilité » des décès annuels dus à une grippe saisonnière, et celle de la covid-19 – comme beaucoup des adeptes, de « l’immunité de la horde des plus forts », défendirent comme idéologie en début de gestion néolibérale de la crise sanitaire actuelle, alors qu’aujourd’hui ils veulent isoler, confiner, enfermer les personnes à risque. Quoi qu’aujourd’hui les évolutions des découvertes sur les traumatismes et séquelles, font s’éloigner les termes raisonnables de la comparaison – au lieu de faire sombrer le-a lecteur-trice dans la réflexion par l’absurde et l’individualisme, sur son rapport à la morbidité sordide qui « coexiste » en « l’humanité », l’auteur aurait peut être su retrouver un sens collectif à la raison… A moins qu’il est voulu prouver que « comparaison n’est pas raison »…?

        Mais ce choix lui aurait peut être coûté encore plus, de devoir alors accuser, autre chose que notre rapport à la mort « idéalisée »… de notre individualisme qu’il encense en prétendant défendre la jeunesse… et « l’optimisation » (immorale ?) de l’optimisme.

        Car défendant l’idée que d’avoir peur et d’instrumentaliser la peur de la covid-19, coûte les vies des cancéreux, et d’autres patient.e.s ayant des pathologies chroniques lourdes ne pouvant être soigné dans les services publics hospitaliers risquant d’être saturé par leur adaptation à cette infection contagieuse… et inquiète la jeunesse sortant tout frais moulue des bancs de l’école (qui d’ailleurs lui fait peur en lui disant en substance : va t-on devoir vivre 20 ans avec des masques…?), son « raisonnement approfondi » n’aurait que difficilement pu contourner, éviter, de constater, d’examiner, que la gestion néolibérale, dans la pénurie de masques au début… de réactifs de tests, de lits de réa, médicaments, personnel de la santé publique, respirateurs… avec la spéculation à la hausse ou baisse des stocks gérés en flux tendu, et des prix des dits produits de premières nécessités sanitaires… sont les causes des vies qui n’ont pas pu, ne peuvent pas, et ne pourront pas être sauvées… conséquemment…

        Tout comme le fait de « subventionner » les propriétaires privés d’entreprises, d’actions… assistés sans contreparties à ne plus contribuer au vivre ensemble, à ne plus financer « l’Etat providence »… à recevoir un chèque des finances publiques, du fisc quoi, pour qu’ils ne plus discriminent impunément…. pour qu’ils priorisent l’embauche des jeunes (stagiaires précédemment)… ne sauvera pas les services publics (dont ceux de la santé se plaignant que rien n’a changé depuis la fin du confinement…) manquant de denier public, de personnel… pour remplir leurs prérogatives prioritaires… alors que les dettes publiques et déficits qui vont leur être laissés aux jeunes, seront à additionner aux dettes écologiques, climatiques, etc… en plus d’être des leviers de chantage en puissance…

        Apprendre à vivre avec le virus, et avec cette façon d’un « relativisme généraliste » de voir la « mort », quelque peut restreinte en matière de morale, d’éthique… doit-il cet apprentissage nous obliger à ce que « collaborent » avec ce virus, et les décès qu’il serait question de ne pas éviter (« tri sélectif » façon « darwinisme social », « sociétal »), les pires spéculateurs (pariant déjà sur les vaccins, l’explosion des dettes publiques, déficits, qui socialisent les dettes privées, pertes casinos, exonèrent les « charges »…) et les plus cyniques et hypocrites fossoyeurs, faisans de « nous » les « complices du pire »…? »

      2. Tous les arguments ? Je suis curieux de connaître vos réfutations.

        « Le SARS-CoV-2 menace essentiellement les personnes dont le système immunitaire est fragilisé par le grand âge, la sédentarité, l’obésité, des comorbidités cardio-respiratoires et des maladies sous-jacentes de ces systèmes: » VRAI
        « Les autorités sanitaires françaises ne parviennent pas à stabiliser une communication honnête sur les chiffres de l’épidémie ». VRAI
        « Les autorités sanitaires ne s’interrogent pas non plus sur la surmortalité à venir des autres grandes causes de décès (cancers, maladies cardio-vasculaires) » VRAI
        « Depuis le 1ᵉʳ mai, on ne constate plus en France d’excédent de mortalité par rapport à 2019 » VRAI

        La seule phrase qui est contestable dans l’article est « Quant à l’évolution, l’idée d’une « deuxième vague » reproduisant le pic de mars-avril 2020 n’est pas un constat empirique », car qu’on l’appelle deuxième vague ou pas nous avons bien une augmentation significative des entrées en réanimation (qui est le seul indicateur fiable avec la mortalité, car le taux d’incidence dépend aussi des cycles d’amplification de l’ARN pour les tests PCR et on peut donc considérer positifs des tas de gens non contagieux). On peut donc à la fois penser que la stratégie suivie n’est pas la bonne ET constater une reprise de l’épidémie. On peut se poser la question des moyens utilisés pour « contraindre » l’épidémie ET des dégâts causés (notamment sanitaires).
        cdt.

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      3. Trois cents ‘signataires’ d’une tribune ? 🙂
        Bof, ça risque de faire autant d’effet que les milliers de ‘signataires’ ces dernières années sur l’urgence climatique, malheureusement dans ce deuxième cas…

    2. Mélange de faits anachroniques intemporels aggloméré par du relativisme visqueux.
      Soupe d’affirmations, qui secouées en même temps, semblent carillonnés (bande de cloches) à l’unisson pour la stratégie de l’immunité de horde.
      Les deux pathologies les plus meurtrières, en ces temps de fléau, sont .
      1. Prôner le darwinisme social quand on se sait protégé par son rang.
      2. Être une personne contrainte à négliger les gestes barrières pour rester en vie.

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    3. Je suis d’accord avec eux : personne ne meurt du Covid-19. La seule et unique pathologie responsable de la mort de tous ces gens, c’est une maladie appelée « la vie ». Et je ne connais personne, vraiment personne, qui n’a réussi à y échapper. Un jour ou l’autre, la vie vous quitte, et paf ! vous vous retrouvez mort !

  4. Si vous avez déjà regardé BFM TV plus de deux minutes ces derniers jours, il vous sera alors peut-être pas possible, émotionnellement … de regarder les 4 : 55 de cette vidéo, cependant le message est là, bien là, à la minute et dix-neuf secondes!

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    1. -Farce de Molière 3.0-
      Déjà il voulait créer le D.A.R.D un moment. Ça m’a fait péter de rire.
      Ceci dit notons que la polarisation élites/populus dont parlait déjà Paul dans le Media se marque et se remarque.

    2. Je ne vois pas le rapport.
      Cette chanson date de 2009.
      Je ne ni pour ni contre Patrick Sébastien qui était aimé par cette France que tout les technos méprisent comme leur général en chef.
      Évitez ces amalgames je trouve pour ma part cela malsain.
      Je vous accorde bien entendu le droit de le faire.

      1. Quel rapport ?
        Quel amalgame ?
        De dire que msieur Sébastien n’est pas ok avec le gouvernement?
        2009-2020 le combat a du se durcir hehe

      2. Oui Lucas le combat se durcit sans doute.
        Sauf qu’entre 2009 / 2020 cela fait 11 ans et pendant tout ce temps le monde change, les hommes et les femmes changent etc…..

  5. Je découvre : https://waaar.org/info-covid-19-2/
    Validité?
    ==>Je m’interroge sur l’apparente conclusion négative issue des graphes 19 et 20 de la section H : essais de corrélation entre taux d’attaque des décès, des caractéristiques populationnelles
    et le nombre de tests diagnostiques
    .

  6. Au Québec, on ferme les restaurants, les cafés et les salles de spectacle dès jeudi dans trois régions pour au moins 28 jours. De plus interdiction de recevoir qui que ce soit à son domicile excepté pour des travaux de professionnels et ce à l’intérieur comme à l’extérieur de chez soi.

  7. Suite et fin du commentaire : Juillot Pierre 29 septembre 2020 à 17 h 16 min

    « Quelle étrangeté du raisonnement philosophique, n’est pas apparente, quant le thème de « l’insécurité » (par rapport aux violences policières impunies lorsqu’elles sont commises au cours de contrôles aux faciès, aux « immigré.e.s » refoulé.e.s, à la défiance vis à vis des dirigeant.e.s du public et privé, qui s’inquiètent que de « comment lutter contre la menace de justice sociale ? », aux mutilations à vies de manifestant.e.s…. et séquelles et traumatismes qu’elles engendreront… aux discriminations impunies à l’embauche, dans l’accès au logement, dans l’accès à la solidarité – NON RECOURS au RSA, impactant 30% des « bénéficiaires », qui ne touchent aucun « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent », aux inégalités territoriales, scolaires, de « destin »…?) prédomine dans les médias mainstream, « prend en otage » des « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroce » à la « dictature des émotions » ne sondant que les doutes, incertitudes, du « ras le bol fiscal », « poujadisme », des « bas instincts »… raisonnement disant peut importe comment allons « nous » mourir… ne nous fait pas nous demander : quelle cause non « naturelle » occasionnera notre décès, individuel, ou collectif… est reléguée au « négationnisme » des activités humaines toxiques, et des comportements individuels nuisibles, pour la planète, la biodiversité, l’environnement, le climat…? »

  8. Mon cas particulier, en province en collège : cas contacts sur cas contacts depuis le début de semaine, on est venu m’extraire 6 élèves d’une classe en plein cours tout à l’heure. Des collègues sont cas contacts d’autre cas contact et commencent à devoir rester chez eux.

    A suivre.

    Je ne suis qu’un cas particulier mais la prédiction d’un télé-enseignement après les vacances de Toussaint ne me surprendrait pas.

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    1. Je ne retrouve plus l’info (si quelqu’un l’a…), mais j’ai vu qu’il y aurait un millier de profs atteint du covid par semaine, et 1 millier d’élèves… par jour. Pour des lieux protégés par un protocole hautement sécurisé selo JM Blanquer, avant des enfants qui ne transmettent pas le virus entre eux et aux adultes, ça fait un peu beaucoup…
      La semaine 38, 32 % des nouveaux clusters étaient des établissements d’enseignement scolaire. Le prochain rapport de SPF qui sera publié demain devrait montrer, je le crains, une augmentation de ce %.

  9. @ Aghina Bernard : 29 septembre 2020 à 18 h 06 min

    Si j’ai accepté de jouer la « cloche » de service (m’avez vous vu jouer « un coq perché sur un clocher »…?), dans un contexte parlant de la « philosophie pour les nul.e.s…? », ce n’est pas non plus pour endosser le rôle de « l’âne », en essayant de faire mieux que ce notre hôte, et ses invité.e.s, ayant des qualités scientifiques bien supérieures aux miennes, ont fait en réfutant les thèses « des 299 autres »…

    1. De toute façon l’avenir à court, moyen et long terme nous donnera son verdict.
      Nous verrons bien qui en définitive aura eu la meilleure boule de cristal.
      Car vous êtes tous d’un bord d’une dialectique à l’autre bout des experts dans vos domaines respectifs.
      Mais j’adore ce blog le plus optimiste du monde….

      1. Ma boule de cristal me dit, qu’un jour ou l’autre, vous allez mourir. Elle n’est pas assez précise pour donner la date (court, moyen ou long terme) mais le verdict est sans appel.

        Je vous serai gréé de me prévenir de votre mort au moment même où celle-ci arrive, afin que je puisse avoir la fierté de me dire que oui, ma boule de cristal est vraiment au top !

        Soyez certain cependant que je suis sincèrement désolé pour cette nouvelle.

      2. Je réponds à François et l’annonce de ma mort.
        Vous avez raison ainsi que votre boule de cristal.
        En même temps si, il faut que je vous contacte, c’est sur ce blog qui est notre seul lien.
        Je vous promets de faire un effort et tant qu’à faire, le plus tard possible .!!!

  10. @ Alexis Toulet : Avec des Si, on met Paris en confinement…
    LA Belgique a pu faire retomber la vaguelette de juillet-aout. Pourquoi ? On n’en sait rien. Un meilleur respect des mesures, du fait de la peur ?
    LA Belgique s’attendait à la vaguelette de septembre, car 500.000 personnes reviennent traditionnellement de vacances… MAis nous manquons totalement de chiffres détaillés sur les sources et les causes (Biostatistitien belge, que j’ai cité dans un autre fil)
    La Belgique s’attend à une situation difficile en janvier-février ; surtout que nous n’avons pas les machines permettant de tester à la fois Virus Covid et virus de la grippe. (Philippe Devos, représentant des médecins en statut libéral).
    Du même : la médecine a fait de grand progrès dans le suivi hospitalier des malades en soins normaux ou intensifs.

    Il est très possible que la vague de Paris retombe. On le dit de Marseille. En fait, on n’en sait rien. Faire des hypothèses négatives, c’est gérer par la peur. Cela ne marche pas toujours.
    La Belgique a décidé de relâcher les mesures, appelant les autorités territoriales et municipales à prendre des mesures adaptées au cas par cas. Plus de port obligatoire du masque, sauf dans les quartiers à circulation trop dense, à désigner par ces autorités. Ce sont des psychologues introduits parmi les experts qui insistent que les mesures trop générales sont devenues contre-productives, créant de l’incrédulité et de la désobéissance.
    De ce point de vue, le centralisme français qui donne pouvoir aux préfets d’appliquer les directives du Pouvoir(couleurs, grandes villes…) mais aussi à laisser passer le 1er tour, puis les périodes de vacances passées et à venir (Été, Tour de France, Toussaint, fêtes, bientôt période skiable) laisse apparaître une gestion hautement politique (Le dilemme Macron-Philippe entre Temporiser et Agir davantage est aussi de ce type, mais dans un contexte si différent). Appliquer dans le rural des mesures justifiées dans les villes denses, ce n’est pas crédible.

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    1. Quand on connait un peu la marche de l’administration et du pouvoir , je crois surtout que les latitudes données aux préfets ( qui eux ont l’habitude de concerter avec les élus locaux d’ailleurs ) , est avant tout une façon de répartir les risques (sinon les solutions ) sur des parafoudres locaux qui joueront le rôle de fusibles si nécessaire .

      Pour le coup c’est effectivement une « gestion politique » , mais pas dans le sens où vous le pensez …

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  11. @ Alexis Toulet : je suis étonné aussi qu’on ne parle plus de surmortalité. Les morts actuels du Covid ne justifient , selon les chiffres, aucune panique (mais émotion toujours pour les familles – on n’en parle pas).
    Tant qu’on y est, un mot sur votre contribution à un autre article avec vos « quatre civilisations ». La construction est séduisante, mais la louche est trop grosse. Elle mélange religion et culture. Peut -on parler de Chrétienté (c’est vrai en 1492) sans souligner la divergence utile du protestantisme ?. (pour les Pays-Bas par exemple). Peut-on prendre comme critère le « Progrès » (?) sans le déconstruire négativement comme une impasse ? (cfr à nouveau la perception de 1492). En fait, du point de vue du « bien-être », l’expérience socialiste est hautement probante (hygiène, santé, éducation, no-stress…) , que ce soit en URSS, à Cuba et ailleurs. https://www.investigaction.net/fr/comment-nous-avons-vendu-lunion-sovietique-et-la-tchecoslovasquie-pour-des-sacs-de-courses-en-plastique/ Bref, votre beau château de cartes s’écroule dès qu’on souffle un peu… à mon avis.

  12. Quand on connait un peu la marche de l’administration et du pouvoir , je crois surtout que les latitudes données aux préfets ( qui eux ont l’habitude de concerter avec les élus locaux d’ailleurs ) , est avant tout une façon de répartir les risques (sinon les solutions ) sur des parafoudres locaux qui joueront le rôle de fusibles si nécessaire .

    Pour le coup c’est effectivement une « gestion politique » , mais pas dans le sens où vous le pensez …

    1. Confinement ou pas ? Changer de stratégie ou pas ?

      Donner un grand coup de frein sur une route enneigée , c’est perdre la maîtrise .
      «  t’as qu’à marcher à pied dirait juannessy . A mort la bagnôle ! »

      Les politiques se voient dans l’obligation d’agir par petites touches , la route est glissante , et les conséquences de chaque freinage ne sont pas négligeables .
      Conséquences médicales , économiques , sociales , politiques entre autres .Pour gouverner , faut un minimum de confiance ou …un maximum d’autorité.La France ayant éradiqué le dialogue social , quand vient l’urgence ,
      difficile de faire taire les opinions qui en ont marre d’être étouffées, l’absence de résultats justifiant les hausses de tons actuelles et à venir.
      Tout ça sent la gestion du chaos , ou comment aller dans le mur plus ou moins rapidement .

      Mon domaine d’expertise : La Gestion du chaos , les grands principes 😊:

      1.TOUJOURS COMMENCER LA JOURNEE EN SE DEMANDANT QUELLES SONT LES PRIORITES PRIORITAIRES.

      2.REFLECHIR, DES QUE POSSIBLE, SUR LES MOYENS DE FAIRE ENCORE PLUS VITE CE QUE L’ ON FAIT DEJA LE PLUS VITE POSSIBLE.

      3. SI TU ES PATRON, IL TE FAUT DEJA APPRENDRE A DELEGUER

      4.SI TU ES CHEF , IL TE FAUT AUSSI APPRENDRE A DELEGUER

      5. SI TU ES EN BAS DE L’ ECHELLE, IL TE FAUT DEJA APPRENDRE A ASSUMER

      6. SI TU NE VEUS RIEN FAIRE , IL TE FAUT APPRENDRE A FAIRE SEMBLANT.

      7 . et si tu veux survivre au bordel ambiant , il te faut apprendre à espérer.

      https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/droit-et-justice/amnesty-international-denonce-un-acharnement-judiciaire-contre-les-manifestants-en-france_4122009.html

    1. Quitte à faire de savantes analyses autant se monter précis et mieux posséder notre langue : « le taux d’infectés asymptomatiques  » aurait été plus juste et sans ambiguïté .

      1
    2. à Otromeros sur le « inhaler-moins-de-coronavirus-signifie-tomber-moins-gravement-malade » qui vous parait du bon sens…

      Ma « science » en virologie est très très courte, comme celle de la plupart des gens, mais je me permets de vous faire remarquer 2 choses :
      – dans l’article Contagion sur Wikipedia signalé sur ce blog par Georges Lagarde le 24/9 il y a cette phrase : on ignore encore quelle est la dose infectieuse minimale pour le SARS-CoV-2. Certains virus nécessitent d’être nombreux lors de l’inoculation afin qu’ils puissent déborder le système immunitaire, d’autres, au moins chez des hôtes « naïfs » (c’est-à-dire non-immunisés) peuvent induire une infection réussie à partir d’un ou quelques virions (les virologues parlent alors de virus à « action indépendante » (comprendre : indépendante du nombre de virus inoculés ; dans ce dernier cas chaque virion inoculé a une « probabilité théorique égale et non nulle de provoquer une infection »
      – cette histoire de lien entre dose minimale et gravité de la maladie semble établie, mais je trouve au contraire qu’elle est contre-intuitive, sachant que chaque cellule infectée finit au bout d’1 cycle (quelques dizaines de minutes ?) par lâcher dans son environnement entre 100 et 1000 copie du virus. Si ce phénomène était juste arithmétique, et que le cycle soit de 20 minutes, partant de 1 virus efficace au début, on serait à disons 1000 au bout de 20 minutes, 1 milliard au bout d’une heure, 1 milliard de milliards au bout de 2 heures etc. Donc qu’on parte de 1 virus ou de 10 milliards de virus (disons 1 cm3 de crachat contaminé !) ne changerait rien du tout au bout des 5 jours de l’incubation moyenne.

      Mais bon visiblement le phénomène réel est loin d’être simplement arithmétique, comme le suggère le membre de phrase « déborder le système immunitaire ». C’est au moins du moins du niveau « problème de robinets » mâtiné de calcul de probabilités, et voilà pourquoi je trouve que ça ne relève pas du bon sens.

      Si quelqu’un pouvait donner ici un schéma moins schématique, j’en serais fort aise…

      Cordialement,

      1. Oui très bonne nouvelle. Prévisible. Un peu contrariant pour les tenants de la croissance exponentielle.
        Dommage qu’aucun média ne s’en fasse l’écho. Ce n’est sans doute pas aussi vendeur que la peur.

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